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interviewC à vous (sur YouTube)· 17 juin 2022 4 min

Affaire Abad : entre responsabilité politique et présomption d’innocence - C à vous - 17/06/2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le ministre des solidarités damien abad visé par une nouvelle accusation violence sexuelle comment arbitrer entre responsabilité politique et respect de la présomption d'innocence d'abord en distinguant les deux aspects on ne peut pas on ne devrait pas se contenter d'en appeler aux juges comme le fait le gouvernement et de balayer les enquêtes de presse ni de tenir pour négligeable la marche de la justice comme le font ses opposants sur le plan politique d'abord la question du maintien de damien abad à son pass se trouve légitimement posée par des accusations étayées et une enquête journalistique sérieuse mediapart ne s'est pas contenté de recueillir la parole d'une seule accusatrice toujours sujette à caution de sites d'informations recueillies les récit circonstancié de trois femmes qui ne se connaissaient pas et dans le dernier cas à huit témoignages n'ont pas de l'agression mais de la parole portée par cette femme depuis plusieurs années à ses parents son conjoint son médecin ses proches avec des sms qui ont été consultés tout cela ne forme pas une vérité judiciaire cela ne dispense pas d'une enquête et du travail des juges indispensable ça n'en fait pas un coupable mais il est problématique d'en faire encore un ministre question d'éthique et de responsabilité au gouvernement répond alain gretz temps cette femme à saisir la justice ait apporté qu'un et certaines militantes féministes ont expliqué en retour que ça ne servait à rien ou à pas grand chose en fait elle isabelle bordas ne dit pas seulement aux femmes d'aller porter plainte elle dit aux femmes d'aller se faire classer sans suite est ce que c'est ça que ça veut dire aujourd'hui quand vous portez plainte en france pour des faits de violences sexuelles par exemple pour harcèlement sexuel dans 94% des cas 94 donc c'est pas minorité ses 94 % des cas la justice va classer votre plainte sans suite lorsque vous portez plainte pour des faits de viol c'est donc un crime dans 70% des cas la justice classe sans suite elisabeth bande elle connaît ces chiffres dont 4 quand elle regarde cette militante et qu'elle dit en fait à toutes les femmes de ce pays victime de violence allait porter plainte elle leur dit allez vous faire glacer son signal 70% des plaintes pour biens classés sans suite est ce que c'est vrai oui c'est l'ordre de grandeur est juste pour être précis sur des trente neuf mille personnes impliquées dans les affaires de viols ou d'agressions sexuelles en 2009 un plus de 23000 ont bénéficié d'un classement sans suite soit 61% c'est beaucoup c'est choquant ce n'est pas une singularité de ce type d'affaires toutes infractions confondues la moyenne des classements s'établit à près de 70% le plus souvent les parties considèrent que les affaires d'agressions sexuelles qui leur sont soumis son nom poursuivables quelles raisons pas de preuves tangibles auteurs mise hors de cause manque d'éléments matériels ou de témoignages avec des questions ou des doutes sur le consentement de la plaignante notamment dans les affaires conjugales puisque 38% des femmes qui déposent plainte accuse leur conjoint ou leur ex conjoint ajoutons que plus de la moitié 55% des victimes présumées de violences sexuelles sont des mineurs la plupart des enfants de moins de 15 ans agressé ou abusée dans un cadre familial parfois par d'autres mineurs c'est vrai une fois sur trois on voit là l'importance la sur représentation de la sphère familiale dans ces affaires de violences sexuelles on dit aussi que seulement 1% des viols et tentatives mènent à une condamnation ou alors ça sa part du d'un chiffre qui ne vient pas des forces de l'ordre ou de la justice mais de l'insee qui a mené pendant plusieurs années une enquête de victimisation une sorte de vaste sondage d'où il ressort que 0 4% des femmes majeures déclarent avoir été victimes de viol ou de tentative sur une année soit 0 4% ça fait 94 milles et environs dont 80 fois plus que deux condamnations pénales donc on n'est pas très loin du but important et c'est un rapprochement d'autant plus discutable que dans l' enquête de l'insee 12% des victimes seulement des présumées victimes disent avoir déposé plainte si la justice doit évoluer ou se réformer pour mieux traiter les violences sexuelles et mieux entendre la parole des femmes ce n'est sûrement pas en les dissuadant de de porter plainte comme on viens de l'entendre qu'on va régler le problème en 2020 4558 hommes et 40 et une femme ont été condamnés pour violences sexuelles par les tribunaux et les cours d'assises et plus de 11000 ont subi les poursuites le parquet a engagé des poursuites pour onze mille personnes c'est sans doute insuffisant mais ce n'est pas rien je termine ce papier où il ya eu coup de chiffres et je m'en excuse par une statistique incontestable 100% des affaires pour lesquelles il n'ya pas de plainte ne seront jamais jugés

Affaire Abad : entre responsabilité politique et présomption d’innocence - C à vous - 17/06/2022 — Damien Abad · Pourquijevote