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Discours / meetingyoutube.com· 19 octobre 2026 10 minAutoproduitPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalJustice

Une France libre. Une France féministe. Une France qui ne cède pas. Vive René La Combe !

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Ne pas céder lorsque la France s'effondre. Ne pas céder lorsque l'occupant traque et torture. Ne pas céder lorsqu'on est arrêté, emprisonné, déporté. »
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    « Je n'avais pas l'intention d'intervenir dans ce débat. Mais les attaques d'une virulence inadmissible que vous subissez depuis quelques jours de la part de certaines formations et les comparaisons qui sont faites m'obligent à monter à cette tribune pour clamer mon indignation. »
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    « En 1968, pour lutter contre le déterminisme social, il réclamait ainsi à l'Assemblée une meilleure information en matière d'orientation pour les jeunes et gens et les jeunes filles issues des milieux ruraux. »
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    « Il y a chez nous de multiples tendances. Les Français visent avec les tendances. Il y a des socialistes, des communistes, des gaulistes. C'est cela la France, celle de notre histoire, celle que nous devons servir. »

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Locuteur

Madame la ministre, chère Roseline Bachelot, monsieur le maire du 16e arrondissement, cher Jérémy Ridler, mesdames et messieurs les élus, mon général cher Thierry Bucart, délégué national de l'ordre de la libération et général cher François Xavier Mabin, gouverneur militaire de Paris. Mesdames et messieurs, les officiers généraux et supérieurs, mesdames et messieurs, les membres de la famille de René Lacombe, cher Jérôme Lacombe, cher Gautier Lacombe, chers enfants, mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, soyons fermes, purs et fidèles. Au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé.

Ces mots, le général de Gaul les prononce le 14 juillet 1941 à Brazaville devant des Français libres qu'il vient de décorer de [grognement] l'ordre de la libération. Ils furent 1038 valeureux à rejoindre cet ordre de la nuit chanté par André Malot. 1038 femmes et hommes qui dans l'obscurité avaient rallumé les flambeaux de la liberté. 1038 compagnons de la libération parmi lesquels prenez la Mesdames et messieurs, la vie de René Lacombe semble tout entier répondre à cette exigence suprême. Ne pas céder. Ne pas céder lorsque la France s'effondre. Ne pas céder lorsque l'occupant traque et torture. Ne pas céder lorsqu'on est arrêté, emprisonné, déporté. Ne pas céder au nom de la liberté.

René Lacombe avait d'ailleurs choisi pour devis ses mots de Versetorix. J'ai pris les armes pour la liberté de tous. Tout est là. La liberté, le dévouement et sa ferveur de l'engagement. Cette ferveur ne le quitta jamais car après son engagement militaire dans la résistance pour libérer la France, succéda à son engagement politique, citoyen, parlementaire pour la reconstruire. En 1958 En 1958 porté par la vague goliste, René Lacombe fut ainsi élu député du M et Loir dans les rangs de l'Union pour la Nouvelle République.

de véritables liens d'amitié avec le premier ministre Michel Debré, le député Jean Arquin, un autre amoureux du Mané Loire, cher Roseline, son courage, sa fidélité, sa modestie furent unanimement salué et reconnu par ses collègues députés au point qu'il fut élu puis réélu à la vice-présidence de l'Assemblée nationale de 1965 à 1973, puis en 197. 7 jusqu'à la fin de sa carrière parlementaire en 1986, René Lacombe restera fidèle au gaisme. Mais fidèle ne veut pas dire immobilier. C'est aussi pour René Lacombe savoir s'élever au-dessus des clivages partisans au nom de l'intérêt national.

Ce message ancien et si actuel René Lacombe ficien lorsqu'il présida le centre d'étude et de recherche égalité et liberté afin de rapprocher gauliste et élus du centre gauche. Ce même dépassement des clivage lui valut aussi d'être un gauliste engagé pour les droits des femmes en votant la loi ne de 1967 puis la loi de 1975 autorisant le divorce par consentement mutuel. surtout surtout il s'engagea avec panache pour défendre Simon Veille. Nous sommes alors en 1974. La ministre Veille monte à la tribune de l'Assemblée nationale pour défendre sa loi sur l'IVG. Elle y affronte les attaques les plus atroces subissant des comparaisons avec le nazisme génocidaire.

Elle la survivante de la Choa, elle le matricule 78651 de Schweiz Birken Lorsque nous parlons aujourd'hui de la violence dans notre débat public, souvenons-nous aussi de ces heuresl et face à ce déchaînement de haine, René Lacombe, lui le résistant sort de sa réserve et laisse éclater son indignation dans l'hémicycle. Et je le cite, je n'avais pas l'intention d'intervenir dans ce débat. Mais les attaques d'une virulence inadmissible que vous subissez depuis quelques jours de la part de certaines formations et les comparaisons qui sont faites m'obligent à monter à cette tribune pour clamer mon indignation.

des nonscances que j'appelle depuis le club des matot de la politique, il regrette également, et je le cite encore, que la décision définitive sur l'IVG ne puisse être prise que que par une majorité écrasante de députés masculins. Et en effet, alors que Simon Veille prononce son discours historique, on compte dans l'hémicycle parmi les 490 députés présents que neuf femmes, neuf seulement. et ce regret lucide, cette prise de conscience féministe, cet angoliste social que René Lacombe et fort vu, en député soucieux d'accompagner l'émancipation de la société, en amoureux de la France républicaine et universaliste.

C'est cette même idée d'une France fière et tournée vers l'avenir qui nourrissait sa réflexion sur l'éducation. René Lacombe était en effet convaincu que l'école devait être ce puissant facteur d'unité et d'égalité capable de briser les assignations sociales et territoriales. Une exigence républicaine qui nous parle tant aujourd'hui. En 1968, pour lutter contre le déterminisme social, il réclamait ainsi à l'Assemblée une meilleure information en matière d'orientation pour les jeunes et gens et les jeunes filles issues des milieux ruraux. Car René Lacombe, c'est aussi cet élu enraciné, engagé pour la ruralité en juine.

Et puisque j'évoque ses racines, comment ne pas mentionner celles qui le ratochaient à la Pologne ? Ton père Louis avait été conçu la Varsovie lorsque René était plus jeune enfant. Il y retourna souvent et en conserva un attachement profond jusqu'à présider le groupe d'amitié France-Pouogne à l'Assemblée nationale au nom et je le cite à nouveau, des liens d'amitié qui nous unissent au peuple polonais et au nom de la Pologne de toujours. Je suis moi-même la petite fille de Calman Brown né à Woodch en 1905. lui qui a 9 ans quitta sa ville natale seul pied nul pour traverser l'Europe et s'installer à Nancy.

Lui qui dès le premier jour de mobilisation en 1939 s'engagea dans la Légion étrangère, lui qui rejoignait le maquill des Glières et participa à la libération de crise. Je connais donc intimement ce lien singulier intime entre la France et la Pologne. Un lien fait d'exil douloureux, de combats partagés, de valeurs communes qu'il nous appartient de défendre aujourd'hui comme hier. Ce mois-ci encore, j'étais à Varsovie au côté de mes homologues allemands, polonais, ukrainiens pour un sommet parlementaire du triangle de Vaemar avant afin de resserrer nos liens de défense si vitaux face aux menaces qui pès sur la frontière orientale de notre continent.

Là encore, la préciance de René Lacombe nous parle au présent. Mesdames et messieurs, pour ses choix précurseurs en matière d'égalité et de droits humains, pour son combat pour une France libre et meilleure, je suis fière d'honorer cet illustre député ici dans l'avenue parisienne où il a vécu. Je remercie toute la famille Lacombe comme tous ceux qui ont rendu cette initiative possible. Comme présidente de l'Assemblée nationale, je continuerai je continuerai sans relâche à faire vivre la mémoire de ces députés qui firent l'honneur et la grandeur de notre institution.

Le mois dernier encore à Dumont, j'inaugurais un parc en hommage à Léonel de Moustier, lui aussi député, lui aussi résistant, lui aussi compagnon de la libération et qui fut l'un des 80 parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs à Alors mesdames et messieurs, je conclurai avec les mots de René Lacombe. En 1987, alors qu'il recevait la cravate de commandeur de la Légion d'honneur des mains de mon prédécesseur, Jacques Chamandelmas, il prononça ses paroles définitives. Il y a chez nous de multiples tendances. Les Français visent avec les tendances. Il y a des socialistes, des communistes, des gaulistes. C'est cela la France, celle de notre histoire, celle que nous devons servir.

Touren la comba, la fidélité à ses convictions, sans jamais oublier que la France est plus grande que nos appartenances. Une France qui lorsque l'essentiel est en risque, c'est se rassembler autour de ce qui la dépasse. Une France libre, une France féministe, une France qui ne sait de rien. Vive René Lacombe, vive la République et vive la France.

9:50
Non speech

[applaudissements]