"Les lycéens se demandent à quoi va ressembler leur avenir…" (Louis Letoublon)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Défensif 90 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteÉludée
Louis Letoublon, vous allez en y participer par visioconférence justement. Qu'est-ce que vous en attendez ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Il y a une nouvelle étude qui pointe ce mal-être des jeunes, souvent en lien avec la scolarité. Quels sont les premiers enseignements ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Pronote est-il un facteur de stress pour les élèves ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Est-ce que Pronote est un sujet de préoccupation pour les familles ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Comment les parents d'élèves voient-ils Pronote ? Une source de stress ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Cette surveillance numérique permanente est-elle vécue comme une pression par les lycéens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fait
« une nouvelle étude euh, qui pointe justement ce ce mal-être des jeunes, souvent en lien avec la scolarité »
- 2:53Emmanuel GaroFait
« le tableau est très contrasté parce qu'il y a des parents effectivement qui sont constamment sur Pronote ou en tout cas qui sont très régulièrement »
- 3:37Louis Le ToublonFait
« Parcoursup fait que chaque note compte pour l'orientation et pour l'avenir des élèves et ne fait pas des évaluations un moyen de s'émanciper, de s'améliorer »
- 4:22Louis Le ToublonFait
« le ministère ait interdit le téléphone portable au lycée qui est d'ailleurs une mesure complètement infantilisante et insupportable »
- 5:04Louis Le ToublonFait
« il faut aller vers une répartition plus équilibrée des évaluations »
- 7:51Sophie de RavinelFait
« le système précédent d'APB avant 2018, il était pas meilleur »
- 8:30Sophie de RavinelFait
« Parcoursup ne sélectionne personne. Ce sont les formations qui sélectionnent à travers Parcoursup »
- 10:34Monsieur le GarrecFait
« Parcoursup ne sélectionne personne. Ce sont les formations qui sélectionnent à travers Parcoursup »
- 11:17Monsieur le GarrecFait
« Parcoursup a tendance à augmenter le taux de pression pour les établissements situés en Île-de-France »
- 12:41Chiffre
« 71 % des contributions évoquent les emplois du temps »
- 13:24Louis Le ToublonFait
« nous nous défendons l'abolition de la réforme Blanquer »
- 15:20Louis Le ToublonChiffre
« 15 % des lycéens déclarent avoir fait une tentative de suicide au cours de leur vie ou y avoir pensé »
- 16:03Louis Le ToublonChiffre
« 19 % selon la même étude de Santé publique France de lycéens qui étaient atteints potentiellement d'un trouble dépressif »
- 16:03Louis Le ToublonChiffre
« En 2022, c'est 3 % des lycéennes et des lycéens qui avaient été hospitalisés pour une tentative de suicide »
Temps de parole
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Louis Letoublon, vous allez en y participer par visioconférence justement. Qu'est-ce que vous en attendez ? Euh, de ce rendez-vous en particulier, nous n'attendons pas grand-chose. Euh, on a bien compris, et d'ailleurs le ministre l'a dit, euh, que c'était le Premier ministre qui, entre ses mains, avait le pouvoir de répondre ou non à nos revendications. Euh, et donc désormais, nous on désire s'adresser à lui, à Sébastien Lecornu, euh, parce que on a l'impression que, euh, finalement, c'est lui qui semble avoir pris la main. Et donc, euh, on n'attend pas grand-chose de ce rendez-vous à venir. Concernant ce mal-être des lycéens, c'est la question du jour que l'on se pose ici, Séverine Larouille. Il y a une nouvelle étude euh, qui pointe justement
ce ce mal-être des jeunes, souvent en lien avec la scolarité, des résultats jugés alarmants en plein mouvement lycéen et étudiant. Oui, c'est ce qui ressort de cette étude Montalo, hein, qui a sondé 20000 jeunes euh, depuis mai 2024. Alors, le premier renseignement, c'est que de moins en moins de jeunes se sentent bien, leur bien-être mental s'est détérioré dans le temps. En 2024, près de six jeunes sur 10 se sentaient bien, voire très bien. Deux ans plus tard, ils sont moins de quatre sur 10. Alors, dans le détail, ça donne ça, hein. Chez les garçons, seuls 40 % des 11-24 ans affirment se sentir bien, alors qu'ils étaient 57 % il y a deux ans. Et c'est encore plus marqué chez les filles, elles ne sont que 36 % à répondre se sentir bien, contre 66 %
il y a deux ans. Une différence de 30 % c'est considérable. Et la scolarité, et bien, elle apparaît comme le premier facteur à influer sur leur santé mentale. Ils sont une grande majorité, ces jeunes, 73 % à se sentir préoccupés par leurs études, et 87 % à ressentir une pression à la réussite. Les auteurs de l'étude soulignent également, Christophe, hein, que les filles sont souvent les plus touchées par cette pression à la réussite. Elles sont aussi très stressées par leur orientation et la compétition induite par Parcoursup. Alors, on va essayer d'être très concret dans ce Scan Info parce que dans le sentiment de malaise, les choses qui posent problème, il y a parfois aussi et on va prendre le 1er sujet, ce sont les notes. Une application qui s'appelle Pronote. Alors, si vous n'êtes pas
parents, vous ne le savez peut-être pas mais c'est une application qui est censée faciliter le suivi des des élèves qui peut aussi devenir une source de stress permanent, une une application utilisée dans les collèges et les lycées pour consulter les notes, les moyennes, les devoirs, les absences et les emplois du temps et les parents peuvent également suivre la scolarité de leur enfant. Est-ce que ça c'est un 1er sujet de de préoccupation Aurore Aurore ? Oui, c'est un sujet de préoccupation hein Pronote, c'est-à-dire que l'ère du tout numérique a probablement des limites et les parents aiment également les les jeunes ont accès alors vous l'avez dit hein à leurs notes en direct, les retards, les absences et cetera. Et donc, ce sont des familles, des élèves qui se connectent
15 fois par soirée pour vérifier qu'ils n'ont pas oublié un devoir, qui vérifient la fameuse moyenne jour par jour alors qu'une moyenne a priori ça s'apprécie en fin de trimestre ou en fin de semestre. Donc oui oui, c'est vrai que Pronote est un facteur enfin je ne je ne sais pas si si vous êtes d'accord mais est un facteur de de stress pour tous. Louis, rapidement. Oui, je suis d'accord avec le fait que Pronote exerce une pression très forte sur les élèves. À noter que avec Parcoursup, ils forment un un ticket gagnant qui met la pression constamment sur les élèves puisque Parcoursup fait que chaque note compte pour l'orientation et pour l'avenir des élèves et ne fait pas des évaluations un moyen de s'émanciper, de s'améliorer.
Euh Emmanuel Garo, quand on entend effectivement à la fois le le le l'avis de concrètement, vous vous l'utilisez effectivement tous les jours. Euh comment les les parents d'élèves aussi voient cette application ? une source de stress ? Alors je pense que le tableau est très contrasté parce qu'il y a des parents effectivement qui sont constamment sur Pronote ou en tout cas qui sont très régulièrement et d'autres qui s'en détachent beaucoup trop facilement peut-être et qui ont peut-être un peu trop de mal à suivre le le parcours de leur enfant en dépit de l'existence de Pronote. Pour beaucoup de parents, Pronote c'est d'abord et avant tout un système d'alerte qui peut permettre d'envoyer un message indiquant une absence à un cours un changement de cours, un professeur
absent, peut-être davantage que la notation. Encore une fois là, c'est très contrasté, les parents en ont un usage quand même très différencié. Et à l'inverse Louis Le Toublon, moi j'avais envie de vous demander si justement cette surveillance, cette communication permanente et en temps réel, vous la vivez vous lycéen ou représentant des lycéens comme une surveillance permanente qui pèse sur sur les ? Est-ce que les lycéens ressentent cette pression ? Je pense oui, je pense que d'une part le fait que tout puisse être visible par les parents en permanence peut créer une forme de pression et d'ailleurs on peut voir une contradiction avec cette surveillance numérique permanente et le fait que le ministère ait interdit le téléphone portable au lycée qui est d'ailleurs une mesure
complètement infantilisante et insupportable pour les lycéennes et les lycéens et on voit qu'il y a pas vraiment de cohérence dans la politique menée et et c'est aussi ce sentiment là qui je pense abîme les lycéennes et les lycéens de savoir que on leur demande d'être constamment sur leur téléphone pour et bien prendre soin en tout cas pour s'occuper de leurs études mais qu'en même temps on leur interdit leur le téléphone et en en faisant un objet, un espèce d'épouvantail qui catalyse quelque part un mépris aussi de la jeunesse. Ça voudrait dire qu'il faudrait avoir peut-être moins de notes, moins de notations, ? C'est d'ailleurs quelque chose dont vous allez parler tout à l'heure d'ici une vingtaine de minutes avec le le de l'éducation. Oui, je pense que il faut aller vers une
répartition plus équilibrée des évaluations. On voit très souvent que tous les les tout tous les devoirs se concentrent en un même moment, souvent juste avant les vacances et du coup ça fait des semaines qui sont très très chargées, qui sont très compliquées à assumer pour les lycéennes et les lycéens et je pense effectivement qu'il faut travailler à réduire la charge de travail ou à minima à la l'équilibrer. Sophie de Ravinel, la réponse politique, on le voit et certains l'ont quand même dit, il y a eu un sorte de retard à à l'allumage de cette considération là des des des jeunes lycéens et et on sent bien aussi que il y a une finalement une dichotomie entre ce que l'on entend de ces jeunes et aussi la réponse politique qui est à la fois donnée
parfois par le premier ministre et parfois par le ministre de l'éducation nationale. Oui et c'est pas nouveau. En fait, la difficulté, c'est que des mouvements sociaux dans des établissements et en particulier dans le département de Seine-Saint-Denis, il y a des mouvements [raclement de gorge] lycéens dans les établissements, c'est à peu près chaque année qu'il y en a. Je parle sous votre contrôle à tout mais ça n'est pas nouveau et donc effectivement cette année, on est passé des gilets jaunes aux gilets jaunes mais en fait, cette mobilisation, je ne parle pas en défense du ministre mais en tout cas, elle n'était pas différente d'autres mobilisations qui pouvaient il y avoir les années précédentes. Sauf que là, il y a eu plusieurs choses qui se sont associées. Normalement notamment
effectivement cette interdiction du téléphone portable qui a pu certains le disent, il y a eu un article très intéressant dans le Grand Continent sur le sujet qui est un média en ligne que je recommande à ceux qui veulent aller un peu en profondeur sur effectivement est-ce que l'interdiction du téléphone portable aurait pu avoir un impact sur les ? Bon évidemment, vous avez parlé du devoir d'exemplarité, de la difficulté avec Pronote et cetera. La difficulté quand même sur Parcoursup, c'est que les politiques ont tous tenté et là aussi, je parle j'essaie de parler de façon la la sereine sans être en défense de qui que ce soit. Mais le système précédent d'APB avant 2018, il était pas meilleur. Et sincèrement, Parcoursup, vous êtes peut-être pas d'accord.
Tout à fait. Non non non, il n'était pas meilleur. Oui, voilà. Et donc, si je si je peux me permettre, moi j'ai longuement discuté avec Claire Ma APB, admission post-bac. post-bac, qui était le système qui précédait. Et j'ai longuement parlé avec Claire Mathieu, qui est euh de l'Académie des Sciences et qui est la femme qui a créé euh le l'algorithme Parcoursup, qui a qui a travaillé mais des heures et des heures et des heures durant pour essayer de faire quelque chose le plus égalitaire possible pour l'ensemble du euh territoire national, parce que c'était ça l'enjeu. Et et et en fait, après, l'usage politique, l'usage euh l'utilisation politique, j'oserais dire, ou peut-être euh des développements euh euh contingents, des Et et moi, je suis presque triste quand
j'entends euh les étudiants taper tellement fort sur Parcoursup, vu le projet original, et certains politiques utiliser, notamment la France insoumise, d'autres. Et c'est et c'est de bonne guerre, j'allais dire, parce qu'ils ont besoin d'un outil euh sur lequel taper, parce que, effectivement, il y a une vraie difficulté à mesurer euh comment est-ce qu'on peut agir sur ce mouvement, et on cherche quelque chose à faire tomber, et on a trouvé Parcoursup. Et Gabriel Attal était d'ailleurs Oui, c'est [raclement de gorge] ça. C'est ça. C'est ça la la difficulté de de Parcoursup. C'est effectivement, il y a une complexité euh même de de de de la plateforme et les incertitudes qui sont liées et l'opacité, vous le disiez madame, euh des critères de sélection. Mais l'APB, celui d'avant, euh
l'admission post-bac, c'était le tirage au sort. C'était pas mieux. C'était La question, je crois, est est née à partir de du projet de loi Devaquet euh en 86, euh et de savoir si on sélectionne ou non à l'entrée du du supérieur. Euh c'est maintenant une question qui est structurante dans le débat. Je pense que euh il faut réduire la sélection qui actuellement pèse sur les lycéennes et les lycéens. Euh Parcoursup est le symbole d'une sélection qui est beaucoup trop forte, notamment euh vis-à-vis des facs qui sont en tension. Et vous parliez pardonnez-moi du Sauf qu'il y a moins de valeur pour les diplômes après. Oui mais vous parliez d'une dynamisation territoriale sachez que c'est absolument faux que certaines facultés sont réservées à certains secteurs, il y a une
sectorisation entre par exemple si on prend les universités parisiennes seul 3 % il y a il y a un quota de 3 % maximum de de lycéens qui peuvent accéder depuis le reste de la France hors Paris Versailles Créteil à ses à ses universités là. Monsieur le Garrec. Oui, j'aimerais défendre un petit peu Parcoursup. Vous direz tout. Pour dire simplement deux ou trois petites choses qui me semblent très importantes. La première c'est que Parcoursup ne sélectionne personne. Ce sont les formations qui sélectionnent à travers Parcoursup. Et à travers un certain nombre d'attendus qui sont définis par les formations que ces attendus ne soient pas toujours très lisibles, c'est une certitude mais ce n'est pas Parcoursup qui opacifie quoi que ce soit. Les formations effectivement ont des
critères qui sont pas toujours très très clairs, c'est bien évident. Il y a en en revanche des critiques qu'on peut formuler à l'égard de Parcoursup et qui sont probablement des points d'amélioration. Premièrement, on sait que Parcoursup a tendance à augmenter le taux de pression pour les établissements situés en Île-de-France. C'est une réalité qui était moindre auparavant parce qu'il y avait moins de connaissance des formations franciliennes et donc aujourd'hui grâce à Parcoursup c'est un effet induit on connaît On connaît plus facilement ces formations-là et donc en plus de ça on peut très facilement y candidater. Donc ça c'est un souci. Deuxième souci, à partir du moment où vous mettez dans le système des élèves qui viennent de la France entière, la question de le de
l'homogénéisation de la notation en particulier dans le cadre du contrôle continu peut se poser et avec beaucoup d'acuité. Et nous on le voit en particulier dans le supérieur où on peut constater que des élèves qui a priori en entrée de formation semblent avoir un niveau très proche, peuvent avoir néanmoins, quand on le constate et qu'on le regarde vraiment, des niveaux très différents, très différents. Justement, d'où cette question, est-ce qu'on peut vraiment se passer d'une ? C'est un débat idéologique, c'est oui, puis c'est un débat euh politique également. Euh une fois encore, je pense mais vous me corrigerez, euh que la revendication, c'est de faire en sorte qu'il y ait quand même vous l'avez dit, euh moins d'opacité, des critères qui
soient clairement définis et que les familles qui sont et les élèves qui peuvent être les plus éloignés de l'école soient accompagnés avec sérieux dans ce projet d'orientation, ce n'est actuellement pas le cas. Et pour avancer dans le débat, j'aimerais juste qu'on qu'on qu'on voit là, on a parlé effectivement de Parcoursup, on on a parlé effectivement de la de la difficulté euh pour euh les jeunes de finalement de de vivre ces ces notations en permanence. Euh il y a eu les premières synthèses de la consultation justement gouvernementale qui ex- qui explique que 71 % des contributions évoquent les emplois du temps et ça, vous en avez beaucoup parlé. Journées trop longues, trop dans les horaires, débuts matinaux, devoirs, pauses déjeuners insuffisantes. Euh [grognement]
là aussi, on peut on peut se poser la question, est-ce que c'était mieux ? Euh en l'occurrence, ça, j'imagine que c'est également une revendication que vous allez porter ce soir. Oui, tout à fait. Euh nous nous défendons l'abolition de la réforme Blanquer euh qui avec le système de spécialités a fait que euh les les emplois du temps sont maintenant bourrés de trous euh et que les lycéennes et les lycéens, d'ailleurs souvent dans les lycées les plus défavorisés parce que avec des dotations moins importantes, euh finissent très fréquemment à 18h le soir après avoir commencé à 8h le matin. Et c'est un rythme qui euh euh n'est pas acceptable pour des adolescents qui sont en construction, qui essaient d'avoir une vie sociale à côté, euh qui euh euh ne sont pas rémunérés, ne sont pas des
salariés. Euh et donc je pense qu'il est important que le gouvernement revienne sur la réforme Blanquer qui en plus de créer plein de trous et finalement de faire s'agrandir et s'allonger les emplois du temps des élèves a créé également de fortes disparités entre les classes et également entre les élèves eux-mêmes notamment du point de vue des inégalités de genre. Or revenir ça vous paraît une bonne idée de revenir sur cette ? La question n'est enfin là vous vous parliez de la question des emplois du temps. Je suis pas persuadée déjà que tous les lycées nécessairement et tous les lycéens et nécessairement des heures de trous ça ça dépend aussi de de la de la taille de l'établissement, de la manière dont on a fabriqué les emplois du temps. Parce que là on voit quand même que dans
les remontées c'est 71 % des des des des lycéens qui évoquent quand même la problématique là. Oui mais ce qui est intéressant c'est qu'on à l'échelle d'un établissement parce que là du coup on est vraiment sur du local on se met autour d'une table en cas du CVL par exemple et on étudie avec les lycéens c'est-à-dire comment est-ce qu'on fait des emplois du ? Quelles sont les contraintes à la fois du bâti, quelles sont les contraintes des enseignants, quels sont les souhaits des des lycéens voilà est-ce qu'on ouvre le mercredi, est-ce qu'on ouvre pas le mercredi, est-ce que le samedi matin voilà donc il faut réfléchir les emplois du temps. c'est est-ce que la réforme Blanquer a vraiment compliqué ces emplois du ? Est-ce que vous qui faites les emplois du ?
elle a compliqué puisque l'objectif de la réforme Blanquer était de faire en sorte que les élèves puissent avoir un parcours le plus individualisé possible avec des des cours qui sont alignés et on a sept disciplines qui sont alignées. Donc par définition plus on aligne des disciplines plus la conception même des emplois du temps devient se complexifie et on arrive effectivement Et et notamment sur sur sur la pression. Louis Le Toublon vous allez nous quitter d'ici à quelques minutes parce que vous allez rejoindre justement par visioconférence le ministre de l'éducation nationale mais j'aimerais quand même vous poser une question sur la la santé mentale. Vous faites partie de cette génération où on en parle beaucoup notamment et qui a subi la crise du Covid.
Il y a quand même des chiffres qui interpellent, des données d'ailleurs qui sont accessibles par Santé publique France qui explique quand même que 20 % des lycéens, ce n'est pas rien, déclarent un sentiment, je cite, de solitude mais 15 % des lycéens déclarent avoir fait une tentative de suicide au cours de leur vie ou y avoir pensé. C'est quelque chose que vous ressentez justement au quotidien vous avec les élèves vos vos vos les lycéens que vous fréquentez au au ? Je crois que effectivement on a un système éducatif qui pèse sur la santé mentale des lycéennes et des lycéens, c'est 19 % selon la même étude de Santé publique France de lycéens qui étaient atteints potentiellement d'un trouble
dépressif. C'est des chiffres qui devraient tous nous nous arrêter. En 2022, c'est 3 % des lycéennes et des lycéens qui avaient été hospitalisés pour une tentative de suicide, 2 % je crois. Enfin c'est énorme et et ça devrait tous nous scandaliser. Je pense que effectivement les lycéennes et les lycéens sont touchés par la crise Covid qui je pense a commencé quelque chose et puis par une anxiété climatique quand on voit que demain et bien avec un une terre qui se réchauffe de plus en plus la vie peut être compliquée quand on voit la situation internationale les lycéennes et les lycéens se demandent à quoi va ressembler leur avenir. Et c'est profondément une génération dont l'avenir est compromis et
finalement cet avenir il n'est pas pris en compte par le un gouvernement qui semble ne pas ne ne pas y apporter d'attention. En tout cas justement vous aurez l'occasion de vous exprimer d'ici quelques minutes. Merci Louis Le Toublon, on va vous permettre justement de de rejoindre votre ordinateur et de joindre donc à distance le ministre de l'Éducation nationale avec qui vous allez vous entretenir d'ici à quelques minutes.
Édouard Geffray