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Podcast / conversationClémentine Autain· 6 septembre 2023 17 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleÉducation & recherche

On gamberge et on gagne !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « il a invité les parties politiques comme vous le savez et je crois qu'on a là quelque chose de très symptomatique de la façon dont la macronie gouverne en utilisant le pire de la Cinquième République »
  • 1:22Invité politiquePromesse
    « la nuit pêche soit arrivée soudée avec un document de proposition pas simplement de contestation mais de proposition dans lesquelles on retrouve par exemple le référendum sur les retraites le blocage des prix qui est une urgence impérieuse dans cette rentrée ou encore la taxation des super profits »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « il fait comme si Emmanuel Macron le Parlement n'existait pas parce que c'est le lieu pour permettre ce dialogue là et trouver des compromis »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « on avait voté au moment du budget l'année dernière le fait que on dégageait 12 milliards pour la rénovation thermique 49-3 à la poubelle on avait voté 3 milliards pour les petites lignes de trains pareil à la poubelle »
  • 4:06Invité politiquePromesse
    « nous voulions nous emparer de cette sixième république et faire une tournée en France pour impliquer les citoyens »
  • 6:13Invité politiqueChiffre
    « les marges dans l'agroalimentaire elle elles sont de 70%. »
  • 6:56Invité politiqueChiffre
    « produit alimentaire ils ont augmenté de 21%, 21 % en deux ans »
  • 7:36Invité politiqueFait
    « on n'a pas trouvé la solution pour que des professeurs soient recrutés en masse parce que il y a toujours cette compression des salaires »
  • 11:04Invité politiqueFait
    « la macronie peut-être vous avez vu passer ce graphique là qui est complètement dingue où on voit à quel point il y a une correspondance entre les catégories sociales les plus aisées et le vote de la macronie »
  • 12:26Invité politiqueFait
    « le clivage rural urbain dont depuis les gilets jaunes on parle beaucoup et à raison c'est bien de s'interroger sur ces enjeux de de relation entre le vote et la géographie »
  • 13:45Invité politiqueFait
    « l'identité apparaît comme un facteur secondaire de vote alors que quand vous écoutez le débat public aujourd'hui le prête à penser se dire que la question de l'identité elle est centrale »

Temps de parole

  • Clémentine Autain100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Clémentine Autain

c'est reparti pour une nouvelle année 2023 2024 qui commence sur les chapeaux de roue après des vacances très reposantes pour ma part et j'ai redémarré aux universités d'été d'abord à Valence avec les insoumis ensuite je suis montée au Havre avec Europe Écologie Les Verts pour essayer de les convaincre sur l'idée d'une liste unique aux européennes et puis j'ai terminé à Blois avec les socialistes et de retour ensuite dans cette rentrée cette rentrée qui est marquée je trouve par l'initiative prise par Emmanuel Macron qui essaye d'en faire son événement de rentrée qui est habitué aux grands messes et qui a fait ces fameuses 12 heures d'opérations de communication où il a invité les parties politiques comme vous le savez et je crois qu'on a là quelque chose de très symptomatique de la façon dont la macronie gouverne en utilisant le pire de la Cinquième République et en mettant en scène le monarque comme si les partis politiques on ne connaissait pas leur point de vue des points de vue qui sont contradictoires c'est le propre de la démocratie et comme si le président de la République pouvait tout simplement s'enfermant avec eux dans une opération non transparente c'est à dire que les portables étaient mis à l'entrée pour que personne ne puisse communiquer donc il y a une opération non transparente avec un monarque qui se met en scène comme garant de l'union nationale mais qui en réalité piétine la démocratie et et je suis très heureuse que dans ce contexte là la nuit pêche soit arrivée soudée avec un document de proposition pas simplement de contestation mais de proposition dans lesquelles on retrouve par exemple le référendum sur les retraites le blocage des prix qui est une urgence impérieuse dans cette rentrée ou encore la taxation des super profits qu'il a aussi et tout aussi urgent pour faire entrer de l'argent dans les caisses publiques et bien d'autres dans une lettre ensemble soudée et j'aime bien voir la nups agir de concert je trouve que c'est plus efficace mais dans ce moment là ce que je trouve assez fascinant c'est qu'il fait comme si Emmanuel Macron le Parlement n'existait pas parce que c'est le lieu pour permettre ce dialogue là et trouver des compromis il existe les formations politiques s'y parle à travers les députés c'est l'Assemblée nationale le Sénat et quand le travail se met en place et aboutit sur des consensus et bien que fait le gouvernement il utilise le 49-3 et empêche justement des mesures qui pourraient faire progresser la société tout entière sur la base d'une union d'advenir je prends trois exemples l'année dernière parce que ça m'a frappé on avait voté au moment du budget l'année dernière le fait que on dégageait 12 milliards pour la rénovation thermique 49-3 à la poubelle on avait voté 3 milliards pour les petites lignes de trains pareil à la poubelle on avait voté la taxe sur les super dividendes il y avait une majorité à l'Assemblée nationale pour le faire qu'a fait le gouvernement circuler il y a rien à voir donc on est habitué avec Emmanuel Macron à ses grands messes moi je me souviens de la Convention et vous peut-être aussi de la convention climat dont les conclusions ont été mises à la poubelle donc c'était une opération pareil de communication de mise en scène du président de la République avec les citoyens il leur donne la parole et puis à la fin on passe à autre chose ou aussi de ce qu'il avait fait le grand débat après la crise des gilets jaunes ou là aussi les mesures n'ont pas du tout été suivies d'effets donc je crois que là on est devant un os dur c'est à dire qu'en cinquième République un président de la République peut décider de s'asseoir sur la majorité et imposer sa loi et ça décidément ça ne va pas il n'y a plus que 14% des Français qui sont attachés à la cinquième qui pensent qu'il faut garder la Cinquième République en l'état et nous d'ailleurs avec un certain nombre de députés de la nupesse ou l'impulsion du groupe de travail à l'Assemblée nationale emmenée par aigle Garrido et avec des membres de chaque formation de chaque formation politique qui composent la nupaise on a fait une tribune en cette pour dire que nous voulions nous emparer de cette sixième république et faire une tournée en France pour impliquer les citoyens et les citoyens qui ont vu l'année dernière à quel point cette question démocratique qui peut sembler éloigner a priori et bien en fait à des répercussions très concrètes puisque c'est celle qui empêche à la majorité de pouvoir s'exprimer l'exemple des retraites est évidemment énorme alors oui on aime l'exemple des retraites puisque la démocratie sociale a été bafouée le point de vue des syndicats les millions de gens dans l'armée on en a eu rien à faire et même un vote à l'Assemblée nationale a été impossible et donc le président a pu décider seul sur la base du 49-3 d'imposer sa loi au grand monde donc c'est ça a été d'une certaine ligne une éducation à échelle de masse populaire pour dire à quel point cette cette façon de fonctionner de dysfonctionner doit trouver doit trouver sa limite donc il nous dit oui au référendum aujourd'hui le président de la République pourquoi pas la démocratie direct nous sommes pour il devrait d'ailleurs déjà commencer par appliquer le RIC ça serait un minimum mais ok des référendums mais après le choix du thème vous avez beau mettre tous les partis autour de la table l'extrême droite en venant sur l'immigration nous en vouloir sur les retraites la question est de savoir comment le président de la République va arbitrer la leur où je vous parle on n'a pas encore la lettre qui est celle d'Emmanuel Macron à l'issue de ses 12 heures de cette opération d'enfumage mais nous aurons en tout cas un arbitrage qui n'avait pas besoin en réalité de mettre tout le monde autour de la table dans un huis clos puisque il va agir comme bon lui semble et sur la base de ses propres critères politiques de sa propre organisation politique le seul point positif qui est sorti de cette histoire là c'est la conférence sociale sur les salaires mais le problème c'est que il peut aussi en faire une opération non fumage s'il y a pas d'acte concret avec l'augmentation du SMIC avec l'indexation des salaires sur l'inflation sur les prix s'il y a pas un une conditionnalité aussi des aides publiques aux entreprises et bien en fait on va faire une conférence pour rien donc ce qui compte c'est les mesures qui va être ou non capable de mettre en oeuvre dans un moment où le sujet un des sujets en tout cas les plus importants de cette rentrée c'est la question de l'inflation qui compte a fait ses courses quand j'ai des enfants qui comptent est allé faire ses courses de fournitures scolaires pour pour les enfants a pu voir la hausse délirante 11% mais c'est aussi dans l'alimentation et ça concerne tout le monde qui a une explosion des prix et souvent quand vous lisez la presse même la presse économique en vous explique que c'est lié à la Russie c'est-à-dire à la guerre en Ukraine et qui a un impact en effet sur les coups de l'énergie mais on ne voit pas la réalité structurelle de cette hausse c'est que ce sont les marges des grands groupes qui ont explosé et qui mettent sur le dos de la hausse des matières premières ce qui est en réalité tout simplement les profits qu'ils empêchent sur le dos de la crise et je trouve que en deux chiffres on est capable de voir l'étendue de la de la catastrophe produit alimentaire ils ont augmenté de 21%, 21 % en deux ans c'est dur quand même de se le représenter c'est énorme ici donc c'est une contrainte qui se répercute sur l'ensemble du budget des ménages et puis en revanche les marges dans l'agroalimentaire elle elles sont de 70%.

donc ce qui est en cause c'est bien la boucle prix profit et c'est celle là qu'il faut dénoncer et c'est celle là que féminine de ne pas voir le gouvernement deuxième sujet de rentrée c'est évidemment la question de l'éducation avec cette enfumage qui est le pacte proposé aux enseignants on sait très bien qu'en cette rentrée on n'a pas trouvé la solution pour que des professeurs soient recrutés en masse parce que il y a toujours cette compression des salaires compression qui est insupportable le graphique vous le connaissez je l'ai montré l'autre jour sur France Inter mais enfin il est quand même très parlant on scolaires et par ailleurs par ailleurs on a un sujet qui est celui de ces fournitures ou le gouvernement ne prend pas la mesure pour réussir à faire en sorte que les familles puissent faire cette rentrée sans savoir ce poids sur les épaules ça c'est pour les deux grands sujets je trouve de la rentrée qui préoccupe les Français mais qui n'ont malheureusement pas été au cœur de l'actualité politique je trouve suffisamment mis en avant et c'est bien dommage on a toujours des écrans de fumée vous l'avez vu avec la Baya et l'opération politique menée par Gabriel Attal qui à la fois dans la droite ligne de son obsession identitaire en marchant sur les sur les plateborne de l'extrême droite ce qui est extrêmement flippant excusez-moi de le dire comme ça mais c'est vraiment ça très préoccupant très révoltant d'en faire le sujet de priorité comme écran de fumée par rapport à ce que sont des enjeux structurels qui vont concerner des millions d'enfants et de famille cette année et les années suivantes et sur lesquelles on a toujours pas toujours pas de réponse alors il y a une bonne nouvelle en cette rentrée elle est aujourd'hui non pas il y a deux jours où il y avait la Une de Libération sur une enquête assez effrayante sur l'ascension de l'extrême droite alors je la mets de côté c'était la Une de Libé vous pouvez aller la regarder parce qu'il faut quand même regarder cette réalité en face sur cette banalisation de l'extrême droite qui a ses effets très clairement dans l'électorat qui est un phénomène au long cours et sur lequel on ne peut pas avoir de cécité mais je veux insister ici sur une étude qui elle apporte de l'optimisme vraiment de l'optimisme et beaucoup beaucoup d'intérêt pour les discussions que nous avons aujourd'hui et que nous devons avoir sur le profil politique l'orientation politique de la gauche pour lui permettre de gagner je parle là de ce qui fait événement c'est à dire du livre événement de Thomas piquetti et Julia Caget qui s'appelle une histoire du conflit politique et qui en fait pose la question de savoir qui vote pour qui et pourquoi et ils ont mené au long cours c'est vraiment une étude au long cours avec des données complètement incroyables ils ont travaillé pendant 5 ans et ils arrivent à des conclusions qui sont des conclusions qui pâtent en brèche un certain nombre de stéréotypes alors à l'instant je vous parle j'ai pas encore tout lu tout étudié la somme elle-même mais écoutez sur France Inter leur intervention lu un certain nombre de papiers qui sont sortis là-dessus et je trouve qu'il y a d'ores et déjà quelques éléments que nous devons méditer d'abord la macronie peut-être vous avez vu passer ce graphique là qui est complètement dingue où on voit à quel point il y a une correspondance entre les catégories sociales les plus aisées et le vote de la macronie un vote bourgeois très clairement pour la macronie et dans l'histoire même de la droite c'est je crois que pour monter à Madelin c'est assez rare qui est à ce point une rencontre entre les deux donc la trouve très intéressante autre enseignement qui moi m'a beaucoup parlé aussi c'est l'idée que la vie partition c'est à dire en fait la conflictualité droite-gauche sur le long cours on voit qu'elle est bonne pour la participation électorale donc c'est quelque chose qui est moteur si on veut lutter contre l'abstention autre élément qui m'a intéressé c'est sur le clivage rural urbain dont depuis les gilets jaunes on parle beaucoup et à raison c'est bien de s'interroger sur ces enjeux de de relation entre le vote et la géographie ça ça me paraît bien et puis aussi sur les réalités territoriales parce que quand on veut l'égalité elle est sociale mais elle est aussi territoriale et de ce point de vue ce clivage hyper en intensité c'est pas forcément l'idée que je m'en faisais hyper en intensité et il y a encore du travail à faire pour que la gauche arrive à convaincre les classes populaires rurales c'est pas que elle a totalement perdu pied dans le monde rural mais en revanche dans les classes populaires sur les territoires ruraux il y a encore un effort à faire et cet effort à faire moi je le dis c'est pas la première fois que je le dis il faut le faire évidemment sans perdre ce qu'on a su gagner dans les quartiers populaires dans les périphéries urbaines et au coeur des métropoles et c'est tout l'enjeu d'arriver à à fédérer de ce point de vue là et non pas à d'un seul coup changer de focale et soustraire au lieu d'additionner en termes de dynamique politique et on a quand même un point d'appui dans l'étude de Julia Caget et Thomas picetti c'est aussi que l'identité apparaît comme un facteur secondaire de vote alors que quand vous écoutez le débat public aujourd'hui le prête à penser se dire que la question de l'identité elle est centrale et en réalité là l'étude réhabilite l'idée que les enjeux d'égalité les questions sociales sociales revenu patrimoine d'un côté et lieu d'habitation territoire sont tout à fait structurants dans le vote et moi j'ai dit sur France Inter et je redis après avoir lu cette étude qu'il me semble que la question des services publics et bien cette question des services publics elle est fondamentale absolument fondamentale pour réussir justement à fédérer comme je disais tout à l'heure des populations des territoires qui peuvent sembler aujourd'hui fragmenter sur lequel on peine avoir un discours qui soit un discours qui met en mouvement la gauche social et écologique qui dit le projet pas simplement une mesure mais qui dit un projet de société celui du bien commun et qui permet qui permet donc de raccorder ce qui peut-être peut sembler éclater je pourrais en parler pendant des heures de ces services publics mais je vois l'heure je vois l'heure qui tourne juste d'un mot peut-être dire que on a une offensive des droites depuis longtemps contre les services publics contre les fonctionnaires une mise à mal concrète par des politiques publiques depuis très longtemps et qu'en réalité on a là un fermant en positif contre le sentiment qui n'est pas qu'un sentiment de déclassement et sur l'objectif qui est l'objectif de bien commun c'est à dire de construire des solidarités de répondre aux problématiques concrètes puisqu'il s'agit de nos hôpitaux de nos écoles de nos transports en commun et donc on a là beaucoup de solutions à ce qui manque à beaucoup de gens pour bien vivre et aussi des solutions pour la transition écologique parce qu'il pas simplement faire en sorte que ces services publics vivent mieux mais aussi créer de nouveaux services publics et là je pense qu'on peut montrer donner à voir une modernité de la gauche pour répondre à des nouveaux problèmes j'en pense à un parce que j'en parlais ce mini avec un de mes interlocuteurs c'est la question du numérique par exemple on sait qu'il y a plein de gens qui sont complètement paumés et à raison devant tout ce qui devient digital pour répondre à des enjeux très quotidiens aussi bien s'inscrire à quelque chose prendre un billet de train remplir sa feuille d'impôts et que là par exemple on pourrait avoir un service public comme autrefois on avait des écrivains publics et bien une aide concrète pour répondre à ces enjeux du numérique et cette fracture qui est quand même un vrai problème concret mais des nouveaux services publics c'est aussi sur le quatrième âge c'est aussi sur la petite enfance c'est aussi sur le recyclage bref on a des tonnes et ça ça peut donner à voir la modernité du service public donc je suis convaincue que cette question dont d'ailleurs Julia kg et Thomas aussi ont beaucoup parlé dans leurs interventions et je pense en particulier à celle de France Inter que je vous recommande et mon intuition c'est qu'on a là un fil et donc j'appelle la gauche et les écologistes à s'en emparer parce que je pense que nous avons quelque chose de fédérateur qui dit notre projet et qui est de nature a fédéral a fédérer les catégories sociales que nous avons besoin de raccorder dans ce moment de fragmentation sur lequel joue évidemment toutes les droites acquises cette cette fragmentation cette division du peuple et bien nous de trouver le biais pour le rassembler et là il me semble qu'on a une piste très féconde