Bruno Retailleau : «L'arme nucléaire est l'arme ultime et la France est une monarchie nucléaire»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'avais fait une tribune la veille de son intervention. C'est ce que je redoutais. Je redoutais finalement une forme d'européganisation, une sorte de mise en commun de l'arme nucléaire.
Et ça n'est pas possible. Il nous a rassuré, le président de la République, je pense a été très très clair de ce point de vue-là en disant que un la décision ultime, ça resterait le président de la République élu au suffrage universel de la mise en œuvre de l'arme nucléaire ne sera pas partagé non plus, pas plus que la définition de nos intérêts vitaux. Alors que nos intérêts vitaux s'élargissent au-delà du territoire national au territoire européen, ça c'est pas nouveau.
Dans une instruction en 1964, le général de Gaulle l'avait déjà dit. Il avait parlé du Bénéxe et de l'Allemagne fédérale. Et ensuite George Pompidou, c'était en 72 dans un livre blanc, avait là encore précisé que les intérêts vitaux de la France ne s'arrêtait pas aux frontières françaises.
Donc je pense que de ce point de vue-là, il nous a rassuré. Un point d'attention euh la dissuasion avancée. J'attends de voir concrètement ce que cela donne.
J'ai bien vu que ça n'était pas une mise en commun, une européenisation de nos moyens. Je ne veux pas que au fil du temps il y a un engrinage qui se mette en place et qui provoque une cette communautarisation, si j'ose dire, qui serait hors des clous. L'arme nucléaire, c'est vraiment l'arme ultime.
Et comme disait quelqu'un, voilà, la France, c'est une monarchie nucléaire. Ça ne peut pas être autre chose. Il peut pas y avoir de partage de ce point de vue-là.
Mais si la dissuasion c'est que de temps à autre euh nos mirages par exemple soient disséminés dans tel ou tel pays provisoirement momentanément nos avions, donc pas les avions américains. Avion, c'est ce qui se passe déjà et vous savez je ne pense pas que ceux les pays qui en bénéficient comme la Belgique, comme l'Italie, comme l'Allemagne renoncent d'ailleurs à ce parapluie. Le temps est en quelque sorte une alliance nucléaire avec une sorte de double clé.
Les bombes sont américaines et le vecteur alors actuellement c'est des tornados bientôt ça sera des avions américains des F35 mais les vecteurs sont plutôt des vecteurs allemands enfin en tout cas qui sont opérés par les Allemands ou les Belges ou mais précisément No.
Bruno Retailleau