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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 septembre 2025 10 min

Nathalie Loiseau, députée européenne, est l'invitée politique de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Nathalie Loiseau. Bonjour. Dimanche soir, François Baot a tenté de faire de la pédagogie expliquer pourquoi il va demander la confiance au député le 8 septembre.

Alors on va rentrer dans le détail mais d'abord est-ce que vous avez compris sa démarche demander la confiance alors parce qu'il pensent l'obtenir pour prendre date pour se faire à Rakiquiri. Ce que j'ai compris c'est le constat François Berou c'est-à-dire que notre situation des finances publiques n'est pas tenable. Vraiment pas.

C'est pas des une histoire de on verra dans quelques années, la France est en train de devenir l'homme malade de l'Europe. Donc il a raison d'alerter. Euh et il est face à des partis d'opposition qui sont dans le déni, qui ont la tête dans le sable ou qui ont les yeux vers la prochaine élection plutôt que de penser à la prochaine génération.

C'est une situation difficile. Je pense qu'il veut sortir avec Panache. Je vois pas d'autres explications.

Euh mais vous avez été surprise quand même. Bien sûr, comme tout le monde, personne n'était dans la confidence. Peut-être le président de la République, mais ni les chefs de parti, ni les ministres.

Mais vous pensez qu'il y croit encore là en ce moment tout à l'heure à 10h, il va recevoir le RN, je dis euh les Partis socialistes. Il y croit encore euh qui qu'il peut qu'il peut surmonter ce vote du 8 septembre. Je pense en tout cas qu'il fait une démonstration de la situation politique dans laquelle nous sommes et ça n'est jamais inutile.

Vous avez Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste qui à peine la question posée, c'est-à-dire est-ce qu'on peut se mettre d'accord sur le constat, a dit "Nous voterons non, nous donnerons pas la confiance. En tout cas, nous nous voterons non sur le constat, sur la réalité, sur les faits." Non, mais vous vous savez bien Nathalie l'oiseau que euh c'est compliqué.

Il a déjà présenté un projet de budget, on peut pas l'oublier, c'était la mi-juillet, donc on peut pas dire ben non. On vote juste sur le diagnostic. Il y a le package qui va avec.

Ah bah le package qui va avec, c'est le vote du budget. C'est après. Mais ceux qui ne veulent même pas se mettre d'accord sur le constat, qu'est-ce que vous voulez faire ?

Aucun bloc n'a la majorité tout seul. Ni le bloc central et je le regrette, ni l'extrême droite, ni la gauche. Ça veut dire que si les partis dit de gouvernement avaient tous le sens de l'intérêt commun, il ferait un effort pour discuter.

Mais dimanche soir, on n pas entendu les efforts faits par François Baou. Il a fait aucun cadeau socialiste, pas de concession, à peine un petit bouger comme on dit maintenant dans dans le langage moderne sur les jours férier mais pour le reste rien alors que c'est quand même avec eux qui devrai négocier. Mais quand Olivier Fort dit tout de suite et répète c'est irrévocable que il votera que çaà dire qu'il claque la porte au visage de François Berou c'est compliqué quand même.

Et quand le projet socialiste consiste à minimiser l'effort de lutte contre les déficits, je vais le détailler ce projet effort dont je rappelle, je vais le détailler pour que nos téléspectateurs comprennent bien, c'est 20 milliards d'euros, 22 milliards d'euros d'économie seulement par rapport au 44 milliards proposés par François. 44 milliards qui ne nous amène pas en dessous de 3 %. C'est un déficit de 5 % l'année prochaine et non de 44,6 % comme le souhaite François Baou et c'est atteindre les fait comme de défit d'ici à 2032 et non 2029.

Pour vous c'est irresponsable, c'est un budget totalement irresponsable. C'est mettre la France à l'arrêt. Ceux qui disent le 10 septembre bloquons tout.

Je ne comprends pas parce que les partis politiques d'opposition ont déjà mis la France à l'arrêt. Le reste du monde avance, le reste de l'Europe avance. Nous n'avons pas les moyens de rester en retard, de continuer à vivre au-dessus de nos moyens.

Parti socialiste. Euréine nous demande 110 milliards d'euros d'économie mais sur plusieurs années. Donc est-ce qu'on peut pas se dire bah tiens lissons les choses, on peut peut-être taper moins fort la première année, on peut répartir les masses différemment.

Mais c'est pas pour faire plaisir à l'Union européenne. D'abord l'Union européenne c'est nous. Les règles, c'est nous qui les avons décidé, c'est nous qui les appliquons.

C'est pour penser aux futures générations. Vous voulez qu'on leur laisse une dette écologique, une dette financière euh et en plus un continent euh en état d'insécurité. On a besoin de faire ses efforts.

Il n'y a même pas d'austérité dans le budget présenté par François Berou. Ça n'est même pas un budget ni à l'équilibre, ni en dessous de 3 % du déficit. Dans le cadre de la présidentielle de 2027, on voit le positionnement d'Édouard Philippe hein qui prenne une ligne économique dure.

Mais quand on voit une ligne économique dure, je vous reprends, c'est une ligne économique responsable. On parle au français comme à des adultes et pas comme à des enfants. Je reprends vos mots.

Donc une ligne économique responsable mais quand on voit aujourd'hui les difficultés qu'à François Baou et pas que lui a passé un budget, quand on voit l'hostilité de l'opinion publique, quand on voit effectivement le blocage du pays pour le 10 septembre, est-ce qu'on peut gagner une présidentielle en vendant du sang et des larmes ? confondez pas euh la position des partis politiques avec celle de l'opinion publique. Euh malheureusement, on a certains partis politiques dans l'opposition qui sont dans la démagogie, qui pensent que les Français n'ont aucune maturité et qu'il suffit de leur dire tout va bien, ne vous inquiétez pas pour pouvoir être élu.

Il y aura une élection présidentielle en 2027. À ce moment-là, ce sera projet contre projet. Édouard Philippe vendra pas du sang et des larmes, il vendra de la liberté, de la restauration, de la France de la France.

Philippe Amon, il parlait d'une retraite à 65 66, pourquoi pas 67 ans. Ça c'est quand même un petit peu du sang et des larmes. Écoutez, expliquez-moi, regardez ce qui se passe ailleurs en Europe.

Expliquez-moi comment on peut espérer être compétitif, comment on peut espérer garder notre modèle social auquel on est attaché en ne travaillant pas davantage dans la semaine, dans l'année ou dans la vie. Il faut plus de Français qui travaillent et il faut certainement travailler plus longtemps et il faut faire évoluer notre système de retraite vers un système avec une part de capitalisation. Ça veut pas dire forcément fallir qu'il trouve les mots justes Édouard Philippe parce que je dis pas que c'est du son et des larmes mais enfin c'est quand même un tour de vis.

Ouais. Ce qui est curieux c'est que les Espagnols l'ont fait. les la plupart des pays européens l'ont fait et je suis convaincu que si on montre une vraie perspective, un horizon au français, s'ils ont confiance à la personne qui tient le gouvernail, ils sont totalement conscients qu'on ne peut pas continuer comme on est aujourd'hui.

On vit avec des lois, des réglementations qui ont été décidées il y a des générations. Moi, je je suis pas en train de dire aux boomers, c'est de votre faute. Ont été appliqué à cette génération des lois qui n'ont pas décidé.

C'est pas de leur faute. Ils ont ils en ont bénéficié. Ils ont aussi beaucoup travaillé et aujourd'hui c'est pas tenable.

On sent quand même que l'après Baou se prépare dès maintenant qu'il a quand même très peu de chance de survivre à à ce 8 septembre. La suite, c'est donc aussi la possibilité d'une éventuelle dissolution. Emmanuel Macron a récemment écarté cette option.

Au contraire pour Édouard Philippe et bien elle est assez inilétable. En quoi la dissolution peut clarifier la situation ? Elle est pas souhaitable la dissolution.

Mais si après la nomination d'un nouveau gouvernement, peut-être avec François Berou à sa tête, peut-être avec un autre premier ministre qui d'ailleurs Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Géraldin, sont les noms qu'on entend. C'est le président de la République qui décidera. Je me prends pas pour le président de la République.

On verra bien. Mais si après un nouveau gouvernement, les mêmes partis politiques ont les mêmes réflexes pavlovien qui consiste à avoir cette capacité à dire non et jamais à proposer, bah la France sera bloquée. Donc vous dites qu'Emmanuel Macron aura pas le choix que de dissoudre.

Bah ou bien les partis politiques deviennent responsables, deviennent adultes aussi, comprennent que l'intérêt général est plus important que leur fixation sur la nouvelle élection ou bien alors il faudrait une dissolution. Oui, le problème c'est que d'après les intrantions de de vote, le le RN serait le grand vainqueur de ces éventuelles législatives. Est-ce que la dissolution c'est pas finalement leur donner les clés du camion à 20 mois de la présidentielle et avec pourquoi pas l'arrivée Jordan Bardella à Matignon ?

D'une part, j'ai je vous l'ai dit, je pense pas que la dissolution soit souhaitable, mais je dis aux différents partis, si vous continuez, elle va devenir inévitable. Ensuite, est-ce que le RN serait tellement vainqueur qu'il aurait la majorité absolue euh mais en tout cas une forte progression de ces sièges qui le placerait en première force politique ? Les sondages sont pas une prédiction.

C'est déjà le premier parti politique de France. Je le regrette, je le déplore surtout qu'il n'a pas de projet et qui n'a pas de personnalité qui soit capable d'assumer la situation de la France aujourd'hui, la situation intérieure et la situation internationale. Euh donc ne ne n'allons pas trop vite en besoin.

Le RN ne serait pas capable de gouverner parce que personne ne voudrait gouverner avec lui. En tout cas, il s'y prépare. Vous êtes sûr ?

Moi, j'attends déjà de voir Jordan Bardella au Parlement européen de le voir travailler. Il parle beaucoup de la France qui travaille. J'aimerais qu'il se l'applique.

Un mot pour finir sur l'avion d'oursela van Derleen, la patronne de la Commission européenne qui a été ciblée euh au moment où elle survolait la Bulgarie, donc victime d'un piratage avec des écrans qui se brouillent, un GPS qui flanche. L'entourage de la présidente pointe un coupable, la Russie. Est-ce qu'on est clairement dans une opération déstabilisation ?

Est-ce que c'est très grave ? C'est extrêmement grave. Ça vient juste après les tirs sur le bâtiment de l'Union européenne, les tirs russes à Kiev sont des provocations et moi je ne veux plus de déploration, de condamnation, de simples déclarations.

Je veux des mesures fortes qu'on les prenne à 27 si on le peut mais je crains que la Hongrie de Victor Urban qui est dans les mains de Vladimir Poutine nous bloque. Mais qui a des décisions nationales. Expliquez-moi pourquoi l'ancien ambassadeur de Russie Alexandre Orlof vit toujours en France.

Expliquez-moi pourquoi l'ancienne patronne de Russia Today, une chaîne qui a été sanctionnée, vit toujours en France. Ces gens n'ont rien à faire dans notre pays où ils sont les propagandistes de Vladimir Poutine, on peut parfaitement les expulser demain sans attendre une décision à 27 et il serait temps. Merci beaucoup Nathalie Loiseau.

Bonne journée à vous. Merci d'atelier l'oiseau Alex