Supporters israéliens agressés : l’indignation - C à vous : l’intégral - 08/11/2024
Bruno Retailleau Au micro : Patrick Cohen, Anne-Élisabeth Lemoine, Mohamed Bouhafsi, Lorrain SénéchalSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Faut-il maintenir le match France-Israël de jeudi prochain au Stade de France ?
- 4:00OuverteRéponse directe
D.Trump peut imposer un cessez-le-feu à B.Nétanyahou ?
- 6:00OuverteRéponse directe
V.Orban suggère de passer de la guerre à la paix en Ukraine. Est-ce un signe ?
- 8:00OuverteRéponse directe
L'élection de D.Trump peut-elle être un électrochoc pour l'Europe ?
- 10:00OuverteRéponse directe
On a attendu des drames pour agir contre le narcotrafic. Pourquoi ce retard ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Faut-il changer de logiciel sur la lutte contre les narcotrafiquants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00P.CohenFait
« Des violences antisémites d'hier soir à Amsterdam, en marge d'un match où près de 3000 supporters israéliens étaient venus pour la Ligue Europa. »
- 3:30P.CohenChiffre
« 5 personnes prises pour cibles ont été brièvement hospitalisées. 62 agresseurs ont été arrêtés. »
- 4:30B.RetailleauFait
« Arrêtons de reculer, arrêtons les renoncements. Nous sommes dans la République française. »
- 5:30B.GuettaFait
« Si la Nuit de cristal... Quand les nazis ont vraiment commencé la chasse aux juifs, qui s'est terminée à Auschwitz, dans les camps d'extermination, si la Nuit de cristal n'avait été que cela, mon Dieu, cela aurait été beaucoup mieux. »
- 7:00B.GuettaPromesse
« Nous sommes quelques-uns au Parlement européen à essayer de monter un intergroupe des 2 Etats. »
- 9:00B.GuettaFait
« Trump, durant son 1er mandat, a toujours soutenu la droite et l'extrême droite israéliennes, y compris dans leurs pires débordements. »
- 13:00F.PloquinFait
« Marseille, ça a toujours été le laboratoire du crime organisé à la française depuis toujours. »
- 15:00F.PloquinFait
« Il manque partout des procureurs et des policiers sur le territoire. »
- 17:00F.PloquinFait
« On fait du répressif tout en démontant la police judiciaire. »
- 22:00B.GuettaFait
« L'Allemagne est dans une bien plus mauvaise situation que nous. »
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec l'équipe. Mohamed? - M.Bouhafsi: Le ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur se sont rendus à Marseille avec des annonces fortes contre les narchomicides.
Ils ont rencontré des familles de victimes de narchomicide. Des familles heureuses d'avoir été entendues mais pas convaincues. - A.-E.Lemoine: Le narcotrafic concerne Marseille mais aussi de plus en plus de villes moyennes en France.
On en parle avec F.Ploquin, journaliste spécialiste du grand banditisme. Patrick? - P.Cohen: L'indignation générale dans le monde entier, pas seulement en Europe, après des violences antisémites d'hier soir à Amsterdam, en marge d'un match où près de 3000 supporters israéliens étaient venus pour la Ligue Europa. - A.-E.Lemoine: C'est un des sujets qu'on soumet ce soir à notre invité, l'eurodéputé B.Guetta.
Il sera question de l'élection de D.Trump et de l'électrochoc pour réveiller l'Europe que doit représenter cette élection. Lorrain? - L.Sénéchal: Vous avez un podcast, B.Guetta?
Vous avez travaillé à la radio pendant longtemps. F.Hollande s'y met.
Il va faire son propre podcast. Ca sort demain. - P.Cohen: On peut dire le titre. "Un président devrait écouter ça." - A.-E.Lemoine: Après 20h, un invité exceptionnel, une icône mondiale de la pop culture, le faiseur de pubs, qui a également été élu...
Le faiseur de tubes, bien sûr! Il a également été élu homme le plus élégant de la planète. P.Williams se raconte dans un biopic documentaire animé.
C'est une forme très originale. On plonge dans son parcours extraordinaire. Il sera à votre place juste après 20h. - B.Guetta: Quand vous m'aurez chassé! - A.-E.Lemoine: On est très heureux de recevoir également J.-P.Rouve, qui fait un tour du monde en bateau, sans bouger de chez lui, un Vendée Globe virtuel.
A.de Caunes nous dit qu'il n'y a aucune honte à être vieux, au contraire. Vieux, c'est être punk.
C'est le thème du magazine qu'il a lancé cet été et qui cartonne. Il a dû être réimprimé. Il y a un public, en France.
On est de plus en plus à vieillir! Le dîner est préparé ce soir par un jeune chef, G.Fernandez, propriétaire de Fana Bistro, dans le 18e. - B.Chameroy: Pharrell est l'homme le plus élégant du monde, juste derrière P.Cohen.
Il y avait un autre sondage parallèle, dans la rédaction. - A.-E.Lemoine: Underground. - B.Chameroy: Vieillir bien, c'est ce que nous propose notre chef avec un plat délicieux mais très light. - G.Fernandez: Un plat végétal ce soir autour du céleri boule et du céleri rave.
Il y aura de l'amande, du raifort... - B.Chameroy: Merci. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure.
L'édito de P.Cohen. Indignation générale après les violences antisémites Qui se sont produites hier à Amsterdam, en marge d'un match de football. - P.Cohen: Match de Ligue Europa contre l'Ajax pour lequel près de 3000 supporters israéliens du Maccabi Tel-Aviv avaient fait le déplacement.
Rencontre considérée à haut risque. La police néerlandaise avait déployé beaucoup de policiers. Malgré cela, des agresseurs habillés en noir ont poursuivi des supporters du Maccabi juste devant leur hôtel.
Les coups pleuvent. Les cris, les slogans et les intimidations sont clairement politiques. ... - P.Cohen: Des insultes, des menaces, des ordres de crier "free Palestine"... 5 personnes prises pour cibles ont été brièvement hospitalisées. 62 agresseurs ont été arrêtés.
Beaucoup de vidéos de ce genre circulent sur les réseaux. Toutes n'ont pas été authentifiées. Il faut être prudent.
La police néerlandaise enquête pour en vérifier l'origine. Certaines images montrent des provocations provocations israéliennes. Le chef de la police d'Amsterdam confirme que la veille, plusieurs drapeaux palestiniens ont été décrochés ou détruits à Amsterdam par des supporters du Maccabi.
L'un d'eux a même été incendié en centre-ville. On a ici des images qui montrent certains de ces incidents. Des dizaines de supporters ont été vus en train de chanter ceci en hébreu, sur le chemin du match. ... - P.Cohen: Des insultes clairement racistes.
Il y a eu une montée en tension des 2 côtés. Un rassemblement propalestinien a rassemblé environ 300 personnes. Ils ont tenté de s'approcher du stage. ...du stade.
La police a fait une vingtaine d'arrestations. Ca a permis de garder le calme avant le match mais pas après. - A.-E.Lemoine: B.Nétanyahou a décidé dans la nuit d'envoyer 2 avions de secours. - P.Cohen: Pour rapatrier les supporters.
Un 1er appareil a atterri cet après-midi à Tel-Aviv. A Amsterdam, des témoignages ont été recueillis. - On n'a rien à voir avec la guerre.
On est juste venus supporter notre équipe et voilà ce qu'on récolte. - La police est venue beaucoup trop tard. Ils sont arrivés alors que beaucoup de personnes étaient déjà blessées.
Plusieurs doivent être encore à l'hôpital. - On a réussi à sortir de notre hôtel et à rejoindre l'aéroport. On attend d'être secourus. - Pour moi, c'était un pogrom.
Cela visait les Israéliens. Les juifs ont été attaqués parce qu'ils sont juifs. - P.Cohen: Beaucoup de réactions depuis ce matin.
La flambée d'antisémitisme qui a suivi des massacres du Hamas et la riposte israélienne n'avaient pas connu jusqu'ici une telle attaque en Europe groupée, concertée. L'enquête dira si elle était préméditée, comme le disent certains témoins sur place. La maire d'Amsterdam dénonce une explosion de l'antisémitisme.
Le Premier ministre néerlandais exprime sa honte. E.Macron condamne des violences qui rappellent les heures les plus indignes de l'histoire. - A.-E.Lemoine: Faut-il, dans ces conditions, maintenir le match France-Israël de jeudi prochain au Stade de France? - P.Cohen: Question posée à la fois par LFI...
M.Bompard a demandé son annulation...
Et par le RN. J.Odoul a suggéré sa délocalisation en Corse.
Dès la mi-journée, B.Retailleau a dit non. Il estime que cela reviendrait à abdiquer face aux antisémites. - B.Retailleau: Arrêtons de reculer, arrêtons les renoncements.
Nous sommes dans la République française. Je tiens à ce qu'un match de foot, même si c'est France-Israël, puisse se dérouler dans des conditions normales. - P.Cohen: Mais sous haute sécurité.
C'est promis par le préfet de police et le ministre de l'Intérieur. Il y aura un important dispositif policier et peu de spectateurs. Il y aura une jauge de 15 000 à 20 000 spectateurs seulement au Stade de France.
C'est très faible. - A.-E.Lemoine: Avant de revenir à ce qui s'est passé à Amsterdam, est-ce qu'il faut maintenir le match France-Israël de jeudi au Stade de France? - B.Guetta: Bien sûr que oui.
Il n'y a aucune raison de reculer. Je suis totalement accablé devant ces images et surtout...
Pas surtout, mais plus globalement parlant, devant cette situation. Cette chasse aux juifs est insupportable. Cette inflation dans la condamnation est aussi insupportable.
Si la Nuit de cristal...
Quand les nazis ont vraiment commencé la chasse aux juifs, qui s'est terminée à Auschwitz, dans les camps d'extermination, si la Nuit de cristal n'avait été que cela, mon Dieu, cela aurait été beaucoup mieux. Mais comparer ça à la Nuit de cristal...
Non. Ce n'est pas possible. C'est diminuer l'horreur de la Shoah. - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'a notamment fait le roi des Pays-Bas, en comparant ce qui s'est passé à la Shoah. - B.Guetta: Ca m'a gêné.
Cette phrase du souverain néerlandais disant: "Nous avons manqué aux juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, nous ne devons pas recommencer", c'est sympathique et humain, bravo, sauf que ce n'est pas du tout la même chose. Devant une situation comme ça, je me dis: "Continue à faire ce que tu fais." Nous sommes quelques-uns au Parlement européen à essayer de monter un intergroupe des 2 Etats.
Des partisans à droite, à gauche, au centre, chez les Verts, de la solution à 2 Etats. J'espère qu'on va y arriver. Je crois que cette idée est soutenue par beaucoup de gens des différents groupes au Parlement et on va y arriver.
C'est beaucoup plus important que les inflations de langage. - A.-E.Lemoine: Et les références historiques disproportionnées.
Il n'empêche qu'on a entendu des provocations d'un côté, une chasse aux juifs de l'autre côté, des images, une flambée de l'antisémitisme qui existe depuis le 7 octobre dernier...
Comment on évite cela, avec des discussions intergroupes? - B.Guetta: Oui.
Certainement, en arrivant à ce que les conditions de la paix soient réunies en Israël et en Palestine. Si, demain, il y avait réellement un Etat palestinien et un Etat israélien coexistant pacifiquement, je suis certain qu'on n'assisterait pas à ces débordements de haine aussi fous, insupportables et absurdes que ce à quoi on a assisté depuis 2 jours à Amsterdam. - A.-E.Lemoine: D.Trump, le futur président américain, a pendant toute sa campagne, assuré qu'il pouvait arracher la paix au Moyen-Orient.
Son élection a été saluée par B.Nétanyahou. Il s'est félicité de ce retour historique de D.Trump à la Maison-Blanche.
Il est ravi pourquoi, B.Nétanyahou? Parce qu'il pense que plus que jamais, il aura les mains libres et qu'il aura un allié encore plus solide à Washington? - B.Guetta: Bien sûr.
C'est évident. Trump, durant son 1er mandat, a toujours soutenu la droite et l'extrême droite israéliennes, y compris dans leurs pires débordements. Là, B.Nétanyahou espère qu'il en sera de même.
Cela étant, il espère peut-être en se faisant des illusions. Il y a un moment où Trump voudra lui imposer sa solution, qu'elle plaise ou non à B.Nétanyahou.
A la place du Premier ministre israélien, je ne sablerait peut-être pas autant le champagne qu'il le fait. - A.-E.Lemoine: D.Trump peut imposer un cessez-le-feu à B.Nétanyahou? - B.Guetta: Ca ne sera pas son ambition dans un premier temps.
Il va, je crois, même si je peux me tromper...
Il va laisser d'abord B.Nétanyahou agir comme il l'entend. - P.Cohen: Il se présente comme un homme de paix, même si ça sera sûrement au détriment de l'Ukraine. - B.Guetta: La question est de savoir jusqu'à quel point Trump soutiendrait Nétanyahou dans l'ambition de détruire le potentiel nucléaire iranien.
C'est la grande question. Je n'ai pas la réponse. - A.-E.Lemoine: L'autre dirigeant qui a finalement félicité D.Trump hier, c'est V.Poutine. - A.-E.Lemoine: D.Trump dit qu'il pensait bientôt parler avec le président russe.
Le Premier ministre hongrois, V.Orban, a sommé aujourd'hui des Européens de reconnaître la nouvelle situation avec ces élections en acceptant de passer de la guerre à la paix en Ukraine. Les manoeuvres ont commencé pour tenter d'imposer une paix aux dépens de l'Ukraine? - B.Guetta: D'abord, cette expression de V.Orban, "accepter de passer de la guerre à la paix"...
Qui a ouvert cette guerre? Ce ne sont pas les Ukrainiens, encore moins l'UE. Celui qui a ouvert cette guerre, c'est monsieur Poutine.
Quand on l'entend dire à l'instant: "Si on veut aider à résoudre la crise ukrainienne"...
C'est complètement invraisemblable! Monsieur Poutine, vous n'avez pas besoin d'aide! Retirez vos troupes d'un pays dont les frontières sont internationalement reconnues!
La crise se terminera dans l'heure. - A.-E.Lemoine: Mais le soutien de V.Orban, est-ce le début d'un signe, d'une possibilité de gestion du front européen? - B.Guetta: Non.
V.Orban est le Premier ministre d'un pays qui était de 10 millions d'habitants, qui se dépeuple régulièrement parce que tous les jeunes diplômés...
Beaucoup de jeunes diplômés fuient ce pays. Ce n'est pas monsieur Orban qui décide de la politique ukrainienne de l'UE. En revanche, il est absolument certain, puisque c'est dit et répété, que Trump voudra imposer aux Ukrainiens, une paix basée sur 3 choses.
Premièrement, nous reconnaissons les conquêtes territoriales de la Russie. C'est-à-dire que les Ukrainiens abandonnent 20 à 25 % de leur territoire conquis par les Russes...
Deuxièmement, "je m'engage, moi, Trump, à dire à V.Poutine que les Ukrainiens ne pourront pas rentrer dans l'Alliance atlantique, même les Ukrainiens de l'Ukraine qui resteraient après les annexions territoriales"...
Troisièmement, "pour tordre le bras aux Ukrainiens, j'arrêterais de leur livrer des armes". L'année dernière, à l'insistance de D.Trump, ses élus à la Chambre des représentants avaient bloqué pendant 6 mois toutes les aides à l'Ukraine.
Il ne faut pas penser que ce ne serait que des idées comme ça. C'est tout à fait sur la table. Pourquoi D.Trump fait ça?
C'est simple. Il déteste les Européens. Il nous déteste.
Pas seulement l'UE...
Surtout l'UE. C'est 450 millions d'habitants alors que les Etats-Unis, 335, pour mémoire. Il y a un rapport de force.
Il déteste l'unité des Européens. Mais il déteste les Européens d'une manière générale parce que les Européens, à ses yeux, exportent trop aux Etats-Unis. Ces exportations, aux yeux de Trump, et c'est parfois vrai, mettraient en mauvaise situation certaines industries américaines, notamment l'industrie automobile, les industries allemandes.
Il veut donc augmenter les droits de douane sur les produits européens. Il y a, au Parlement européen et dans toute l'UE, des forces de l'extrême droite qui applaudissent monsieur Trump, qui veut augmenter les droits de douane sur les produits européens, c'est-à-dire amener à la fermeture d'usines dans l'Europe, à la montée du chômage et à la dégradation de notre situation économique. On est dans une situation très paradoxale.
Mais la certitude, c'est que monsieur Trump est notre adversaire. - P.Cohen: Vous faites partie de ceux qui pensent que l'élection de D.Trump peut être un électrochoc pour l'Europe.
Mais pour qu'un électrochoc marche, il faut que le malade soit en état de supporter la décharge. Or, on a une Europe dont l'économie est convalescente, pour ne pas dire...
Pire. Sans leadership, dont les 2 moteurs sont considérablement affaiblis, E.Macron en France et O.Scholz en Allemagne, qui est en sursis, qui va sans doute disparaître après les élections de mars... - B.Guetta: Non, il va faire une coalition avec la droite allemande. - P.Cohen: Ah bon? - B.Guetta: C'est le plus probable. - P.Cohen: Peu importe... - B.Guetta: Je peux me tromper... - P.Cohen: Dans quelles conditions cette Europe soumise à l'électrochoc Trump peut réellement... - B.Guetta: C'est très simple.
Depuis le 1er mandat de Trump, quand il avait été élu en 2016...
Il y avait eu un 1er électrochoc dans l'UE. Soudain, les pays les plus atlantistes ont réalisé que le parapluie américain était en train de se refermer. Le tabou qui était très fort sur l'idée même d'une défense européenne est tombé.
Même monsieur Orban, depuis le début des années 2000, défend la nécessité d'une défense commune. Il n'y a pas aujourd'hui, dans l'UE, de pays qui s'oppose à la constitution d'une défense commune. - P.Cohen: Qui peut prendre le leadership?
C'est important. - B.Guetta: C'est même capital.
Il y a une personne qui rêve de prendre le leadership aujourd'hui: la présidente de la Commission européenne. Pourquoi? Pour la 1re fois dans l'histoire, les 2 premières puissances de l'UE sont affaiblies.
C'est l'Allemagne et la France. On a souvent assisté à des périodes d'affaiblissement de la France ou de l'Allemagne, mais simultanément, ça crée un vide. U.von der Leyen...
La politique a horreur du vide...
Il y a nécessité aujourd'hui d'un leadership européen. Elle se dit que non seulement elle-même mais aussi la Commission européenne...
Et avec elle, le Parlement européen...
Il y a une montée en puissance des institutions européennes parce qu'il y a un vide dans les capitales nationales. Regardez une chose frappante...
On auditionne les commissaires désignés au Parlement européen. Nous allons avoir, dans la prochaine Commission, non seulement une commissaire à la Méditerranée...
Nous allons définir une politique méditerranéenne. C'est nouveau. Surtout, nous allons avoir un commissaire à la Défense.
Ce commissaire désigné à la Défense disait avant-hier, j'étais dans la salle, j'étais très content d'entendre ça, que non seulement, il fallait développer une défense européenne, mais qu'il fallait aussi que nous achetions des armes européennes, et que pour cela, nous constituions des industries paneuropéennes de défense. C'est nouveau parce que cet homme est un ancien Premier ministre lituanien. Or, les pays baltes étaient évidemment, à cause de leur petite taille, avec la Pologne, les pays les plus atlantistes de l'UE.
Maintenant, ils ont compris. On assiste à un grand basculement au sein de l'UE, à un rapprochement, à une convergence de vues entre la France et tout les pays anciennement sortis du bloc soviétique. C'est un rapprochement autour de l'idée de défense européenne et d'autonomie stratégique. - P.Cohen: La Pologne va être très importante. - M.Bouhafsi: Les 1ers messages envoyés par D.Trump à l'Europe sont inquiétants.
Il a nommé S.Wiles au poste stratégique de cheffe de cabinet. Une 1re pour une femme aux Etats-Unis.
C'est une des architectes de sa campagne. - M.Bouhafsi: "Ton gros cul en prison bientôt." Il l'appelle "chérie".
Il peut devenir le conseiller à la Justice. D.Trump a dit qu'il allait confier la santé à R.Kennedy Jr, qui est un complotiste antivax et qui a dit qu'il ne prendrait aucun médicament de l'UE.
Si ce genre de personnes arrive au pouvoir... - B.Guetta: Quand ils seront au pouvoir... - M.Bouhafsi: Pardon.
Ca donne une image inquiétante du mandat de D.Trump, qui arrive très vite. On fait quoi face à eux? - B.Guetta: Une chose très simple.
On affirme l'UE comme une puissance politique sur la scène internationale. Comment dire ça...
Si nous n'instaurons pas rapport de force avec les Etats-Unis, nous sommes mangés, finis, économiquement et en termes d'influence politique et culturelle. Or, ce rapport de force, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, nous pouvons parfaitement l'instaurer. Encore une fois, nous sommes un marché de 450 millions de personnes.
Aucune entreprise américaine ne peut se passer du marché européen. Monsieur Trump, vous voulez augmenter les droits de douane? Nous aussi, nous pouvons riposter.
Prenez cela en compte parce que vos entreprises ne pourront plus agir, se développer sur le marché européen comme elles le font aujourd'hui. Technologiquement, industriellement, nous sommes aussi forts que les Etats-Unis. Nous pouvons parfaitement, à condition d'unir nos forces, connaître un développement de l'IA au moins aussi grand et spectaculaire que celui des Etats-Unis.
N'oublions pas que les mathématiciens les plus écoutés et les plus influents aux Etats-Unis sont des Français. L'école mathématique française est la meilleure du monde. - A.-E.Lemoine: Voilà pour ce message.
Un électrochoc et de l'unité pour imposer la solidité de l'UE face aux Etats-Unis. - B.Guetta: Ce n'est pas joué, mais il faut le vouloir.
Il y a cette phrase de Monnet: "Je ne suis pas optimiste. Je suis déterminé." C'est fondamental. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous.
On a d'autres sujets à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. - Ma fille était dans sa chambre en train d'étudier et s'est prise une balle. - On m'a appelé en me disant que mon frère a été retrouvé calciné dans une voiture. - Mon frère a été assassiné le 4 avril 2016 à Marseille. - Mon neveu a été tué à 14 ans. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une ville gangrenée par le trafic de drogue.
En 2023, Marseille a connu 49 narchomicides. Après E.Macron l'an dernier, B.Retailleau et D.Migaud se sont rendus dans la cité phocéenne aujourd'hui pour marteler un discours de fermeté. - B.Retailleau: C'est une cause nationale.
Si j'ai souvent utilisé le parallèle avec les terroristes, ce n'est pas seulement par souci de pédagogie. C'est la même chose. - D.Migaud: Il faut conjurer le sort. - B.Retailleau: L'appareil d'ensemble de l'Etat va être en ligne dans une cause nationale pour gagner cette guerre. - Je les ai trouvés très à l'écoute.
On n'a pas parlé que des assassinats. On a aussi parlé des problèmes en général dans les quartiers. - On a donné la parole aux familles.
On n'a pas été pris par le temps. - Les paroles partent, les écrits restent. On attend des mesures. - On attend aujourd'hui une réponse pénale, que la justice fasse le nécessaire. - Il faut que ça suive, que les peines soient à la hauteur de la mise en examen.
Mon neveu n'aura jamais 15 ans. Ils l'ont tué à 14 ans. Dans 15 ans, ils vont sortir? - M.Bouhafsi: En 2023, la ville a été bouleversée Par la mort de Socayna, étudiante en droit qui était en train de réviser dans sa chambre quand une balle perdue de kalachnikov l'a touchée au visage.
On a rencontré la mère de Socayna. - Dans le dossier de Socayna, il n'y a rien à chercher. Ma fille étudiait dans sa chambre et s'est pris une balle. - Je me demande pourquoi elle est partie de cette manière et pourquoi tirer dans les façades.
Maintenant, à Marseille, on doit faire attention dans n'importe quel endroit. On leur a fait comprendre qu'on était en détresse totale et qu'il fallait de l'aide. - On vit dans la peur.
On n'est pas en sécurité. Des fois, s'il n'y a pas ma fille, j'ai envie de partir. Qu'est-ce que je vais faire?
Vivre avec ces gens-là? C'est impossible. - M.Bouhafsi: Cet homme a perdu son frère et a créé l'association Conscience.
Il s'est présenté aux dernières législatives sous les couleurs de la Nupes. Il estime que cette visite ne va pas changer grand-chose. - Ca fait 30 ans qu'il y a des meurtres dans la cité phocéenne.
On nous explique qu'il faut plus de répression et plus de policiers. Pas de police de proximité, pas de retour de politique sociale...
J'attendais du respect et de la considération. Quand Macron et Darmanin venaient, ils avaient la décence de convier les acteurs de terrain. - M.Bouhafsi: La venue de B.Retailleau à Marseille a été très décriée.
Les associations locales étaient choquées. Pour B.Payan, il faut mettre de côté les opinions politiques sur un combat aussi grave que la lutte contre le trafic de drogue. - B.Payan: C'est une question d'intérêt général.
Je ne partage pas ses options politiques et je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il a dit, mais l'essentiel, c'est d'avoir les moyens. Il ne suffit pas de couper les tentacules de la pieuvre. Il faut taper fort, taper au portefeuille.
Il faut les traquer là où ils sont. On finira par gagner cette guerre si on la mène. - M.Bouhafsi: 18 personnes ont été assassinées depuis le début de l'année par narchomicide. 43 personnes avaient été tués à la même période l'an dernier.
Des chiffres en baisse. - On n'est pas toujours en sécurité partout. Il y a des quartiers qu'on évite.
Même dans le centre-ville, on n'est pas toujours très à l'aise. Le soir tard, j'ai parfois peur. - L'insécurité, ça a doublé.
Ils ont envahi le centre-ville. Je ne suis pas optimiste. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, F.Ploquin, vous êtes journaliste spécialiste du grand banditisme.
C'est à Marseille que des annonces pour lutter contre le narcotrafic ont été faites. Marseille avait été désignée comme le coeur du réacteur du narcotrafic par G.Darmanin.
Ca touche aujourd'hui tout le territoire national. On peut parler de marseillisation? - F.Ploquin: Marseille, ça a toujours été le laboratoire du crime organisé à la française depuis toujours.
C'est un laboratoire qui fonctionne bien, qui s'exporte bien, qui se mondialise facilement. C'est une forme de pollinisation, comme les abeilles qui transportent leur suc à droite à gauche. Sur tous les territoires...
Dans le sud de la France, ils essaient d'asseoir leur emprise. Après, il y a des mouvements. Les bandits bougent beaucoup plus qu'autrefois.
Ils sont recrutés par les réseaux sociaux. Ils se déplacent. Ce système de pollinisation, de métastases...
Ce réveil est aujourd'hui nécessaire, mais il est tardif. Ca fait tellement longtemps que les policiers nous alertent. - A.-E.Lemoine: On a attendu des drames... - F.Ploquin: Ca fait 20 ans que les policiers me disent qu'il va se passer ci ou ça, mais les politiques ne veulent pas l'entendre.
Le 1er point de bascule, c'est que les politiques commencent à formaliser les choses. - A.-E.Lemoine: Ils mettent des mots.
Est-ce que ce sont les bons mots? B.Retailleau parle de mexicanisation de la France.
Il compare ce qui se passe à de la mafia italienne. Il se trompe? - F.Ploquin: Par rapport à ces mamans qu'on a entendues...
La prise de conscience et au moment où les morts, ce ne sont plus seulement les dealers. Les dealers, il en mourait toutes les 5 minutes depuis toutes les années. Là, il y a des victimes qu'on appelle collatérales, mais que je trouve principales.
Le rapprochement avec le terrorisme n'est pas complètement idiot. Quand on les entend, ce sont des gens qui ont vu la mort leur tomber dessus, un peu comme ceux qui étaient au Bataclan. Le bébé de 5 ans...
Le jeune Nicolas qui fait la queue dans une boite de nuit en Ardèche...
Ca serait un fait similaire. Il fait la queue pour aller en boîte de nuit. A la quarantième victime collatérale, on se dit: "Oh là là..." Pour revenir sur la mexicanisation, j'ai travaillé sur le Mexique et la Colombie.
Il y a des indices de mexicanisation, mais au Mexique, l'appareil d'Etat est sous le contrôle des bandes de narcos, de la mafia. Au Mexique, la moitié des policiers sont stipendiés par les narcos. Au Mexique, on ne fait pas la guerre...
Au Mexique, c'est l'armée qui fait la guerre depuis 10 ou 15 ans aux narcos, mais elle ne la gagne pas pour l'instant. On n'est pas encore au Mexique. On n'est pas non plus encore, en France, aux Pays-Bas ou en Belgique, où on a des mafias qui sont très puissantes et qui ont fait main basse sur un certain nombre de pans de l'économie belge.
Elles sont entrées dans les ports et menacent les plus hautes autorités de ces Etats. On n'est pas encore au Mexique. Il est peut-être encore temps. - A.-E.Lemoine: Le combat n'est pas encore tout à fait perdu. - F.Ploquin: J'espère.
Je ne veux pas être pessimiste. - A.-E.Lemoine: Entre les moyens considérables dont disposent les narcotrafiquants...
Ils vont vite. Ils sont sur les réseaux sociaux. Ils uberisent le trafic.
Et les moyens de la police... - F.Ploquin: J'ai entendu M.Barnier parler de mobilisation générale.
C'est encore un vocabulaire guerrier. Quand on mobilise, il faut des hommes. Or, en France, force est de constater...
On parle de créer un super parquet national, pourquoi pas? Il manque partout des procureurs et des policiers sur le territoire. Faire la guerre sans troupes, on ne va pas très loin.
Il suffit d'écouter les policiers. Ce serait bien que ces 2 ministres, de retour de Marseille, convoquent quelques policiers, quelques membres de la police judiciaire qui leur racontent à quel point il sont démunis aujourd'hui à Blois, à Strasbourg...
On est démunis. On ne peut pas bouger. On travaille avec un élastique dans le dos.
Les policiers ont envie d'y aller, mais aujourd'hui, traiter un informateur dans ce milieu-là, c'est très périlleux. Les fonctionnaires se mettent en danger. Ils ne travaillent pas dans des conditions sûres. - P.Cohen: Comment créer des vocations de repentis?
D.Migaud a annoncé qu'il voulait renforcer le statut des repentis, qui pourront changer d'identité. Seuls 42 participent à ce programme en France, contre plusieurs milliers en Italie.
C'est un levier qui pourrait être activé davantage? - F.Ploquin: Comparer la France à l'Italie et aux Etats-Unis...
Il faut être raisonnable. Aux Etats-Unis, ils ont des moyens considérables. Ils font des opérations d'infiltration dans la mafia.
En France, ils n'ont pas le droit. On ne le fait pas. Les repentis, ça marche en Italie car la criminalité organisée est très pyramidale.
Si vous avez quelqu'un qui est assis à la droite de Dieu et qui vient voir la police en disant: "Ca fait 20 ans que je travaille avec eux et je vous donne tout." En France, ce n'est pas pyramidal. C'est une multitude de soleils qui essaient de briller dans leur coin et qui ne sont pas coordonnés.
Un repenti ne va pas aller loin. Il ne va pas déstabiliser la pieuvre. Vu le peu de protection qu'on a l'habitude de donner...
En France, on n'a pas cette culture. C'est pour ça que les gens n'y vont pas. Ils ont peur de mourir.
Derrière, ils vont mourir. Il y a de fortes chances. - A.-E.Lemoine: Faut-il changer de logiciel?
Le répressif, on le fait depuis 30 ans, ça ne fonctionne pas suffisamment. - F.Ploquin: On fait du répressif tout en démontant la police judiciaire.
Depuis 3 ou 4 ans, on a affaibli l'instrument principal de lutte contre la criminalité organisée. - P.Cohen: C'est ce que suggérait Anne-Elisabeth.
Le répressif, c'était l'idée de la pénalisation. - A.-E.Lemoine: Il faudrait ouvrir le débat sérieusement en France. - F.Ploquin: Vous imaginez un débat sur la dépénalisation à l'Assemblée?
Ils ne sont pas capables de le faire. - P.Cohen: Des commissions parlementaires ont pourtant conclu que c'était une voie à suivre. - F.Ploquin: L'approche est tellement idéologique que ça s'est terminé en bagarre générale.
Pourquoi pas? Il faut aller jusqu'au bout. C'est l'Etat qui va devenir le dealer, qui va vous vendre le shit et l'herbe.
La cocaïne, l'Etat n'y touchera pas. On laissera les drogues de synthèse...
Ca ne résoudra pas les choses. Je n'y crois pas. Si l'Etat se met à commercialiser du shit ou de l'herbe, il n'aura pas le même taux de THC.
Les médecins qui conseillent l'Etat vont fixer un taux. Il aura un certain prix. Les jeunes dealers vont casser les prix et faire du produit plus fort.
Ils le vendront à nouveau sous le manteau, évidemment. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venu nous parler de cette question complexe.
Les solutions ne sont pas simples. Je signale cet excellent livre: "Confessions d'un patriote corse. Des services secrets au FLNC" et on n'en a pas parlé ce soir... - P.Cohen: C'est J.Peraldi qui se confie. - F.Ploquin: A 84 ans. - A.-E.Lemoine: C'est disponible chez Fayard.
C'est le 5/5. L'audition tendue de G.Attal au Sénat sur le dérapage budgétaire. - L.Sénéchal: B.Le Maire a chargé le nouveau gouvernement devant les sénateurs hier.
Aujourd'hui, G.Attal était auditionné. C'était tendu. - Le budget n'est pas tenu. - G.Attal: Faites-moi la liste des dépenses que vous reprochez à mon gouvernement.
Est-ce que les dépenses de l'Etat ont dérapé en 2024? - Vous êtes dans une situation de déni. - G.Attal: Mais pas du tout. - Vous avez un discours ambivalent.
Ca part complètement en sucette. - L.Sénéchal: G.Attal assure avoir pris des décisions fortes pour éviter le dérapage du budget quand il était à Matignon.
Il dit avoir préparé un budget avec 15 milliards d'euros d'économies. Sous-entendu: le nouveau gouvernement aurait tardé à reprendre cette ébauche. - Cette manière de se défausser en disant: "S'ils avaient pris les mesures"...
On ne va pas refaire le monde. Il faut arrêter! 18 milliards...
Ce n'est pas sérieux. - Le ministre B.Le Maire a été presque plus clair en ne voulant pas répondre à la question. - L.Sénéchal: G.Attal s'est aussi défendu d'avoir pris une décision politique... - G.Attal: Si la boussole des décisions que j'ai été amené à prendre avec mon gouvernement, c'était les européennes et le fait de préserver la majorité avant les européennes, on n'aurait pas augmenté la taxe sur l'électricité en janvier et annulé des milliards d'euros de crédit en février.
On n'aurait pas pris ces décisions avant les européennes. - L.Sénéchal: Sauf qu'hier, le vice-président de l'Assemblée nous disait l'inverse. - R.Lescure: Imaginez un gouvernement qui tombe en mai. - A.-E.Lemoine: Le trou est plus gros. - P.Cohen: Il y a eu un trou et une chute. - L.Sénéchal: Est-ce que ça a affaibli notre voix et notre crédibilité? - B.Guetta: Incontestablement.
Malheureusement, la voix allemande est encore plus affaiblie que la voix française. - P.Cohen: Ca nous console un petit peu. - B.Guetta: Ce n'est pas la question.
C'est une question de s'inquiéter vraiment. L'Allemagne est dans une bien plus mauvaise situation que nous. L'Allemagne comptait sur le parapluie américain.
C'est fini. Elle comptait sur le gaz russe. C'est fini.
Elle comptait sur les exportations vers la Chine. C'est très compromis. C'est une crise structurelle en Allemagne, beaucoup plus grave que la nôtre. - A.-E.Lemoine: Ca nous rassure un peu. - B.Guetta: Non!
Au contraire, ça nous inquiète. - A.-E.Lemoine: F.Hollande lance un podcast. - L.Sénéchal: Il y aura un épisode par mois.
Il a annoncé l'arrivée de ce podcast sur les réseaux sociaux. - L.Sénéchal: Ca s'appelle "Un président devrait écouter ça".
Ca s'adresse sans doute à E.Macron. C'est une référence au livre de G.Davet et F.Lhomme, dans lequel F.Hollande évoquait les sans-dents et critiquait tous ses alliés. - P.Cohen: Ce qui lui a coûté sa fin de mandat. - L.Sénéchal: Cette fois, pas de monologue mais des entretiens.
Le 1er épisode est consacré à Trump. F.Hollande posera des questions à une spécialiste de la politique américaine.
Les députés sont de plus en plus nombreux à embrasser les nouveaux médias. - Bonjour à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. - L.Sénéchal: A.Léaument a 300 000 abonnés sur sa chaîne.
Il y a aussi J.Bardella et ses 2 millions d'abonnés TikTok. Il ne leur dit pas grand-chose...
Acclamations. Je finis mon verre et j'y vais. Je prends toujours des bonbons ou du sucre pour ne pas avoir faim.
Le problème, c'est que ça redescend après. - L.Sénéchal: J.Bardella est aussi un peu vieux jeu.
Il publie ses mémoires: "Ce que je cherche". Il attaque Publicis pour ne pas avoir affiché son livre dans les gares. La publicité politique est interdite dans les gares. - A.-E.Lemoine: Aucun TGV Paris-Lyon pour les prochains jours. - L.Sénéchal: Il y a des trains mais ils ne roulent pas à grande vitesse.
Il faut faire 4 heures 30 pour rallier Lyon depuis Paris. - Je voulais passer un petit week-end à Paris pour profiter de ce week-end de 3 jours. On va peut-être prendre BlaBlaCar. - Je devais prendre le train et j'ai dû décaler ma rangée pour faire du travail. - Je devais prendre des billets pour ce week-end.
Je ne les ai pas pris. - L.Sénéchal: En plein week-end prolongé... - P.Cohen: Pas pour nous! - L.Sénéchal: Pourquoi cette ligne à grande vitesse la plus empruntée d'Europe ferme?
C'est un boulot titanesque auquel 1000 cheminots s'attellent. Ils vont installer ces petits boîtiers sur les rails et raccorder 57 000 fils à un nouveau système de signalisation. C'est payé en partie par l'Europe.
Ca permettra de gagner en fréquence: il y aura plus de trains sur la ligne. - L'ensemble des installations, dont les balises sur cette LGV, permet de localiser les trains et de donner cette information à un système intelligent. L'objectif est de passer de 5 minutes entre chaque train à 3 minutes. - L.Sénéchal: Si tout va bien, en 2030, ça fera 3 trains de plus à chaque heure dans chaque sens de circulation. - A.-E.Lemoine: Le sud de la France touché par de fortes intempéries. - L.Sénéchal: Qui a dit qu'il pleuvait toujours en Bretagne?
Aujourd'hui, à part en Bretagne, il a plu sur quasiment toute la moitié nord et la Méditerranée. 2 départements sont en vigilance orange: l'Aude et l'Hérault. Les orages reviennent ce soir.
Ils ont frappé la nuit dernière avec des inondations dans l'Aude. En Espagne, on ne s'en sort pas. Nouvelles intempéries au petit matin en Catalogne, dans la ville de Dali.
Les voitures sont emportées. C'est la rue principale de la cité balnéaire de Cadaquès. 100 l par mètre carré.
C'est trop pour la rivière de la ville. Les véhicules se sont retrouvés encastrés sur le pont. Il a fallu une grue pour évacuer ces voitures.
Ces images de Cadaquès rappellent celles de Valence il y a 2 semaines, où la boue est encore omniprésente. Impossible d'enterrer les 219 victimes qui reposent toujours dans la morgue provisoire. Il y a toujours 93 disparus, dont 2 frères de 3 et 5 ans qui ont ému l'Espagne entière.
Les bénévoles tentent d'aider à retrouver les corps de ces 2 enfants. Ca, c'est leur maison dévastée. Les murs sont tombés.
On voit les noms sur la porte. - Ils étaient là. C'est la tristesse, la désolation.
C'était des enfants très petits. Ils commençaient à peine à vivre. A cause d'un manque de coordination pour prévenir les habitants, les enfants ne sont plus là. - L.Sénéchal: C'est cruel pour les plus petits...
Il y a des enfants qui constatent l'état de leur école toujours fermée et qui fondent en larmes. Un autre enfant a remercié la Guardia Civil. Ils lui ont offert un polo. - L.Sénéchal: Il reste encore des dizaines de personnes recherchées. - A.-E.Lemoine: On voulait vous parler du prince William, qui a passé une annus horribilis...
On célèbre les 100 ans de l'une des plus grandes écoles de journalisme en France. - L.Sénéchal: L'ESJ Lille.
Des légendes y sont passées, comme H.Bourges, ancien patron de TF1 et de France Télévisions. P.Bonte et aussi P.Cohen... - P.Cohen: P.Bonte sera là ce week-end. - L.Sénéchal: P.Cohen, dans cet ouvrage, nous apprend qu'il est entré in extremis à l'ESJ grâce à un désistement.
Vous vous dites heureux ici à "C à vous" car vous disposez d'une immense liberté éditoriale. Voici à quoi vous ressembliez à l'époque. En 85, vous écriviez à la plaquette des anciens de l'école.
Vous parlez d'une prétention exorbitante et vous faites une faute d'orthographe. - P.Cohen: C'est moi qui ai fait la faute? - A.-E.Lemoine: Bah oui!
Merci, Bernard.