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interviewSud Radio· 25 avril 2025 23 min

Sandrine Rousseau : "Je pense que François Bayrou est complice des violences de Bétharram"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin ce matin. Sandrine Rousseau et notre invité ce matin. Je suis allé un peu vite député écologiste.

Bonjour Sandrine Rousseau de Paris. Sandrine Rousseau, vous ne deviez pas être là ce matin et je vous en remercie parce qu'on vous a appelé je joue carte sur table évidemment c'est mieux. On vous a appelé hier soir vers 22h15.

Vous avez vous avez dit oui. Pour venir, je devais recevoir Alain Esker qui est le lanceur d'alerte dans l'affaire Betaram mais Alain Esker est fatigué mentalement et je le comprends et c'est lui qui a lancé l'alerte sur Betaram. C'est effroyable.

J'ai lu le livre qu'il publie là. C'est effroyable ce qui s'est passé à à Betaram mais vraiment effroyable. Il faut lire ce livre.

Et il est fatigué mentalement et donc il a décliné mon invitation. Il nous avait dit d'accord qu'il venait que bon et il en a il est submergé par le nombre de de témoignages submergé. Bien donc Sandrinousso, merci d'être avec nous ce matin.

Jeis avoir un petit mot pour lui quand même et lui dire reposez-vous bonne santé et c'est aussi pour vous que je suis venue parce que vous avez le droit aussi de d'avoir des moments où vous allez moins bien que d'autres et que c'est très important aussi qu'on dise à toutes les personnes qui ont été victimes de violence notamment dans leur enfance que oui, on sait que c'est difficile y compris à l'âge adulte et qu'il y a des moments un peu moins bien mais que on est tous et toutes là pour non seulement vous soutenir mais pour supplier si vous n'êtes plus là. Alors, on va parler de la détresse psychologique avec vous Sandrine Rousseau. C'est une forme de détresse de fatigue psychologique de la part de d'Alain Esker.

Mais pour Alker, mais à propos de de détresse psychologique, avant de de de revenir sur ce qui s'est passé à Nant, vous avez plein de choses à nous à nous expliquer. Sandrine Rousseau, quelques mots quand même sur Betaram. Euh Betaram hier soir, nouveau témoignage de la fille euh euh de euh François Bairou qui apparemment euh sur Media Part affirme que son père savait ce qui s'était passé à Betaram.

Moi, j'ai toujours été très surprise que la première réponse de François Bairou aux questions gouvernement sur Betaram, la toute première fois, on l'a interrogé, c'était Paul Vanier qui l'a interrogé la première fois, il a eu cette réponse qui n'a pas été interprétée comme on l'aurait dû, je pense. Il a dit "Oui, nous savions que nous envoyons là-bas les enfants les plus difficiles pour les discipliner." C'était quelque chose comme ça qu'il a dit.

Et en fait, quand on dit on envoie là-bas les enfants les plus difficiles pour les discipliner, qu'est-ce qu'on dit ? Ben, on dit qu'on sait que la pédagogie là-bas utilise une forme de violence. On le sait.

On le sait. Alors, on sait peut-être pas les violences sexuelles parce que la violence sexuelle, c'est toujours particulier, mais on sait la violence physique sur les enfants. On le sait puisqu'on envoie les enfants là-bas pour les discipliner.

Et donc cette première réponse n'a pas été écoutée comme elle aurait dû être écoutée à mon sens parce que dès la première réponse, il y avait déjà tous les éléments. Donc je ne lui fais pas le procès de savoir pour les pour les violences sexuelles parce que ça on peut imaginer qu'il y ait réellement des difficultés à savoir ça particulièrement encore. Que peut-être qu'il le savait mais peut-être qu'il le savait pas.

Mais par contre les violences physiques, il ne pouvaient pas les ignorer. C'était impossible comme beaucoup de parents à l'époque ne les ignoraient pas. d'Ou dans exactement et que c'était une volonté même de de dresser les enfants de dresser les enfants à l'époque c'était comme ça absolument et c'est ça le sujet c'est comment on prend soin des enfants, comment on ne les dresse pas, comment on accepte les violences physiques sur les enfants, comment finalement on accepte aussi des tortures sur les enfants parce que ce qui est décrit dans Betaram, c'est des tortures hein, ça n'est pas de voilà comment on accepte quand on laisse un enfant en pleine nuit par 0 degrés en caleçon et en t-shirt pendant des heures jusqu'à la limite.

C'est de la torture jusqu'à la limite, c'est de la torture physique et psychologique. Et donc la question, on les oblige à prendre une douche froide. On les oblige à prendre une douche froide alors qu'il fait 02 degrés dehors, qui fait 15°gr dans les dans les dortoirs.

C'est de la torture. Et donc la question c'est quelles sont les valeurs de ce Premier ministre ? Oui.

Quelles sont les valeurs de ce Premier ministre ? Au nom de quoi finalement il a envoyé ses enfants là-bas ? Au nom de quoi il a subventionné cet établissement ?

Non, de quoi il a toujours couvert la violence physique qui pouvait y avoir ou du moins comment il s'est tue sur cette violence, comment même il l'a validé. Comment il l'a validé puisque il il manifestement il validait le le projet pédagogique. Donc quelles sont les valeurs de ce premier ministre ?

Est-ce que ça correspond à la France d'aujourd'hui ? La réponse est non. Bien.

Alors Sandrine Rousseau, il va comparaître puis je vais changer de sujet, il va comparaître le 14 mai dans le cadre de cette commission d'enquête parlementaire dont dont vous parliez. Qu'est-ce que vous attendez là ? 14 mai, bah qu'on le confronte à ses contradictions. qu'on le confronte à ses contradictions parce que un établissement comme ça qui fait autant de mal à autant d'enfants, s'il a pu continuer si si ce système a pu perdurer, c'est parce qu'il y a plein de personnes qui ont soit fermé les yeux, soit validé, soit été complice.

Quel est son degré en fait de Il est complice pour vous ? Ah oui, je pense qu'il est complice mais la l'audition le dira. Pour vous, il est complice quand on a sa femme qui travaille dans cet établissement, quand on y met ses enfants, quand ses propres enfants ont été victimes de violence, quand on ne voit rien, quand on ne veut pas voir, et bien on a une forme de complicité active ou passive, mais on en a une.

Oui. Bien Sandrine Rousseau, revenons sur ce qui s'est passé à Nant. Là encore, là encore une détresse psychologique.

Le Justin, cet adolescent de 16 ans qui a poignardé ses camarades de lycée. Une jeune fille est morte. Euh Justin est aujourd'hui euh à l'hôpital euh à l'hôpital psychiatrique.

Donc s'il a été placé un hôpital psychiatrique, c'est donc qu'il y avait probablement des antécédents et qu'on s'est aperçu très vite qu'il était euh euh qu'il souffrait, que cet adolescent souffrait. Vous êtes allé dans le cadre, vous avez mené des travaux parlementaires sur la santé psychiatrique et psychologique des Français et vous êtes allé à Nant. Oui, j'ai fait une mission d'information sur les urgences psychiatriques parce que j'avais été alertée par des psychiatres sur l'état de la psychiatrie en France et dans le cadre de cette mission que j'ai exercé avec Nicole Dubréhira qui est une députée renaissance, donc nous étions deux députés de deux groupes différents.

Nous nous sommes extrêmement bien entendus sur cette mission d'information et nous avons constaté un état de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie en particulier extrêmement dégradé. Extrêmement dégradé et à Nant en particulier. Alors, je ne sais pas si cet enfant était suivi, pas suivi, s'il aurait dû être suivi.

Je ne sais pas et je ne veux pas faire de de de conclusion trop rapide. Je voudrais d'abord en premier lieu avoir des paroles très fortes pour les pour les victimes, pour leurs proches, avoir des pensées, avoir une solidarité pour toutes les personnes qui sont victimes de ce drame, y compris la communauté enseignante. Maintenant, je voudrais aussi dire que derrière les couteaux, il faut voir les enfants.

Il faut voir les enfants et qu'aujourd'hui les enfants en France vont extrêmement mal. Je le pose de manière très forte. Ils vont très mal, très mal.

Le taux de suicide ou de tentative de suicide chez les jeunes femmes à de chez les jeunes femmes de 9 à 20 ans a augmenté de 570 % 570 % depuis 2006. C'estd qu'en fait c'est une c'est un enjeu de santé publique majeur. Les garçons eux ont aussi des gestes autoagressifs mais aussi ils renvoient l'agressivité à l'extérieur.

Un fait de société un ensauvagement de la société qui c'est pas un enauvagement. C'est juste que les enfants vont pas bien. Ils ne vont pas bien.

Nos enfants ne vont pas bien. Et une société dans laquelle les enfants ne vont pas bien, et bien c'est une société toute entière qui ne va pas bien. Et il y a trois raisons majeures quand on interroge les psychiatres, les pédopsychiatres, il nous sortent trois raisons majeures.

La première, c'est les violences intrafamiliales notamment pendant le Covid. Donc violence sexuelle et violence physique. La 2è, ce sont les réseaux sociaux avec TikTok qui euh notamment TikTok qui euh je rappelle a une influence extrêmement toxique hein sur la psych.

Ah bah je pense qu'il faut le réguler. Oui, ça c'est régul en Chine on n pas le droit d'être sur TikTok plus de 40 minutes alors que c'est un réseau enfin c'est un réseau chinois et international parce qu'il y a le TikTok chinois et le TikTok pour le reste du monde. Oui.

Et et je pense qu'il faut vraiment réguler l'accès à TikTok parce que si vous avez des pensées suicidaires, le l'algorithme de TikTok vous envoie des images sombres, vous envoie des posts qui sont qui vous incitent encore à à à aller encore plus mal en fait. Donc on a un problème avec les réseaux sociaux et puis la troisième chose c'est la crainte pour leur avenir que ce soit sur le plan écologique ou sur le plan géopolitique. Et ça il faut l'entendre aussi c'estàd qu'en fait il ne se voit pas d'avenir.

Il ne se voit pas d'avenir. Il a il a laissé un manifeste ce jeune ce jeune Justin dénonçant un écoide globalisé. Enfin c'est un peu fumeux hein. 13 pages peut-être que ça a été pris.

Bon enfin bon et il parle du système. Moi j'en ai assez qu'on parle sans cesse du système. Ça veut dire je sais pas ce que ça veut dire le système.

Non mais là c'est quoi le système ? Non mais là on vraiment les les un enfant comme ça qui est capable d'écrire 13 pages complètement nébuleuses en parlant de la violence manifestement. avait euh d'après ce que j'ai lu euh a eu quand même des propos euh où on on percevait chez lui une espèce de d'attirance toxique vers la violence, vers euh des toute forme de violence forme de violence et d'extrémisme.

Un enfant comme ça aurait dû être on aurait dû euh le avoir des des signaux d'alerte. Ces signaux d'alerte auraient dû être interprétés. On aurait dû avoir déjà une mise en place d'un de quelque chose autour de cet enfant.

C'estàd est-ce qu'il a vu un infirmier scolaire ? Est-ce qu'il a vu un médecin scolaire ? Est-ce qu'il a vu un médecin un psychiatre, un pédopsychiatre ? ce qu'il en fait aujourd'hui on on ne cette tendance que l'on a à ne pas prendre soin de nous-même, à ne pas être attentif à notre santé, qu'elle soit physique ou mentale, particulièrement chez les enfants, et bien en fait c'est on laisse des enfants en détresse s'enfoncer dans la détresse.

On laisse des enfants devenir violents ou violents contre eux-même ou violents contre la société mais en fait c'est notre responsabilité à tous là qui est posée. C'està-dire pourquoi cet enfant, pourquoi les signaux qu'il a posé n'ont pas été interprétés ? Pourquoi cet enfant on n' pas on ne lui a pas tendu la main peut-être à la hauteur de sa souffrance et de sa maladie ?

Et bien c'est ça que je voudrais poser. Alors oui, il y a un sujet autour de la violence et du coup de ce que ça régénère sur les autres mais il y a aussi un problème de vient-elle cette violence selon vous dans notre société ? Là, je recevais hier Fabien Roussell, le secrétaire national du du parti communiste et il disait "Mon slogan, mon slogan pour 2027 ce sera travaillez tous.

Travaillez tous". Donc il faisait l'éloge du travail. Vous reprenez ce Mais là, c'est un gamin, je sais.

C'est c'est un gamin donc on va pas le faire travailler. Enfin, non mais oui, mais oui. Bon, j'oublie Nante.

Non, mais j'oublie Nant. Non, mais ce qui veut dire travailler travailleer tous, c'est un autre sujet, mais travaillez tous travailler tous, ça veut dire ça veut dire mobilisons-nous et enfin parce que vous n'êtes pas totalement sur la même ligne. Bah déjà que Fabien Avussel travaille sur les slogans pour 2027, je sais pas si c'est vraiment la priorité là, mais bon, imaginons que nous parlions de 2027 dans la situation actuelle, ce qui est quand même très compliqué.

Euh je travaillons aujourd'hui. Euh le travail est source de souffrance pour 44 % des Français et françaises qui travaillent. Il y a 25 % des salariés qui se disent en souffrance psychique extrême extrême.

Donc je veux dire euh aujourd'hui la question c'est quel comment on travaille ? Pourquoi on travaille ? Quel est le sens du travail ?

Qu'est-ce qu'on fait ? Comment on se préserve au travail ? comment on a des conditions de travail qui nous permettent de de d'être épanoui dans un dans un travail mais aussi d'avoir un temps hors travail qui nous permet de nous reposer.

C'est pour ça que moi j'avais posé le droit à la paresse parce que on est dans une société c'est vraiment très contradictoire avec ce que dit Fabien Roussell hein. Mais j'espère pas parce que euh quand on parle de de droit à l'apparesse, on dit que en fait on travaille d'autant mieux qu'on a le temps de se reposer, qu'on a le temps de voir ses proches, qu'on a le temps euh de faire bien les choses, qu'on a du temps pour soi. Et aujourd'hui, c'est peut-être le ce qui nous manque le plus, du temps pour nous-même.

H encore une fois, on parle de santé mentale, mais on va bien quand on a du temps pour nous-même. Et donc on est dans une société, on le voit avec Trump, Musk qui nous conduisent à à être dans du toujours plus de la croissance, de l'extractivisme. On va là, j'ai vu que Trump voulait aller euh euh extraire des ressources des profondeurs de l'océan qu'il voulait annexer le Groenland.

Ça, ça fait plusieurs mois qu'on le sait. Il y a 85 % des Coraux qui sont en train de disparaître. Pourquoi ?

Parce qu'en fait, on est dans quelque chose où on va chercher la l'argent plutôt que nos conditions de vie. travail, c'est vrai pour le travail comme pour la planète, il faut désindustrialiser dans tous les cas, il faut Non, il faut pas désindustrialiser, mais il faut se poser cette question fondamentale de quoi on a besoin. Oui.

De quoi on a besoin vraiment ? Et qu'est-ce qui est superflu dans notre consommation ? Qu'est-ce qu'on prend, qu'on utilise, qu'on jette comme ça et qui n'a aucune valeur en fait et qui détruit à la fois des vies et de la planète.

C'est pour ça que vous avez dit l'aviation n'est pas une industrie d'avenir. Ça n'a aucun rapport ou c'est un rapport ? Mais ça a un rapport parce que l'aviation euh fait partie de ces industries qui euh nous menacent, qui menacent notre avenir véritablement parce que ça émet énormément de carbone et que le carbone que ça émet a un pouvoir radiatif qui est euh beaucoup plus fort.

Ça permet aussi à des dizaines de milliers de personnes de vivre des centaines de million. Bien sûr. Absolument.

Mais bien sûr, mais c'est précisément l'orientation de notre système économique que l'on doit interroger. C'est-à-dire que si on a une un système économique qui préserve la planète et qui préserve nos conditions de travail, ça veut dire que on travaille un peu moins mais qu'on travaille mieux. Ça veut dire qu'on travaille dans des secteurs qui sont moins carbonés que l'aviation.

Mais ça veut dire qu'on crée des emplois. Je prends par exemple l'agriculture mais je pourrais prendre de d'autres industries. Enfin prenons n'importe quel secteur en réalité mais même l'aviation.

C'estàd si on travaille correctement, si on fait des choses qui sont durables, et bien à la fin on a non seulement des métiers qui sont euh plus riche, mais aussi on a des activités qui sont plus intensifes en main d'œuvre. Et là euh courir via l'aviation, on se souvient qu'à la sortie du Covid, l'aviation avait bénéficié de plusieurs milliards pour essayer de faire un avion vert. Tout cela est une forme de fiction dont il faut que nous ne sortions.

C'est-à-dire, il n'y a aucune technique, il n'y a aucun progrès technique qui nous sauvera aujourd'hui. Ça peut nous améliorer nos conditions de vie, ça peut résoudre quelques problèmes, mais ça ne nous sauvera pas dans la difficulté dans Si je crois au progrès. Si je crois au progrès technique, mais pas pour sauver la planète. pour sauver la planète.

Mais non, parce que en fait aujourd'hui c'est à la fois une question de carbone, c'est à la fois une question de biodiversité. La biodiversité s'effondre, les coraux sont en train de blanch des éoliennes qui décapitent les oiseaux. Non mais ben non mais attendez, vous avez vu à Montpellier.

Oui, ça n'est pas de la même ampleur. Ça n'est pas de la même ampleur. Et par ailleurs, il y a des études contradictoires sur les éoliennes et encore une fois, enfin entre un avion et une éolienne, il y a pas photo.

Il y a pas photo, c'est tout. Et et je sais que quand je parle de ça, l'aviation, j'ai vu j'ai reçu des tonnes de mails me disant "Mais vous êtes foles, vous êtes dangereuse, vous êtes bon outre le fait que je ne suis pas folle et que quand bien même je le serai que ça ça participe de la santé mentale et que il faut qu'on l'entende, c'est ça fait partie de d'enlever la discrimination sur les personnes qui ont des souffrances psychiques." Donc ça n'est pas une insulte.

Première chose, mais deuxième chose, interrogons-nous sur ce dont nous avons besoin. Est-ce que nous avons besoin aujourd'hui de mettre nos milliards sur de l'aviation ou est-ce que nous avons besoin de mettre nos milliards sur des services de proximité, sur du service public, sur de la santé sur l'isolation soyons concret. Nous avons peut-être besoin de mettre des milliards dans notre défense et on a doublé le budget de la défense.

On l'a doublé. On a voté une loi de d'orientation sur la défense. On a doublé.

Vous l'avez voté. On a doublé le budget. On est le pays d'Europe qui met le plus sur notre défense.

Ça suffit là. Alors non, je dis pas que c'est j'en sais enfin si je je sais que si ça suffit si ça suffit pas. Mais là je veux dire maintenant il y a une défense européenne à mettre en place.

Ça n'est pas à la France de faire le l'essentiel des efforts. Voilà et que on n'aura pas on est dans une espèce de fuite en avant qui nous met en danger mais de vie ou de mort. Enfin je veux dire il faut quand même s'en rendre compte.

Donc quand est-ce qu'on on a une Je vous sens exaspéré, je vous sens je vous sens presque au au bord d'un burnout. Ah non non, je suis pas du tout en burnout. Forme alors ça va ça va.

Non parce que je vous sens je vous sens exaspéré par le monde dans lequel vous vivez là aujourd'h en fait. Je veux dire, c'est c'est Trump, Musk et Poutine qui vont décider de notre avenir. En fait, c'est ça le sujet aujourd'hui.

Alors que vraiment l'avenir de nos enfants est aujourd'hui en danger et qu'on on suit mine de rien l'idéologie de ces gens-là. C'est-à-dire que on est sur du travailler plus sur de la croissance, sur de l'extractivisme, on va aller se séparer, on va aller partager l'Ukraine parce que ça a des ressources pour continuer notre système de consommation tel qu'il est. On a plus aucun sens dans nos vies.

Plus rien ne fonctionne. Il y a pas il y a il y a des territoires où il y a plus un psychiatre. Il y a des territoires où il faut plusieurs mois pour avoir un rendez-vous avec un spécialiste.

Il y a des gens qui font des centaines de kilomètres pour aller avoir un scanner et ils attendent plusieurs mois. Aujourd'hui, il y a des gens qui perdent des chances de vie parce qu'ils n'ont pas de scanner ou d'IRM à temps. Et en fait là, on est en train de de se dire c'est l'aviation la priorité.

Alors que il y a pas de médecin dans certains dans certains territoires, plus rien ne fonctionne. Il y a plus un service public qui fonctionne dans certains territoires. Et là, on on se on se trompe totalement de priorité quand on met des milliards sur euh sur des des secteurs comme l'aviation, l'intelligence artificielle alors que les gens ont besoin juste de vivre correctement dans leur territoire.

C'est ça qui m'énerve, monsieur Bordin. Voilà. Je sens je sens que vous êtes Sandrinoso.

J'ai deux trois questions sur Arselormital. Est-ce qu'il faut désindustrialiser ? Est-ce qu'il faut je sais pas moi, nationaliser ? ce qu'il faut et ça fait partie des solutions qui sont sur la table de que l'État s'engage davantage s'engage au capital Oui. au capital de ces industries, si on estime qu'elles sont prioritaires nationalement et bien enfin que ce sont des priorités nationales et Arcorital produit des choses qui sont absolument indispensables dans notre secteur enfin dans notre industrie et bien que l'État s'engage à nationaliser le enfin entre au capital et permettre comme ça d'orienter les décisions qui sont prises mais aussi de mettre de l'argent dans de l'investissement dans sur ces sur ces industries là et bien peut-être que ça fait partie des solutions que nous devrions regarder bien plus attentivement plutôt que d'aller vers un libéralisme sans fin.

Voilà qui fait que les des on prend l'argent public quand il s'agit de diminuer les impôts des grandes entreprises, de diminuer les cotisations sociales qui affaiblissent par exemple le système des retraites. Mais par contre l'argent public ne sert pas quand il s'agit de sauver des emplois. Bah peut-être que c'est cela la solution.

Bon sans sach demain c'est sont les obes de les obsèques du pape François. Alors, vous avez rendu hommage au pape. Une pensée et à tous les catholiques du monde.

Une pensée à toutes à toutes et tous les catholiques du monde. Mais vous dites quand même, j'en ai un peu ral bol de de cette papa folie quoi. Comment je pourrais l'appeler de cette nom ?

Ben, je trouve que mettre les drapeaux en berne c'est c'est quoi ? C'est pas respectueux de la loi de 1905 de séparation de l'église et de l'État. Alors certes, c'était un chef d'état étranger du Vatican, mais ça n'est pas respectueux.

On peut avoir une pensée très forte pour les catholiques. On peut comprendre ce que dit cette mort pour plein de personnes. Il y a pas de problème avec ça.

C'est le respect de la foi individuel et au contraire. Hm. Mais par contre, que l'État s'engage comme ça à ce point-là dans un deuil national euh parce que les drapeaux en berne, c'est une forme de deuil national.

Euh pour moi, c'est ne pas être au bon endroit, c'est ne pas être à la bonne distance. Je rappelle que la les quand on a séparé l'églisé de l'État, l'État on l'a fait pour une raison, c'est que l'État devait être à écuidistance de toutes les religions, que l'État devait être le garant d'une équité, d'une égalité de traitement de tous les citoyens, quelle que soit leur religion. Et en fait, c'est très important de le poser parce que ça permet de laisser la religion là où elle doit être, c'est-à-dire dans une des des une foi personnelle et privée.

Euh mais elle ne peut pas être une religion d'état. Voilà. C'est vrai pour toutes les religions ça dans une c'est vrai absolument de toutes les religions.

Bien je termine avec le commentaire de Marine Tondelier après son élection. Je veux bien encore une fois qu'on m'explique que tout va mal au sein d'Europe écologie, enfin d'écologie d'Europe écologie, des écologistes pardon et qu'il y ait des gens qui soient déçus et en particulier Sandrine Rousseau, c'est possible mais ça ne m'empêche pas de dormir. Bah très bien qu'elle dorme bien, il y a pas de problème.

Moi je dis juste que quand même j'ai j'ai une petite inquiétude pour notre partie. Je le pose de manière très tranquille mais j'ai une petite inquiétude pour notre partie parce que je trouve que la manière dont s'est dérouler ce congrès alors évidemment ça va pas révolutionner ni la France ni le monde. C'est ça.

Il y a eu 6000 votants sur 200000 sympathisants, ce qui est très faible et qui devrait nous interroger. Et puis quand on est aussi critique de la 5e République, de sa personnification, de la concentration des pouvoirs dans dans les mains d'une seule personne, et bien je pense que nous devrions avoir un contreemodèle à l'intérieur de notre parti. qui n'est pas le cas aujourd'hui, bah c'est un parti dans lequel il y a une forme de de concentration des pouvoirs, de personnification et et de d'absence de contrepouvoir qui n'est pas totalement respectueux de la démocratie telle que nous la pensons à l'extérieur.

Et donc je dis juste mais avec beaucoup de tranquillité que ça n'est pas le parti que j'ai connu et que et vous allez quitté vous pourriez le quitter. Non non, je enfin pour l'instant c'est pas la question mais en tous les cas je voudrais juste qu'on revienne à nos fondamentaux qui sont que l'écologie a aussi été une autre manière d'être en démocratie et que nous devrions retrouver ça parce que finalement c'était une bonne manière d'être en démocratie. Merci Sandrine Rousseau d'être venue nous voir ce matin.

Il est 8h58, vous êtes sur l'antenne de Sud Radio.