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InterviewLesfrancais Press· 22 juillet 2026 19 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Karim Bouamrane : les Français de l’étranger au cœur d’une autre idée de la France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous anime et quelle vision portez-vous pour les Français de l'étranger ?

  • 2:04OuverteRéponse directe

    Combien sont exactement les Français de l'étranger et comment les intégrer dans le récit national ?

  • 4:41OuverteRéponse directe

    Comment souhaitez-vous que la France considère et intègre les Français de l'étranger ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a frappé dans leur manière d'habiter la France à distance ?

  • 7:16OuverteRéponse directe

    La France se pense-t-elle encore comme un pays centré sur l'hexagone ?

  • 10:02OuverteRéponse directe

    Sur quel principe fonder la relation entre l'État et les Français de l'étranger ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:19Karim BouamraneFait
    « Ils sont hyper dynamiques. Et contrairement aux idées reçues, ils sont pas dans l'entre soi, ils sont très intégrés. »
  • 6:39Karim BouamraneFait
    « Les retraites, c'est pas donné à tout le monde. L'universalité des soins, c'est pas donné à tout le monde. »
  • 8:38Karim BouamraneFait
    « La francophonie c'est pas du fun, c'est le soft power. »
  • 14:06Karim BouamraneChiffre
    « Vous avez trois enfants par classe victimes d'agression sexuelle. Vous vous rendez compte ? Et 80 % c'est issu du premier cercle. »
  • 15:24Karim BouamraneChiffre
    « Il manque 500000 logements. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Non speech

[musique]

0:17
Locuteur

les français. Je suis Rachel Brunet et aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Karim Boamran. Bonjour Karim. Bonjour Rachel. Vous êtes aujourd'hui candidat à l'élection présidentielle après un parcours déjà bien installé en politique, marqué notamment par votre réélection à la tête de la ville de Saint-Touin sur scène. On vous connaît comme élu, on vous découvre comme candidat la plus haute fonction. Aujourd'hui, j'aimerais qu'on comprenne ce qui vous anime et surtout la vision que vous portez. Et nous allons aussi parler de la place que vous souhaitez donner aux Français de l'étranger, plus largement aux Français, aux identités multiples dans votre projet national.

Il y a plus de 2 millions de Français qui vivent hors du territoire national. quand vous les rencontrez, comment est-ce qu'ils décrivent leur lien à la France et qu'est-ce que cela vous révèle de la manière dont notre pays pourrait mieux penser sa présence dans le monde ? Franchement, dans 100 % des cas, c'est vraiment des belles personnes. C'est des personnes qui euh chacune est chacun, mais ils ont vraiment une histoire qui a toujours ce côté on est fier de ce qu'on a fait. On n' pas la prétention de vous dire euh monsieur le candidat que vous devez faire parce qu'on n'est pas légitime puis on ne vit plus dans le pays et en même temps on aimerait bien que le pays nous manque.

Ils le disent pas comme ça mais parce qu'il y a toujours une rupture sur le plan affectif avec leur pays. On ne part pas par hasard. C'est choisi, parfois c'est subi mais il y a jamais de hasard. Ça existe pas le hasard dans le dans une vie à l'étranger. On peut se retrouver 3 jours 4 jours par hasard dans un pays ou bloquer à l'aéroport et je me suis promené. Mais globalement quand on s'installe plus de 18 mois dans un pays, c'est qu'il y a il y a un parcours personnel qui fait que ça laisse des traces. Donc un attachement avec le pays, de un respect du pays.

Et 3 une volonté d'être reconnu non pas comme des exilés fiscaux, des planqués, des traîtres à la nation mais des personnes qui ont toujours la fibre patriotique. C'est très simple ce qu'il demande en fin de compte, c'est une reconnaissance. Paradoxalement, moi j'ai découvert que les Français de l'étranger étaient exactement comme les Français maghrébains, les Français noirs, une partie d'une communauté française. Ils sont invisibilisés. Et combien ils sont exactement ? Vous avez dit, ils sont 14. Ils ils sont plus de 2 millions. Enfin, on estime qu'ils sont à peu près à 3 millions. Il y a 1.5 1.5 millions qui sont inscrits sur les listes consulires.

Donc moi, j'avais de mémoire, j'avais 4 millions mais voilà 3 millions mais bon 3 millions d'invisibilisés. Moi, c'est ce que j'ai c'est c'est le ressenti le ressenti que j'ai eu avec euh avec les les Français de l'étranger. Des gens honnêtes, des gens patriotes, des gens évidemment avec un parcours académique souvent au-dessus de la moyenne nationale. Donc euh des gens très respectueux, très respectueux euh vis-à-vis à l'endroit du politique. Quand j'étais à New York notamment, j'ai vraiment le sentiment d'être respecté, très respecté, il respecte la fonction, il respecte le drapeau. Donc ça c'était très touchant. Et puis derrière hyper informé, c'est tout le temps comme ça.

Plus on est loin du pays, plus on on a une crainte d'être déconnecté et d'être loué. Donc ils suent tout. C'est impressionnant. Et dans dans leur parcours, que ce soit dans leurs études, leur travail, leur famille, leur engagement aussi hein, parce que certains d'entre eux sont engagés politiquement justement pour la France. Qu'est-ce que qu'est-ce que ces Français de l'étranger incarnent à vos yeux de la France du 21e siècle ? Bah, ils incarnent tout le dynamisme qui poussé par la GZ, c'est dire décomplexé, innovant, patriote, républicain, avec un côté euh côté un peu nostalgique.

Quand je leur pose la question "Qu'est-ce qui vous manque le plus ?" C'est souvent les mêmes points qui reviennent à mon petit bistro à côté, les saveurs, donc c'est très touchant. Et en même temps, beaucoup beaucoup de fierté parce que il représentent vraiment bien la France. Il donnent une super bonne image du pays. Ils sont organisés, ils sont impliqués, ils votent bien. Quand vous regardez le la mobilisation, ils s'organise et puis derrière elle est hyper dynamique. Français l'étranger, ils sont hyper dynamiques. Et contrairement aux idées reçues, ils sont pas dans l'entre soi, ils sont très intégrés. Donc évidemment le réflexe, c'est surtout entre compatriotes.

Mais quand je discute avec eux, toutes celles de ceux que j'ai rencontré, il y a beaucoup de connexions avec les locaux. Je suis marié avec une américaine, un américain. J'ai mon beau-frère qui est ceci. et donc très attaché au pays nostalgique très républicain, très au fait. Si vous êtes élu président de la République, comment est-ce que vous souhaitez que la la France les considère et les intègre surtout intègre ces Français de l'étranger dans le récit collectif ? Ils seront traités de la façon avec laquelle le président de la République les conçoit et moi j'ai passé beaucoup de temps à l'étranger.

Une bonne partie des présidents de la République qui sont succédés, ils avaient une forme de mépris ou oui de de mépris et d'invisibilisation des Français qui étrangers en prétextant en pensant subconsciemment à partir du moment où ils sont plus là, ils ont plus voix au chapitre. Et moi, le président chaque fois que je me déplacerai dans un pays étranger, mon réflexe ça serait de m'arrêter et d'exprimer le respect et leur reconnaissance républicaine aux Français de l'étranger. Et considération et puis surtout de façon très concrète, c'est m'assurer que il y ait toujours ce cordon républicain, social, culturel avec le pays. C'est ça qu'ils expriment. Je pense hein.

Vous vous avez plus d'expérience que moi, mais pour les les expates, c'est cette volonté de pas se sentir mis de côté parce qu'ils sont partis. c'est comment on se sent nationaux ou en tout cas français à part entière. Tenez-nous au courant, informez-nous, invitez-nous, exprimez-nous le respect. Voilà, c'est vraiment de la considération. C'est aussi simple que ça. Tout à fait. Vous revenez de New York, donc dans vos échanges avec les Français qui sont installés là-bas, qu'est-ce qui vous a le plus frappé dans leur manière d'habiter la France à distance ?

Moi, ce qui m'a le plus frappé, c'est même ceux qui disaient "Moi, j'ai plus rien à voir avec la France et derrière moi, bon ça c'était pour pour se justifier." Il y avait tout de suite un mec qui renvoyait au fait que ils sont hyper hyper attachés à leur pays. Là, on voit la fibre patriotique, elle est forte. C'est quand on part à l'étranger qu'on se rend compte que notre fibre patriotique est forte. Je les ai senti hyper patriote. Je les ai senti inquiet aussi inquiet de la tournure que que le pays prend en terme de risque à ce que les extrêmes prennent le pouvoir. Ils savent ce que c'est Trump. Donc ils savent qu'il faut pas jouer avec ça.

Donc Le Pen Mélenchon, ils savent que c'est une forme de populisme que ce soit l'extrême droite ou l'extrême gauche. Ils sont très responsables, vraiment très responsables. Et je les ai trouvé très protecteurs vis-à-vis du l'état provisance. Pour ça que pour tous ceux qui nous écoutent, les français de l'étranger, notamment ceux qui sont à New York, c'est pas des libéraux. Le Lou Wall Street, les caricatures, c'est vraiment des enseignants, des cadres qui soit des conjoints, des conjoints de suiveurs, ils sont retrouvés, ils sont partis à une aventure, les directeurs d'école, ce sont des personnes qui font du bien franchement, pas dans l'assistana et dans la solidarité en même temps.

Et eux qui vivent, surtout ceux qui sont à New York, ils disent "Mais franchement, faut se battre pour protéger le système français. Les retraites, c'est pas donné à tout le monde. L'universalité des soins, c'est pas donné à tout le monde. Le logement social, c'est pas donné à tout le monde. Le fait que la justice soit gratuite, on peut avoir des avocats commis d'office de qualité. C'est pas donné à tout le monde. Voilà, c'est faut peut-être partir de la France pour se rendre compte de la chance qu'on a pour être d'être français. En fait, il faut être malade une fois pour savoir à quel point la santé c'est important.

Il faut perdre un être cher pour comprendre que il y a des choses dont on doit relativiser l'importance. Faut avoir perdu une fois une élection pour comprendre que c'est dur de perdre. C'est comme ça. C'est la vie. Derrière les trajectoire individuelle des Français de l'étranger, il y a une idée plus large en fait, celle de d'une France qui ne se pense plus seulement depuis ses frontières mais comme un ensemble beaucoup plus vaste. Avez-vous le sentiment que la France se voit encore comme un pays essentiellement centré sur l'hexagone alors même que sa réalité humaine, économique, culturelle est de plus en plus globale ? Tout va dépendre des dirigeants politiques, économiques et culturelles.

Le savoir-faire français euh s'exporte de plus en plus, on est connu et reconnu, mais il y a toute une génération de politiques qui ont encore une vision euh des années 50 60 ethnocentrique, colonialisme, nostalgique de l'impérialisme. Et euh cette visionl, elle est morte, c'est fini. Donc on est un pays vieux dans le sens pyramide des âges. Donc vous avez expériences de vie qui peuvent atteindre jusqu'à 92 ans 93 ans pour une institutrice. On a un taux de fécondité qui a 1.56. Elle a voisiné les trois quand on était euh dans les années 50. Techniquement parlant, on a un pays qui vieillit.

Donc euh si on veut continuer à être hyper innovant, si on veut avoir un système euh qui protège et qui assure et qui soigne, il va falloir s'ouvrir vers l'extérieur. Il y a pas 50 m de possibilités, soit les un choc démographique a demandé le président de la République Macron. très compliqué quand même. Soit on arrive à ouvrir vers euh vague d'immigrés qui sera travaillée, qui sera assumée et qui nous donnera la possibilité à trouver le bon équilibre entre on respecte de c'est quoi l'identité française et comment on revient sur le flux pour préserver tout ce qui est euh legacy, tout ce qui est héritage à la française.

Si l'on assumait pleinement l'idée d'une France globale justement présente dans le monde par ses citoyens, par ses entreprises, par ses artistes, ses étudiants, qu'est-ce que cela changerait en fait concrètement dans la manière de gouverner ? C'est euh déjà remettre le paquet sur la francophonie. La francophonie c'est pas du fun, c'est le soft power. C'est montrer qu'on a un grand pays. Aujourd'hui, on est encore un grand pays parce qu'on est au conseil de sécurité et parce qu'on a capacité à avoir une dissuasion nucléaire. Mais faut comprendre que aujourd'hui le monde change. La Chine, la Russie, certains États d'Afrique, certains États d'Amérique latine.

Soit on arrive à jouer un rôle extrêmement important en respectant notre identité grâce à l'Europe. Ce qui renvoie aussi un comment on arrive à travailler avec les États d'Afrique ou soit on est convaincu qu'on est encore au 19e siècle et là on va finir comme les petits pays et du coup on sera amusé. Et moi je veux pas que mon pays soit amusé. mon pays, je veux qu'il soit humain et je veux qu'il soit fort. Et la première expression de notre force, c'est le soft power et c'est travailler avec nos relais nationaux et étrangers dans les binationaux, expatriés sur le plan culturel, sur le plan économique et sur le plan politique.

On a été feignant là-dessus pour que les Français d'étrangers deviennent pleinement des acteurs de la puissance économique mais culturelle aussi et diplomatique française. Sur quel grand principe aimeriez-vous fonder la relation entre l'État français et eux justement ces français de l'étranger ? les rencontrer plus souvent, c'est tout bête mais euh et pas venir juste pour les élections. Mais voilà, donc moi, je donnerais là où le ministre en charge des Français étrangers une feuille de route clair déjà les rencontrer régulièrement et euh les informer de ce qui se passe. Donc ça c'est important l'animation, c'est ce que j'appelle l'animation.

Karim, si vous deviez résumer cette idée de France globale en une seule idée centrale, quel serait le cœur de votre message ? Ce que vous voulez que les Français retiennent quand vous utilisez ces mots ? La France globale. Ouais. La France globale, c'est les valeurs universelles universalistes. C'est ça pour moi la France globale. C'est pas la France impérialiste, c'est pas la France colonialisatrice. C'est la France avec des principes. C'est la France qui aime, c'est la France bienveillante, c'est la France qui se bat pour les droits des femmes, le droits de l'homme. C'est la France qui est portée par un principe d'égalité.

C'est la France qui accepte ses immigrés, euh qui refuse les personnes qui entrent de façon euh illégale et qui n'ont rien à faire dans notre territoire. C'est et parillement, c'est celles qui aident toutes celles et ceux qui pour des raisons multifactorielles sont amenées à les vivre à l'étranger. Et un élément qui est important, les aider à rentrer parce que là aussi il y a un sujet sur le retour. Votre candidature à la présidentielle de 2027 ne suit pas les trajectoires politiques classiques. Vous êtes issu dans milieu populaire, vous avez une expérience dans le secteur privé, vous avez eu une carrière avec une exposition internationale.

En quoi ce parcours vous donne-t-il une manière différente d'imaginer ce que peut devenir la France ? Je sais pas si mon parcours est différent. J'ai été élu depuis 1995, élu local avec 30 ans d'expérience. Je suis en prise directement avec la quotidienneté. C'est plus de 35000 communes, c'est 35000 campagnes. C'est toujours le même principe. C'est comment vous faites pour améliorer la vie des gens concrètement ?

C'est comment ils se sentent en sécurité, comment ils se sentent protégés, comment ils ont la possibilité de pouvoir se soigner, de pouvoir se loger, de bien manger, pouvoir se déplacer et de se dire "Je suis dans un pays qui me donne la possibilité de mieux vivre chaque jour." Donc à part le fait que mes parents sont ouvriers je suis comme vous regardez toutes les personnes qui sont en LE une des personnes les plus expérimentées sur le plan électoral et sur le plan politique à part Édouard Philippe qui a déjà été maire le reste ce ils ont été parlementaires et ils ont pas été en prise directe avec la population et justement votre question par rapport au Français de l'étranger.

gros sujet que nous rencontrons aujourd'hui notamment avec les Français qui vivent à l'étranger, les compatriotes qui vivent à l'étranger, c'est la déconnexion totale qu'il y a entre la reproduction des élites et la réalité. Ensuite, le fait d'avoir été chef d'entreprise notamment dans la high-tech, là effectivement ça donne la possibilité de mettre en avance ce qu'on appelle l'efficiency. Et quand vous bossez dans le privé, c'est bien d'être efficace, mais quand vous bossez dans le public, c'est encore plus important parce que on parle des fonds publics. Fond public, c'est votre argent. Tout à fait.

Quand vous pensez à la France, quelles sont les forces que l'on sous-estime et qu'il faudrait remettre au centre du récit national ? Ce que je dis tout le temps, c'est la France, c'est en vrai un paradis que beaucoup cherchent à décrire comme un enfer et qui commence à s'effriter parce que on remet en question progressivement l'État providence et surtout son financement.

Vous vous rendez compte qu'on regardez les principes de notre République liberté égalité fraternité et démocratie sociale et uni l'idéal de de 1793 exceptionnel ce qui donne la possibilité à bonne partie des Françaises et des Français qui ont une filiation avec le peuple à pouvoir être l'architecte de leur propre vie à se dire bah je vais améliorer ma vie donc c'est beaucoup de pays où vous avez cet idéal. Donc vous avez déjà identifié deux grandes causes nationales le logement et la petite enfance. Euh pourquoi commencer par ces sujets et qu'est-ce qu'il raconte de la société que vous voulez construire ? C'est un bon point.

Le point commun avec les millions de français qui vivent à l'étranger, c'est qu'on a toutes et tous été enfants. Aujourd'hui, il faut sanctuariser la parole de l'enfant. Vous avez trois enfants par classe victimes d'agression sexuelle. Vous vous rendez compte ? Et 80 % c'est issu du premier cercle. Familial, proche. Pendant longtemps, cette question a été tabou. On était dans une logique de dédramatiser ou de désanctuariser ou de partir du principe que lorsque une affaire est classé sans suite, automatiquement il n'y a pas de prédateur. Les prédateurs agissent toujours là où l'enfant est le plus fragilisé.

Donc il faut protéger nos enfants, faut sanctuariser la parole de l'enfant, faut sanctuariser la parole des parents lorsque l'enfant parle. Il faut mettre un cadre où systématiquement le principe de précaution prévaut. Il faut imposer alors que moi je suis un défenseur de la présemption d'innocence. Il faut donner plus de moyens au magistrat. Faut créer un fichier S pour pouvoir centraliser toute une base de données où vous avez les prédateurs.

Ce soient les prédateurs condamnés, ce soi les personnes impliquées dans des histoires d'agression sexuelle ou que ce soi des personnes qui ont été suspendues alors que l'affaire a été classée sans suite parce que c'est pas parce que l'affaire a été classée sans suite que automatiquement la personne exent tout reproche dans ce type de question. Donc la première cause c'est protéger nos enfants, droits de l'enfant. La deuxième c'est le logement. Pareil, le point commun qu'on a tous, c'est on cherche tous un logement, qu'on soit propriétaire, qu'on soit locataire, qu'on soit jeune actif, qu'on soit retraité, qui a un parcours résidentiel. Le logement, c'est le sujet numéro 1 en France.

Il manque 500000 logements. Il y a 12 millions de malles logés quand vous regardez le déni climatique dans lequel on est confronté. Premier sujet, c'est les passoirs thermiques et le problème des familles qui vivent dans des logements où il fait 50°gr. les toits euh ceux qui vivent sous les toits euh que ce soit à Paris ou en banlieu que ce soit ceux qui euh sont trois qu dans une chambre. Donc c'est un vrai sujet le logement et euh il faut que le logement soit accessible. Donc proposition très claire, la TVA, elle est à 20 %, faut qu'elle soit à 55 et que ça soit considéré comme un un bien de première nécessité. Pour moi, ça c'est déterminant.

On ne peut pas avoir dans notre pays des jeunes qui rentrent dans le marché du travail qui se disent je ne peux pas me loger. On a des jeunes qui ont de plus en plus de mal à trouver du boulot parce qu'ils rentrent de plus en plus tardivement et on a des jeunes qui ont de plus en plus de mal à pouvoir se loger. Et on a des personnes retraitées et retraité pauvres qui à cause de la décote ont de plus en plus de mal à se loger parce que même si quand elles sont dans du logement social comptenu bah la perte de pouvoir d'achat avec leur retraite qui est par définition basse que leur salaire, vous avez un reste à charge à payer qui leur donne peu de possibilités de bienvivant.

Revenons sur le concept d'identité française. En 2026, quand on dit être français, qu'est-ce que cela signifie pour vous dans un monde où justement nos identités sont multiples, où elles sont mobiles et où elles sont surtout assumées ? On peut écrire un milliard de littérature là-dessus. Être français, c'est écrit sur le le front de chaque établissement public. C'est la liberté, c'est l'égalité, c'est la fraternité, c'est la démocratie sociale, c'est la laïcité, c'est la démocratie. Le pays, la République est unie et indivisible. Ensuite, c'est ce qui fait la richesse de notre pays.

Vous avez plusieurs régions, plusieurs histoires, plusieurs coutumes, mais le point de convergence, c'est le drapeau bleu, blanc, rouge et et ensuite, on peut trouver la diversité des histoires, des langues, des dialectes, des cultures en utilisant cela comme une source de division ou soit l'utiliser comme une source de richesse et ce qui donne la possibilité de faire en sorte que notre pays a toujours été un grand pays. Si on revient juste sur les binationaux qui vivent en France, comment est-ce que la République française peut-elle mieux reconnaître cette pluralité comme une force sans jamais renoncer à ce qui fait son unité ? Moi, je suis binational.

Donc euh soit vous en faites des schizophrènes, soit vous en faites des personnes qui sont plus fortes. Donc ce que je dis aux binationaux, tant mieux pour vous. Si vous avez la chance d'avoir une double culture, double culture, ça veut pas dire que vous êtes un sous-citoyen français, vous êtes 100 % français. Tout à fait. Pour conclure donc quel message direct vous souhaitez-vous adresser donc aujourd'hui aux Français de l'étranger et qu' soit binationaux ou pas binationaux d'ailleurs à à tous ces français de l'étranger qui nous écoutent ? Franchement le le message c'est qu'on est vraiment fier de vous.

Moi président, je ferai en sorte tout simplement sans sans grandes promesses, beaucoup d'attention, beaucoup de respect et assurer que le lien soit régulier, qui soit pas circonstancié, qui soit pas tactique ou opportuniste, mais qui a un flux régulier, systématiquement le cordon avec le pays soit régulièrement alimenté, que le retour, si retour il y a soit bien préparé et que vos expressions de besoin soient respectées, pas comme si c'était un caprice parce que vous n'êtes pas des capricieux ou des exilés ou des planqués ou des personnes qu'on traille la nation comme des Français à part entière dont nous sommes fiers de votre parcours et comment est-ce qu'ils peuvent contribuer justement au redressement de notre pays depuis l'étranger ils peuvent un me soutenir aller sur Karim Boemerin 2027.org adhérer au mouvement la France humaine est forte et faire des dons concrètement c'est comme ça que ça changera d'accord merci Karim Boomran d'avoir répondu à nos questions.

Merci à vous. Merci. Merci Rachel. C'était lesfrançais.