Le Grand Jury - Nicolas Dupont-Aignan dévoile son projet aux Français sur RTL et LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 38 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:09OuverteRéponse directe
Est-ce que vous, vous auriez interdit à ce ministre de venir en France ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire qu'il ne peut pas faire campagne en France auprès des ressortissants turcs pour le référendum qu'il organise dans son pays ?
- 2:40RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous allez jusqu'à rompre les relations diplomatiques ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Vous avez eu les parrainages, 623, il en fallait 500, donc c'est bon.
- 3:58OuverteRéponse partielle
Vous êtes autour de 3% d'intention de vote.
- 4:59RelanceRéponse directe
Vous dites que les instituts de sondage minorent systématiquement vos intentions de vote ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:14InvitéFait
« Oui. »
- 1:56InvitéFait
« Et vivement que M. Hollande s'en aille. »
- 2:08InvitéFait
« Non. »
- 2:27InvitéFait
« il y a des milliers de personnes en prison, l'Union Européenne d'ailleurs n'a pas réagi. »
- 2:42InvitéFait
« Non, mais il faut simplement se faire respecter. »
- 3:08InvitéChiffre
« J'étais le deuxième ex-aequo avec M. Hamon et M. Macron à avoir les parrainages, donc c'est bon signe. »
- 3:20InvitéFait
« Ça veut dire que mon mouvement politique s'enracine en France, debout la France. »
- 3:26InvitéChiffre
« Je rappelle que j'avais exactement le même nombre de voix que M. Mélenchon ou les Verts aux élections régionales. »
- 3:59InvitéFait
« Oui, j'étais à 8, j'étais à 3, j'étais à 5. Je n'en crois pas un mot. C'est de la manipulation de l'opinion. »
- 4:20InvitéChiffre
« 3 jours. D'ailleurs, c'était dans le Figaro. 3 jours avant le scrutin, on le met à 0,5. »
- 4:57InvitéFait
« Truqué, c'est un mot important. »
- 5:03InvitéPromesse
« Oui, je veux une enquête. En tout cas, de toute ma vie politique, ils m'ont toujours largement minoré. »
- 5:33InvitéFait
« Je me réjouis que le journal Le Parisien ne publie plus de sondages. »
- 5:38InvitéFait
« Les sondages, les sondages, les terribles sondages. »
- 6:32InvitéFait
« J'ai compris qu'il ne fallait rien attendre d'une certaine génération. »
- 7:25InvitéFait
« traiter la cause du problème du chômage, des inégalités, de l'abandon du monde rural, de l'école publique, de l'hôpital. »
- 8:04InvitéFait
« Ramayad, Guénaud à la Défense, Intécha Polonien à l'Éducation, Frachon à la Santé. »
- 8:20InvitéFait
« Certains, oui. »
- 8:32InvitéFait
« Ramayad, elle les a appelés, elle est candidate aussi. »
- 9:08InvitéFait
« Parce que je me suis dit que si je mettais un nom du Front National, la presse, partiale parfois, en ferait les gorges chaudes pour dire que, voilà, je suis venu au Front National. »
- 10:00InvitéPromesse
« Je m'engage à supprimer la directive travailleurs détachés, à protéger nos entreprises, à les doper fiscalement, celles qui produisent en France. »
- 10:11InvitéFait
« C'est un choix fondamental en matière d'immigration. »
- 10:37InvitéFait
« Je ne serais pas candidat. »
- 10:52InvitéFait
« Je considère que l'UMP et les Républicains ont trahi les Français en acceptant des accords européens qui nous ruinent, comme les socialistes. »
- 10:56InvitéFait
« un beau patriotisme qui n'a pas les excès du Front National ou même du Front de Gauche peut exister en France. »
- 12:26InvitéChiffre
« j'ai eu 9 heures d'antenne. »
- 13:26InvitéChiffre
« 55% des Français, 55%, qui, il y a 10 ans, ont voté non à cette mauvaise Europe. »
- 13:30InvitéFait
« Est-ce qu'ils sont tous au Front National ? »
- 18:19InvitéPromesse
« Et je propose, au-delà de cet aspect symbolique, un vrai partenariat avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre, pour, par exemple, investir dans les technologies d'avenir, réussir la transition environnementale. »
- 18:51InvitéPromesse
« Des mesures, notamment pour la relocalisation d'un million d'emplois, en donnant un bonus à nos PME, en favorisant les achats français de nos collectivités locales. »
- 19:36InvitéFait
« Quand les États-Unis imposent que la commande publique soit produite aux États-Unis, je propose moins, je propose 75%. »
- 21:10InvitéFait
« Si tous les pays font ça, c'est parce qu'ils ont compris que dans la guerre économique mondiale, il fallait défendre ses intérêts. »
- 22:03InvitéChiffre
« François Hollande a baissé de 40 milliards avec le CICE, le pacte de responsabilité et charges sur les entreprises. »
- 22:16InvitéFait
« Vous voyez, vous parlez tout le temps de l'EB, vous pourriez dire que ça se rapproche de Montebourg. »
- 22:55InvitéPromesse
« En cinq ans. »
- 22:59InvitéPromesse
« Je veux que sur chaque produit, il y ait une étiquette qui indique la part du fabriqué en France pour que le consommateur sache ce qu'il achète. »
- 23:33InvitéFait
« Je pense que beaucoup de Français à prix égal achèteront du produit en France parce que les Français aiment leur pays et veulent que leurs enfants aient du boulot. »
- 23:48InvitéFait
« Non. C'est ma différence avec Mme Le Pen. »
- 24:11InvitéFait
« Moi, je ne veux pas un programme collectiviste. Je veux un programme à la fois libéral d'incitation, comme le font les États-Unis, comme le font l'Angleterre, comme le font le Japon, et en même temps de protection minimum par les achats publics. »
- 25:45InvitéFait
« M. Macron, la CSG, assassinant nos retraités un peu plus. »
- 25:52InvitéFait
« M. Fillon, la TVA. »
- 27:43InvitéFait
« le gouvernement Fillon de la fin du quinquennat Sarkozy a énormément augmenté les impôts. »
- 27:50InvitéChiffre
« François Hollande a encore davantage augmenté les impôts pour plus de 60 milliards d'euros. »
- 28:15InvitéPromesse
« Je suis le seul candidat à cette élection présidentielle, le seul, qui propose aux Français de leur rendre les 60 milliards que l'aura pris François Hollande. »
- 28:28InvitéPromesse
« Je veux une baisse très franche de 60 milliards sur le quinquennat. »
- 28:34InvitéPromesse
« impôts sur le revenu. J'ai repris la proposition de Nicolas Sarkozy qui me paraissait bonne de 10% pour tous. »
- 28:39InvitéPromesse
« Suppression des droits de succession. »
- 28:47InvitéPromesse
« Suppression des droits de succession pour faire circuler le capital jusqu'à 500 000 euros par enfant, c'est-à-dire la quasi-totalité des droits de succession, sauf des plus riches. »
- 29:04InvitéPromesse
« il est fondamental de remettre en place l'admipart des veuves et des veufs. »
- 29:10InvitéChiffre
« Ça coûte 7 milliards pour l'IS, 4 milliards pour les successions, en gros 20 milliards d'euros. »
- 29:18InvitéPromesse
« Je veux aussi défiscaliser les heures supplémentaires pour faire sauter le verrou des 35 heures. »
- 29:42InvitéPromesse
« Sur les bas salaires, je propose l'augmentation de 100 euros par mois pour 6 millions de petites retraites pour rendre un peu de dignité à nos retraités. »
- 30:16InvitéChiffre
« je ne verse plus 8 milliards d'euros par an en excédant à l'Union Européenne. »
- 31:03InvitéChiffre
« 40 milliards. »
- 31:29InvitéChiffre
« on peut récupérer 30 milliards. »
- 31:39InvitéPromesse
« Je mets fin aux aides aux étrangers tant qu'ils n'ont pas travaillé 5 ans sur le territoire. »
- 31:57InvitéFait
« Même les Européens. »
- 33:48InvitéPromesse
« On supprimera toutes les aides sociales sauf la santé bien sûr aux étrangers tant qu'ils n'ont pas cotisé pendant cinq ans pour charger des droits. »
- 33:48InvitéPromesse
« On supprimera toutes les aides sociales sauf la santé bien sûr aux étrangers tant qu'ils n'ont pas cotisé pendant cinq ans pour charger des droits. »
- 34:58InvitéChiffre
« Je suis convaincu qu'on peut économiser jusqu'à 10 milliards d'euros. »
- 36:31InvitéPromesse
« Je vais mettre fin aux emprunts d'État pour des banques privées. »
- 37:15InvitéFait
« Depuis 1973, le général de Gaulle ne le faisait pas. »
- 38:01InvitéChiffre
« Nous économiserons sur le quinquennat, à la fin du quinquennat, 16 milliards par an. »
- 43:55InvitéPromesse
« Dans mon programme, il y a le vote chaque année par le Parlement de quotas par pays comme le font beaucoup de pays dans le monde, le Canada. »
- 45:38InvitéPromesse
« J'expulse les imams salafistes. »
- 50:38InvitéFait
« On a le choix entre le candidat des banques M. Macron et le candidat des assurances qui touchait de l'argent d'AXA. »
- 51:31InvitéFait
« Il y a eu l'aéroport de Toulouse qui a été vendu à la Chine, Alcatel qui a été vendu aux Finlandais, Alstom aux américains, Technip aux américains. »
- 51:43InvitéChiffre
« 260 000 salariés sont passés sous le contrôle étranger. »
Temps de parole
- Invité68 %
- Présentateur14 %
- ?10 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
≈ 60,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
RTL, le Figaro LCI. Invité aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle. Le débat est dirigé par Olivier Mazerolle.
Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Olivier Mazerolle. Vous êtes effectivement candidat à
l
'élection présidentielle. Vous venez de publier un petit livre très alerte, très agréable à lire. Mon agenda de président, les 100 jours pour tout changer. Donc ce récit de vos 100 premiers jours. Vous parlez beaucoup du général de Gaulle, de Napoléon.
Vous
voulez même réunir les Européens à Fontainebleau. Fontainebleau et les 100 jours, ce n
'est
pas forcément une correspondance parfaite. C'est un clair
d'œil.
Bon d'accord. On va parler de tout ça bien sûr avec Guillaume Roquette du Figaro et Christophe Jacobissine de LCI. On va parler de votre programme, de la faisabilité de ce programme. Mais auparavant, une question d'actualité Guillaume
Roquette.
Oui, le ministre des Affaires étrangères turque est aujourd'hui à Metz pour un meeting de soutien au président Erdogan. Alors que le gouvernement hollandais lui avait interdit de faire la même chose aux Pays-Bas.
Il
lui avait interdit d'entrer sur son territoire. Est-ce que vous, vous auriez interdit à ce ministre de venir en France ? Oui.
J
'ai honte pour la France,
aujourd
'hui.
J
'ai honte que notre gouvernement, notre président de la République, laisse organiser un meeting politique
pour
un apprenti dictateur turc
qui
méprise les Européens, qui nous menace et qui traite de nazi, Mme Merkel.
Je
ne
suis
pas suspect, comment dire, de proximité avec Mme Merkel et j'ai des critiques fortes sur l'économie du continent. Mais moi, je n'accepte pas qu
'on
traite un pays ami, nazi,
comme
ça. Je trouve ça indécent. Et que la France se couche ainsi, c'est pitoyable. Mais c'est la longue suite
d
'une politique de démission nationale. Et vivement que M. Hollande s'en aille. Donc ça veut dire qu'il ne peut pas faire campagne en France auprès des ressortissants turcs pour le référendum qu'il organise dans son pays,
c
'est ça ? Non. Compte tenu de ce qu'il a dit sur l'Allemagne, de ce qu'il a dit sur la Hollande, nous sommes Européens. Dieu sait si je critique l'Union Européenne, parce que je veux une autre Europe. Mais j'ai des liens d'amitié avec tous les peuples d'Europe.
Et
je ne peux pas accepter qu'un pays qui a fait un coup d'État, un dirigeant qui a quand même fait un coup d'État, il y
a
des milliers de personnes en prison, l'Union Européenne d'ailleurs n'a pas réagi. Je ne
peux
pas accepter que son ministre des Affaires étrangères vienne faire un meeting communautariste sur notre sol. Est
-ce
qu'il faut aller jusqu'à rompre les relations diplomatiques ? Non, mais il faut simplement se faire respecter. Vous savez, moi je demande que la France se fasse respecter.
Quand
un pays ne se fait plus respecter, quand il accepte que sur son sol on fasse n'importe quoi, ça veut dire qu'il n'est plus respectable. Et là ce sont les autorités françaises qui ne sont plus respectables.
On
en vient donc à la campagne présidentielle avec votre programme et on fait le point un peu sur votre situation. Vous avez eu les parrainages, 623, il en fallait 500, donc c'est bon. J'étais
le deuxième
ex-aequo avec M. Hamon et M. Macron à avoir les parrainages, donc c'est bon signe.
Ça
veut dire que mon mouvement politique s'enracine en France, debout la France. Je rappelle que j'avais exactement le même nombre de voix que M. Mélenchon ou les Verts aux élections régionales. Et puis on a eu beaucoup, et ça c'est une bonne surprise, beaucoup de maires républicains
qui,
compte tenu de ce qui se passe chez les républicains, ont décidé de suivre enfin leurs convictions profondes gaullistes, républicaines sociales. Et ce fut une belle surprise d'avoir des dizaines de maires
républicains
qui nous
rejoignent.
Et en même temps, pour l'instant, malgré les difficultés de François Fillon, les sondages ne montrent pas que vous en profitiez. Les sondages, les sondages, les terribles sondages.
Vous êtes autour de 3% d'intention de vote.
Oui, j'étais à 8, j'étais à 3, j'étais à 5. Je n'en crois pas un mot. C'est de la manipulation de l'opinion.
Et
je veux dire aux Français...
Quand
vous étiez à 7%, vous trouviez que c'était
plutôt une bonne nouvelle, encourageante.
Non,
j
'ai toujours dit qu
'il
ne valait rien.
Et
je vais vous en donner une preuve aux élections régionales. Il y a le tête de l'IS dans cette salle, M. Jacobelli.
Oui,
3 jours. D'ailleurs, c'était dans le Figaro. 3 jours avant le scrutin,
on
le met à 0,5.
Ce
n
'est
pas un assassinat, ça
? Et
puis, il a fait 5%.
C
'est-à-dire 10 fois plus. Si on l'avait mis au vrai score, si ça n'avait pas été truqué, manipulé... Mais
ce sont les Français
qui ont déclaré ça. Le Figaro, pas plus que les
autres instituts, ne truquent leur sondage. Si ça n'avait pas été manipulé, truqué,
si on avait mis le vrai score qu'il a fait 3 jours après, je pense qu'il aurait peut-être eu 10% des voix. Parce que malheureusement, et je le dis aux Français, ne vous laissez plus manipuler par les sondages. Les sondages se sont toujours trompés,
que ce soit pour Trump.
Truqué, c'est un mot important.
Vous dites que les instituts de sondage, par exemple,
minorent systématiquement vos intentions
de vote ? Oui,
je veux une enquête. En tout cas, de toute ma vie politique, ils m'ont toujours largement minoré. Je veux une enquête. Je veux que les Français sachent comment ils sont faits. Et il y a eu tellement d'exemples curieux, je m'interroge.
Et l'enquête
menée par qui ? Il faudrait qu'il y
ait
une vraie enquête.
Si
la
commission des
sondages...
Mais par qui ? Il y a une commission des sondages. D'accord. Et la commission des sondages, dès qu'on lui
écrit, il ne répond jamais.
On
précise. Mais vous savez, les Français ont compris, même les journalistes.
Je
me réjouis que le journal Le Parisien ne publie plus de sondages. Vous devriez faire pareil au Figaro. Parce qu'ils se sont toujours trompés. Et vous savez, je crois que le grand changement de 2017, grand changement de 2017, c'est que les Français ne veulent plus se laisser manipuler par les médias, par les sondages. Ils vont choisir en leur âme et conscience. Et c'est pourquoi j'en appelle à leur intelligence, leur conviction. Je veux qu'ils étudient les programmes. Et on va parler sans doute de
mon projet politique. On
va parler du programme simplement. Et là, ça n'est pas un sondage. L'an dernier, vous avez tenté d'organiser un rassemblement des souverainistes, venus aussi bien de la gauche que de la droite. Avec Jean-Pierre Chevènement notamment, vous avez espéré qu'il poursuivrait son chemin avec vous. Pour l'instant, ça n'est pas le cas. Vous aviez aussi eu l'apport ou l'appui de Charles Becbédé, qui était avec François Fillon à Aubervilliers. Est-ce qu'il y
a
un échec du rassemblement des souverainistes
? Vous
savez, ce qui compte, j'ai compris une chose.
J
'ai commencé à comprendre une chose en vieillissant un peu. J'ai compris qu'il ne fallait rien attendre d'une certaine génération.
Et
que le rassemblement des Français, il se fera par les élus locaux, par les gens de terrain. Il y a dans cette salle des Républicains qui viennent de me rejoindre,
de
la mairie, le maire adjoint d'Argenteuil.
Il y
a Mme Ferretti qui était présidente du comité de soutien à Lyon, de Nicolas Sarkozy. Ça viendra par la base. La reconstruction politique viendra par la base. Je n'attends rien des chapeaux à plumes de ceux qui ont eu des responsabilités. parce qu'en vérité, ils sont prisonniers de leur milieu, de leurs intérêts, de leur réseau, de leur passé. Ils ne comprennent pas
ce
qui se passe dans le pays. Et je suis absolument convaincu, c'est le sens de ma candidature, qu'un beau patriotisme humaniste,
de
bon sens,
qui
veut enfin résoudre les problèmes,
c
'est-à-dire traiter la cause du problème du chômage, des inégalités, de l'abandon du monde rural, de l'école publique, de l'hôpital. Moi, je vais être très concret pendant cette campagne. Je voudrais qu'on aborde
les
verrous qui empêchent qu'on les fasse sauter de résoudre les problèmes quotidiens des Français. Et on peut le faire. Il n'y
a
aucune fatalité. Et c'est pourquoi j'ai écrit ce petit livre, avec des solutions
que
je présente dans le temps pour montrer qu'on peut le faire, jour après jour. On va en parler. Encore un mot sur
le
rassemblement des patriotes, des gens qui peuvent partager vos convictions. Vous avez évoqué le nom potentiel de deux ministres pour votre équipe, Ramayad, Guénaud à la Défense, Intécha Polonien à l'Éducation, Frachon à la Santé. Est-ce que vous leur avez posé la question avant de donner leur nom ? Non. J'ai simplement cité
et
jeté sur le papier quelques noms de gens courageux. Courageux. Ils vous ont rappelé ?
Certains,
oui. Pour vous dire oui ? Oui, certains. Jacques Myard, par exemple, sur la question européenne. Guénaud, ne m'a pas rappelé encore.
Maire des
Républicains de la Santé. Mais ce que je veux dire, et les Français le savent bien. Ramayad,
elle les a appelés, elle est candidate aussi. Elle voudrait être
candidate. Elle avait été courageuse en son temps, et c'est pour ça que je l'ai cité. Mais
qu
'importe les noms en soi, il y a dans la société française, dans la société civile, des gens courageux. Des Français qui font vivre le pays, qui le portent à bout de bras. Quand je veux un ministre de l'économie qui vient d'une PME, quand je veux que des gens de terrain reprennent le pouvoir, c'est parce que je sais que le pays regorge de talent. Mais il n
'y a
pas
de gens courageux au Front National
? Parce que dans votre liste, ça m'a frappé, il n'y a pas un seul nom de
responsable Front National. Vous savez pourquoi je ne l'ai pas
mis ? Parce que je me suis dit que si je mettais un nom du Front National, la presse, partiale parfois, en ferait les gorges chaudes pour dire que, voilà, je
suis venu au Front National.
Mais il y a des gens très bien au Front National qui pourraient rejoindre une ligne républicaine, je ne
vais
pas citer, une ligne républicaine, patriote, deux rassemblements, sans l'arrière-boutique du Front National. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a des gens à gauche, à droite, au centre, partout, de bonne volonté, qui peuvent sauver le pays. Et l'enjeu, la situation est grave. Oui, mais pas pour mener la même politique.
Et
c'est tout à fait respectable en démocratie, que M. Macron soit le candidat, mais moi je veux justement
sauver
mon pays en prenant des décisions, mais j'insiste, fondamentales
pour
régler les problèmes. Et je prends par exemple un exemple. Si on veut régler le problème du chômage,
il
faut arrêter avec la concurrence déloyale. Ça veut dire que je m'engage à supprimer la directive travailleurs détachés, à protéger nos entreprises, à les doper fiscalement, celles qui produisent
en France. Ça c'est des choix fondamentaux, comme sur les frontières. C'est un choix fondamental en matière d'immigration.
La question de savoir avec qui vous pouvez gouverner, est-ce que par exemple Marine Le Pen correspond à votre définition, à votre définition du patriotisme humaniste ? Mais elle est candidate, donc elle ne
va
pas gouverner avec
moi, puisqu'elle est candidate. Est-ce qu'elle défi,
est-ce qu'elle correspond à cette définition, puisque vous le savez bien ? Si elle correspondait à cette définition,
je ne serais pas candidat.
Je
suis gaulliste.
J
'ai travaillé avec Philippe Séguin. Je considère que l'UMP et les Républicains ont trahi les Français en acceptant des accords européens qui nous ruinent, comme les socialistes.
Je
considère qu'un beau patriotisme qui n'a pas les excès du Front National ou même du Front de Gauche peut exister en France. Et je considère... C'est quoi les excès ? Je n'ai pas à parler de Mme Le Pen. Je parle de mon programme. Et il y a tous les Français qui, déjà votent pour moi, connaissent les différences, et vous les verrez si on parle du programme. Je considère qu'il y a un beau programme à mettre en œuvre qui peut réconcilier les Français
et
nous sortir du piège dans lequel vous voulez, indirectement, et je ne vous en veux pas, m'entraîner. Soit on continue avec les mêmes, soit on parle du Front National et on n'est que Front National. Je vous rappelle.
Philippe Devilliers,
avec qui vous avez fait un bout de chemin, s'apprête à rallier
Marine Le Pen. C'est très bien pour
lui. Moi, je suis candidat et je regrette qu
'il
ne me rallie pas. Et en tout cas, je porte un patriotisme différent.
Et
ce qui va changer en 2017,
c
'est que les Français vont avoir enfin le choix
pour
défendre le drapeau tricolore, la nation dans un esprit positif, prospectif, avec une certaine modernité. Et j'invite tous les patriotes, qui sont des patriotes républicains, sociaux, modérés, sans excès, à me rejoindre. Et c'est ça, ma candidature présidentielle.
Est-ce que ce
discours, que vous soyez devant ou derrière Marine Le Pen, après le premier tour, est-ce que ce discours de rassemblement des patriotes, vous pourrez le tenir le dimanche soir ? Mais je les inviterai, quand je serai au second tour, à me rejoindre tous. Et maintenant, j'ai un projet, j'aimerais que les Français le connaissent, parce qu'ils connaissent très bien le projet de Mme Le Pen, qui a eu, attendez un instant, j'ai les chiffres, 80 heures d'antenne, 80, entre le 1er février et le 5 mars, M. Fillon en a eu 170,
et
j'en ai eu 9. Pas forcément pour des bonnes raisons, M. Fillon.
Peut-être, mais
j'ai eu 9 heures d'antenne. Et si on prenait...
On ne vous demande
pas à vous,
le prix de votre
costume, donc vous
devriez être content. Il est beaucoup moins cher.
Vous pourriez. Non mais sérieusement, est-ce qu'on peut parler de, non pas pour moi, on peut parler de mon projet, pour
que les Français, comme Olivier
Mazerolle,
pour
que les Français, voient
les différences. Mais
les alliances
politiques, ça compte énormément
aussi. Non, nous ne sommes plus sous la quatrième. Oui, mais on va parler des programmes. Nous sommes sous la cinquième
république. Non,
non, mais
attendez, vous avez oublié ce qu
'est
l'élection présidentielle.
Oui, mais non, on ne l'oublie pas. Si, c'est un homme devant le
peuple avec un programme. Est-ce que votre programme et votre patriotisme est incompatible avec celui de Marine Le Pen ? Oui, je suis candidat.
Je
n
'ai
pas à vous répondre là-dessus. Vous posez la question à Mme Le Pen, aux électeurs.
Je suis candidat. Elle cite souvent votre nom, comme possible rallier. Mais je n'ai pas
vu qu'elle me ralliait. Donc, je suis candidat pour
porter...
Eh bien, moi, je dis aux Français qu'il
y a
un autre patriotisme.
Et
je vous rappelle,
quand
même, qu'il
y a
55% des Français, 55%, qui, il y a 10 ans, ont voté non à cette mauvaise Europe.
Est
-ce qu'ils sont tous au Front National ?
Non. J'appelle tous les Français... On se
recommande du patriotisme aussi. Eh bien,
permettez qu'il y en ait plusieurs.
Eh bien,
oui, mais
c
'est quoi... Comme il y a plusieurs
européistes. Tout à l'heure, je vous ai demandé la différence. Vous me dites... Posez
-moi des
questions sur mon programme et vous découvrirez les différences. Bon, d'accord. Alors, juste, les affaires qui ont pollué la campagne, vous en avez assez ? Il faut continuer à en parler ? Pas en parler ?
Par exemple, il
y a
l'histoire du costume de François Fillon, les 50 000 euros de dépenses dans une partie en liquide. Est-ce qu'il faut en parler ? Ou est-ce que ça... L
'information est
libre dans notre pays encore heureux ? Maintenant, les Français jugeront. Moi, je n'ai qu'une chose à vous dire.
Quand
j'ai commencé ma carrière politique en étant élu maire, j'ai découvert que beaucoup de maires en France recevaient des cadeaux à Noël.
Et
j'ai pris un principe.
C
'est de les renvoyer systématiquement.
Avec
un petit mot. Et je vais vous dire très curieusement, je ne reçois plus jamais de cadeaux.
Ce
qui est bon signe. Voilà. Bon, mais vous aviez votre épouse qui
travaillait
avec vous comme collaboratrice parlementaire. Ça ne vous choquait pas, ça ? Parce qu'elle travaillait.
Et
que tout le monde connaît son travail, qu'elle est estimée, et qu'on lui reproche même de trop travailler. Néanmoins... Et, j'insiste là-dessus, s'il y avait eu la même conscience professionnelle partout, personne n'en voudrait à un homme politique de travailler avec des gens de sa famille comme un boulanger ou comme un artisan. Et ce que je regrette dans notre pays, c'est que les abus des hommes politiques, d'une classe politique, qui se sent au-dessus de tout,
qui
croit que rien ne peut l'atteindre, ces abus déconsidèrent toute la classe politique. Et donc, moi, je sais ce que j'ai fait, justement. Et si personne jamais ne m'a accusé de rien, c'est parce que, justement, tout le monde dans ma ville, et si je suis réélu à 80% à trois reprises, le mieux élu de France, c'est peut-être aussi que j'ai fait de la politique différemment. Et si j'ai quitté l'UMP pour parler clair, c'est que j'étais écoeuré par les méthodes, par les comportements, par l'arrogance.
Et
vous savez, ce qui est en train de se produire aujourd'hui, c'est le résultat de cette arrogance. Et j'appelle les Français, notamment de droite,
qui
sont
pris
en otage par François Fillon, pris en otage par François Fillon, qui préfèrent son intérêt personnel à celui des électeurs et de la France. Je les appelle à me rejoindre. Parce que François Fillon, aujourd'hui, c'est un vote inutile. Et pour battre M. Macron, il faudra une nouvelle personnalité. Et je suis le seul qui pourra le battre. Ça vous paraît curieux, vu des sondages
?
Et moi, j'ai de
plus en plus de républicains. Il a peine aussi, il peut
le battre. J'ai de plus en plus... Mais c'est un autre choix politique. C'est pas le même que le lien. Je ne dis
pas ça. Je vous le dis. Je
suis
le seul à pouvoir le battre. Oui, parce que M. Macron est le vrai danger. Et l'inconscience des républicains... Pourquoi
?
Parce que ça voudra dire continuer 5 ans de hollandisme pitoyable. C'est la même chose. C'est la réincarnation de M. Hollande en plus jeune.
Regardez qui soutient M. Macron. Il est pire que Marine Le Pen, comme choix politique.
Moi, je vous dis que regardez les soutiens de M. Macron.
Ce
sont tous ceux qui ont soutenu Mitterrand,
qui
ont soutenu les socialistes, qui ont abîmé la France, qui ont tué le pays, qui ont signé ces accords, qui ont créé le chômage de masse, la misère dans notre pays, l'insécurité, l'immigration.
Et
l'inconscience de M. Fillon, sa prise en otage de l'électorat droite risque de faire passer M. Macron. Alors, je le dis très clairement aux électeurs de droite, rapidement, il faut un autre candidat. Et je suis là.
Alors, quel type de président seriez-vous si vous étiez élu ? On peut se poser la question, parce qu'à la lecture de ce livre, on montre que vous avez des muscles. Angela Merkel, c'est elle qui vient à Paris et non plus vous qui allez à Berlin, parce qu'elle comprend enfin que les présidents français ne s'alignent pas sur l'Allemagne et ne prennent pas leur directive à Berlin. Dites-vous, aux États-Unis,
Donald
Trump vous rencontre et là, il fait un tweet extraordinaire. Nicolas Dupont-Aignan, nouveau président français, j'aime ce mec, la France a enfin trouvé ses
balls,
vous me permettrez de ne pas traduire.
Vous
ne vous surestimez pas un petit peu quand même ?
Parce que c'est vous qui
l'avez inventé ce tweet, il faut préciser. Bien sûr, j'ai voulu écrire ce livre
pour
montrer aux Français,
à
partir d'un texte simple, jour après jour,
qu
'on pouvait changer les choses et agir différemment.
Très
important, pourquoi je ne vais pas à Berlin le premier déplacement
? C
'est parce que je veux signifier à l'Allemagne
que
l'on peut construire l'Europe sur un partenariat d'égal à égal.
Et
que je veux une autre politique économique, de relance économique en France,
pour
que l'Europe ne soit pas le continent du chômage de masse. Et je propose, au-delà de cet aspect symbolique, un vrai partenariat avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre, pour, par exemple, investir dans les technologies d'avenir, réussir la transition environnementale. Je ne suis pas la caricature qu'on veut donner de moi. Je veux simplement montrer aux Français
qu
'il faut un chef d'État, et c'est pour ça que je me présente, qui rétablit une ligne d'indépendance nationale,
de
défense des intérêts nationaux et des Français. Et que c'est possible, par des mesures très simples. Des mesures, notamment pour la relocalisation d'un million d'emplois,
en
donnant un bonus à nos PME, en favorisant les achats français de nos collectivités locales. C'est des choses
très simples. Vous savez ? Oui, mais vous vous rendez compte de l'affichage ?
Vous
dites qu
'on
va relocaliser un million d'emplois comme si ça se décrétait comme ça, d'un coup de baguette magique.
Mais
non, il n
'y a
pas de baguette magique. Déjà, on revient sur les traités, puisque vous le dites, il y
a
une préférence nationale aux entreprises françaises.
Est
-ce que l'élection présidentielle
de
2017
peut
permettre aux Français de choisir un autre destin et d'autres mesures
? Je
propose dans mon livre des mesures très concrètes qui ont été mises en œuvre en Corée du Sud, au Japon, aux États-Unis.
C
'est-à-dire des mesures qui existent dans le libre-échange international. Quand les États-Unis imposent que la commande publique
soit
produite aux États-Unis,
je
propose moins, je propose 75%. C'est-à-dire que quand on achète un bien à une entreprise étrangère, très bien, c'est le libre-échange, mais on doit en produire 75% sur le sol national. Quand on a vendu nos TGV à l'État de New York,
l
'État de New York a imposé 99% de production aux États-Unis. Personne ne s'en est ému. Et sinon, Peugeot... Concrètement,
c'est intéressant, ça veut dire que
sinon on interdit, vous ne pouvez pas acheter si l'entreprise ne s'engage pas à produire en France.
C
'est ça ? Les achats publics, collectivité locale et État, les achats publics avec l'argent du contribuable, j'exigerais par une loi, comme aux États-Unis, que 75% aux États-Unis, c'est bien plus, mais 75% soient produits en France. Ça ne
veut
pas dire que je suis contre les entreprises étrangères, parce qu'il y
a
un libre-échange mondial, je demande de la relocalisation. Même si ces
achats
sont plus chers, parce que vous savez bien qu'il y a une
justification. Mais ils ne deviennent pas
plus chers. Si, parce qu'en général, si les entreprises produisent à l'étranger, c'est pour être plus compétitifs. L'argent public, celui du contribuable, il est rare et
précieux.
Mais comment se fait-il que tous les pays du monde fassent ça et pas l'Europe
? Et
est-ce que le chômage de masse, 6 millions de chômeurs dans notre pays, l'effondrement de nos systèmes sociaux parce qu'il n
'y
a plus de cotisations, La
misère, c'est
pas le cas de l 'Allemagne, de l'Angleterre. Il y
a
peut
-être
un problème français, pas seulement européen. Alors, on va répondre là-dessus. Mais si tous les pays font ça, c'est parce qu'ils ont compris que dans la guerre économique mondiale, il fallait défendre ses intérêts. Moi, je veux réduire le chômage en France. Je veux baisser la fiscalité. Alors, où vous avez raison sur un point,
c
'est que bien évidemment, je ne
vais
pas prendre cette mesure, sans parallèlement baisser la fiscalité sur les PME
qui
investissent en France.
Et
j
'ai
une mesure révolutionnaire,
c
'est la division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français.
C
'est-à-dire, bien évidemment, on ne peut pas demander aux entreprises françaises de produire en France si on ne permet pas
des
baisses de charges très fortes et des baisses d'impôts quand ils décident d'investir en France.
Mais
la différence, et j'insiste là-dessus,
avec
M. Macron ou M. Fillon, c'est que les baisses de charges que je propose sur les entreprises seront ciblées et conditionnées à leur investissement en France. François Hollande a baissé
de
40 milliards avec le CICE, le pacte de responsabilité et charges sur les entreprises. Il n
'a
pas créé un emploi. Parce qu'il ne distinguait pas les entreprises qui investissaient en France des autres. Ce que voulait M. Montebourg à l'époque.
Vous
voyez, vous parlez tout le temps de
l'EB, vous pourriez dire que ça se rapproche de Montebourg.
Je
voulais
le faire venir avec vous, Arnaud Montebourg.
Oui, je voulais le
nommer à la présidence de l'UGAP. Vous savez, c'est cet organisme des achats
publics
où M. Montebourg, ministre, n'avait pas pu obtenir
de
ce directeur de Bercy,
qui
devait obéir aux pouvoirs politiques,
Mais
il l
'a
fait virer. qui l'achète, il y a eu raison, et qui achetait des produits étrangers avec l'argent du contribuable. Pourquoi la France a tant de chômage ?
C
'est parce que ses dirigeants ne défendent pas les intérêts du pays. Et alors
vous dites qu'on va créer un million d'emplois. Et
vous dites qu'on va arriver à créer un million d'emplois. Oui. En combien de temps ? En cinq ans.
Par des mesures, il n
'y a
pas que celle-là. Il y a l'étiquette. Je veux que sur chaque produit, il y
ait
une étiquette qui indique la part du fabriqué en France
pour
que le consommateur sache ce qu'il achète. C'est ce qu'avait fait le gouvernement socialiste et communiste en 80-82.
Eh bien, il avait
raison. Et ça n'avait pas fonctionné.
Eh bien, parce qu'il n'avait pas été jusqu'au bout.
Je n'oblige à personne d'acheter français.
Mais prenons l
'exemple des voitures françaises, enfin de marques françaises. Beaucoup sont produites et construites à l'étranger. Qu'est-ce qu'elles deviennent ces voitures-là ? Mais
les Français sont adultes. Je veux simplement qu'ils soient informés.
Une
Toyota est plus française qu'une Renault. Eh bien, je pense que beaucoup de Français à prix égal achèteront du produit en France parce que les Français aiment leur pays et veulent que leurs enfants aient du boulot. Donc,
plutôt du Toyota que du Renault, aujourd'hui.
Eh bien, Renault très vite relocalisera.
Très vite. Est-ce que vous taxez les voitures françaises produites à l'étranger
à l'importation ? Non. C'est ma différence
avec Mme Le Pen. Pourquoi ? Parce que cette
taxe
obligerait à une taxe de rétorsion des autres.
Et
je pense qu'il faut plutôt des mesures d'incitation à produire en France
par
l'étiquette pour inciter les Français à acheter français, par des baisses d'impôts localisées pour inciter les PME à
investir
en France.
Moi,
je ne veux pas un programme collectiviste. Je veux un programme
à
la fois libéral d'incitation, comme le font les États-Unis, comme le font l'Angleterre, comme le font le Japon, et en même temps de protection minimum
par
les achats publics. C'est ce que fait Trump. Oui, et bravo. Et d'ailleurs, je vois que les entreprises, beaucoup d'entreprises américaines, relocalisent.
Pourquoi ? Pas
pour faire plaisir à Trump, vous savez.
Parce
que M. Trump a 70 millions ou 80 millions de followers, c'est-à-dire de suiveurs, sur son compte Twitter. Et que s'il appelle à boycotter une marque,
les
ventes de cette marque s'effondrent. Vous
avez
combien de followers, vous, aujourd'hui ? Non, j'en ai moins. Mais je vous invite à vous...
J'en ai 100 millions. Vous serez un
Twitter, également, si vous êtes élu président
de la République ? Je n'irai pas
jusque-là. Je ne suis pas Trump. Non, parce que vous dites... Je répondrai aux questions en direct sur
Facebook. Et
alors ? Non, mais je ne vous pose la question. Vous savez, parce que ça prend du temps, ça.
Ce
que je veux faire comprendre, c'est qu'il faut un dirigeant, un chef d'État,
qui,
à un moment, mette les pieds dans le plat et dise, Français, on a 6 millions de chômeurs.
On
paye le RSA aux chômeurs. On dépense des milliards d'aides sociales parce qu'il n'y
a
pas d'emploi.
Est
-ce que ces milliards ne seraient pas plus utiles à baisser les charges sur les PME qu'investissent en France, à favoriser le produit français et à recréer un cercle vertueux de dynamisme économique ? C'est tout à fait raisonnable, mon projet. Mais ce qui est déraisonnable, c'est que M. Fillon ou M. Macron ne veulent pas changer, ce qui n'a pas marché. Et ce qui est déraisonnable, c'est qu'ils veuillent augmenter les impôts. M. Macron, la CSG, assassinant nos retraités un peu plus. Et M. Fillon, la TVA. Or, je considère, et c'est un autre pan de mon programme que vous pouvez lire dans mon livre, qu'il faut un choc de baisse d'impôts très fort.
Alors ça, on va en parler juste après la pause, parce qu'on arrive à la pause pour les informations de 13h. On va en
parler
après la pause sur l'équilibre budgétaire, comment vous financez votre programme.
Nicolas
Dupont-Aignan, on reprend ce grand jury avec Christophe Jacubicine et Guillaume Roquette. Vous nous avez dit juste avant la pause que vous voulez présenter un programme économique et social raisonnable, réalisable, qui vous différencie des autres. Et vous avez beaucoup insisté sur l'aspect incitatif plutôt que répressif pour ce qui concerne les activités des entreprises françaises. Mais dans votre programme, vous annoncez beaucoup de choses.
Par exemple, le livret A qui devait être munéré à 2% minimum, le remboursement intégral par la Sécurité sociale, des prothèses dentaires, auditives, des lunettes, une augmentation des salaires, une diminution de l'impôt sur le revenu, bref, tout un tas de choses comme ça. Comment vous financez tout ça
?
D'abord, je veux vous dire que le gouvernement Fillon de la fin du quinquennat Sarkozy a énormément augmenté les impôts. Ensuite, François Hollande a encore davantage augmenté les impôts pour plus de 60 milliards d'euros.
Si
cette politique avait marché, on le saurait. On nous a expliqué que c'était pour réduire les déficits.
Les
déficits n'ont pas été réduits, l'activité a été cassée, on se traîne avec une croissance lente et 6 millions de chômeurs.
Je
remarque que les pays qui réussissent ont au contraire pris le risque
d
'une baisse d'impôts franche.
Je
suis le seul candidat à cette élection présidentielle, le seul,
qui
propose aux Français de leur rendre
les
60 milliards que l'aura pris François Hollande. Vous baissez les impôts de
60 milliards ? Je veux
une baisse très franche de 60 milliards sur le quinquennat. Quels impôts ? Alors, impôts sur le revenu. J'ai repris la proposition de Nicolas Sarkozy qui me paraissait bonne de 10% pour tous. 10%.
Suppression des droits de succession. Les plus riches comme les plus pauvres. Tout le
monde.
C'est pour créer un choc de confiance. Des
Français qui ne payent
pas d'impôts. Je vais y revenir.
Suppression des droits de succession pour faire circuler le capital jusqu'à 500 000 euros par enfant, c'est-à-dire la quasi-totalité des droits de succession,
sauf des
plus riches. Pour que les grands-parents puissent aider leurs petits-enfants, leurs enfants, que l'argent circule dans notre pays. Ensuite, il est fondamental de remettre en place l'admipart des veuves et des veufs. Ça veut dire un vrai choc fiscal.
Ça
coûte combien tout ça ? Ça coûte 7 milliards pour l'IS, 4 milliards pour les successions, en gros 20 milliards d'euros. Vous
voulez
à nouveau défiscaliser les heures supplémentaires aussi ? Je veux aussi défiscaliser les heures supplémentaires pour faire sauter le verrou
des 35 heures.
Non,
ce
n
'est
pas Noël. C'est de mettre fin à cette politique de matraquage fiscal que veulent continuer M. Macron et M. Fillon.
C
'est clair. Si nous ne rendons pas du pouvoir d'achat aux Français, il n
'y
aura pas de relance économique, il n'y aura pas de développement dans notre pays et les usines partiront à l'étranger.
Alors comment on compense ? Attendez,
je n
'ai
pas fini. Sur les bas salaires, je propose l'augmentation de 100 euros par mois pour 6 millions de petites retraites
pour
rendre un peu de dignité
à nos retraités. Sur les retraites
ou sur les salaires ? Sur les retraites, je parle des
retraites. Non, parce que vous allez parler
des bas salaires.
Et je vais parler
des bas salaires après. Alors vous allez me dire mais vous êtes devenu fou, comment vous allez financer ça ? En tout, ça fera 60
milliards. Non, on ne dit pas que vous êtes
fou, on vous demande comment
vous financez
ça. Je provoque un peu.
Et vous proposez aussi une
rotation des salaires de 10%, c'est toujours d'actualité ou
pas ?
Oui, mais je l'ai dit à mesure que la recette viendra. Et je vais vous dire comment je finance ça. Comment
?
Deux choses. D'abord, je ne verse plus 8 milliards d'euros par an en excédant à l'Union Européenne. Ça,
c
'est un choix majeur que je martèle partout.
Il
est inacceptable que l'on raquette les Français pour verser de l'argent à une Union Européenne qui finance nos concurrents.
Vous
avez vu l'usine Whirlpool, Damien, qui part en Pologne. C'est la dernière usine d'électroménagers.
Nous
sommes le premier pays consommateur d'Europe d'électroménagers. L'usine part en Pologne. Pourquoi ? Parce qu'on ne finance la Pologne depuis des années. Je mets fin et ces 8 milliards, je les rends, ça finance ma mesure sur les retraités. Deuxièmement, je lutte contre la grande fraude fiscale, fraude à la TVA,
et
la fraude sociale.
Et
je mets fin.
Et
ça rapporte combien, ça ? 40 milliards. 40 milliards.
Mais
on
lutte déjà aujourd'hui contre la fraude fiscale et sociale. essaye de
faire ça, mais... Très peu. Mais attendez, parce que dans le livre, moi j'ai vu entre 60 et 80 milliards.
Là maintenant, je vous ai dit... Non, non, non.
Je dis que la
fraude, la grande fraude fiscale, c'est une perte pour l'État de 60 à 80.
Et
comme je suis raisonnable et que
j
'ai écrit un rapport sur les paradis fiscaux qui m'a valu d'être élu député de l'année en 2013, je sais très bien qu
'on
ne pourra pas récupérer tout ça. Mais on peut récupérer 30 milliards.
Donc 30 plus 8, ça fait 38. Non, non.
Il y a 8 sur l'Europe. L'Europe, 30. Il y
a
30 sur la grande fraude. Ça fait 38. 38. Et il y a 10 sur la fraude sociale. Je mets fin aux aides aux étrangers
tant
qu'ils n'ont pas travaillé 5 ans sur le territoire.
C
'est-à-dire, je veux mettre fin à l'appel d'air. Aucun citoyen, même de l'Union Européenne, ne pourra prétendre à une aide sociale tant qu'il n'a pas travaillé 5 ans dans notre pays. Même les Européens. Même les Européens. Ce sont des milliards d'euros que
nous allons gagner. Mais par exemple,
attendez.
Non, mais c'est très important. Non,
mais bien sûr que c'est très important.
Et je sais que ça va... Comment concrètement
cela se traduit-il pour un étranger qui travaille en France ? Est-ce que, par exemple, vous diriez, comme, pardonnez-moi, mais vous avez hurlé, mais comme Marine Le Pen, que ces enfants ne pourront pas aller à l'école publique ? Non,
je
n'ai jamais dit ça.
Non, mais je vous pose la question. Les enfants
doivent être en dehors des débats des adultes. J'ai trop de respect pour l'enfance, pour ne pas scolariser des enfants. En revanche, ce que je dis, c'est qu'il n'est pas normal qu'un citoyen roumain ou bulgare qui arrive en France
puisse
toucher, au bout de trois mois, le RSA à 530 euros, alors que le salaire minimum dans son pays est de la moitié, 250 euros. Qu'il n'est pas normal qu'il puisse faire venir ses parents
qui
toucheront le minimum vieillesse alors qu
'ils
n'ont jamais cotisé.
qu
'il n
'est
pas normal qu'un SMICAR en France
qui
travaille 40 ans
touche
800 euros de retraite
et
qu'un Roumain qui arrive sur notre sol sans avoir cotisé touche la même
chose. Est-ce que je ne l'accepte ?
Pour ceux qui viennent en dehors de l'Union Européenne. Vous avez raison. Mais pour ceux de l'Union Européenne, non.
On
ne peut plus continuer à donner des milliards d'euros à des étrangers qui viennent pour notre système social alors même que nos concitoyens n'ont plus de quoi vivre.
Je ne peux pas l
'accepter. En revanche,
au bout de cinq ans...
Pardonnez-moi. Oui ? Pour bien marquer la limite sur ces questions qui sont à la fois sensibles et importantes... Tout à fait. Il faut être précis. Est-ce qu'un étranger
qui
travaille en France depuis un an, un an et demi, de façon légale, déclarée, peut par exemple recevoir une aide au logement ? Non.
On
supprimera toutes les aides sociales sauf la santé bien sûr aux étrangers tant qu'ils n'ont pas cotisé pendant cinq ans pour charger des droits. Vous savez, c'est un peu comme une voiture électrique. Avant de pouvoir rouler, il faut charger
la batterie. Pas d'allocation familiale
pour les enfants
non plus
?
Non,
rien. D'accord. Il faut qu'aujourd
'hui, le monde
sache
que
quand on vient en France, si on vient en France, on respecte les lois de la République et on travaille. Et au bout de cinq ans, et c'est la différence avec Mme Le Pen, parce que ce n
'est
pas la préférence nationale, ce que je propose, c'est un délai de carence de cinq ans. Et ça, vous l'avez chiffré combien faites
-vous d'économies en diminuant
les prestations sociales aux
étrangers ?
Je vais
être très franc avec
vous. Nous sommes incapables d'avoir un chiffre très précis parce que c'est l'omerta. Ce que nos experts nous disent, c'est que si on prend cette mesure, plus la mesure sur le RSA, où je demande
que
chaque titulaire du RSA travaille une journée par semaine au service de la collectivité, pas simplement pour le punir, loin de là, pour l'aider à se réinsérer. Parce que la société doit offrir
à
ceux qui sont en difficulté un moyen de reprendre pied. Je suis convaincu qu'on peut économiser jusqu'à 10 milliards d'euros. Cet argent va permettre de récompenser ceux qui
travaillent. L'étranger, encore une fois, qui travaille, il paye des cotisations
sociales. On est d'accord. Ça va
charger ses droits. Et en échange de...
Il n'y aura rien
pendant cinq ans. Et il paye
un pur
perte. Non, il aura la santé et le chômage, bien sûr, parce que ça, ce sont des cotisations. Mais,
il
n'y aura plus ce phénomène que nous vivons tous les jours. Je suis élu de banlieue, je le vois tous les jours. Où une immigration de prestations sociales s'est abattue sur le pays
et,
d'ailleurs, nuit aux étrangers qui travaillent régulièrement depuis de longues années et qui, eux, bien évidemment, auront droit au bon fonctionnement. Il est temps dans notre pays de récompenser ceux qui travaillent. Il est temps de baisser les charges et les impôts des Français. Il est temps d'arrêter les gaspillages.
Donc, on était arrivé à 48 milliards d'économies, bien chiffrées, on est d'accord. J'en ai 16 de plus. 30 sur la fraude fiscale, 10 sur la fraude de
cotisation sociale. Et j'en ai 16 de plus, et 8. Et on va aller vite parce que je ne peux pas passer que là-dessus. Non, non,
mais c'est important. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, attention, nos dirigeants depuis 20 ans,
vous
savez, font souffrir les Français,
mais
n'en font pas souffrir certains autres.
que
ce soit la grande criminalité en bande organisée sur la fraude à la TVA, 20 milliards, que ce soit l'Union européenne en envoyant 8 milliards chez nos concurrents, que ce soit les étrangers qui viennent se servir alors même que nos concitoyens n'ont plus rien. Donc, ça veut bien dire qu'il
y
a des choix qu'il faut faire. Et il
y
a un dernier choix, c'est que je vais mettre fin aux emprunts d'État
pour
des banques privées.
Et
je vais revenir à ce que faisait le général de Gaulle, c'est-à-dire à ce que fait le Japon, les Angleterres, les États-Unis, c'est que nous financerons les emprunts d'État en empruntant à la banque centrale à 0%
de France.
Européenne ou de France, qu'importe. Tout à
fait, ça ne va pas qu'importe, parce que, attendez, vous prévoyez de faire ça à partir
du 7 juillet
prochain.
À ce moment-là, on est encore dans la zone euro. Comment vous faites pour obtenir à la Banque de France qu'elle vous prête de l'argent alors qu
'elle
ne peut pas le faire ?
Eh
bien parce que, je
vais reprendre. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe
? C
'est un peu long mais il faut que les
Français comprennent. C'est l'escroquerie du
siècle. Depuis 1973, le général de Gaulle ne le faisait pas. Depuis 1973, avec des gens d'ailleurs qui travaillaient dans des banques privées, M. Giscard d'Estaing et M. Pompidou. Depuis 1973, la Banque centrale
de
France d'abord puis européenne prête aux banques privées à 0%. La Banque centrale européenne prête à 0% aux banques privées.
Et
les États empruntent auprès de ces mêmes banques privées avec un taux d'intérêt. Ça veut dire,
et
c'est même Michel Rocard qui l'avait reconnu, donc ce n
'est
pas souverainiste, ça veut dire qu'aujourd'hui, la dette de la France est faite d'une estroquerie, c'est-à-dire que nous payons des intérêts à des banques privées alors même que la Banque centrale, qu'elle soit nationale ou européenne, et je vais vous répondre à votre question, pourrait prêter à 0%. C'est ce qu'a fait l'Angleterre, c'est ce qu
'a
fait le Japon, c'est ce qu
'ont
fait les États-Unis. Nous économiserons sur le quinquennat, à la fin du quinquennat, 16 milliards par an. Et je préfère réduire les intérêts pour les banques privées de 16 milliards plutôt que de supprimer 500 000 fonctionnaires des infirmières, des policiers.
Alors comment vous faites
ça dès le 7 juillet ? D'abord, pourquoi le 7 juillet ?
Parce que M. Mazerolle
a la gentillesse de
lire le livre de la loi. Si j'ai lu, le 7 juillet. Lui, il a pris par cœur contrairement à nous. C'est pour ça qu'il donne la date. Parce qu'il a la gentillesse de lire ce livre,
qui d'ailleurs, j'en suis ravi, est le premier au palmarès des livres politiques depuis trois jours. C
'est important.
Pourquoi aujourd'hui, personne ne le sait, quand la Banque Centrale Européenne dit je prête aux banques 1 000 milliards,
vous
savez, pour relancer l'économie, vous savez qu'elle passe par la Banque de France
qui
prête le quota de la part de la France dans l'euro.
Et
donc, on peut tourner tout à fait au lieu de prêter aux banques privées, prêter directement à l'État à 0%. Ça ne prendront pas sur le 7 juillet. Non, le 7 juillet parce que j'ai réparti mes décisions dans un agenda. Nicolas Dupont-Aignan, si on reprend... C'est très important ce que je vous dis, c'est parce que ce sont des milliards d'économies et ces milliards d'économies, je vais les remettre dans l'économie réelle, dans l'investissement pour la science, parce que je veux muscler l'économie française,
je veux qu'au 21e siècle
la France compte. Mais comme la Banque de France, elle dépendra à nouveau de l'État.
C
'est-à
-dire
que vous, Président de la République, vous pourrez forcer la Banque de France à prêter à l'État. Vous connaissez bien le danger de ça, ça s'appelle la planche à billets et le retour de l'inflation. Vous avez raison, il ne faut pas tomber dans cet excès, mais aujourd'hui, la planche à billets,
elle
est organisée, 1000 milliards d'euros par an,
par
la Banque Centrale Européenne, avec la complicité de la France, bien sûr. Attendez, je finis ma phrase. Elle est organisée pour des banques privées qui font de la spéculation financière et pendant ce temps-là, on fait crever les peuples. On a compris, mais du coup, vous sortez de l'euro avant de pouvoir faire ça parce que
la
Banque
Centrale Européenne ne vous autorisera pas à emprunter. La Banque Centrale n'a rien
à m'autoriser, je le ferai directement auprès de la Banque de France parce qu'au lieu
de
voir la Banque de France prêter à des banques privées
qui
ensuite reprêtent à l'État
et
qui escroquent les Français, je prêterai, la Banque de France prêtera directement à l'État et nous ferons des économies considérables. Mais par ailleurs, et vous avez raison sur un point, M. Roquette, soyons précis. Et c'est ma différence avec M. Mélenchon.
Je
ne veux pas non plus qu'on rase gratis et grâce à ma politique d'aide au PME, ma relance économique, nous allons réduire le déficit budgétaire et au terme de mon quinquennat, il n
'y
aura plus de déficit budgétaire.
Est-ce que vous pourriez aller jusqu'à renoncer, à rembourser certains des emprunts
de la France ? Jamais. Jamais.
La France
doit respecter. Simplement, il n'y a aucune raison de passer par des banques privées. Les banques privées doivent prêter au PME aux entreprises. Je veux que la France s'arme pour le XXIe siècle. Les inventions scientifiques, il faut que la France investisse dans l'avenir avec l'Europe. Il ne s'agit pas de nier l'Europe, il s'agit de remettre l'Europe sur les rails
de
la compétitivité, d'investir dans la science, d'inventer les produits de demain que la Chine est en train d'inventer. Et sinon, je le dis aux Français, nous allons être un peuple d'esclaves.
On passe à un autre chapitre. Vous voulez organiser, en même temps que les élections législatives, c'est-à-dire un mois après votre élection, quatre référendums. On verra si c'est possible de les organiser, ça c'est une autre question. Mais parmi...
Poser quatre questions aux Français, parmi les questions posées...
Non, il faut savoir si on peut organiser les référendums sans passer préalablement par le Parlement. Mais peu importe. On verra ça plus tard. Parmi les questions, il y a le rétablissement des frontières. Oui. Donc, vous annoncez dans votre livre, parce que, bon, comme ça, que vous gagnez le référendum. Très bien. Les frontières sont fermées tout de suite ? Contrôlées comme 95
% des pays du monde. Mais pour l'instant,
on
n
'a
pas les agents pour les contrôler. Mais on les mettra et on les recrutera et on fera un travail de redéploiement.
Et
on évitera ce qui s'est passé peut-être pas complètement, parce que jamais ce sera hermétique. que ce serait idiot de dire ça. En revanche, je veux que les Français puissent contrôler qui passe à leurs frontières nationales, puisque les frontières européennes ne sont pas contrôlées aujourd'hui. Je veux qu'on puisse éviter, tant que faire se peut, tant que faire se peut, parce qu'il ne
faut pas
mentir aux Français, ça sera difficile, mais la circulation des terroristes, des trafiquants de drogue. Et je voudrais que la France, comme les grands pays du monde,
mais
même comme des pays comme le Maroc, comme Israël, comme l'Algérie, comme tous les pays du monde
qui
sont respectés puissent savoir qui entre sur son sol.
Et
l'Angleterre le fait déjà. Quand vous prenez l'avion pour aller à Nice, on vous déshabille. Et on n'est pas capable de contrôler un passeport quand on vient du
moment entier.
Avant de
parler des
terroristes,
M.
Dupont-Aignan,
en
parlant déjà des travailleurs frontaliers. Comment ça se passe ? Vous savez qu'aujourd'hui, avec
la technique, on a un système très bien pour les péages, les télé-péages. Il suffit d'avoir un système de badge avec des portiques. On voulait mettre des portiques sur toutes les routes pour l'éco-taxe.
Vous
savez, avec l'innovation,
on
est capable de contrôler davantage ces frontières. Je n'ai jamais dit que la France sera hermétique. Je ne le pourrai pas et je ne le souhaiterai pas.
En
revanche, je souhaite que des grands choix soient faits. Je réinsiste sur l'élection présidentielle et je veux dire aux Français
que
le grand danger aujourd'hui,
c
'est que c
'est
la dernière chance pour la France. si vous réalisez M. Macron
ou
même M. Fillon qui est en fait à le même programme européen,
on
ne changera pas de direction. Ça veut dire qu'on continuera à avoir les frontières ouvertes. On continuera avec la concurrence déloyale. On continuera avec les hausses d'impôts et la misère.
Il
y a des choix fondamentaux à prendre pour le pays et j'aimerais qu'il
y ait
une vraie campagne. Je vous remercie de m'inviter et enfin de parler du programme parce qu'il faut qu'on puisse comparer les programmes, qu'on ne soit pas dans la com. Alors
on continue sur les programmes.
On les compare. Programme de Marine Le Pen, on limite à 10 000 le nombre d'entrées d'immigrés par an. Vous dites non, ça n'est pas raisonnable. Est-ce que vous,
vous
mettez un quota, un chiffre ? Et si oui, comment choisissez-vous ceux qui entrent et ceux qui ne peuvent plus entrer
? D
'abord, dans mon programme, il y a le vote chaque année par le Parlement de quotas par pays comme le font beaucoup de pays dans le monde, le Canada. Ou comme le propose François Fillon. Ou comme le propose François Fillon. Très bien. Moi, je suis ravi qui a heureusement quelques points communs.
Simplement,
l'incohérence de François Fillon,
c
'est qu'il a gouverné 20 ans,
que
c'est lui qui a été Premier ministre et qui a laissé les frontières ouvertes,
qui
a supprimé 50 000 militaires et 10 000 policiers
et
qui veut faire croire aux Français qu'il va changer ça alors qu'il est allé à Berlin dire à Madame Merkel qu'il ne changerait rien des traités européens. Et c'est là où je dis à l'électorat de droite,
je
finis ma phrase, je dis à l'électorat de droite, ça fait 20 ans qu'on vous trompe.
J
'ai quitté l'UMP parce que ça faisait 20 ans qu'on vous trompait à chaque élection.
Et
comme l'électorat de gauche d'ailleurs où M. Macron fait croire qu'il va raser gratis alors que les deux sont prisonniers de choix européens
qui leur interdisent.
Vous étiez
en train de dire un vote annuel à l'Assemblée et combien ? Un vote annuel. Non mais
parce que vous me parliez
de M. Fillon. Qu'est-ce que ça par pays
et par métier, comment ça se passe
? Mais on peut tout à fait faire comme au Canada. On regarde quels sont les besoins du pays et on réduit au maximum les flux d'entrées. Je maintiens le flux des étudiants parce que c'est important pour le rayonnement de la France et la francophonie. 50 000 par an. Et puis ensuite on réduit au maximum les entrées
à
ce qui est vraiment nécessaire. Un grand scientifique, ce qui est vraiment utile pour le pays. Sur
le règlement familial
? On réduit au maximum le règlement familial. Je suis même pour la suspension pendant quelques années. Le temps de digérer, d'assimiler
toutes
celles et tous ceux qui sont rentrés sur notre sol et qui méritent
d
'être assimilés. Car l'enjeu aujourd'hui c'est d'assimiler. Je lutte davantage contre les communautaristes.
J'expulse
les imams
salafistes.
Christophe Jacob Bussin a une question. J'avais une question parce qu'à l'instant tout à
l
'heure vous avez expliqué en quoi un vote Fillon ou Macron ne serait qu'une prolongation de ce qu'on vit
aujourd'hui.
Vous ne vous avez pas dit ce que serait un vote Le Pen ?
Parce
que vous voulez toujours me faire parler de Mme Le Pen mais moi je parle de moi. Mme Le Pen c'est Mme Le Pen. Elle a eu 90 heures ou 80 heures d'antenne et vous l'invitez vous lui posez des questions. Moi je vous parle de ce
que je propose. Mais vous ne faites
pas une description apocalyptique de son
arrivée au pouvoir ? Mais je ne m'occupe pas de
Mme Le Pen
parce
que je pense que la France est prisonnière de ça depuis tant d'années et je veux offrir aux Français ce qui manque en France c'est-à-dire la fermeté de gouvernement
dans
un esprit de rassemblement
des
Français.
En
2012 encore une question politique vous n'avez pas appelé à voter pour un candidat du second tour François Hollande a été élu est
-ce
que vous regrettez votre
geste ? Peut
-être mais peut -être
mais vous savez vous
vous trompez sur ma position. Vous voyez c'est une question quand même qui intéresse les
auditeurs
et les spectateurs au second tour ils votent Macron ou Marine point d'interrogation. Eh bien je vais vous dire ce que je pense
c'est que les Français n'ont pas besoin d'ordre de vote parce que les Français sont adultes
et
je n'ai pas fait en 2012 si vous reprenez mes déclarations je m'en lave les mains
j
'ai pas du tout dit ça j'ai pas dit c'est pareil
j
'ai dit Français vous êtes assez grand pour savoir ce qui est important et comment vous allez voter
et
je pense d'une manière générale que les consignes de vote n'ont aucun intérêt parce que ce sont les Français qui votent et de grâce laisser les Français un peu libres et je veux dire aux Français qu'ils ont une responsabilité immense avant le premier tour parce que avec ma candidature ils ont la possibilité de bouleverser le jeu politique et enfin de sortir du piège qui est tendu
envers
eux
alors parlons aussi quand même d'autres choses mais dans le climat qui règne en France à l'heure actuelle qui est extrêmement tendu par rapport à certaines religions notamment l'islam bon vous dites je veux lutter contre le communautarisme mais notamment contre le port du voile à l'université comment vous faites pour interdire ça ? mais très
simplement d'abord je voudrais dire qu'il y a une grande majorité de Français
qui
sont musulmans
qui
sont intégrés assimilés qui aiment la France et qui sont eux-mêmes écoeurés et j'en connais beaucoup qui sont dans notre mouvement écoeurés de voir la lâcheté des hommes politiques français depuis des années qui font qu'eux-mêmes sont sous la pression de fanatiques
et
quand il y
a
eu la loi à l'école sur le voile
je
me souviens des discours vous ne pouvez pas interdire les signes de religion dont le voile à l'école les pauvres petites filles vont être malheureuses
etc mais ma question c'est pas celle-là
c'est comment on fait pour faire appliquer la loi en République française
en
République française on affirme solennellement
que
l'égalité homme-femme
est
un principe fondateur
que
les signes ostentatoires de religion sont interdits dans les services de la République l'hôpital
l
'université et si l'entreprise le veut dans l'entreprise et là vous
créez des cours
parallèles il n
'y a
pas de cours parallèles les jeunes filles qui portent le voile l'enlèveront et seront contentes de se libérer de la suggestion du fanatisme et si elles veulent porter le voile elles iront en Arabie
mais
pas en France
une
question d'actualité l'entreprise Lafarge a été critiquée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour vouloir postuler aux appels d'offres à la construction d'un mur entre le Mexique et les Etats-Unis est-ce que vous aussi vous condamnez l'entreprise ou est-ce que
vous l
'encouragez
d'ailleurs
je suis très surpris que M. Hollande qui a construit un mur autour du port de Calais alors il aurait dû interdire aux entreprises françaises qui ont construit le mur sordide qu'il y a autour de Calais financé d'ailleurs par la Grande-Bretagne mais tout ça mais heureusement qu'on va au moins déjà il
y
a une bonne nouvelle c'est que M. Hollande ne se présente pas et qu'on va être enfin débarrassés c'est insupportable insupportable c'est ridicule voilà je n
'ai
rien à dire ce sont des gens qui ont abîmé la France depuis des années mais on garde les Français M. Macron qui est présenté comme mais est
-ce que vous sentez qu'un président de la République doit donner
des indications aux entreprises
sur ce qu'elles ont à faire ou pas
il est libre de sa parole mais ça
traduit
tellement mais vous le feriez de vous dérir des entreprises françaises écoutez là dans ce secteur
-là mais attendez la parole est
libre et un président de la République comme tout citoyen doit dire ce qu'il veut ce qui me fait de la peine c'est que ce soit aussi stupide je reviens sur un point Hollande c'est fini mais on a la réincarnation de Hollande avec Macron je voudrais que les Français réalisent parce que tout est caché que M. Macron a été le ministre
de
M. Hollande que M. Macron fait partie de la commission Atali et soutenu par M. Minck président d'une société d'autoroutes qui gagne un argent fou en fait dans cette campagne si je devais être un peu provocateur on a le choix entre le candidat des banques M. Macron et le candidat des assurances qui touchait de l'argent d'AXA et qui veut privatiser la sécurité
sociale M. Fillon
vous venez dire quelque chose
alors
vraiment bravo moi je veux autre chose je veux être le candidat des français et notamment des petits vous venez dire quelque chose
qu
'on n'habite
pas
à la télévision parfois vous venez dire quelque chose dans l'actualité de la campagne il y a eu cette caricature du parti républicain concernant Emmanuel Macron avec le nez crochu
qu
'est
-ce que c'est lamentable
c
'est
lamentable
je ne participe pas à ça c'est les républicains poser leur leur question en revanche on a quand même le droit de dire que quand M. Macron
a
cédé des grandes entreprises à des intérêts étrangers et que comme par hasard la banque Rothschild
pour
laquelle il a travaillé était l'intermédiaire pour des sessions de grandes entreprises je suis choqué et ça on n'en parle jamais vous pensez à quelle entreprise ? écoutez il y
a
eu l'aéroport de Toulouse qui a été vendu à la Chine Alcatel qui a été vendu aux Finlandais Alstom aux américains Technip aux américains des grandes entreprises 260 000 salariés sont passés sous le contrôle étranger
moi
je n
'ai
pas envie de ça pour mon pays
je
dis aux français qu'on peut réussir qu'on a un pays magnifique des ingénieurs des ouvriers simplement il
faut
les défendre et il faut gagner la bataille de la mondialisation c'est-à-dire investir dans la science doper nos PME rassembler les français et gérer l'argent public avec mesure et baisser les impôts voilà mon programme
merci Nicolas Dupont-Aignan c'était votre grand jury il
sera rediffusé
ce soir à 19h sur l'antenne de LCI bon après-midi à tous