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interviewRMC (sur YouTube)· 29 juin 2022 21 min

🔴 EN DIRECT - Olivia Grégoire invitée de RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de ne pas se soumettre à la décision, à la confiance, au vote des députés. Aucune décision n'est prise. Un décret est paru au Journal officiel ce matin annonçant le programme au Parlement dans les prochains jours où il y aura, comme vous le savez, la DPG, la déclaration de politique générale.

C'est pas écrit comme ça, hein. Il n'est pas spécifié dans le décret qu'il y aura vote de confiance. On n'a pas spécifié, il n'est pas écrit, il n'est pas fait mention de l'article dit 49 qui stipule qu'il y aurait un vote de confiance.

Mais je vais être très clair ce matin. Ça n'est pas parce que ça n'est pas inscrit dans le décret que la Première ministre ne pourrait pas le faire. Aucune porte n'est fermée et au moment où je vous parle, ce vote de confiance est tout à fait possible.

Elle n'a pas pris cette décision et c'est à elle de la prendre. Alors, je voudrais préciser vraiment les choses. Il y a un décret donc qui a été publié ce matin même au Journal officiel il y a quelques minutes, hein, dans lequel il est inscrit noir sur blanc que c'est donc l'article 51 de la Constitution qui a été choisi.

Cet article ne mentionne pas, en effet, non seulement de vote de confiance, mais il ne mentionne pas non plus qu'il s'agit d'un discours de politique générale. Voilà ce qui est inscrit, une déclaration. Il ne s'agira, et on le voit d'ailleurs à l'écran sur BFM TV, il ne s'agira que d'une déclaration du gouvernement devant l'Assemblée générale, c'est-à-dire le mot de déclaration de politique générale n'est pas mentionné et c'est c'est pas du tout anodin, hein.

Vous avez l'air de dire que toutes les portes sont ouvertes, elles le sont peut-être, mais enfin, en tout cas, le choix de laisser la possibilité à ce qu'il n'y ait pas ce vote de confiance a été précisément choisi. C'est pas un article au hasard puisque lorsqu'on compare avec le même Journal officiel de 2017, eh ben, à l'époque, il y avait écrit noir sur blanc une déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale et c'était l'article 49 qui avait été choisi. Il y a donc un choix qui a été fait, le choix probablement, vraisemblablement, même si vous nous dites que c'est pas encore fait, de pas se soumettre à l'Assemblée nationale.

Ma réponse est très claire ce matin. La Première ministre n'a pas pris sa décision. C'est à elle seule de la prendre.

Cet article, effectivement, que vous mentionnez ce matin, contrairement à 2017, et vous venez de le mentionner, ne précise pas vote de confiance. Ça ne ferme aucunement la porte au fait qu'il peut y en avoir un. Mais qui a décidé de de mettre ça dans le dans le journal ?

Les les autorités en charge Non, c'est assez rare que les décrets tombent du ciel, mais c'est un choix qui a été fait et qui laisse toutes les portes ouvertes. Et dès le début de la semaine prochaine, milieu de la semaine prochaine, on sera fixé. Ce que je peux vous dire avec certitude, c'est que la Première ministre n'a pas pris sa décision et que ce décret n'engage en rien le fait qu'il y ait ou pas vote de confiance. me dites qu'elle n'a pas pris sa décision, j'entends aussi qu'elle n'a pas pris la décision de se n'a pas pris la décision de se soumettre aux députés non plus. ?

Elle elle Aujourd'hui, elle elle se dit potentiellement, je ne me soumettrai pas aux députés. Pour l'instant, elle finit ses concertations. On va en reparler.

C'est le le dernier jour d'échanges, enfin en tout cas de cette semaine, avec les formations politiques. Tout est possible. Les portes sont ouvertes et je veux être très clair, ça ne ça ne signifie en rien qu'il n'y aura pas de vote de confiance. n'y a pas de vote de confiance, vous êtes bien d'accord quand même que c'est une manière de commencer ce quinquennat perdant.

Vous savez, je trouve qu'on Mais c'est c'est aussi certaines périodes politiques comme ça. On accorde beaucoup d'importance à certains faits et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'actualité au Parlement. On va y revenir.

Euh Rappeler quand même une chose euh D'abord, je suis assez et pas vraiment étonné, mais c'est quand même un peu dommage qu'on ait des formations politiques euh qui pour certaines ont déjà déposé une motion de censure sans même savoir ce qu'il y aurait dans un une déclaration de politique générale. Euh une motion de censure a été déposée, ça veut dire ? Ça veut dire La réponse est non, quelque part, peu importe la question.

La NUPES a déposé cette motion de censure. Je suis pas sûr qu'avec ce type de posture, la réponse est non, peu importe la question, on fasse vraiment avancer les enjeux et le pouvoir d'achat des Français dans les quelques semaines qui viennent. Donc restons euh ouverts.

C'est tout à fait possible euh qu'elle demande ce vote de confiance. Et vous le souhaitez ? vous dites quand même ce serait plus ?

Je pense moi je vais vous dire je serai comme un seul homme ou en réalité comme une seule femme derrière la décision de la Première ministre, voilà. Moi je la soutiendrai quelle que soit sa décision, je vais être très clair. Je vais aussi rappeler à celles et ceux qui nous écoutent parce qu'on accorde beaucoup d'importance à ce vote de confiance que dans notre 5e République par 7 fois des Premiers ministres, c'est juste une information par 7 fois, n'ont pas demandé la confiance.

Ça n'est pas inédit si jamais ça devait arriver c'est c'est quelque chose qui a déjà été le cas. Et j'espère que certains se rappellent, je pense à Jean-Luc Mélenchon notamment, qu'à l'époque ça ne leur avait posé aucun problème puisque par trois fois Jean-Luc Mélenchon appartenait à une majorité relative dont les Premiers ministres n'ont pas demandé le vote de confiance. Donc on verra, je pense évidemment à Madame Kretion, Monsieur Bérégovoy et Monsieur Rocard.

Olivia Grégoire, vous dites c'est elle qui prendra la décision. Oui. En ?

Non, elle est pas en solitude, elle est entourée. forme de solitude. On est frappé que Emmanuel Macron certes a a une déclaration à l'Agence France Presse disant qu'il lui renouvellera sa confiance mais il ne l'a pas cité lorsqu'il s'est adressé aux Français.

Pas un mot pour sa Première ministre. Alors d'abord elle a répondu avec un certain humour et pour la connaître elle en a, ça n'est pas permanent que le Président de la République cite les Premiers ministres et d'ailleurs les ministres tout court. J'en fais partie, j'en ai fait partie et c'est pas forcément son obsession de nous citer nommément à chaque fois.

Donc Elisabeth Borne n'est pas du genre à se braquer par des signaux comme cela. Par ailleurs quand il a pris la parole notamment la semaine dernière, il l'a prise pour parler des institutions, des résultats des élections législatives, du message qu'il avait compris des Français, de cette attente de compromis qu'on doit bâtir, de ce qu'on doit faire et de ce que veulent les Français. Il parlait en garant des institutions.

Je suis pas choqué qu'il n'ait pas donné le nom de la chef du gouvernement puisqu'il ne commentait pas l'actualité gouvernementale. Il était vraiment dans une posture de Président garant des institutions qui s'exprime sur les institutions. je la soutiens Intégralement.

Elle a besoin elle a besoin de ce soutien aujourd'hui. Comment comment vous la vous vous la voyez ? pas de besoin de soutien, mais je pense important de la soutenir.

La situation est inédite, elle est pas forcément évidente et d'ailleurs pas qu'au plan politique. Vous savez ce qui nous préoccupe le plus en réalité c'est la situation économique aujourd'hui, mais aussi dans les prochaines semaines. Faire en sorte que la rentrée se déroule bien et que dès le mois d'août les Français reçoivent sur leur compte en banque sur leur bulletin de salaire les augmentations prévues.

Donc elle hérite d'une situation qui n'est pas évidente notamment mais aussi au plan politique. Pour la connaître, c'est une c'est une femme extrêmement solide, c'est une femme qui est déterminée, qui n'est pas dans l'épanchement, qui est assez pudique, qui est au travail, qui consulte, qui bosse avec ses ministres et qui a le soutien du président de la République. Olivier Grégoire, vous le dites justement, il va falloir avancer et c'est toute la question.

Pouvez-vous ? Vous avez dit notamment que pour les Français une des priorités c'est de voir les augmentations sur la fiche de paie. Le point d'indice des fonctionnaires qui va être augmenté de 3,5 % le le 1er juillet euh vendredi, alors que l'inflation est de 5,2 % officiellement et qu'on le voit bien elle pourrait atteindre 7 ?

Concrètement, le compte n'y est ? Alors concrètement, 3,5 % d'augmentation en plus là au mois de juillet annoncée par Stanislas Guerini qui viennent s'ajouter aux 1,5 % d'augmentation individuelle annuelle des agents de la fonction publique. 3,5 + 1,5 = 5 % Nous sommes donc sur une augmentation pour les agents publics de 5 % entre l'inflation et les augmentations classiques.

Ça donne à peu près pour vous donner une idée pour une sage-femme, une femme qui est après 20 ans de service sage-femme, c'est 110 euros nets par mois de plus. C'est 1300 euros de plus sur l'année. Ça n'est pas anodin. 700000 agents de la fonction publique sont concernés.

Et ça faisait 10 ans hein que c'était gelé. Alors ça faisait 10 ans et ça faisait même on va aller plus loin, 37 ans qu'une augmentation pareille n'avait pas été prise. Et donc elle est assez inédite et c'est bien normal compte tenu de l'inflation inédite.

Mais l'effort il est massif, il faut donner les chiffres et être clair. 7,5 milliards de coûts pour l'État. Enfin même d'investissement, je vais vous dire puisque les agents de la fonction publique, c'est de l'investissement.

Ce sont ceux qui font vivre nos écoles, nos hôpitaux et toute notre solidarité nationale. Donc 7,5 milliards d'euros euh c'est c'est pour vous donner une idée puisque on fait souvent euh référence par exemple à l'ISF notamment à gauche, c'est plus de deux fois l'ISF ce qui est mis sur la table aujourd'hui pour augmenter les fonctionnaires. Donc c'est un effort inédit.

Il y a une chose qui me semble importante à dire, il y a 700000 agents de la fonction publique qui étaient à peu près euh juste au niveau du SMIC. Avec cette augmentation de 5 % nous n'aurons plus d'agents publics au 1er juillet 2022 à compter de vendredi dont la rémunération sera uniquement le SMIC et je pense que ça mérite d'être souligné. Olivier Grégoire, dans un moment de pénurie euh où on le voit bien, il y a des il y a des postes non seulement dans l'hôpital évidemment, on en parle tous les jours, mais aussi des postes de profs qui ne seront pas euh pourvus à la rentrée, des élèves qui vont se retrouver sans professeur.

Est-ce que franchement vous pensez que cette augmentation de 3,5 elle suffira à redonner une attractivité à ces à ces jobs qui sont absolument nécessaires au fonctionnement de notre ? Alors un vous avez raison euh et c'est d'ailleurs le le gros sujet de ce quinquennat le le plein emploi et l'emploi. Aujourd'hui euh on a hérité d'une situation que ce soit l'hôpital ou euh dans l'éducation depuis plusieurs années où ces fonctions étaient complètement euh abandonnées, absolument pas bien rémunérées et moins bien euh que la moyenne européenne.

Il faut être clair, nous étions en retard. C'est donc un rattrapage qui est mis en place depuis plusieurs années et d'ailleurs par le précédent quinquennat, il faut continuer et faire plus ces métiers soient plus attractifs. C'est ce que nous faisons mais il n'y a pas que la rémunération pour rendre attractif.

Il y a la rémunération bien sûr, mais il y a aussi les conditions de travail, la façon dont aujourd'hui nos professeurs, nos cadres de santé, nos médecins Vous avez des nouvelles du du rapport par exemple sur l'hôpital, le rapport de monsieur Vendredi. D'accord. euh nos dates, la mission flash sera rendue euh en fin de semaine ou peut-être au pire lundi, mais on est en train de du sonnant et trébuchant.

Il y aura il y aura des mesures. à l'hôpital, notamment. Exactement.

Et locale, puisque en réalité euh l'hôpital Necker, c'est pas l'hôpital de Dijon. Il y a des réalités qui sont très différentes à Paris, sur les territoires et donc on veut avoir des solutions par bassin de vie, comme l'a dit le président. Mais ce que j'ai envie de dire, pour bien connaître la santé, c'est que notamment, c'est que c'est c'est des sujets très complexes.

Il y a l'urgence, il faut tout de suite payer plus, bien évidemment, mais il y a aussi un sujet d'attractivité au long cours. Il faut former plus. C'est tout l'enjeu de l'investissement qu'on va continuer à faire.

Vous savez qu'au précédent quinquennat, on a beaucoup investi dans les compétences. C'est tout l'enjeu. Moi, je sors de campagne législative.

Pendant et de campagne présidentielle, pendant 3-4 mois, j'ai sillonné et j'y pars tout à l'heure, je pars à Nantes tout à l'heure, les villes de France avec des entrepreneurs. Je vais vous dire ce qui m'a frappé et qui est frappant, c'est qu'on m'a pas parlé une seule fois de chômage. Un, ça c'est plutôt une bonne nouvelle, on a le droit de le partager.

C'est grâce aux entrepreneurs, c'est grâce à l'État aussi qui a fait ce qu'il fallait. Point 2, ce qu'on remarque, c'est qu'on me parle à chaque boutique, à chaque artisan, de compétences, de recrutement et de l'incapacité à recruter. Il y a pas que la fonction publique, c'est beaucoup plus large, dans tous les secteurs, dans tous les métiers.

Donc on a un enjeu qui est de former très vite des gens qui puissent aller sur le marché du travail dans les prochaines années sur ces métiers en tension, c'est ce qu'on a l'intention de faire. on est passé en gros de de 10 % de chômage à 7 % de chômage. Est-ce que on n'est pas arrivés euh Geoffroy Roux de Bézieux qui était à ce même micro hier disait ça bute.

Est-ce qu'on n'est pas arrivés à beaucoup plus difficile maintenant pour baisser, c'est-à-dire passer de 10 à 7, OK, passer de 7 à 5, beaucoup plus difficile. Vous continuez malgré tout à dire que l'objectif de ce quinquennat, c'est d'arriver au plein emploi. On arrivera à 5 % à la fin du ?

On va tout faire pour, c'est certain et peut-être qu'on a une forme de crédibilité, ceux qui avons réussi à faire passer le chômage de quasiment 10 % à 7 %. Peut-être qu'on peut nous croire, c'est comme sur les impôts, quand on baisse 50 milliards d'impôts en 5 ans, on est peut-être plus crédible que d'autres pour dire on va continuer à les baisser, c'est qu'on est capable de le faire. Sur le chômage, on l'a fait.

Euh vous le dites et et d'autres parfois, c'est pas le sens de votre propos, mais ils me disent "Bon, vous êtes passés de 10 à 7, OK, mais enfin non, pas OK. Euh, il a fallu 15 milliards d'euros sur le plan d'investissement des compétences, il a fallu du courage politique, il a fallu euh euh les ordonnances travail, il a fallu beaucoup de courage politique et beaucoup d'engagement des Français et des entrepreneurs pour parvenir à ce résultat. Mais il faudra quoi là pour passer de 7 à ? et de très clairement vrai dans les propos de Geoffroy Roux de Bézieux, c'est pas tant que ça bute, c'est que c'est je dirais pas plus facile, mais c'est encore plus difficile de baisser de 7 à 5 que de 10 à 7.

Donc, on va on a une seule solution, investir massivement sur l'enseignement, sur la formation, sur l'éducation, ce que nous allons faire et ce sera visible dès le projet de loi de finances qui arrive dans quelques semaines en septembre à l'Assemblée nationale. Il nous faut former plus pour permettre aux personnes aujourd'hui qui sont euh pas sur le marché de l'emploi de pouvoir aller pourvoir ces métiers sous tension, comme on dit. Mais c'est vrai que la tâche est plus délicate, mais raison de plus que pour pour motiver euh l'équipe gouvernementale.

Olivier Grégoire, vous qui êtes porte-parole du gouvernement, qu'on est au retour de ? Est-ce que dépenser enfin dépenser est-ce qu'investir 7,5 milliards d'euros pour les l'augmentation des salaires de nos agents publics, ça ressemble à de ? Est-ce que mettre 25 milliards d'euros entre octobre et mars sur le bouclier tarifaire, sur le chèque inflation comme l'a fait Jean Castex précédemment, ça ressemble à de ?

Est-ce que comme l'a dit Bruno Le Maire hier, investir à nouveau 25 milliards d'euros pour protéger les Français avec la poursuite du bouclier tarifaire, avec le bouclier logement, avec l'indexation des retraites, on nous parle de sobriété et de restrictions. Non, mais voilà, pardonnez-moi, on aura mis 50 milliards d'euros en 9 mois pour protéger le pouvoir d'achat des Français. Est-ce que ça ressemble à de ?

Non. Est-ce que tenir les comptes est ? Oui. ?

Et les gens vont vite le comprendre. Euh les les les ménages le vivent au quotidien. Je vous donne un chiffre que je trouvais intéressant à partager avec vous ce matin qui est très concret.

En janvier, l'État a emprunté sur les marchés. Le taux était de 0,3 % En juin, l'État a emprunté. Le taux était de 1,7 % Vous avez aujourd'hui des taux d'intérêt qui remontent avec une inflation galopante.

Donc, il nous faut à la fois tenir les comptes et continuer d'investir. Ça n'est absolument pas de l'austérité, c'est de la responsabilité budgétaire principalement parce que les Français sont tout sauf des idiots et qui savent très bien que ne pas être responsable budgétairement et dépenser sans engager, sans cibler, ce seront les impôts de demain. Donc, ça n'est pas une option pour nous, ni impôts, ni dettes, on a été clair.

Olivier Grégoire, il y a plusieurs points que je voudrais encore voir avec vous, notamment les aides au carburant, mais d'abord un point sur les crèches parce qu'il y a de nombreux témoignages qui nous remontent depuis quelques jours, un peu comme dans l'affaire des EHPAD d'Orpea, mais là, ça concerne d'autres dépendants qui sont les plus petits et la question des crèches et notamment euh la crèche Les Crèches du groupe People & Baby. Un enfant est mort la semaine dernière à Lyon. Euh Est-ce qu'il y a aujourd'hui une faillite de l'État dans le contrôle de ces délégations de service public, c'est-à-dire de ceux à qui on confie les plus dépendants dans notre société, les enfants comme les personnes ?

Je n'irai pas jusqu'à employer le mot que vous avez employé parce que je pense à toutes celles et tous ceux qui font un travail formidable sans qu'il y ait jamais de problème et dont on parle jamais sur les plateaux télé. Euh et comme souvent et c'est normal, on parle des drames et j'ai un peu d'émotion et vous me en excuserez parce que je je suis pas maman depuis longtemps et c'est vrai que le drame de la semaine dernière dans dans la crèche de de Parme Garde, de ce soi-disant de cet employé de crèche est Il s'agit sans doute pas de Parme Garde, hein, mais une drôle de Parme Garde Parme Garde entre nous, euh euh voilà, je m'exprimerai pas plus, mais pour aller donner euh un produit pour déboucher des éviers à un enfant, faut avoir un vrai problème quand même. Il y a Faut-il renforcer les ?

Il y a un sujet en amont et en aval. Il y a d'abord et y a tout, je crois aussi un sujet de formation. On vient d'en parler sur l'éducation, sur la santé.

On a un sujet de formation et de compétences. Il faut mieux former, plus former, plus de monde. Il faut plus d'entourage, plus d'accompagnants, que ce soit dans les EHPAD, et que ce soit l'État vient de laisser la porte ouverte à ce que ces micro-crèches qui jusqu'à présent n'avaient le droit d'accueillir que neuf enfants pour un certain nombre d'encadrants, finalement vont pouvoir en accueillir 12.

Donc c'est exactement l'inverse de ce que vous nous dites. Oui, mais dans les micro-crèches, pour le coup, euh il y a aussi un financement pour avoir inscrit euh la mienne il y a quelques semaines, un financement supplémentaire des parents qui, puisque ça coûte plus cher une micro-crèche et que la CAF euh ne prend pas intégralement en charge la micro-crèche, ce qui permet euh normalement de pouvoir recruter des encadrants euh pour trois enfants de plus. On doit pouvoir recruter un encadrant de plus, puisque les micro-crèches, pour le coup, euh sont plus chères et les payants les parents payent plus et sont moins soutenus par le crédit impôt famille.

Mais c'est pas c'est pas la bonne réponse à la question que vous venez de poser. Il y a un sujet à la fois sur les plus âgés et sur les plus jeunes. Il y a une réalité qui est qu'on doit aujourd'hui investir beaucoup plus, former beaucoup plus, qu'on a une société qui bouge énormément.

On a peut-être moins d'enfants, mais on a de plus en plus de personnes âgées. Et il est vrai, et vous l'avez dit, que des EHPAD aux crèches, on a un problème en amont euh de formation, en aval euh de contrôle. Et il va falloir qu'on s'y attelle. 147 nouveaux cas de Covid en 24 heures, plus 147000 nouveaux cas en 24 heures, plus 56 % en une semaine.

Et pourtant, aucune mesure euh n'a n'a été prise. Ce sont uniquement des incitations. Est-ce que si vous aviez vraiment le pouvoir politique à l'Assemblée, si vous aviez vraiment les les moyens, vous le vous le feriez, vous décideriez là, comme le fait l'Italie par exemple, de l'obligation du port du ?

Chaque pays, et on a deux ans et demi de recul, et vous l'avez bien vu, a pris les mesures euh bon. Moi, je respecte, et je suis pas d'ingérence sanitaire. Les Italiens font ce qu'ils veulent, et la France fait ce qu'elle veut.

On a eu une expression très claire de la ministre de la Santé il y a quelques jours. Nous, on fait confiance, au moment où je vous parle, en vigilance, à la responsabilité collective des Français. Voyez, moi j'ai une nounou, on en parlait il y a 2 minutes, j'ai pas eu besoin de lui dire le matin quand elle arrive, il faut mettre ton masque dans les transports, elle l'a fait d'elle-même.

Moi-même, quand je me déplace, là, on part en train à Nantes tout à l'heure, je vais mettre un masque, même si c'est pas une obligation. Ce que j'ai envie de dire, c'est qu'on est un peuple aussi responsable, qu'on a eu beaucoup de Français qui ont été parfois lassés, fatigués, pour pas dire plus, des obligations et que là, au moment où je vous parle, on fait confiance responsabilité des Français, mais mais mais je profite de ce moment, en fin juin, pour rappeler à toutes celles et ceux qui ont autour d'eux, autour d'elles, un grand-père, une grand-mère, un papa qui a plus de 60 ans, qui est ce qu'on appelle immunodéprimé, qui a donc un problème de de de immunitaire, de fragilité, de maladie chronique, à aller prendre sa 2e dose de rappel. Nous avons un vrai sujet, Appoline de Malherbe, c'est que 1/4 seulement de ces personnes qui sont fragiles, même si on n'est pas fragile à 61 ans, mais il faut absolument que les Français se fassent vacciner sur la 2e dose de rappel, auprès de leur professionnel de santé.

Les autorités régionales de santé vont adresser des messages à toutes les personnes concernées. Je pense notamment aux départs en vacances, aux petits-enfants qui vont chez les grands-parents, aux grands-parents qui s'occupent des petits. Faites-vous vacciner, la 2e dose de rappel, elle est disponible, ça prend 5 minutes et ça protège tout le monde.

Vous avez parlé de la responsabilité, vous avez dit vous-même dans le train vous mettrez le masque. Est-ce qu'il faut envisager et encourager les Français à le mettre également au ? Il faut encourager les Français à le mettre dans toute situation où ils s'estiment en promiscuité forte et que ce soit dans les transports, que ce soit dans les festivals, que ce soit dans certains concerts fermés qui sont pas à l'air libre.

Oui, on a le droit de se prémunir, de prévenir et donc de soi-même de se protéger et de protéger les autres. Pas plus d'impôts, mais il se dessine quand même une taxe spécifique sur les entreprises qui ont fait des gros profits. On a entendu votre votre collègue Clément Beaune ce matin, le ministre délégué en charge de l'Europe qui dit "Les entreprises du secteur de l'énergie qui font des profits supplémentaires devront participer de manière supplémentaire à l'effort collectif." C'est quoi ?

Alors, il me semble que vous aviez un monsieur qui est le ministre de l'économie il y a quelques heures, même hier, je crois, sur votre plateau ou avant-hier, pardonnez-moi. Euh, d'abord, un, aucun arbitrage n'est pris, ? Donc, on est en train de regarder et ça fait typiquement partie des choses qu'on discute avec les oppositions, en ce moment même.

Deuxièmement, moi je suis très sensible à l'argument de Bruno Le Maire sur on veut que ces ristournes et ces réductions aillent directement à la pompe, sur le prix du litre, plutôt que de passer par l'État, par une taxe qu'il faut ensuite redistribuer euh et sur lequel, entre nous, l'État pourrait gagner des intérêts. C'est plus long, plus complexe et moins direct pour les Français. Donc, moi je suis assez raccord, en un mot, avec la position de de Bruno Le Maire sur le fait que oui, il faut un effort supplémentaire, mais directement sur le prix à la pompe et c'est le sens, d'ailleurs, de taxe, si j'ai bien compris, pas de taxe supplémentaire sur Total, par exemple. où je vous parle, la position que je je préfère.

En revanche, que, en plus des 18 centimes de ristourne dont on on va demander qu'ils soient poursuivis jusqu'à la fin de l'année pour tous les Français, qu'il y ait un geste supplémentaire, comme certains géants de l'énergie l'ont déjà fait, nous l'appelons de nos vœux pour que ça baisse encore le prix à la pompe. C'est ça qu'on veut entendre derrière effort collectif, participation davantage à l'effort collectif. Merci. directe pour ce que les Français veulent. si j'ai bien compris.

C'est important pour les Français. Sonnant et trébuchant, vite à la pompe pour les Français. Merci Olivia Grégoire d'avoir répondu à mes questions ce matin, porte-parole du gouvernement, 8h54 sur RMC et BFM TV.

Merci à Pauline de Malherbe. Dans quelques instants, le live sur BFM TV, bien sûr, l'actualité politique. Y aura-t-il un vote de ?

La porte-parole du gouvernement

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