Marion Maréchal : "Bruno Retailleau doit choisir entre le bloc macroniste et le camp national"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin. Et ce matin sur Sud Radio, nous recevons Marion Maréchal, député européenne. Bonjour Marion Maréchal, merci d'être avec nous.
Bruno Retaillot, élu président des Républicains, largement plus de 74 % des voix, 120000 adhérents. Est-ce qu'aujourd'hui pour vous c'est le candidat de droite le plus sérieux à la présidentielle ? Bah écoutez, moi je j'ai plutôt à plusieurs reprises d'ailleurs fait savoir que euh j'avais beaucoup de points communs avec Bruno Retaillot sur le plan de la ligne.
Ça va pas vous surprendre. Et je vois d'ailleurs et j'ai vu dans cette édiction des choses positives puisque j'ai vu bah comme vous l'avez relevé une évolution de ligne plutôt positive he selon moi puisque on peut pas toujours dire que cette position a été celle tenue par les LR jusqu'ici sur différents sujets sur l'Europe sur le protectionnisme sur l'immigration et n'est pas une chance pour la France même sur les racines chrétiennes de l'Europe qu'ils ont défendu tous les deux dans la constitution souvenez-vous à l'époque Chirak qui pourtant le modèle de Lauren Vquier s'y était opposé. L'autre chose positive que je vois, c'est qu'ils ont enfin pris conscience que le cordon sanitaire n'avait plus de sens et d'ailleurs n'a jamais eu de sens à l'égard du camp national. eux-mêmes s'accordent pour dire aujourd'hui le cordon sanitaire, il doit être appliqué face à la France insoumise, face à l'extrême gauche qui n'est plus un parti républicain.
Et donc on va dire que leur prévention à l'égard notamment du camp national euh et du Rassemblement national en particulier tient, même si ça me semble être un prétexte à la divergence économique. Et dernière chose, pardon, j'en finis par là, très intéressante. Bruno Rotaillot prend exemple sur Georgia Meloni.
Georgia Meloni, vous savez qui est aujourd'hui dont le parti est notre allié au niveau européen. Et bien Georgia Meloni, qu'il aille au bout de ce modèle. Georgia Méloni, elle a fait une grande alliance aujourd'hui dans son pays qui va du centre droit jusqu'à la droite nationale.
Et donc j'espère que bah à travers ce modèle de réussite et de succès sur les questions et économiques, il en tiendra aussi et bien des leçons sur bah la dimension de cette alliance nécessaire. Vous appelez à travailler avec Bruno Rotaillot, vous pourriez vous-même travailler avec Bruno Rotaillot si vous si vous le proposez. Mais moi, j'ai, écoutez, j'ai toujours été de celles depuis que je fais de la politique qui plaisent, ça vous surprend pas, pour l'alliance des droits.
J'ai toujours considéré qu'il y avait des gens au Républicains qui devaient être à nos côtés. J'ai toujours dit, même quand Bruno Retaillot a fait le choix d'entrer dans ce gouvernement, de dire que j'y voyais une forme d'échec pour le camp national parce que je considérais qu'il aurait mieux valu qu'il soit évidemment dans un gouvernement du camp national plutôt que là. Maintenant, donc il a raison de rester au gouvernement.
Bruno Rota. Écoutez, moi je préfèreavir un Bruno Retaillot à l'intérieur qu'à un éventuel socialiste. Ce qui aurait pu être éventuellement voilà maintenant qu'on remette quand même les choses en perspective.
Aujourd'hui à l'heure où nous parlons, Bruno Retaillot, il est à 7 % dans les sondages présidentiels. Le Rassemblement national quel que soit d'ailleurs le candidat et tout dépend les sondages sondages d'opinion 7 %. OK.
Ce qui ce qui est quand même incontestable c'est que le rassemblement national quel que soit d'ailleurs le candidat est au-dessus 30 %. Oui mais vous savez ce que dit Bruno Rotaillot du Rassembl national ? Il n'est pas apte à gouverner, c'est lui qui le dit.
C'est à un moment donné, pardonnez-moi, la limite que je vois quand même dans la position de Bruno Rotaillot au-delà du fond des idées, c'est quand même de vouloir faire sans ou contre le parti aujourd'hui à 30 % comme s'il voulait ne pas voir l'éléphant au milieu de la pièce. Et ça m'apparaît être une impasse politique majeur, sauf et c'est là où il faudra être attentif sauf à ce qu'il ait en tête une éventuelle alliance avec Édouard Philippe et les centristes. Et alors dans ce cas-là, il me semble que ce serait pas très cohérent à tout ce qu'il a défendu Bruno Rotaillot, vous dites non.
Ah bah ce qui est sûr, c'est que aujourd'hui indéiablement si euh il allait vers une alliance avec le le le bloc macroniste ou néacroniste, ce serait forcément pour renoncer à une partie de ce qu'il défend. Donc ce serait pas très cohérent. Il doit choisir, vous dites ce matin, Bruno Rota doit choisir entre Édouard Philippe et le Rassemblement national.
Il y a pas d'issue à un moment donné quand vous êtes un candidat crédité alors vous pariss. Bah de fait je à un moment donné vous avez un parti du corps national à 30 % vous avez un bloc centriste autour de 20 25 % selon bah vous allez pas pouvoir associer les deux. Donc il va falloir choisir.
Ce qui ne veut pas dire d'ailleurs que dans le parti Horizon, il y a pas des gens avec lesquels potentiellement il pourrait être aussi il pourrait y avoir des association. Mais ce qui est certain qu'on ne peut pas faire sans aujourd'hui le camp national sauf à faire ce qu'a fait jusqu'ici le centre qui toujours. C'est soigère les alliances avec le centre gauche.
Oui mais j'entends ce que dit Bruno Rotaillot et d'autres proches de lui. Le RN est un parti de gauche. Je l'entends cela.
Oui, vous l'entendez dans la bouche tiens d'Écour aussi qui n'arrête pas de le dire ou de Sar. Je suis très à l'aise avec ça. Je ne suis pas aujourd'hui Rassemblement national.
Je suis mouvement vous êtes proche. Vous avez envie d'en Je suis à la tête d'un mouvement qui s'appelle identité liberté qui est allié au rassemblement national au Non mais d'accord mais excusez-moi et donc et donc c'est très simple, je vais pas tourner autour du pot. Si je ne suis pas aujourd'hui Rassemblement national, c'est parce qu'il y a des choses qui me distinguent du Rassemblement national, notamment sur les questions économiques.
Maintenant, pardonnez-moi de vous dire, mais que le principe même d'une coalition, c'est de mettre autour de la table des gens qui sont pas d'accord sur tout mais qui sont d'accord sur l'essentiel. Il me semble que l'essentiel pour la droite, excusez-moi, mais il me semble que sur la sur la question essentielle qui réunit la droite et d'ailleurs Bruno Retaillot ne semble pas dire autre chose pour moi et pour lui, de ce qui je l'entends, c'est la question de l'immigration, la question culturelle, la question de la sécurité. Donc si nous sommes déjà pour l'essentiel d'accord là-dessus, c'est ce qui devrait être, on va dire, le facteur cardinal de de réunion, la politique économique, la politique salariale, vous êtes en désaccord avec le rassemblement national.
Je veux dire, à partir du moment où on fait une alliance, on trouve on trouve un chemin pour avoir un programme commun pour que bah évidemment chacun puisse voilà moi c'est j'ai quand quand je suis aujourd'hui dans cette coalition au côté du Rassemblement national, ça n'est pas pour sacrifier ce quoi je crois. C'est pour que la ligne que je porte qui est en effet une ligne dont certains dirent plus libéral et plus conservatrice existe au sein de la coalition pèse et des élus fassent des propositions. Donc je veux dire c'est pour moi ça c'est un prétexte. objectivement, on peut et puis en plus, il y a beaucoup de caricature aussi, disons-le, derrière ça.
Donc non, non, moi je pense que il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. Je veux dire objectivement jusqu'ici la droite une fois de plus a préféré les alliances avec le centre gauche. Il est temps de sortir de cette è-là.
Vous savez, nous au niveau Parlement européen, c'est très intéressant. Je suis dans un groupe qui est le groupe ECR, donc dans lequel sont les Italiens de George Jaam Mélonie. Le Rassemblement national est dans un autre rassemblement national dans un autre groupe qui s'appelle en effet Patriote Foriop et les Républicains avec François X Bami sont encore dans un autre groupe qui est celui du centre droit et du PPE.
Et bien figurez-vous qu'au Parlement européen, nous arrivons à travailler ensemble pour les défendre les intérêts français. Nous avons des amendements que nous votons ensemble, des initiatives que nous votons ensemble. Nous nous coordonnons pour construire des majorités face à la gauche.
Si ça fonctionne au Parlement européen, objectivement, il n'y a pas de raison que ça fonctionne pas au niveau national. Bien. Euh, est-ce que vous serez candidate aux élections municipales ?
Non, je ne serai pas candidate aux élections municipales, ni à Paris, ni à Lyon. Pardon, je vous coupe Marion Maréchal parce que je reviens de Nim et à Nî, on on on murmure Marion Maréchal va être candidate à la mairie de Nime. Vous dites non, vous ne serez pas candidate au M.
Il y a eu beaucoup de rumeurs en effet là-dessus. En revanche, j'iraiis soutenir partout où nécessaire nos candidats et en particulier nos candidats qui seront sur des listes de rassemblement avec le Rassemblement national, notre mouvement identité, liberté, l'UDR d'Éric Siot. Donc c'est clair, ni à Paris, ni à Lyon, ni à Nî.
Non non, je mets fin en rumeur. Bon d'accord. Bon mais au moins, c'est clair ce matin sur l'antenne de Sud Radio.
Aujourd'hui, coup de fil important entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Vous imaginez ce coup de fil ? J'imagine.
Poutine refuse tout cesser le feu. Donald Trump semble s'impatienter. Euh est-ce qu'il faut menacer la Russie de nouvelles sanctions ?
J'ai j'ai envie de vous dire en fait que dans le rapport de force, on a envie de pouvoir mettre encore une pression supplémentaire. Le problème factuel des sanctions, c'est que ça ne marche pas ou véritablement à la marge. Je veux dire, on a eu des paquets, comment dire, de sanctions qui ont été votées de plus en plus dur et la conséquence de cela, c'est que l'économie russe manifestement n'a pas été mis par terre comme nous l'avait annoncé Bruno Lomè et que ça ne l'a pas fait céder.
En revanche, ce qui est quand même intéressant malgré tout, c'est que les lignes semblent un peu bouger. Quoi qu'on en pense, euh en Turquie, il y a quand même une première initiative dans lequel des représentants en effet de la Russie euh ont été face à la des représentants euh ukrainiens. Euh les États-Unis euh eux-mêmes restent à la manœuvre.
Bon, donc moi, je me félicite quand même qu'il y ait un pas même timide vers premier pour parler qui est une étape indispensable. Parce que c'est vrai que je crois que ce qu'il faut admettre aujourd'hui, même si c'est difficile à entendre, c'est que les Européens doivent peut-être renoncer à la perspective de la victoire pour lui préférer la perspective de la paix parce que tout indique parmi les spécialistes qu'il est quand même compliqué si ce n'est impossible d'imaginer une victoire de l'Ukraine Vladimir Poutine la paix passe par une rédition de l'Ukraine. C'est sûr que lui voudra obtenir un maximum puisqu'il est en position de force à l'heure où nous parlons et plus le temps passe évidemment plus il est en position de force sur le plan militaire.
Euh donc le but évidemment étant de ne pas trop traîner justement précisément pour négocier parce que plus nous risquons un effondrement militaire de l'Ukraine et plus la capacité de l'Ukraine à des grossiers sera évidemment très compliquée. L'Ukraine et qui est martyrisée, ce n'est pas moi qui le dit hein, c'est le pape enfin même si euh on peut le penser, c'est le pape Léon X qui le dit. Ah ben de toute façon le la guerre russo-rainienne Oui, la guerre russoau-krainienne, pardonnez-moi, est une boucherie.
C'est une boucherie. Il y a des centaines de milliers de morts. C'est la guerre des tranchées de 141 avec des drones.
C'est monstrueux. Bah bien sûr que l'Ukraine est martyrisée puisque ses frontières ont été violées, son peuple évidemment est attaqué et c'est toute une jeunesse qui est en train d'être littéralement fauchée. Voilà.
Et maintenant le pape évidemment est dans son rôle comme tous les papes avant lui dans cet appel à la paix et au fait de faire terire les armes. C'est légitime. Pop du pape Léon X Marion Maréchal.
Que dit-il aussi qu'a-t-il dit hier ? L'économie exploite les ressources de la terre et marginalise les plus pauvres. Nous voyons encore trop de discordes, trop de blessures causé par la haine, la violence, les préjugés, la peur de l'autre.
Vous vous partagez ces paroles. Le pape évidemment est dans son rôle lorsqu'il appelle à la justice, lorsqu'il appelle à la solidarité à l'égard des plus pauvres. C'est tout à fait naturel. lorsqu'il appelle au fait, c'est tout à fait cohérent avec la doctrine sociale de l'Église, au respect de la nature, c'est de la responsabilité de l'homme d'être justement le garant de la préservation de cette nature.
Quand je vois son premier discours devant les fameux diplomates autour de la sujet de la paix, de la justice, de la vérité, voilà, il s'inscrit dans le rôle rôle rôle naturel du pap à partir du moment où on se chauffe, on se loge et on se nourrit, on exploite. précisément on fait en sorte de trouver un équilibre entre bah cette exploitation nécessaire à notre survie la chaîne alimentaire forme d'exploitation c'est pas moi qui le dit c'est un homme que vous admirez mais précisément comment on trouve un équilibre he c'est tout le sujet d'ailleurs de notre position sur les questions énergétiques puisque vous parlez de ça entre l'exploitation nécessaire à la survie de l'espèce humaine et au maintien évidemment de sa prospérité et de son niveau de vie sans approvisement sans décroissance qui conduit à la pauvreté bien sûr et en même temps bien sûr maximum de respect de nos paysages, de la biodiversité. Voilà.
Et moi ce que je critique dans la manière, on va dire aujourd'hui d'appréhender l'écologie, c'est qu'elle est une écologie anti-humaniste. Ça veut dire que le discours ambiant quand même des verres euh partout, c'est d'expliquer que finalement l'homme n'est pas la solution mais le problème. Moi, je crois au génie de l'homme, à son génie scientifique que je crois que le principal solution, elle est d'abord dans la recherche qui chaque jour fait des progrès plutôt que dans l'interdiction et la réglementation qui aboutit à ce qu'on voit aujourd'hui, c'està-dire l'appauvrissement, la dépendance à l'étranger sur les questions énergétiques, un coût complètement démesuré évidemment sur l'énergie.
Enfin bref, voilà, vous connaissez ça par Est-ce que est-ce que Donald Trump reste un exemple pour vous ? Non mais moi je n'ai pas pour principe de dire vous ne m'entendrez jamais dire telle ou telle comment dire politique est un modèle ou un exemple. En revanche, je peux reconnaître qu'il y a des choses qui nous rassemblent et il y a des choses qui me rassemblent avec Donald Trump.
Enfin je veux dire sur la question migratoire ça vous aura pas échappé sur la question de la lutte contre le narcotrafic sur la question sécuritaire sur la question de l'attachement à la souveraineté. Mais je suis une française, il est un américain. Moi, la différence, si vous voulez, avec la plupart des élites européennes, c'est que je ne découvre pas que les États-Unis sont un concurrent, voir un adversaire féroce sur les questions économiques.
Voyez, moi je j'ai pas oublié hein l'affaire de l'amende colossale qui avait été faite à BNP Parabas. J'ai pas oublié l'affaire de l'achat sous pression d'Alstom. J'ai pas oublié l'affaire de l'espionnage massif, y compris des dirigeants européens qui avaient été révélés par Snowden.
Voilà. Donc et ça c'était sous les démocrates, c'était pas sous Donald Trump. Et c'est pour ça que moi je fais partie d'une famille politique qui a toujours défendu l'indépendance maximale de l'Europe, y compris sur les questions militaires, la souveraineté nationale et la fin de la naïveté commerciale vis-à-vis de l'ensemble des grandes puissances du monde.
États-Unis, compris ? Là la différence, si vous voulez avec les autres, c'est là d'un coup parce que c'est Donald Trump et qui déteste tout ce qu'il représente, les élites européennes se réveillent et et commencent à penser le sujet de l'indépendance et de la souveraineté. Bah, j'ai envie de dire tant mieux si Donald Trump est une obène de ce point de vue là.
Alors euh Donald Trump est un modèle, pas pour vous euh mais pour George Simon éit un modèle. Le candidat euh roumain qui a été battu à la présidentielle, candidat nationaliste battu par le maire de euh Bucarest qui a obtenu près de 54 % euh des voix. Euh fan de Donald Trump comme vous battu.
Battu pourquoi selon vous ? Bah déjà, excusez-moi, permettez-moi de saluer quand même un résultat inespéré parce queil y a encore 6 mois de cela, George Simon était à 18 %, il finit à 46 % dans un contexte compliqué hein où il faut bien dire quand même que très nombreux gouvernants européens y compris de la Commission ont quand même pris partie contre lui. Donc c'est vrai que c'était une campagne difficile dans un contexte aussi assez scandaleux, faut le rappeler hein, puisque le l'élection roumaine a été annulée, le premier tour de l'élection présidentielle a été annulé, le candidat favori a été empêché et on a découvert d'ailleurs après coup, je me permets d'en parler parce que peu de médias en ont parlé quand même, que cette élection avait été annulée par la Cour constitutionnelle roumaine au prétexte d'une ingérence russe algorithmique sur les réseaux sociaux qui n'a jamais été prouvé.
En revanche, qui a été prouvé, c'est quand même extraordinaire. Ce qui a été prouvé, c'est que le Parti libéral là-bas, donc le fameux parti en revanche, lui a payé près de 300000 € pour des manipulations algorithmiques pour faire monter artificiellement, semble-t-il, le fameux candidat George Jescou en espérant que ça fasse baisser George Chimol. Donc la seule, on va dire manipulation qui a été avérée à ce jour, c'est celle des macronistes rou et c'est ça qui a été aujourd'hui qui a entraîné l'annulation.
Mais dans tous les cas, aujourd'hui ces deux candidats ont disparu d'ailleurs. Et aujourd'hui effectivement, c'est le candidat centriste qui l'a emporté. Pourquoi selon vous ?
Bah, c'est ce que je vous dis. Je parce que les Roumains sont attachés à l'Europe, sont attachés à la défense de l'Ukraine, sont attachés je ne sais pas, je vous pose la question. Non, mais après les Roumains on fait on fait un choix en conscience.
Bien sûr que non, mais quand on est démocrate, évidemment, on respecte ce choix. Euh maintenant, je pense qu'il y a eu aussi de fait beaucoup de caricatures et d'outrances qui ont été faites à l'égard de ce candidat. On connait ça par cœur.
Il a préparé la France à l'Irané. Il a été excessifé. Il a été présenté comme très antie-européen alors que c'est pas le cas.
Il s'inscrit dans une ligne eurocritique, c'est-à-dire la même que la nôtre qui n'est pas pour une sortie de l'Union européenne mais une réforme en profondeur de l'Union européenne au service des nations. Il a même accusé la l'armée française d'avoir faumenté je ne sais trop quelle tentative de coup d'état. il était il était très remonté en effet contre le gouvernement français parce qu'il se trouve il se trouve que le le l'ambassadeur français a été très actif dans cette élection euh de fait hein.
Voilà, il a il a beaucoup donné son avis, il a beaucoup fait de tournées pour voilà soutenir l'opposant à George Simion. Par ailleurs, vous avez certainement suivi cette affaire alors qui demande à être vérifiée. Mais enfin, toujours un indicateur intéressant de voir le patron de Telégramant du gouvernement français euh de comment dire d'éventuellement bloquer les publicités à l'égard de George Simon.
Donc voilà, c'est en tout cas c'est c'est à vérifier mais c'est étonnant qu'il se soit manifesté de cet ordre là, sachant que George Simon n'a jamais été prusse. En revanche, permet de moi de dire, je complète là-dessus, au-delà de ce de comment dire ce score tout à fait encourageant en Roumanie, il y a eu quand même deux autres élections qui sont à saluer. La première, c'est le premier tour en Pologne dans lequel le candidat du PIS qui là encore est notre allié est à égalité quasiment avec le candidat libéral et en très bonne posture pour pouvoir l'emporter au second tour.
Donc ça c'est une première chose. Et le deuxième score très intéressant, c'est celui au Portugal, l'élection parlementaire dans lequel TEGA, là encore un parti proche évidemment de la ligne que je défends, a aujourd'hui quasiment quadruplé le nombre de députés par rapport à la fois dernière. Donc on voit bien qu'il y a quand même un mouvement qui se lève aujourd'hui partout en Europe de mouvements qui sont résolument engagés contre la politique migratoire actuelle pour la défense de la souveraineté nationale et est très engagé sur les sujets d'ailleurs régaliens et donc c'est très encourageant pour l'avenir.
Bien un mot sur Gaza. Malheureusement j'ai pas trop de temps. Les gens meurent de faim, c'est pas moi qui le dit, c'est Donald Trump.
Est-ce qu'il faut te permettre une entrée massive de l'aide humanitaire aujourd'hui ? De fait, il semblerait que d'ailleurs le gouvernement ça suffit a dit même le ministre italien des affaires étrangères. Il semblerait d'ailleurs que le gouvernement israélien, ça y est, soit revenu sur cette affaire de de blocage.
Maintenant, moi, si vous voulez, ce qui me dérange un peu sur ce sujet, c'est qu'on a le sentiment d'avoir toujours un seul narratif qui en l'occurrence est celui de l'extrême gauche. Il y a eu de fait un blocus he personne ne le conteste, ça c'est évident, mais la question est de savoir pourquoi Israël a fait ce blocus alors que jusqu'ici il laissait jusqu'en décembre de mémoire passer les aides alimentaires au risque de voir l'ensemble de la communauté internationale se dresser contre lui, au risque de voir même des présidents comme celui de la France annoncer d'éventuelles sanctions. C'est bien parce qu'il y avait une raison et la raison avancée est quand même le fait qu'aujourd'hui cette aide alimentaire et humanitaire était manifestement détournée par l'organisation islamiste du Hamas et terroriste du Hamas à son bénéfice et pour faire pression sur la population.
Et donc du point de vue israélien, comprenons bien que il ne peut pas laisser une organisation qui veut sa destruction et sa mort tirer bénéfice de l'aide internationale. Donc c'est vrai que je suis un peu étonné plutôt que d'avoir des des la course finalement à la condamnation d'Israël qu'on ait pas eu un président qui par exemple ce soit d'abord afféré de savoir comment on pouvait s'assurer que cette aide alimentaire aille véritablement aux population. Fort heureusement, vous le savez depuis hier, l'aide alimentaire a été rouverte et maintenant juge complète là-dessus.
Moi, ce qui, on va dire, m'interpelle sur le sujet israélo-palestinien, c'est surtout les incidences qu'il a en France. Parce que je vois à travers ce conflit le prétexte pour toute l'extrême gauche euh de déverser sa haine, sa détestation de l'Europe et de la France. Je le vois à travers un récent poste de Rima Hassan qui fait une comparaison mais sans que ni tête entre la politique du gouvernement israélien et le fait que finalement les Européens et la France ne seraient qu'un ramassi pardonnez-moi de colon exploitant abusif et et comment dire et collabo en tout genre.
On voit cela euh on voit Jean-Luc Mélenchon dans une dérive absolument euh euh ignoble puisqu'on l'a vu encore récemment s'afficher au côté d'un youtubeur, un influenceur américain d'extrême gauche qui s'appelle Hassan Picker qui explique que ça n'a aucune importance si des viols ont été commis le 7 octobre parce que selon lui ça ne change rien à la dynamique. Donc en fait ce qui est très inquiétant c'est de voir cette manifestation de dimanche dernier où on a vu des drapeaux palestiniens une fois de plus partout euh et on a vu la France insoumise soi-disant défiler contre l'islamophobie. mais en réalité défilé au côté d'islamiste comme euh bah l'imam radical de des Bleuet notamment comme ce fameux fichier estomacibilis.
Donc si vous voulez, moi ce qui m'inquiète c'est les conséquences de ce conflit, l'exploitation et l'instrumentalisation de ce conflit sur la France pour souffler sur les braesses de la division et en cela évidemment c'est extrêmement inquiétant. Alors deux choses pour terminer. Le gouvernement français doit-il interdire les mariages entre français et étrangers en situation irrégulière ?
Il y a une proposition de loi euh qui vient du Sénat et euh qui pose la question. Non mais c'est c'est évident que une personne qui est rentrée illégalement et se maintient illégalement sur le sol français ne devrait pas avoir le droit de bénéficier d'autres droits, notamment celui du mariage. Je veux dire, à un moment donné, voyons la situation dans laquelle on met ses mères, on est en train finalement de dire "Vous avez violé la loi française, mais ça n'a pas d'importance, on peut faire comme si rien n'était et et donc pouvoir vous faire bénéficier finalement de la reconnaissance des autres lois de la République." Donc oui, moi je soutiens totalement évidemment cette loi et je considère que c'est un scandale aujourd'hui que ce soit des gens comme Robert Ménard et d'autres d'ailleurs qui soient traînés devant la justice plutôt que ces personnes-là qui soient expulsées pour la violation de la loi française.
Deux dernières choses, la fin de vie, projet de loi sur la fin de vie. Bon, nous n'avons pas encore le vote final, mais l'aide à mourir a été votée. Un droit un droit est créé.
Je Non, moi je ne le vois pas du tout de cette manière-là. C'est pas un droit pour vous. Quand on voit aujourd'hui qu'il y a à peu près un français sur de qui n'a pas accès au soins palliatifs, c'està-dire à des services qui soulagent la douleur dans les moments évidemment aussi un qui prévoit l'extension du soin palliatif qui ne répond pas à cette problématique véritablement.
On a on a 25 départements aujourd'hui qui sont démunis soins palliatifs. On a 500 français qui chaque jour en sont démunis. Donc, quel est le choix si vous voulez quand vous avez un français sur deux qui précisément euh se retrouve dans la situation où il a d'un côté la souffrance non soulagée parce que pas les services hospitaliers euh évidemment adéquates en face ou l'euthanasie ?
Voilà, c'est pas un choix, c'est une incitation. Par ailleurs, je dois vous dire que tout dans ce texte est scandaleux. Ça veut dire que vous avez au moment où vous vous prenez la décision de de mourir et d'être tanasié, seulement 48 heures de délai.
Et je veux dire, c'est moins que le délai de rétractation quand vous devez rendre un objet que vous venez d'acheter. Je sais pas si vous imaginez. Donc c'est vrai que on a dans ce texte une espèce de fuite en avant qui est très inquiétante, qui est un texte déjà très permissif et qui va déjà plus loin que la plupart des pays qui ont légalisé l'euthanasie.
Toujours d'ailleurs au départ en expliquant que ce texte est réduit à des personnes en fin de vie et à des cas très restreints. Et on a vu inexorablement l'euthanasie ouverte aux mineurs, aux handicapés, aux malades psychiatriques, aux autistes. Voilà.
Et je vous dis quelle est cette société aujourd'hui qui plutôt de s'engager massivement dans une réponse adéquate dans le suivi évidemment de la maladie et du handicap et le soulagement de la douleur propose l'euthanasie. Je trouve que c'est vraiment un basculement anthropologique extrêmement triste. Mario Maréchal, dernière question.
Pétition, plus d'un million d'Européens veulent interdire les thérapies de conversion contre les LGBT plus vous aussi. Non, mais tout dépend de ce qu'on met derrière thérapie de conversion mais évidemment thérapie de conversion en présentant aujourd'hui l'homosexualité comme une maladie que l'on devrait soigner si tenté que c'est cela dont on parle. Bah ces thérapies prétendent modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de gens d'une person évidemment que ça n'a rien à faire euh sur euh le sol français et sur le sol européen.
Donc de ce produit il y a pas de il y a pas d'ambiguité. Bon bien merci beaucoup Mario Maréchal d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio. Il est 8h57.
Demain vous serez remplacé là par Édouard Philippe. Merci. 8h30, 9h.
Marion Maréchal