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interviewLa France insoumise· 27 août 2022 86 min

EN DIRECT - Taxer les profiteurs de crise pour redistribuer du pouvoir d’achat - #TaxeSuperProfits

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

1,2 à moi aussi ça marche j'ai été libérée des livres et bonjour à toutes et à tous je suis ravi de se retrouver pour cette nouvelle conférence des amphis alors qu'il s'inscrit dans une actualité très particulière pour tout vous dire ça fait un petit moment qu'on s'était dit qu'on voulait faire une conférence sur les superprofits le contexte nous a donné certainement d'autant plus raison on l'a intitulé taxer les super profits pour redistribuer du pouvoir d'achat parce que cette question est évidemment lié la question de la taxation des supers profits à ce que l'on veut en faire ce que l'on doit en faire et à quoi sert cet argent j'ai la chance d'animer cette conférence avait que des gens que certains d'entre eux mêmes ce sont des intervenants vous les avez peut-être vu aux années précédentes parce que c'est un peu nos acolytes je dirais de combat politique nos acolytes aussi de bataille culturelle puisqu'il s'agit d'une bataille culturelle je vais aller dans l'ordre tiens je vais commencer par quentin quentin parrinello qui est responsable de plaidoyer justice fiscale et une égalité à oxfam bon pas la peine que je vous présente oxfam il se trouve que lui et moi on a travaillé ensemble et qui dans les semaines qui viennent va sortir un nouveau rapport notamment sur la question de la taxation des supers profits à nord de lattes qui est économiste à dauphine économistes qui est fait partie aussi de ces économistes qui se battent parfois sur les plateaux télé parfois aussi de manière extrêmement minoritaire mais on la remercie parce qu'il faut des économistes qui se battent sur ce terrain là à ma droite mais évidemment pas politiquement gelid dont ton nom de famille est super dur à prononcer donc tu vas commencer pour moi qui est secrétaire d'état à podemos au gouvernement pardon secrétaire d'organisation podemos ses secrétaires d'état au gouvernement espagnol il se trouve qu'en plus il ya quelques années elle a travaillé avec nous au parlement européen qui va nous donner une perspective européenne est linéaire l'inénarrable manuel bombard que je ne vous présente pas et qui vous parlera notamment de la bataille que nous menons à l'assemblée nationale alors je dois vous dire que j'ai l'impression d'être tout petit dans ce grand fauteuil et j'espère que je ne vais pas complètement m'anéantir dans cette housse justement dormir dans cette chaise la manière dont je vous propose qu'on organise cette discussion c'est d'abord évidemment qu'on est à un tour de la bataille pourquoi il faut l'amener pourquoi les libéraux en réalité en face n'ont pas d'arguments qu'est ce qui se fait à l'étranger je suis sûr que lilith aura aussi quelques mots de réponse à notre ami ministre clément bonne hier sur ce qui s'est passé et jouer sur la bataille en espagne la taxation des supers profits et que à la fin on a un tour des changes alors c'est compliqué on en fit vous le savez je vous en avais assisté à d'autres courts et succinct avec des interventions rapides plutôt tournés sur des questions de manière à aussi pouvoir vous donner la parole et surtout avoir un échange vous le savez la question fiscale est pas nouvelle pour nous tous c'est pas nouveau comprendre la question de la taxation des supers riches et je sais que vous avez été assez nombreux à me demander où est ce qu'on peut avoir des t-shirts taxons les riches on en a un certain nombre de pas qui dans certain nombre de t-shirts ici qu'on vous distribuerez à la fin de la conf il y en aura peut-être pas pour tout le monde il vous battait pas on va en refaire dote donc vous inquiétez pas vous aurez aussi d'autres occasions à l'avenir d'en avoir mais c'est une manière sympathique d'engager la discussion engageons la discussion et je veux commencer tout de suite sur le coeur du débat qui nous anime ici vous l'avez vu on a lancé une grande campagne sur la taxation des superprofits je m'en rends compte qu'on a oublié de venir avec une super affiche manu on s'était dit qu'on se recontrer ça et puis on a oublié mais vous l'avez vu parce qu'il y en a pas mal qui sont distribués déjà au groupe d'action et une campagne qu'on a lancé hier qui je crois a déjà plus de vingt mille signataires et qui évidemment rebondi sur l'actualité et fait partie des victoires et ma nuit et y reviendra qu'on pourra obtenir à l'automne à l'assemblée nationale tout ça se fait dans un contexte particulier vous avez vu notre cher président de la république qui nous dit que c'est la fin de l'abondance au passage quelle hypocrisie parce qu'il ya des millions de gens dans notre pays qui n'ont absolument pas connu l'abondance qui vivent et qui dépendent de l'aide alimentaire du million d'entre 10 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté alors oui c'est vrai il ya eu une abondance il ya une abondance pour un tout petit nombre et s'il n'y a pas d'argent magique certainement il y à certaines personnes et certaines entreprises qui ont les poches plus rempli que d'autres alors je vais commencer par juste une question ici dans la salle qui a vu cette année son revenu augmenter de plus de 34% lever la main alors y en a monsieur j'aimerais bien savoir non toi écrit t-shirt blount a levé l'amour donc donc j'imagine que tu détient des parts dans des entreprises du cac 40 puisque vous l'avez bien compris 34% c'est le chiffre d'augmentation des bénéfices des entreprises du cac 40 en revanche j'ai une autre question pour vous qui a vu quand il fait ses courses quand il fait son plein d'essence les prix augmentaient de plus de 10% ah bah voilà donc voilà il suffit juste ces deux images démontrent le problème on a d'un côté des prix qui augmentent qui sont payés par vous nous tous ici et de l'autre des bénéfices qui augmente quasiment dans des proportions similaires et on touche le nerf de la guerre de comment aujourd'hui notre système économique est en train d'aller droit dans le mur parce que dans le même temps où ses bénéfices exceptionnels augmente le salaire réel lui a baissé au premier trimestre au premier semestre pardon de 1,9 pour cent donc vous savez vous avez peut-être vu allez on aurait pu organiser un autre débat et bruno le maire pendant 16 ans fuit mais bon fallait pas trop déconner fallait pas trop avoir quand même trop de ministres présents mais vous avez sûrement vu bruno le maire dira nous la france ont fait exception dans l'union européenne l'inflation est plus faible ouais sauf que l'inflation c'est une chose mais le véritable paramètres c'est quel est le pouvoir d'achat des français et le pouvoir d'achat des français ils baissent quand le salaire réel des français baisse et ça c'est la conséquence directe d'un petit nombre d'entreprises qui essaie de maximiser son volume de bénéfices alors je pourrais vous parler allez tiens une entreprise qu'on connaît bien total plus de 18 milliards d'euros de bénéfices 18 milliards d'euros de bénéfices et ce qu'est ce qu'on a eu avec total c'est que non seulement ils font leurs bénéfices en augmentant et en spéculant sur le marché des hydrocarbures mais total également vous avez peut-être vu le dernier scandale ils font des bénéfices ils sont les seuls à être resté en russie avec des participations dans des entreprises gazières qui fournissent directement des avions de l'aviation russe pour aller massacrer des civils en ukraine voilà l'hymne en réalité d'une entreprise qui n'est qu'il a au plus aucun sens pratique et on voit ce sentiment de toute puissance des entreprises multinationales auquel nous vous nous attaquer et je vous fais pas tout la liste des profits des grandes entreprises que ce soit totale angie lvmh l'oréal tout ça c'est des milliards et des milliards d'euros de bénéfices en fait des milliards d'euros ça nous parle même pas genre je sais même pas combien de centaines de vies de salaire de chacun d'entre vous ici dans cette salle même vous tout cela réuni plusieurs centaines de vies ça ne ferait même pas tous ces milliards d'euros qui sont ajoutés les uns aux autres et ces résultats là c'est pas une forme normale du cours économique des choses anne-laure il reviendra non ils sont bien exceptionnel puisqu'il dépasse les bénéfices moyens annuels qui ont été réalisés depuis plus de dix ans et depuis la crise économique financière les résultats en 2022 pour le premier trimestre 1er semestre comparé à 2021 c'est le double de bénéfices et alors qu'on était déjà en 2021 dans une période où on avait déjà récupéré ce qui s'était passé pendant le coc vide et ce qui est intéressant à voir c'est que l'essentiel de ses bénéfices là en réalité ça vient pas de ce qu'on appellerait une boucle prix-salaires vous l'avez dit vous-même quand je vous ai demandé qui a vu son salaire augmenter de 30% dans cette salle personne n'a vu son salaire augmenter de 30% personne n'a vu son salaire augmenter de 10 % donc c'est pas à cause de ça que les prix augmentent dans les prisons de nantes parce que les entreprises décident d'augmenter leur taux de marge est donc dans le seul objectif d'augmenter leurs bénéfices et dans un contexte d'inflation galopante nos deux actes de trois axes finalement c'est à la fois de bloquer les prix de première nécessité de taxer ces entreprises qui font des super profits et d'augmenter le salaire minimum c'est comme ça qu'on fait en sorte de ré distribuer les richesses dans notre pays et je vais vous donner un seul exemple pour cela qu'ils se trouvent et assez prenants et qui peut vous donner aussi matière à argumenter quand vous menez la campagne par exemple puis l'entreprise arcelormittal que vous connaissez qui est notamment une entreprise dassier à la vue sa production d' assez baissé de 13% alors vous pourriez vous dire bon sa production baisse ses ventes baissent il ya des chances et ça arrive à des entreprises que ses bénéfices baissent ah non ces bénéfices eux ils ont augmenté de 5 milliards d'euros comment ils ont fait ça va ils ont augmenté leurs marges leur marge et leur prix et leur prix augmenter de 37% et ce phénomène là on le retrouve dans énormément d'entreprises énormément d'entreprises qui font ce choix court termiste qui risque d'en mais notre modèle économique droit dans le mur parce que c'est une recherche du profit à très court terme est de cette manière là en réalité ça va condamner aussi la consommation populaire parce que bon ok on est tous des vaches à lait mais au bout d'un moment les gens ils n'auront plus les moyens d'acheter quoi que ce soit ils n'auront plus les moyens et donc s'il ya plus de consommation et bien c'est derrière aussi les bénéfices de ces entreprises qui vont se casser la gueule je voulais finir par vous dire que comment tout ça est en fait devenu doit devenir une évidence pour chacune et chacun d'entre nous quand on a commencé à mener cette bataille sur la taxation des supers profits s'étaient déjà à l'époque du coc vide à l'époque on était assez seul à en parler on avait déposé des amendements au parlement européen mme at-il pas nous avait déposé une proposition de loi à l'assemblée nationale on en parlait beaucoup moins à l'époque et c'est vrai qu'il y avait assez peu d'états qu'il faisait mais depuis il ya l'italie qu'il a fait est qu'une taxe de 25% sur les bénéfices des énergéticiens il ya la bulgarie qui a taxé aussi des énergéticiens lie à la roumanie qui a fait une taxe de près de 80% sur les profits exceptionnels même la hongrie café une taxe de 25 % l'espagne lilith y reviendra mêmes et même le royaume uni on n'a pas pour habitude de prendre comme exemple boris johnson qui lui aussi a fait une taxe temporaire de 25% et vous avez peut-être vu cette passe d'armes que j'ai eu avec alors c'est vraiment ma meilleure copine au parlement européen on à nathalie l'oiseau qui je pense de temps en temps devrait retourner à ses premières classes dans ses années de jeunesse je vous laisse retrouver ou est ce qu elle a milité dans ses premières années de jeunesse mais c'était dans un coin de l'échiquier politique très à droite et nathalie loiseau a répondu ils essaient de créer une polémique quand elle a vu que même les états unis avaient augmenté leur fiscalité même les états unis ont augmenté leur fiscalité en faisant je vous passe les détails techniques une taxation minimum qui va leur permettre de récupérer plus de 300 milliards de dollars plus de 300 milliards de dollars qui vont récupérer de cette manière là est donc partout dans le monde il ya un vent qui pousse vers aller récupérer l'argent là où il se trouve dans la poche des grandes entreprises multinationales qui ont fait des bénéfices sur la crise sur chacune et chacun d'entre nous et bientôt la france savait quand emmanuel macron par les deux gaulois réfractaires bas je crois qu'on l'a notre goal ' réfractaires c'est emmanuel macron qui bientôt fera de la france le seul pays au monde à ne pas taxer les super profits pour finir et pour achever de vous convaincre que ce n'est pas une idée saugrenue quand vous allez aller distribuer les tracts dans la rue n'hésitez pas à dire on a rarement eu ouais on les reprend rarement exemple j'ai faire un petit quizz pour vous qui a dit que une taxe provisoire pour se remettre du coc vide qui passerait par une surtaxe des entreprises aurait du sens en particulier pour les entreprises ayant fait davantage de bénéfices pendant la crise qui a dit ça avoue n'en ont pas macron justement on aimerait bien qu'ils non non plus alors je vous la relis c'est quelqu'un qui donne enfin c'est quelqu'un ou une organisation qui demande une taxe provisoire pour se remettre du coc vide le medef non mais dans quel monde vous vivez les amis vous qu'on sait que le medef demande mais j'adore j'adore l'utopie dans laquelle on vit ici dans cette salle l'onu c'est pas loin l'onu ils ont dit ça c'est antonio gutiérrez du secrétaire général de l'onu qui a dit il est immoral que les sociétés pétrolières et gazières réalisent des profits records grâce à la crise énergétique actuelle sur le dos des plus pauvres ça c'est justement ce que je viens de dire si le secrétaire général des nations unies qui l'a dit la première phrase c'était le fmi qu'elle a dit allez une dernière pour la route qui recommande une taxe soit en prélèvement sur les rentes un frein marginal en gros c'est sur les rentes qui sont faites par les grandes entreprises et sur les bénéfices réalisés quand le prix sur le marché de l'électricité étaient supérieurs aux coûts de production donc globalement quand il ya des bénéfices qui a dit ça à votre avis qui recommande sa non l'onu je les ai déjà dit la commission européenne alors vous savez lire il y en a peut-être c'est qui d'entre vous étaient présents à celle pour le débat avec clément bonne il y en avait peut-être quelques-uns voilà vous souvenez hier clément bonne il a il a dit que c'était intéressant dialoguer avec la commission européenne étrangement il aime bien suivre la commission européenne quand il s'agit de faire une réforme des retraites mais quand il s'agit de faire une taxation sur les superprofits ya plus personne et donc on voit bien au passage que l'union européenne est à géométrie variable pour ce gouvernement est que en réalité cette idée est en train de faire son petit bonhomme de chemin son petit bonhomme de chemin alors on a plus que jamais besoin de ces revenus pour faire face à la crise de l'inflation avec ses revenus on pourrait financer tant de choses comme une à une revalorisation par exemple des minima sociaux à la hauteur de l'inflation je laisse notre mathématicien en chef vous prouver que les revalorisations ne sont pas à la hauteur de l'inflation et vous savez dans l'histoire en 1916 il y avait déjà une contribution exceptionnelle sur les profits de la crise sur les profits liés à la guerre et le ministre de l'époque avait dit que nul ne doit être autorisé édifier sa fortune particulière sur cette calamité publique qui s'appelle la guerre emmanuel macron ces dernières années a dit qu'on était en guerre contre locaux vides a dit qu' on était en guerre aussi contre la russie dans le contexte de la tacc de l'ukraine et bien moi j'ai envie de dire que une idée politique une vérité souvent elle est d'abord ridiculisée c'était le cas il ya deux ans quand on a avancé ensuite elle est combattue c'est le cas à l'heure actuelle en france mais souvent elle devient victorieuse et c'est le sens de la bataille que l'on va mener dans les prochaines semaines avec cette campagne sur la taxation des supers profits et maintenant on a tous les éléments en main pour mener cette bataille et pour que lors du projet de loi de finances on gagne cette victoire pour des millions de gens et qu'on ramène à la réalité ces grandes entreprises multinationales et qu'on les mette enfin à contrer beaucoup maintenant qu'on a fait un petit premier tour d'horizon sur pourquoi c'était nécessaire j'ai envie de faire ma journaliste de télé macro nist j'adore faire ça mais ce n'est pas possible ne peut pas le faire tout seul on peut pas avoir dans chacun des pays des propositions différentes mais ça risque de mettre forcer les entreprises à fermer de l'emploi en france anne-laure tu va nous répondre à tout ça meersman ont alors maintenant on est sans cesse vous voyez si on est sur un plateau de ok merci beaucoup pour l'invitation c'est toujours un plaisir d'être là c'est là ma troisième année à valence donc je suis vraiment ravie je vais revenir sur quelques éléments pour éventuellement qu'on réfléchisse ensemble à comment est-ce que si vous décidez d'aller tracts et si vous décidez de rentrer dans cette campagne quels sont les arguments qu'on peut développer d'abord les super profits c'est quoi les super profits le principe c'est d'avoir tiré des bénéfices sur une situation chaotique donc c'est quoi c'est les bénéfices de netflix quand on était tous confinés à la maison c'est les bénéfices de total quand il tire profit du de l'augmentation du prix de l'énergie pendant la guerre en ukraine et qu'ils deviennent profiteurs de guerre c'est les profits de cga cgm qui est une grande entreprise française de transport maritime et qui entre qui profitent de la pénurie pour augmenter le prix de ses cargos et dégager des profits historiques donc les super profits les anglais ils appellent ça windfall ce qu'il veut en gros ça veut dire man mais en gros c'est vraiment du profit qui tombe du ciel et en plus d'un ciel a priori en cendres actuellement donc si on part de cette idée là il semble assez légitime en effet de taxer ces supers profits pourtant comme vient de le dire manon si l'idée c'est a commencé à se développer à bien se répandre partout dans le monde on est dans un pays où le gouvernement refuse cette idée là donc voyons un peu les arguments qu'ils opposent et qu'on aura peut-être face à nous quand on tac tractera sur les marchés alors le premier jeune et pas forcément tout recenser je vais vous en pas je vous parlais de trois arguments le premier argument c'est quoi c'est les entreprises sont déjà trop taxés en france c'est un argument très classique qu'on entend très souvent dans les médias et c'est intéressant d'entendre ça en revanche si vous regardez un peu les données qu est-ce qu on peut répondre à ça important de rappeler que en fait l'impôt sur les sociétés qui est l'impôt payé donc sur les bénéfices qu'on profite qu on aimerait bien étendra du super profits l'impôt sur les sociétés ça représente 10% des impôts en france des ressources de la contribution des impôts en france l'impôt sur la production qui a en gros le deuxième impôts payés par les entreprises c'est aussi 10 % disposent dit ça fait vingt ça donc il reste combien 80 le reste c'est les ménages qui payent donc vous tous donc nous tous tu principalement par la tva et après deux façons pas du tout marginale par l'impôt sur le revenu et tout petit peu par l'impôt sur le patrimoine mais vraiment un tout petit peu donc premier débat une cage en règle comme tu dis les entreprises sont peut-être tout avec trop taxés mais il se trouve que contribuer à 20% et non seulement ça leur contribution n'a pas augmenté j'ai regardé un peu les données sur les 70 dernières années est en réalité leur contribution est extrêmement stable pourtant les impôts ont beaucoup augmenté et donc surkis a augmenté sur nous sur les ménages comment c'est possible alors qu'on arrête pas de nous dire que l'auto était trop élevé il est passé de 33 à 25 est qu'il faut baisser tout ça en fait les entreprises ont bénéficié d'énormément de crédit d'impôt exonérations exemption ce qu'on appelle finalement des niches fiscales et donc si vous allez regarder de même façon les données depuis qu'on a malheureusement depuis 2000 et non pas depuis 70 ans mais depuis 2000 les le montant des exonérations fiscales en faveur des entreprises n'a cessé d'augmenter et aujourd'hui un chiffre à retenir c'est que les dépenses qu'on appelle alors les niches fiscales dans l'administration n'a pas de ça les dépenses fiscales et les niches fiscales ça représente plus de 100 milliards par an l'éducation nationale le budget c'est entre 55 et 75 milliards comment voulez vous comptez les retraites mais bref c'est donc plus que l'éducation nationale donc en résumé premier argument les entreprises sont trop taxés en france bat il se trouve que les impôts sont majoritairement payés par les ménages que l'augmentation des impôts au cours de la période a été chargé par est allé sur les épaules des ménages et la contribution des entreprises est absolument stable là dedans notamment à cause des niches alors ensuite deuxième argument les entreprises si on taxe trop les entreprises qu'est ce qu'elles vont faire elles vont arrêter d'investir et arrêter de créer de l'emploi ça c'est encore un argument extrêmement classique qu'on entend systématiquement un sur les médias et ensuite qu'on entend évidemment dans nos familles quand on quand on déjeune avec les collègues à la cantine etc un petit exemple je vous propose un contre-exemple parfait c'est il me semble intéressant c'est le cic le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi ce crédit d'impôt qui a été mis en en place par jean marc ayrault qui était le premier ministre de françois hollande en 2013 et qui consistait tout simplement à donner un crédit d'impôt aux entreprises en proportion de leur masse salariale d'accord donc plus une entreprise employait deux personnes en dessous d'un certain seuil de smic quand même on comprenait pas les gros salaires en compte mais plus les entreprises employaient de salariés plus elles recevaient un pourcentage de crédits d'impôts c'est-à-dire une des soldes sur les impôts ça a été estimée en 2013 à 20 milliards par an souvenez-vous l'éducation nationale c'est entre 55 et 75 20 milliards c'est énorme les résultats d'évaluation de cette politique sont absolument désastreux est vraiment un gros consensus et notamment quelqu'un qui fait partie de l'équipe des économistes du parlement clément carbonnier qui a sorti une étude hyper intéressante qui montre que non seulement les entreprises n'ont pas créé d'investissement et donc non pas plus investi ni créé plus d'emplois une fois qu'on leur a donné ce crédit mais comment elles l'ont utilisé en fait c'est les salaires duo qui ont augmenté en fait on voit avait dans les données que une fois que les entreprises reçoivent des crédits en moyenne ya peut-être des entreprises qui ont investi un peu plus mais en moyenne ya pas plus d'investissements pas plus d'emplois en revanche les salaires du haut de l'échelle ont augmenté donc ils ont utilisé cet argent là pour ça donc en résumé au déjeuner familial du dimanche ça empêche d'investir et ça empêche d'employés a priori si quand on leur donne des crédits n'investissent pas plus et elles n'ont elles n'investissent pas plus et elles ne font crée pas plus d'emplois alors probablement que l'impôt n'est pas la variable clé de la décision d'investissement troisième argument et je finirai par sa l'impôt n'est pas c'est pas l'impôt qui va financer des mesures de pouvoir d'achat et qui va nous permettre de faire de la transition écologique alors ça c'est aussi un argument assez classique moi j'entends toujours quand tu es sur un plateau on me dit toujours ça c'est vraiment vous les gauchistes la seule solution que vous avez c'est d'augmenter les impôts ils se trouvent et élite va nous en parler il se trouve qu'en fait on peut faire plein de choses avec l'impôt et notamment l'espagne je pense je pense que tu va nous dire ce que vous avez fait avec mais notamment l'espagne vient de financer des transports gratuits à tout le monde il me semble en juillet août mais son actuel donne il me semble pour une distance pas les longues distances mais les distances moyennes enfin voilà donc on prend le train gratuitement pour faire un barcelone madrid et me semble ok métro train mais bon l'élite nous expliquera sa mieux mais voilà qu'est ce qu'on fait avec alors c'est pas une solution les impôts bas si a priori puisque on peut financer des mesures non seulement de pouvoir d'achat qui permettent de lutter contre l'inflation mais en plus qui sont favorables à des nouvelles des nouveaux modes de consommation et de comportement dans cette période de transition donc au total le les impôts en plus non seulement ça nous permettrait de financer pas mal de plus en climat et ça je crois que tu va nous dire non peut-être que tu vas pas nous je crois que tu va nous dire combien on pourrait rapporter d'argent avec avec ses super profits mais en tout cas ça a été fait dans pas mal de pays mais ça représente pas mal d'argent fin même beaucoup d'argent qui pourrait être utilisé pour du plan climat et en plus l'impôt ça a une vertu c'est que c'est un vrai outil de bifurcation parce que c'est un outil qui peut être utilisé pour une incitation à changer ses comportements et en fait il ya des activités climaticides aujourd'hui il ya des entreprises qui ont des comportements climaticides c'est à dire contre le climat et l'impôt est une façon de casser ces comportements donc l'impôt n'est pas une solution il me semble que justement son et une plutôt bonne merci beaucoup elle nord pour avoir un peu pour avoir donner tous les arguments pour faire face à notre tonton ou à notre oncle droite ton cousin de droite au déjeuner du dimanche et du coup tu as bien fait la transition vers le modèle espagnol c'est ça j'ai dit que c'était dit après je pense vers le modèle espagnol si ça vous va ou c'est un bon exemple en effet d'un pays qui y compris à oser mener la bataille qu'il fallait à l'échelon européen pour pouvoir réussir à la fois à réguler les prix à la fois à taxer les entreprises énergéticienne et puis à redistribuer du pouvoir d'achat et à le faire le tout dans un modèle climatique compatibles je dois dire aussi que je suis très fier d'avoir des collègues de podemos ici présents à nos universités d'été ça montre que partout en europe la gauche ce pas la gauche de rupture peut avoir un sens aussi et c'est une marche à suivre qui j'espère on prendra le pas très bientôt à toi l'élite merci bonjour tout le monde merci manon nous on est très fier aussi de la france insoumise parce que vous avez eu un résultat électoral assez incroyable très incroyable donc félicitations aussi pour cette campagne qui n'a pas été facile vous allez d'abord m'excuser parce que je suis espagnol c'est vrai que j'ai pas d'accent on le dit ne s'entend pas on est d'accord on le dit de l'eau mais ça fait quatre ans que je parle pas le français et du coup il y aura pas mal 10 panis mme peut-être entre manu emmanuel pour en mai pourront m'aider si jamais je trouve pas mes mots je vous fais très vite juste un petit commentaire ça m'a fait rire ses jours j'ai pu lire aussi ce commentaire de ma cran sur la fin de l'abondance vous savez que nous en gouverne avec le parti socialiste en espagne et que le parti socialiste en espagne a souvent eu une pulsion disons de droite ça dépend comment il se réveille le matin et en fonction de ce que du petit déj il décide soit de prendre à droite soit de prendre à gauche et on a eu un président aussi en espagne qui a passé des moins à dire pour faire face à la crise énergétique et à l'augmentation des prix ce que tous les espagnols doivent faire c'est enlever leurs cravates et du coup on a dû faire pendant des mois pas mal de pression et de éduqués et disons le parti socialiste en quelque sorte pour les faire cette pression pour toute cette histoire que je vais vous raconter c'est qu'il ya un député de droite en france qui veulent rétablir le port de la cravate à l'assemblée nationale oui comme ça la boucle est bouclée c'est très français ça aussi bon je vais d'abord si vous me permettez offrant un contexte hyper rapide pour que vous comprenez la situation du gouvernement espagnol et je passe très vite aux impôts et aux taxes concrètement à la banque et aux entreprises énergétiques je vais parler aussi de certaines mesures comme comme celle pour la gratuité des transports vous savez que nuon pareil que qu'en france on a eu la crise de 2008 et du coup on a eu une grande crise de représentation en espagne avec le bipartisme qui qui avait une crise interne disons et les espagnols se sentait pas représentée par les deux grands partis du coup il ya eu un mouvement très vite je fais cinq minutes du coup il ya eu un grand mouvement les indignés le 15ème et les gens ne sont sortis dans la rue et ont exigé plus de démocratie et moins de mesures d'austérité une autre europe et disons des politiques européennes qui allaient dans un autre sens qui n'était pas celui de serrer la ceinture et je parle de ça parce qu'après je pense que c'est important de revenir l'évolution entre guillemets de l'europe du projet européen ces dernières deux années en rapport avec la crise de l'aco vide et comment nous on a utilisé certaines déclarations faites soit par des représentants de la commission soit du parlement européen en rapport avec la question fiscale est du coup à cette époque l'europe nous disait austérité austérité austérité et les pays ce qu'on appelle les pig donc portugal italie mais aussi vous savez l'espagne bien sûr la grèce on était dans une situation économique très compliqué la pauvresse à pauvreté pardon les inégalités ont beaucoup augmenté dans notre pays et c'est en ce moment cas apparus le parti politique pour lequel je suis dans lequel je travaille pour lequel je suis venu vous parler je milite aussi et surtout et donc on a eu quatre répétitions électorale parce que même si les numéros étaient bons et que le parti socialiste pouvait gouverner avec nous depuis pratiquement 2017 il avait de cette pulsion de droite et du coup c'était vraiment impossible de convaincre le l'actuel président du gouvernement espagnol de gouverner avec une option politique plus à gauche que le ps finalement on est rentré en gouvernement avec 35 députés on a eu un pire résultat électoral que si on avait pu gouverner en 2017 mais on avait quand même 35 députés et on a eu cinq ministères cinq ministères qui sont relativement importants même s'ils ont essayé de nous vider de compétences qui sont le ministère d'égalité hommes femmes féminisme ministère de travail une histoire de droits sociaux mystère d'une université et ministère de comme souvent consommation voilà et du coup depuis trois ans environ on essaye de mener des politiques le plus social possible et on pointe surtout cette fameuse réforme fiscale dont je pense que quand on veut nous parler un peu plus tard pour nous c'était le vraiment enfin l'objectif final même si on a fait des taxes ponctuelle aux grandes entreprises les banques surtout et les entreprises énergétiques pareil pour la question des impôts mais disons que l'objectif final est ce qui apparaît dans la feuille de direction du gouvernement la feuille signé par pablo iglesias et par personne 6 c'est cette réforme fiscale en profondeur et pour nous c'est l'objectif final donc [Musique] nous on part du principe que c'est deux trois années de crise de l'aco vide c'est l'état qui a dû financer la situation de crise disons que tout l'argent est sorti de l'état c'est à travers du budget de l'état qu'on a pu aider les entreprises les familles mettre en place des aides directes disons pour que les gens ne souffre pas tellement les conséquences de la crise et que maintenant ce n'est plus à l'état de financer la crise économique mais que c'est aux riches et aux grandes entreprises et donc c'est à travers ces taxes et s'adresse cette réforme fiscale nous on a vu quatre phénomènes maintenant tu le dirai pour le temps d'accord puisque parfait nous on a eu quatre phénomènes importants qui nous ont permis de détecter qu'il fallait absolument faire cette pression sur l'arête la réforme fiscale il y en a qui ressemble pas mal à ce que vous avez présenté la situation que vous avez en france par exemple des trois impôts principaux en espagne c'est la tva ce que l'on appelle le liban qui est l'impôt le plus important est le cas dans toute l'europe effectivement donc et on a les mêmes arguments de la droite les entreprises vont partir les entreprises payent déjà trop d'impôts au final c'est ce et c'est logique normal c'est leur pouvoir d'influencé sur les politiciens sur les gouvernements en question pour eux mêmes mettre en place la réforme fiscale dessinée est produite par eux mêmes donc les quatre phénomènes la première le premier c'est que même en période de crise les grandes entreprises ont des profils très grand c'est comme ça maintenant vous à part mon annonce anne laure vous a parlé de ces supers profits c'est toujours comme ça c'est soit la crise de l'aco vide on a eu aussi une grande crise en espagne avec un volcan qui a aussi eu des profit pour certaines entreprises en fonction du besoin de masques donc voilà ça c'est la logique générale dans le cas espagnol il ya eu une exception ponctuelles je crois qu'en france ça a été plus ou moins similaires c'est en 2020 mais disons qu'en général les profits ont été très grands pendant la crise de la commune c'est les grandes entreprises qui dominait le marché et c'était surtout au détriment des moyennes ou des petites entreprises qu'ils ont et donc ses grandes entreprises ont surtout ce pouvoir l'influencé économique médiatique et politique et c'est pour ça qu'ils peuvent donc adapter toute tentative de réforme fiscale à leurs intérêts propres pour vous donner un chiffre les entreprises qui cotisaient en bourse en espagne en 2021 ont obtenu 64 millions d'euros en une année et c'est leur récolte record historique dans les cinq dernières années chez nous les entreprises à l'exception de banques assurances etc de plus de 250 travailleurs et ou employés ont doublé la croissance moyenne du reste d'entreprise et leurs côtés de quotas de marché a augmenté de six points donc en gros c'est la même tendance qu'en france partout la deuxième le deuxième phénomène partout l'économie progresse disons les profits des grandes entreprises grandissent mais les salaires perdent et du coup le pouvoir d'achat décent le pouvoir d'achat se fois se voit affecter surtout par les salaires qui baissent et qui sont à chaque fois de plus en plus des coupes et le revenu moyen entre 2008 et 2020 en espagne a augmenté à 11,9 pour cent mais pour le 10 % plus pauvres de des espagnols il a régressé de 1,4 pour cent alors que pour le 10 % des riches il a augmenté de 7 8% au troisième phénomène fait que les grandes entreprises payent à chaque fois de moins en moins d'impôts et alors vous là vous l'a dit depuis 12 ans en espagne les grandes entreprises payent 1 48% moins on en impôts et c'est effectivement parce qu'il ya des déductions fiscales disons des instruments qui sont à portée de main pour que ces entreprises puissent tricher et payer le moins possible le quatrième et dernière dernier phénomène et je me centre sur ce qu'on a fait concrètement et je réponds à votre ministre des affaires européennes les grandes entreprises ont reçu des aides millionnaire pendant la pandémie surtout dans le cas de gouvernement à gauche et concrètement dans le cas de l'espagne nous on a dessiné 7000 millions d'euros en aides directes aux entreprises plus les crédits publics plus les exonérations de paiement plus les millions de salaires qui ont été payées à travers l'état vu qu'on a mis en marche ce que nous on appelle les lps de telle façon que les entreprises n'est pas à virer les travailleurs et puis les maintenir pendant la crise de lakovic je pense qu'en france ça a été assez similaire je ramasse chômage partiel donc disons c'est vraiment l'état qui a payé la crise de l'aco vide et on considère comme annoncé aux grandes entreprises et aux riches de le faire de même il ya un argument qui est pour noé et clay disons un état un gouvernant un pays dans une bonne santé économique bénéficie surtout les grandes entreprises donc du coup cessé complètement absurde de à part le geste citoyen disant des entreprises qui devraient volontairement payer leurs impôts dans leur pays qui leur fournit les travailleurs les droits les devoirs etc un état économique fort servirait justement à ces grandes entreprises pour pouvoir mieux se développer pour le pays progresse et donc serait quelque chose de qui pour elle et bénéficiez donc j'arrive à comment on a fait pour la question l'exception ibérique qu'on appelle le portugal et l'espagne vous savez nous depuis deux ans maintenant on est en campagne électorale aussi dans un an on a des élections législatives en espagne et du coup le président pedros fans tête du parti socialiste après ces mois de pression sur cette question de l'inflation augmente en plus nous on a je crois trois fois plus d'inflation qu'on france enfin c'est vraiment des chiffres compliqué disons qu'il a pris la décision de en faisant une grande campagne médiatique et public de voyager en europe pour parler avec la commission européenne le parlement européen trouvé les agents européens afin de leur expliquer qu'il fallait prendre au sérieux disons le conseil donné par l'onu par la commission européenne comme quoi il fallait taxer les grandes entreprises et que du coup l'espagne allait le faire du coup personne c'est aller en europe et il a demandé une taxe qui était minimale disons très très basse sauf que en même temps que lui voyager en europe nous depuis pour des moussons demandait en espagne dans une conférence de presse que les entreprises énergétiques énergétiques soient taxés aux 30% parce que sinon ce serait impossible de limiter disons la facture d'électricité jusqu'à ce que les espagnols n'est pas à payer plus de 30 euros par mois et c'est au moment où on a proposé ce 30% que le portugal et le président du portugal a dit exactement la même chose en conférence de presse alors que p 207 était au parlement européen ou à la commission européenne est en train de se réunir et du coup il ya eu une grande pression pendant 48 heures alors que lui voyager surtout entre pro dément le ministère des affaires économiques et finalement disant qu'ils ont compris que la pression était si grande et quel débat public était si grand qu'il fallait absolument négocier sur ces chiffres qui étaient en plus les chiffres qui a été acceptée par accepter par le portugal du coup pour le ministre des affaires étrangères français ça a vraiment été un rapport à denain européenne affaires européennes excusez moi ça a vraiment été un rapport de en plus tu me l'a dit maintenant avant avant de rentrer ça vraiment être un rapport de force depuis des mois que nous ont parlé du besoin de psy la réforme fiscale allait prendre du temps à arriver parce que justement le parti socialiste utiliser tous ses arguments anne-laure vient de nous développer il fallait absolument taxer les entreprises énergétiques et la banque qui si vous ne savez pas je vous le dis dans la crise 2008 a été sauvé par les espagnols alors qu'il y avait une crise bancaire comme partout en europe c'est des espagnols qui ont mis l'argent de leur poche afin que la banque ne rentrent pas en banqueroute route voilà et dead qui n'a jamais été remboursée et du coup il fallait absolument auquel le temps fallait absolument taxer également la banque pour nous enfin l'argument disons les arguments de qu'on a le plus utilisé à pour des monstres c'était surtout un peu ce dont on parle et manon au début nous on a pris justement qui avaient des acteurs ponctuellement en europe ou dans les institutions internationales disons qu'ils parlaient en faveur de cette taxation de cette réforme fiscale pour dire ah tiens l'europe parle de new deal l'europe parle de mouvement keynésien l'europe n'est plus l'europe de 2008 avec l'austérité connaît tous l'europe on connaît tous les directions européenne soit à la commission européenne soit au parlement européen mais bon disons que c'est un bon argument pour nous de façon à convaincre le parti socialiste et du coup on a dit il faut absolument faire la pression sur ce sujet et du couffin pour moi la conclusion sur ça c'est j'ai pas parlé de ce que disait juste parenthèse on à fait gratuite et pour métro c'est le calice et aussi les transports qui vont à l'extérieur des villes et y apporte tellement des trajets entre des villes aussi qu'ils sont gratuits et c'est effectivement grâce à l'intervention de l'état sur les prix très critiquée aussi par la droite pour nous la conclusion c'est simplement comme on dit chez nous on peut le faire il suffit uniquement d'avoir une volonté politique est effectivement de mettre de la pression sur certains acteurs au moment concrets précis et bien choisis et merci à l'espagne d'avoir fait plier la commission européenne c'est une belle leçon apprise je pense pour le ministre des affaires européennes clément bonne et je suis sûr que l'espagne a beaucoup à nous à nous apprendre les bonnes et mauvaises beaucoup à nous apprendre sur ses rapports de force manu on va passer à toi parce que cette bataille je les dis on l'a mené depuis plusieurs années au parlement européen à l'assemblée nationale on l'a mené particulièrement dans le cadre de la loi pouvoir d'achat le dernier moi donc tu va nous parler de cette bataille à l'assemblée oui merci main nombre d'avoirs l'organisation de ce débat qui est important ça a été dit puisque ça correspond aussi à une campagne concon impulseur en sept ans est rentré je vais pas revenir sur les arguments le descriptif de ce qui se fait partout ailleurs en europe pour qu on ait du temps après pour discuter un peu juste vous dire précisément ce qu'on a fait comment ça s'est déroulé est ce qu'on va faire alors d'abord maintenant elle l'a dit l'idée d'une taxation sur les super profits sur les surprofits ou d'une taxation sur les profiteurs de crise c'est pas une question qui est une question nouvelle c'est pas nouveau d'un point de vue historique j'en vois d'autres périodes de l'histoire où on a considéré que parfois il y avait des moments extraordinaires exceptionnelles et donc ça nécessitait une taxation particulier avec sectionnelles extraordinaire en tout cas temporaire mais c'est pas nouveau non plus à la france insoumise puisque dans la mandature précédente nos camarades députés à l'assemblée nationale à l'occasion de ce qu'on appelle une niche parlementaire une niche parlementaire chaque année un groupe à l'assemblée nationale à ce qu'on appelle une journée nice parlementaire c'est une journée qui est consacré au groupe pour pouvoir faire des propositions de loi c'est une journée dans l'année et donc ça devait être en 2021 au début de l'année 2000 21 que lors de la niche parlementaire de la france est soumise à l'époque matile panneaux et les députés les 17 députés de la france est soumise à l'époque avait déposé une première proposition de loi sur la taxation des profiteurs de crise à l'époque bon malheureusement comme souvent notamment parce que la proposition n'est de la france un service mais peut-être aussi parce que le sujet avait pas suffisamment avancé encore dans l'opinion publique et dans le paysage international qu'on est en train de décrire la ce texte de loi cette proposition de loi avait été avait été refusé après notre élection au mois de juin on est revenu à la charge à à l'occasion de alors il y avait le texte pouvoir d'achat qui était examinée et en même temps il y avait un texte qui est un projet de loi de finances rectificative qui a lu à peu près la moitié de l'année à chaque fois et qui permet de faire des corrections par rapport au projet de loi de finances qui eux sont adoptés généralement à l'automne enfin l'examen commence à l'automne et qui sont examinées à la fin de l'année donc à l'occasion de l'examen du projet de loi de finances rectificative on a déposé un plusieurs amendements même puisqu'il y en a eu des différents groupes de la nouvelle union populaire écologique et sociale c'est un sujet qu'on a mené une bataille qu'on a mené ensemble à l'assemblée nationale qui a été déposé d'abord en commission et puis après en examen du texte à l'assemblée nationale il se trouve que quelques jours avant le dépôt et le vote et le débat sur cet amendement quelques députés de la majorité qui n'est pas majoritaire faudra qu'on trouve un mot pour les appeler de la minorité présidentielle quelques députés de la minorité présidentielle eux mêmes ont commencé à dire on va déposer nous aussi un amendement pour introduire une taxe sur les super profits alors avec un taux de taxation qui étaient plus faibles que que le nôtre mais qui proposait de mettre en place ce dispositif et puis est arrivé le jour où devaient être amine et ses amendements et le débat devait avoir lieu et puis le matin quand on s'est réveillé le matin il y avait le patron de total qui étaient venus sur une radio et qui avait dit nous total on est vraiment super on comprend donc ce qu'on va faire c'est que de volontairement on va faire une petite ristourne sur les prix à la pompe les prix du carburant sur les quelques mois du deuxième semestre de l'année 2022 et puis là forcément donc après les députés issus de la minorité présidentielle qui avaient déposé leur abonnement au diable un nom au total a fait un geste volontaire on n'a plus besoin de d'introduire cette taxe sur les super profits et donc le premier ministre de l'économie dans l'hémicycle depuis nous dire non votre mesure elle sert à rien parce que moi je préfère négocier avec les entreprises pour que les entreprises fassent des efforts volontaires sur le sujet donc le l'examen quand même eu lieu de notre amendement puisque l'autre avait été retiré et on s'est battu on a convaincu et il a manqué dix voix pour que l'amendement soit adopté à l'assemblée nationale sur le sujet juste dire un mot sur cette question de la ristourne parce que c'est l'art du monde qui a été utilisé d'abord contrairement à ce que dit bruno le maire et si total a décidé de faire cette action volontaire de faire cette ristourne c'est pas parce qu'il avait discuté avec bruno le maire c'est parce qu'ils savaient qu'ils allaient avoir des amendements à l'assemblée nationale et qui avait un risque c'est que les ces amendements soient votées qu'il ya une taxe sur les super profits et qui soit obligé de payer beaucoup et que plutôt que payer beaucoup et d'être obligé de payer beaucoup ils ont préféré donner un petit peu maintenant donner les chiffres les bénéfices de total sur le premier semestre de l'année 2022 c'est plus de 18 milliards d'euros la ristourne concédé par total sur la fin de l'année 2022 elle est estimée pour total un coude à peu près 500 millions d'euros pour que vous ayez une vision un petit peu des grands équilibres donc vous voyez bien que la tactique était assez bien rodée ce qu'ils ont dit l'ont d'ailleurs parfois sur les liens entre total et un certain nombre de députés de la minorité présidentielle est sous la menace du vote de cet amendement total a concédé un petit peu pour que les autres reculent parce que c'était difficile pour des députés de voter l'amendement déposé par la france insoumise mais l'amendement proposé par quelques députés de la minorité présidentielle c'était une menace quand même pour pour total et donc il était il était possible que cet amendement soit votée il ya eu également dans la foulée donc on a perdu à 10 voix sur cet amendement il ya eu dans la foulée aussi au sénat on n'a pas de représentation au sénat nous la ferons sont soumises mais certains de nos partenaires de la nuit ont une représentation également la volonté et la tentative de faire voter un amendement sur le même texte au sénat puisque le texte après de passer à l'assemblée nationale et au sénat là il a manqué malheureusement un peu plus de voix pas seulement 10 voix une trentaine de voix à peu près qu'il a manqué au sénat pour que cet amendement soit adopté donc on a conclu l'examen de ce projet de loi de finances rectificative sans malheureusement cette cet amendement sur les super profits par contre on a gagné quelque chose on a gagné un petit truc pour l'instant et on espère que ça va nous permettre de gagner un belle victoire plus tard c'est que sous la pression le gouvernement a quand même été obligé de concéder l'idée qu'il y avait un sujet on pouvait pas le balayer comme ça d'un revers de la main et donc sur la proposition de notre camarade de eric coquerel qui est président de la commission des finances on a réussi à mettre en place et à demander à l'assemblée nationale de mettre en place une mission qu'on appelle mission flash ce que ça va très vite sur la question des super profits et donc cette mission flash elle va avoir lieu là au mois de septembre et on va organiser un certain nombre d'auditions en nuit leur appartient je suis co rapporteurs lorsque dans l'émission comme ça il ya toujours un rapporteur de la minorité présidentielle ou un rapporteur qui soutient le gouvernement qui est un député macro nist et puis je suis pour l'opposition au sens large puisqu'il ya un rapporteur il sait de l'opposition c'est moi qui suit le rapporteur pour pour l'opposition alors je dis pas que cette mission c'est extraordinaire mais ça va nous permettre de faire des auditions donc on va convoquer les grands patrons des grandes entreprises dont on n'a parlé devant l'assemblée nationale on a demandé si l'intérêt d'avoir un cours à porter c'est que notamment sur qui est auditionné on a pu faire un certain nombre de propositions donc on a demandé une audition des ong donc on a demandé une audition des organisations syndicales et donc quand le la minorité présidentielle proposé comme par hasard d'auditionner que des économistes plutôt hostile à l'idée ben nous on a proposé d'ajouter dans les différentes tables rondes des économistes plutôt favorable à l'idée de telle sorte au moins que les différents points de vue soient représentés cette mission elle va pas aboutir sur une proposition de loi mais elle aboutira sur un rapport qui fera une quelque sorte un état des lieux de la situation ça c'est pour le début du mois d'octobre notre idée que sur la base de ce rapport on puisse ensuite s'appuyer sur les éléments qui annoncera par pour remettre le couvert à l'ex à l'occasion de l'examen du projet de loi de finances qui va commencer au mois d'octobre pour pouvoir continuer la bataille sur cette question de la taxe sur les super-profits clairement si c'est même si les choses avancent ci s'est cantonné dans l'enceinte parlementaire c'est plus difficile de gagner que si on a réussi à faire exister le sujet comme un sujet de mobilisation dans la société et c'est parce qu'on avait ça en tête qu'on a fait le choix d'initier cette campagne sur les super profits parce que si on arrive en disant voilà l'amendement il est soutenu par les 75 députés de la france sont soumises les 151 députés de la nuque au sens large ou si on dit voilà l'amendement il est soutenu par les 151 députés de la nuque mais aussi par deux millions de citoyens qu'on signer la pétition qui soutient la volonté d'avoir cette taxe sur les super-profits bas notre pouvoir dans le rapport de force qui va s'organiser à ce moment là dans l'hémicycle il va être plus important donc on a l'intention et on pense qu'on peut arriver à gagner d'autant plus ça a été dit qu'un certain nombre de pays on aura petit à petit ils viennent et mettre en place mettent en place ce type de dispositif donc on va essayer de faire un maximum de publicité sur cette bataille on compte sur vous pour nous aider à faire signer cette pétition on pense vraiment que c'est quelque chose qu'on peut gagner on pense vraiment que ça peut être en quelque sorte une des première victoire d'ampleur d'envergure même si on a eu des victoires déjà une des première victoire d'ampleur et d'envergure de la nouvelle union populaire écologiques et sociales à l'assemblée nationale ça dépend de nous bien sûr ça dépend de vous aussi de chacune chacun d'entre nous on compte sur vous pour faire signer cette pétition on va y arriver on vous tiendra informé bien sûr tout ça vous allez voir toute façon ça va être un sujet je pense qu'il va occuper une partie de l'actualité voilà merci merci beaucoup manu est un bon indice de cela c'est qu'il y à déjà des députés macro nice qui commence à dire publiquement que en gros faudra trouver une manière de nous avoir est une manière de dire qu'ils font la taxation sur les super profits vous pouvez compter sur notre groupe à l'assemblée nationale pour leur rappeler ce qui me véritablement une taxation sur les super profits et mener la bataille peps et quand un toit quentin donc responsable de plaidoyer de plaidoyer justice fiscale et inégalités à oxfam oxfam qui fait partie des ong qui demandent depuis longtemps une taxation exceptionnelle sur les super profits dans le cadre aussi d'une réforme fiscale plus globale parce que derrière ce que on touche du doigt c'est l'injustice de notre système fiscal et ça a été très bien démontré par anne laure qui fait contribuer davantage les plus pauvres que les plus riches et les grandes multinationales donc tu vas nous expliquer ça merci manon bonjour à toutes et à tous je suis ravie d'être de nouveau avec vous pour débattre j'ai cru comprendre que j'avais pas besoin de présenter oxfam que c'est relativement connus dont fonctionne c'est une ong qui travaillent sur la question des inégalités effectivement c'est la question la fiscalité on travaille depuis quelques années sur la question des super profits on avait été auditionné par mathilde panne ou alors lors du dernier quinquennat on va être auditionné dans le cadre de cette mission fin septembre on fait ce travail également dans d'autres pays on n'aurait pas forcément que sur la france donc on a travaillé en espagne en italie ou se sont effectivement deux pays qui ont mis en place une taxation sur les super profits à la fois du secteur énergétique pétroliers et en espagne sur les banques alors évidemment cette mesure cette fois ci elle intervient dans un contexte un peu particulier un contexte qui est celui de l'augmentation des prix on parle beaucoup de l'essence on parle beaucoup de l'électricité mais il ya aussi une augmentation des prix de l'alimentaire de la farine du céleri et biens de première nécessité alimentaire en général cette hausse manon là dit elle est en partie due à la spéculation d'un petit nombre d'acteurs on a notamment des syndicats qui ont évalué la part de responsabilité de cette hausse dans l'augmentation des prix donc aux états unis ou en belgique et environ 50% la moitié de la hausse des prix qui est due à la spéculation des entreprises en espagne les syndicats estiment que c'est jusqu'à 80 % cette année donc on voit que c'est vraiment il parle une part majoritaire et dans ce contexte là et c'est heureux on a un certain nombre de pays qui se met en branle se met en mouvement sur ce sujet donc on en a cité quelques exemples en europe l'espagne l'italie le royaume-uni sait plus vraiment en europe la grèce la roumanie la hongrie ce qu'il faut savoir c'est que c'est pas simplement au sein de l'union européenne l'inde au pakistan au chili à la zambie ont vraiment un grand grand nombre de pays qui se mettent à cette question et ça ça fait un peu un effet boule de neige et manuel bompard on a parlé ce débat il continue de vivre en france il ya des propositions qui ont été portées notamment par la france insoumise qui ont été portées par la nuque du ps je sais jamais comment et avec des si c'est le seul débat qu'on doit avoir je pense que c'est pas trés c'est pas très important on a préféré se mettre d'accord sur les 650 proposition du progrès sur le sur la prononciation de la nuque on a priorisé est donc cette mesure elle est comme un manuel le disait elle a été soutenue aussi temporairement y compris par des voix isolées au sein de la majorité et enfin fait intéressant il n'y a pas eu une hostilité énorme au sein des républicains qui du coup se sont abstenus sur le vote en moitié mais qui disent on va voir ce que donne la mission d'information donc donc la voir et en face on a un gouvernement qui quitte le groupe campe sur ses positions et ce qui est assez intéressant est alors en parler c'est que les arguments qui sont opposés ils ont rien à voir spécifiquement avec la question des super profits c'est une position qui finalement assez dogmatiques qui est une position anti impôts votre réponse unique cette taxe est avec vous c'est un problème une taxe ou penser que taxer à interdire taxés à l'interdire taxe à interdire si oui je parle elle était là avant-hier et hier je sais plus donc finalement on a des réponses un peu un peu dogmatique de la part de la part du gouvernement bon déjà c'est un peu gros quand on sait que la ligne politique de ce gouvernement jusqu'à présent depuis 2007 ça a été un problème une baisse d'impôts 2017 on n'a pas assez d'investissements on supprime isf on a trois évaluations des services de l'état qui disent ça n'a pas d'impact sur l'investissement c'est pas grave on n'y touche pas pandémie on baisse les impôts de production si vous voyez aucun rapport c'est normal il y en a aucun c'était c'était une mesure que bruno le maire a essayé de mettre en place depuis avant la crise il a juste profité de la crise pour avancer son agenda son agenda économique mais cette position elle est surtout problématique parce qu'elles permettent d'éviter au gouvernement d'avoir un débat sur le coeur du sujet qui à la question du partage parce que quelque part cette position elle nous enferme dans un faux débat un débat qui est dire vous voulez du pouvoir d'achat très bien on va baisser vos impôts mais le corollaire de cette décision c'est que du coup on va devoir faire des efforts sur la dépense publique on va moins investir dans l'hôpital on va moins investir dans l'éducation on va moins investir dans les transports et on se retrouve en ce moment même dans une crise de l'hôpital où on a des services d'urgence qui sont fermés je crois qu'il faut les réguler maintenant c'est plus fermé le ministre de la santé veut plus qu'on dit ça on a une pénurie de profs on a une pénurie de conducteurs de train j'ai regardé ça ce matin à la sncf on voit bien que un problème de dépenses publiques ciblées et quelque part ça nous permet d'éviter de poser la vraie question qui est celle du partage de l'effort parce que quand on dit baisses aux augmentations d'impôts c'est pas forcément pour les mêmes personnes effectivement jusqu'à présent les baisses d'impôts elles ont plutôt bénéficié aux plus riches bon joueur mais petit texte pour éviter de vous dire des bêtises au niveau du premier quinquennat les 10% les plus riches ont bénéficié de 22% des baisses d'impôts les 10% les plus pauvres ont bénéficié de 6% les principaux bénéficiaires des baisses d'impôts son premier quinquennat c'était les plus riches et là on est dans une situation qui est un petit peu particulière disons c'est que neo archen pas si on peut dire au lendemain d'une crise on est au milieu d'une crise où effectivement un militant par l'état que ce soit en france en espagne dans d'autres pays a mis la main à la pâte est intervenue et c'est heureux pour protéger les plus précaires mais ça a un coût et du coup on commence à parler de remboursement mais comme on est dans une logique où l'état dit surtout on ne touchera pas aux impôts surtout ne parle pas de la question du partage et le choix politique qui est fait en france pour l'instant c'est de faire payer la facture de cette crise à nous tous à nous tous à nous tout et notamment aux plus précaires avec deux mesures par exemple qui vont probablement revenir à l'automne qui sont traités dans d'autres tables je pense la question de la réforme de l'assurance chômage qui sont la réforme des retraites qui vont peser notamment sur les plus précaires et dans le même temps on a effectivement des entreprises qui font des super profits pendant que les pme voient leurs coûts d'approvisionnement explosé on a des milliardaires qui se sont plus enrichis pendant l'espace de la crise grâce à l'intervention publique que sur la dernière décennie et on leur demande pas on n'en demande pas d'intervention n'ont pas de participation supplémentaire alors même que dans le même temps on a plus d'un français sur dix aujourd'hui qui déclare sauter un repas ou repousser des soins médicaux coûteux parce que simplement ils ont pas les moyens tous ça c'est résultat de choix politiques donc oui on est dans une situation conjoncturelle on a une explosion des super profits et oui il faut mettre en place une taxe sur les super profits en fait il faut aller beaucoup plus loin que ça il faut une réforme fiscale d'ampleur beaucoup plus grands noms on a besoin d'une réforme fiscale pour s'attaquer à la concurrence déloyale des paradis fiscaux j'étais déjà l'année dernière il faisait déjà 60 degrés dans cet amphi jeu j'étais en train de modifier déjà la dernière là dessus et on parler de la fameuse réforme fiscale internationale sur une multinationale c'est une réforme qui vise à mettre en place un taux minimum un taux plancher payés par les multinationales et faire en sorte qu'elle soit taxée là où elles ont leur activité économique réelle depuis un an le texte a été voté à l'os et des eaux il était déjà voté quand on s'est parlé avec fois il est bloqué à bruxelles depuis un an c'est malheureusement un peu souvent le cas lorsqu'il ya des questions fiscales un peu ambitieuse on se retrouve avec un pays qui voit là une note raisons pour lesquelles il faut pouvoir s'extirper des règles européennes parfois et des fois avec des paysans des bikes les bonbonnes je pourrais pas répondre à sa place des fois des pays qui bloque pour des raisons qui n'ont rien à voir avec les questions avec les questions fiscales or depuis un an le problème c'est que les scandales continuent on a eu les pandora paper en automne qui ont montré que la rolls des paradis fiscaux est toujours central dans l'économie mondiale on a des grandes entreprises et des plus riches qui continuent d'éviter de payer l'impôt grâce à ça depuis un an on a eu différentes fiscaux manon paraît totale est aussi mckinsey et aussi general electric on a des entreprises qui opèrent en france qui ont des activités en france mais qui ne paie pas un euro d'impôt pourquoi parce qu'elle se met en situation de perte parfois totalement fictive parce qu'elles ont des activités en france et du coup ne paient pas d'impôts sur leurs bénéfices donc oui on a besoin de réformes fiscales on a besoin d'un impôt minimum sur les multinationales qui soit juste qu'ils soient sans exonération on a besoin de taxer les entreprises là où elles ont des activités économiques réels la maison leur usine d'horizon leurs employés l'ol vendent leurs produits et leurs services s'appelle la taxation unitaire c'est des mesures qu'on soutient on a besoin de réformes fiscales pour que chacun et notamment les plus riches et enfin leur juste part d'impôts parce que c'est pas normal d'avoir un système fiscal où le taux d'impôt effectif pour les plus riches et plus faible que pour les classes moyennes est plus faible que pour les catégories populaires on a besoin d'une réforme fiscale pour mettre fin au super exonération des activités super polluantes des super riches parce que oui c'est pas acceptable d'avoir des riches une petite élite qui continuent à cramer la planète avec des activités polluantes et finalement avoir en l'espace de quelques heures de quelques vols de jets privés l'empreinte carbone équivalente d'un français moyen sur un an ces propositions de réforme ces propositions de réforme elles font partie d'un manifeste fiscal qui a été publiée par oxfam en amont de la présidentielle qui a été largement repris par la france soumise par les différentes formes de la nuque du ps pendant pendant les législatives et qui doit continuer à alimenter les débats en tout cas on l'espère et il s'agit pas d'être enfermé dans la logique de logiciels où la fiscalité est la réponse à tout mais de répartir équitablement l'effort donc à la question qui nous est posée de dire est-ce qu'il faut taxer les superprofits oui est-ce qu'il faut seulement taxer les super profits non on a besoin de réformes fiscales beaucoup plus importante et pour en finir d'un mot sur les super profits la question effectivement c'est comment on construit notre majorité donc à la question de de la dynamique populaire de la mobilisation populaire pour porter cette mesure est la question aussi de comment on va convaincre des quelques personnes de la majorité de voter ça aussi parce qu'il va falloir un nombre de députés la majorité minorité présidentielle ou à l'air vous choisissez et ce qui est intéressant c'est premièrement quand on regarde les sondages c'est que les français peu importe leurs affiliations politiques en majorité sont pour y compris les supporters des manuels macron y compris les personnes qui se déclarent pour être pour pour les républicains et deuxièmement y compris si on se place dans un logiciel économique macro nist libéral libéral ont à dire peut-être pas makoun est en théorie lutter contre les monopoles les monopoles qui spéculent lutter contre la rente c'est le centre même de la justification de il faut plus de compétition et tout et tout donc en fait c'est dans leurs logiciels en théorie économique et c'est d'ailleurs pour ça on l'a peut-être un peu vite oublié que la france durant le vide a mis en place une taxe sur les super-profits très très très temporaire sur les mutuelles sur les mutuelles et les as ils ont se lâcher en un an en fait ils l'ont déjà fait quand ils vous disent non c'est pas possible c'est une mauvaise idée evry il ya un an et demi ce n'était pas une si mauvaise idée que sar et donc je veux juste reprendre à mon compte ce que des élites à la fin en fait quand on sort du dogmatisme quand on veut on peut merci merci beaucoup de lantin je vous propose de vous donner la parole on a le temps pour 8 minutes de questions et 10 de réponse il faut on n'a pas d'autres micro un donc je vais vous donner un micro de la je vous vois pas très bien que je met là pour vous voir mieux essayer de faire des questions courtes plutôt que des intérêts s'il voulait faire dé intervenait plus tôt nous voir à la fin comme ça ce sera plus efficace si on va essayer de faire un homme une femme mathieu qui est là avec sa casquette et son t-shirt blanc ça va être le monsieur loyal donc c'est lui qu'il faut engueuler si vous n'avez pas la parole voilà merci merci mathieu je veux des preuves ouais ça lui cécile delas et fit 93 moi je voulais poser une question dans le débat c'était plutôt de dire si la question de taxer les profits lll pose la question de faire payer ceux qui ont vraiment l'argent c'est une c'est une très bonne chose c'est la question elle avance aussi du point de vue des sphères dirigeantes c'est qu'eux aussi ils savent que ça peut être un moyen pour eux de laisser échapper un petit peu la pression et la colère qui existe justement contre ces supers profits là et c'est pas non plus super étonnant mais du coup si on fait avancer cette question là de faire payer les riches notamment avec une mobilisation autour d'une pétition qui est vraiment excellente parce que ça va nous permettre de retourner discuter avec les gens alors n'en profiteraient tombe pas pour questionner le fond de la question c'est à dire est-ce qu'on est d'accord avec le fait qu'il ya des profits sur les besoins essentiels de la population sur des trucs comme l'énergie la santé en fait c'est des besoins de première nécessité alors pourquoi est-ce que des méga entreprises seraient tels autorisés à faire des profits là dessus et donc nombreux titres at on pas pour poser la question d'en finir avec ça de résoudre le problème c'est à dire en posant la nécessité comme on le fait dans la santé de m en propriété publique ces grands groupes d'avancé en fait vers une société bas des besoins et la mobilisation populaire en soutien à ces mesures n'en sera que plus grande merci beaucoup on va les prendre d'affilée on les prend en note pour que ça facilite way up là sur la gauche monsieur et après on pourra aller du côté droit mathieu à part donc pardon l'autre notre vous êtes à gauche de l'amphithéâtre quand on entre on vous écoute oui bonjour j'aurais pu poser une question alors aqip je ne sais pas trop à priori mais quand on dit que ils se gavent bon avec les aides etc enfin bon voilà il ya quand même un point qui me semble important c'est qu'il développe énormément les achats de leurs propres actions pour faire monter le cours alors qu'à ton comme moyen et au delà que l'on peut qu'est ce que l'on peut faire pour justement porté l'éclairage sur le vampire de la bourse parce que je trouve qu'on n'en parle pas assez et il y aurait pas mal d'éducation populaire aussi à faire à ce niveau là pour commencer à amorcer un peu la pompe parce qu'il ya énormément de richesse qui transitent par là et c'est un peu un trou noir donc voilà et puis dernier point très vite oui ce qui me gêne c'est le le manque d'indicateurs autre que leur fichu pib quand est ce qu'on va développer d'autres indicateurs un tout petit peu plus pertinent humainement que ce fichu pib merci beaucoup on va aller à l'autre gauche de la salle et on va prendre une femme pourront alterner femme homme une femme puis un homme est ce qu'il ya une femme vous avez vu qu'on a fait l'effort d'avoir une tribune plus que paritaire sur des questions économiques c'est suffisamment rare pour être noté alors pardon ici veut juste être brièvement enfin vous avez dit que la taxe sur les super profits avaient été annulées par la faute un peu de l'oif au total on parle d'une taxe sur les super-profits pas une taxe sur les superprofits de total en fait pour est ce qu'on parle que de total et enfin elle répond t elle aurait concerné deux entreprises fassent justification du goût qui concerne pas que vous ayez aussi du coup les pieds mes chroniques pourquoi est-ce comprendre que total en exemple ok merci questions claires nettes et précises merci beaucoup pour ce débat vous avez très bien montré mon la légitimité de de cette taxe sur laquelle je pense on est on est tous d'accord moi je me posais la question est-ce que aussi on peut imaginer des cadres coercitif qui puisse soutenir de tels de telles mesures quel est le problème que peut être le problème ce qu'on nous oppose par exemple sur une supertaxe c'est le problème du non consentement à l'impôt le non consentement qui peut prendre la forme de l'optimisation fiscale de l'évasion fiscale de l'exil fiscal ou de la délocalisation pour les entreprises quand un adolescent dans une cité volante et les 200 euros il est passible de plusieurs années de prison quand quelqu'un détourne plusieurs millions d'euros lui tape sur les doigts et on n'est qu'à peut-être six mois de sursis donc quand est ce qu'on va aussi prendre des mesures qui sont coercitives et pareil pour les entreprises si les entreprises menacent de partir on a tous le droit de oui ou non consentir au contrat social sinon on est en dictature mais dès le moment où on ne veut plus enjoué les règles à quel moment ces entreprises l'apple pour venir vendre leurs produits comme si de rien n'était donc est-ce que aussi on pourrait pas régler ce problème de non consentement l'impôt en durcissant réellement les règles contre des actionnaires ou des patrons voyous c'est le terme voilà merci merci on a le temps d'en faire encore deux si vous arrivez allait m'appeler au ce de manière aussi courte mathieu est le monsieur loyal je veux quel est le taux que vous avez proposez vous pour la taxation des supers profits merci beaucoup ça c'est une question hyper claires et précises et courtes donc ça je pense qu'on peut encore faire deux séries sont si courtes moi c'est un peu dans le même un peu d'eau même style que la précédente est-ce qu'on pourrait pas les différer prévoir jusqu'à un certain niveau 1 un poids normal comme il est comme virtuellement et à partir de ce niveau là taxé aux proportions les profits réalisés donc exceptionnel de plus en plus cher merci beaucoup et une dernière question emballé le monsieur est ce que j'ai à oui c'est vrai il y en a pas eu en eau du tout aller désolé monsieur je vous invite à venir nous voir à la fin camarades oui pardon et bas vient nous prendre à contre-pied tu as trouvé matthieu oui juste est-ce qu'il ya moyen de faire ça effectivement sans lever le secret bancaire ok on va je vous propose qu'on s'arrête là parce que ça en fait pas mal et on va faire dans l'autre sens on va commencer par quentin quentin peut-être un petit mot sur la question pied sur les ce qu'on appelle des rachats d'actions d'expliquer en quoi c'est un problème et sur comment taxer en proportion les bénéfices ces salves à ces deux questions là on a deux minutes chacun montre en main ok en deux minutes du coup sur la question des rachats d'actions dont il y avait effectivement il ya deux manières de donner de l'argent aux actionnaires lors y en a trois en vrai un actionnaire va prendre acheter une action attendre que cours montre revendre et faire une plus-value mais du coup il n'a plus d'actions il va toucher des dividendes donc une part du bénéfice est versée alors c'est pas tout le temps du bénéfice dans des foyers en fait les entreprises pioche dans leurs réserves pour donner à des actionnaires ou effectivement des fois elle rachète les actions en fait racheter les actions à faire court mais ça fait monter le cours de l'action de l'action en plus et donc du coup c'est très très bénéfique pour les actionnaires et fiscalement ça va pas du tout le même traitement que les dividendes donc aujourd'hui c'est un outil qui est de plus en plus prisé par les entreprises c'était jusqu'à quelques années très très concentrés au niveau des états unis mais les grandes entreprises françaises se font de plus en plus c'est effectivement il ya tout un enjeu fiscal à mieux fiscaliser les rachats d'actions en tout cas mieux vaut mieux les encadrer sur la question rapidement injuste au talent en fait c'est parce que la commission le disait mais je crois comprendre que dans plusieurs propositions y compris de la fifa et au delà au delà de total en tout cas oxfam soutient une taxe sur les super-profits au delà simplement du secteur pétrolier et quel taux bas en fait ça dépend de l'assiette je vous faire une réponse de normand ça dépend à la part des superprofits ce que vous considérez comme des super profits que vous prenez en compte dans la taxe est en fonction du coût pour adapter le taux met donc oui ça serait un système à deux étages où les profits ce qu'on appelle routine donc normaux on est des taux normaux et ensuite des super profits et tu m'avais dit l'anr intervention c'était sûr c'est ça ok j'arrête un [Applaudissements] mois c pip csssae secret bancaire alors pub et bien sûr il faut d'autres indicateurs ces indicateurs il existe déjà le pib ça c'est un indicateur de croissance d'activité économique mais le problème c'est quand vous polluez vous faites de la croissance on a pris conscience de ça il ya déjà assez longtemps et donc d'autres indicateurs ont été développées notamment aujourd'hui on on fait attention évidemment aux inégalités inégalités de revenus et inégalités de patrimoine on fait attention aux inégalités de genre de répartition dans le marché du travail dans la représentation politique est évidemment un indicateur essentiel c'est l'indicateur de d'émissions carbone en fait en il ya beaucoup d'indicateurs qui ont été développées et je suis universitaire je fais de la recherche et là je vais défendre ma commande 10 à défendre sa chapelle ouest que j'appelle j'aime pas trop mais il ya un gros travail des ong et des universitaires là dedans ces indicateurs existent il faut s'en saisir en général les militants défient s'en saisisse bien les médias commencent à s'en saisir les médias plutôt non traditionnels mais voilà oui il existe et je crois qu'on ne réfléchit plus que en termes de pib en tout cas moi en tant qu'économiste je vois que mes collègues économistes ne réfléchissent plus que en termes de pib et après sur le secret le secret bancaire 12 secondes même pas on n'a pas besoin de lever ça du tout pour connaître les profits des entreprises puisque l'insee à toutes ces données en fait l'administration française à toutes les données sur l'évasion fiscale mal c'est juste un mot pour dire pour compléter la tuque nous on s'est battu pour que les profits des entreprises soient rendus publics et ça fait partie des batailles sur lesquels la france a marché main dans la main avec le medef pour torpiller ce projet au niveau européen et limiter le cadre de la transparence on voit que de nouveau au niveau européen il trouve les alliés qui veulent l'élite un mou sur la toute première question sur les biens communs lité et manu peuvent se compléter là dessus hop en gros la première question à la deuxième question peuvent se mettre en rapport mais hyper vite genre est ce qu'on est d'accord sur les super profits non effectivement c'est un problème de base oui effectivement une des solutions serait d'avoir une analyse détaillée et approfondie sur les secteurs stratégiques que doit avoir chaque état chaque pays et à travers un procès démocratique et non pas comme on l'habitude est que ça arrive en france et en espagne après une pandémie on se rend compte que les masques les respirateurs etc et toute cette industrie n'a pas été mise au centre comme secteurs stratégiques et protégé comme tel à voir et à étudier peut-être et même si c'est un peu c'est un peu polémique le cas chinois sur les secteurs stratégiques je pense que c'est très intéressant et que ça sert un peu d'exemples même si les conditions sont très différentes merci juste de deux micros réponses aux questions qui ont été posées sur la première bombe bien évidemment l'objectif à terme et c'est l'objectif dans notre programme c'est l'objectif de dire qu'il ya un certain nombre de secteurs qui correspondent à des besoins qui sont des besoins fondamentaux pour la population et qui doivent être sortis extirper de la logique du marché et qui doivent être socialisé collectiviser on utilise le terme le terme qu'on veut donc ça c'est vrai et ça concerne en particulier le secteur de l'énergie le secteur des transports la question de l'eau après d'un point de vue de la tactique politique et en particulier parlementaire l'idée c'est de se dire que là on a l'opportunité de mener bataille sur un sujet où on est très largement majoritaire d'utiliser sujet d'essayer de gagner cette bataille et une fois qu'on a gagné cette bataille ça venir interroger le fondement même de la question est donc on pense que utiliser le le sujet sur lequel la surface de soutien populaire et la plus vaste c'est intéressant pour pouvoir en quelque sorte casser la brèche et puis après pouvoir pouvoir pouvoir l'élargir ça c'est sur la première question la juste sur la question de pourquoi total alors pour être précis effectivement les ai parlé trop longtemps et voilà les dispositifs qu'on propose il ne couvre pas que total bien évidemment et couvre certain nombre d'entreprises la mission flash dont j'ai parlé elle couvre l'ensemble des entreprises du secteur pétrolier du secteur de l'énergie et du secteur du fret maritime ça veut pas dire que là c'est que les secteurs qui pourraient être impactées on pourrait parler des banques qu'on pourrait parler des assurances on pourrait parler d'un certain nombre de sujets ensuite pourquoi total moi parce que total c'est un exemple flagrant parce que total c'est une entreprise qui génère des bénéfices records et qui dans le même temps payent pas d'impôts en france donc c'est un bonne exemple pédagogique mais bien évidemment les dispositifs ne vise pas à couvrir que les profits générés par total voilà merci merci beaucoup manu et pour compléter les derniers vous deux questions quel taux d'imposition en réalité il y en a plusieurs quand on fait une stratégie politique à l'assemblée nationale on se déposent souvent des amendements maximaliste initialement quand on a commencé à travailler sur le sujet nous on disait une taxe de 50% sur la partie supérieure des bénéfices par rapport à leur niveau moyen de bénéfices ces dernières années soit en soi pas grand chose ils ont estimé qu'on aurait pu récupérer quand même 10 milliards d'euros ça c'est une des options on a déposé des amendements avec un taux de 25% initialement la république en marche enfin ceux de la république en marche qu'il avait imaginé avait imaginé 10% vous voyez qu'il ya plusieurs possibilités l'objectif c'est évidemment d'obtenir le plus ambitieux dans la stratégie politique évidemment on aura des amendements de repli pour essayer de gagner un maximum de choses et sur les entreprises qui sont concernés l'idée en effet c'est d'abord d'avoir le spectre le plus large de toutes les entreprises qui font des super profits parce que j'insiste là dessus ce n'est pas limité à un seul secteur c'est vrai dans le secteur énergétique particulièrement mais c'est vrai dans tous les secteurs dans les entreprises du luxe par exemple lvmh etc et vous pouvez utiliser plein d'exemples pourquoi on se focalise sur total c'est parce que ça parle au grand public et parce que la plupart des gens qui ont une voiture ils vont faire le plein d'essence et ils ont bien vu que leur prix au litre a augmenté et que si le prix au litre a augmenté c'est bien que derrière total se fait davantage de bénéfices je conclurai par dire que aujourd'hui plus que jamais la taxation sur les super profits c'est le premier acte d'une révolution fiscale plus large que nous souhaitions vous savez peut-être que en 1789 la révolution française elle est né d'une révolte mais elle est né d'une révolte aussi du tiers état qui en avait marre de payer la dîme pour la noblesse qui elles ne paient pas d'impôts et bien le sens de notre révolution fiscale que nous souhaitons c'est un peu que le peuple qui il a remplacé le tiers état se mobilisent contre ces grandes entreprises multinationales qui ne payent pas d'impôts vous avez peut-être vu la fiche de la campagne je me mets droite comme ça vous la voyez la fiche de la campagne je vous propose une chose qu'on l'appela garde partout dans le pays qu'on fasse signer la pétition et qu'on mette la pression populaire pour obtenir une victoire à l'assemblée nationale et faire la démonstration que nos 150 élus et député de la nuque à l'assemblée nationale ils se battent pour le tiers état il se bat pour le peuple et que de cette révolution fiscale n'est ce changement plus profond merci à vous à une dernière chose quand vous dire que comme on doit libérer la salle pour ceux et celles qui veulent des tee-shirts sur la taxation des plus riches ça vous sera peut-être utile pour mener la campagne et distribuer des tracts on va les distribuer en dehors de la salle sur une table donc vous pouvez nous suivre à tout 1

EN DIRECT - Taxer les profiteurs de crise pour redistribuer du pouvoir d’achat - #TaxeSuperProfits — Manuel Bompard · Pourquijevote