XVème Congrès du Front National à Lyon : Intervention de Florian Philippot
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Autre domaine vital dans un parti politique, la stratégie et la communication. Il est vice-président en charge de la stratégie et de la communication et fournit avec ses services lui aussi un travail considérable en matière d'argumentaires, de tracts, d'outils de communication, Internet notamment. Il est député européen et premier opposant au conseil municipal de Forbac, j'appelle Florian Philippot.
Pour ce moment important, très important de la vie de notre mouvement, je félicite bien sûr chaleureusement les organisateurs de cet événement ainsi que l'ensemble des participants et intervenants, tous unis dans une même ferveur nationale et patriotique. Et je crois que ça se sent. Les deux années qui viennent de s'écouler depuis l'élection présidentielle de 2012 ont été bien sûr deux années décisives pour notre mouvement. Nous sommes en effet le seul parti politique français à avoir progressé et même considérablement progressé jusqu'à devenir, mes chers amis, le premier parti de France à la suite de notre triomphe aux élections européennes.
Oui, que ça plaise ou pas à la caste et aux élites autoproclamées, nous sommes aujourd'hui le premier parti de France, non seulement dans les urnes mais aussi dans les têtes et dans les cœurs. Cette dynamique, ces succès nombreux, répétés depuis bien sûr l'élection de notre conseiller général à Brignol, il y a un an, face à la coalition habituelle des médiocres de l'extrême gauche à l'extrême droite, à la conquête de nos villes en passant par l'élection surprise mais non point étonnante de nos deux excellents sénateurs, Stéphane Ravier et David Racheline.
Sans oublier des législatives partielles impressionnantes de l'Oise et du Lot-et-Garonne, tous ces succès, mes chers amis, c'est à vous que vous les devez. C'est grâce à votre travail, au travail passionné et acharné de tous les militants de notre mouvement, les plus anciens comme les plus nouveaux, grâce à cette chaleur de corps et d'esprit qui vous anime en permanence, y compris et peut-être surtout en dehors des périodes électorales, que nous en sommes là aujourd'hui.
Tous les jours de l'année, un peu partout en France, des militants du Front National arpentent les marchés, sillonnent nos villes, nos campagnes, nos rues, parcourent nos villes pour coller, pour tracter, pour boiter, excusez-moi ce vocabulaire militant, pour aller à la rencontre de ces Français, tous ces oubliés, ces invisibles qu'aucun représentant d'aucun parti du système ne va jamais voir et vous le savez.
Il est sans doute là le secret de notre succès et de notre implantation locale, l'investissement humain, sur lequel a su miser avec brio notre secrétaire général Steve Briouat, et qu'a su raviver, comme jamais, même à Paris, terre de mission s'il en est, Valrande-Saint-Just, qui incarne aujourd'hui notre retour en force dans les grandes villes. Un investissement qui ne dépend de rien d'autre que de la volonté et de la force de nos convictions.
Car oui, mes chers amis, au Front National, venez comme vous êtes, mais venez comme vous êtes patriotes, venez comme vous aimez la France, venez avec votre amour de la France, venez avec cette idée qui est la nôtre, que la France a non seulement, bien sûr, un glorieux passé, qui ne justifie et n'autorise aucune repentance. Et j'aimerais qu'on cesse les politiques de repentance. Mais nous savons, nous savons surtout et aussi que la France a un brillant avenir qui reste à écrire, et que l'avenir n'est pas celui que l'UMPS veut dessiner pour nous.
En parallèle à cette action spontanée de nos militants, de nos dizaines de milliers de militants, tout l'appareil du Front National s'est mis en branle pour répondre aux besoins, aux profonds besoins de France, cette soif de France exprimée par nos compatriotes. C'est dans cet esprit qu'avec ma vice-présidence, nous avons multiplié les collectifs, les prises de contact avec la société civile, ce travail intense, riche en relations humaines. Nous l'avons accélérée quand j'ai pris mes fonctions de vice-président à la suite de l'élection présidentielle, sous la conduite de Marine Le Pen, notre présidente.
Je ne suis pas là pour parler de moi, mais puisque je suis vice-président à la stratégie et à la communication, et que Marine m'a fait l'honneur de me faire confiance, eh bien, il me faut faire un bilan de cette stratégie et des nombreux succès qu'ensemble nous avons engrangés depuis. D'abord, grâce à l'action très professionnelle de Julien Sanchez, bien sûr, avant sa brillante élection à la mairie de Bocquerque, vous pouvez applaudir très chaleureusement, aussi pour l'animation qu'il réalise aujourd'hui, comme pour chacun de nos grands événements. Il fut un élément central de notre dispositif.
Je garde un souvenir particulièrement satisfait de son travail en tant que délégué aux actions catégorielles, qui nous a permis de nous rapprocher de nombreuses professions, de nombreuses associations, aussi diverses que les routiers, les responsables de centres d'équitation, les associations d'aides aux personnes âgées, pour ne citer que quelques exemples, de cette France, je le disais, cette France des oubliés, sur laquelle on tape tout le temps, parce que c'est facile, parce qu'elle ne dit rien, parce qu'elle ne râle pas, alors que ceux qui créent les vraies nuisances ne sont jamais pris et jamais punis.
C'est vers cette France-là que nous nous tournons, vers cette France qui se lève tôt, vers cette France qui est silencieuse, vers cette majorité qui ne dit rien et qui subit, mais qui, le jour J, dans les urnes, saura mettre l'espérance et le retour de la France dans les urnes. Nous le savons. Nous récoltons les fruits aujourd'hui de ce travail. Nous sommes mieux compris, nous sommes mieux connus. Ce travail aujourd'hui est repris par d'autres camarades tout aussi performants, dans mes services ailleurs, et ils montent en puissance.
Notre dernière action, à destination des professions réglementées, pharmacien, taxi, notaire, kinésithérapeute, gérant d'auto-école, la liste est longue, malheureusement, très gravement menacée, vous le savez, par les projets du gouvernement, du MEDEF et de l'Union européenne, nous a déjà valu des centaines de retours de professionnels, heureux de trouver en Marine Le Pen un appui de poids, et en notre mouvement une structure organisée, soucieuse de répondre à leurs préoccupations, et qui n'a qu'un seul objectif en tête, et Dieu sait que ça nous différencie des autres, servir le bien commun, servir la France, l'intérêt de la France, toujours, partout.
À ces actions ciblées, ô combien nécessaires, s'ajoutent de manière très complémentaire le lancement de structures externes, que nous aidons à mettre sur pied ces structures affiliées au rassemblement bleu marine, plus professionnelles, autonomes, pérennes dans le temps, chargées d'un travail de fond sur différents thèmes que vous connaissez, et que vous apprenez à connaître, bien sûr les fameux collectifs du rassemblement bleu marine. Le premier d'entre eux vient de fêter ses un an.
Il s'agit du collectif Racine, qui s'est donné pour mission d'investir le monde de l'école, et des professionnels de l'éducation, de fédérer, de réunir les enseignants patriotes, d'apporter une autre voix, un autre discours pour l'école. Et Dieu sait qu'on en a besoin quand on a Nadja de Vallaud-Belkacem à la tête de l'éducation nationale. Ce collectif, c'est le premier, le plus ancien, est un succès absolument remarquable. Tous les mois, des antennes locales ouvrent, c'est un modèle. Elles sont animées par des enseignants, des personnels de l'éducation, qui ont pour point commun, et non pas des moindres, d'être patriotes, d'aimer leur pays, d'aimer leur école.
Je tiens donc ici à saluer ses membres fondateurs et ses dirigeants, Yannick Jaffray, Alain Vélo et Valérie Lopi. A la suite de ce collectif, d'autres se sont créés, et se créeront demain. Le collectif Marianne, pour les étudiants, qui fait lui aussi entendre sa petite musique différente, patriote, à la sortie, à la porte, et dans les universités et les grandes écoles. Face, il faut le dire, à cet autre UMPS, qui est l'UNIF, mélange de l'UNEF et de l'UNI, il était temps que des étudiants patriotes se lèvent et fassent entendre leur voix. Il y a aussi, bien sûr, le collectif Audace, des jeunes actifs patriotes, et la France doit miser sur ces jeunes entrepreneurs.
Elle doit les aider beaucoup plus que maintenant. Elle doit les soutenir, parce qu'il n'est pas normal qu'une jeune création d'entreprise sur deux ferme au bout de cinq ans dans notre pays. C'est une honte. Ce collectif aidera nos jeunes de France à créer leur entreprise. Sa présentation à la presse a été un moment fort du mois dernier. Ces deux collectifs jeunes travaillent, bien sûr, main dans la main, avec le Front National de la Jeunesse, dont le nouveau directeur, l'excellent Gaëtan Dussossé, poursuit l'œuvre remarquable de son prédécesseur, Julien Rochdy.
D'autres collectifs viendront, notamment très attendus, je crois qu'il y a une table ronde déjà demain sur le sujet, sur l'environnement et l'écologie, parce qu'il n'est pas question de laisser la question de la nature, de sa préservation, qui nous tient à cœur, à ces faux écolos que sont les verts, à ces escrocs politiques que sont les verts, qui n'ont pour seule conception de l'écologie, que plus de taxes et plus de normes, et que de taper en permanence sur l'automobilisme, parce que lui non plus ne dit rien et que c'est la vache allée des gouvernements. Notre écologie, ce ne sera pas l'écologie radar, ce sera l'écologie patriote, l'écologie réelle.
Ces collectifs sont des défricheurs humains, des explorateurs, des découvreurs. Ils préparent le terrain, ils permettent de nouer des liens, de constituer des réseaux au sein de la société civile. Ils ont bien sûr vocation à abrever le Front National, en propositions, en idées nouvelles, dans le cadre de notre grand projet présidentiel de 2017. 2017, ou plus tôt, on ne sait jamais. C'est pourquoi, d'ailleurs, il nous faut être prêts, et que nous le sommes. Alors, faire, c'est très bien, c'est essentiel, mais faire savoir, c'est important aussi.
En cela, je me réjouis que le Front National, qui était le premier mouvement sous la houlette de Jean-Marie Le Pen à avoir créé un site Internet en France, eh bien, je me réjouis que le Front National soit toujours avec un coup d'avance sur la toile et sur Internet. Nous sommes aujourd'hui le premier site politique de France. Nous sommes premiers sur les réseaux sociaux. Petit plaisir, avant qu'elle ne l'écrase dans les urnes, Marine Le Pen vient de dépasser François Hollande sur Facebook. Cette politique nous permet de fédérer des centaines de milliers de cyberpatriotes, anonymes ou pas, en tout cas toujours connectés, toujours déterminés.
C'est aussi cela un de nos succès, et c'est une de nos fiertés les plus grandes que d'être aujourd'hui le mouvement politique le plus en pointe dans la défense des libertés numériques, la défense des libertés sur Internet, qui sont, vous le savez, gravement menacées par le gouvernement et par l'Union européenne, et gravement menacées pour une raison simple, c'est qu'aujourd'hui, le vrai débat, il est sur Internet. Il n'est pas dans vos radios ni dans vos télévisions, il est sur Internet, loin des conformismes, des censures et des auto-censures. Alors oui, oui, mes amis, ici nombreux réunis, en tant que militants du Front National, vous avez une responsabilité historique, et je pèse mes mots.
Les Français nous regardent, les Français nous attendent, ils nourrissent envers notre mouvement des espérances immenses et légitimes. Cette attente que nous ressentons tous, ce désir de France, exprimé par nos compatriotes, nous oblige. Il se traduit en nous par cette exigence d'unité et de rassemblement que nous portons inlassablement derrière Marine Le Pen, notre chef. C'est ce devoir d'ouverture aux mouvements patriotes qui existent et qui, s'ils sont sincères, tôt ou tard, finiront par nous rejoindre, s'ils sont sincères.
C'est ce devoir de responsabilité et donc de respectabilité qui nous incite à montrer aux Français comme nous le faisons actuellement dans nos villes et demain, dans nos régions, notre aptitude à gouverner. Et permettez-moi d'en profiter pour saluer ici le travail remarquable de nos maires et de nos équipes municipales qui font un travail formidable dans des conditions pas faciles et toujours sous la loupe pas très bienveillantes des observateurs divers et variés. Et je vous annonce, mes chers amis, que nous allons gagner des régions l'an prochain et nous pourrons démontrer ce dont nous sommes capables de faire.
Il y a des circonstances exceptionnelles dans l'histoire de France qui ne se reproduisent pas forcément. La fenêtre qui s'est ouverte en 2012 ne doit pas se refermer en 2017 et elle ne se refermera pas. Nous passerons, j'en suis convaincu, si telle est la volonté profonde du peuple français et par conséquent, si telle est votre volonté. Vous êtes, vous, militants du Front National, l'avant-garde de la République, la première force de ce corps citoyen qui unit dans l'amour de notre pays l'ensemble des Français. Vous n'avez pas à baisser les yeux, jamais, parce que c'est vous qui avez raison. C'est vous qui aimez votre pays. Eux, ils ne l'aiment pas. Eux, ils voudraient le voir disparaître.
Vous, vous voulez le voir vivre, vous voulez le voir revivre, vous voulez le voir renaître. Eh bien, continuez à être tête haute avec vos convictions et vos idées parce que nous sommes maintenant presque au bout. Cette responsabilité unique face à l'histoire vous inscrit dans la longue glisse des héros de la nation. Vous êtes les héritiers de tous ceux qui ont senti avant les autres l'impératif de voir, de défendre, de protéger la patrie. Vous portez en vous l'esprit de résistance authentiquement français qui, depuis la Gaule antique jusqu'à la Libération, n'a jamais cessé au cours de l'histoire d'animer l'âme de la France.
Vous êtes cette perpétuation de la France éternelle qui s'incarne à travers toutes ces figures de notre histoire nationale, mais ces figures hors du temps, de Clovis à Napoléon, de Jeanne d'Arc à De Gaulle, de Saint-Louis à Louis XIV, de la France, de la monarchie à la République, devant, oui, on peut être fier de notre histoire, on peut en être fier et on pourrait être fier de l'enseigner beaucoup plus et beaucoup mieux à l'école, d'ailleurs.
Devant cette obligation morale et politique de succès pour le bien, pour le salut de notre pays, qui pourrait croire qu'en tout nous réussit à ces fables médiatiques d'un changement soudain de je ne sais quelle ligne, c'est le mot à la mode, alors que Marine est aux portes de l'Elysée, qui pourrait croire ces fadaises médiatiques, ces pièges qui seront de plus en plus nombreux et qu'on nous tend, et je vous préviens, de prétendues divisions ou de remises en cause. Nous enrions, tellement c'est comique, mes chers amis, et je crois qu'il faut en rire. Notre unité derrière Marine a été et et sera demain notre force.
Tous derrière Marine, tous derrière la France, c'est notre conviction profonde, notre seule conviction et aucun discours, aucune perfidie ne nous fera douter, ne nous fera dévier. Nos fondamentaux forment un socle inamovible de propositions nécessaires au redressement de la France, du retour de la souveraineté nationale dans tous les domaines, à l'arrêt de l'immigration légale, clandestine, à la revalorisation de la nationalité française, qui n'est pas un morceau de papier qu'on peut distribuer ou donner comme ça gratuitement. C'est un honneur que d'être français. On en hérite ou on peut le mériter, mais il faut véritablement le mériter.
En passant, bien sûr, par ces grandes réformes économiques et sociales qui revaloriseront l'esprit d'entreprendre, bâtiront l'État stratège, pénaliseront la spéculation financière prédatrice du rétablissement de l'autorité de l'État et donc de la loi pour le bien commun et la paix civile, du respect de l'ordre, de la laïcité et la lutte contre tous les communautarismes, de la restauration du maître d'école dans son autorité, dans son statut particulier, ce qui suppose de le réinvestir dans ses missions premières, la transmission des savoirs fondamentaux, de la langue française, c'est aujourd'hui le sommet de la francophonie qui en parle en France, personne.
On largue aussi la langue française, de notre histoire et la délivrance d'une culture avec un C majuscule. Maintenir l'unité du territoire, de la République, des villes aux campagnes, aux collectivités d'outre-mer, tous français au service de la France, voilà ce que nous répétons inlassablement. Enfin, faire rayonner la France dans le monde en lui décollant le nez de Bruxelles, de cette petite Union européenne, ce débris de l'histoire, misant sur nos atouts, qu'on oublie que sont cet immense espace maritime, le deuxième du monde.
Et la francophonie, justement, le prestige de l'être français parmi toutes les nations de l'univers pourrait inventer une politique française de puissance, d'influence, de rayonnement au XXIe siècle et après. Bref, porter un contre-modèle face à l'hideuse mondialisation sauvage et face aux dérives très graves de l'américanisme et de l'islamisme et du fondamentalisme. Alors, je vous le dis, le Front National, c'est l'inverse de la division et de la dispersion. On laisse ça aux autres. Ça leur va très bien.
Ici, il n'y a évidemment pas de place aux stratégies personnelles qui minent la vie interne des partis de l'UMPS, desquelles, sur ce point aussi, nous nous démarquons pour notre plus grand bonheur et pour le plus grand bonheur des Français. Entre l'effondrement politique et moral d'un pouvoir socialiste discrédité plus bas que jamais, il va finir par trouver du pétrole ou du gaz de schiste.
Plus préoccupé par ses frites, ses bistrots et ses cravates, je parle du président de la République, que par le sort des Français, entre le bain sans l'UMP, ça commence dès ce soir, ça reprend le plus bel dès ce soir, ce retour raté de Nicolas Sarkozy et ce retour daté d'Alain Juppé, eh bien, il y a nous, les patriotes, les gens sérieux, attachés à la France, éternellement attachés à la France. Nous devons sans cesse garder à l'esprit qu'on ne se bat pas pour nous, mais pour la France, pour les Français. Alors, tous au travail, tous à l'action, derrière et pour Marine, c'est notre obligation et notre devoir et notre honneur.
Derrière et pour la France, la route vers le pouvoir n'est plus si longue. Les prochaines échéances électorales, les départementales en mars puis les régionales en décembre 2015 constitueront pour nous le dernier tremplin avant l'accession au pouvoir véritable. Les Français nous regardent, les Français vous regardent. Nous n'avons pas le droit de les décevoir, nous n'allons pas les décevoir. Vive le Front National, vive la République, vive la France !
Florian Philippot