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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 17 septembre 2025 65 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Pétition Duplomb : feu vert pour un nouveau débat ! | Chaque voix compte - 17/09/25

Au micro : Laurent Guimier Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Est-ce une bonne nouvelle que la commission des affaires économiques ait donné son feu vert à un débat sur cette pétition ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    John Christopher Roland, est-ce une bonne nouvelle selon vous ?

  • 4:24OuverteRéponse directe

    John Christopher Roland, pourquoi cette pétition a-t-elle atteint 2 millions de signatures alors que d'autres, tout aussi importantes, n'y sont pas parvenues ?

  • 4:58OuverteRéponse directe

    Maxime Buzard Blandu, vous êtes agriculteur : est-ce une bonne nouvelle la réouverture du débat sur cette loi du plomb ?

  • 7:21OuverteRéponse directe

    John Christopher Roland, aucune pétition n'avait donc jamais été débattue dans l'hémicycle sous la Ve République. Pourquoi celle-ci y parvient-elle ?

  • 9:17OuverteRéponse directe

    Aurélie Trouvé, comment ce débat va-t-il s'organiser concrètement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:25Aurélie TrouvéFait
    « C'est un sujet essentiel pour la santé des Français mais aussi pour les agriculteurs. »
  • 3:50John Christopher RolandChiffre
    « C'est la première pétition qui atteint ce tel score, la seule pétition avant celle-là qui avait obtenu 100000 voix et qui a été caduc suite à la dissolution, c'était celle sur la suppression de la brave. »
  • 7:40John Christopher RolandFait
    « Les seuils qui avaient été prévus par le constituant étaient tellement difficiles à atteindre qu'en réalité ils avaient été prévus pour ne pas être atteints. »
  • 10:00Aurélie TrouvéChiffre
    « On a atteint plus de 2 millions de signatures. Ça montre à quel point les concitoyens sont extrêmement attachés à leur santé publique. »
  • 16:24Aurélie TrouvéFait
    « Il y a notamment un article, article 5 pour lequel le conseil constitutionnel a émis des fortes réserves, à savoir l'article sur les captages d'eau puisque ça facilite les captages d'eau, y compris les mégabassines. »
  • 17:06Aurélie TrouvéFait
    « Ce que je veux dire, c'est que il va y avoir une discussion sur le modèle agricole que nous souhaitons, c'est-à-dire euh souhait-on demain une agriculture essentiellement familiale, de moyennes exploitations ? »
  • 22:56Maxime Buzard BlanduFait
    « Il faut vraiment que le monde agricole dans sa globalité le prenne comme un vrai signal d'alarme sur au minimum l'incompréhension de ce qu'est notre métier aujourd'hui. »
  • 24:10Maxime Buzard BlanduFait
    « Nous allons malheureusement nous retrouver dans les semaines qui vont venir en coméco et ensuite dans l'hémicycle dans la même situation qui était celle au mois de juin au moment de l'examen premier de la PPEL du plomb dans une situation d'opposition radicale et totalement stérile. »
  • 26:34Aurélie TrouvéFait
    « Le Nutella par exemple, sachez qu'il y a effectivement une usine de production française en Normandie. la l'entièreté des des noisettes utilisées dans cette usine sont importées du tur de Turquie, du Chine. »
  • 27:15Aurélie TrouvéPromesse
    « Il faut des soutiens agroécologiques ciblés vers les agriculteurs pour qu'ils aient le temps de s'adapter. »
  • 42:58Andrea CotaracFait
    « Sous le macronisme, on a atteint un record de pauvreté jamais enregistré depuis les années 90. »
  • 43:05Andrea CotaracChiffre
    « Sous le macronisme, on a un record du nombre de faillite d'entreprises jamais enregistré. C'était 70000 l'année précédente. »
  • 44:24Andrea CotaracFait
    « Cette instabilité sociale, démocratique, institutionnelle, budgétaire qu'on vit, c'est tout simplement la conséquence et bien d'un dévoiement de la démocratie avec ce front du déni ou prétendument républicain. »
  • 46:19Aurélien Saint-TouleFait
    « Le projet de Baou qui l'a fait sauter était pire que celui qui l'a fait adopter en début d'année en début d'année et pire encore que celui que Barnier a a essayé de faire adopter. »
  • 46:55Aurélien Saint-TouleFait
    « Le président de la République a créer des précédents antidémocratiques qui sont extrêmement graves et dangereux. »
  • 48:12Aurélien Saint-TouleFait
    « En 2022 quand il a remporté le 2e tour, il a dit clairement que il considérait que ça n'était pas un chèque en blanc et que il avait reçu le message qu'il avait bénéficié des voix justement du Front républicain. »
  • 48:52Jean-Luc MélenchonPromesse
    « J'appelle solennellement à la plus grande discipline demain dans la participation massive aux manifestations avec les syndicats refuser tout débordement car c'est cela qu'espère et attend le ministre de l'intérieur. »
  • 50:52non_speechChiffre
    « pour la réforme des retraites 90 % de la population »
  • 54:59non_speechChiffre
    « Comment est-ce que vous pouvez distribuer 16 milliards de prestation sociales non contributives à des prix au mévant quand un retraité sur vit avec 800 € de revenu en ayant cotisé toute leur vie ? »
  • 55:38non_speechFait
    « ils ont perdu en 2024 aux européennes en plaçant Jordan Bardella en tête. Ils ont perdu en 2024 législatives massivement. »
  • 1:00:33non_speechChiffre
    « En 2023, si CMACGM avait été soumise à l'impôt sur les sociétés, elle aurait dû verser 5,61 milliards de plus à l'État, de plus que les 180 millions d'euros dont elle s'est acquittée en payant la taxe tonnage. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:23
Locuteur

Bonsoir et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Chaque soir, on est ensemble pendant 1 heure pour décrypter l'actualité du jour et débattre de ces enjeux depuis l'Assemblée nationale. À mes côtés, ce soir, laissez-moi vous présenter Loup Fritel. Bonsoir Loup. Bonsoir. On est heureux et fier de vous accueillir dans la bande chaque voix compte. Vous serez avec nous désormais tous les mercredis pour une chronique qui s'appelle en coulisse, portrait d'une femme ou d'un homme de l'ombre qui fait l'actualité du jour. Bienvenue parmi nous Loup. Merci. Et Laurent Guilier est là aussi ce soir. Bonsoir Laurent. Va bien ? Très très bien.

Allez, c'est parti pour le sommaire de chaque voie compte avec à la une ce soir. La loi du plomb stop ou encore. La commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a donc donné son feu vert aujourd'hui à un débat sur cette pétition qui a recueilli cet été plus de 2 millions de signatures. À quoi peut aboutir ce débat ? Et bien, on va en parler avec nos trois invités ce soir. Aurélie Trouvé, députée LFI et présidente de cette commission des affaires économiques. Bonsoir et merci d'être là. À vos côtés John Christopher Roland. Vous êtes docteur en droit public et maître de conférence à l'université de Nanterre. Bonsoir. Bonsoir.

Et Maxime Buzard Blandu, vice-président des jeunes agriculteurs. Merci. Bonsoir d'être merci d'être avec nous ce soir. Et Lou Fritel, vous vous avez choisi ce soir de nous parler de Ééonore Pateri qui est la jeune étudiante qui a lancé la pétition contre la loi du plomb. À 20h05 dans chaque voix compte, quelle histoire comme chaque soir avec Laurent Guigier, quelle image avez-vous choisi de nous raconter ce soir ? Cette immense photo sauvage de Trump et Epstein affiché sur la façade du château de Winer. Shocking, je vous raconte qui est derrière cette opération. On a hâte d'entendre vos explications. Dans la deuxième partie de chaque voie compte place à la question qui fâche.

Plus de 250 cortèges déclarés, 800000 manifestants attendus demain. Les syndicats appellent à faire grève contre les mesures budgétaires brutales annoncées cet été. Les blocages pour se faire entendre soutien ou ralbol. Vous pouvez réagir en flashant le QR code qui s'affiche ici. On en débattra Aurélien Saint-Toule pour LFI, Andrea Cotarac pour le RN et Erwan Balanan pour le modèem. Et puis à suivre aussi ce soir un nouveau rendez-vous dans chaque voix compte, c'est Bourbon Express avec Valérie Brochard qui nous rejoint. Le journal de l'Assemblée nationale chaque soir, la vie dans l'hémicycle mais aussi autour. Ce sera tout à l'heure à 20h30. Voilà pour le menu du soir.

Installez-vous confortablement, chaque voix compte. C'est parti.

2:47
Non speech

[Musique]

2:55
Locuteur

Mais puisqu'on vous dit que chaque voix compte, cette pétition contre la loi du plomb en est ce soir un parfait exemple. Elle a recueilli à ce jour 213092 signatures. Chaque voix a compté et a donc conduit l'Assemblée nationale à rouvrir aujourd'hui le débat. La commission des affaires économiques a validé tout à l'heure l'idée d'une discussion sur la pétition. Alors, j'ai d'abord une toute première question pour tous les trois. Est-ce une bonne nouvelle ? Ben, évidemment, c'est une très bonne nouvelle que nous puissions avoir ce débat et d'ailleurs, nous l'avons voté à l'unanimité des députés présents de la commission des affaires économiques.

Débats nécessaire parce qu'en réalité, nous n'avons pas pu l'avoir dans l'hémicycle. Bon, tout simplement parce que il y a alors queles que soient les raisons, si vous voulez, il y a eu une disons une une utilisation du fonctionnement de l'assemblée pour éviter que l'on ait ce débat en hémicycle et je trouve ça extrêmement dommageable parce que c'est un sujet essentiel pour la santé des Français mais aussi pour les agriculteurs. On y reviendra.

Je rappelle que et l'ordre des médecins et euh 21 sociétés savantes médicales et le conseil scientifique du SNRS, la Ligue nationale de contrôle cancer se sont opposés à la réautorisation d'un pesticide ne On va évidemment en parler dans dans un instant jaune Christopher Roland, c'est une bonne nouvelle. Oui. Alors, j'ai presque eu envie de commencer par vous dire non parce que non mais attendez parce que l'idéal ce serait quand même que les votes des citoyens soient prioritairement pris en compte sans qu'on ait besoin de passer par ces alternatives pour faire peser sa voix.

Mais oui, en revanche, puisque c'est la première pétition qui atteint ce tel score, la seule pétition avant celle-là qui avait obtenu 100000 voix et qui a été caduc suite à la dissolution, c'était celle sur la suppression de la brave et elle côtoie d'autres pétitions tout aussi importantes comme la suppression des klaxones, la suppression d'autres produits dangereux par exemple. Donc vous avez tout et celle-là, faudra qu'on s'y interroge un jour d'ailleurs a eu un tel succès que compte tenu du blocage actuel du pays, du blocage à l'Assemblée nationale, c'est quand même une soupape. C'est intéressant effectivement de porter ça et on va aussi en parler dans un instant de cette soupape.

Maxime Bard Blondau, vous l'agriculteur, est-ce que c'est une bonne nouvelle la réouverture du débat sur cette loi du plomb ? Oui, c'est une bonne nouvelle parce que quand il y a un peu plus de 2 millions de nos concitoyens qui euh euh s'opposent clairement et et frontalement à une proposition de loi, c'est que les choses ont été mal amenées. Et donc euh euh clairement euh euh la méthode de construction de cette proposition de loi et et la manière dont ça s'est passé dans l'hémicycle euh n'est pas la bonne méthode et abouti à une situation qui est catastrophique qui oppose le monde agricole au reste de la société.

Et donc remettre le débat au cœur de l'Assemblée, je le souhaite, dans l'hémicycle sera une bonne chose. Alors petit retour en arrière, il faut remonter en fait au 10 juillet dernier quand cette pétition est lancée sur le site de l'Assemblée nationale quelques jours donc après le vote de cette loi du plomb. 2 minutes pour comprendre préparé ce soir par Stéphanie Despierre.

5:50
Non speech

[Musique]

5:52
Locuteur

C'est un signal démocratique fort. Nous ne pouvons l'ignorer ni le minimiser. Feu vert à l'examen de la pétition non à la loi du plomb. Ce matin, les députés de la commission des affaires économiques ont dit oui à l'unanimité. Retour sur cette pétition devenu un événement politique. Au printemps, la loi du plomb électrise le débat public. Elle prévoit d'autoriser à nouveau l'accétamide, un pesticide pourtant interdit depuis 2020. Ça veut dire queon remet du poison dans la nature et nos enfants et nous-mêmes, on va en souffrir parce qu'il va y avoir de plus en plus de cancer. Selon les grands syndicats agricoles, la cetamipride est indispensable à leur production.

Le sujet c'est de ne pas nous mettre dans des impasses qui amènent les productions françaises dans le mur pour importer un peu plus chaque jour des productions qui viennent de l'étranger. Le 8 juillet, après des mois de controverse et de manifestation, la loi du plomb est définitivement adoptée. De jours plus tard, une étudiante inconnue du grand public dépose une pétition auprès de l'Assemblée nationale. Elle se répand comme une traînée de poudre. 100000 signatures. En quelques jours, la pétition a le droit de figurer sur le site officiel de l'Assemblée. En moins de mois, au cœur de l'été, elle franchit le cap des 2 millions de signataires. Un record.

Elle est alors transmise à la commission des affaires économiques. En parallèle, le 7 août, l'arbitre suprême, le Conseil constitutionnel censure une partie de la loi du plomb, c'est non à la réintroduction d'un pesticides. Dans la charte de l'environnement qui a été ajoutée à la Constitution, il y a le droit à au respect de la santé et à un environnement sain. Donc effectivement, ils ont respecté le principe de précaution. Une première victoire pour les pourfondeurs de cette loi. 2e victoire ce matin. Les députés ont donc dit oui à un débat en commission. Ce qui ouvre la voie à un débat dans l'hémicycle dans quelques semaines à condition que les présidents de groupe soient d'accord.

Ce serait une première sous la 5e République. Allez, ça c'est ma première question pour vous John Christopher Roland. Aucune pétition n'avait donc jamais été débattu dans l'hémicycle dans l'histoire de de la 5e République. On a là donc un nouvel outil démocratique citoyen, mais il faut quand même rappeler que c'est strictement encadré. Oui, c'est alors c'est un petit peu si vous voulez euh des instruments qui ont été pensés comme alternative notamment à l'abstention par exemple.

Je pense notamment aussi au référendum d'initiative partagé et dont finalement les seuils qui avaient été prévus par le constituant étaient tellement difficiles à atteindre qu'en réalité ils avaient été prévus pour ne pas être atteints. Faut être honnête. Euh d'ailleurs, on l'a bien vu au moment de de la réforme des retraites pour ce ce fameux référendum.

Euh cette pétition de manière assez inexpliquée, je le disais tout à l'heure, puisque euh des pétitions sont déposées régulièrement hein, il faut effectivement atteindre les 100000 votes, enfin les 100000 signatures, pardon, pour qu'elles puissent être euh examinées par la la commission adéquate, celle qui correspond à peu près au thème de ce qui est contesté. Et là d'un coup, alors qu'il y a d'autres pétitions qui concernent notamment des choses très importantes en matière écologique, celle-là a pris une ampleur.

Alors, probablement catalysé également par la situation politique où il y a un blocage à la fois politique à l'Assemblée nationale, il y a un blocage, il y a des clivages générationnels en France, des clivages territoriaux, des clivages écologiques et donc on s'explique pas tellement. Donc le fait qu'elle atteint les les 2 millions et qu'elle soit débattue et d'ailleurs à l'unanimité de la commission des affaires économiques, ça peut permettre une soupape.

Mais attention attention parce que seul si on voulait aller encore plus loin que la censure du Conseil constitutionnel par exemple se prémunir finalement de l'utilisation de de pesticides qui nuirait à la charte de l'environnement, il faudrait une nouvelle proposition de loi et compte tenu de la fracture actuelle de l'Assemblée nationale, attention à ne pas arriver non plus à une impasse derrière. On va y venir mais euh Auréie trouvé par ailleurs, c'est quand même un rendez-vous en en terre inconnu pour les députés puisque il n'y a jamais eu de débat suite à une pétition. Donc comment ça va s'organiser ?

Eh bien, on va avoir une un examen euh en commission des affaires économiques de cette euh de cette pétition euh avec un ou des rapporteur euh là dans les semaines qui viennent et puis nous aurons sans doute au mois d'octobre une saisie de la conférence des présidents. Euh je pense qu'elle aura lieu pour euh et bien avoir un débat en hémicycle. J'ai très bon espoir qu'on arrive à à ce débat en hémicycle. Euh je veux quand même redire que et ça a été dit, on a atteint plus de 2 millions de signatures.

Ça montre à quel point les concitoyens sont extrêmement attachés à leur santé publique et j'espère que tout le monde se rendra compte à quel point ça doit être une priorité absolue et non négociable. Et moi le débat, j'espère qu'il va aussi euh et je me tourne aussi vers les jeunes agriculteurs, euh nous faire réfléchir à la façon dont on doit euh bien concilier et même rendre complémentaire la transition agroécologique et l'agriculture. Et je pense que là, on a un énorme chantier parce qu'il faut le dire, on a besoin aujourd'hui d'aide agro-écologique pour soutenir les agriculteurs, pour aller dans ce sens-là. Et moi je le dis aussi et ça doit nous amener à ça.

Il y a la question de la protection parce qu'il n'est pas normal d'un côté d'interdire un pesticide et heureusement qu'on le fait. D'accord ? Je dis bien heureusement qu'on interdit ce pesticide mais il n'est pas normal que dans le même temps l'on puisse importer euh ah on y viendra des noisettes et cetera. Elle arrive sur le Nutella. C'est trop tôt pour le Nutella. C'est trop tôt pour le Nutella. On va en parler dans un instant. Je voudrais qu'on revienne à la pétition en elle-même parce que ce qui est complètement fou, c'est qu'on la doit à une étudiante.

C'est ce que disait Stéphanie Despierre il y a un instant, c'est une jeune femme de de 23 ans et c'est Lou Frel qui nous en parle dans en coulisse. Loup portrait ce soir d'Éléonore Pateri. Tout à fait. Donc elle a 23 ans. C'est une étudiante bordelaise. Elle est en alternance à la SNCF en prévention des risques liés à l'environnement. Dans le fond, c'est finalement bien peu de choses he sur cette jeune femme. Elle se revendique à politique malgré quelques prises de position et mise en avant de certains combats et valeurs qu'elle affirme défendre.

Donc le respect des droits humains, la lutte contre le racisme, le sexisme, l'homophobie contre les inégalités sociales, contre l'inaction climatique, contre l'abus de pouvoir. C'est elle hein qui les cite sur ses réseaux sociaux Link principalement parce que ce sont ses seules prises de parole publique. Euh celles qui étaient jusqu'à inconnue du grand public veille désormais soigneusement à protéger sa vie privée. Elle appelle la presse à ne pas contacter ses amis, à ne pas contacter sa famille, ni ses établissements scolaires, ni son club. sportif. Pour Ééonor Patrie, cette pétition est une initiative n'est une protestation personnelle, mais elle ne se sent pas indispensable au débat.

C'est dommage parce que chaque voix compte et on aurait bien aimé entendre celle d'Éléonor Patori ce soir sur le plateau. C'est une figure de la société civile complètement Adeline, complètement. Et finalement, elle est devenue, malgré elle sinon un visage, du moins des noms qui ont été à l'origine des mobilisation des mobilisations sociales des d'ampleur des dernières années.

Et donc sous une autre forme, on peut citer par exemple he le mouvement bloc tout du 10 septembre qui se voulait initialement à politique avant d'être récupéré par la gauche au grand âmes d'une partie des participants ou bien les exemples de Priscilla Ludovski, de Jacqueline Mourau qui ont lancé le mouvement à politique des gilets jaunes. Bien que la première a depuis été candidate écologiste aux européennes sur la liste de Marie Toussin l'an dernier quand la seconde a frayé un temps avec Éric Zémour des expériences politiques qui ont tourné court. Cela dit Loup, ce n'est pas la première fois que des anonymes viennent ainsi bousculer le jeu politique.

C'est vrai que ce n'est pas nouveau, mais ce qui est nouveau, c'est la véhém de de de d'Éléonore Patri contre la classe politique. Elle se permet ainsi d'opérer une sorte de sévère remontage de bretelle en tant que futur professionnel de la santé environnementale et de la responsabilité collective écrit. J'apprends chaque jour à appliquer ce que vous législateur refusez aujourd'hui de respecter vous-même. Appelons les Elle appelle les Français à s'informer par eux-mêmes. Si l'État ne le fait pas, faites-le vous-même. Vous êtes les maîtres à bord de vos vies. Rapprochez-vous des personnalités qui ont voué la leure à défendre vos droits et à rendre le monde meilleur.

Les scientifiques, les professionnels de santé, les enseignants chercheurs, les agriculteurs, les bâtisseurs, les protecteurs. En clair, tout le monde sauf les politiques. Exactement. vous tapez dans le mil. C'est ce qui illustre bien finalement aujourd'hui le gouffre qui sépare les politiques des Français. C'est peut dire he que la confiance ne règne plus. Selon le dernier baromètre Ifop euh pardon pardon Svipov de Science Poau publié en février 2025 et qui analyse donc chaque année le niveau de confiance des Français en leur classe politique, seulement 26 % des sondés la leur accorde. À titre de comparaison, c'est 47 % en Allemagne, c'est 39 % en Italie.

Et alors bon effectivement, c'est une étude qui date un peu. Donc ce baromètre a été réalisé au moment où François Baï était encore premier ministre. Un dernier chiffre, une nouvelle étude, celle de Haris Interactive publiée le 10 septembre. Justement, seulement 34 % des Français font confiance à notre nouveau premier ministre, Sébastien Lecnu. C'est le résultat le plus bas de l'histoire de la 5e République pour un premier ministre à son entrée en fonction. Merci pour ce portrait d'Éléonore Pateri Loup. Ce qui est intéressant, c'est que tous les partis s'accordent ce soir à dire qu'il faut redébattre de cette loi du plomb, mais pas pour les mêmes raisons.

John Christopher Rolland, par exemple, le RN dit que ça va permettre de restaurer la confiance des citoyens face à la propagande des gauches. En fait, tout le monde va pouvoir trouver un intérêt à ce que le débat soit ouvert parce que finalement la censure du Conseil constitutionnel a constitué pour certains groupes un camouflé puisque ils sont dans cette position un petit peu si vous voulez binaire de la défense du rural contre l'urbain, de l'agriculteur contre le gauchiste qui serait éventuellement le seul à à avoir la vertu disyle de de l'environnement.

Et donc par conséquent euh pour les écologistes, pour ceux qui ont une fibre écologiste, c'est important d'avoir ce débat parce que au-delà de la censure qui était déjà finalement une première satisfaction, vous pourrez à nouveau euh avoir un débat qui insiste justement sur le danger et qui pourquoi pas, c'est ce qu'on disait tout à l'heure pendant la pause, euh euh amène aussi le débat sur le terrain européen. Mais justement, Aurélie trouvé le débat, il va porter sur tous les articles de la loi. Comment vous allez décider des de ce qui est discutable et de ce qui ne l'est pas ?

Alors, il y a d'une part ce qui a été censuré par le Conseil constitutionnel, c'est-à-dire euh la réautorisation d'un pesticide neurotoxique qui est euh la cétamiprise, mais il y a tout le reste de la loi puisque je rappelle que cette pétition, elle est contre l'entièreté de la loi. Dedans, il y a notamment un article, article 5 pour lequel le conseil constitutionnel a émis des fortes réserves, à savoir l'article sur les captages d'eau puisque ça facilite les captages d'eau, y compris les mégabassines. Un autre article, c'est sur la facilitation de très grandes exploitations ou c'est le relèvement des seuils d'autorisation pour les élevage.

Je dis bien notamment ça concerne quelques en ce qui concerne l'élevage beauvain à l'éthan quelques dizaines d'exploitations agricoles sur plusieurs milliers. Ce que je veux dire, c'est que il va y avoir une discussion sur le modèle agricole que nous souhaitons, c'est-à-dire euh souhait-on demain une agriculture essentiellement familiale, de moyennes exploitations ? Euh et pour ça, il faut euh tenter aussi de ne pas accaparer les terres et l'eau pour une minorité. Mais dans ce cas, il faut se donner les moyens, je l'ai dit, le soutien des agriculteurs, d'aide publique qui vont dans ce sens-là et la protection commerciale.

Ou bien va-t-on vers une agriculture de plus en plus que moi j'appelle d'agripirme ou capitaliste ? avec agrandissement des exploitations et avec un nivellement vers le bas des normes sociales et environnementales. Et ça c'est un vrai débat que je suis heureuse que nous portions dans l'hémicycle. Sauf qu'à la fin du débat John Christopher Rolland, bah ce sera un débat sans vote. Pourquoi ? Oui. Parce qu'en fait on ne peut pas si vous voulez porter un débat suite et particulièrement suite à une pétition. D'ailleurs, ça n'aurait pas vraiment de sens dans le sens de la si vous voulez la hiérarchie des normes. Seul une loi peut défaire une loi.

Enfin, pardon, je me mets à la place des 2 millions de signataires de la pétition. le débat ne donnera lieu à aucun vote et ne pourra pas revenir sur les dispositions de la loi. Tout ça pour ça, ça va être un coup d'épée dans l'eau. Tout tout ça pour ça. Euh sauf que dans le contexte actuel, le le fait d'ouvrir un débat qui d'ailleurs pourrait marquer le début de quelque chose de plus de plus large, du modèle économique agricole que l'on veut et cetera et puis pourquoi pas de la politique européenne agricole parce qu'il y a aussi cette question d'inéquité entre pays. Donc si vous voulez le débat n'est jamais vain et le le débat n'est jamais inintéressant surtout quand il s'agit de calmer.

On parlait de sous-pap tout à l'heure. Donc le débat a quelque chose d'intéressant. Maintenant prétendre que ça va renverser la table. Mais non évidemment une seule une loi pourra défaire une loi et compte tenu encore une fois mais on le répète depuis un an et demi compte tenu la tripartition ça serait 20 de penser que ça puisse arriver. Et ce débat comme cette pétition au départ ça traduit quand même un signal parce que 2 millions franchement ça devient significatif. Donc il y a quelque chose. Et ce débat ben c'est aussi mettre en lumière tous ces points.

Je connais pas tous les points précis parce qu'effectivement il y a les mégabassines mais il y a eu des articles effectivement en réserve. C'est c'est jamais perdu d'avoir un débat. Évidemment et pour conclure, les partis qui étaient favorables à la du plomb euh comptent sur ce débat pour nous réexpliquer pourquoi et bien on a tort. Alors on va en reparler dans un instant. Euh on va se demander ce qu'en pensent aussi les citoyens qu'ils aient signé ou non la pétition. On est allé leur poser la question sur un marché de Châtillon Montrouge dans les Hautes Scennes. Vox Pop est signé ce soir Marco Pomier et Juliette Prunier. Reportage garanti sans pépin.

Un nouveau débat à l'assemblée sur la loi du plomb. C'est bien ou pas ? Bah oui, très bien. Même s'il n'y a pas de vote à la fin. Ça c'est le problème. C'est justement peut-être ce qu'il faut changer. La pétition contre la loi du plomb, Olivier l'a signé il y a quelques semaines. Maréché en Île-de-France, depuis une trentaine d'années, il s'inquiétait de la réintroduction sous condition de l'acétamide. Il ne s'attendait pas à une telle mobilisation citoyenne. Je pensais pas qu'il y aurait autant de monde qui irait jusqu'à là. Les gens disent oui, il faut moins de pesticides.

Mais après passer le cap d'aller agir, même rien que signer une pétition en ligne, généralement tout le monde le fait pas. Là, on voit qu'il y a quand même du monde qui s'est bougé. Devant son étale, nous trouvons Guilène. Elle n'a pas signé la pétition et elle l'assume. C'est une jeune fille, je crois, qui avait 23 ans qui a lancé le cette pétition et je me suis dit mais on signe. Qu'est-ce qu'elle connaît ? Elle n'a que 23 ans, elle a encore énormément à apprendre. Moi je vois, j'en ai 73 et je me dis toujours que je sais tellement peu de choses. Ça m'étonnerait que c'est 2 millions de personnes aient fait des recherches avant de signer la pétition.

Quelques mètres plus loin au stand boucherie, c'est le nombre de signataires qui interrogent. Les pétitions, c'est je sais pas si c'est tellement valable. Vous vous rendez compte 2 million 2 millions de personnes sur 62 70 millions, c'est que dalle. Mais c'est que dalle. Sébastien ne comprend pas le retour du débat à l'Assemblée nationale. Non mais c'est vrai que bon je veux pas être je veux pas être contre les pétition mais franchement ça rime à rien. Ça a été voté, ça a été débattu à l'Assemblée. Revenir là-dessus, il y a pas d'autres choses à faire en France. Franchement Sadia, elle ne soutient pas la loi du plomb mais elle n'a pas signé la pétition.

Pour cette commerçante c'est avant tout symbolique. On y participe parce que pour nous ça a une valeur morale que de se dire voilà on l'a fait. C'est quelque chose qui nous tient à cœur parce que ça véhicule notre envie de de participer à un mouvement, de défendre notre opinion et cetera. Mais son but, sa finalité, on y croit moyennement même si on l'assime. Auréli trouvé, c'est c'est fou d'entendre cette lassitude en fait dans la bouche des des Français qu'on rencontre comme ça sur un marché un matin ? L'assitude ? Je sais pas parce que évidemment vous avez quelques témoignages. Moi les plus de 2 millions de signatures me font dire qu'il y a pas de lassitude.

Il y a une volonté et c'était pas évident hein d'aller sur France Connect et d'aller signer. Il y a quand même une forte volonté au contraire de s'être impliqué. Demain, il y a une forte mobilisation, vous le verrez une très très forte mobilisation des Français contre le budget. Vous avez parlé du mouvement blocou. Je le dis quand même, ça n'a pas été récupéré par la gauche, excusez-moi. Ça a été soutenu. Ça a été soutenu. Ça a été soutenu. Et c'est de notre devoir de politique aussi de soutenir quand nous partageons les mêmes mots d'ordre. Je le dis, c'est important parce que ça renvoie la notion de la politique.

Et moi, j'ai été aussi président de bénévole d'une association pendant 20 ans avant de devenir député il y a 3 ans. Je considérais que je faisais déjà de la politique. J'étais de cette fameuse société civile. Nous faisons de la politique quand nous sommes dans les associations, les syndicats au sens de la vie, de la cité. et nous nous faisons de la politique au sens électoral du terme, mais je trouve ça sain que les que parfois pardon, il les deux se rejoignent quoi. Et je crois que c'est justement très dangereux qu'on dise il y a les politiciens d'un côté et puis il y a les autres de l'autre et puis finalement la politique électorale c'est mal.

Ben non, c'est ce qui fait les lois de demain et justement il faut amener les gens à aller voter, à se réimpliquer dans la politique électorale. Maxime Bard Blondau, je vous vois opin du chef. Ce que l'on entendu le vote de la loi du pont et au travers aussi de la pétition, c'est ce besoin de réconcilier aussi l'agriculture et une partie de l'opinion publique. Vous l'avez entendu vous ce besoin ? Déjà, je voulais rassurer la dame que vous arrivez interviewé. On peut être jeune et avoir des idées. En tout cas, c'est ce qu'on essaie de faire aux jeunes agriculteurs.

Évidemment, on l'a entendu et vraiment ces 2 millions de personnes qui ont fait l'effort en effet d'aller sur le site de l'Assemblée, de se connecter avec France Connect et de signer cette pétition, c'est pas anecdotique et il faut vraiment que le monde agricole dans sa globalité le prenne comme un vrai signal d'alarme sur au minimum l'incompréhension de ce qu'est notre métier aujourd'hui et des moyens de production dont nous avons besoin pour continuer à assurer une alimentation sûre et durable au français.

Ça doit nous interroger et et malheureusement je crains que ce ne soit pas le débat que vous allez avoir en commission et ensuite dans l'hémicycle qui permettent de recréer de la sérénité entre le monde agricole parce que le contexte n'est pas propice c'est que pour avoir un vrai débat sur le modèle agricole français sur le modèle agricole européen, il faut qu'il y ait une volonté politique forte dans le cadre de l'instabilité gouvernementale que nous avons aujourd'hui c'est strictement impossible d'avoir un débat serein.

Nous allons malheureusement nous retrouver dans les semaines qui vont venir en coméco et ensuite dans l'hémicycle dans la même situation qui était celle au mois de juin au moment de l'examen premier de la PPEL du plomb dans une situation d'opposition radicale et totalement stérile. Ce dont nous agriculteurs et représentants agricoles nous avons besoin, c'est d'un débat de société large qui se qui se déroule. Aurélie Trouvé, est-ce que vous pouvez lui apporter des garanties ce soir qui aura un débat apaisé autour du sujet ? façon ce matin, il était déjà apaisé en commission.

Mais mais je veux dire une chose que je suis d'accord sur sur un point, c'est que il nous manque aujourd'hui des grands projets de loi qui nous permettent d'avoir ces débats. Et ben moi je regrette, ça fait des mois, des années que les gouvernements macronises nous disent il va y avoir une une nouvelle loi égalime sur le partage de la valeur. quand même un problème aujourd'hui. Quand vous achetez quelque chose, quand vous achetez à une brique de lait, la part de la valeur qui va vers l'agriculteur, elle est elle est de de plus en plus faible et il y a une plus grand part de la valeur qui va vers les grands industriels et surtout vers la grande distribution.

Quand est-ce qu'on aura un grand projet de loi de cette nature ? Quand est-ce qu'on aura un grand projet de loi sur le foncier pour que les jeunes agriculteurs puissent enfin s'installer sans s'endetter pour des dizaines et des dizaines d'années ? Et ben ça ça n'est pas assumé dorénavant par les gouvernements. Et d'ailleurs la loi du plan n'est qu'une proposition de loi d'un sénateur et ça n'a pas aidé évidemment. D'ailleurs du coup il y a pas eu d'étude d'impact. Bon voilà et donc je suis d'accord, il nous faut maintenant la possibilité de projets de loi qui nous permettent de de dessigner les grandes orientations. C'est clairement pas ce qu'on a de vous.

Vous avez vous avez repris l'exploitation familiale en 2017. Vous êtes installé à Aigri dans le Loiret. C'est ça hein. Vous y cultivez des céréales, du colza, des betteraves. Ça veut dire que vous utilisiez de l'acétamyride pour vos betteraves. Ça veut dire que j'utilisais de l'acétamride en effet comme l'ensemble des producteurs de betteraves en Europe. Et c'est là une des problématiques qui essayait de résoudre la loi du plomb, c'est de mettre sur un pied d'égalité les agriculteurs français avec leurs concurrents opéraux. à partir du moment où on est dans un marché commun, on doit avoir des règles communes. Parlait tout à l'heure des seuils d'élevage.

En fait, le relèvement de seuil, c'était juste se mettre au seuil européen. Et donc ce débat-là, il y a un moment, il faut un petit peu de cohérence. Soit on a une politique agricole commune européenne quitte à ce que les seuils et les exigences européennes soient plus élevées. Soit on revient à une politique agricole nationale, mais à ce moment-là, il faut rediscuter du fonctionnement du marché commun et de la manière dont on protège les consommateurs et les producteurs de denrées produites ailleurs en Europe qui ne respecteraient pas les normes sanitaires et les normes environnementaires. Auré trouvé, c'est ce qui vous a fait partir en guerre cette semaine contre le Nutella, c'est ça ?

Oui. Alors, surtout contre les noisettes et tous les produits traités à l'étaméprit qui sont importés. en France. Et c'est un vrai problème parce qu'aujourd'hui effectivement on interdit à juste titre des produits des pesticides pour des raisons de santé humaine qui pour moi ne sont pas négociables. Mais alors il devrait y avoir la conséquence directe qui est que l'on ne consomme pas par des importations cet assét faudrait qu'on puisse produire en France suffisamment de noisettes pour fabriquer du Nutella. Alors le Nutella par exemple, sachez qu'il y a effectivement une usine de production française en Normandie.

la l'entièreté des des noisettes utilisées dans cette usine sont importées du tur de Turquie, du Chine. Il y en a pas de de du Chili, il y en a pas une seule qui vient euh qui viennent de France. Bon et ben c'est un vrai problème. Donc si nous voulons reconstruire euh une filière noisette par exemple hein, mais c'est valable pour la betterave, la pommes et cetera qui sont aussi impactés par cette interdiction de l'acétamride, et bien un, il faut des soutiens agroécologiques ciblés vers les agriculteurs pour qu'ils aient le temps de s'adapter. Il faut beaucoup plus de moyens.

Moi, j'en viens hein pour la recherche et le développement public, j'en viens de cette recherche publique, c'était mon mon métier avant. On n' pas assez de moyens, y compris dans les chambres d'agriculture et cetera pour pouvoir porter ça. Et puis troisièmement, il faut taper du point sur la table. Je suis désolé mais aujourd'hui, nous n'avons plus le choix que d'un protectionnisme qui nous permette de nous protéger à minima qui sont interdits en France. Alors justement puisque vous en parlez, on a beaucoup parlé cette semaine des viticulteurs avec l'étude sur l'exposition au risque des réverrins des vignes.

L'étude menée par deux agences sanitaire a révélé que les personnes qui vivent près des vignes sont plus imprégnées par les pesticides que les autres français. Et on va prendre ce soir la direction des vignes du Vouvret près de Tour. Là-bas, figurez-vous que viticulteurs et habitants ont mis au point un système d'alerte citoyen pendant les périodes d'épendage. Reportage sur le terrain signé Clément Per.

28:25
Non speech

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Locuteur

C'est un lottissement au pied des vignes. Ici, les balançoires et les grilles à barbecue cohabitent avec les grappes blanches de l'appellation Vouvre. Une proximité immédiate qui interroge les rivrins. On est essentiellement des familles avec des jeunes enfants, donc forcément un peu concerné par tout ce qu'il y a dans l'air que que respirent nos enfants qui qui jouent souvent dehors. Vincent gère l'association du quartier. Depuis plusieurs années, il est en contact régulier avec les viticulteurs qui l'informent quand des parcelles sont traitées. Il fait alors passer le message sur la boucle de discussion du lottissement.

Donc là, on a un message du début mai où la viticutrice nous informe que du fait de la hausse des températures, elle procédera mardi ou mercredi à un traitement préventif contre le midw. C'est toujours apprécié parce que ça permet de s'organiser en fait tout simplement de de savoir que bah on va pas sortir le linge ce jour-là, on va peut-être fermer les fenêtres aussi. Une démarche de bon sens entre citoyens qui ne passe par aucun canal officiel comme une mairie ou une chambre d'agriculture. Paul Guy fait partie du groupe de Riverins. Recevoir ces informations le rassurent. Ou oui, c'est c'est important qu'il nous qu'il nous communique régulièrement quel produit il met éventuellement.

Mon épouse était de Charante et il y a beaucoup beaucoup de cancer là-bas. Il y a les pesticides, il y a les hermicides. Euh justement le fait qu'il nous dise, on se dit bah il a envie d'être transparent, il va il va probablement pas mettre plus que nécessaire si s'il est dans cette démarche là.

30:04
Non speech

[Musique]

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Locuteur

Être viticulteur en zone périurbaine implique une responsabilité accrue. Installé à Vouvre, Philippe Brisbard en est conscient. Pour lui, le dialogue se fait déjà naturellement. Pas besoin de passer par un protocole. qu'on discute avec les gens quand il ils sont euh au côté de nous, on est attentif à la nocivité des produits. Bien entendu, quand on a le choix, on va prendre fatalement celui qui qui est le moins euh nocif. Les gens il ils vivent à la campagne, ils savent ce que c'est que produire et ils savent que bah ça ça produit pas et ça pousse pas tout seul. Ce viticulteur ressent un décalage entre la perception urbaine des pratiques agricoles et celle des habitants des campagnes.

La proximité quand chacun y est mété du sien permet parfois de lever certaines appréhensions. Ça vous parle Maxime Buzard Blandu ? Bah déjà je suis très heureux de voir les très beaux vignobles d'André Lois. Duv vous vrai. Oui, ça me parle. Moi ce qui ce qui me rassure quand même, c'est que quand on y met de la bonne volonté, on arrive à discuter et quand on arrive à discuter, on se comprend mieux. Et je suis pas sûr que ce soit de créer des protocoles, des applications, des obligations de signalement qui résolvent tout.

Je rappellerai quand même par rapport aux interrogations qu'avaient les les Rivrins là que les produits phytosanitaires, les pesticides, c'est la première dépense d'une exploitation après la main d'œuvre. Et donc, par définition, ne serait-ce que pour des raisons économiques, on a tout intérêt à en utiliser le moins possible. Et pour des raisons de santé, on est par définition les personnes qui sommes les plus et donc on a tout intérêt à utiliser les produits les moins nocifs possibles. Mais la réalité d'une grande partie de notre agriculture, c'est qu'on a besoin de pesticides, de synthèse ou biologique pour maintenir une production agricole.

Donc moi, je je passe ce message là que il y a pas d'un côté les méchants agriculteurs qui utilisent les pesticides et de l'autre des gentilles personnes qui défendent de l'environnement. On est aussi acteur de l'environnement et vraiment cet exemple, il est parlant de bonne volonté et d'envie de travailler ensemble. J'espère que vos collègues, madame Trouvé, qui regardent cette émission vont être inspirés et qu'on pourra avoir des débats sereins autour du modèle agricole.

C'est vrai qu'il y a un grand paradoxe aussi qui est que vous aviez reçu un immense soutien au moment des manifestations des des colères agricoles l'année dernière et puis il y a eu une peut-être une forme de diabolisation à travers la cette loi du plomb.

Euh ce qui est catastrophique, c'est que les agriculteurs ont une image extrêmement positive dans la société, là où l'agriculture a une image qui est de plus en plus négative et la déconnexion entre l'affection en fin de compte qu'ont les Français pour leurs paysans, pour leurs agriculteurs et la la crainte, la peur qu'ils peuvent avoir vis-à-vis d'un modèle agricole, parfois caricaturé, mais vis-à-vis quand même de ce qui est aujourd'hui notre modèle agricole majoritaire et est assez inquiétant et pour ça, on a besoin d'un vrai débat serein. Peut-être que le débat sur la pép du pont sera une première étape, mais il faut le structurer dans le temps.

J'espère et en tout cas, c'est le même chose que nous on portera jeune agriculteur que la présidentielle de 2027 le permettra. Il y aura un débat et puis il y aura peut-être une abrogation de la loi puisque d'ors et déjà deux textes ont été déposés hier par les députés et par les sénateurs du groupe écologiste et social. Ils ont d'ailleurs publié un communiqué qui dit que les signataires de la pétition souhaitent des décisions pour mettre un coup d'arrêt à l'empoisonnement alimentaire. Donc euh peut-être que le débat effectivement ne n'aboutira pas effectivement à à un changement de la loi, mais la suite c'est peut-être une abrogation euh à suivre.

Je vous le je ça je vous le confirme, le débat n'amène pas à un vote sur euh euh sur euh la pétition du plomb. Par contre, il peut y avoir des initiatives législatives effectivement le Alors, il y a les le groupe écologiste et social, le groupe aussi de la France insoumise a même annoncé qu'il allait le porter dans le cadre de sa niche parlementaire le le 27 novembre he ce qui concerne l'abrogation. Je sais aussi qu'il y a des véléités d'initiative législatives de plusieurs bancs parlementaires pour interdire l'importation de produits traités avec l'assamipride en France. Et là, je le redis, ça va demander du courage politique parce que ça demande de taper du point sur la table.

Un tout petit parce qu'on a beaucoup de questions de téléspectateurs sur le sujet des pétitions et d'ailleurs Laurent avait la même question. Oui, très vite, il y a une autre pétition dont on parle beaucoup dans l'actualité en ce moment qui a été lancée par Philippe de Villier. Alors, pas de tour dans la procédure assemblée nationale, mais si une pétition de cette nature arrivait sur le le site de l'Assemblée avec beaucoup de votants, est-ce que madame Trouvé par exemple, vous auriez autant d'enthousiasme sur la la fraîcheur démocratique de ce type de pratique ?

En tout cas, j'aurais le devoir de procéder de la même façon, c'est-à-dire un vote sur classement ou examen puisque'en tant que présidente de la commission des affaires économiques, je suis garante aussi des règles d'usage, des règles de fonctionnement de l'Assemblée nationale. Voilà. Et bien merci à tous les trois d'être venus ce soir dans chaque voie compte. Nul doute que on en reparlera évidemment dans cette émission de la suite de de ces débats donc autour de la loi du plomb. À suivre la question qui fâche à la veille des grèves de demain. Faut-il tout bloquer pour se faire entendre. On va en débattre avec nos trois invités suivants. Trois députés.

Aurélien Saint-oule pour la France insoumise, Andrea Cotarac pour le Rassemblement national et Erwan Balanan pour le modè. Ils vont nous rejoindre dans un instant. Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier. Chaque soir, Laurent nous nous raconte l'envers du décor, le dessous des cartes derrière l'image du jour. Et alors ce soir Laurent, vous revenez sur cette image assez dingue de Donald Trump et Jeffrey Epstein. Image projetée sur la façade du château de Winzor la nuit dernière. Alors, image sauvage hein, parce qu'évidemment c'est pas c'est pas le roi Charles qui a décidé de projeter cette image.

Je vous propose de répondre à trois questions très simples pour comprendre cette action qui est bien sûr l'œuvre d'opposant à Donald Trump lors de sa visite d'État. Qui a fait ça ? Comment ces activistes ont-ils réussi à projeter sur ce mur de plus de 30 m cette photo et puis même cette vidéo hein puisque il y a une projection, il y a plusieurs photos et puis enfin pourquoi ils ont utilisé cette technique ? Alors on commence par le qui qui a fait ça ? Alors c'est facile, c'est revendiqué. C'est un groupe militant de gauche qui a projeté cette vidéo. Il s'appelle les Led by Donkeys, littéralement dirigé par des Annes.

Euh c'est ce sont des activistes qui se sont fait connaître lors du du Brexit, anti-Brexit et aujourd'hui par extension anti tout ce qui ressemble à à Donald Trump. Ils ont d'ailleurs déjà pratiqué plusieurs fois ce type de projection sauvage sans autorisation sur des bâtiments. Alors comment comment est-ce qu'ils ont fait pour projeter cette image ? Alors si vous voulez le faire, c'est pas très compliqué techniquement. Euh vous connaissez le vidéo projecteur chez vous sur lequel vous projetez le le des films ou la ou la télévision sur votre mur ? Ben, c'est la même chose.

Alors, évidemment avec des vidéos projecteurs un peu plus gros, mais en trois clics sur internet, vous trouvez des des prestataires qui vous proposent de louer ces machines et puis avec un petit logiciel où on adapte par rapport à la façade, on peut projeter jusqu'à 200 300 m ce type d'image. Le plus dur en fait, c'est toujours de trouver l'endroit où on va installer cette ce fameux vidéo projecteur.

Mais hier soir, il faut savoir que les militants avaient loué une chambre dans l'hôtel juste à côté qui s'appelle le Heart and Garter hôtel puisque le château de Winsor, il est dans la ville et donc la la distance qui sépare, la chambre d'hôtel d'où ils ont projeté de cette tour est de 40 m simplement, j'ai envie de dire, c'était du gâteau pour Bon, alors on a le qui, on a le comment, maintenant le pourquoi. C'est vrai qu'on est plutôt habitué à des manifestations avec des banderoles ou des mégaphones, hein.

Alors, d'abord, les bases juridiques de de poursuite contre les personnes qui font ça, elles sont assez faibles parce que ça ne fait pas de mal, c'est pas violent, il y a pas mort d'homme. Deuxièmement, ça permet de surprendre et la stratégie de com de ces de ces activistes, c'est ce qu'on appelle le bon vieux guerri marketing inventé dans les années 80 par des publicitaires américains. La pub est partout, il y en a trop. Donc il faut choquer, surprendre, faire rire ou émouvoir et c'est finalement très très efficace parce qu'il y a pas que les projections sauvages. Hier par exemple, il y avait un autre groupe d'activistes qui a déployé une grande bâche près du château.

Autre action, un faux mug qui a été déposé dans les magasins de souvenirs de Wilson. Tout ça, c'est le guerri marketing. Et ce guerri marketing, il existe aussi en France ? Oui, en France, les activistes piratent souvent le mobilier urbain. Vous savez les les fameuses sucettes qu'on a après des arrêts de bus, il y en a 90000 dans l'hexagone. En 2015, par exemple, lors de la COP 21 militants environnement, c'est été attaqué aux grandes marques et aux politiques accusés d'en faire trop peu pour la planète en affichant des fausses affiches dans ces sucettes.

D'ailleurs, au passage, c'est un hommage à l'affichage qui reste une technique publicitaire extrêmement performante à l'heure où on a l'impression que tout est sur le digital. Bon, mais on revient à nos projections pirates là avec votre vidéo projecteur. Ça c'est ça s'est déjà fait chez nous ? Oui, mais c'est quand même très rare. En revanche, nous les Français, ça fait 40 ans qu'on pratique ce vidéo mapping. C'est le nom de cette technique. 1986, concert de Jean-Michel Jard à Houston. Il projette sur un bâtiment 2008 et c'est ici façade du palais Bourbon en l'honneur de la présidence française de l'Union européenne.

On projette et puis le puit du fou qui depuis des décennies affiche aussi sur la façade du château des images et donc là encore des guerres de Vendé à la guerria contre Trump. Finalement, il y a qu'un pas ou il y a qu'un projecteur. Merci Laurent. On passe à la question qui fâche. Ah, c'est le jour d'avant avant la grande grève de demain à l'appel des syndicats qui promettent un jeudi noir. 250 cortèges déclarés, 800000 manifestants attendus dans les rues, grèvent dans tous les secteurs contre contre les mesures d'austérité du budget présenté cet été et que Sébastien Lecnu, nouveau premier ministre, n'a pas encore écarté.

Et c'est Thboc qui pose la question "Qu fâche ce soir." La question qui fâche ce soir se fait le porte-voie de la colère populaire. 600000 à 900000 personnes attendues demain dans la rue, c'est une mobilisation record qui s'annonce pour cette journée du 18 septembre du niveau de celle contre les retraites en 2023. Une semaine après le mouvement bloquou d'initiative citoyennes, l'heure est au syndicat. L'appel à la grève réunit les principales centrales. Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné. Nous voulons des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques et l'abandon de la retraite à 64 ans.

Un mouvement unitaire qui va frapper de très nombreux secteurs transports, écoles, hôpitaux, fonctions publiques et même pharmaciens et kinésithérapeutes. Sans compter les puissances syndicat du secteur de l'énergie, les sites de stockage de gaz, les terminaux méthagniers et les centrales électriques seront touchés par des mouvements de grève. Au total, à travers la France, 250 cortèges ont été déclarés. Sur le plan de la sécurité, la journée s'annonce sous haute tension. Je m'attends à une mobilisation qui sera très très forte. Avec une journée hybride. On risque d'avoir dans la matinée des bloqueurs, du sabotage, des groupuscules d'ultra gauche qui veulent casser.

80000 forces de l'ordre seront déployées sur tout le territoire. Un dispositif massif équivalent aux mobilisations du 10 septembre. Le 10, ils voulaient bloquer la France. Ils n'ont rien bloqué du tout mais ils sont sans doute animés d'un sentiment de revanche. Un message adressé au casseurs mais aussi au bloqueurs. Alors dans une France en ébullition à 10 jours d'un autre mouvement à l'initiative des agriculteurs cette fois la question qui fâche ce soir est la suivante : faut-il bloquer pour se faire entendre ? Faut-il bloquer pour se faire entendre ? Je salue mes trois invités. Aurélien Saint-Toule pour la France insoumise. Bonsoir.

Andrea Cotarac pour le rassemblement national et Erwan Balanan pour le modèle. Merci à tous les trois d'être là. De quoi la journée du 18 septembre est-elle le nom Erwan Balanan ? Bah, c'est ça s'inscrit dans la tradition française des grandes manifestations de ce qu'on appelle la rentrée sociale qui est effectivement souvent tendu. Et moi euh par rapport à ça, je je ça fait partie des armes des syndicats et c'est très bien quelque part. C'est comme ça que notre modèle social s'est construit en France avec des revendications. Euh par contre, l'idée de bloquer, l'idée de casser, c'est quelque chose que je rejette.

on va y venir et et c'est ça le c'est ça qui est terrible parce que manifester, moi je l'ai fait hein, je l'ai fait souvent, j'ai fait beaucoup de manifestations dans ma vie. Bloquer, casser, c'est un vrai sujet, c'est un vrai problème et et j'espère que ça ne sera ça ne seront ce ne seront pardon, excusez-moi, que des manifestations. Andrea Cotara, qu'est-ce que le Rassemblement national soutient la mobilisation de demain ? Ben nous, on comprend bien évidemment la colère des Français. C'est pas une traditionnelle rentrée sociale et puis on verra demain. Non, c'est des centaines de milliers de personnes qui sont en colère.

Sous le macronisme, on a atteint un record de pauvreté jamais enregistré depuis les années 90. Sous le macronisme, on a un record du nombre de faillite d'entreprises jamais enregistré. C'était 70000 l'année précédente. Je vous ai laissé parler. Laissez-moi parler. Voilà. Tout tout tout se passera bien. Euh et donc je peux pas entendre euh des macronismes nous expliquer que c'est une traditionnelle rentrée sociale. Donc oui, on comprend la colère des Français.

Euh oui, le Rassembl national rejette, je le dis d'avance, les violences qui pourront avoir lieu puisqu'on a des informations selon lesquelles des black block qui sont les idiots utiles du macronisme viendront casser, viendront dégrader. Donc effectivement, nous soutenons la colère des Français, on rejette la violence. Et enfin, moi ce que je comprends pas, c'est euh les centrales des syndicats qu'on vient d'entendre. Les jours pè, ils appellent à voter pour Emmanuel Macron en 2022 qui avait un point à son programme, la retraite à 64 ans.

Et les jours impèent à manifester dans tout le pays pour abroger cette réforme de 64 ans auquel ils ont participé puisqu'ils ont appelé à voter pour Emmanuel Macron de concert avec le MEDEF. Donc vous voyez bien qu'on est quand même dans une situation, on a trois blocs à l'Assemblée nationale euh la gauche, le bloc central et nous euh Rassemblement national, mais je constate que dans les seconds tours des élections, il y en a deux. Il y a le bloc du Parti Unique qui va de la France insoumise au LR. Euh ceux qui ont réélu madame Borne, ce sont les électeurs de monsieur Saint-Toule. Ceux qui ont réélu monsieur Darmanin, ce sont les électeurs de monsieur Saintoule.

Ceux qui ont élu un antif fich s, ce sont les éclipteurs du bloc central. Donc vous voyez bien que cette instabilité sociale, démocratique, institutionnelle, budgétaire qu'on vit, c'est tout simplement la conséquence et bien d'un dévoiement de la démocratie avec ce front du déni ou prétendument républicain. Donc on soutient la colère mais nous au rassemblé national, on veut apporter des solutions. Aurélien Saint-Toule, vous serez dans la rue demain. Bah évidemment, je serai dans la rue. Je vais quand même répondre à ce qu'a dit mon voisin d'extrême droite parce que évidemment dans cette affaire là, il y a un jeu, il a joué au bon tau, il a cherché à faire évacuer un aspect.

un il est d'extrême droite et donc le Front républicain c'est une tradition. Oui, je sais ça vous énerve que je le dise. C'est faux. Je suis formé à la même école que vous c'estàd par Jan Glenchon pardon révolution collective à laquelle vous appelez. Je sais très bien que c'est faux et vous le savez vous-même. Très bien. Donc à l'époque vous bloquez aussi les universités. Je sais je bloquais pas les universités je défendais les français les ouvriers. vous laisse parler invités du bloc central vo mais pas tout en même temps.

Tout à fait un instant on laisse moi je sais que ils sont d'extrême droite et que finalement c'est la tradition démocratique et républicaine de ce pays que de s'assurer que l'extrême droite ne prenne pas le pouvoir. Et donc si vous voulez expliquer que il y a une tradition du parti unique dans ce pays qui s'instaure depuis un siècle, vous avez bien le droit de relire l'histoire à ce prisme là. Mais ça n'est évidemment pas la réalité et les gens le savent très bien.

Le 2ème point, c'est que évidemment cette situation, elle a été enquistée par euh le refus euh notamment de l'extrême droite de voter la censure euh de François Baou après la censure de Michel Barnier et que ils ont cherché des prétextes, des attermoements et cetera et queon en est arrivé au point où évidemment la situation ne tient plus et que on a un nouveau projet de de budget qui est pire encore que celui que Bayerou avait fait adopter et pire encore que celui dernier. AZ un nouveau projet de budget vous parce que en fait pour l'instant on n sait rien.

Ce que je veux dire c'est que le projet de Baou qui l'a fait sauter était pire que celui qui l'a fait adopter en début d'année en début d'année et pire encore que celui que Barnier a a essayé de faire adopter. Donc si vous voulez, on est dans une logique d'aggravation permanente des politiques du macronisme qui ont été rendu possible notamment par la lcheté de l'extrême droite. Est-ce que c'est pas un peu tôt demain ?

Est-ce que c'est pas un cit pour corriger ce qui a été dit juste maintenant pour le reste dans la mesure où le gouvernement le cor pas encore nommé et que le nouveau premier ministre a déjà dit qu'il allait retirer certaines mesures justement du projet de budget Bairou comme les jours fériers supprimés. Est-ce que on est dans un concept de de grève préventif ? Non mais c'est pas préventif. Le premier ministre n'est pas légitime. Il y a aucune raison que le peuple français accepte un gouvernement qui n'est pas légitime. Le président de la République a créer des précédents antidémocratiques qui sont extrêmement graves et dangereux.

Il y a 1 an, il y avait 74 députés pour demander la destitution du président de la République. Aujourd'hui, on est à plus de 100. Il y a plus de 30 députés qui sont rallés à cette idée que le problème c'est le président de la République et le choix qu'il a fait de ne pas respecter le résultat des élections. Donc ça veut dire que le message demain dans les dans les cortèges, ça va être Macron d'ion. Demain dans les cortèges, vous entendrez Macron dégage, Macron d'émission parce que évidemment il a perdu trois fois les élections. Trois fois depuis 2022, il a perdu les élections et pourtant rien n'est changé.

et on nomme euh monsieur le cornu qui est le fidèle parmi les fidèles, le proche parmi les proches. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est vous qui le dites. Mais il y aura pas de rupture. Vous avez quelqu'un qui est mandaté pour préserver Emmanuel Macron. Le fait est que c'est le président de la République qui s'est obstiné et qui a choisi de ne pas changer de politique. Je vous rappelle qu'en 2022 quand il a remporté le 2e tour, il a dit clairement que il considérait que ça n'était pas un chèque en blanc et que il avait reçu le message qu'il avait bénéficié des voix justement du Front républicain et qu'il devait en tenir compte. Comment il en a tenu compte ?

en faisant une loi immigration qui était directement inspirée du programme de l'extrême droite. C'est pas exactement comme ça qu'on tient compte des voix des antifascistes. Donc voilà, il n'a pas fait les gestes qui étaient indispensables et aujourd'hui évidemment le matraquage social auquel il s'est livré bah produit des effets. Laurent juste un mot peut-être monsieur Saint-Toule puisque monsieur Balan et monsieur Cotarak ont parlé sur la la violence. Est-ce que vous la craignez demain pour les la ou est-ce que vous la souhaitez ? Moi je pose la question sur la mais c'est de la c'est de la posture. Je la pose.

Alors pour le coup, quelques minutes avant cette émission, Jean-Luc Mélenchon a a posté un tweet en disant "J'appelle solennellement à la plus grande discipline demain dans la participation massive aux manifestations avec les syndicats refuser tout débordement car c'est cela qu'espère et attend le ministre de l'intérieur." Mais évidemment, ça fait des années qu'on souffre d'un maintien de l'ordre violent avec des provocateurs.

Nous savons tous très bien que ce dont on souffre aujourd'hui, c'est du prétexte utilisé par des gens comme monsieur l'Allemand qui est une espèce de matraqueur en chef qui a été capable de dire en gilets jaune "Nous ne sommes pas dans le même camp madame." Ce qui est quand même un énorme problème. Le le rôle d'un préfet de police, c'est de garantir la liberté d'exercer le droit d'exercer son droit à manifester. Vous pouvez pas arriver comme ça et dire à une manifestante, "Nous ne sommes pas dans le même camp avec toute cette morgue." Donc c'est cet état d'esprit là qui en réalité rend les situations si dangereuses.

Moi je sais que par exemple le 10 la semaine dernière il y avait une ambiance extrêmement bon enfant de la part des gens qui étaient présents notamment à Châtely dans le rassemblement à Paris. Donc cette idée c'est que aujourd'hui les gens qui vont se mobiliser et qui se mobilisent spontanément en réalité en ont marre de la comédie qu'on leur joue. Ça fait plus de 2 ans maintenant qu'on qu'on ne les écoute pas. Et alors le macronisme pendant 5 ans auparavant évidemment était dans cette logique.

On est dans une bah écoutez prenez prenez des leçons et dans ces casqué dans mais la réalité c'est que on a affaire à une population qui ne se sent pas écoutée et qui cherche les moyens pour se faire écouter si l'élection ne suffit pas si la grève ne suffit pas. Vous savez bien que pour la réforme des retraites 90 % de la population 90% pas qu'est-ce que c'est l'étape suivant. Je suis en train de vous le dire. J'aimerais bien j'aimerais bien que vous le dites franchement au français. C'est quoi vous dites si la manifestation pas je suis en train de l'expliquer mais mais pourquoi vous parlez comme ça ? Voyez un peu le le niveau de violence que vous mettez sur sur les plate pas.

se tuto peut-être moi je vous tuto pas d'ailleurs parce que j'ai j'ai décidé parfois d'arrêter d'être poli avec des gens qui ont une idée que ça soit monsieur du rassemblement national et par ailleurs hors en plateau tu me tutoies donc voilà moi je trouve que cette hypocrisie là il faut en faire f Alors je je crois pas vous tutoyer en dehors du plateau parce que parce que tout simplement je je ne crois pas vous parler beaucoup parce qu'aujourd'hui moi je je constate en revenant du convers c'est c'est assez terrible quand même. C'estàd que on a deux deux personnes de des extrême en France qui souhaitent bordéliser le le pays. Je crois que vous avez fait une longue tirade tout à l'heure.

On a des gens qui sont dans la le l'exacerbation des radicalités des radicalismes. Monsieur Saintoule a failli, j'aurais pas dû le couper d'ailleurs parce que je crois qu'il a il a failli il a failli dire que après les manifestations, si ça suffisait pas et si les grèves ne suffisaient pas, qu'est-ce que vous alliez dire après ? C'est une vraie question. Et donc dans ce pays, nous avons des gens oui, la situation est difficile. Alors dire que il y a plus d'entreprises qui ont fermé depuis monsieur Macron, c'est faux. Et là, tous les chefs d'entreprise vous le diront, ils ont plutôt créé dans ce pays de la valeur et de la richesse.

La question du partage, c'est une vraie question et le groupe modène, nous la posons sur la table depuis 2017. Mais maintenant, vous avez des gens qui d'un côté, c'est la faute de l'étranger, de l'autre c'est la faute du riche. Ça s'appelle des bouqu émissaires et monsieur monsieur vous êtes assez symbolique de ça. Vous avez commencé votre carrière politique à l'extrême gauche. Vous la finissez au RN. On est dans la théorie du fer à cheval de ces gens qui sont dans les extrêmes mais qui à un moment donné se rassemblent tout simplement parce qu'ils veulent faire tomber un qui veulent faire tomber un système. Et moi j'aime le modèle social français.

C'est un modèle qui permet à ceux qui ont moins de réussir. Nous le massacrons pas. Mais est-ce qu'on peut revenir s'il vous plaît aux grèves de demain ? Est-ce qu'on peut revenir aux grèves de demain ? Parce que par exemple, on a beaucoup de questions téléspectateurs. Il y a Anne des Côtes d'armor par exemple qui demande est-ce qu'il y a pas un risque de fracture entre les grévistes et les usagers lassés de ces grèves à répétition ? C'est évident. Je moi je peux leur répondre. Je peux répondre ? Non parce qu'il y a eu d'innombrables accusations. Pardon. Mais vous voyez bien qu'on n'est pas au niveau de la de la situation et ce qu'attendent les Français.

Alors on est en train de se battre entre deux parlementaires, savoir si qui tue trois l'autre et cetera. Mais pardon, moi mon ennemi c'est pas la France insoumise ou le modèle. Mon ennemi c'est la peur du lendemain dans les ménages, dans les entreprises. C'est ça. Réconcilier les français avec l'avenir. Les usagers ne seront pas lassés des grévistes et les grévistes des usagers. Les français sont lassés par le macronisme. Ils ont perdu en 2024 aux européennes en plaçant Jordan Bardella en tête. Ils ont perdu en 2024 législatives massivement. Ils ont rejeté Emmanuel Macron.

Donc si vous voulez, dans une situation de blocage et avec des résultats aussi catastrophiques euh euh du bilan Macron finalement euh il y a deux solutions. Ou bien Emmanuel Macron démissionne et on repart sur un cycle classique démocratique puisque la Constitution le lui permet ou bien on dissoute l'Assemblée nationale ? On ne peut pas tenir euh en l'état parce que vous pouvez changer de premier ministre et rétrécir finalement le le le clan fidèle à Emmanuel Macron. Les rapports de force à l'Assemblée nationale sont les mêmes. Ce sont ceux des élections législatives de 2024. Donc, il y a pas d'autre solution que de redonner la parole au français.

J'ajoute une autre chose pour finir et après je vous laisserai débattre sur les tuto et les vouvoements mais nous rassembl on propose des solutions. Ça c'est parce j'entends tout à l'heure monsieur Saint-oule avec l'arrogance que qu'on lui connaît à l'instant qui nous explique qu'il faut abroger la réforme à de la retraite à 64 ans. Le rassemblé nationale a proposé pacifiquement en respectant les institutions une motion référendaire en janvier 2023. Ils n'ont pas eu le courage de voter contre. Ils sont quittés l'hémicycle en allant à la buvette. Quand on dit vous votre ennemi c'est l'étranger ou je ne sais quoi mais arrêtez.

Comment vous pouvez accepter de faire payer les Français pour la baléothérapie par exemple au sein de l'aide médicale d'État quand un français sur trois refuse de se faire de se faire soigner pour des raisons financières ? Comment est-ce que vous pouvez distribuer 16 milliards de prestation sociales non contributives à des prix au mévant quand un retraité sur vit avec 800 € de revenu en ayant cotisé toute leur vie ? Comment est-ce que vous pouvez nous expliquer toutqué votre priorité des é responsabilité, vous tendez la main, vous appelez à la responsabilité, à la coalition des responsables.

La réalité c'est que vous êtes surtout responsable d'un bilan politique et que les français n'en veulent plus. Il faudra à un moment donné que les macronistes comprennent et prennent conscience qu'ils ont perdu les élections et que monsieur Macron a seulement 15 % de soutien populaire. Redons la parole. Mais vous les avez pas gagné monsieur. Vous les avez vous avez gagné les européennes. La grande affaire, vous êtes arrivé effectivement en tête comme comme la dernière fois. D'ailleurs, vous n'avez pas c'est toujours vous qui êtes au pouvoir. C'est ça le problème. C'est que les partis qui ont perdu les élections gouvernent le pays.

Avouez quand même que c'est une situation inédite que les Français ne veulent plus. Alors pour faire des plateaux régulièrement, il faut apprendre à laisser parler les gens. C'est c'est mieux pour la le confort de l'auditeur. Donc vous vous avez euh pas gagné les élections législatives, le Rassemblement national, vous avez même pris une monumentale claque parce que moi je le dis ceux qui ont gagné l'élection législative et j'arrête pas de le dire et c'est d'ailleurs un des problèmes que l'on a dans la constitution des gouvernements qui ont suivi, c'est le front républicain qui a gagné. C'est le front républicain qui a gagné.

C'est c'est l'alliance des gens qui se sont dit on ne veut absolument pas des idées mortifères de madame Le Pen. Et donc vous avez et donc vous avez voté la confiance de monsieur à monsieur Baou. Vous avez voté la confiance à monsieur Baou. J'ai pas voté la confiance à monsieur Baï. Monsieur Baou a engagé la responsabilité du gouvernement. Donc il a posé la question de confiance.

Non, ça s'appelle pas une question de confiance, c'est la responsabilité s'éloigne du débat que je partage ça que je partage sur le fait que notre modèle est aujourd'hui à bout de souffle et qu'il faut trouver les voies et moyens pour le faire durer parce que le jour où vous arriverez au pouvoir et vous aurez tout détruit Ouais. Vous aurez tout détruit. Les Français se rendront compte que je vous remercie pas de vous être autant éloigné du thème du débat de ce soir, mais je vous remercie quand même d'être venu. Sachez quand même que la grève de demain a un premier effet concret. Elle va empêcher le transfert de la tapisserie de Bailleux. On l'a appris tout à l'heure.

Elle devait être déplacée dans un lieu tenu secret avant d'être prêtée au British Muséum de Londres. Les grévistes ont réussi finalement là où les spécialistes de l'art avaient échoué. Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Vous ne bougez pas tout de suite, c'est Bourbons Express.

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Locuteur

Bourbon Express, nouveau rendez-vous dans chaque voix compte. C'est le journal du palais Bourbon tous les soirs avec Valérie Brochard. Bienvenue dans chaque voix compte Valérie. Bien, merci beaucoupine. Et on commence ce journal avec bah les consultations qui se poursuivent à Matignon. Et oui, rendez-vous 9h30 à l'hôtel de Matignon. Pour les socialistes qui bien élevés ne sont pas arrivés les mains vides, ils ont apporté leur liste de courses. Alors dans cette liste, on trouve la fameuse taxe Zucman pour taxer les grands patrimoines, la suspension de la réforme des retraites.

Et à côté de ces ces réclamations, un petit cadeau offert par la Maison socialiste, un sondage commandé à l'IFOP pour tester huit mesures reprises dans leur contrebudget proposé il y a 2 semaines. H mesures qui reçoivent sans surprise l'approbation des sondés. Alors, je ne suis pas une petite souris, vous l'aurez remarqué certainement. Malheureusement, je n'ai pas pu entendre précisément ce que Sébastien Lecnu leur a répondu, mais je peux vous dire que 2hures plus tard, le premier secrétaire du PS n'était pas satisfait du tout au point de relancer la menace de la censure. Écoutez, pour l'instant, nous sommes restés sur notre fin. Le premier ministre est resté très flou sur cette intention.

Il continue à consulter et nous n'avons pas à moment où on se parle la moindre indication de ce qu'il ferait. Et donc nous restons évidemment très prudents sur ce qui pourrait se passer. Nous l'avons dit très clairement que si il était là pour refaire François Beirou, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que nous censurerions dès l'entrée de son euh dès la discussion de politique générale. Alors les entretiens se sont poursuivis tout l'après-midi avec les écologistes, le Rassemblement national, le parti communiste et enfin place publique, le parti de Raphaël Gluxman. Alors, attendez, ben il manque un il manque un parti sur la liste des oppositions. Non. Oui.

Et les filles, pourquoi avoir refusé de vous y rendre Aurélien Saint-Houle ? Mais parce que vous voyez bien que tout ça est un théâtre d'ombre. Ils en sont à essayer d'expliquer que vont obtenir quelque chose, pas quelque chose. Moi, je vous dis que le problème c'est l'illégitimité totale de Sébastien le cornu. Voilà. Donc, j'ai rien contre sa personne individuelle. C'est pas le sujet. Le fait est que il est l'émanation même du macronisme. Pourquoi ? C'est à lui qu'on demande de former un gouvernement. Ça n'a aucune espèce de logique.

Donc on va pas participer à à à toute cette embrouille en fait qui qui permet juste à certains de gagner du temps et d'essayer de sauver la face quand il ils censureront ou censureront pas et cetera. La vraie responsabilité c'est de dire les choses telles qu'elles sont. Sébastien Lecornu n'a pas de légitimité pour être premier ministre. il a pas organisé ses consultations. La suite du Bourbon Express va vous intéresser. Rodolphe Saadé entendu par la commission des affaires économiques.

Absolument Adeline, les membres de la commission des des finances interrogait ce matin le grand patron du géant CMA CGM sur la situation économique du groupe et son rôle dans le développement de l'industrie navale et du transport maritime. Mais la question budgétaire dont on parlait juste avant est venue s'imisser dans les échanges. Figurez-vous, Adeline, que les armateurs bénéficient en France d'une fiscalité avantageuse, une taxe au tonnage en lieu et place de l'impôt sur les sociétés.

En 2023, si CMACGM avait été soumise à l'impôt sur les sociétés, elle aurait dû verser 5,61 milliards de plus à l'État, de plus que les 180 millions d'euros dont elle s'est acquittée en payant la taxe tonnage. Mais écoutez, pour Rodolphe Saadé, 180 millions c'est déjà largement suffisant. Écoutez, CMAC comprend les difficultés. Je comprends à titre personnel les difficultés et ce que vous me dites. Mais je ne peux pas répondre moi en tant que CMA CGM à toutes les difficultés que rencontre la France. On a 20000 collaborateurs qui travaillent à Marseille. La holding familiale est en France et paye ses impôts en France alors qu'elle était au Liban et payes impôts au Liban.

On a décidé de la ramener. On a décidé de ramener le siège de différentes sociétés qu'on a acquis à Marseille ou en France de manière générale. C'est notre manière aussi de dire on contribue, on essaie de faire de notre mieux. Je vois pas ce que qu'est-ce que vous voulez que je fasse depuis. Et puis j'avais une une petite question Adline, vous avez des enfants ? Oui. Et ça ça va la rentrée. C'était pas trop dur ? Dur. Ouais. Pas facile he ? Pas facile pour les enfants de se lever le matin. Pas facile non plus pour les enseignants, les directrices, les proviseurs d'avancer sans ministre, sans directive.

C'est en tout cas le reproche de la représentante de la CFDT éducation venue ce matin dans la salle la Martine pour poser officiellement toutes ces questions. Cette rentrée scolaire est encore une fois le bal des incertitudes. Quel ministre et pour combien de temps ? Quel budget ? Quelles orientations éducatives pour les personnels ? De quelle autonomie disposerons-nous dans les écoles pour permettre aux élèves d'apprendre ? Doit-on se réjouir que notre système éducatif ne tient plus que grâce à l'investissement des agents qui dans les écoles font un travail remarquable pour permettre aux élèves d'être accueilli dans les meilleures conditions ?

Et toutes ces revendications évidemment, elles seront au cœur des manifestations qui auront lieu demain un peu partout sur le territoire. Et si on se projette un peu plus loin, il y a ce weekend les journées du patrimoine. Et oui. Et oui. Puisqu'on on parlait d'école à l'instant, et bien restons-y encore un peu. Mais je vous propose de sortir de la classe, de traverser la cour de de récré, de nous diriger ensemble vers un lieu essentiel de l'apprentissage vers ce cocon, d'aventure, de fiction, de récis autobiographique souvent inspirant. Je vous amène, vous l'avez compris, à la bibliothèque et pas n'importe laquelle, la bibliothèque de l'Assemblée nationale.

700000 ouvrages conservé des registres et l'intégralité des débats consignés avec la chapelle 16 qu'on voit là. Alors presque presque mais c'est vraiment je vous jure la la bibliothèque de l'Assemblée nationale avec entre autres le procès et la condamnation de Louis X. Alors le tout contenu, vous l'avez dit dans un écran dont le plafond a été peint par un certain Eugène de la Croix. Alors après une année de travaux de restauration, les peintures sont comme fraîches. Les restaurateurs ont même fait d'exceptionnelles découvertes comme nous le raconte le directeur de la bibliothèque. On voit des étoiles et des étoiles qui brillent incroyablement. Aucune d'entre elles n'apparaissait aussi.

C'était un des petits miracles de la restauration. Soudain, on a vu ces étoiles et regardez comme elle brille. Alors vous aussi Adeline, comme tous les téléspectateurs, vous aurez l'opportunité de voir les étoiles qui brillent au plafond et dans les yeux des visiteurs si vous vous rendez ce weekend à l'Assemblée nationale ouverte pour les journées du patrimoine, c'est évidemment totalement gratuit. Venez voir ce chef-dœuvre, visitez l'hémicycle, traverser les jardins de l'hôtel de Laasset. La maison du peuple est ouvert est ouverte à toutes et à tous.

Et noter que LCP passera d'ailleurs en mode journée du patrimoine samedi édition spéciale en direct de l'Assemblée nationale à 11h30 avec Elsa Mandingava, Marion Becker, Marco Pomier et Morakini. ce sera samedi, c'est à ne pas manquer. Merci Valérie et merci à nos trois invités du soir. Merci à vous de nous avoir suivi. Merci aussi à à Lou Fritel qui était qui a fait sa première avec nous ce soir. Lou Frel à Paris Match et ça c'est la une du Paris Match que vous trouverez demain en kiosque. Robert Redford le magnifique. À suivre sur LCP desbadoc avec Jean-Pierre Gracien. Chaque voie contre revient demain à 19h30. Passer une excellente soirée. À demain.

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