GABRIEL ATTAL SUR BFM TV|FACE À DUHAMEL
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur Atal, soyez le bienvenu sur ce plateau. On a 45 minutes ensemble de mieux vous connaître. Nêtes pas encore déclaré vous hein ?
Je ne suis je n'ai pas fait de déclaration de candidature. Non mais c'est comme Jean-Luc Mélenchon c'est imminent. Sa c'est pas une décision qu'on prend comme ça à la légère.
C'est une décision qu'on mûit et je me déplace beaucoup en ce moment au contact des Français. J'échange avec eux et quand j'aurai une annonce à faire je le ferai. Bon on a compris que ce sera pas ce soir.
Vous publiez également en homme libre. On va en parler euh tout à l'heure sur votre parcours politique, sur votre vie privée aussi. Gabriel Atal.
Alain Damel, vous souhaitiez recevoir euh Gabriel Atal, pourquoi ? Oui, ben j'aime recevoir euh les gens de talent évidemment, autrement ça n'a pas grand intérêt euh qui ont des idées à peu près cohérentes et qui sont de préférence autonome. Voilà.
Ça écarte beaucoup de gens. Oui. Est-ce que vous avez, puisque c'est sans doute un reproche qui va être fait ou une attaque qui va être faite à Gabriel Atal pendant la campagne, le sentiment d'avoir face à vous là un je pas dire un bébé Macron mais un clone d'Emmanuel Macron.
Est-ce que c'est compliqué de faire campagne aujourd'hui vu l'impopularité d'Emmanuel Macron quand on a été sans premier ministre ? Bon, d'abord Gabriel Atal n'a pas été tellement longtemps si je me rappelle bien. Ensuite, ils sont ils sont ils sont assez différents l'un de l'autre en réalité.
Euh ils ont ils partagent beaucoup d'idées évidemment et en économie et sur la société et souvent pas toujours en matière internationale. Mais euh Emmanuel Macron, c'est quelqu'un qui est sorti de la sphère économique pour faire de la politique et Gabriel Atal, c'est quelqu'un qui est sorti de la sphère politique pour apprendre le pouvoir. C'est pas du tout la même trajectoire, c'est pas du tout la même expérience et donc je dirais que ce sont de faux jumeaux.
De faux jumeaux. Vous acceptez de cette expression faux jumeaux avec Emmanuel Macron ? Vous êtes fâché avec lui aujourd'hui ?
Je crois que vous parlez plus du tout. Non mais d'abord moi j'ai du du respect et de la reconnaissance pour le président de la République. Ensuite effectivement sur le fond euh je crois à l'Europe lui aussi.
Je crois à la liberté d'entreprendre lui aussi. Sur des questions de société je pense évidemment qu'on se rejoint. Je pense qu'on a aussi des différences sur le fond.
Moi, je considère que les questions d'autorité, de sécurité, de maîtrise de notre politique migratoire sont centrales, au moins aussi importantes que les question économique. Et puis ensuite, c'est vrai qu'on a pas le même parcours. Moi, j'ai commencé en étant élu local dans ma commune il y a 12 ans, conseiller municipal et puis j'ai ensuite été élu député et grâce au président de la République, j'ai pu exercer des fonctions gouvernementales.
H vous avez dit il y a quelques jours euh Gabriel Atal, je pense savoir comment présider la France. Point Alain est-ce que vous estimez que Gabriel là, je voudrais qu'on parle d'abord de la situation internationale a aujourd'hui les épaules, l'expérience par exemple pour tenir tête à Donald Trump s'il le faut. Je crois que personne au monde ne peut ne peut tenir tête à Donald Trump et en particulier pas Donald Trump.
C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui ne se contrôle pas tout le temps et qui est évidemment imprévisible. Ça veut pas dire qu'il soit disloqué, mais ça veut dire que il n'est pas gérable par un/ tiers et je crois que c'est ce qui se produit. Je crois qu'il n'est même pas gérable par son propre gouvernement.
Donc est-ce que Gabriel Atal trouverait le moyen de l'apprivoiser puis de l'influencer ? Je sais pas très bien qui y est parvenu. En tout cas, personne aux États-Unis pour l'instant.
Hm. Gabriel Nathal, si Donald Trump vous avez appelé ce qu'il n'a pas fait d'ailleurs pour vous dire "Je vais déclencher euh ce qu'il n'a pas fait avec Emmanuel Macron, la guerre contre l'Iran, euh vous lui diriez quoi ? Vous feriez quoi ?" Person d'abord Trump ou pas Trump ?
Euh ce qu'il faut, c'est évidemment faire respecter la France et l'Europe et peser en France et en Europe dans le le rapport international. Euh avant Donald Trump, il y avait Joe Biden. Les Américains évidemment n'avaient pas la la même ligne internationale qu'avec Donald Trump aujourd'hui, mais enfin, ils avaient déjà pris un tournant quasi protectionniste avec euh des mesures pour attirer tous les capitaux aux États-Unis, pour faire parfois de la concurrence même déloyale avec nos entreprises.
Et donc, j'ai envie de dire Trump ou pas Trump, il faut de toute façon et c'est la priorité absolue, réarmer la France, réarmer l'Europe pour être capable de peser et d'affirmer nos valeurs et nos choix et surtout de défendre nos intérêts. C'est ça la principale question. comment défendre les intérêts de la France dans un monde qui est de plus en plus bouleversé.
Mais en ce qui concerne la France, pour défendre ses intérêts, il faut que elle-même soit assez forte et notamment sur le plan économique. Et pour que l'Europe se défende, il faudrait que l'Europe, alors je suis complètement d'accord sur le fond, il faudrait que l'Europe se défende et la France aussi. Mais encore faudrait-il que l'Europe a l'habitude de résister, l'habitude de s'affirmer et l'habitude n'ai pas peur de se différencier.
Et de ce point de vue, moi qui suis l'Europe depuis ses débuts, euh je trouve que dans les dernières années, elle s'efface de plus en plus aussi bien par rapport à Trump que dans nombre de conflits internationaux. Mais c'est même l'habitude inverse qui a été prise depuis très longtemps. Mais la bonne nouvelle de tout ça, c'est que si cette habitude a été prise, c'est parce qu'il y a eu des choix politiques.
C'est des choix politiques ces dernières décennies qui ont conduit l'Europe à sous-traiter sa défense aux États-Unis, son industrie à la Chine et son énergie au pays du golfe et à la Russie. Et donc moi ce que je crois c'est que dès lors que c'est des choix politiques des gouvernements européens de ces dernières décennies qui ont conduit à cette situation, c'est des choix politiques des gouvernements européens d'aujourd'hui qui peuvent changer cette situation, qui peuvent décider parce qu'on est 450 millions de consommateurs, parce qu'on a des atouts extraordinaires qui peuvent décider d'inverser la vapeur. Mais il faudrait que les gouvernements européens arrivent à découvrir l'existence de l'Europe, ce qui n'est pas tous les matins le cas.
Moi, je je reviens d'une tournée européenne, j'ai vu cinq chefs d'état et de gouvernement. Je vais continuer à me déplacer. J'étais en Espagne avec Pedro Sanchez, en Grèce avec le premier ministre Mitsakis, au Pays-Bas avec le premier ministre Yeten et en [grognement] Estonie avec le premier ministre M.
Quand on cite tous les premier ministres qu'on vient de rencontrer, c'est qu'on est candidat à quelque chose. Je ferme la parenthèse, c'est qu'on se préoccupe de l'avenir de l'Europe d'abord. Mais moi ce que je vois, c'est qu'il y a une prise de conscience.
Il y a une prise de conscience partout. Ce que vous venez de nommer ne sont pas ceux des gouvernements qui sont les plus difficiles à mettre en mouvement. à déplacer comme je l'ai dit mais ce que je vois c'est qu'il y a largement une prise de conscience dans les opinions publiques et aussi dans les gouvernements.
Ce que je vois ensuite c'est que les solutions elles sont assez bien identifiées finalement vous avez un certain nombre de rapports qui ont été mis le rapport Dragi le rapport l'État qu'on a largement commenté dans les médias. Ce qui pêche c'est toujours la rapidité d'exécution soit parce qu'on a des procédures qui sont trop longues, soit parce que effectivement sur certains sujets on narrive pas à mettre tout le monde d'accord. Moi ce que je crois c'est que l'avenir de l'Europe pour qu'elle soit puissante c'est une Europe des géométries variables.
On assume que certains pays avancent davantage euh ensemble sur certains sujets et que les autres ont qu'à les rejoindre ensuite avec une force d'attraction. C'est quelque chose c'est une idée qui circule depuis très longtemps euh au moins depuis 50 ans en tout cas. ce qui a circulé longtemps, pardon, je vais pas vous interrompre, mais c'est l'idée d'un noyau dur européen.
Moi, ce que je crois, c'est que il faut pas seulement ça. L'idée l'idée de cercles différents selon les sujets et cetera, euh c'est intellectuellement séduisant. C'est pratiquement très difficile à gérer.
Moi, je crois que c'est possible. Vous avez aujourd'hui un certain nombre de pays par exemple qui disent l'Union des marchés de capitaux pour mieux financer notre économie, nos entreprises, on veut le faire. Oui.
Et les Allemands ? Et ben que c'est les Allemands le souhaitent pas mais on le fait sans les Allemands. Euh la la préférence européenne en matière de marché public, on a aujourd'hui, vous regardez aux États-Unis, en Chine, au Canada, ils réservent leur marché public à leurs entreprises.
Nous, on est ouvert à tout le monde. Mais je je je trouve que [rires] vous avez tout à fait raison en théorie et je crains que je n'ai un peu raison en pratique. Gabri si je croyais que c'était impossible, je ferais autre chose de ma vie que de la politique.
Moi, j'ai passé mon temps dans mes fonctions à entendre des gens me dire c'est pas possible, on peut pas le faire. Je le raconte d'ailleurs dans le livre sur des sujets qui sont des sujets importants pour les Français. J'avais toujours des gens en face de moi qui me disaient "C'est pas possible.
D'autres ont voulu le faire, ils l'ont pas fait. Notre administration nous permet pas de le faire. Les règles nous permettent pas de le faire." Bon et ben c'est possible en fait.
Gab, je voudrais vous entendre sur des propos que vous avez prononcé au moment de l'enlèvement Nicolas Maduro par l'armée américaine qui ont suscité un peu de d'incompréhension y compris dans votre famille politique. Vous avez refusé de condamner l'opération américaine, vous avez aussi refusé de condamner l'attaque américaine contre l'Iran. Est-ce que ça veut dire que votre loi aujourd'hui, votre vision du monde, c'est la loi du plus fort où on peut aller enlever un président, même si c'est un dictateur, sans que ça vous fasse hurler ?
Non, moi ma loi c'est la la force au service du droit. Ceux qui condamn ceux qui condamnent en permanence les atteintes au droit international en expliquant que c'est terrible de ne pas respecter le droit international mais qui ont en même temps un espèce d'au de faiblesse parce qu'on est incapable de faire quoi que ce soit pour le faire respecter je pense finissent par affaiblir ces mêmes principes du droit international qu'ils sont censés défendre. Mais ça s'appelle la loi du plus fort.
Non je crois pas. Ça s'appelle des règles. Moi, je crois je crois aux règles internationales.
Je pense que c'est nécessaire pour réguler les relations internationales, pour prévenir les conflits. Mais je pense que si on veut être capable de faire respecter ses règles et de défendre nos valeurs, il faut qu'on ait la force et la puissance suffisante pour les imposer. Or aujourd'hui, ça n'est pas le cas.
Mais mais quand il y a une décision de Trump, mais ça peut être de Poutine, ça peut être de bien d'autres évidemment pour commencer des Iraniens et cetera, euh c'est quand même utile de marquer le coup. Bien sûr et c'est enfin personne n'a dit en tout cas pas moi que ça respectait le droit international d'enlever un président pas fait vous [raclement de gorge] pas dit que mais qu'est-ce que ça change de passer en de s'indigner en permanence et de dire c'est pas normal de pas respecter le droit international sans être capable ça permet surtout et souvent à certain nombre de gens de pas regarder la vraie question pourquoi est-ce que aujourd'hui vous avez des puissances qui peuvent se permettre de violer le droit international sans aucune conséquence parce qu'on n'est pas capable de faire respecter nos règles, parce qu'on n'est pas assez puissant pour cela de la aujourd'hui est de trophi. Je dis ce que vous venez de dire, c'est vrai.
B en tout cas je crois que c'est vrai. Mais le aujourd'hui dont vous parliez, je trouve que c'est de trop parce que j'ai toujours connu ça malheureusement. Et moi, je suis d'une génération qui a pas connu la mondialisation heureuse, l'âge d'or du droit international, la chute du mur comme une promesse de fin de l'histoire.
Oui. Oui. Qui sont des rêves, hein.
Bah qui sont des rêves. Fin des années 90, début des années 2000, le sommet mondial sommet mondial de 2005. Voilà, moi j'ai connu le 11 septembre l'annexion de la Crimée, la crise financière en 2008, un rapport un monde de rapport de force et de brutalité.
Donc c'est vrai que c'est aussi dans ce monde là, je peux vous dire je peux vous dire qu'il y a eu d'autres périodes pas si éloigné que ça sur le plan économique et politique où les tensions, les les antagonismes et les menaces de guerre étaient drôlement proches. Et à la fin de la guerre froide, beaucoup ont dit c'est la fin de l'histoire. Oui.
Et beaucoup sont trompés. Alain deamel, Gabriel, je voudrais vous entendre sur le sujet économique du moment, c'est-à-dire la crise pétrolière, la crise des carburant avec ses profits très élevés annoncés cette semaine par le groupe français Total 5 milliards d'euros de bénéfices au premier trimestre. Bénéfice en hausse d'un peu plus de 50 % sur un an.
Ça a donné lieu à un débat sur faut-il taxer les super profits ? Sébastien Lecnu, premier ministre a dit "Attention au total bashing." Il dit euh aujourd'hui, il faudrait peut-être un plafonnement des prix un peu plus généreux de la part de de Total.
Vous vous class où l'un et l'autre dans ce débat ? Est-ce que vous dites pas touche à Total ? C'est une pépite française, elle fait des bénéfices, tant mieux.
Ou est-ce que vous dites à un moment, il va falloir demander à Patrick Pouyané de donner un petit peu plus que le plafonnement ? Alain Damel et Gabriel Atal. Écoutez, je suis pour un plafonnement parce qu'il y a des gens pour qui c'est un énorme problème et même un problème à peu près pas gérable.
Euh est-ce qu'il faut l'étendre à la population toute entière ? Ça, on peut en discuter. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il ne faut pas tergiverser.
Quand vous dites un plafonnement chez Total et chez les autres ? Chez Total et Oui, bien sûr. Et chez les autres ?
Bah évidemment, c'est je veux dire, il faut que les choses soient équitables, mais surtout l'important et et que ça puisse être mis en place, comme ça l' déjà en partie pour ceux qui en ont plus besoin et que pour les autres, on laisse le marché dans ses exubérances. Gabriel Atal, on plafonne, on taxe, on continue les aides ciblés ou on ne fait rien ? D'abord, Total est touché par une taxe exceptionnelle cette année comme toutes les grandes entreprises française pour la deuxème année consécutive.
C'est une mesure que j'ai combattu dans les discussions budgétaires parce que je crois qu'à un moment où la compétition se joue plutôt avec des pays dans lesquels les entreprises voient leurs impôts baisser, ça me semblait pas être une bonne idée que de surtaxer les entreprises françaises. Je ferme cette parenthèse. La deuxième chose euh c'est que je crois que il y a un plafonnement qui a été euh annoncé, qu'il faut évidemment le poursuivre. qu'il faudrait trouver un plafonnement sur le diesel puisqueaujourd'hui il est un peu plus élevé chez Total plus crois pas qu'il a de qu' a de plafonnement même si j'ai compris pour les weekends les ponts du mois de mai.
Alors à ma connaissance les deux restent plafonnés le plomb 1,99 € le diesel 209 avec une petite ristourne en plus pour les ponts du mois de mai. Voilà ma séquence il y a une ristour supplémentaire c'est ça donc il faudrait le le baisser un peu le le plafond. Voilà maintenant il y a il y a la solution de long terme.
On en parlait il y a un instant indirectement. La solution de long terme, c'est qu'on aimerait moins dépendre des fluctuations du prix du baril du pétrole en raison des conflits internationaux. Et pour ça, long terme, nucléaire sur le long terme, c'est le nucléaire, c'est les renouvelables, c'est augmenter notre production d'électricité et c'est avoir des modes de de de déplacement et de vie qui sont plus électrifiés.
Maintenant, vous dites ça à des Français qui aujourd'hui n'arrivent pas à remplir le plein de leur voiture et ne peuvent pas changer de voiture et passer à une électrique, ils vous disent à juste titre, vous vivez sur une autre planète. Et donc vous leur dites quoi entre eux dans 10 ans où on sera tous en électrique peut-être et et aujourd'hui, est-ce que vous auriez fait les choses vous à Maton comme Sébastien le cornu ou pas dans l'intervalle ? Donc il y a les mesures qu'on peut prendre via les distributeurs pour plafonner et ensuite il y a des aides ponctuelles ciblées qui peuvent être mises en place pour ceux qui doivent utiliser leur voiture pour aller travailler et sont mis en difficulté par l'augmentation du prix de l'essence.
Je donne un exemple. Une infirmière libérale en zone rurale, elle a besoin de sa voiture, elle fait des tournées toute la journée, ça lui coûte très cher. Évidemment qu'il faut qu'elle puisse être aidée.
Ça ça s'appelle le dispositif gros rouleur et s'est mis en place depuis aujourd'hui. Donc il y a ce dispositif qui a été annoncé par le gouvernement. C'est une possibilité, moi je serais passé par une autre une autre un autre moyen, mais l'important c'est qu'il y a une mesure ciblée euh pour ces personnes, pour nos pêcheurs et nos agriculteurs également qui ont besoin de l'essence pour leur activité.
L'important, c'est que ce soit ciblé temporaire. temporaire parce que je le dis aussi, vous avez des Français, ils regardent ça, ils se disent "Moi, je suis toujours au-dessus des seuils." En fait, il y a des aides qui sont mises en place.
À chaque fois, c'est ça, ça tombe, je suis juste au-dessus. Et donc, il faut pas non plus alimenter une forme de rencœur et de frustration. Euh c'est pour ça que c'est important que les aides soient ciblées et temporaires pendant que la crise est là.
Et et ce serait bien si il y avait un comportement européen homogène s'adressant aux principaux pays qui continuent à être producteur. Ce serait imaginable. Ça serait souhaitable mais ça n'est pas le cas.
Non, bien sûr de et de la même manière qu'on a une un marché européen l'électricité, il faudrait qu'il y ait une plus grande coordination sur ces sujets-là. Bien sûr, il y a des réformes du marché européen de l'électricité qui sont court, mais bien sûr qu'on doit avoir plus de coordination européenne. Mais encore une fois, c'est aussi par l'Europe qu'on arrivera à être plus indépendant et à moins dépendre de ces fluctuations internationales qui sont liées à des conflits.
Mais je note puisque l'une des questions peut-être de la campagne présidentielle va être de savoir ce qu'est le atalisme si ça existe que vous auriez fait à peu près la même chose que ce que fait votre successeur au j'ai pas de reproche à faire. Non non c'est c'est pas un reproche d'être d'accord avec mesures. Encore une fois moi je serais euh moi j'aurais j'aurais utilisé le barême des indemnités kilométriques qui est une déduction fiscale pour les gens qui travaillent qui doivent utiliser leur voiture plutôt que le chèque de 50 € plutôt qu'un chèque.
Mais encore une fois on arrive assez vite dans des débats techniques même si ça permettait je pense de toucher un peu plus de monde et d'avoir une aide qui était proportionnelle à à l'utilisation que vous avez de votre voiture. Disons qu'en gros vous avez des idées convergentes et des styles opposés. Euh c'est pas une question de style sur une mesure comme celle-là, mais probablement on est tous différents.
Alain du AML, ça se voit. Gabriel Atal, la bataille du 1er mai, vous avez mis, si vous me passez l'expression, un bazar assez euh incroyable. Je vais tenter de résumer ce qui s'est passé en France sur l'ouverture de certains commerces le dimanche.
Vous aviez déposé une proposition de loi laquelle il y a quelques semaines qui finalement n'a pas été adoptée ni même votée. C'est le gouvernement qui a reculé. Finalement, le gouvernement a dit au boulanger et aux fleuris, vous pouvez ouvrir le 1er mai, même si légalement euh c'est pas légal.
Certains l'ont fait, certains ont eu la visite euh et se sont fait verbaliser. Et le premier ministre, Sébastien Lecnu a même appelé un boulanger menacé d'être verbalisé parce qu'il a ouvert en écoutant ce même Sébastien Lecornu pour lui dire "Rassurez-vous, on va tout faire pour que finalement il n'y ait pas de d'amende à la fin." Ce qui fait dire à la gauche Alain Devamel que le premier ministre Sébastien Lecnu s'est comporté comme un voyou, c'est-à-dire en contournant le droit puisqueeffectivement la loi de Gabriel Atal n'a pas été adoptée et techniquement parlant, légalement parlant, les commerces n'avaient pas le droit d'ouvrir ce jour-là.
Écoutez, je trouve que la gauche a parfaitement le droit de s'émouvoir et qu'elle a tort d'employer des expressions de ce genre qui n'apportent vraiment rien au débat politique. Vous auriez vous aussi appelé ce boulanger pour lui dire "Je vous soutiens". Je l'ai appelé, je lui laissé un message.
Ah, vous lui vous l'avez appelé vous aussi ? Ben il a eu des réponds, il a eu des messages toute la journée ce monsieur. Attendez d'abord le bazar, vous avez évoqué ce le bazar des années qu'il dure sur ce sujet.
Ça fait des années que vous avez des boulangers, des fleuristes qui ouvrent le 1er mai et qui se prennent des amendes 750 € par salarié. C'est juste des gens qui demandent à pouvoir travailler et des salariés qui sont volontaires pour travailler parce qu'ils gagnent double et qu'ils ont un jour de repos à un autre moment dans l'année pour compenser. Et donc la loi qu'on a défendu avec les députés de mon groupe, elle visait justement à mettre fin au bazar.
Vous l'avez rappelé, le gouvernement a décidé de retirer ce texte. déplorer ce choix. Et donc effectivement ce 1er mai, il y a une forme il y a eu une forme de flou puisque la loi n'avait pas changé et de en même temps le gouvernement avait dit au boulangers aux fleuristes vous pouvez ouvrir oubliant les bouchés et je vais avoir un mot pour eux parce que les bouchés évidemment aussi souhaitaient pouvoir ouvrir en ce 1er mai.
Donc maintenant, il faut que la la loi soit clarifiée d'ici au 1er mai 2027 et surtout je pense qu'il faut que ça fasse émerger un débat qui est pour moi plus large parce qu'à travers cette question du 1er mai, c'est un débat plus large qu'on doit avoir sur le droit du travail, sur la liberté de travailler et où certaines situations, dans certaines situations, le droit du travail s'oppose au droit au travail. Il y a des Français qui souhaitent pouvoir travailler davantage pour améliorer leur rémunération. Vous avez aujourd'hui des règles qui les empêchent de le faire.
Moi, je souhaite qu'on puisse revoir ses règles pour qu'ils puissent travailler plus s'ils en ont envie. C'est un bon sujet pour les élections présidentielles. Ça dit quoi dualisme ?
Ça vous aimez pas l'expression. C'est pas moi je me suis jamais enfin j'ai jamais aimé qu'on se définisse par rapport à des noms de personnes. Je préfère me définir.
Alors puisque vous me posez la question quand même sur ce point très précis, ça ressemble tout à fait à ce que Nicolas Sarkozi essayait de faire. Ben oui, c'est pas une honte mais c'est Vous assumez le côté Sarkozi ? Moi j'assume de défendre le travail.
C'est vrai que Nicolas Sarkozi l'a fait. J'ai envie dire en a même fait une croisade en arrivant. Enfin, encore une fois, il s'agit pas de prendre des mesures pour pénaliser qui que ce soit.
C'est des mesures de liberté pour des gens qui souhaitent travailler davantage. Je vous donne un autre exemple. Vous avez aujourd'hui un plafond annuel 220 heures supplémentaires maximum.
Vous pouvez pas aller au-dessus quand vous êtes salarié. Pourquoi est-ce qu'on on interdit à des salariés de faire davantage d'heures supplémentaires pour être mieux rémunérés s'ils le souhaitent ? Moi, c'est tout ça que je veux revoir.
Voilà. Et je pense qu'on doit avoir une approche totalement globale. Il faudrait écrire un nouveau code du travail, une espèce de constitution du travail beaucoup plus.
Mais je pense qu'on est même plus à le réduire à l'indu. Non, mais c'est je pense qu'il faut mettre les partenaires sociaux autour de la table. un be quand même.
Oui, il faut mettre les partenaires sociaux autour de la table avec les forces politiques, écrire une forme de constitution du travail avec les grands principes en matière de sécurité, de protection et tout le reste vous le renvoyez à la discussion dans les branches et dans les entreprises. Donc quoi ? Vous réduisez de moitié le code du travail.
Quel est l'objectif ? 2000 plus que ça c'est plus que la moitié là c'est c'est plus que ça je pense qu'il faut des grands principes et ensuite ça fait les 91e et ensuite faisons confiance au syndicat et au patronat pour discuter ensemble branche par branche entreprise par entreprise. C'est ce que j'appelle mieux partager le pouvoir en France.
Il y a trop de choses qui sont décidées ou discutées à Paris à l'Assemblée nationale ou au gouvernement. C'est quand même pas normal qu'il y a un psychodrame à l'Assemblée nationale pendant des semaines sur la question de savoir si les boulangers et les fleuristes peuvent travailler le 1er mai. Vous vous rendez compte ? tous les sujets dont on parle dans le monde, ça ça devrait pouvoir être tranché décidé par les partenaires sociaux eux-mêmes branche par branche.
C'est tout simplement ce que je propose. Ce créneau du travailler plus pour ceux qui veulent. Alain Damel, est-ce que vous pensez que ce sera l'un des thèmes de la présidentielle ?
Je pense que la question de la durée du travail, oui, ça sera un des thèmes certainement et les conditions dans lesquelles ça peut se passer puisque c'est font ça. C'est si on accepte la possibilité à l'initiative de salarié de pouvoir travailler plus, il faut savoir quelles sont leurs garanties réelles, quelle est leur autonomie réelle de décision, quels sont leurs avantages réels. Mais que ce soit un thème intéressant, Oui.
Oui. Oui. Mais c'est vrai que globalement en France, on travaille beaucoup mais que dans pas mal de secteurs, ça serait très bien qu'on travaille encore plus.
Vous touchez au jours férier ? Non, moi j'ai quand François Baou a proposé de supprimer de jours fériers sans rémunération supplémentaire, donc là c'était travailler plus sans gagner plus, je suis opposé. Moi, je suis pour que les Français qu'il souhaitent puissent travailler davantage et être mieux rémunérés pour ça.
Et ensuite je suis pour que il y ait davantage de Français qui travaillent. une grosse il y a beaucoup de de comparaisons qui sont faites entre la France et les autres pays européens sur la quantité de travail. Mais quand vous regardez, les Français qui travaillent en France travaillent pas beaucoup moins que chez nos voisins européens.
C'est globalement travaill plus tard. Mais beaucoup plus tard, c'est-à-dire qu'il commence plus tard et qu'il finissent plus tard. Plutôt.
Ouais, c'est ça. Oui. Donc la quantité de travail globale, mais c'est pas le nombre d'heures que font les gens qui travaillent en France aujourd'hui.
C'est important de le dire parce que parfois on a l'impression qu'il y a des espèces d'injonction sur les Français qui bossent, qui sont objectivement déjà fatigués. à leur dire vous devez travailler encore plus. Il faut déjà qu'on soit plus nombreux à travailler.
C'est pour ça que je défends la réforme de l'assurance chômage qu'on avait préparé avec mon gouvernement qui a été interrompu par la dissolution. Je défends la réforme que j'avais porté pour généraliser les 15 heures d'activité en face du RSA pour remettre le pied à l'étrier à des Français pour qu'ils puissent retrouver le chemin du travail. Mais mais il y a une grande question qui est l'âge auquel on commence effectivement à travailler.
Et et là, de ce point de vue, en France, on commence à travailler réellement plus tard que dans les pays comparables et c'est un handicap. Oui, c'est pour ça qu'on doit repenser aussi notre orientation, l'enseignement supérieur. Faut assumer de démassifier l'enseignement supérieur en partie, de développer un certain nombre de filières dont on sait.
Alors, ça veut dire quoi de démassifier ? Ah bah c'est certaines études sont trop longues. Oui, il faut a il y a il y a eu le tournant chevinement quand même ministre d'éducation national considérant que il y avait non seulement une aptitude ce qui était tout à fait bien en théorie mais aussi la nécessité que beaucoup plus de gens soient aillent à l'université plus longtemps alors que par exemple on avait encore des efforts gigantesques à faire dans ce qui marche très bien que sont les IUT.
Oui mais vous allez aller voir les jeunes Gabriel Atal en leur disant faites moins d'études ? Non pas du tout. Moi, je veux que les jeunes, d'abord, on leur donne l'horizon de tous les possibles quand ils sont à l'école.
Et encore aujourd'hui, même si on a fait des choses pour changer ça, bah il y a encore une trop grande fracture entre l'éducation nationale, l'école et le monde économique et l'entreprise. Moi, je veux que les jeunes, ils puissent tout découvrir pendant qu'ils sont à l'école et je veux qu'ensuite on soit transparent avec eux sur les débouchés en matière d'emploi filière par filière pour qu'on puisse avoir des jeunes qui évidemment s'orientent vers des filières dans lesquelles ils savent qu'ils auront des débouchés en matière d'emploi et en matière de bonne rémunération. suite.
Ouais, on va parler de votre livre dans un instant. Gabriel Atal, on parlait du 1er mai il y a 2 minutes. Je voudrais juste montrer aux téléspectateurs de BFM TV un petit échange qu'il y a eu sur les réseaux sociaux entre vous et la France insoumise au sujet du 1er mai.
C'est vous qui écrivez à Jean-Luc Mélenchon le 1er mai en disant le micro dans lequel vous parlez, la scène sur laquelle vous vous tenez, l'organisation du meeting depuis lequel vous vous exprimez, les caméras qui vous diffusent ont été installées par des travailleurs qui travaillent le 1er mai. Vous êtes-vous assurés qu'ils sont bien payés double aujourd'hui ? Je crois que c'est Mathilde Panot euh la chef de fil des députés Alfi qui s'est chargé de vous euh répondre.
Ce sont des militants politiques bénévoles. Elle vous a mis un petit là quand même. Ça reste à prouver je crois.
Non mais c'est parce que Jean-Luc Mélenchon m'avait interpellé. Avouez qu'elle vous a eu. Vous pouvez reconnaître que vous vous êtes un peu Non, je veux les preuves.
Jean-Luc Mélenchon m'avait interpellé depuis la scène et je lui ai répondu en fait pour que vous puissiez organiser cet événement aujourd'hui, il y a des gens qui ont travaillé. Quand bien même Marc Fovel euh les gens qui ont installé euh cette scène euh et le micro sont des bénévoles plutôt des entreprises pour avoir organisé et organisé des meetings politique. Je peux vous dire que c'est plutôt des entreprises et des professionnels.
Quand bien même ça serait le cas, il me semble que le meeting était diffusé par des caméras de la presse, des médias qui là sont pas des bénévoles mais des gens qui ont travaillé en ce premier mai. C'est aussi vous pouvez pas tenir aux insoumis. C'est de votre faute si les journalistes travaillent le premier mai.
Aussi c'est aussi Marc Povel pour mettre en avant une forme d'hypocrisie qu'on voit aujourd'hui à la France insoumise sur beaucoup de sujets et notamment sur celui-là. Vous publiez donc voilà pour cette mise au point en homme libre aux éditions de l'Observatoire. Euh c'est un livre à la fois politique et personnel que vous avez lu évidemment Alain Damel.
Je dis personnel parce qu'on apprend des choses sur votre père euh sur son décès quand vous aviez euh 26 ans sur ses addictions euh au jeux à la drogue notamment. On apprend aussi des choses sur votre couple avec Stéphane Séjourné. Vous racontez les méandres de votre vie de couple avec monsieur Séjourné votre rupture avec Emmanuel Macron au moment de la au moment de la dissolution.
Alain Deamel, qu'est-ce que vous en avez retenu ? Est-ce que c'est un bon livre ? Est-ce qu'on apprend des choses sur un homme qui brigera sans doute bientôt l'Élysée ?
Alors, d'abord dans la forme, oui, d'abord dans la forme, c'est un livre qui donne le sentiment d'avoir été écrit par son auteur, ce qui est assez rare en politique. Euh, ensuite, c'est un livre qui est à mes yeux plus un autoportrait qu'une autobiographie. Et ce qui est euh piquant et différent, c'est qu'en général quand on quand on en est à faire quelque chose qui comporte une part d'autoportrait, ce sont plutôt des hommes politiques de 75 ans qui s'y mettent.
Et là, ça m'a amusé mais intéressé de voir que c'était le cas de quelqu'un qui me paraît monstrueusement jeune. C'est jeune 37 ans pour faire son autor c'est un livre dans lequel je raconte comment je me suis construit et engagé en politique que je raconte c'est la plus grande partie de ce livre mon action au gouvernement dans les différents ministères jusqu'à Matignon. Je raconte cet épisode de la dissolution effectivement puisque euh une des questions que me posent le plus les Français quand je me déplace aujourd'hui euh c'est autour de cette cette dissolution.
Me disent "Mais comment on comprend pas pourquoi est-ce qu'il y a eu ce choix-là ? Comment ça s'est fait ? Comment c'est possible que vous ayez pas été au courant ?" Effectivement dans ce livre, je raconte ce que les Français ne voient jamais dans les médias, c'est-à-dire ce qu'il y a derrière les portes, dans les coulisses, dans les réunions qui ont mené à ce choix.
Et puis je donne un certain nombre de perspectives et vous racontez sur la distribution qu'Emmanuel Macron vous a un peu menti. Je raconte les choses cliniquement et factuellement. C'estàd que je dis je dis quasiment heure par heure ce qui s'est passé dans les jours et les semaines qui ont précédé et ensuite c'est à chaque lecteur de se faire sa propre opinion.
Quand on quand on a lu, on se dit mensonge par omission. C'est à chaque lecteur de se faire son opinion. Mais en tout cas, chacun peut se la faire parce que c'estàdire, pardon, je vais décrypter.
Vous allez voir Emmanuel Cr vous lui dites "J'ai entendu dire que tu ou pardon, je sais plus si vous que vous alliez dissous de l'Assemblée nationale et il vous répond [grognement] ce que vous prenez pour un qui veut dire n'importe quoi." Il y a ça et puis un certain nombre de de réunions d'échanges qui ont eu lieu dans les jours les semaines les semaines précédentes. Mais voilà, c'est à chacun de se faire son avis sur la question.
Et puis il y a une partie plus prospective où je dis un certain nombre de choses que je crois nécessaires pour le pays et pour l'Europe pour les années à venir. Donc je sais pas si le terme autoportrait est le bon. Peut-être que dans ce récit de ce que j'ai eu à faire et de ce que je veux faire, on voit un certain nombre de traits de caractères et de personnalités.
C'est possible. On les voit, on les voit. Alain Dom, il y a eu il y a quelques semaines les photos de Jordan Bardella et de sa compagne à la une de de Paris Match.
Il y a Gabriel Atal qui nous raconte son enfance, des drames aussi, sa vie privée également, le fait que vous êtes homosexuel, vous vous le racontez dans ce livre Gabriel Atal, est-ce qu'il faut en passer par là aujourd'hui ? Est-ce qu'il a forcément à un moment d'un parcours politique, un moment où il faut ouvrir grand la porte sur sa vie privée ? Bon, c'est un problème vieux comme la vie politique, hein.
Mais ce qui est vrai, c'est qu'aujourd'hui la pression des médias en général est monstrueusement plus forte qu'elle n'existait il y a une génération et à forcerie auparavant. Évidemment. Donc aujourd'hui, bon ben voilà, euh il y a les médias euh et il y a les réseaux sociaux, il y a les portables, il y a les gens, on peut pas mettre le nez dehors sans que quelqu'un vu une photographie et cetera.
Donc ça ne se passe pas comme ça se passait avant. Est-ce que c'est pire ? Je suis pas sûr que ce soit pire au bout du compte parce que avant on disait beaucoup de choses invérifiable sous le menton, le manteau.
Euh aujourd'hui, on dit et on montre beaucoup de choses qui sont plus vérifiables, qui sont pas toujours euh très généreuses ni bien intentionnées, mais est-ce que ça n'est pas une forme de démocratie en progrès peut-être ? Pourquoi raconter votre vie privée ? Est-ce que vous avez hésité à le faire ou est-ce que vous dites il y a un moment il faut tout balancer ?
D'abord quand vous en parlez pas vous-même, d'autres en parlent à votre place. Combien il y a eu d'article de portrait dans la presse où on parlait de ma vie privée, de mon couple. Donc pardon, vous auriez pu dire je suis homosexuel, c'est ma vie, ça me regarde sans nous raconter pas dans le détail mais le fait que vous avez rompu avec Stéphane séjourné, que vous vous êtes ensuite remis avec lui.
En quoi ça ça intéresse les Français ? Bah d'abord, il y a des personnes qui souhaitent savoir comment est-ce que je vis, avec qui je vis. On a été en couple ensemble.
Ensuite, quand j'ai été nommé premier ministre, il était dans mon gouvernement, les médias eux-mêmes nous ont demandé si on était en couple ensemble encore. On a répondu que non. Aujourd'hui, on est en couple ensemble.
Donc je le dis. Voilà. Encore une fois, les questions en général viennent avant tout de la presse euh plus que d'une volonté de communiquer.
Et ensuite, moi ce que j'ai ce que je cherche à faire, c'est d'abord à montrer comment est-ce qu'un certain nombre de choses que j'ai traversé, on nourrit aussi mon engagement politique. Quand je raconte euh les difficultés qu'a eu ma mère après le divorce avec mes parents qui ma mère qui avait jamais travaillé, qui a dû se construire seule, ça fait écho aussi à un combat que je veux mener sur les mères célibataires, les mamans solo qui sont plusieurs millions en France aujourd'hui. Et je vais vous dire même sur la question de l'homosexualité Marc Fovel, j'en ai parlé très peu par le passé.
Euh j'en ai parlé dans ma déclaration de politique générale quand j'étais premier ministre. Vous n'imaginez pas le nombre de messages que j'ai reçu de Français de jeunes ou de moins jeunes gay qui m'ont dit pouvez pas imaginer à quel point ça m'a aidé pour assumer auprès de mes parents, assumer dans mon cercle professionnel, dans mon cercle amical. Et donc quelque part, je pense que c'est aussi un moyen de faire progresser les mentalités.
Vous pensez qu'il y a encore aujourd'hui dans la classe politique des personnes homosexuelles qui n'osent pas le dire ? Non, c'est pas ce que je dis. Non, non, c'est c'est une question que je vous pose probablement.
J'en sais rien. Mais moi ce que je dis simplement, c'est que le fait d'en parler, j'ai pu le mesurer et je le mesure à chaque fois que j'en parle, je reçois des messages. Vous avez des personnes, est-ce que c'est encore difficile aujourd'hui en France dans un certain nombre de milieux, dans un certain nombre d'endroits de s'assumer et de le vivre ?
Et vous avez des personnes qui vous disent "Ça m'a aidé, j'ai pu en parler à mes parents, j'ai pu en parler autour de moi." Parce que quelque part, le fait d'avoir une personnalité politique de premier plan qui en parle, bah ça fait changer, ça fait progresser les mentalités. Alain Del, je vais vous poser la question, je sais pas si elle est politiquement correcte ou pas, mais est-ce que les Français aujourd'hui sont prêts à élire un président ou une présidente homosexuelle ou est-ce que ça restera à un moment un obstacle dans une campagne ?
Alors, ça restera un sujet de controverse dans la campagne. Certainement, même de polémique bien sûr, parce que il y a des partis qui euh s'y prépareraient, se précipiteraient même, ça je crois. Est-ce que ça empêcherait le résultat d'être positif ? pas forcément du tout.
Au contraire, ça peut tout à fait susciter d'autres réactions en sens inverse. Autrement dit, si votre question c'est "Est-ce que on peut être homosexuel et aspirer à tous les postes de pouvoir, y compris le premier d'entre eux ?" Ma réponse c'est oui.
Vous n'avez pas de doute là-dessus, Gabriel Atal. Ce ne sera pas à un moment un argument qui pourrait vous attender à des attaques là-dessus pendant la campagne. Mais moi, j'ai déjà des attaques quotidiennement.
Je reçois des messages d'injure homophobe sur les réseaux sociaux par courriers, mais je crois que ça ne reflète pas du tout la majorité des Français. Moi, je pense qu'on est un pays qui est beaucoup plus ouvert, beaucoup plus tolérant qu'on veut bien le croire. C'est ce que c'est.
C'est pour ça que j'en avais parlé dans ma déclaration de politique générale. J'avais dit il y a à peu près 10 ans, on se déchirait sur la France se déchirait sur le mariage pour tous et aujourd'hui un premier ministre assume ouvertement son assume ouvertement son homosexualité sans que ça pose le moindre problème. Donc voilà, moi je crois que les Français sont beaucoup plus ouverts qu'une minorité haineuse qui ne les résume pas.
Est-ce que vous avez envoyé votre livre à Emmanuel Macron ? Interrogé il y a quelques jours. Il a dit "Je l'ai pas reçu mais bien sûr je le lirai s'il me l'envoie." Je lui ai envoyé bien sûr récemment.
Ah ben je lu envoyé le le jour de la sortie ou avant la sortie. Bah pourtant quelques jours après, il a dit qu'il l'avait pas eu. Si si, c'était juste avant, je crois qu'il il y avait une dédicace.
Bien sûr, il y avait un petit mot. Ouais. Vous vous reparlez depuis ?
J'ai pas eu d'échange avec le président récemment. Non, depuis la dissolution. Euh je crois que notre dernier rentretien date euh du mois de novembre 2024.
Après, j'ai là, c'est en tête à tête. Après, j'ai eu l'occasion de le voir dans des réunions plus collectives où il y avait l'ensemble des chefs de parti qui étaient inventés de diriger le groupe Renaissance. Et vous ne parlez pas au président.
Et Marc Fael encore une fois, il est président de la République. Euh si mais vous êtes sa majorité. Comment vous êtes sa majorité aujourd'hui a plus majorité aujourd'hui il y a plus vraiment de majorité.
Vous avez un attelage qui permet à un gouvernement de tenir. Voilà maintenant encore une fois moi je j'ai du respect la reconnaissance pour le président de la République du respect parce que c'est c'est le président de la République. Vous m'avez jamais entendu remettre en cause sa légitimité.
Je n'ai jamais appelé je comprends plus. Je n'ai jamais appelé à sa démission euh par exemple euh parce que je considère que c'est le président, c'est la clé de vous, c'est la clé de vous, de nos institutions et de la reconnaissance parce que je n'aurais pas pu servir mon pays dans les plus hautes fonctions si le président de la République ne m'avait pas permis de le faire. Alain Demel, est-ce que c'est un livre pour vous pour couper le cordon avec Emmanuel Macron ?
Oh, je crois pas que ce soit fait pour ça parce qu'il me semble que le cordon était déjà coupé. Euh en France, des Français peut-être. Oui, sûrement.
Mais euh non, ce qui moi ce qui m'a frappé, c'est c'est l'exposition d'un d'une personne qui qui montre qui veut montrer qui il est. Et je répète, ce qui n'est pas banal, c'est de le faire quand je dis aussi jeune, néanmoins jeune. Alors que c'est le genre de chose qui était faite de façon beaucoup plus indirecte, donc forcément moins intéressante aussi mais à la fin de sa vie.
Je pense que Gabriel Atal est assez loin de la fin de sa vie et qu'il le fait. J'espère [rires] et qu'il Non mais c'est vrai que à travers ce que je dis de mon action au ministère de l'éducation nationale en tant que premier ministre en tant que ministre à Berte-parole du gouvernement secrétaire d'état à la jeunesse, je dis aussi de ce en quoi je crois et de qui je suis. Et c'est vrai que je parle aussi d'autres d'autres questions de comment je me suis construit politiquement, de ce en quoi je crois.
Euh et c'était important pour moi de de [grognement] me de me livrer, d'échanger avec les Français euh sur tous ces sujets. Et vous savez euh je me déplace beaucoup pour des dédicacou jusqu'à mardi à 18h à Bordeaux à la librairie Mola. Euh j'échange j'échange avec et c'est très intéressant parce que il commence à y avoir des Français qui viennent en ayant déjà lu le livre.
En général au début ils viennent pour l'acheter. Et c'est très intéressant parce que vous avez des gens qui viennent me parler d'éducation parce que j'en parle beaucoup dans le livre. Vous avez des gens qui viennent me parler d'agriculture parce que j'en parle aussi beaucoup dans le livre.
Vous avez des gens effectivement qui viennent me parler de ce que je raconte de moi, de mon enfance. Vous avez des gens qui viennent me parler de la dissolution. Voilà, c'est aussi un un levier pour euh pour des échanges différents avec les Français.
Alors, vous dites qu'il y a beaucoup de Français qui viennent aux séances de dédicace. Nos confrères du Parisien ont noté qu'il y avait aussi beaucoup de Chinois. Et là, il y a un vrai mystère.
Il paraît que vous êtes, il y a une Atalmania sur certains réseaux sociaux chinois. Vous pouvez nous expliquer ? Bah non, mais j'ai vu ça comme comme vous.
Je sais pas trop quoi en penser. Non, mais les réseaux sociaux n'ont pas de frontière donc j'imagine que il y a un algorithme qui favorise Gabriel Atal en Chine. Je pense pas non mais vous avez effectivement des vidéos, des photos qui sont qui sont partagées.
Mais moi ce qui m'importe c'est pas d'être populaire en dehors de France, c'est de convaincre Oui, parce que c'est pas la Chine qui va voter. C'est ce que jeis vous dire. Vous les voyez, il y a beaucoup de chinois qui viennent à vos dédicace effectivement de En fait c'est c'est vos confrères eux-mêmes qui couvraient la dédicace qui ont vu qu'il y avait effectivement des personnes chinoises ou d'origine chinoise qui les ont interrogé qui leur ont dit on on regarde les contenus sur les réseaux sociaux et voilà.
En tout cas quand on lit ce livre s'il y a une chose qu'on ne se demande pas vraiment c'est si c'est le livre d'un candidat ou non parce que c'est le livre d'un candidat. Bon et il paraît, je crois qu'il y a une réunion demain chez Renaissance qui pourrait peut-être faire avancer les choses ou en tout cas on aura l'occasion d'en d'en reparler. On ne sait pas qui Gabriel Atal représentera les couleurs du Rassemblement national à la présidentielle.
Jordan Bardella ou Marine Le Pen. La décision de justice est attendue le 7 juillet prochain. En attendant Jordan Bardella s'est adressé à vous ainsi qu'aux autres anciens premier ministre d'Emmanuel Macron.
C'était dans son discours du 1er mai. Question que je pose et elle est très sérieuse à monsieur Atal comme à monsieur Philippe et à monsieur Rotaillot. Qu'avez-vous fait de la France ?
Ils ont été au pouvoir depuis 10 ans. Comment peuvent-ils incarner la rupture ? Comment peuvent-ils incarner le renouveau ?
Comment peuvent-ils comprendre les Français quand ils ont été si sourds aux douleurs de notre pays ? venir aujourd'hui devant les Français, essayer d'être plus blanc que blanc, nous expliquer ce qu'ils vont faire demain alors qu'ils ont mis notre pays dans une situation de déclin sans précédent. Mais ces gens-là devraient se couvrir de honte, s'habiller en noir et demander pardon aux Français.
Ces gens-là devraient se couvrir de honte. C'était mercredi dernier sur jamais. Il est jamais excessif Jordan Mardella là quand il s'exprime.
C'est ça qui est bien. Écoutez, d'abord le fait d'avoir été aux responsabilités, ça vous apprend aussi un certain nombre de choses. Est-ce que tout a été réussi ?
Bien sûr que non. Est-ce qu'il y a des erreurs qui ont été faites ? Bien sûr que oui, mais c'est aussi ce qui vous permet d'avoir une forme d'expérience sur la gestion de l'État des politiques publiques pour ensuite pouvoir changer les choses et ensuite reprendre toutes les déclarations de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen ces dernières années.
On pourrait leur faire exactement la même critique sur le fait qu'ils se sont plantés à peu près sur tout. C'est-à-dire je rappelle que par exemple en 2022 au moment de du déclenchement de la guerre en Ukraine, il plaidait pour une alliance militaire avec la Russie. On se serait retrouvé en situation s'ils avaient été élus de devoir aider la Russie à attaquer l'Ukraine plutôt que l'Ukraine à résister à la Russie.
Je rappelle que sur le nucléaire, ils nous ont expliqué pendant des années qu'il fallait arrêter le nucléaire en France. Aujourd'hui, ils font des reproches sur le sujet aux différents je veux dire c'est ce que c'est ce que je vous dis Marc Fel, c'est que voilà, tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir dans un parcours et dans une action. Il peut y avoir des erreurs, l'important c'est de les reconnaître et surtout d'en tirer des enseignements pour l'avenir.
Alain Domel, qui entre Jordan Bardella et Marine Le Pen serait le plus difficile à battre pour un candidat du centre, de la droite ou de la gauche ? Jordan Bardella. Le plus difficile.
Jordan Bardella. Oui. Pourquoi ?
Il n'a pas de passif. Il n'a pas le même nom. Le nom Le Pen, c'est comme les noms illustres dans l'histoire.
Donc quand on l'est, on l'est. Lui ne l'est pas. il a les mêmes idées mais il a pas le même nom.
Et d'autre part, bah il a l'avantage de sa jeunesse qui est de l'inexpérience, qui est sans formation autre que strictement politique. Bon, c'est intéressant d'ailleurs que Gabriel Atal et Jordan Bardella 67 ans à eux deux ou Oui. Quoi des politiques pures entre guillemets, c'est-à-dire ces temps dont la vocation politique a été instantané à l'âge adulte et et même sans doute un peu antérieur.
Pour le reste, moi j'ai j'avais déjà dit d'ailleurs ça fait loger une petite polémique il y a au moins 2 ans que ça serait le le tandem qui s'affroncerait. J'avais même dit comme il y a eu Fabius Jupé, il y aura Bardella à Tal et ça avait fait une polémique mais je crois qu'il y aura Bardella à Tal et je pense qu'il y aura Bardella Tal au-delà de cette élection présidentielle. Vous vous préparez à ça ?
Moi, j'ai débattu à de nombreuses reprises avec Jordan Bardella au moment de l'élection présidentielle de 2022 déjà au moment des élections européennes et au moment des élections législatives qui ont suivi la dissolution. Donc euh voilà, j'ai j'ai une forme d'habitude maintenant à débattre avec lui. Euh et je retiens de de notamment des élections législatives et de la dissolution que une campagne euh des débats, ça peut aussi inverser quelque chose qui est vu comme une forme de fatalité inéluctable.
Souvenez-vous au lendemain de la dissolution, euh on écoutait les commentaires, on regardait les sondages. Jean Bardella était déjà premier ministre. Le Rassemblement national avait déjà une majorité.
On a fait une vraie campagne. Je me suis déplacé dans 60 circonscriptions. J'ai débattu cinq fois avec lui sur le plateau de télévision.
à la fin, il a eu moins de députés que nous à l'issue de ces élections. Donc, c'est possible à l'occasion d'une campagne d'inverser quelque chose qui est vu comme une forme de fatalité. Ça ne sera à l'essus des élections.
Le Rassemblement national a moins de députés que le bloc que nous représentons nationale. Ouais. Le bloc avec lequel on a fait campagne ensemble pour la République.
Ensuite, la deuxième chose que je veux dire, c'est que il y a au fond une tenaille aujourd'hui entre le Rassemblement national et la France insoumise. Et moi, je veux qu'on en sorte. Je veux que les Français ne soient pas condamnés à devoir choisir entre le Rassemblement national et la France insoumise au moment de l'élection présidentielle.
Mais le moyen d'en sortir pour moi, c'est d'arrêter de parler en permanence de ces parties-là, de pas de d'arrêter de passer notre temps à nous définir comme contre les extrêmes, contre ces partis et de se remettre à parler d'un projet positif pour le pays. D'expliquer aux gens ce qu'on a envie de faire, pas qu'on a envie de battre un tel ou un tel. Et ça, je pense que c'est la plus grande révolution entre guillemets qu'on vous permitz.
Le problème pour vous Gabriel Atal, c'est qu'il y a un seul candidat chez la France insoumise, sans doute Jean-Luc Mélenchon qui pourrait se déclarer dans les heures qui viennent. Un seul candidat au Rassemblement national, euh ce sera Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Alors qu'au centre dans cet espace là, vous êtes extrêmement nombreux.
Il y a notamment un homme qui fait la course en tête aujourd'hui qui s'appelle Édouard Philippe. Est-ce que Alain Duamel, Gabriel Atal qui a aujourd'hui selon les sondages, je sais, on est un an de l'élection mais une bonne dizaine de points de retard peut rattraper Édouard Philippe dans cette course ? Ben, ils sont ils sont plusieurs parce que il faut aussi euh citer par exemple Bruno Rotaillot qui euh est dans le même camp, il est pas dans la même famille.
Non mais il n'est pas dans la même famille, je soulligne pas la même famille mais c'est le même camp quand même. Bon et qui est très différent enfin et il y en a d'autres qui ont des ambitions. Euh je pense que de même que dans la gauche non insoumis, le problème sera de savoir s'ils parviendront ou pas à un un ou une candidate unique.
De même dans ce bloc qui constitue la majorité, la question est de savoir s'il y aura un, deux ou trois candidats et ça sera déterminant par c'est évident que s'il y a trois candidats, sauf s'il y en a un qui s'impose vraiment irrésistiblement. Ça existe dans les campagnes, hein, ça existe mais ça n'est pas à qui non plus. Bon euh il y a intérêt à ce qu'il y ait quand même pas trop de candidats de ce côté-là.
Qu'est-ce que vous dites là-dessus, Gabriel Atal ? que le meilleur gagne ou primaire ou on va se parler avec Édouard Philippe avec Bruno Rotaillot et vous verrez à la fin il n'en restera qu'un. Ce que je dis d'abord c'est que si on veut empêcher ce cette tenaille et ce deuxième tour entre ALFI et le RN, il faut qu'il y ait une vraie campagne parce qu'on a vu ce que c'était en 2022 une élection présidentielle sans campagne parce que le président s'est déclaré très tard parce queil y avait la guerre en Ukraine.
Il y a pas eu de vrais débat à l'occasion de cette élection présidentielle. Ça crée de la frustration, de la frustration chez beaucoup d'électeurs. Ensuite, il y a pas de majorité absolue.
Là, il faut une vraie campagne. Pour qu' a une vraie campagne, c'est légitime qui a plusieurs candidats, y compris sur un même espaceau bout, y compris sur un même espace politique. Et ensuite, ce qu'il faut, c'est à l'approche de l'élection, s'il y a un vrai risque de second tour entre le LFI et le RN, il faut qu'il y ait un rassemblement derrière celui ou celle qui est le plus à même de l'emporter dans un espace politique qui est cohérent.
C'est important ce que vous nous dites là. Donc si vous êtes mieux placé qu'eddouard Philippe, vous lui demanderez de se retirer. Si c'est l'inverse, c'est dans un premier temps, je fais des propositions.
J'ai proposé qu'on mette en place ce qu'on appelait un comité de liaison, c'està-dire une instance dans laquelle vous avez pardon, ça s'appelle un téléphone, un comité de liaison. Vous avez Non, mais c'est des voilà des réunions dans lesquelles vous avez un représentant d'Edouard Philippe, un représentant de mon parti qui se parle avec d'autres pour préparer ce rassemblement éventuel qui pourrait intervenir dans ces modalités. Et donc, il se voit, il y a des réunions qui ont lieu, c'est important de se parler, j'ai envie de vous dire.
Heureusement qu'on se parle mais vous nous dites je ne serai pas celui qui fera perdre ma famille s'il faut personne je vous dire personne ne voudra porter cette responsabilité là personne. Et donc l'enjeu c'est comment est-ce qu'on organise les choses pour encore une fois être en situation de l'emporter. Et pour l'emporter, je veux dire, c'est pas une question de d'organisation arithmétique, c'est une question avant tout de projet dans lequel vous devez susciter un espoir chez les Français à l'occasion de cette élection.
Et ça ça passe par une vraie campagne. Alain Damel, la vraie campagne, elle commencera en septembre et le vrai moment de savoir s'il y aura un, deux ou trois candidats au sein de la majorité actuelle, je pense que ça sera en décembre et puis que comme d'habitude, ça sera en février qu'on verra qui se qui réellement a une chance de gagner. Ce que vous nous avez dit à quelques instants, Gabriatal, est-ce que c'est valable aussi pour Bruno Rotaillot aujourd'hui ? il est mieux placé, vous vous retirerez, vous direz c'est lui désormais notre candidat.
Il y a un besoin de clarification de la ligne des républicains aujourd'hui. Je le dis sincèrement, vous avez des personnalités chez les républicains avec lesquelles je considère qu'on partage beaucoup de choses. Je pense évidemment à Xavier Bertrand, Valérie PCR, Jean-François Copé, même Gérard Larchet.
Puis vous avez Bruno Rotaillot, François Xavier Bellani et d'autres qui sont aujourd'hui ceux qui qui tiennent la ligne DLR avec lesquels, moi je le dis sincèrement, j'ai des différences qui sont des différences sur des principes sur l'Europe, sur l'état de droit, sur l'écologie. On a des diff j'ai des des divergences avec eux qui sont des divergences majeures sur la la le rapport aux extrêmes aussi à l'extrême droite notamment. Euh, on a pu voir à l'occasion des élections municipales qui avaient de leur part une impossibilité à appeler à voter pour par exemple Christian Estros à Nice face euh à Ericio qui représentait le Rassemblement national.
Donc ces sujets-là, ils ont besoin d'être clarifiés. Et donc pour l'instant la discussion, elle se fait avec euh les autres formations politiques. La question est qui est au sein de ce camp-là, au sens le plus large, un candidat qui s'impose progressivement, ce qui ce qui n'est pas toujours écrit.
Non, ça sert c'est c'est sûr que c'est même en général pas écrit à l'avance. Non non non même à la fin. Oui mais ensuite encore une fois je pense que ce candidat s'imposera par son projet, ses idées et l'espoir qu'il arrivera à faire naître chez les Français.
Ce candidat s'imposera par son charisme. C'est ça va avec Mourz faut se rejoindre là-dessus. C'est très important.
Merci à vous Gabriel Atal. Merci beaucoup Alain Domel. Merci d'avoir accepté le principe de cet éch.
Gabriel Attal