Bruno Retailleau : «J'ai fait une proposition, celle d'instaurer un état d'urgence anti-trafic»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Est-ce que la bataille contre le narcotrafic [raclement de gorge] est en passe d'être perdu ? Ce que disaient les magistrats marseillais il y a quelques années de cela. Je sais très bien.
Je sais très bien puisque c'est moi qui avais, comment dirais-je, pris l'initiative de lancer la commission d'enquête sur le narcotrafic au Sénat. Et c'est lors de cette audition que notamment le procureur et d'autres magistrats du siège avaient indiqué que la situation était extrêmement grave. Elle l'est toujours mais on peut gagner la bataille.
Comment on peut la gagner en étant beaucoup plus ferme ? J'avais fait voter moi un texte sur le narcotrafic. Déjà, on peut expulser et les préfets désormais, je veux leur rendre hommage, expulsent régulièrement des narcotraafiquants des logements sociaux.
Ils leur interdisent de paraître sur des points deal. Ils ferment des dizaines des centaines de commerces qui servent à blanchir l'argent sale. Mais il faut aller au-delà.
On m'avait refusé moi un dispositif qui était important, c'est la possibilité d'intercepter des messageries sur des cryptomessageries. Vous savez qu'aujourd'hui on peut intercepter sur le téléphone de grand les messageries cryptées plutôt. Les messageries cryptées, pardon, pardon. les messageries cryptées.
Mais aujourd'hui, les messageries cryptées, c'est comme ça que communiquent les narcotrafiquants. Donc il faut que les forces de l'ordre en matière de renseignement puisse avoir accès. Et j'ai fait une nouvelle proposition, c'est d'instaurer un état d'urgence antitrafic spécifique.
Il y a quelques dizaines de quartiers où le narcotrafic est tellement enquisté que on ne parviendra à gagner la bataille que si on les verrouille. D'accord.
Bruno Retailleau