[DIRECT] Léa Salamé est auditionnée par la commission d'enquête sur l'audiovisuel à l'Assemblée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 33 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Représentez-nous là un petit peu et dites-nous pourquoi elle est auditionnée ce matin par cette commission d'enquête.
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment cette commission d'enquête est née et pourquoi en parle-t-on beaucoup ?
- 20:01FerméeRéponse partielle
Comment expliquez-vous qu'avec bien plus de moyens que TF1, l'audiovisuel public réalise moins d'audience ?
- 25:00FerméeRéponse partielle
Quelles sont les raisons de la baisse d'audience vis-à-vis d'Anne-Sophie Lapix et de votre joker ?
- 30:01FerméeRéponse directe
Est-ce que vous considérez que Stéphane Sidon Gomez est pleinement légitime pour exercer ses fonctions ?
- 40:01FerméeRéponse partielle
Le 26 décembre 2015, vous avez déclaré dans le Nouvel Obs : 'Ça suffit, ce côté où on te refile les questions avant l'interview'. À qui pensiez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Léa SalaméFait
« Le vote, il est personnel et il est secret. »
- 10:00Léa SalaméFait
« Je suis arrivée là par mon travail et mon travail est extrêmement important et ma rigueur. »
- 12:00Léa SalaméFait
« On arrive à 8h30 au travail, on en part à 22h, on a même pas le temps de déjeuner. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Représentez-nous là un petit peu et dites-nous pourquoi elle est auditionnée ce matin par cette commission d'enquête. Et bien c'est la présentatrice du 20h de France 2 hein depuis septembre. Figure incontournable du service public à la radio comme à la télévision depuis plus de 10 ans.
Elle interview régulièrement les personnalités politiques et ce matin et bien les députés ont de nombreuses questions à lui poser parfois délicates sur sa rémunération sur le couple si qu'elle forme avec Raphaël Gluxman potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle. Donc c'est une audition très attendue hein dans le cadre de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel publiqué. Audition très attendue par une commission d'enquête dont on parle énormément.
Marco, rappelez-nous comment cette commission d'enquête est née et pourquoi on en parle beaucoup d'ailleurs. Et bien cette commission d'enquête, elle est née fin novembre he à la demande du groupe UDR d'Éric Siot, l'allié de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale. Deux groupes he qui prôent ensemble la privatisation du service public.
Alors dans cette commission, un député a fait beaucoup parler de lui, c'est Charles Lalong, député UDR. Donc il y a quelques semaines, il expliquait à un LCP que que l'audiovisuel public était trop sanctuarisé et qu'il devait désormais rendre des comptes. Alors de nombreuses auditions ont été menées ces derniers mois.
On pense aux auditions par exemple des journalistes Thomas Land et Patrick Cohen ou encore de la dirigeante de France Télévision Delphine Ernaut euh celle de Radio France sibil des auditions qui se sont déroulées parfois dans un climat très tendu. Vous l'avez dit hein, c'est le rapporteur de cette commission d'enquête Charla Loncle et souvent il y a des tensions dans la commission pendant la commission même après des règlements de compte sur ce qui s'est passé ce qui s'est dit. Oui, oui, vous l'avez dit, hein, avec euh Charlong donc accusé parfois de déformer euh les propos des personnes auditionnées, euh de live tweeter euh aussi euh les auditions.
Euh mi-décembre, il avait été rappelé à l'ordre par Yel Bron Pivet, euh la présidente de l'Assemblée nationale. Euh fin décembre aussi, le député euh horizon Jérémy Patrieretus, président de cette commission d'enquête que l'on va voir dans quelques instants, avait même tapé du point sur la table, hein. Il avait suspendu l'envoi des convocations pour les auditions, des auditions qui ont donc reprises la semaine dernière. euh avec euh de nouvelles règles hein sur la table.
Pas de live tweet, pas de déformation euh des propos, moins d'intervention dans les médias. On verra si si le message est passé ce matin. On reviendra avec vous sur les auditions prochaines Marco.
Mais je vous rappelle chers téléspectateurs qu'on va suivre dans quelques instants l'audition de Léa Salamé. Vous la connaissez tous, visage du 20h de France 2. Elle sera, vous l'avez dit Marco, très certainement, questionnée sur le couple qu'elle forme avec l'homme politique Raphaël Gluxman.
Les dirigeants de France Télévision ont été interrogés sur cette question la semaine dernière. Je vous propose d'écouter ce qu'on disait Alexandre Cara. Je vous propose d'écouter cet extrait.
Je peux vous assurer qu'il y a pas des centaines de Léas Sal à fait. Il y en a une. Je pense qu'on est en 2026.
Aujourd'hui, la candidature de Raphaël Gluxman, pardon de vous le dire, mais elle est hypothétique. Voilà, c'est je je ne juge pas la question de des qualités de Raphaël Glussman ici. Je dis que cette candidature est hypothétique.
Donc si ça se trouve, pardon hein, une fois de plus, on est en 2026. Peut-être que Raphael Glan décidera lui-même de se retirer pour laisser sa compagne continuer sa carrière. Je n'en sais rien.
Je n'ai pas la réponse. En repenche, ce que je peux vous dire, c'est que si Raphaël Gluxman était candidat à la présidentielle, il est évident que nous imposerons les règles déontologiques qui sont celles du service public et Léa Salamé devra se retirer de l'antenne. Voilà ce que disait le directeur de l'information Alexandre Cara.
Je vous propose de suivre en direct l'audition de Léa Salamé par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. C'est en direct sur LCP. Nous auditionnerons demain la représentants des sociétés de la société de journalistes de France Télévision.
Puis mercredi à 15h15 les anciens ministres de la culture, à 17h15 les anciens parlementaires. Jeudi à 9h la ministre de la culture Rachida Dati. À 14h jeudi Laurence Bloc et à 16h les représentants de l'inspection des finances et des affaires culturelles auteur d'un rapport sur la réforme de l'audiovisuel public.
Avant de commencer, un point rapide de méthode et d'agenda. Pour rappel, cette commission d'enquête a été créée le 28 octobre 2025 conformément à l'ordonnance de 1958. Elle prendra fin après le délai légal de 6 mois, soit le 28 avril 2026.
En raison des élections municipales, l'Assemblée nationale suspendra ses travaux du 2 au 20 mars. Nos auditions se dérouleront donc jusqu'au 30 février et reprendront le lundi 23 mars afin de pouvoir entendre l'ensemble des personnes que cette commission d'enquête souhaite auditionner. J'ai proposé aux rapporteurs et au bureaux d'organiser de semaines d'audition, nos deux dernières, du lundi 23 mars au vendredi 3 avril.
Ce qui laissera ensuite le temps pour la rédaction du rapport. Dès le début de cette commission d'enquête et avec l'accord du rapporteur et du bureau, j'ai décidé d'organiser les auditions de manière thématique et structurée afin de garantir la cohérence et la pertinence de nos travaux. Il a été convenu dès octobre dernier et à l'unanimité des membres du bureau de cette commission de commencer nos auditions par les acteurs de l'audiovisuel public en fonction et de terminer nos travaux par l'audition des anciens dirigeants, producteurs, animateurs, présentateurs de l'audiovisuel public ainsi que des grandes voix et des grandes figures.
Je confogra ces derniers les anciens dirigeants, présentateurs, animateurs, présentateurs, grande voix, grandes témoins, grandes figures pour des auditions qui se dérouleront du lundi 23 mars au vendredi 3 avril. Une réunion de bureau sera organisée dans les prochains jours pour définir et valider ces dernières auditions. Je vais donc être très clair.
C'est la commission d'enquête et elle seule qui décide des personnes qu'elles souhaitent convoquer et il m'appartient comme président de la commission d'enquête d'en fixer la date selon l'organisation cohérente des auditions que j'ai rappelé. La commission est maître de son calendrier et de son agenda et ce ne sont pas nos concitoyens qui décident d'être convoqués ni la date à laquelle ils souhaitent l'être. Enfin, j'ai pris connaissance des déclarations de déclarations qui portent des accusations très graves sur l'audiovisuel public qui, si elles étaient avéré pourrait même constituer des infractions pénales.
Je rappelle que chaque citoyenne, chaque citoyen français peut me saisir officiellement et saisir officiellement cette commission d'enquête par email ou par courrier pour porter à ma connaissance à celle de notre commission des éléments d'information. Cette commission d'enquête se déroule au sein de l'Assemblée nationale selon une procédure encadrée par la Constitution de notre pays et par l'ordonnance de 1958 car je le rappelle peut donner lieu à des poursuites et à des condamnations pénales lourdes. Cette commission d'enquête ne se ne se déroule donc pas ni dans les médias ni sur les réseaux sociaux.
Je vous propose désormais de revenir à nos auditions de la journée qui nous permettront d'auditionner les figures de l'information de France 2. Nous accueillons ce matin madame Léa Salamé, journaliste présentatrice du journal télévisé de 20h de France 2 du lundi au jeudi et de l'émission hebdomadaire Quelle époque que vous coproduisez avec votre société de production Maraca Prod. Vous êtes accompagné pour l'occasion par monsieur Hugo Plagnard et Julien Depéret, tous deux rédacteurs en chef du journal de 20h.
Léa Salamet, vous êtes une voix et une figure de l'audiovisuel public, sans doute l'une des plus connues. Je rappellerai que vous avez commencé votre carrière de journaliste sur France 24 puis sur Itlé avant d'être chroniqueuse et présentatrice de plusieurs émissions sur France 2. Je peux citer le magazine culturel stupéfiant.
Vous avez été chroniqueuse pendant 2 ans dans l'émission de Laurent Ruquier. On n'est pas couché à partir de septembre 2014. Vous y côtoyez notamment Emerric Caron et Yann Moax.
À la rentrée de septembre 2016, vous coprésentez avec David Pujadas l'émission politique toujours sur France 2. Avant de coprésenter cette fois-ci au côté de Thomas Auto, vous avez la parole à la radio. On vous connaît surtout pour avoir coanimé la matinale de France Interre de 2014 à 2025 au côté de Nicolas Demoran avec le succès d'audience que l'on sait.
Depuis la rentrée de septembre 2025, vous présentez le journal de 20h de France 2. Je l'ai rappelé. J'accueille également les deux rédacteurs en chef du journal télévisé, monsieur Plagnard, vous avez commencé votre carrière de journaliste pour le magazine Capital sur M6 avant de travailler sur TF1.
En 2008, vous intégrez l'équipe d'envoyé spécial magazine que vous dirigez ensuite où vous êtes enfin rédacteur en chef adjoint. Vous intégrez l'équipe du 20h de France 2 en 2014 où vous êtes désormais rédacteur en chef. Monsieur Dupéret, vous êtes chez France Télévision depuis presque 20 ans.
Vous avez commencé comme journaliste reporter pendant plus de 11 ans avant de devenir chef du service économie et social puis directeur adjoint de la rédaction. Vous êtes rédacteur en chef du journal de 20h depuis septembre 2024. Le journal de France 2 est le 2e journal de France en terme d'audience derrière celui de TF1.
Le lundi 26 janvier 2026, il a réalisé sa deuxème meilleure audience depuis la rentrée de septembre. Et si le journal de télévisé de TF1 a tiré 5 millions, 5,1 faut être précis, millions de téléspectateurs, le vôtre a attiré 4,1 million de personnes dans sa première partie jusqu'à 20h30, celui de M6 a attiré 2,14 millions de téléspectateurs dans un format différent. Nous avons de nombreuses questions à vous poser.
Le rapporteur en premier lieu pour mieux comprendre la mécanique d'un journal télévisé, le choix des sujets, des angles éditoriaux, la manière dont vous garantissez le pluralisme, l'indépendance et l'honnêteté de l'information pour comprendre enfin la singularité, la spécificité pour ne pas dire la raison d'être d'un journal télévisé porté par l'audiovisuel public par rapport par exemple à un journal de l'audiovisuel privé. On pourra peut-être évoquer celui de TF1. Et enfin pour comprendre les outils, les procédures que vous avez adopté pour éviter des manquements, des erreurs comme la confusion entre Dominique Bernard et Samuel Pati qui avait suscité les mois des Français. avant de vous céder la parole et parce que je sais que les sujets que j'ai abordés ne sont sans doute pas les seuls qui intéressent le rapporteur et les Français qui nous écoutent, j'indique que vous partagez votre vie et vous en parlerez peut-être avec monsieur Gluxman mais que dans notre pays et je l'espère que on peut avoir besoin de rappeler qu'au moins depuis Olympe de Gouge et je ne ferai pas l'affront ici au députés de cité Simone Veille ou Simon de Beauvoir les femmes ont acquis leur liberté et que le mariage le concubinage ne sont pas des délégations politiques que heureusement dans notre pays les femmes ont une autonomie d'esprit et d'action et qu'elles se sont battues pour cela.
Ce qui ne vous empêchera pas de répondre aux questions sur le sujet, mais je le dis de la manière la plus solennelle qu'il soit. Dans notre pays, on juge nos concitoyens, nos concitoyennes sur leurs actions, sur leurs actes et certainement pas sur leur sur leurs descendances ou sur les liens de sang ou leurs relations personnelles qu'ils partagent dans leur vie privée. Partager la vie d'un homme politique n'est pas interdit. ni la charte d'éthique des professionnels du journalisme de 1918, ni la déclaration des devoirs et des droits des journalistes ne prescrivent cette situation et nous aurons l'occasion d'en reparler.
Avant de vous donner la parole et comme nous l'impose les textes, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées pour une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure monsieur Dupérer je le jure.
Je vous remercie madame Léa Salamé. Je le jure. Merci monsieur Plagard.
Je le jure. Je vous remercie et je vous laisse la parole pour un proposiminaire de 10 minutes. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés.
L'information est un bien public et une condition de la démocratie. Informer les Français de l'actualité du coin de la rue jusqu'au bout du monde est un engagement, c'est un métier, c'est un acte civique que des milliers de journalistes accomplissent tous les jours en France, que ce soit dans la presse quotidienne régionale, dans la presse nationale, à la télévision, à la radio ou sur les sites d'infos. le travail de tous mes confrères et de toutes mes consœurs que ce soit au sein de l'audiovisuel public ou dans des chaînes privées est de documenter les faits, d'enquêter, de poser des questions, de susciter le débat et la discussion publique, de raconter le monde pour aider les citoyens à le comprendre et cette mission est je crois indispensable à l'exercice des libertés démocratiques des Françaises et des Français.
J'ai choisi de dédier ma vie à ce métier de journaliste que j'aime passionnément et je le fais avec le souci constant exigeant de la transparence, du pluralisme et de l'impartialité. Et c'est aujourd'hui pour moi un immense honneur que de le faire sur la première édition du service public et j'y reviendrai en détail. Mais nous vivons un moment particulier de notre vie démocratique.
Les canaux d'information se sont multipliés. La vérité des faits est souvent méprisée. C'est pourquoi sans doute le travail journalistique n'a jamais été aussi indispensable.
Il n'a jamais non plus été aussi questionné, aussi discuté, aussi débattu. Et c'est une bonne chose. Dans un monde de défiance, les citoyens attendent des journalistes qu'ils rendent des comptes.
Et sur ce point, je veux dire les choses très clairement. Ces demandes, ces demandes des citoyens sont légitimes et nous devons y répondre. Et on va y répondre ici ce matin.
Même si la confiance du public atteint les 60 % pour France Télévision qui caracolle en tête tout média confondu, hein, c'est le premier média dans lequel les Français ont le plus confiance, France Télévision, nous ne devons pas nous en contenter et nous devons au contraire sans cesse chercher à élargir ce niveau de confiance citoyenne. Je répondrai à vos questions ce matin avec Hugo Plagnard et Julien Dupéret, les deux rédacteurs en chef du journal de 20h. Et à travers nous, c'est la voix de près de 400 journalistes qui travaillent chaque jour à délivrer au plus grand nombre une information fiable et de qualité que vous entendrez ce matin.
L'audiovisuel public appartient à tous les Français et c'est donc avec exigence, transparence, honnêteté et liberté que nous répondrons que je répondrai à vos questions ce matin. Mesdames et messieurs les députés, je suis journaliste depuis plus de 20 ans, vous l'avez dit monsieur le président, et j'ai toujours fait de l'intégrité journalistique et du pluralisme de l'information. mes lignes directrices.
J'ai aussi travaillé dans le privé, mais c'est au sein du service public que j'ai fait la plus grande partie de ma carrière. C'est un choix et un engagement personnel. Vous avez dit que j'avais commencé à France 24, c'est pas tout à fait exact.
J'ai commencé à Public Sénat. Et oui, au côté de Jean-Pierre El Cabache, grand professionnel et auprès de qui j'ai beaucoup appris. C'était j'ai passé 3 ans à Public Sénatin.
Ensuite, vous avez raison, vous avez bon. En 2007, j'ai rejoint France 24 lors de sa création avec le rêve de participer à l'élan de cette nouvelle CNN à la française que voulait dont rêvait Jacques Chirac à l'époque et qui existe toujours et qui fait rayonner la France à l'étranger. En 2010, j'ai rejoint Itélé, l'ancêtre de ces news, la chaîne info du groupe Canal où j'ai pu où j'ai pu présenter l'élection présidentielle de 2012 et animer des débats comme ça se dispute avec Éric Zémour et Nicolas Domenac.
C'est en 2014 que j'ai rejoint l'audiovisuel public à la fois à la télévision, à la radio, à la télévision dans on n'est pas couché où je remplaçais Natacha Polonie au côté de Laurent Rier et à la radio d'abord comme interview du 7h50 de la matinale d'Interre et puis ensuite comme coanimatrice avec Nicolas de Moron de cette matinale. Et je veux vous dire quand même ce matin la fierté d'avoir présenté la première matinale de France, d'avoir mené près de 5000 entretiens pendant près de 10 ans. des politiques, des penseurs, des intellectuels, des chefs d'entreprise, des artistes, des acteurs de la société civile.
Quand nous avons commencé, il y a à peu près 10 ans, Inter France Inter était la 3e radio de France derrière RTL et Europe, rappelez-vous. Et à force de travail et d'inventivité de l'ensemble des équipes de France Interre, et bien nous sommes parvenus à la première place. France Inter est devenue la première radio de France, la première matinale de France et la saison dernière qui était ma dernière saison, cette matinale battait encore un record historique jamais atteint avec plus de 5 millions et demi d'auditeurs tous les matins entre 7h et 10h.
Parallèlement à la radio, j'ai toujours été presque toujours eu un pied à la radio et à la télé. Parallèlement à la radio, j'ai animé pendant 6 ans l'émission politique de France Télévision. J'ai présenté plus de 70 émissions politiques en prime time sur ces 6 ans.
Euh certaines années avec David Pujadas en coanimation, d'autres avec Thomas Auto en coanimation et puis d'autres seuls où j'étais seul à la barre. Alors qu'il est toujours plus difficile et vous le savez d'intéresser les Français au débats politiques, nous nous sommes attelés à cette tâche car je la crois essentielle à la vie publique. Pendant 6 ans, nous avons proposé aux Françaises et aux Français des débats politiques de fond, parfois électriques, parfois nerveux, mais toujours passionnant.
France 2 est d'ailleurs la seule grande chaîne puisque vous voulez des différences avec le privé. France 2 est la seule grande chaîne à proposer une émission politique toute l'année et pas seulement l'année de la de la présidentielle. Ça fait partie de son cahier des charges et c'est là aussi sa différence.
Et c'est à ce titre comme présentatrice de l'émission politique de France Télé et probablement de de la matinale d'Inter que j'ai eu l'honneur de coprésenter en 2022 le moment le plus important de notre vie démocratique, le débat d'entre deux tours. C'était il y a 3 ans entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Au côté de Gill Boulot évidemment à côté de mon travail de journaliste politique, j'ai toujours souhaité avoir un ancrage culturel fort.
La culture fait partie de ma vie et je ressens le besoin de la partager. Avec le magazine stupéfiant qu'on a lancé en 2016, on a parlé de cinéma, de théâtre, de livres, de spectacles vivants à des millions de français. Et puis il y a 3 ans, j'ai eu l'honneur de succéder à Thierry Hardisson et à Laurent Ruquier en reprenant la mythique case du samedi soir de France 2 qui a un rendez-vous attendu par les Français depuis 30 ans et qui n'a pas d'équivalent sur aucune autre chaîne.
On a lancé le magazine Quelle Éépoque que je présente écoprit, vous l'avez dit et qui a connu rapidement un très grand succès d'audience. sur mon plateau tous les samedis soirs, nous recevons des artistes, des intellectuels, des acteurs de la vie publique et culturelle et on mêle les points de vue et les regards et surtout surtout les gens se parlent les gens se parlent sur quelle époque on fait pas l'un puis l'autre puis tout ça il discutent entre eux, ils se parlent, on échange des points de vue et des regards et ça c'est très important aujourd'hui l'un des talk show les plus regardés en France et on on arrive encore à rassembler près d'un million et demi de téléspectateurs jusqu'à 2h du matin le soir malgré un contexte audiovisuel en repli. Ça aussi on en reparlera.
Il y a eu aussi Quel jeu que je veux mentionner ? Notre talk show tous les soirs lors des Jeux Olympiques et paralympiques retransmis sur France Télévision et couvert de manière absolument remarquable par le service des sports de France Télé. C'est un rendez-vous qui a connu des succès d'audience record historique jamais atteint pour un talk show en réunissant près de tr jusqu'à 3 millions de personnes en deuxième partie de soirée jusqu'à minuit 1h du matin parfois.
J'ai aussi lancé et j'en suis très fière, c'est c'est une des choses qui me tient sans doute le plus à cœur quand j'étais sur France Interre, le podcast femme puissante qui est sans doute Ouais l'une des choses dont je suis peut-être le plus fière, des séries d'entretiens avec des femmes issues du monde des affaires, des politiques des femmes médecins, des grandes artistes de Christine Lagarde à la chirurgienne Chloé Bertolus en passant par la philosophe Elisabeth Badinter, la colonelle de gendarmerie Karine le jeûne ou encore la chanteuse Ayan Akamura. J'ai voulu comprendre dans ce podcast pourquoi chez un homme la puissance et l'ambition sont légitimes alors que chez une femme, elle paraissent encore aujourd'hui trop souvent suspecte et contre nature. Ce podcast a été écouté par des millions de personnes.
Il a donné naissance à deux livres qui ont été coédités par Radio France qui ont été des grands succès de librairie avec 200000 exemplaires vendus. Mais surtout, surtout au cours de ces 10 dernières années, j'ai toujours eu à cœur d'ouvrir grandes les portes et les fenêtres de la radio et de la télévision, de la télévision publique à tous les points de vue, à tous les regards, à toutes les personnalités et à tous les opinions. À toutes les opinions.
J'ai toujours cherché l'échange contradictoire, le débat et l'ouverture d'esprit parce que je vais vous le dire simplement, avant d'être une obligation professionnelle, le pluralisme est chez moi une conviction personnelle. Je suis né au Liban en pleine guerre civile et j'ai appris bien trop tôt ce que cause le fracas du monde lorsqu'on ne sait plus parler et échanger. Je suis arrivée en France à l'âge de 5 ans.
J'ai été naturalisée à l'âge de 10 ans et être au service de mon pays, la France, de ses citoyens est pour moi une mission et une immense fierté. Et en choisissant mon métier, j'ai naturellement trouvé le chemin du service public car j'ai voulu rendre à mon pays ce qu'il m'avait donné. Le métier du de journalisme, c'est pas seulement une profession, c'est une vocation et une mission.
Comme le comme le médecin soigne, l'instituteur instruit, le journaliste informe. Cette mission a été sanctuarisée comme un pilier de notre démocratie. La déclaration des droits de l'homme et du citoyen l'a consacré.
Les lois sur la liberté de la presse existent en France depuis 1881 et même récemment, la Constitution l'a protégé. Comme les médecins ont le serment d'Hippocrate, les journalistes ont leurs règles déontologiques. Elles sont prévues par la charte de Munique qui dit que si nous avons des droits, nous avons aussi des obligations et des devoirs.
Le premier d'entre eux, c'est de toujours continuer à faire notre métier, même lorsque cela déplaît à qui que ce soit, à nos employeurs ou au pouvoir politique. C'est d'abord et avant tout un devoir d'honnêteté. Nous devons par ailleurs préserver nos sources et toujours rectifier lorsque nous sommes trompés.
Les journalistes sont souvent attaqués. Il y a des pays où ils sont poursuivis les journalistes et il y a des pays où ils sont tués. Ici nous jouissons de la liberté.
Il y a des pays où ils sont moqués ou conspués même dans des démocraties qui sont pas très éloignés de de chez nous. Ici, ils sont souvent critiqués même lorsqu'ils mettent du cœur à faire leur métier. Et je crois qu'on est dans un moment un moment de l'histoire où il faut pas avoir peur de défendre le journalisme.
Et c'est cela que permet aussi l'audiovisuel public. Mon attachement au service public est viscéral en fait et le choix du 20h n'avait rien d'aisé. Le choix du 20 n'avait rien d'aisé aujourd'hui parce que les journaux télévisés sont à un carrefour de leur existence.
Je suis parfaitement conscience que je n'ai pas opté pour la facilité en acceptant la proposition qui m'a été faite de présenter le 20h par rapport à d'autres propositions. J'ai mais là j'ai préféré l'exigence, le temps long et la qualité. Et j'ai la conviction que le vinur de France 2 est aujourd'hui le plus bel écrain qui soit pour l'information.
C'est un rendez-vous essentiel, monsieur le président, qui fait der chaque soir des millions de téléspectateurs et qui reste un modèle d'exigence journalistique. Ce JT, je l'ai pas inventé, je l'ai pas créé, mais en acceptant cette charge, j'ai accepté une double mission, celui de le renouveler sans le bousculer. Inject, c'est d'abord et avant tout.
Il faut vraiment que vous le compreniez ce soir, ce matin pardon, je suis déjà ce soir, je suis déjà au 20h. Invitez, c'est d'abord et avant tout, c'est d'abord et avant tout une œuvre collective, celle de centaines de journalistes, de reporters, d'envoyés spéciaux, de correspondants internationaux. Le 20h, c'est pas le journal de la présentatrice, c'est le journal de la rédaction.
Par leur travail de terrain remarquable, ils fournissent aux citoyens des informations les plus justes et les plus précises qu'il soi. Et je veux rendre hommage devant vous ce matin à toutes celles et à tous ceux qui chaque jour fabriquent cette information avec l'amour du service public chevillé au corps. En rejoignant le 20h de France 2, j'étais nuu à ce que sa nouvelle formule soit celle de l'approfondissement.
Notre journal fait une large part à l'actualité internationale et a pu consacrer, vous l'avez vu, des pages entières à la situation en en Iran, au retour des djihadistes au Mali, au Venezuela, mais aussi à la question des salaires des Français, à la question de la dette publique, à la question de la crise des centre-villes ou encore aux réussites françaises dans le domaine médical. J'ai aussi veillé, et c'est très important ici dans cette enceinte, à ce que le pluralisme soit renforcé dans le journal de 20h. J'ai tenu à ce que chacun puisse être invité afin de pouvoir s'adresser au plus grand nombre.
Tous les responsables politiques de tous les partis politiques du Rassemblement national aux insoumis ont été invités. On y reviendra. Et on y reviendra.
Et j'ai tenu Oui oui, je termine. Je j'ai tenu, mais c'est important monsieur le président, à recevoir très vite dans les premières semaines, c'était un marqueur important il me semble, de Jordan Bardella à Jean-Luc Mélenchon en passant pour Bruno Rotaillot, Olivier Fort, François Hollande ou Sébastien Lecornu dont l'interview qui a duré 30 minutes a rassemblé près de 7 millions de téléspectateurs. C'est un record depuis 20 ans.
On est les seuls à proposer chaque soir une heure d'information exigeante et pertinente. Je dis 1 heure parce que le journal a été rallongé par rapport à celui de TF1. C'est aujourd'hui un rendez-vous d'information incontournable et sans égal dans le paysage audiovisuel français.
Nous avons réussi à redresser ces audiences dans un contexte télévisuel en repli avec un total télé qui a baissé pour toutes les chaînes. En un an, l'audience a progressé sur l'ensemble du journal. Il a même gagné deux points sur la deuxième partie, c'est-à-dire 200000 téléspectateurs en plus.
Le 20h j'ai bientôt fini. Le 20h offre beaucoup de questions, il bouillonn de questions. On a beaucoup on a un délai un peu court.
Donc c'est bon. Je sais mais vous m'avez donné 10 comme un journal télévision. On y va.
Je je termine. Je termine. Ne vous en faites pas.
Le venteur offre un récit de l'actualité, une vision globale de l'information. À l'heure où celle-ci est morcelé et déformé en vidéo TikTok et en court extrait sur les réseaux sociaux, le JT raconte le monde entier. On n'a pas d'angle mort.
On laisse pas de côté ce qui nous dérange ou ce que l'on préfère ignorer. Le 20h est par essence un journal populaire. Il donne à tous les citoyens la même information sans vous enfermer dans une bulle d'algorithme.
Vous n'avez pas juste accès à l'info qui vous plaît d'avance, mais vous êtes confronté à toute la réalité. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs les députés, le service public nous offre cette immense liberté. Celle de pouvoir informer sans chercher à plaire.
Celle de pouvoir travailler sans nous soumettre à un pouvoir fut-il élu. Celle de nous donner les moyens d'apporter au plus grand nombre une information de qualité. Une grande liberté amène une immense responsabilité.
Cela implique de rendre comptes et d'être capable de toujours expliquer notre démarche à l'heure de la transparence. Et nous allons le faire ce matin avec Hugo et Julien. Nous ne le faisons pas pour nous au nom de notre profession, d'une métier ou d'une corporation.
Nous le faisons parce que nous avons à cœur de défendre un bien commun à tous les Français pour lesquels ils se sont toujours battus. C'est la liberté. Et je conclurai en citant le discours de réception de à l'Académie française de François Sur.
La liberté est une étrange chose. Elle disparaît dès qu'on veut en parler. On n'en parle jamais aussi bien que lorsqu'elle a disparu.
Je vous remercie. Merci beaucoup pour ce propos euh introductif et et puisque notre audition se déroule dans un temps contraint, je vais euh poserai pas mes questions tout de suite. Je vais laisser le rapporteur commencer ces questions et que je m'exprimerai au moment du tour de table des des députés et je parlerai au nom de mon groupe politique, monsieur le rapporteur.
Merci beaucoup monsieur le président. Merci madame Salamé. Merci monsieur d'être venu ce matin pour répondre à nos questions.
Effectivement, le temps est contraint. J'ai un certain nombre de questions à vous poser, mes collègues aussi. Donc si vous le pouvez, je vous demanderai de faire les les réponses les les plus concises possibles.
Une première question, vous le savez, TF1 consacre, je crois, des chiffres que j'ai pu appréhender à peu près 140 millions d'euros à l'information chaque année. Avec ce budget, la chaîne produit les deux journaux télévisés parmi les plus regardés d'Europe. Une chaîne d'information en continu dont l'audience est de fois supérieure à celle de de France Info TV, ainsi que des magazines et des documentaires.
France Télévision de son côté dispose de moyens, on peut le dire très supérieur payés par l'argent du contribuable. J'ai pu le voir mais environ 230 millions d'euros pour l'information nationale chaque année en augmentation de près de 15 % depuis 2017, près de 600 millions d'euros pour France 3 qu'ils sont très largement dédiés à l'information et à minima près de 50 millions d'euros pour France Info TV aussi chaque année. Pourtant les résultats, on peut le dire, ne suivent pas.
En 2025, le vinteur de TF1 réunissait en moyenne 5,2 millions de téléspectateurs, celui de France 2, 3,8 millions. Donc, ma première question est assez simple. Comment est-ce que vous expliquez qu'avec bien plus de moyens, que par exemple un concurrent privé TF1, même deux fois plus de moyens, l'audiovisuel public et France Télévision réalise nettement moins d'audience que le privé ?
Pour vous, où résiderait le problème ? Est-ce que il réside dans la stratégie ? Est-ce qu'il résiderait dans la ligne éditoriale ou est-ce que il réside dans la gouvernance ?
Merci. Ce qui permettra d'aborder la question aussi sur la singularité du journal de France télévisé France 2 pardon. Allez-y, je vous laisse répondre.
Je vais donner la parole aussi à mes à mes corrédacteurs en chef parce que ils sont sur France Télé et sur l'info de France Télé depuis bien plus longtemps que moi. Vous faites une comparaison avec TF1, vous avez raison. Mais il faut dire les choses, TF1 a toujours été en tête, ce que je veux dire.
Et il y avait des moments il y a 10 ans où il faisait 40 % de part de marché qu'en France 2 faisait 22 % de part de marché. Là aujourd'hui l'écart s'est beaucoup resserré hein ces dernières années. Donc ils sont en tête bien sûr, ils font un travail remarquable et euh et et on le soulligne, on fait un journal qui est différent je pense aussi.
On fait un journal où on donne une grande place à l'explication, à l'approfondissement. Quand ils vont faire un sujet sur l'Iran, on va en faire cinq dans le journal par exemple. Ça c'est une différence mais je vais laisser mes corrédacteurs en chef vous en parler.
Puisque vous parlez de l'audience, l'audience le savez d'abord, il faut vraiment le dire au français. La télévision est moins regardée. Chaque année, elle est de moins en moins regardée.
Ça tout ça touche toutes les chaînes, toutes les chaînes à toutes les heures. Et l'audience, c'est quelque chose de très important. Et pour moi, je vous ai fait mon petit prélude au début, mon liminaire, c'est ça a toujours été très important.
C'estàdire, j'ai toujours voulu faire rimer service public, exigence de service public avec audience. Je l'ai fait à la matinale de France interre, mais on n'est pas devenu première matinale de France en 3 secondes en claquant des doigts. Ça a mis du temps.
Ça a mis du temps. Euh sur quelle époque on a augmenté de 33 % la case dans un contexte en repli ? Là aussi ça met du temps et ça s'installe.
Mais mais c'est très important. Et sachez que pour ce qui est de l'audience du 20h de France Télé, puisque vous commencez par ça, et bien l'audience, elle est en train de remonter. Elle avait été la la saison dernière avait été contrastée.
Il y a eu beaucoup de changements aussi pendant l'été de Joker et cetera. Et Alexandre Cara, que vous avez auditionné avant moi, il a cette phrase et il dit "Les audiences, elles tombent par l'ascenseur et elles remontent par l'escalier." Donc c'est pas en 3 jours qu'on va le remonter.
Mais malgré tout, on est en train de le remonter les audiences et et vraiment je veux remercier les équipes parce que les équipes sont très heureuses de ce qu'on est en train de faire en fait en réalité et on est en train de les monter. Gagner deux points sur la P2 qui est celle de l'approfondissement, c'est-à-dire gagner deux points sur des sujets où on fait 15 minutes sur l'Iran, 15 minutes sur le Mali, sur le Darfour. Gagner, monter l'audience sur ces sujets-là, on peut dire qu'on l'a fait et qu'on l'a réussi.
Par ailleurs sur la première partie sur l'ensemble du journal, je crois qu'on est à quasiment un point de plus par rapport à il y a un an. Au mois de janvier, les audiences augmentent encore plus du 20h de France de France 2. On a fait première semaine de janvier, on a fait la meilleure semaine depuis 13 mois en audience téléspectateur.
On a fait 4002 en moyenne. Vous disiez 41 au début, c'est 43 le le jour dont vous parliez. On a fait 4 million2 en moyenne sur les 4 jours.
C'est colossal. Euh franchement, on est en train de remonter le journal. La semaine dernière là, on a fait notre record en part d'audience à 20,8 je crois euh % euh le record de la saison.
Donc c'est en train de de monter petit à petit. Euh on le change pas, c'est un grand pack beau, c'est progressif mais les gens sont en train de s'habituer et prennent le réflexe de plus en plus de venir vous nous voir. Il y a de plus en plus de CSP+ qui viennent sur le journal de France 2.
Il y a un public plus populaire qui vient. Donc de ce point de vue-là, si vous ne m'interrogez sur l'audience, je peux vous dire queon est en train d'inverser la courbe et qu'on est très content et je remercie les équipes. Merci.
Est-ce que vous voulez rebondir après je donne la parole au rédacteur en chef ? le rapporteur vu comme ça vous complé peut-être une une question complémentaire sur les sur les audiences notamment sur celle de du journal de 20h euh France Télévision a placé de très grands espoirs en vous et on peut les comprendre au vu de votre expérience au vu de vos compétences que personne je pense ici ce matin ne ne remettra en cause. Vous connaissiez la difficulté du défi puisque vous avez confié à vos confrères de téléloisirs.
J'ai j'ai relu cette interview le 25 septembre dernier. Je vous cite, "L'important pour moi c'était de stabiliser les audiences. Je savais en acceptant cette mission que cela allait être difficile puisque vous y référez.
Euh donc je me permets moi aussi de parler de ce juge important en télévision, les audiences et sur la dernière période étudiée, celle de septembre à décembre 2025, les Salamé, vous avez attiré en moyenne 3,78 millions de téléspectateurs, soit une part d'audience de 19,7 %. C'est en moyenne 230000 téléspectateurs de moins que la personne qui vous a précédé Annes Sophie Lapix à la même période l'année précédente. Et lors de vos remplacements pendant la pendant les périodes de des vacances de la Toussin et à Noël, votre joker Jean-Baptiste Marteau a retrouvé un niveau d'audience équivalent à celui d'Anophilix en 2024 sous environ 230000 téléspectateurs de plus que votre moyenne sur ces 4 mois.
Je note et je mets en perspective que vous avez réalisé, vous avez raison de le rappeler la semaine dernière, votre meilleure semaine depuis votre arrivé et je pense qu'il faut s'en féliciter pour le service public, même si vous restez euh un peu sur votre moyenne autour de 3,80 millions. Bon voilà, tout ça c'est la parenthèse sur sur l'audience. Ma question est est assez simple.
Euh quelles sont les raisons selon vous qui expliquent cette baisse d'audience vis-à-vis de d'Anophilie Lippix qui vous a précédé et vis-à-vis aussi même si c'est très ponctuel et qu'il peut y avoir beaucoup d'autres facteurs vis-à-vis de votre joker comme on peut le qualifier. Monsieur Marteau, pardon, je vais vous répondre mais Julien je te laisse préciser sur l'audience et ensuite je vais reprendre la parole et vous répondre. Il y a beaucoup de députés présents, on a desion courtes.
Donc je dis au rapporteur que s'il veut des réponses courtes, faut aussi des questions courtes. C'est qu'on soit tous et des réponses courtes également. Mais question courte, réponse courte madame par mentier.
Oui, juste monsieur le rapporteur préciser sur votre première question parce que il y avait un premier élément sur le financement de l'information au sein du groupe France Télévision. C'est quand même très important et je voulais apporter cette précision notamment par rapport à nos concurrents, c'est que nous avons un périmètre inégalé. Euh il est défini d'ailleurs par le cahier des charges qui est décidé par notre tutelle.
Et l'information à France Télévision, ce n'est pas que le journal de 20h, ce sont les journaux, vous l'avez dit, ce sont euh les rédactions euh de France 3 en région euh qui apportent une offre d'information régionale. Vous le savez particulièrement, mesdames et messieurs les députés, puisque vous êtes régulièrement invité sur les plateaux. Il y a les rédactions en outreem, il y a France Info, notre chaîne info, le site et cetera.
Donc comparer euh avec d'autres chaînes et d'autres médias euh n'a pas forcément beaucoup de sens parce que le périmètre est extrêmement large euh pour l'information de France Télévision. Je me permets simplement de Oui, simplement de rebondir le le après après il va répondre et puis vous répondez après. Allez-y.
Simplement sur les chiffres, les 230 millions d'euros pour l'information que je vous ai donné donc en augmentation de 14 % dans les documents que France Télévision m'a transmis, je crois que ça exclut notamment l'information en outreem et ça exclut aussi l'information des Frances 3 régions. C'est aussi pour ça que je me permettais de mettre ça en regard avec le montant de l'information chez TF. Je juste une une précision parce que vous avez euh fait la comparaison avec euh les Jokers et notamment Jean-Baptiste Marteau.
Euh alors si se trouve que je travaille dans le journal télévisé depuis un petit moment sur France 2 et sur France 3 et en fait euh c'est absolument pas une nouveauté que euh il arrive qu'un joker pendant les vacances scolaires fasse des meilleurs scores que le titulaire. Pourquoi ? Et c'est très simple, le contexte de concurrence pendant les vacances n'est pas le même que pendant le reste de l'année.
Il n a pas échappé que il un certain nombre de talk show que nous avons en face de nous par rapport au 20h sont en rediffusion ou parfois cessent leur diffusion. Donc en fait le le contexte en fait de concurrence n'est pas le même et ce n'est pas du tout faire un jure au aux qualités professionnelles de Jean-Baptiste qui fait un excellent travail mais le contexte explique bien des choses et le contexte est le même pour TF1. Je veux pas donner les chiffres de de mes concurrents, mais il me semble, si vous le vérifiez, vous vous verrez que je ne me trompe pas, Jean-Baptiste Boursier quand il remplace Gill Boulot fait des meilleurs scores aussi pendant les vacances.
C'est une règle qui est liée à un contexte de concurrence et un public télé qui est plus nombreux aussi pendant les vacances. Et si et si vous me permettez pour clôturer pour qu'on passe à autre chose, mais si je veux puisque vous m'avez interpellé vous dire également alors d'abord Jean-Baptiste Marteau, je salue son travail et je vous invite à le regarder tous les matins sur la chaîne info de France info puisqu'il présente la matinale et qu'il le fait très bien que j'ai moi-même poussé à titre personnel pour qu'il soit mon joker. J'en ai parlé avec la direction et je suis très contente qu'il soit mon joker.
Mais ce qu'il vous dit est une vérité qui dure depuis 20 ans. C'est-à-dire que Julien Arnaud faisait des meilleures audiences qu'Anophie la Pix, que Thomas Soto faisait souvent des meilleures audiences que Laurent de la housse. Pourquoi ?
Parce qu'il y a plus de monde à la télé pendant les vacances et surtout qu'il y a pas les concurrences. Nous, on a la concurrence entre 20h et 21h de quotidien de C'est à vous et de de l'émission de de Cyril Anouna. Ils sont en vacances en général les de semaines de Noël, ils sont en vacances mais malgré tout, je tiens à vous dire euh que la semaine de janvier 4003 400 mlion3 en moyenne sur toute la semaine, c'est un record avec les fêtes.
C'est un record par ailleurs, quand on reçoit Sébastien le cornu et qu'on fait 7 millions, c'est un record depuis 20 ans. Et enfin, je vais terminer sur les audiences parce que vous donnez des chiffres, mais moi les études évidemment pour préparer cette cette audition, je les ai demandé, disent qu'on est en hausse par rapport à la période que vous dites qu'on est en hausse sur l'ensemble du journal plus de points de hausse sur l'ensemble du journal entre septembre et décembre. Et par ailleurs, ils me disent donc je vous le dis, c'est la chaîne France 2 qui progresse le plus sur 1 an entre 20h et 21h en dehors de W9 et de Cyril Anouna.
C'est entre 20h et 21h celle qui progresse le plus sur cette vague d'audience. Et croyez-moi, on va continuer et vous vous nous jugerez, vous jugerez les équipes en juin parce que ça met du temps, ça met du temps de s'installer, de de d'apporter des changements, que les gens s'habituent mais là les euh les signaux que nous avons depuis notamment décembre et janvier sont extrêmement encourageants. Vraiment, je vous le dis et on sait lire des courbes d'audiences.
Merci à vous. Merci beaucoup. On regardera de près les audiences.
On vous souhaite les meilleurs succès. Monsieur le rapporteur. Merci madame Salamé.
Effectivement, je pense qu'on est tous à se réjouir de ces bons signaux d'audience récent et vous avez évidemment tout notre soutien pour ça. Je voudrais vous poser au-delà des audiences maintenant une question en plus sur la direction de l'information chez France Télévision dont vous dépendez. Euh vous n'ignorez pas que monsieur Sidon Gomez est aujourd'hui le numéro 2 de France Télévision et qu'il a repris récemment en octobre dernier aussi la direction de l'information.
Lorsqu'il a été recruté par Delphine Ernut, monsieur Sidmont Gomez ne disposait d'aucune expérience dans les médias et son parcours professionnel n'était cantonné qu'à des métiers ou à des fonctions exclusivement dédiées à Europe écologie les verts. Lorsqu'on le recherchait sur internet jusqu'à l'été dernier, il était présenté simplement sous l'intitulé d'activiste politique. La semaine dernière, on a interrogé la direction de l'information de France Télévision et notamment monsieur Cara, ancien directeur de l'information, qui rappelait la rigueur, l'exigence et la responsabilité qu'implique la détention d'une carte de presse.
Or, monsieur Sidon Gomez qui est le directeur de l'information et le numéro 2 de France Tévision qui se trouve aujourd'hui à la tête de près de 3000 journalistes dont vous ne dispose pas de carte de presse. Monsieur Cara ancien directeur de l'information de France Vision a résumé cette situation lors de notre audition par une comparaison plus qu'équivoque, je le cite, il explique que il compare cette situation à celle de certains ministres qui occupent des postes dont il ne serait pas forcément spécialiste. En tant que journaliste placé sous son autorité, est-ce que vous considérez que monsieur Sidmont Gomez est pleinement légitime pour exercer ses fonctions ?
Vous qui avez une vingtaine d'années d'expérience comme journaliste, est-ce que vous avez le sentiment d'apprendre auprès d'un manager même indirect comme monsieur Sidmont Gomez ? Peut-être juste une précision parce que vous avez fait une petite erreur, monsieur le rapporteur, le directeur de l'information de de Francison, c'est monsieur Philippe Gorbet. Effectivement là, vous avez raison, il sera a priori mais on s'en assurera sous l'autorité de monsieur Silbon Gomez.
Mais voilà et puis peut-être que vous pourrez répondre madame Salamé si le rapporteur vous interroge. Ce sera une question sur Philippe Corbé que vous avez connu peut-être et ça serait intéressant d'avoir votre tour mais je vous laisse répondre à la question du rapporteur sur monsieur Sidbon Gomez qui est donc directeur des antennes des programmes numéro 2. Là aussi je vais répondre je voudrais laisser HGO Planard dire d'abord deux mots sur Stéphane Sibon Gomez parce que là aussi tu es depuis bien plus longtemps que moi à la à la rédaction de l'info et ensuite je vous dirai ce que j'en pense.
Non, c'est important de préciser comment fonctionne une rédaction. Euh pour répondre à votre question, euh la rédaction en chef du 20h dépend de la direction de l'info. Et en fait, nous seuls interlocuteurs quand on travaille au quotidien pour réaliser le journal, le meilleur qu'il soit, euh c'est la direction de l'info et seulement la direction de l'info.
Nos échanges éditoriaux, c'est la direction de l'info et seulement la direction de l'info et en conférence de rédaction, c'est la direction de l'info qui est là et personne d'autre. Donc je cette question est tout à fait légitime mais dans l'exercice quotidien de notre travail, je ne vois pas un quelconque problème que vous soulevez. Voilà.
Et quant à moi, alors d'abord je veux préciser que pour ce qui est du 20h, c'est Alexandre Cara qui m'a fait la proposition de rejoindre de présenter le 20h et pas Stéphane Sit Bonom, c'est c'est vraiment avec Alexandre Cara, directeur de l'information et Delphine Ern Kinsy que j'ai traité pour l'arrivée au 20h. Stéphan Sid Bonom, j'étais plus en lien avec lui quand sur la partie qu'à l'époque. Par ailleurs et ils vous l'ont dit très bien, il y a un organigramme dans France Télévision et les journalistes, tous les journalistes, le rédacteur en chef, les rédacteurs en chef du 20h, moi-même en fait on le voit quasiment pas.
Stéphane Silbongez en revanche, Alexandre Cara et à partir d'aujourd'hui ce sera Philippe Corbé que je connais par ailleurs et qui vient de de France Interre. C'est à eux qu'on parle, c'est avec eux qu'on décide, c'est eux qui nous disent "Est-ce que vous êtes sûr de commencer comme ça sur le journal ? Est-ce que vous voulez pas inviter X sur le journal ?
Est-ce que vous êtes sûr de votre hiérarchie de l'info ? Qu'est-ce que vous pensez de faire un sujet sur ça ? Stéphane Sitbong Gomez, il est au niveau de l'organigramme désormais l'info lui est lui est rattaché mais lui il est pas là.
Il est pas en salle de confe quand on fait la confe le matin et l'après-midi. Il est pas là. Donc c'est vraiment le directeur de l'information et que ce soit Alexandre Cara ou Philippe Corbé, je crois qu'ils ont tous les deux leurs carte de presse.
Merci beaucoup pour ces éléments de réponse qui qui nous éclairent. Question courte et je vous demande je vous demanderai une réponse courte. Le 26 décembre 2015, vous avez déclaré dans le Nouvel HS, je vous cite, une nouvelle génération.
La mienne a dit "Ça suffit, ce côté ont déjeunes, je te refile les questions avant l'interview et tu me fais la dépêche sur un tel sujet, c'est terminé. À qui pensiez-vous précisément lorsque vous avez fait cette déclaration ? Et depuis au sein du service public, est-ce que vous avez eu connaissance de journalistes à qui on continuerait de suggérer ou de dicter des questions ou des sujets ou des dépêches dans un cadre informel, notamment ceux de déjeuner ?
Je me souvenais pas du tout de cette déclaration, c'est quoi il y a 10 ans vous êtes allé la chercher. Mais bon, je pour je pourrais la je pourrais la redire. Un archéologue pointilleux mais également.
C'est bien, c'est bien. Vous faites votre travail parfaitement bien. Euh je je pourrais la reproncer aujourd'hui donc il y a pas de souci. je l'assume parfaitement.
Euh je pense qu'il y avait effectivement euh dans je vais pas dire dans l'ancien temps parce que il risque de se vexer, mais il fut un temps où effectivement certains journalistes, certains grands interviews et grands professionnels, je donnerai pas de nom, euh appelaient et préparaient l'interview avec euh l'invité politique la veille en disant euh effectivement bon ben voilà à cette question tu répondras à ça et cetera, ça fera une dépêche. Je crois pouvoir vous dire mais alors là je pense pouvoir parler pour le service public pour les journalistes services public pour les journalistes des chaînes privées que c'est plus du tout le cas. On est dans une période où la transparence est beaucoup plus grande où tout est checké où tout est surveillé et c'est pas du tout le cas.
Quant à moi, puisque vous me parlez de moi, j'ai fait je pense je sais pas peut-être 5000 entretiens dans ma vie ces 10 dernières années de manière aigue entre inter la télévision et cetera. Euh jamais je dis euh tu fais ça euh enfin je je leur parle pas. Et après, il y a deux écoles, vous le savez, il y a ceux qui pensent qu'il faut, c'est souvent les éditorialistes politiques et ils ont raison.
Déjeuner avec vous euh pour avoir des infos, pour nourrir leurs papiers et puis a les interviewers. Et dans les interviewers, il y a deux il y a deux catégories. Il y a ceux qui acceptent les cafés, les déjeuners et cetera et a ceux qui veulent pas.
Moi, je suis de celles qui n'acceptent pas. Je ne déjeunne pas, je ne prends pas de café. Euh certains de vos collègues ont essayé de m'envoyer des textos en disant "Est-ce que ce serait bien de prendre un déjeuner ?" Je dis non à chaque fois poliment mais je dis non parce que euh tout simplement je pense que ça viendrait vissier euh ma manière de les interroger parce que ça peut être un déjeuner qui peut être sympathique et après vous n'êtes pas assez je préfère mettre de la distance.
Voilà, je mets de la distance. Donc moi à titre personnel, j'ai quasiment jamais après en 20 ans, je sais pas mais quasiment jamais peut-être une fois ou deux en 20 ans pris un café avec un homme politique et et point ça s'arrête là. C'est le rapporteur, j'en profite pour rebondir sur votre réponse même si cette question n'était pas prévue.
Vous expliquz c'est tout à votre honneur. Je pense que vous souhaitez mettre le plus de distance possible avec les politiques, que vous en venez à refuser des cafés avec le nombre de politiques qui vous sollicitent. Quelle a été votre appréciation euh votre votre jugement sur ce qui a été appelé l'affaire Patrick Cohen et Thomas Land où ces deux éditorialistes, les journalistes figurent bien connu le visuel public ont été surpris dans un café avec des cadres du Parti socialiste tentant peut-être d'élaborer une stratégie aussi pour contrer la candidature de Rachi.
Quel a été votre premier jugement, votre première appréciation sur ces faits qui ont été révélés là, vous me demander de commenter des ce que ce que mes collègues font. Moi, je veux bien répondre à toutes les questions, ce qui sur sur ma vie, sur mon parcours ou sur ce que je fais, mais je vais vous répondre honnêtement, ça m'a choqué à un double titre. Ça m'a choqué que des journalistes soient entendus et ça m'a choqué que ça n'émuve pas plus de monde.
Voilà, c'est ce que j'ai à dire. Quand au fond, j'ai pas à commenter ce qui s'est dit ou ce qu'ils ont dit, euh je me prononce sur mon travail et je commande pas ce que les propos de mes collègues encore plus quand c'est des propos rapportés. Tu choqué que soit tendu c'està dire qu'ils aient été filmés à leur insu.
Ça que vous voulez. Absolument. Et le troisème titre, vous n'avez pas été choqué par les propos de Thomas Logrand qui explique avec Patrick Patrick Cohen Dati, on s'en occupe probablement référence à la campagne qui allait s'annoncer.
Ça ne vous a pas choqué ? Je commande pas les propos rapportés par mes collègues. Je commande ce que moi je dis, moi je fais.
Merci pour votre réponse. Un autre un autre sujet, on va pas s'attarder parce qu'on a beaucoup de questions à vous poser comme grand témoin de l'information sur le l'audiovisuel public. Le 1er novembre dernier dans votre émission Quelle époque vous avez choisi de recevoir Xlavier Bertrand pour la promotion de son dernier livre Rien n'est jamais écrit.
Alors selon le Parisien, cet ouvrage ne se serait vendu qu'à environ 200 exemplaires. 200 exemplaires ? Philippe Deviler, je le cite, il y en a bien d'autres, mais les ces livres sont régulièrement des bestsellers et publié au même moment un ouvrage populide qui a été écoulé au moment où vous avez interrogé Bertrand à plus de 100000 exemplaires.
Ma question est simple. Pour pourquoi est-ce que vous avez souhaité offrir une exposition nationale à Xavier Bertrand pour la promotion d'un livre écoulé à 200 exemplaires ? Un chiffre qui vous en conviendrait traduit un des intérêts manifeste et massif du public.
Alors même que votre émission est financée par l'ensemble des Français. Alors, elle est étonnante votre question mais je vais je vais vous y je vais je vais je vais vous répondre. Évidemment, Xavier Bertrand était invité à quelle époque en pas pour son livre mais pas seulement pour son livre pour avoir son avis sur l'État de la France.
Il a été ministre, il est président de région, il est une personnalité politique qui compte. On l'a invité, vous me demandez par ailleurs de semaines après, on a invité Jordan Bardella pour son livre qui s'est vendu à combien ? 150000, je sais pas où ils en sont.
Donc voyez, on invite tout le monde livre ou pas livre. Pour ce qui est de Philippe Devilier, on a fait la demande, on vous on veut l'inviter. C'est vous lui demanderez pourquoi il vient pas mais nous on veut bien l'inviter sur quelle époque ?
On invite on invite tout le monde. D'ailleurs, je pense que vous vous le savez, monsieur Aloncle, on quelle époque est vraiment l'émission sur le service public. Ça, je suis très fière et très à l'aise de venir devant vous ici qui invite tout le monde.
J'ai j'ai regardé, j'ai rereé. On a invité Jordan Bardella à deux reprises. On a invité Marion Maréchal, on a invité Éric Zemour, on a invité Jean-Luc Mélenchon, Sandrine Rousseau, Clémentin François Ruffin, Emeric Caron ce que je vais dire et puis évidemment le bloc central, je pourrais tous vous les citer Gabriel Atal en fonction de l'actualité, de leur actualité, de la nôtre.
Et puis a des émissions, on n'invite pas de politique, on préfère inviter des intellectuels comme Alain Finkel Crot la semaine dernière ou monsieur Devec il y a de semaines. Voilà, c'est c'est variable, on choisit, c'est c'est notre responsabilité éditoriale. Mais pour ce qui est de Philippe Devilier, je crois que la proposition lui a été faite.
Si nous écoute, il est donc le bienvenu chez vous. Merci madame Salamé. On l'a évoqué mais depuis le 1er septembre 2025.
Donc vous présentez le journal de 20h de France 2, vous le savez mais il s'agit là d'une des fonctions les plus prestigieuses du journalisme télévisé qui vous inscrit d'ailleurs dans une lignée marquante de figures de l'information telle que David Pujadas, Patrick Poivre d'Arvore ou encore Léon Zitrone. Cet honneur s'accompagne naturellement d'une responsabilité toute particulière. L'information est une matière fragile qui exige un souci constant de pluralisme, d'indépendance et d'honnêteté des objectifs qui ont, je le rappelle, une valeur constitutionnelle dans notre pays.
Monsieur le président en propeliminaire l'a rappelé. Depuis 2015, vous partagez votre vie avec Raphaël Gluxman qui est député européen socialiste, fondateur du mouvement Place publique et personnalité aujourd'hui régulièrement cité parmi les candidats potentiels à l'élection présidentielle de 2027. Chacun le sait, mais le conjoint est le plus souvent la personne à qui l'on se confie en toute transparence, que l'on soutient, que l'on accompagne dans ses espoirs et aussi dans ses ambitions.
Même si absolument personne ici ne doute de vos compétences journalistiques évidentes, quelle garantie concrète apportez-vous aujourd'hui au Français pour assurer votre impartialité, votre indépendance tant dans le traitement de l'information que dans la ligne éditoriale du journal et plus particulièrement encore dans le choix et le traitement des invités politiques ? Avant que vous répondiez juste dire ce que monsieur le rapporteur a cité des effectivement des hommes compréhent le le journal le journau télévisé. Il y a eu aussi des femmes dont certaines ont été aussi en couple avec des responsables politiques.
On pourrait citer Christine Okraine, Béatrice Schnberg et elles avaient à l'époque effectivement mise en œuvre ou pris pris pris des des engagements. Par exemple celui de se mettre en retrait si leur conjoint était candidat à des élections. Et j'indique juste parce que j'aurais dû le faire en introduction et peut-être que vous pourrez le confirmer, ça permettra de répondre à la question du rapporteur que vous aviez que vous avez indiqué que si euh Raphael Gluksman se déclarait à l'élection présidentielle, vous en tireriez toutes les conséquences et vous met vous mettrez en retrait comme vous l'avez fait en mars 2019 lorsque vous avez cessé présenter des missions politiques sur France 2 ainsi que la matinale de France interre puisque votre compagnon était candidat aux élections européennes.
Je vous laisse répondre à la question du rapporteur sur les garanties. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, je veux d'abord dire ici, c'est important qu'avant d'être la femme de quongque, je suis une journaliste indépendante, honnête et une femme libre. Maintenant, on va pas être dupe.
Tout le monde ici, plus qu'ailleurs, d'ailleurs, a en a dans l'esprit qu'il y a une présidentielle dans un peu plus d'un an et que les Français se posent la question, c'est légitime, mais j'ai pas attendu la commission d'enquête pour y répondre et pour adopter une ligne de conduite extrêmement claire. En 2019, quand mon compagnon a décidé d'être candidat à l'élection aux élections européennes, j'ai je me suis retirée de l'antenne le jour même de sa candidature et je précise contre la vie de ma hiérarchie à l'époque qui ne voyait pas pourquoi je devais sortir de l'antenne. C'est moi qui ai pris les devants et je suis sortie. 5 ans plus tard, en 2024, quand à nouveau il a été candidat aux élections européennes, même chose, je me suis retirée de l'antenne et cette ligne de conduite, elle vaut pour toutes les élections.
Si les candidats, je sors de l'antenne. Je l'ai dit, j'ai même préampté la question au moment où on m'a proposé le 20h ou Alexandre Cara m'a proposé le 20h ou Delphine Ernut m'a proposé le 20h. J'ai Vous savez bien que s'il est candidat, je sors et je sors immédiatement. immédiatement, je m'accroche pas, je sors.
Euh maintenant, entre ces élections, j'ai pu continuer à mener mon travail en toute impartialité. Je veux dire, il a été député et il est député européen depuis 7 ans et ça fait 7 ans que j'ai pu faire les émissions politiques les plus écouté en primetime où j'ai reçu absolument tout le monde. Tout le monde est venu.
J'ai pu tous les matins inviter vos collègues ou vous-même parfois le matin à la radio et vous êtes venu sur quelle époque également vous êtes venu alors qu'il était député européen et la plus grande preuve de mon impartialité s'il devait en avoir une c'est le débat d'entre deux tours il y a 3 ans. Je veux dire si une seconde Emmanuel Macron ou Marine Le Pen avait ne serait-ce qu'un petit doute sur mon impartialité, vous pensez sérieusement que j'aurais été autorisée à arbitrer ce débat au côté de Gill Boulot ? Non non, je l'aurais pas fait.
Je reçois près de 400 invités par an. Vous pouvez juger que mes interviews sont bonnes, moyennes ou ratées, mais jamais personne n'a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo. Je n'ai jamais fait jamais fait. une seule interview sous l'influence de quiconque.
Par ailleurs, monsieur le rapporteur, je sais pas si vous êtes marié ou pas, c'est votre vie privée, ça ne me regarde pas, mais on finira par savoir, mais pensez-vous vraiment qu'en qu'en 2026 une femme pense forcément comme son mari, qu'une femme vote forcément comme son mari, qu'une femme prie comme son mari, qu'une femme fait ce que lui demande de faire son mari. Vous pensez sérieusement qu'on en est là ? Je le pense pas moi.
Et attention, c'est pas seulement un principe féministe que je vous dis là parce que ça aurait pu être l'inverse, ça aurait pu être un homme. C'est un principe républicain. On n'est pas jugé sur les opinions de son conjoint.
On n'est pas condamné pour les opinions de son conjoint. Par ailleurs, le vote, il est personnel et il est secret. Maintenant, on pourrait se demander à contrari pourquoi je me retire à chaque fois.
Vous savez qu'il y a beaucoup de gens qui me disent "C'est pas normal que tu te retires. C'est pas normal qu'on demande toujours aux femmes de se sacrifier." Pourquoi je me retire ?
Ben, je vais vous répondre. Parce que je ne veux pas que les Français puissent avoir le moindre doute, la moindre petite suspicion. Mon indépendance, mesdames et messieurs les députés, c'est mon talis.
J'y tiens plus que tout. Et ce qui me lie au français, ce qui me lie au public, c'est ce c'est un lien qui est extrêmement fragile et qu'on appelle la confiance. Merci pour cette réponse.
Merci. Allez-y rapidement alors. Allez-y, allez-y.
Mais oui, rapidement, allez-y. Rapidement, il y a un point qui est qui est fondamental, c'est que le travail de rédaction en chef d'un journal, c'est un travail collectif. C'est un travail collectif entre nous et c'est un travail collectif avec les services.
Et donc pour tout ce qui concerne la politique, c'est un échange. Et les évidemment ne décide pas toute seule de tout. C'est un travail collectif.
Pardon ? Pardon. Oups.
Je veux juste préciser, monsieur le président, parce que vous avez rappelé d'autres femmes. Euh on me rappelle souvent la jurisprudence Saint-Clair ou la jurisprudence Béatrice Schenberg. Il se trouve que quand j'ai accepté le 20h, je les ai appelé à l'une et à l'autre.
Est-ce que parce que on réécrit parfois un petit peu l'histoire, je voudrais juste préciser que dans ces deux cas-là, Béatrice Schenberg et Anne Saintclair, et bien Anne Saintclair, elle est restée à l'antenne pendant des mois et des mois alors que son mari était ministre. Il était ministre de l'industrie et elle présentait cette surcette tous les dimanches. Il était ministre de l'industrie.
Ce n'est que quand il a été nommé super au super min au super ministère de Bercy à l'époque, c'est-à-dire qu'il était le numéro 2 du gouvernement de Lionel Gesprin de l'époque. C'est à ce moment-là qu'elle s'est retirée. Quand à Beéatrice Schenberg, elle est restée présentée le 20h de France I pendant des mois et des mois alors que son compagnon, vous le savez même par mentier, alors que son compagnon était ministre sous-jacir et elle ne s'est retirée que 6 semaines avant la présidentielle, je crois, ou 2 mois avant la présidentielle au moment de la campagne officielle.
Donc je vous le redis, les règles sont très claires pour moi à ce stade, sauf si vous avez l'un ou l'autre des informations que j'ai pas. Il est pas candidat, il est pas candidat. Euh ça vous fait marrer mais c'est il est il est il est pas candidat et aujourd'hui il est député européen.
Moi je mène mon travail en toute impartialité, en toute indépendance. Personne me tient le crayon et je ne suis pas une femme sous influence. Si un jour, dans 6 mois, dans un an, il se décide à être candidat, je quitte le 20h immédiatement.
Merci. Je crois que c'est très clair. Merci.
Merci beaucoup pour votre réponse et je voudrais vraiment pas faire de cette audition uniquement le enfin faire de cette question uniquement le point central de cette audition. Donc je me permettrai de poser une deuxième et dernière question sur le sur le sujet. Je pense que vous l'avez vu dans ma façon de présenter les choses.
Je ne remets nullement en cause vos compétences et personne ici d'ailleurs ne le fera, j'en suis certain. Votre carrière de journaliste est longue de plus de 20 ans et elle vous rend d'ailleurs parfaitement légitime pour présenter ce journal important du 20h de l'audisel public sur France 2. Vous étiez aussi, vous l'avez rappelé, Léa Salamé avant de rencontrer Raphaël Luxman.
Mais au cours de ces auditions, les notions d'indépendance, de pluralisme et neutralité ont été largement évoquées. C'est d'ailleurs l'une des trois dimensions qui nous ont incité à provoquer cette commission d'enquête. On a eu des situations qui ont révélé des traitements différenciés selon les personnes et les contextes politiques.
Et c'est précisément d'ailleurs parce que les règles doivent être les mêmes pour tous qu'une question se pose. Je vous demande donc de me répondre simplement et de la façon la plus sincère possible. Est-ce que vous pensez vraiment que si vous étiez la compagne de Jordan Bardella, vous seriez aujourd'hui toujours à la tête du journal de 20h de France 2 ?
Bon, moi je je vous allez je vais vous laisser répondre. Je je le redis quand même parce que c'est une question importante que le rapporteur que tous les Français se posent. Je crois que vous avez apporté des réponses claires.
Maintenant, je pense quand même qu'après des siècles et des siècles de de combat, on peut quand même accepter que dans notre pays une femme libre ne délègue ni ses choix politiques, ni sa pensée à son mari. Non, mais je dis je termine. Merci.
Je pense que je peux m'exprimer 2 minutes dans cette commission d'enquête. C'est c'est agréable. Merci monsieur le rapporteur.
C'est agréable. Non, pas à chaque question. J'ai même pas posé de question.
Pussiez-v exprimer. Je le dis clairement madame Sam vous répondre. Elle vous a déjà apporté un élément de de réponse en vous disant que le jour où monsieur Glixman sera candidat à la préentielle, elle s'y retirer.
Personne ne l'interdit en France. Il y a pas des députés qui ont fait des lois, fait voter des lois dans notre pays pour interdire à un journaliste ou une journaliste d'exercer son métier parce qu'elle entretient des liens personnel avec un responsable politique. C'est la loi de notre pays.
La loi de notre pays n'interdit pas une journaliste d'entretenir des liens personnels. Donc la question elle est est-ce que c'est c'est donc une supposition si vous étiez la compagne de Jordan Bardella qu'est-ce que vous ferez ? Merci monsieur le président de reformuler ma question.
Je pense qu'elle était très claire. Je n'ai pas besoin de leçon. Je pense que j'ai mis je pense que j'ai mis tout le contexte nécessaire et personne ici ne remet en question et en cause les compétences de madame Salamé.
Donc monsieur le président, au lieu de reformuler exactement avec les mêmes termes les questions que je pose, je vais vous demander parce qu'il y a beaucoup de députés qui sont présents. Monsieur le rapporteur, on aimerait donner la parole à tout le monde au lieu. Monsieur le rapporteur, je formuler chacune de mes questions, je vais simplement vous demander qu'on puisse avancer dans le débat parce que l'idée n'est pas de faire 20 minutes ou 30 minutes sur ce sujet de de d'éventuel conflit d'intérêt auquel madame Salamé a répondu de toute façon.
Monsieur le rapporteur, que ce soit clair parce que je vous ai j'ai pas posé de questions en introduction alors que j'aurais pu passer 20 minutes à poser des questions je pour vous pu poser toutes les questions. Je dis juste que vous avez posé une question importante même Salamé vous vient de vous faire une réponse de quasiment 5 minutes pour vous expliquer les règles qu'elles s'étaient fixées. Donc elle va vous répondre à votre deuxième question, vous l'avez posé, vous aurez une réponse.
Je me permets simplement d'indiquer ici très clairement que c'est important aussi qu'on puisse juger les journalistes sur leur travail, sur leurs actions. Madame Salamé vous a apporté une réponse qui était intéressante. J'ai trouvé en vous disant que s'il y avait eu et même Parmentier pour en témoigner une suspicion sur la manière dont le débat la présidentiel, c'est pas anon le débat la présidentielle entre entre entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.
Je pense que les députés du Assemblage nationale Marine Le Pen s'en serait auusqué. Donc je vais vous laisser répondre mais je pense que c'est important aussi d'entendre les réponses que vous font les personnes additionnées pour construire un dialogue, un échange et tout ce que j'ai dit. Allez-y madam Salam.
Si on peut me laisser Allez-y madam le Salam. Si on peut Non, allez-y mam salé allez-y allez-y. Je sais pas allez-y mettez-vous d'accord.
Je suis c'est moi qui décide. Donc allez-y allez-y mam allez-y. OK.
C'est insupportable. On y va. Euh je j'ai j'ai je pense que j'ai été effectivement assez longue sur cette question.
C'est pas moi, je suis pas patronne de France Télévision. C'est pas moi qui décide qui présente le 20h. Euh c'est pas moi qui décide euh qui est nommé ou pas au 20h.
Donc je peux pas parler pour elle. Euh je suis pas la compagne de Jordan Bardella. Euh j'espère que si la compagne de Jordane Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou sur une chaîne publique.
Je l'espère jusqu'à ce que son compagnon soit candidat. Et si elle me demandait conseil, la compagne de Jordan Bardella qui serait peut-être journaliste, et bien je lui dirais tant qu'il est pas candidat, tant qu'on n'est pas en période de campagne, tu vas pas faire du tricot, il faut que tu travailles et tu es indépendante et fais-le quand il sera candidat. S'il est candidat, retire-toi pour protéger tes équipes et pour garder le lien de confiance avec les Français.
Mais je suis pas compagne de Jordan Bardeller. Julien ? Euh oui, juste préciser, puisque vous souhaitez aussi euh comprendre comment euh travaillent nos rédactions, euh l'indépendance de nos rédactions euh et le bien le plus précieux pour nos rédactions et pour l'ensemble de nos journalistes.
Et on ne transige pas dans notre rédaction sur cette indépendance. D'ailleurs, les présentateurs et les présentatrices euh portent le travail de la rédaction à l'antenne. Ce n'est pas le journal de Léa Salamé, tout comme le weekend, ce n'est pas le journal de Laurent de la Housse ou à 13h, ce n'est pas le journal de Julien Bugier.
Euh les présentatrices et les présentateurs portent chaque jour le travail de la rédaction à l'antenne. Et Hugo euh l'a commencé à l'expliquer, mais nos journées sont faites de dialogue permanents. Euh nous commençons dès le matin à parler entre nous, à échanger avec l'équipe de rédaction en chef.
Nous avons des échanges ensuite avec les chefs de service. Une conférence de rédaction le matin durant laquelle on débat, on confronte, on choisit les sujets collectivement, on choisit les angles, on choisit les interlocuteurs en relation avec les journalistes, avec les chefs de service. Nous avons une seconde conférence de rédaction à 15h30 où on recommence le débat, on regarde ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, on réangle des sujets, on regarde s'il y a des nouvelles actualités qui sont arrivées entre-temps.
Le dialogue est permanent et ce jusqu'à 20h. Et lorsque Léa s'assier à 20h dans le dans son fauteuil de présentatrice du journal télévisé, c'est bien le travail de la rédaction qui est présenté. Et ce travail est le fruit d'une journée entière de dialogue et d'échanges éditoriaux très poussé tout au long de la journée.
Je pense que pour connaître bien la rédaction de France Télévision, s'il y avait un quelconque problème, ce problème, il serait pas resté à l'intérieur de France Télévision, il y a eu zéro problème. Enfin, Léa, nous on la voit comme une conseur, une journaliste expérimentée, une femme de dialogue avec laquelle on travaille très bien. Donc la réduire à sa condition de compagne de je trouve ça un petit peu compliqué quand même.
En pression, même salamé, vous avez indiqué en réponse au rapporteur que au moment où vous êtes mis en retrait parce que votre conjoint était candidat aux élections européennes, votre direction l'avait regretté. Est-ce que la règle que vous avez fixée de dire que si Raphaël Bluxman était candidat au présidentiel, vous mettrez un retrait du journal télévisé ? Est-ce que vous avez eu la le même la même contestation de la direction de France Tévision où ils ont D'accord.
Non, pas du tout. Pas du tout. Les règles sont très claires.
Elles sont fixées avec la la direction de France Télévision. S'il est candidat encore, c'est une hypothèse he on est bien d'accord. Si jamais il était candidat, dans 6 mois, dans un an, le jour de sa candidature, je sors.
C'est très clair pour tout le monde. Pour tout le monde, pour les journalistes, pour tout le monde. Je crois que c'est clair, monsieur, merci monsieur le président. simplement pour réagir.
Je tiens à préciser que et je pense que vous vous en doutez mais j'aurais posé exactement les mêmes questions euh si vous aviez été un homme. J'aurais posé exactement les mêmes questions à monsieur Deaous par exemple s'il avait partagé sa vie avec madame Tondelier euh parce que cette commission d'enquête a aussi pour but d'éclairer d'éventuelles formes de conflit d'intérêt notamment dans le traitement de l'information. Donc moi, j'ai je ne peux pas accepter les sous-entendus que peut faire le président quand il me reprend et que je vous pose deux questions uniquement lors de cette audition qui je pense sont parfaitement légitimes et sont des questions que se posent aussi des millions de français et je vous remercie sincèrement d'y avoir répondu avec clarté.
Donc maintenant, je vous propose d'ouvrir un un autre chapitre de cette audition qui est un chapitre qui est important pour nous puis qu'il concerne les contrats passés entre l'audiuel public et les sociétés de production. Vous présentez le journal de 20h. À ce titre, vous êtes salarié de France Télévision et dans le même temps, vous êtes chef d'entreprise, vous êtes prestataire de France Télévision puisque vous coproduisez l'émission Quelle époque par l'intermédiaire de votre société Marinea Production.
Vous faites donc ainsi partie des derniers animateurs producteurs de l'audiovisuel public qui et vous allez probablement nous éclairer sur le sujet, j'ai pas tous les toutes les informations mais peut-être que vous percevez une double rémunération à ce titre au titre de salarié de Franceision et aussi au titre d'animatrice et productrice pour le compte d'une société privée qui a une délégation d'une mission accordée par France Télévision. dans le rapport de 2016 de la Cour des comptes et bien la Cour des comptes alerté explicitement sur cette pratique. Je le cite page 63.
France Télévision achète des programmes dont la présentation est assurée par l'un de ses salariés permanents et qui donne lieu à une rémunération directe par la société de production. La cour estime que doit être interdite à l'avenir la pratique du cumul de contrat entre un CDI et un CDD comme celle des salariés en CDI rémunéré parallèlement par des sociétés de production privée. Est-ce que vous rentrez aujourd'hui dans cette case d'animatrice productrice doublement rémunérée au titre de salarié de France Télévision et au titre aussi de productrice d'une émission du service public ?
Et comment si est-ce que vous expliquez que cette situation échappe encore ? à des recommandations de la Cour des comptes émises il y a maintenant 10 ans. Alors, je vais vous répondre très clairement, très clairement parce que la transparence est essentielle et encore plus quand il s'agit d'argent public.
Et c'est pour cela que il faut être très clair et que tous les éléments concernant nos rémunérations, concernant ma rémunération, concernant nos contrats de travail vous ont été transmis. Monsieur le rapporteur, vous les avez tous, il y a rien de caché. Tout est sur la table.
Euh pour ce qui est du 20h, d'abord, je tiens à préciser les choses. J'ai accepter la rémunération qui m'a été proposée sans discussion et sans négociation aucune. France Télévision m'a dit que c'était la même rémunération que mes prédécesseurs au 20h.
Je n'ai pas demandé 1 € de plus. Par ailleurs, et vous le savez, la grille des salaires, elle est auditée, elle est contrôlée par un contrôleur d'État. Et je crois même pouvoir vous dire ici devant, je suis sous serment he devant la représentation nationale sans difficulté que ce sont des salaires qui sont qui sont très confortables mais qui sont bien inférieurs au salaire des chaînes privées.
J'ai par ailleurs moi-même reçu des offres de chaînes privées de télé et de radio ces dernières années qui étaient beaucoup plus lucrative que ce que je gagne sur le service public. Mais j'ai jamais été guidée par euh le l'appel du gain, la pas du gain et j'ai toujours fait le choix du service public par conviction. Maintenant, je ne me plains de rien.
Je ne me tiens plains absolument pas de ma situation. Mais juste que ce soit bien clair, pour ce qui est de mon salaire, c'est la même chose. Je n'ai pas négocié, pas discuté, pas demandé un centime de plus.
Euh et pour ce qui est du montant, vous me le demandez pas, mais c'est très clair. La direction de France Télé et ce sera une règle qui va s'appliquer à tout le monde, à tous ceux que vous auditionn estime que ces informations sont confidentielles et nous a demandé de ne pas les adresser publiquement. Euh je me conforme à cette consigne, mais vous les avez, vous avez tout.
Pour ce qui est maintenant mon statut à France Télévision, puisque vous avez parlé la coproduction, donc je présente le 20h, on est d'accord et là je suis salariée. En parallèle, je suis coproductrice effectivement depuis plus de 3 ans. de quelle époque émission que j'ai pensé que j'ai créé et je suis coproductrice de quelle époque comme l'été avant moi Laurent Rier et Thierry Hardisson qui étaient coproducteur de leur émission parce que c'est une émission très importante que chacun de ces animateurs construit, façonne et écrit et que c'est important qu'on soit coproducteur.
Par ailleurs, il y a un point très important que je tiens à préciser puisqu'il s'agit d'argent public, c'est que j'étais productrice de quelle époque avant d'être salarié de France Télévision. Pour être très clair, je me suis pas servi de ma position de salarié de France Télévision ou d'être au 20h pour réclamer une quoi que ce soit d'autre puisque je l'étais déjà et que il n'y a pas, c'est très clair, aucune incompatibilité ni juridique, ni légale ni éditoriale à faire les deux puisque dans mon contrat de travail, je suis à 4/5e sur le 20h de France de France 2 et à 1/5e sur quelle époque comme j'étais à 4/5e sur le contrat de matinal de France Interre et j'étais à 1/5e sur quelle époque, pourquoi j'ai voulu être productrice ? Vous pourriez vous poser la question d'abord parce que c'est très important pour moi et je l'ai fait pendant 10 ans à la matinale d'Inter de faire monter des talents.
C'est un des une des choses que j'adore faire. J'aime placer les gens, j'aime monter les talents, j'aime j'aime faire émerger les gens qui me qui me tapent dans l'œil. Et par ailleurs, je tenais à être coproductrice de cette grande émission du samedi soir parce que une fois de plus, je l'incarne, je l'écris, je la programme, je la structure et je voulais la maîtrise éditoriale et je voulais aussi un droit moral sur cette émission.
Si j'étais pas coproductrice, pour vous dire les choses clairement, cette émission pourrait sans mon accord être animée par quelqu'un d'autre. C'est comme ça. Ou alors elle pourrait être achetée par une société étrangère sans que je donne mon accord. par exemple une société russe qui voudrait racheter le format de quelle époque si j'ai pas de droit de regard on peut la vendre même si ça me plaît pas et ça je ne le souhaitais pas ailleurs et ça ça parlera aux femmes qui sont là il y a très peu de femmes productrices sur le marché encore et c'était important pour moi de le faire et par ailleurs, je vais vous confier une anecdote qui m'a été faite un conseil qui m'a été fait par un grand grand patron d'une grande chaîne privée que je citerai pas il y a 10 ans quand j' je suis arrivée chez Laurent Ruquier comme chroniqueuse et je lui avais demandé des conseils.
Je l'avais rencontré, je lui avais demandé des conseils et la première chose qu'il m'a dite ce ce grand patron euh c'est créer ta boîte de production. Pourquoi il m'a dit ça ? Créer ta société de production.
Il m'a dit en cela, les hommes et les femmes font très différents. Les hommes, tous les animateurs, les journalistes, dès que ça commence à marcher pour eux, ils créent leur boîtes de production pour proposer des nouveaux projets, pour lancer des documentaires, des nouvelles émissions, pour faire monter d'autres talents. Ils le font très vite et comme ça, ça leur donne une indépendance par rapport au diffuseurs.
Les femmes elles le font pas. Les femmes, elles sont souvent salariées de producteurs et elles ne le font pas. Et à partir de 50 50 55 ans, elles se font dégager.
Elles se font dégager et elles ont plus rien. Donc j'ai mis du temps à appliquer son conseil. J'ai mis 8 ans à appliquer son conseil.
Il me l'avait donné il y a il y a 10 ou 12 ans. Euh mais au moment où j'ai euh où France Télévision m'a fait confiance pour animer Quelle époque et lancer ce nouveau projet, je vous rappelle, que j'écris et que je façonne, à ce moment-là, je me suis dit il est temps pour moi d'avoir un droit moral et un droit de regard sur cette émission. Et une fois plus, vous avez tous les contrats, tout est sur la table, le budget, tout tout vous a été transmis et si vous avez besoin d'autres éléments chiffrés sur quelle époque, je vous les donnerai.
Pas de problème. Juste un élément de précision, je vous donne la parole, monsieur le rapporteur. Dans cette commission d'enquête, on explore effectivement les liens entre les sociétés de production et l'audiuel public.
Vous avez parfaitement raison de rappeler que les présentateurs d'émission phare du service public en l'occurrence de France 2, pour ne pas citer Laurent Ruquier ou Patrick Sébastien étaient eux-mêmes producteurs et que donc dans les dans la série d'auditions que nous ferons à la fin de cette commission d'enquête, c'estàdire d'auditionner aussi les anciens producteurs pour comprendre les contrats qu'ils avaient avec le public et j'imagine que le rapporteur sera intéressé aussi savoir le montant de ces contrats. Vous avez effectivement cité l' Enrué, on aurait pu citer Patrick Sébastien. Il y a effectivement eu des hommes qui ont eu des leurs propres sociétés de production et qui ont animé des sociétés phares, des émissions phares de l'autel public et que cette commission d'enquête pourra de manière tout à fait pertinente les auditionner.
Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président. Merci madame Salamé pour pour vos réponses. Vous évoquez effectivement les figures de Thiry Hardisson et de Laurent Roquet.
J'espère ne pas me tromper, mais je ne pense pas qu'à l'époque, ils étaient à la fois salarié de France Télévision et aussi producteur et animateur des émission qui avait cours sur l'audiuel public. Ça a été des une recommandation majeure de la Cour des comptes dans ces deux derniers rapports. Pourquoi ?
Très simplement, pourquoi est-ce que vous avez pas voulu vous y soumettre ? Et par ailleurs, je me permets de de rebondir aussi sur le rapport que le député Emeric Caron a réalisé en octobre 2025 sur leuel public, notamment sur les situations de cumul de rémunération. Il dénonçait ces rémunérations, je le cite, des réponses de France Tévision marqué par leur imprécision et par un refus manifeste de divulguer les chiffres réels, ce qui interroge fortement.
Et dans mes propres travaux depuis le début de cette commission d'enquête, je peux en témoigner, mais la coopération avec France Télévision s'est révélée très difficile, s'agissant de la communication de certains documents ou s'agissant aussi parfois de réponses apportées lors des auditions. Donc mais deux questions vont être très simples. Pourquoi ne pas faire preuve d'une totale transparence ?
Et vous avez fourni tous les documents nécessaires à ma connaissance, mais pourquoi ne pas faire preuve de plus de transparence pour expliquer aux Français combien coûte une émission de quelle époque ? Et à ce titre, combien êtes-vous rémunéré ? Et deuxème question, pourquoi ne pas vous soumettre aux recommandations de la Cour des comptes et d'arrêter ce phénomène d'animateur producteur qui a eu cours depuis des décennies et qui a suscité nombre de problèmes ?
Pour ce qui est des montants des budgets que vous demandez, la transparence, je le répète, c'est très important pour nous. Ça vous a été transmis. Après, je me conforme et vous le savez à une consigne donnée par la direction de France Télévision qui a décidé de transmettre l'ensemble des contrats par écrit parce que l'entreprise France Télévision considère que votre commission d'enquête, elle est très écoutée, elle est très écoutée par nos concurrents et que France Télévision ne veut pas que des tarifs, que des chiffres soient rendus publics à nos concurrents.
C'est une règle et vous le savez parce que vous avez eu la même réponse les semaines précédentes et vous aurez la même réponse cet après-midi et et les autres jours. C'est une règle et on on s'y conforme parce qu'on a le on a le droit en fait. C'est France Télévision nous demande ça.
Il y a rien de caché. Je veux vraiment le dire à vous et à tous les Français. Vous avez tous les tous les chiffres monsieur vous savez aujourd'hui en ce qui me concerne vous savez exactement les choses.
Par ailleurs, je vous le répète, j'étais productrice de cette émission avant d'être salarié de France Télévision. Il y avait aucune raison avec les chiffres qu'on fait sur quelle époque avec l'enthousiasme que c'est pour des millions de français qui attendent ce rendez-vous du samedi soir qui disent "Vous n'imaginez pas ce qu'on me dit sur quelle époque combien ça fait du bien combien c'est une catarcise du samedi soir je ne me voyais pas arrêter c'est mon bébé elle marche très bien on a fait plus 33 33 % sur la case dans le contexte actuel les français en parlent à la machine à café il y a des reprises sur les réseaux sociaux qui sont ahurissantes via Hugo Clément via Paul de Saint-Cern jeunes la connaissent les jeunes la regardent et c'est important. Donc je me voyais pas arrêter et par ailleurs, je suis pas la seule à être à la fois vous dis il y en a d'autres, il y en a d'autres que vous allez auditionner et voilà et tout est légal, tout est déclaré, tout est contrôlé et tout est audité.
Juste une petite question parce que il y a beaucoup de fantas sur les questions d'argent. Euh donc le rapporteur les montants et l'examinur sera de près. Vous avez évoqué, vous avez eu des offres du privé parce que beaucoup dans cette commission d'enquête, on évoque les salaires, on a l'impression que les salaires sont mirobolants et que l'audiol public surpaye ses journalistes et présentateurs.
Vous avez dit mad même Salamé que que vous aviez eu des propositions du privé. Est-ce que vous pourriez nous dire les les ratios, c'est-à-dire ce qui vous proposait deux fois plus, trois fois plus, quatre fois plus sans nous indiquer le montant de l'eau duel public pour que les Français qui nous écoutent et s'intéressent à ces questions aussi financières se rendent compte des différences de rémunération entre le public et le privé. Euh je vais pas vous dire combien ça m'a été combien ils m'ont été proposés.
Les ratios, ça dépend des propositions. J'ai eu, je vous cache pas que j'ai eu plus pas mal de propositions ces trois quatre dernières années de manière claire, de la radio et de la télé. Euh et après c'était différent.
Il y en avait qui voulaient m'embaucher en salaire, il y en a d'autres qui voulaient des contrats de production, mais c'est beaucoup beaucoup plus que ce que je gagne sur le service public. Beaucoup beaucoup plus. Euh il me semble que je l'avais noté, il me semble que Pascal pro euh avait répondu à à une question dans le magazine challenge euh qui faisait un un portrait de moi euh il y a 2 mois et qui disait "Elle a refusé euh des salaires à Nounes que lui proposaient certaines chaînes.
Et ça dans le métier, quelqu'un qui refuse beaucoup d'argent, ça court pas les rues." C'est vrai que c'est pas la pas du gain qui guide mes mes décisions, mais une fois de plus, je me plains pas du tout. Je suis très bien payé sur France Télévision et tout va bien.
Je rapporteur encore 10 minutes et à 11h30, je passe la parole au députés et au président. Merci madame Salamé. Alors simplement, vous expliquez que ces informations m'ont été transmises.
Alors à date, j'ai sollicité mes collaborateurs et les administrateurs. Les informations du coût de quelle époque des marges et de votre rémunération ne m'ont pas été transmises par France Télévision. J'imagine que vous êtes totalement indépendante de cette entrave de transmission.
C'est pas à vous que j'ai demandé ces informations, mais France Télévision, comme bien d'autres documents, ne m'a à ce jour pas transmis ces éléments. Ma question est simple. Pourquoi ?
Et j'espère d'ailleurs c'est la loi recevoir ces informations et ces documents, mais pourquoi ne pas les communiquer auprès des Français ? C'est de l'argent public. Pourquoi ne pas dire simplement le montant d'une émission de quelle époque ?
Le montant total de votre rémunération au titre du service public. Qu'y a-t-il de de si dérangeant au fond ? Pardonnez-moi, c'est c'est pas tout à fait mon secteur, mais il me semble que tous les contrats sont sur la databox depuis 2015.
Voilà. Alors, on va être très clair. On va être très clair.
Monsieur le rapporteur doit avoir ces documents. Ça, je l'ai dit, hein. Donc, s'il a pas ses documents, je vais à nouveau écrire France Télévision.
Par ailleurs, je propose au rapporteur, nous avons le droit dans cette commission d'enquête de saisir directement les sociés de production. Donc si France Télévision euh n'a pas mis, je vais le vérifier n n' n n'a pas mis, je vous fais confiance sur le rapporteur par principe mais mais je vais on va le vérifier sans assurer. Attendez, je termine m Salam si vous n'avez pas les documents sur la porteur, je dis très solennellement parce que la audition est très très regardée.
On peut également saisir les sociés de production directement et c'est ce que je ferais. Je sais directement les su de production parce qu'on est à quasiment 1 mois et demi de la fin de cette commission d'enquête et et maintenant le rapporteur doit obtenir l'ensemble des documents qu'il souhaite et c'est la loi et que ne pas le faire euh entraîne des poursuites pénales et je suis en droit même j'ai le devoir d'engager des poursuites pénales contre les organisations qui nous ne donneraient pas les documents. De la même manière que les personnes que nous convoquons devant cette audition doivent venir déférer à ma convocation.
Ils doivent également transmettre l'ensemble des documents. C'est prévu par l'ordonnance de 1958. Ne pas le faire peut entraîner des poursuites pénales.
Donc on va demander à nouveau ces documents s'ils n'ont pas été transmis. Je vous le répète de la manière la plus transparente possible. Il m'a été dit que France Télévision avait transmis tous mes contrats de travail, mes rémunérations et tout ce qui concerne quelle époque que ce soit très clair.
Ils me l'ont dit évidemment, je je me suis assurée de ça. Euh je vais me réassurer évidemment on vous enverra par écrit. Tout est absolument transparent, légal, audité, contrôlé, surveillé, il faut le dire au français parce que c'est très important.
Et euh si ça n'est pas le cas, bah je leur dirai de vous envoyer et de suite tous les éléments que vous demandez parce que euh c'est tout à fait normal que vous les contrôliez. Moi j'ai aucun problème avec ça. Il faut les contrôler.
Pour ce qui est pourquoi vous le dites pas publiquement là, je répète, je me conforme à la décision de France Télévision qui est une décision collective qui touchera tous ceux que vous allez auditionner, que vous avez déjà auditionné et que concernant la coproduction s'appelle le secret des affaires. Les concurrents n'ont pas à savoir quels sont les tarifs pratiqués par France Télé. Merci.
Juste, c'est effectivement pas notre partie, mais pour préciser les informations que nous avons, c'est que tous les contrats depuis 2015, pardon, tous les contrats depuis 2015 sont sur la data room. C'est plus de 20000 documents. Il y a normalement le contrat de quelle époque et le contrat de travail de l'A.
On est en train de vérifier et ils seront bien entendu mis à disposition s'il manquait. Pour pour avancer là-dessus, le le on a aujourd'hui des documents pour être très clairs qui ne sont pas organisés par soci de production. J'ai demandé à France Télévision à la demande du rapporteur pour qu'il puisse faire son travail d'avoir l'ensemble des documents classés par société de production parce que si on lui envoie des milliers de documents qui sont pas organisés hiérarchisés avec une arbora à sens clair, il peut pas travailler.
Donc maintenant on va avancer. On arrive à la fin de des auditions sur France Télévision. D'ici la fin de la semaine, le rapporteur doit obtenir l'ensemble de ces documents classés par société de production.
Sinon, j'imagine qu'il usera de son pouvoir de contrôle sur place et sur pièce. Merci monsieur le président. Merci madame Salamé pour votre réponse.
Je ne doute aucunement de votre intention de transparence. simplement aujourd'hui pour être parfaitement précis, votre contrat de travail au titre de présentatrice du journal de 20h de France Lévision m'a été transmis mais pas les contrats concernant votre société de production. J'entends que vous êtes tout à fait disposé à nous les transmettre et c'est pas vous qui faites entrave depuis le début mais je demande solennellement et merci au président de de le réclamer évidemment l'ensemble de ces contrats par France Télévision.
Une question sur la coproduction, vous coproduisez donc cette émission euh quelle époque avec Winter Production qui est la société d'Hugo Clément. Quel rôle exact joue monsieur Hugo Clément en tant que coproducteur notamment dans la définition éditoriale de l'émission ? Euh Hugo Clément est effectivement coproducteur de Winter Prod euh avec Régie Slamanoda et en réalité euh pendant les deux pendant les trois premières années euh du lancement de quelle époque c'est vraiment avec euh Régie SLAN Roda que je travaillais qui produit quelle époque et sur le front avec Hugo Clément par ailleurs.
Pour ce qui est de quelle époque, les trois premières années, j'avais pas vraiment de lien avec Hugo Clément sur ce qui est de quelle époque précisément Hugo Clément. Ensuite, ce qui s'est passé, c'est que il se trouve que je le connais par ailleurs, qu'on a travaillé ensemble, qu'il a été euh et je l'avais suggéré chroniqueur sur la matinale de France Interre, qu'on a présenté ensemble des grandes émissions en primetime sur France 2 qui n'étaient pas produites ni par Winterport, ni par ma boîte de production, mais par des boîtes extérieures. on a produit des on a présenté des émissions sur les arbres, sur les océans et que en juin dernier, on a fait cette grande émission que vous devez que vous avez peut-être vu avec Emmanuel Macron, avec le président de la République sur les océans en direct de Nice où il y avait le grand sommet mondial des océans et que ce jour-là, il se trouve que j'ai trouvé que Hugo Clément qui est par ailleurs, je trouve un très bon un très bon journaliste et un très bon professionnel, ce jour-là, je l'avais trouvé particulièrement excellent en faisant ces questions au président de la République, notamment quand il avait posé une question sur Christophe Castanar qui est patron de Chine et cetera.
Et en sortant, je lui ai dit "Et ben, tu sais quoi ? Tu devrais venir comme comme chroniqueur autour de la table, de quelle époque ?" Et on s'est dit euh bon, on teste sur les trois quatre premières émissions, ça marche, ça marche pas.
Ça a très bien marché. La greffe a prise, les retours qualitéspectateurs sont ravis et voilà, je suis très contente de travailler avec lui. Merci.
Une dernière question du rapporteur. Ensuite, je passerai la parole au au représentants des différents groupes politiques et j'indique que j'ai dû décaler l'audition de de Gilles Brnstein afin que les députés de chaque groupe politique puissent s'exprimer et vous interroger. Il sera donc convoqué à 16h30.
On a on a encore Est-ce qu'on peut encore Je pose la question parce que vous nous avez dit 20h ce soir. Est-ce qu'on peut décaler un combien vous nous laissez 45 1 he 1230 ? Vous vous libre à 12h30 que vous présentez le journal télévisé ce soir où on libère un Vous savez qu'on a pas été en conférence de rédaction ce qui n'arrive jamais.
Euh il y a un moment il va falloir qu'on l'écrive le journal et qu'on le pense mais il pourra pas porter sur la commission d'enquê nous empêcher. Mais allez une dernière question va falloir qu'on y aille. Merci monsieur le président.
Une question contextuelle lors du journal de 20h du 26 janvier dernier vous avez qualifié le service de l'immigration et des douanes des États-Unis ICE. Je cite de fameuses et controversées polices de Donald Trump laissant entendre qu'il s'agirait d'une forme de milice directement au service du président américain. Je rappelle pourtant que ce service a été cré en 2003, soit bien avant la présidence de Donald Trump et qu'il s'agit d'une administration fédérale pérenne de l'État américain.
Je rappelle également que le président ayant eu recours le plus massivement à ce service pour les expulsions d'étranger et Barack Obama avec près de 450000 expulsions pour la seule année 2013. Est-ce que vous admettez que cette qualification de police de Donald Trump relève davantage de l'insinuation politique que de l'information factuelle et qu'elle porte directement atteinte à l'honnêteté de l'information ? Pardon-moi, je vais je vais répondre parce que je pense que vous n'avez pas vu le sujet qui était lancé.
Dans dans le sujet, il était parfaitement précisé que depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, cette police a des moyens bien supérieurs à ceux qui avaient à ceux qu'elle avait auparavant. Euh elle a même des budgets bien supérieurs au FBI et c'est une police sur laquelle Donald Trump s'appuie pour appliquer sa politique de lutte contre l'immigration clandestine aux États-Unis. Donc la qualifiée de police de Donald Trump, c'est pas du tout une atteinte au principe de neutralité.
C'est juste signifier que c'est une police sur laquelle Donald Trump compte beaucoup pour appliquer sa politique, qu'on la conteste ou qu'on la qu'on soutienne, mais c'est un fait. Simplement Rand, vous vous ne voyez aucune forme d'entorse à l'honnêteté de l'information. Par exemple, de préciser qu'elle existe depuis 2003, que c'est pas Donald Trump qui l'a créé et qu'à ce titre, c'est pas la police de Donald Trump comme elle a été présentée en introduction du sujet.
C'était une réponse dans le reportage. Allez-y. Toutes ces informations étaient dans le reportage que ça avait été créé bien avant Donald Trump.
Merci beaucoup. Alors, je précise juste quelques quelques éléments. Monsieur monsieur Badanan, vous nous aviez proposé de prendre tout le temps pour cette pour cette audition et cette commission et vous nous avez suggéré le vendredi parce que vous ne présentez pas le journal télévisé le vendredi.
Il se trouve effectivement que pour les parlementaires, il est difficile d'organiser ces auditions le vendredi. Donc je vous remercie d'être venu un jour où vous présentez le journal télévisé. Donc c'est tout à fait normal que la commission s'adapte aussi à votre contrainte professionnelle.
Donc on va essayer de concilier l'exigence que vous puissiez rejoindre votre rédaction pour pouvoir être en capacité ce soir de parler d'autres choses dans la télévisé que cette commission d'enquête et en même temps pouvoir vous poser toutes les questions. Donc je vais demander, on va procéder différemment, je vais demander au au collègues représentants des différents groupes politiques de poser à la suite leurs questions de 2 minutes et je vous propose madame Salamé et messieurs les rédacteurs en chef de noter les questions au fur et à mesure comme ça ça vous permettra de faire des réponses des réponses globales et de gagner un peu de temps si les collègues l'acceptent et je laisse la parole pour 2 minutes à madame Parmentier pour le rassemblement national. Merci monsieur le président.
J'ai écouté attentivement ce que vous avez dit madame Salamé. Vous pensez sincèrement entre nous ? Vous pensez que vous allez réussir à convaincre les Français que vous pourriez rester actuellement à la présentation du France 2 si vous étiez en couple avec Jordan Bardella et que votre direction l'autoriserait ?
Je ne le pense pas. Le sens de ma question, vous l'aurez compris, n'est pas de vous marier à tout prix avec Jordan Bardella, d'autant plus que je crois qu'il est déjà pris. Il s'agit pas que concernant la journaliste que vous êtes, il ne s'agit pas d'une affaire de sexisme ou de machisme.
Il ne s'agit pas de trouver incroyable qu'en France, on demande à une femme de se retirer de l'antenne parce que son mari va se présenter à une élection. Il s'agit du fait que parce que Raphaël Gluxman est le candidat de la gauche, ça ne pose pas de problème que sa femme puisse présenter le JT de France 2, le JT du service public avec nos impôts, avec les impôts des Français. Et d'ailleurs, vous le savez, vous n'auriez jamais pu un jour accéder à la présentation du JT de France 2 si vous aviez été en couple avec Jordan Bardella.
Tout le monde ici le sait et vous le savez et ce malgré votre talent. Rappelons qu'en 2024 le journaliste Jean-François Achili, parce qu'il avait été soupçonné d'avoir été approché pour l'écriture d'un livre avec Jordan Bardella a été licencié pour faute grave par Radio France. Je crois qu'il en va ainsi du deux poids et de mesures dans l'audiovisuel public et qu'il en va ainsi sur le service public du selon que vous serez marié avec Raphaël Luxman ou avec Jordane Bardella.
Ce sont des questions que se posent les Français. Ce sont des questions que nous posent les Français. Je vous remercie.
Merci madame Parmentier qui vient donc de nous révéler un scoop ce qu'on appelle dans le métier de journaliste Parmier. Madame Calves. Merci monsieur le président.
Je précise comme de coutume ici dans cette commission que j'ai été membre du conseil d'administration de Radio France et de France télé entre 2017 et 2024. Madame Salami, vos propos permettent de mesurer votre attachement à l'indépendance. Euh la vôtre, celle de l'information, celle de l'audiovisuel public ainsi que votre attention à cultivere, incarnée, concilié pluralisme et féminisme.
Ma question initialement était sur la manière dont vous garantissez en tant que présentatrice du journal de 20h de France 2 l'équilibre, l'impartialité, l'information notamment dans un contexte politique et médiatique très polarisé. Je crois que vos réponses et celles de messieur Plagnard et Dupérer nous font comprendre que le dialogue et l'échange collectif en est la clé. Euh vous appelez à plusieurs reprises, vous avez cité la notion de transparence.
Euh vous l'avez vous avez aussi utilisé un autre mot, le mot de concurrence pour expliquer d'ailleurs que les coûts de programmes externalisés ne soient pas connus des Français. Alors sans m connaître le secret des affaires, je suis quand même assez interloquée par ce contraste entre volonté de transparence et la notion de concurrence service public et concurrence. Pour vous, dans quelle mesure le service public doit-il se plier à la concurrence ou s'en affranchir ?
Enfin, dans vos différentes fonctions présentes et passées dans l'audiovisuel public, avez-vous déjà été confronté à des tentatives de pression interne ou externe visant à influencer le traitement de l'actualité ? Si oui, comment y avez-vous réagi ? Merci madame Calves, monsieur Saint-Toule, pour la France insoumise.
Merci monsieur le président. En réalité, je vais pas vous faire perdre de temps. La réalité de cette audition, l'objet de cette audition m'échappe.
Quant aux qualités de Madame Salamé, je ne vais pas me prononcer sur elle. Il y a de nombreuses occasions où j'ai pensé que son travail n'était pas à la hauteur. J'ai trouvé que son interview de monsieur Ga était lamentable, que son audition de monsieur Bernard Arnaud dans lequel elle commençait en lui demandant si en lui suggérant qu'il avait fait de sa vie un monopoly était pas non plus à la hauteur qu'elle avait un rapport biaisé à mon avis au puissant de ce monde qu'elle n'était pas capable.
Vous parlez à trè personnes même céit là. Oui voilà mais je vous faites comm me soulder en fait c'est c'est bien au moi franch insoumise c'est le respect quel que soit je quel que soit les députés franchement monsieur Saintou vous avez été rapporteur vous avez même salam en face de vous adressez-vous directement à elle s'il vous plaît on parle pas des gens je l'ai déjà dit à m souet je vous le redis je commence à en avoir marre de la manière de vous comporter dans cette commission d'enquête elle est en face de vous mme Salamé non monsieur Saintou ça suffit maintenant ça suffit sinon je vous coupe le micro madame Salamé est en face de vous il y a dans notre pays des règles de civilité je les avais indiqué j'avais rappelé qu règle de civil c'estàd quand les personnes sont présentes mais j'ai politique Vous leur parlez directement vous ne parlez pas des gens la trè personne monsieur spécifiquement à madame salamé je ne construis pas vous venez de dire que c'est lamentable vousz je crois que vous avez commenté j'ai trouvé effectivement que on parle des gens comme ça vous êtes vous avez une journaliste en face de vous et vous parlez à trème personne expliquant elle a fait une une interview lamentable mais on est où ici arrêtez on est où iciée national alors on respecte les gens qu'on auditionn allez-y monsieur Saintou respectez parlez directement adressez-vous s'il vous plaît directement à même salamé si vous avez des questions à lui poser si aucune question et vous parlez d'elle la trè personne pour qualifier les interview de lamentable. On passera la parole au groupe socialiste.
Mais vous êtes président d'une commission, ça ne vous donne pas le droit de donner des leçons de politesse à aucun de vos collègues. Je crois que vous êtes en train de vous oublier. Quant à dire ce que je pense du travail de madame Lal Salamé, je peux le lui dire en face.
J'ai trouvé que votre travail était mauvais dans ces circonstances et j'ai aucune j'ai en revanche aucune question à faire là-dessus. Je n'ai pas de raison de monopoliser davantage la parole et je ne vois pas non plus l'objet de cette comm de cette audition et je tiens à le lui dire. Merci monsieur Touur.
Je vais être très clair. L'objet de cette audition c'est assez simple. On a une commission d'enquête qui porte sur le duel public sur l'information de duel public.
C'est important et intéressant d'auditionner les figures qui informment les Français sur duel public. Les Salamé présente le journal télévisé à 20h du lundi au jeudi, monsieur Deous le weekend et Gill Bstein présente une tranche d'information importante qui est celle des cas de vérités le matin. Quand on a une commission d'enquête sur l'audio public et l'information au sein du jeu de public, auditionner les personnes qui portent cette information paraît tout à fait importante de la même manière que quand vous avez mené la commission d'enquête Gard Larch, vous avez pas souhaité le faire.
Voilà. Bon ben quand Gard Larchet préra le journal télévisé de 20h, on pourra l'auditionner. Madame Adisad, il se trouve qu'il a qu'il a nommé plusieurs membres de l'ARCOM et que c'est un des sujets mais manifestement ça ne vous préoccupe pas.
Il a fait pression sur l'ARCOM mais ça ne vous préoccupe pas. Donc bon écoutez monsieur le président vraiment à géométrie variante. Non c'est pas des leçons géométrie j'ai demandé juste le respect des personnes qu'uditionn.
On a validé c'est d'ailleurs on a validé ces exigences qui me paraissent de bon sens de respecter les personnes qu'on auditionne ça me paraît simplement être le bon sens. Allez merci madam Souet. Merci madam Souet.
Mamadisadé, groupe socialiste. Merci monsieur le président. Alors moi je ne vais pas consacrer mes 2 minutes à vous poser une question.
Je vais consacrer mes 2 minutes à un rappel du cadre. Malheureusement parce qu'il y a eu une nouvelle sortie de route de la part du rapporteur. Une commission d'enquête n'est ni un tribunal d'opinion et ni un outil de mise en cause personnelle.
Ces règles avaient été établies de manière claire à la fois pardon, je l'ai dit. Merci de ne pas nous interrompre. La question estigée.
Allez-y madame madamead la parole seul monsieur le rapporteur seul madamead la parole sinon je vais su allez-y allez au bout de votre question madame donc une commission d'enquête n'a pas pour mission de mettre en cause personnellement des personnes surtout quand elles ne sont pas là pour une mission d'établir des faits d'éclairer des responsabilités et de servir l'intérêt général ces règles avaient été rappelées lors d'un bureau extraordinaire par le président. Elles avaient été également rappelées par la présidente de l'Assemblée nationale. Or, le 28 janvier dernier, lors de l'audition des directeurs et directrices de l'information de France Télévision, le rôle de cette commission a une nouvelle fois dévoyé et instrumentalisé par monsieur le rapporteur.
Cette fois, c'était madame Shirine Hardakani, avocate du prix Nobel de la paix nargues Mohamadi et des familles de plusieurs otages français qui en a fait les frais. Elle a été directement et nommément citée par le rapporteur. Vous étiez vous étiez absent, monsieur le président, à ce à ce moment-là.
Non, non, attends. S'il vous plaît, e s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, chers collègues, chers collègues, chers collègues, chers collègues, chers collègues, chers collègues, chers collègues, je j'aimerais ne pas avoir à suspendre cette audition parce qu'elle est regardée par les Français et qu'on est comptable toutes et tous ici de la manière dont les débats sont conduits à la fois dans cette commission et à l'Assemblée nationale et qu'on est comptable d'une image digne et respectueuse de nos débats. C'est la règle que j'avais fixée.
Les Français nous demandent de relayer l'ensemble des questions qu'il se posent. Le rapporteur le fait, les députés le font, mais il nous demande aussi de respecter un cadre digne et respectueux de nos échanges. Donc s'il vous plaît, madame Disadé, reprenez.
Monsieur rapporteur, laissez finir, laissez finir madame Adisadé. Elle a de toute façon 2 minutes de temps de parole. Elle va aller au bout de son temps de parole et ensuite on passera à madame Dubi Müer pour la droite républicaine.
Je vous laisse terminer. Merci monsieur le président. Dans son intervention le 28 janvier dernier, monsieur le rapporteur a insinué que madame Ardakan se présentait comme une experte de la question iranienne et que par ses interventions, elle contribue à manipuler l'information.
Je vais donc rappeler des faits. Madame Ardakani a été présentée comme une militante des droits humains et comme une avocate, à aucun moment comme une experte. Elle est invitée pour parler des dossiers en tant qu'avocate de dissident et en tant que présidente d'une ONG de défense des droits humains dont l'objet de documenter les crimes contre l'humanité et de coopérer avec des mécanismes des Nations- Unies pour poursuivre les responsables.
Vous avez également mentionné le fait qu'elle était engagée en politique alors que ses activités politiques datent de plus de 10 ans, qu'elle était candidate sur une liste d'union aux élections régionales et que son militantisme politique s'est arrêté à ce moment-là à l'âge de 23 ans. Ce qui se joue, ce n'était pas un simple débat politique. Ces attaques à domin que vous avez porté contre une militante et des droits humains visent à obtenir cette disqualification et le fait qu'on ne l'invite plus sur les plateaux.
Donc votre intervention dans une commission d'enquête visez à faire terire une parole dérangeante. Le lien que je fais c'est que je suis là pour rappeler un cadre. Cette intervention va faire l'objet d'un courrier qui va être envoyé de nouveau à madame la présidente signé par de nombreux membres de cette commission.
Vous êtes vous-même par cette intervention, vous avez fait une intervention qui n'avait aucun lien avec la commission d'enquête en incriminant une militante des droits humains. de conclure attendez monsieur le président monsieur le président c'est une nouvelle diffamation que vous venez de faire monsieur le rapporteur vient madame adisadé monsieur le rapporteur écoutez soit je suspends soit je suspends cette audition madame salamé est là pour répondre à nos questions. Elle a un journal télévisé présenté à 20h.
Elle reste un peu plus longtemps pour répondre à nos questions. Elle elle reste pas pour que nous réglions nos comptes. Donc je peux aussi suspendre convoque un bureau et on s'en parle entre nous.
Je pense qu'on est là pour auditionner Madame Salamé et messieurs les rédacteurs en chef. Ils nous accordent un peu plus de temps. On les en remercie parce qu'ils ont ce soir un journal télévisé à présenter mais ils ont aussi des réponses à nous apporter.
Madame a dit la conclusion. Mais non elle a fait la conclusion. C'est bon.
Nous allons rajouter dans le courrier le fait que vous venez de nouveau diffamer une mit en la traitant de porte-parole des mol. Merci madame Adisadé. Madame Dubi Muler pour la droite républicaine pour 2 minutes.
Merci monsieur le président. Donc par souci de transparence je souhaite rappeler que j'ai travaillé à vos côtés. en tant que corrapporteur de la proposition de loi portant réforme de l'audiovisuel public.
Avant d'en venir à mes questions, je tiens à exprimer un message de soutien. En tant que femme, je trouve profondément regrettable les attaques dont vous faites l'objet, madame Salamé. Il est désolant de constater en 2026 qu'une femme puisse encore être réduite ou reléguée dans l'ombre de son compagnon.
Vous étiez journaliste bien avant ces polémiques. Vous exercez votre métier avec professionnalisme et je tenais à vous exprimer ma solidarité. J'en viens maintenant à mes questions.
L'ARCOM a épinglé l'émission Quelle époque que vous animez et coproduis sur France 2 à la suite de l'émission du 11 mai 2025. Lors d'une séquence, l'animateur Thierry Ardisson avait affirmé à propos de gazage sit Aushwitz, faisant ainsi référence au camp de concentration et d'extermination nazi durant la seconde guerre mondiale. Si une mise au point a été faite après cette séquence, je souhaiterais comprendre comment une telle déclaration a pu être diffusée alors même que cette émission est enregistrée et montée avant sa diffusion le samedi soir.
Quelles mesures concrètes ont été prises afin que ce type de dérive ne puisse pas se reproduire ? Par ailleurs, le lundi 13 octobre, une erreur factuelle diffusée lors du journal de 13h puis reproduite au 20h a conduit à une confusion entre les assassinats du professeur Paty et Dominique Bernard. Cette erreur a suscité une indignation légitime.
Euh là encore, vous avez présenté vos excuses et une rectification a été apportée dans les éditions du lendemain. Cependant, ce dont un article du Parisien, dès le journal de 13h, le présentateur Julien Bugier aurait signalé l'erreur en direct à la régie. L'article précise également que des téléspectateurs ont alerté la chaîne par courriel et que plusieurs personnes en un terme étaient donc informées de cette erreur sans qu'elle soit corrigée pour le journal de 20h.
Cela m'interroge sur l'organisation rédactionnelle. Existe-t-il une rédaction commune aux deux journaux ou tout de moins un travail coordonné entre les deux équipes notamment dans le contexte de fortes contraintes pesant sur l'audiovisuel public ? Pourriez-vous nous préciser combien de personnes participent à l'élaboration et à la production des journaux télé et comment expliquer cette erreur qui n'a pas pu être corrigée entre les deux éditions le jour même ?
Là encore, quelles mesures ont été mises pour éviter qu'une telle situation se reproduise ? Merci. Merci madame Dubi Müer, madame Taillé Poli pour le groupe écologiste et social.
Merci monsieur le président. Je d'abord faire une remarque sur la façon dont dont dont l'audition se passe. Je suis à nouveau choquée par le fait que au nom de l'institution, le rapporteur interroge sur l'emploi de tel ou tel mot.
Euh là, ça a été sur la police ICE de Donald Trump. Et vous montrez là, monsieur le rapporteur, que finalement vous la soutenez. D'ailleurs comme lui qui demande au journaliste pour qu'il puisse intégrer la salle de presse de de la Maison Blanche d'employer tel ou tel mot.
Cela me choque. On peut le faire certes dans le débat public en tant qu'élu dire bah je ne suis pas d'accord avec cette analyse portée par les journalistes mais au nom de l'institution cela me choque. Maintenant, je voudrais poser la une question à madame Salamé et et à monsieur Plagard, à monsieur Dupérer vous parlez d'un travail collectif et je n'en doute pas évidemment le 20h ou toutes les les grands les grands journaux, les grands titres de presse, c'est avant tout une rédaction qui doit être nombreuse, fournie et dotée de conditions de travail correctes.
Cela dit, moi je m'interroge par rapport au poids des incarnations avec le fait finalement d'avoir une forme de showbsiness de de star système du journalisme qui conduit, en tout cas, je m'interroge très fortement, à une baisse du pluralisme par la à une baisse de la diversité justement de ces incarnations de leur capacité à proposer des angles différents, des visions du monde, des expériences, des parce que le pluralisme c'est pas seulement les sensibilités politiques, c'est c'est aussi bien sûr des façons différentes de voir les choses. Et moi, je m'interroge très fortement et je voudrais votre avis de professionnel sur ce choix du service public un peu à la traî du privé où on a des mêmes incarnations sur les radios, sur les télés d'un même groupe de que de que de vraiment de choisir de se limiter à une deux trois personnalités que qui reviennent tout le temps à l'antenne. Je je m'interroge très fortement et je je me demande si le service public ne devrait pas faire d'autres choix, ce qui évidemment n'empêcherait pas Madame Salamé ou d'autres personnalités comme vous, madame, de d'intervenir, mais peut-être de moins monopoliser et d'avoir plus de diversité.
C'est une interrogation. Je voudrais votre avis sur cette question. Merci.
Merci madame Tailler Poliant. Et je dis évitons ici de mettre en cause le rapporteur sur les questions précises qu'il pose parce que je il a non mais vous avez le droit de commenter, je le dis aussi, il a le droit d'interroger les rédacteurs en chef des journaux télévisés et la présentatrice sur une qualification qui a été utile dans le journal. Ce qui a permis d'ailleurs au rédacteur en chef d'apporter des éléments de réponse et de précision tout à fait éclairantes.
Je et et vous aurez vos réponses à vos questions. Je m'en assurai même poliant. Monsieur Balanan 2 minutes pour le groupe démocrate.
Oui, merci monsieur le président. Vous avez raison. évitant de remettre en pause les questions du rapporteur que celui-ci quand d'autres posent des questions évite de les de les interrompre.
Ça me semble être la moindre des politesses. Alors, j'espère madame Salamé que pendant nos petites querelles lamentables, vous avez eu le temps de préparer le journal parce que je je crois pas. Et comme il a été beaucoup question d'audience, moi j'aimerais revenir sur ce sujet.
Euh, visiblement, le rapporteur est très préoccupé de l'audience de de vos journes. Euh moi, j'ai une je considère que l'audience n'est pas tout sur le service public de l'information. C'est sa spécificité, son utilité, la nécessité de l'information publique, de l'information de et trop chose justement que l'audience.
Donc dans cette équation que vous avez avec ça a été dit et ça a été dit dans de nombreuses auditions que nous avons eu, l'audiovisuel public porte des missions que le privé ne fait pas. Il porte une présence sur certains territoires que le privé ne fait pas. Il porte par exemple un certain nombre d'envoyés spéciaux que le privé n'a pas.
Alors, comment concilier justement cette cette différence, cette nécessité de répondre à la question du de des missions qui nous sont qui vous sont données par la représentation nationale, hein, je rappelle que nous nous avons un certain nombre de prérequis et de choses que nous imposons sur ces sujets. Donc, comment faites-vous par rapport à cette course à l'audience et cette nécessité de répondre à ces missions de service public ? Ça me semble être en réalité une des questions qui devrait nous guider depuis le début de cette commission d'enquête, c'est-à-dire à quoi sert l'audiovisuel public ?
Est-ce que l'audiovisuel public est un outil qui doit être au service d'un pouvoir ? C'est une question, ça l'a été, ça pourra peut-être le redevenir. Est-ce que l'audiovisuel public est là pour défendre un certain nombre de valeurs, nos valeurs républicaines ?
Est-ce que l'audiovisuel public est un outil de souveraineté nationale ? Toutes ça sont des questions qui auxquelles il faut répondre. Merci beaucoup monsieur Baladan, monsieur Morel pour la gauche démocraté républicaine.
Merci monsieur le président. J'ai deux petites questions madame Salamé. La première, vous avez dit à plusieurs reprises que vous aviez choisi le service public par conviction puisque vous avez travaillé également dans le privé.
Est-ce que ça veut dire selon vous qu'il y a une singularité du modèle d'audiovisuel public ? Et dans ce cas, quel qu'est-ce que ça pourrait être ? Je dis ça parce que je me souviens d'une un entretien que vous aviez donné sur votre métier d'interview et vous avez dit à un moment moi ce que je cherche qu'il se passe quelque chose, je cherche le moment.
Est-ce que ça c'est pas quand même un risque de enfin est-ce qu'il y a pas un écueil où on pourrait arriver à une sorte d'infos spectacle ou d'infotainment ? Est-ce que ça va pas à l'encontre justement des valeurs de service public auxquelles vous faisiez allusion qui passent notamment par la rigueur ? Moi je je c'est une vrai une question sérieuse que je me pose parce que j'avais été interloqué par cette cet entretien que vous aviez donné. 3ème question et là ça s'adresse au à nos trois auditionnés.
Il y a un contexte budgétaire qui est très contraint et moi je voudrais savoir c'est quoi les conséquences concrètes des baisses de budget pour la réalisation d'un d'un JT de 20h ? plus précisément ce qui concerne les ressources humaines, je pense à tout ce qui est documentation, réalisation, mais aussi la conception des reportages, c'est les lieux qu'on choisit, le type de reportage et notamment tout ce qui est reportage à l'international puisque madame Salamé a dit à juste titre et c'est peut-être ce qui fait la différence avec des chaînes privées, que vous n'hésitiez pas à consacrer euh un temps important à ce qui se passe en Iran, au Darfour et c'est très utile et très important. Dernière question, enfin B mais c'est peut-être ce qui aurait dû nous obséder dans cette audition. dans un contexte où le l'information est de plus en plus consommée en ligne et sur les réseaux sociaux avec des sources dont la fiabilité et la neutralité euh sont on va dire discutable.
C'est quoi les mesures que vous mettez en œuvre pour attirer d'abord un jeune public et puis surtout évidemment pour pour leur proposer des informations qui soient fiables ? Merci. J'ai madame Souet pour une minute.
Même Scar vous vouz poser une question ? Non. Alors M Souet une minute et ensuite j'aurai deux questions et ensuite vous répondrez. et le rapporteur à quelques questions finales et on vous libère à 1230.
On va essayer. Merci madame Salamé. Vous vous êtes illustré par de nombreux dérapages et propos déplacés.
Donc je pense notamment aux Jeux Olympiques où vous aviez parlé de façon de déplacer à la mère d'une athlète décédée. Je pense à Arthus que vous aviez qualifié de chiant parce qu'il avait arrêté de boire. Je pense à madame Caillard où vous avez parlé de sa séparation de façon indélicate et assez peu féministe et forcément ça fait écho à ce que vous enfin dans ma tête à ce que vous aviez dit une fois sur Combin vous aviez dit que l'important c'est pas de décellerer la vérité.
Pour moi, un bon journaliste c'est quelqu'un qui va faire un moment où il va se passer un truc. Est-ce que vous pensez madame Salamé que votre longévitesse sur le service public s'explique parce que vous êtes là pour faire le show ? En 2015 vous aviez dit dans l'émission le supplément de Canal Plus que le 20h ce n'était pas fait pour vous, que c'était pas votre truc.
Pourquoi avoir changé d'avis 10 ans plus tard et votre conception du journalisme est-elle compatible selon vous avec ce poste ? Très bien. Juste deux questions rapides mais qui vont compléter celles des collègues.
La première c'est pour comprendre aussi la mécanique d'un journal et ça prolonge la question de madame Dubi Müller sur sur la confusion effectivement dans les circonstances de la mort de Dominique Bernard et et de Samuel Patti. Mais peut-être pour élargir et pas simplement se focaliser sur cette sur cette erreur, c'est comprendre madame Salamé peut-être votre rôle et comment s'articule le rôle de la présentatrice avec les rédacteurs en chef et la rédaction dans le choix des sujets, dans la sélection des invités notamment politiques dans les hommes éditoriaux. Comment concrètement ça serait intéressant d'ailleurs vous allez y retourner mais nous expliquer comment on construit un journal de la conférence de rédaction du matin bien comprendre la mécanique d'un journal et peut-être d'ailleurs ce que ce que vous avez manqué ce matin avec cette commission avec cette commission d'enquête et je m'en j'arrêterai là parce que sinon on ne tiendra pas les délais.
Bon, beaucoup de questions. Merci à vous tous pour ces questions. Je vais essayer d'être très rapide parce qu'on a quand même déjà passé près de 2 heures à répondre à beaucoup de questions.
Et mes confrères vont vous répondre aussi sur notamment les questions très intéressantes sur la concurrence, l'audience et cetera, sur ce qui fait la différence d'un journal de service public par rapport à d'autres par rapport à des chaînes privées. Même par mier euh je ne suis pas avec Jordan Bardella. Je décidément vous avez décidé de me marier avec Jordan Bardella.
Je sais pas si ça va lui faire plaisir mais euh je pense que vous faites un procès d'intention à au service public d'imaginer que la compagne de Jordan Bardelas pourrait pas être embauchée par le public. Je l'espère, c'est ma conviction personnelle que ce n'est pas vrai et que la compagne de Jordan Bardella ou la compagne de François Ruffin si elle était journaliste, pourrait être embauchée dans l'UVEL public. C'est en tout cas ce à quoi moi je crois.
Je suis pas patronne de France Télé mais je pense que c'est important de parler à tous les public, de parler à tout le monde, d'inviter tout le monde et je crois que vous le savez vous tous ici que moi particulièrement depuis 10 ans, j'ouvre les fenêtres, j'ouvre les portes à tout le monde sur le service public. Vous parlez de Jordan Bardella. Jordan Bardella là aussi s'il y avait un soupçon d'impartialité.
Pourquoi est-ce qu'il est venu ? Pourquoi est-ce qu'il a choisi alors qu'il était invité partout ? Pourquoi est-ce qu'il a choisi de venir sur quelle époque pour présenter son livre ? la première fois en exclusivité et sur le journal de 20h de France 2 pour présenter son deuxème livre en exclusivité.
Pourquoi ? Parce que il sait qu'en face de lui, il a une journaliste qui est pas du tout complaisante, ça il le sait. Ça lui a arrivé de de partir pas content, ça lui est arrivé de partir content.
Peu importe, à la limite, on n'est pas là pour le pour leur faire plaisir. Mais il sait en tout cas que je suis sous l'influence de personne et que c'est moi qui écrit mes questions. Ça c'est pour vous.
Monsieur Saintou est parti. Malheureusement, il a pas apprécié mes interviews de Bernard Arnaud et de Carlos Gone. C'est son droit.
J'espère que sur les 5000 entretiens que j'ai fait, il y en a une ou deux ou peut-être cinq qui trouvent grâce à ces yeux. Euh sur euh je vais venir sur Il autorise pas les qualifier de lamentable. On avance sur Samuel Pati parce que c'est très important mais on va on va y venir.
Pour les questions que vous avez posé madame Taille et Poliant et je crois monsieur Morel euh sur le le travail rigoureux sur le côté showbize. Vous avez dit moi je suis pas showbize. Je travaille comme une folle.
J'ai passé 10 ans de ma vie à aller à la radio au milieu de la nuit à pas accompagner mon fils pour travailler. Je travaillais des heures. Je donnais ma vie à mon travail.
Je compte pas mes heures. Pour le 20h, on arrive à 8h30 au travail, on en part à 22h, on a même pas le temps de déjeuner. On est là tout le temps avec les équipes, avec eux.
On travaille d'arrache-pied. Franchement, si j'avais envie de faire quelque chose de de plus facile ou de plus chobizes, j'aurais accepté des propositions qui m'ont été faites. J'ai toujours choisi quelque chose d'extrêmement rigoureux.
Ça vient de là où je viens, ça vient de mon éducation. Je travaille énormément. Euh je j'ai prouvé par mes résultats.
J'ai prouvé, je suis pas arrivée là, je suis pas arrivée là parce que je fais du clic sur les réseaux sociaux. Je suis arrivée là par mon travail et mon travail est extrêmement important et ma rigueur que ce soit sur la matinale d'interre donc on peut aimer ou pas mais qui est considéré comme l'une des plus sérieuses des rédactions les plus sérieuses, les plus genénistes que ce soit sur le service le 20h de France. Non mais je réponds je réponds pas question.
Vous avez une question sur le showbiz ? Elle a répondu. Non, il y avait deux questions.
Attendez madame Bier Polant s'il vous plaît. Il y avait deux questions. Il y a une question sur le Oui, c'est pour ça que je c'était la deuxième question.
Mais alors sur les incarnations peut-être tu peux y aller Julien de questions. Pardon madame Salam 2 secondes. Il y avait il y avait deux madame T.
Il y avait deux questions s'il vous plaît 2 minutes. Il y avait deux questions. Il y avait une question effectivement vous disiez sur la question du showbiz du de la starification.
La starfication et madame Salamé vient de vous répondre en vous expliquant qu'elle était une journaliste laborieuse et qu'elle était pas dans dans le showbiz. Et la deuxième question sur les incarnations et la diversité des incarnations à laquelle vous allez avoir une réponse par monsieur Dupérer sur effectivement comment on choisit ces incarnations et ce qui sont et ce qui représente la diversité. Tout à fait.
Une vraie question micro Salam. C'est une c'est ton micro. Ah c'est une vraie question et je vais vous répondre.
J'ai dit précédemment qu'à France Télévision, les présentatrices et présentateurs portent le journal de la rédaction et ce n'est pas le journal de la Salamé, c'est un premier élément de réponse. C'est quelque chose de très important chez nous. Après, présenter le journal de 20h tous les soirs n'est pas un exercice commun.
Cela requiert des compétences tout à fait particulières et contrairement à ce que j'ai pu entendre, non, il n'y a pas des centaines de journalistes, il n'y a pas des dizaines de journalistes qui sont capables de porter chaque soir le journal de 20h. C demande des compétences bien entendu éditoriales de l'expérience de l'antenne, de l'expérience du direct. savoir mener des interviews compliquées avec des responsables politiques, avec des responsables religieux, avec des leaders syndicaux.
Donc la palette de compétences pour parvenir euh à cet exercice quotidien euh est immense. Et Léa Salamé en l'occurrence est une des rares journalistes. Oui, effectivement aujourd'hui dans notre pays qui a toutes les compétences pour mener à bien cette mission chaque soir à 20h.
C'est notre conviction et on le voit au quotidien dans notre travail parce que comme elle le disait, nous sommes côte à côte et elle est avec nous toute la journée. Donc c'est pas une question de diversité, c'est pas une question de choix fait au hasard, c'est une question de compétence. La compétence.
La compétence. Merci. Il y avait d'autres questions d'autres collègues ?
Oui. Alors euh sur parce que je vais revenir longuement sur Samuel Pati et puis par ailleurs pardon je fais une incise mais monsieur le rapporteur sur parce que il m'a été transmis pendant pendant le sur le contrat de travail de quelle époque on me dit à France Télévision que vous l'avez reçu depuis le 14 juillet euh pardon depuis le 14 janvier. Et pour ce qui est du contrat, ça c'est pour le contrat de quelle époque et mon contrat de travail vous l'avez depuis le 12 janvier.
Époque je l'ai pas. D'accord. disent que vous l'avez mais je vais puisque France Télévision nous suit sur les réseaux sociaux, je vais leur demander parce que c'est comme ça qu'on fonctionne apparemment maintenant.
Donc je demande à France Tévision qui a l'air de nous regarder de classer les documents par soci de production. Voilà. Voilà.
Euh merci monsieur Banan. Moi c'est ma demande. Voilà pour ce qui est madame Dubi Müller, ce que vous disiez parce que je je voudrais quand même c'est c'est important avant qu'on aille sur les questions qui se sont répondues sur qu'est-ce qui fait la spécificité du service public.
On va on va venir à euh Gazaitz, l'émission avec Thierryard Disson. Euh elle a euh fait énormément réagir. On a réagi la semaine d'après.
J'ai fait un long papier où j'ai expliqué ce qui s'était passé et j'ai expliqué et Thierryardisson lui-même, paix à son âme, s'est excusé le lendemain en disant qu'il avait réagi sous le coup de l'émotion parce que on avait un un médecin humanitaire qui était en train de décrire ce qui se passait à Gaza à ce moment-là et que euh il a eu un coup d'émotion et qu'il a fait un un raccourci trop rapide. On s'est on est on est revenu dessus. C'était très important pour moi.
Vous savez, tout ce qui se passe au Proche-Orient, c'est explosif et c'est une région que je connais bien, que je suis énormément puisque je viens de là-bas. Donc chaque mot compte. Et donc on est revenu revenu dessus et puis par ailleurs dans cette émission là, 5 minutes avant précisément Thierry Adisson disait parlait de l'explosion de l'antisémitisme en France.
C'est-à-dire qu'il avait déjà dit et parlé, il avait donné son émotion aussi sur ce qui se passait en France et le fait que monsieur Gedge avait été sorti d'une manifestation. Donc voilà, on y est revenu longuement et c'est normal quand les Français réagissent, quand les Français peuvent être choqués, c'est à nous d'expliquer. Et j'ai tenu à faire un espèce d'édito la semaine d'après.
Maintenant, sur ce qui est de l'affaire euh la confusion du 13h, du 20h autour de Samuel Patti, je vais vous donner la parole Hugo et et Julien. Euh, je voudrais juste répéter pour mettre en contexte, les équipes de France Télévision produisent 100 heures par jour d'information. Le 20h tous les soirs, on fabrique une heure pleine d'infos.
Euh j'ai j'ai calculé à peu près depuis 5 mois que je fais le 20h. J'ai dû lancer 1000 sujets. 1000 sujets en moyenne.
C'est juste pour vous recontextualiser et pour vous dire tout simplement comme l'a dit Alexandre Cara avant moi, que le zéro erreur n'existe pas, que personne peut le garantir, même si on doit tendre vers ça. Maintenant, qu'est-ce qui s'est passé ce 13 octobre là ? Il y a eu une confusion effectivement à 13h qui n'a pas été corrigée à 20h.
Cette confusion, elle est regrettable. D'abord, c'est ce que je veux dire et c'est très important pour moi de le dire. Elle est regrettable parce qu'on parle des victimes.
Elles touchent aux victimes, elles touchent à leur famille, elle touchent à leurs proches. Évidemment, on peut pas se mettre à leur place, mais on peut imaginer ce qu'ils ont ressenti quand ils ont entendu ça. Une confusion du trésor qui se reproduit à 20h, c'est un dysfonctionnement.
C'est une erreur de communication et Hugo Planière va vous le préciser et on en prend notre part et j'en prends ma part mais c'est tout de suite que nous avons réagi. On j'ai tweeté très vite pour m'excuser au nom de la rédaction et au nom de du 20h auprès du public et auprès de la famille. Et le soir même le le lendemain à 13h Julien Buget a fait un rectificatif et le soir même à 20h on a fait un rectificatif.
Vous pourriez me demander pourquoi est-ce qu'on a pas fait le rectificatif immédiatement dans le 20h ? Et bien parce que ce jour-là, on reparle du proche Orient, ce jour-là particulier, ce 13 octobre, une fois de plus, ça n'excuse rien mais ça l'explique. C'était le jour de la libération des otages israéliens qu'on attendait depuis 2 ans et de la libération des prisonniers palestiniens.
Ce jour-là, on avait six entrées, six sujets sur le sujet le plus explosif qu'il soit. On était totalement concentré dessus. Par ailleurs, exceptionnellement ce jour-là, on avait deux invités, ça n'est jamais arrivé dans le 20h.
On avait François Hollande qui commentait ce qui se passait au Procharient et le prix Nobel d'économie qui venait de tomber à Philippe Aguon. On a décidé de faire deux invités. Et donc quand on a compris dans le journal que il y avait eu cette erreur, à ce moment-là, on s'est dit il faut qu'on termine, il y a encore deux interviews à faire, on va pas rajouter l'erreur à l'erreur.
Demain, on fera un rectificatif propre et sérieux. Voilà. Hugo euh merci euh pour cette question.
Effectivement, c'est euh c'est une erreur collective dont on a bien mesuré les conséquence. Merci pour votre question déjà parce que ça me permet de directement devant la représentation nationale de m'excuser auprès des familles des victimes, de m'excuser auprès de notre public et de m'excuser aussi auprès de la rédaction parce qu'elle fait un travail formidable et que cette erreur a entaché leur leur travail et vraiment de cela, je suis vraiment désolé. Euh vous soulignez un problème de communication, Léa a dit effectivement euh vous posiez la question de nos collaborations avec le trésor.
Il arrive régulièrement quand le journal de 13h fait un sujet sur un fait un reportage sur une actualité du jour qu'on la reprenne au 20h. On le fait parce que le journal de 13h est un journal de très bonne qualité. et on a tout à fait confiance dans leur travail, dans le travail de les de ces équipes et donc on reprend régulièrement le leurs éléments dans le 20h.
Ça arrive en tout cas pas pour des questions d'économie mais parce qu'en fait ça ne sert à rien de demander à des équipes de refaire ce qui a déjà été bien fait à la mi-journée. Ce qui est important aussi de savoir c'est que de notre point de vue, il y aura un avant et un après par rapport à cette erreur. Il y a eu déjà un audit qui a été fait pour essayer de comprendre comment tout ça avait été comment tout ça avait pu se passer.
Cet audit euh nous a permis de de comprendre en fait que la communication entre les éditions était essentielle. Ce jour-là, il y a une défaillance. Elle nous a permis aussi de renforcer encore nos procédures de vérification, de relecture, des textes, des infographies.
Voilà, parce qu'on sait que ce genre d'erreur là, elles entachent le travail de tout le monde et ça c'est compliqué. Elles entachent ce qu'on a de plus précieux dans le service public, notre crédibilité. Donc vraiment, je peux vous le dire euh les yeux dans les yeux, même si cette expression est un petit peu galvodée parfois à l'Assemblée nationale, euh que cette erreur, on a vraiment tout fait pour qu'elle ne se reproduise pas.
Merci. Il y avait une question même Calvel pour savoir même Salamé si dans vos fonctions au sein de public à la radio télévision vous aviez eu dans votre carrière des pressions externes ou interne ? Jamais vraiment je vous le dis madame Calvez et je suis sous serment je n'ai jamais eu de pression quelconque de l'extérieur de ma direction d'un homme politique d'une femme politique.
Jamais j'ai pu avoir des texos de d'hommes ou de femmes politiques qui étaient pas content de l'interview que j'avais fait qui était en colère. Ça c'est normal, on n'est pas là pour leur plaire. Mais je n'ai jamais eu aucune pression, jamais.
Je peux peut-être enchaîner sur vos questions très intéressantes, madame la députée et monsieur le député sur la transparence, la concurrence, l'audience et notre offre éditoriale. Effectivement à France Télévision, nous avons une particularité, c'est que les audiences ne sont pas l'alpha et l'oméga de notre réflexion. euh on les regarde bien entendu, mais euh nous pensons que c'est grâce à notre offre éditoriale, grâce à notre différenciation que nous allons pouvoir rencontrer le plus large public possible.
Euh et c'est très concret. Euh chaque soir à 20h, nous proposons euh une 2e partie du JT. On appelle ça notre P2 euh qui est 15 à 20 minutes sur une thématique précise.
On en a eu près de 70 hein depuis le début de l'année. Euh et dans ces thématiques et bien il y a du reportage, il y a du décryptage, il y a des infographies, il y a des journalistes qui viennent en plateau et on couvre tous les champs, l'économie, la dette, l'étranger. On a fait des spécials Iran, Venezuela, Ukraine, la société l'IA dans dans notre société, les exploits de la médecine.
Voilà, c'est absolument inédit et unique dans l'offre d'information télévisé de proposer cela. Euh et donc nous nous pensons que c'est en allant vers ce type d'offre, en développant ce type d'offre éditoriale que nous allons gagner la bataille des audiences. En tout cas que nous allons faire venir le plus grand nombre de possible de téléspectateurs euh euh chez nous.
Euh effectivement, les questions d'audience, elles se posent parce que on fait ce métier pour être regardé par le plus grand nombre. Effectivement, on l'a déjà dit, globalement le nombre de personnes qui regardent la télévision et ben est en constante baisse. On a pu connaître par le passé la saison passée, par exemple, des bilans contrastés.
Ce qu'on voit là avec l'offre que nous avons actuellement, c'est que nous arrivons à stabiliser nos audiences et même à augmenter notamment sur cette fameuse deuxième partie qui est vraiment très importante pour nous et pour nos téléspectateurs. Ben nous avons la satisfaction de voir que cette deuxième partie trouve son public est est en augmentation plus de points je crois sur sur un an. Et cette partie, nous avec cette partie, nous sommes la la chaîne qui qui progressons le plus également sur un an.
C'est satisfaisant parce que c'est une partie très exigeante et quand on fait 4 minutes sur la dette pour expliquer l'histoire de la dette à nos téléspectateurs, c'est un pari en terme d'audience mais c'est un choix éditorial. Et comme euh et bien le journaliste qui s'est occupé de de cette séquence est talentueux, c'était très réussi et ça a marché en audience. Mais c'est bien l'éditorial qui nous amène vers l'audience.
Juste un mot peut-être Julien, tu peux compléter sur euh je crois que c'est vous monsieur Morel qui avez posé la question sur les jeunes. Comment attirer les jeunes ? Je vaux vous dire il y a une chose parce qu'il y a l'audience et là une fois de plus on vous dit les c'est c'est encourageant et on remercie encore les équipes mais il y a les audiences numérique et là cette année c'est une explosion.
On va vous donner juste les chiffres du 20h semaine pour la semaine dernière juste sur une semaine. Julien, vas-y. Oui, parce que bien entendu, nous sommes bien conscients des évolutions et nous sommes bien conscients que les contenus que nous produisons, les contenus de qualité doivent vivre ailleurs que à 20h précisément tous les soirs.
Par exemple, la semaine dernière, donc sur nos réseaux sociaux, TikTok, Instagram, Facebook X, c'est plus de 50 millions de vues. C'est-à-dire que les en une semaine, donc les sujets que l'on a posté représentent plus de 50 millions de vues. Donc c'est une audience colossale avec des sujets qui ont une vie incroyable.
Par exemple, on a présenté un sujet sur Instagram qui présentait une avancée médicale. Comment le verre marin et ben permet de soigner les grands brûlés. C'est un sujet absolument incroyable, très étonnant.
Il est à près de 3 millions de vues rien que sur Instagram. Donc donc euh c'est c'est vraiment très important euh effectivement de préciser cela. Peut-être une question de monsieur Morel très rapidement sur les les contraintes budgétaires.
Est-ce que aujourd'hui, vu le contexte financier, vous renoncez à des sujets, vous euh réduisez vos moyens, vous réduisez la la voieure, est-ce que vous faites un journal télévisé aujourd'hui avec moins de moyens ou est-ce que les évolutions technologiques vous permettent de compenser peut-être ? Alors, par rapport à par rapport à la contrainte budgétaire, vous la connaissez hein, tout est tout est public. Euh on fait un journal avec les moyens qu'on qu'on nous donne et les moyens sont quand même substantiel.
On peut continuer à bien travailler. Néanmoins, on est comptable des données publics. Et je vais vous donner plusieurs exemples.
Euh vous parliez, euh il a été mentionné euh notre couverture de l'international. Euh la couverture de l'international, elle est prioritairement euh réalisée par les bureaux que nous avons à l'étranger. Euh ces bureaux, on en a à Washington, à Rome, à Moscou, euh en Chine.
Donc ils sont à travers le monde. Et ces bureaux-là, si je prends l'exemple de Washington par exemple, ont été renforcés avec une journaliste supplémentaire pour justement continuer à assurer un un bon niveau de de production et une qualité dans les sujets, les duplexes, les analyses qui nous sont faites. Donc ce maillage en fait de France Télévision à l'étranger, il est bénéfique pour le 20h et il est bénéfique pour toutes nos antennes puisque ces bureaux à l'étranger travaillent aussi pour France info et les autres éditions de de France Télévision.
Maintenant quand on doit se poser la question de partir à l'étranger dans un pays lointain, c'est forcément coûteux, c'est forcément aussi risqué. Et dans ce cas-là, en fait, il y a une mutualisation des coûts avec une mission qui va être partagée entre les différentes éditions. C'est-à-dire que plutôt que de partir pour un sujet, pour une édition, va se poser la question de comment en faisant partir une équipe de ou tr jours de plus, elle va pouvoir fabriquer, tourner dans de bonnes conditions un ou deux sujets de plus, ce qui permettra de rentabiliser, pardonnez-moi de pour ce terme, mais c'est c'est le meilleur que je trouve pour vous répondre, de rentabiliser cette mission pour qu' il y ait un maximum de reportage à l'issue de leur travail.
Soudain, je crois que vous aviez C'est bon. Alors, elle c'était sur rapidement c'était quoi vos ? C'était sur quoi ?
C'était sur les propos de madame Salamé sur combini le supplément. Voilà. Enfin, je je résume madame Salam.
Oui. Oui. Oui, vous avez raison.
On on me ressort souvent cet extrait qui a été coupé sur les réseaux sociaux d'une interview qui a duré 1 heure sur Combin où j'ai parlé un peu comme je suis. Sans doute vous me connaissez assez librement. Je maintiens je maintiens ce que j'ai dit ce jour-là, mais il faudrait ça aurait été mieux de prendre l'intégralité de la séquence.
Je répondais à une question du journaliste, réécoutez le le moment parce que vous verrez le moment pour le coup, vous verrez. Euh, il me demandait en gros euh comment on fait pour faire les meilleures interviews et cetera avec des Et donc je lui disais, je lui ai répondu que j'ai moi-même quand j'ai commencé mon métier commencé par tous les écueils et le premier écueil d'un interviewur, c'est de penser que ces questions sont plus importantes que les réponses. Et je lui ai dit, j'ai fait ça, j'ai fait l'erreur, j'ai fait cet accueil là.
Et je lui disais aussi juste avant le moment tronqué qui passe sur les réseaux sociaux, je lui disais ce que je pense aussi tout le monde est capable de poser des questions. Ma mère est capable de poser des questions. Voilà ce que je dis avant.
Et je lui dis à ce moment-là ce qui compte, ce qui fait une bonne interview, c'est effectivement le moment. C'est pas ma question. C'est ça que ça voulait dire.
C'est à la limite peu importe si ma question est bonne ou pas. Et le moment, ça veut dire quoi ? Le moment, ça veut dire un moment d'humanité.
Ça veut dire un moment de vérité. Ça veut dire un moment où on va vous avoir face à nous dans des interviews et on va passer outre, on va essayer de casser vos éléments de langage que vous avez tous les hommes politiques notamment et essayer de révéler quelque chose de l'homme politique qu'il n'y a pas eu ailleurs. Avoir un moment qui marquera qui fait que cette interview là, c'est pas juste de l'autre que vous entendez avec des questions attendues, des réponses attendues, mais qui va se passer quelque chose à ce moment-là qui pourra marquer ou qui pourra faire avancer les choses.
C'est ça le moment. Et de ce point de vue-là, je maintiens ce que j'ai dit, c'est-à-dire que je pense qu'effectivement tous les journalistes, tous les interviewers vous le diront, c'est la vérité. Ce qu' veulent, c'est essayer d'obtenir autre chose que juste poser les questions que euh n'importe qui d'une certaine manière pourrait poser, c'est obtenir de vous.
Ça peut être un moment d'émotion, ça peut être un moment de colère, mais quelque chose qui marque, qui fait que le français qui écoute se dise tiens là, on est passé au-delà du petit euh euh de l'eau tiède des éléments de langage du politique. Voilà ce que je voulais dire et merci de m'avoir posé la question parce que je pouvoir me justifier sur cet extrait qui passe énormément sur Twitter mais tronqué. J'aurais bien aimé qu'on qu'on le mette en entier.
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci aux collègues pour la concision de leurs questions et et celle de vos réponses.
Nous avons encore 15 minutes, le rapporteur a encore 5 questions. J'en aurai une toute dernière à la fin et je vous demanderai de de pouvoir faire des réponses courtes. Merci monsieur le président.
Des questions courtes, appel, des réponses courtes en 15 minutes. Au sein du journal de 20h, vous présentez un format court d'investigation intitulé l'œil du 20h dont l'objectif est de vérifier des affirmations, d'analyser des chiffres et d'éclairer les Français sur des sujets complexes, controversés ou médiatiques. À votre avis, est-ce que l'œil du 20h devrait consacrer un reportage aux centaines de millions d'euros de contrats de production passés chaque année par France Télévision à des sociétés privées, parfois dans des conditions qui interrogent ?
C'est tout le sens de cette commission d'enquête. Est-ce que l'œil du 20h devrait aussi s'intéresser à la prime de performance de près de 80000 € annuel de Delphine Airnut ou encore aux dépenses somptuaires engagées par la direction de France Télévision alors que l'entreprise est au bord de la fate ? Autrement dit, est-ce que l'investigation du service public peut aussi s'appliquer à son propre fonctionnement et à l'usage de l'argent des Français ?
Là, puisque vous vous interrogez sur l'œil du 20h qui est un excellent module très identifié par nos téléspectateurs et très attendu euh par par les Français qui nous regardent, je préfère donner la parole à Hugo Planard parce que pendant longtemps, il a été à l'œil du 20h. Donc, il va vous expliquer. Euh, ben écoutez, on on lira avec attention votre rapport et on jugera effectivement s'il y a matière à investiguer en temps et en heure.
Maintenant, ce que je peux vous dire et je pense que ça a été largement expliqué par Julien tout à l'heure, on travaille en totale indépendance et on travaille même sur des sujets qui peu ou prou concernne France Télévision et Julien en parlera mieux que moi, mais je citerai l'exemple des Jeux Olympiques. Les Jeux Olympiques, ça ne vous a pas échappé, nous en étions les diffuseurs. Donc être diffuseur des Jeux Olympiques, c'est parce qu'on a misé sur cet événement, parce qu'on pense qu'il est important pour la France, important pour le monde, important pour France Télévision.
Et bien les Jeux Olympiques qui étaient donc un produit entre guillemets France Télévision ont donné lieu à des investigations très poussées notamment à complément d'enquête. Je peux vous en parler, j'en étais le rédacteur en chef et je peux aussi témoigner que nous avons fait ce reportage en toute indépendance euh quel par rapport aux informations d'ailleurs qu'on avait sorti à ce moment-là. Merci beaucoup monsieur le rapporteur.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le président. Une autre question.
Le 11 septembre dernier dans l'émission politique de France I Caroline Rou recevait Mathieu Pigas en ces termes. Elle l'a introduit comme ça. C'est pas facile d'avoir des patron qui viennent dans des émissions politiques.
Mais Caroline Rou a oublié de préciser que Mathieu Pigas avait appelé à voter pour le Nouveau Front populaire en 2024, qu'il a récemment fait la une de libération en en indiquant, je le cite, je veux mettre les médias que je contrôle dans le combat contre la droite radicale. mais qu'il était aussi l'actionnaire de Media One qui produit nombre d'émissions de France Télévision, y compris certaines émissions que Caroline Rou anime elle-même. Ce qui lui a d'ailleurs valu le 5 janvier dernier un rappel à l'ordre de l'ARCOM pour manquement aux exigences d'honnêteté et de rigueur de l'information.
Vous-même, vous recevez des invités tous les samedis sur le plateau de quelle époque dans un format qu'on peut qualifier de similaire. Si demain ou samedi prochain, vous deviez recevoir Mathieu Pigas, qu'est-ce que vous diriez pour le présenter auprès des Français ? Pardon monsieur àoncle, c'est une question qui s'adresse à Caroline Rou mais pas à moi.
J'ai pas à commenter ce qu'elle fait. Par ailleurs, je crois qu'elle est salariée de France Télé, Caroline Rou donc donc voilà quoi. Et puis elle fait elle fait comme elle l'entend et elle fait très bien son travail.
Euh quant à moi, bah si je devais présenter Mathieu Pigas, je me demande d'ailleurs si je l'ai pas eu euh sur quelle époque, il me semble que oui. Il est venu euh quand il est il a sorti un livre il y a 2 ans ou 3 ans. Euh ben je l'ai présenté selon euh là, je vous avoue, j'ai pas en tête exactement les éléments, mais euh je l'aurais présenté comme un banquier d'affaires euh qui détient des médias, qui a des actions dans les médias et ensuite j'aurais interrogé effectivement sur ses positions politiques puisque il exclut pas de d'être candidat. aussi il y en a beaucoup à l'ction présidentielle mais là je vous avoue j'ai pas en tête ce que comment je leur ai comment je l'aurais présenté et je commande pas ce que font mes collègues vraiment sincèrement qui font très bien leur travail.
Vous l'aviez reçu le 21 octobre et donc le rapporteur pourra regarder la manière dont vous l'aviez présenté. C'était le samedi 21 octobre 2023. Merci monsieur le président.
Simplement en rebond. On a entendu les directeurs de l'information la semaine dernière qui nous expliquaiit que il y avait une exigence du service public, c'était de présenter systématiquement l'étiquette politique des personnes qui étaient invitées sur un plateau de l'audiovisuel public. Euh est-ce que vous demain par exemple si vous invitiez Mathieu Pilias ou n'importe quelle autre personnalité politique engagée à gauche, vous assumeriez de le présenter comme quelqu'un d'engagé politiquement ce que visiblement Caroline Rou n'a pas fait ?
Mais il est encarté Mathieu Pigas ? Il est il a juste dit qu'il vote pour le NFP il me semble. Non.
Est-ce qu'il fait partie d'un parti politique controite ? Ouais. ça et qui s'engage de contre la droite, ça c'est certain que si je l'avais, je lui poserai des questions très claires où il aurait à mon avis des réponses de gauche et je ferai ce que je fais ass systématiquement pour tous les pour tous les intervenants, c'est-à-dire une interview contradictoire.
Mais plus que ça, il me semble pas que Mathieu Pigas fait partie d'un parti où alors ça m'a échappé. Honnêtement, je j'ai ça fait longtemps que je l'ai pas reçu. Donc là, j'ai pas en tête les éléments sur Matthieu Pigas. s'il était membre euh de la France insoumise ou des écologistes ou de du Parti socialiste, je le dirai évidemment, mais je crois pas qu'il est enarté.
Je pense qu'il est chef d'entreprise. Non, il est enarté. Je sais, je sais pas.
Franchement, je vous le dis. Bon, on l'auditionnera, on lui demandera. Vous lui, voilà, vous allez l'auditionner et il vous répondra.
Demand. Allez, monsieur l'oncle, monsieur le rapporteur, pardon. Vas-y.
Merci. Merci madame Salamé. J'aimerais désormais vous poser une question qui touche à votre conception.
Je reprends. J'aimerais vous poser désormais une question qui touche à votre conception du service public audiovisuel. Vous avez animé entre 2016 et 2019 l'émission Stupéfiant qui incarnait selon moi pleinement l'émission fondamentale du service public.
Traiter des sujets culturels exigeants, les rendre accessibles et faire dialoguer des personnalités issues d'horizon très différents. Je pense notamment à Bernard Arnaud, à Michel Welbec ou Bernard Pivot dans un cadre assumant une part de divertissement. Pourtant, après seulement 3 saisons, la direction de France Télévision a décidé de réduire fortement les budgets de cette émission avant qu'elle ne disparaisse progressivement de l'antenne.
Dans le même temps, France 2 consacre aujourd'hui une part très importante de ses de sa grille à des programmes de jeux jusqu'à neuf cases par jour quand TF1 n'en propose qu'une. Comprenez-vous cette évolution de la programmation de France 2 ? Est-ce que vous considérez que la direction de France Tévision fait aujourd'hui le bon choix en privilégiant la multiplication des jeux commerciaux que l'on trouve déjà abondamment sur les chaînes privées commerciale plutôt que de choisir le développement et la pérénisation de formats culturel populaire et exigeant comme stupéfiant.
D'abord, je vous remercie d'avoir été un téléspectateur attentif de stupéfiant. Il y a beaucoup de gens qui me parlent de stupéfiant. C'était une émission culturelle moderne vivante et dont je suis très fière et j'ai pu faire à à cette occasion du lancement.
Alain Delon avait accepté d'être le parrain de l'émission et on a pu faire cette interview qui reste dans ma mémoire personnelle l'un des meilleurs moments de de ma carrière. C'est-à-dire qu'on était revenu euh dans le palais du Guépard en à Palerme pour parler et il avait c'était juste avant qu'il tombe vraiment malade et on a eu cette interview qui est un des plus beaux moments de de de ma carrière. Euh effectivement euh c'est je suis pas directrice des programmes monsieur à l'oncle donc c'est pas moi qui doit décider de ce que d'où de de ce qu'on doit lancer comme programme.
Euh je pense que les jeux sont importants. Je pense qu'une émission comme stupéfiant est importante. Je pense aussi que l'audiovisuel public est le seul endroit où vous avez une grande émission sur les livres en prime, c'est la grande librairie sur France 5.
Sur France 5. Il y a pas de chaînes privées qui peuvent se permettre de parler des livres pendant 2h en prime time à 21h. Il a ça c'est ce que permet le service public.
Je pense que l'audiovisuel public permet de faire des grands documentaires historiques, culturel. Je pense aussi, puisque j'ai été longtemps à la radio, que les podcasts de Philippe Collin sur l'histoire sont fantastiques et qu'il y a que le service public qui peut faire ça. Il y a que le service public qui peut financer aussi des programmes pour enfants.
Je pense aux Odysseées ou à Olit. Moi, j'ai endormi mes enfants quand j'étais petits avec les podcasts au lit. Ça c'est la grandeur du service public.
Ça c'est la fierté du service public. Ça sert à ça le service public. Euh euh voilà, Rachida Adati, je me souviens d'une interview que j'avais faite d'elle avant qu'elle soit ministre de la culture où elle disait "Le service public, ça fait partie du parcours de l'égalité des chances.
C'est notre patrimoine national." Elle disait "C'est important." Je vous assure que après vous leur poserez la question sur les jeux.
Moi, je trouve que c'est aussi très important. par exemple les jeux 100 % logiques de Cyril Ferot, moi je le regarde en famille et ça fait réfléchir les enfants et c'est un super jeu. Les jeux de Nagi attirent un public très large et et et je trouve que c'est très bien.
Il faut de tout sur le service public. Après le service public, oui, c'est des valeurs et c'est beaucoup beaucoup d'argent mis dans le documentaire, dans les grandes soirées, dans les grandes soirées sur l'iliétrisme, sur le handicap qui finance ça sur les chaînes privées. C'est ça le service public, c'est ça les valeurs de service public, c'est ça la fierté.
Et j'aimerais que dans cette commission d'enquête, on l'entende aussi, même chez vous, que vous en soyez fier, toutes les grandes démocraties ont un service public fort. La France a la chance d'avoir un service public fort. C'est ce qui fait notre force.
C'est ce qui fait notre exception culturelle. Faut pas l'abîmer, faut peut-être le réformer. Tout n'est pas parfait et vous avez raison, il y a des plein de choses critiquables et vous avez raison de vous en saisir.
Mais c'est très c'est très c'est énorme ce que fait le service public sur la culture, sur l'histoire, sur les grands documentaires, sur l'international. Et ça non, les chaînes privées ne le font pas ou le font beaucoup moins. Merci.
Merci. Juste peut-être pour presser la question du rapporteur, est-ce que est-ce que vous diriez que il manque une un grand magazine culturel sur France 2 comme vous avez pu en avoir vous vous en avez présenté un, il y en a eu ? Moi, je trouve que l'époque est un grand magazine culturel, on fait vendre des livres, on fait on reçoit des écrivains, on recevait encore Philippe Besson, monsieur de VCO qui nous ont dit eux ou d'autres combien il y avait eu d'impact les qui Xavier Bertrand également. pas les politiques, on va pas en parler mais mais on reçoit des écrivains sur France inter.
Ma fierté, vous savez, France Inter et France Culture font vendre des livres, font vendre des places de concert, font vendre des places de cinéma, c'est aussi leur fonction. Moi je recevais des attachés de presse après avoir reçu un réalisateur ou un acteur 3 jours après en me disant ça m'a fait exploser le nombre de places au théâtre. C'est ça aussi le service public et vraiment ça on peut en être fier.
On peut dire on peut dire ce qui marche pas mais on peut dire aussi ce qui marche bien. Merci beaucoup. Encore deux questions monsieur rapporteur.
Merci madame Sam. Oui, effectivement, encore deux questions pour rebondir sur votre précédente réponse. Je partage totalement vos mots sur la grandeur du service public, le fait d'honorer des programmes que des chaînes privées commerciales ne pourraient pas forcément diffuser.
Mais selon vous, est-ce que proposez par exemple sur France de Chafar du service public 9 jeux par jour quand TF1 n'en propose qu'un, est-ce que c'est vraiment ça la grandeur de le duel public ? Est-ce qu'on pourrait pas proposer d'autres programmes plus exigeants culturels notamment pour certains que vous avez voilà on a donc suivi l'audition de Léa Salamé par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Il reste une poignée de minutes.
Je vous propose de continuer à suivre sur YouTube cette audition. Si vous voulez revenir sur cette audition, c'est avec nous pendant quelques minutes encore. Léa Salamé donc visage du 20h auditionné audition prévu il y a l'information, il y a le divertissement et les jeux ça rassemble les Français, les Français les plébiscites.
Donc il y a ça c'est vraiment mon avis personnel. Après vous demanderez à Delphine Arnut ou vous demanderez au directeur des programmes. Franchement c'est pas à moi d'en juger.
Mais s'il y en a trop ou pas assez, c'est pas à moi d'en juger. Mais c'est bien les jeux aussi. C'est bien qu'il y ait stupéfiant.
C'est bien qu'il y ait des jeux. C'est bien qu'il y ait quelle époque, c'est bien qu'il y ait des grandes des grands magazines d'investigation, c'est bien qu'il y ait une grande soirée consacrée à l'électrisme. C'est bien qu'il y ait beaucoup d'argent mis sur l'information.
C'est une diversité. En fait, la vraie différence, vous me demandez c'est quoi la différence ? Je dirais la différence c'est l'éclectisme et la diversité du service public.
Voilà, c'est on peut tout avoir. Vous pouvez avoir des jeux, vous pouvez avoir des des émissions politiques, vous pouvez avoir des grandes soirées de d'investigation, des grandes soirées de témoignage. C'est tout ça à la fois.
Et puis aussi, c'est l'investissement dans le cinéma français, dans la fiction française. Ça fait travailler des milliers de gens, ça crée des milliers d'emplois et ça rapporte de l'argent mais du visage public. Ça fait pas qu'en coûter.
Voilà. Mais là, je sors, je pense de de de mes fonctions. C'est je vous donne des un avis qui est tout à fait personnel.
C'est une réponse qui est claire aussi travaux. Une dernière question du rapporteur. Merci monsieur le président.
Question simple. Je sais que vous allez nous quitter pour préparer le journal de 20h de ce soir. Est-ce que vous allez traiter cette audition dans votre journal de 20h ce soir ?
Et plus globalement, quel est l'éclairage médiatique que vous comptez apporter à cette commission d'enquête ? J'ai entendu un reportage au démarrage de cette commission d'enquête. Est-ce que le service public fait preuve de pudeur sur ces travaux de la représentation nationale sur les entorses au principe de neutralité, de fonctionnement et de financement de l'audis public ?
Alors, mais c'est il y a eu effectivement un sujet pour expliquer le but de cette mission parlementaire. Vous avez d'ailleurs été plusieurs à répondre à nos questions. Il y a eu aussi un deuxième sujet consacré à ces travaux lors de l'audition de Delphine.
Donc, on a fait deux sujets sur cette commission parlementaire et ses travaux. Je ne sais pas si vraiment on est en capacité de faire un sujet sur nous-même. Donc oui, ça on peut vous répondre sur cette question pour le 20h de ce soir.
Pardonnez-moi, je ne vais pas m'autolancer, ce serait totalement obsène donc non, il y aura pas de sujet ce soir sur l'audition qu'on vient de faire. En revanche, on attend avec impatience votre rapport et on verra si on ne si s'il y a matière ou pas de le traiter. Ça sera une décision qu'on prendra et je pense qu'on vous l'a expliquer assez longuement aujourd'hui de manière collective avec mes deux rédacteurs en chef, leurs adjoints et toute l'équipe du 20h de manière collective.
Merci. Si j'étais maladicieux, je vous demanderais si vous si vous inviteriez le le le rapporteur de cette commission d'enquête journal télévisé mais c'est un trait d'humour entre lui et moi. J'ai une dernière question peut-être qui va résumer ces 2h30 de d'audition.
Vous aviez indiqué au début de notre audition que vous avez reçu tout au long de votre carrière dans l'audiel public, dans le service public, des propositions du privé. Vous y avez toujours vous les avez toujours refusé et vous avez décidé de continuer de poursuivre votre carrière sur le service public audiovisuel et en l'occurrence à France Télévision. Ma question est la suivante : pourquoi continuer et poursuivre votre carrière de journaliste sur le duel public ?
Qu'est-ce que vous y trouvez ? Qu'est-ce qui vous fait dire aujourd'hui un moment important de votre carrière, vous avez évoqué, ça fait déjà plus de 20 ans que que vous travaillez, que vous êtes journaliste. Pourquoi décider de poursuivre cette carrière qui pourrait s'épanouir dans d'autres médias et à force sur privée sur le duel public ?
Qu'est-ce qu'on y trouve qu'on n'y trouve pas ailleurs ? Ce qui permettra aussi de mieux comprendre dans nos travaux la singularité peut-être duel public et et ces missions qui le différencient peut-être du privé. J'ai travaillé dans le privé avant et demain peut-être que j'y retournerai et il y a pas c'est pas mieux ou moins bien, c'est différent le service public.
Je pense qu'il y a une forme de supplément d'âme dans le service public. Je vous ai raconté dans mon liminaire d'où je viens. Je suis arrivée en France à 5 ans, j'ai été naturalisée à 10 ans.
Il y a quelque chose de viscéral chez moi aujourd'hui à cette période de ma vie d'être sur le service public. Et puis je suis fière du service public, je suis fière de l'audiovisuel public. Je trouve que c'est une fois de plus, il est critiquable.
Attention, il fait pas tout bien. Mais euh c'est une exception culturelle. Je m'y sens bien.
Je trouve que les équipes sont formidables, qu'elles s'arrachent. Je je l'ai dit dans mon émission samedi soir et je vous le répète ici, euh les 400 journalistes de la rédaction de France Télé, qui est la plus grande rédaction d'Europe travaillent avec le service public cheviller au corps. Il s'arrache du matin au soir pour faire le meilleur journal possible.
Les équipes, ça c'est important pour moi. Les équipes que j'avais à la matinale d'Inter les quitté a été un arrachecœur pour moi. Donc je vous le dis simplement, je m'y sens bien, j'y suis heureuse.
Peut-être que demain, dans 2 ans, dans 5 ans, j'irai dans le privé parce que c'est très bien ce que fait le privé aussi. Mais à titre personnel, aujourd'hui à cette période de ma vie, je suis très heureuse et très bien dans le service public de l'audiovisuel. Merci.
Merci beaucoup pour vos réponses. Merci d'avoir pris le temps de répondre à nos à nos questions. Le rapportant me fait savoir que qu'il nous manque effectivement encore des des documents liés à vos sociés de production mais que c'est pas à vous de nous les fournir, c'est à France Vision.
Donc je le redis pour conclure cette audition, je vais demander d'obtenir l'ensemble des contrats et pas simplement une année parce que en l'occurrence le rapporteur n'a qu'une année, de demander un classement par société de production pour que les services de l'administration, nos administrateurs puissent travailler de manière efficace et accompagner le rapporteur dans sa mission. et je vous remercie d'avoir pris un peu plus de temps qu'initialement prévu pour répondre avec franchise et transparence à l'ensemble des questions euh de nos collègues et de et de monsieur le rapporteur et vous souhaitez donc une bonne préparation du journal de ce soir qui sera un peu écourté en raison de notre audition. Merci à vous d'avoir répondu à nos questions et nous nous retrouvons chers collègues à 14h30 pour l'audition de Laurent de la housse qui lui a un peu plus de temps puisqu'il ne reprendra la présentation du journal qu'en fin de semaine.
M.