Dépenses sociales : le « système est à bout de souffle », s’inquiète le ministre du Travail
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Euh vous parlez aussi alors les les grandes priorités vous alors oui vous dire aussi qu'au-delà de la de des retraites euh je fais partie de ceux qui ont qui ont milité pour que on aborde aussi un sujet au combien compliqué c'est le financement de de la sécurité sociale pour faire cours je ressors de cet exercice alors j'ai affaire à des connaisseurs autour de la table moi j'ai découvert le PLFSS on est sur des rustines on voit bien que la CQ à 80 ans, très bien, elle est respectable mais le système est à bout de souffle. Bon voilà, on connaît le facteur principal, c'est la démographie. Il peut y en avoir d'autres mais la démographie est à l'évidence le facteur principal.
Les équilibres démographiques de l'après-guerre sont plus du tout les mêmes en 2026. Bon, il faut regarder cette réalité en face. Il y a aucune réponse simple au sujet mais au moins ayant le courage de le regarder en face.
Donc le gouvernement euh va donc demander à quelques experts de mener un travail de diagnostic en compilant ce qui existe. Beaucoup de choses ont été dites, y compris d'ailleurs au niveau du parlement. Je sais que une mission parlementaire a travaillé sur ces sujets et en force de proposition.
Donc je vois je sais que deux sénatrices que je que je vois ont travaillé là-dessus. Donc tous vos travaux d'ailleurs seront bien sûr utilisés. Euh voilà, partageons un diagnostic, examinons des options, après là encore faut s'arrêter.
C'est le débat démocratique, c'est le débat politique qui ira vers lesquels il faut aller. Je pense que les Français devront trancher comment ils se voient le financement de leur protection sociale parce qu'au fond, c'est un sujet éminemment important pour l'avenir de notre pays, pour le pacte social qui relie chaque français à à la sécurité sociale auquelle les Français sont très attachés. quelques chantiers de fonds qui sont dans ma feuille de route.
L'emploi des jeunes, je l'ai dit, c'est une priorité. Alors, ça va mieux mais il y en a encore des marges de progrès. Euh le c'est une réalité un peu contrastée.
Euh le taux de chômage des jeunes est encore important, mais quand on regarde le taux d'emploi, il y a jamais eu autant de jeunes dans l'emploi. Ça c'est bonne nouvelle. Mais le dénominateur, c'est le nombre de jeunes qui cherchent qui sont en position d'active a aussi augmenté.
Voilà, donc c'est un peu troublant. La bonne nouvelle, plus de jeunes dans l'emploi. La nouvelle qu'il faut travailler, c'est qu'il y en a encore plus qui demandent un emploi.
Donc le taux de chômage baisse. Donc faut continuer à travailler sur le sur le sujet. Et on sait que par rapport aux autres pays européens, même si on a progressé, on a encore des mars de progrès.
Voilà. Donc et et sur ce sujet-là, il y a pas mal de dispositifs qui existent bien sûr, on est quand même, on va peut-être en rajouter un ou deux. Je suis en train de travailler sur une dire un paquet de jeûne, une stratégie jeune complétée qu'on qu'on présentera au mois de mai et qui montrera la détermination du gouvernement avec tous les acteurs bien sûr à encore mieux s'occuper des jeunes dans notre pays.
L'orientation par exemple est un sujet clé. Voilà. Donc on reprendra tous ces fondamentaux qui font que selon qu'on les fait bien ou moins bien, on a des jeunes qui trouvent plus ou moins facilement un emploi dans dans notre pays.
Euh on travera aussi sur euh des secteurs clés en matière de souveraineté. Euh que nous dit euh si on prend si on dézoome un peu, on voit que les sujets de souveraineté sont essentiels. Euh en gros, la question centrale au-delà du ministère du travail, c'est euh est-ce qu'on veut que la France soit souveraine ou est-ce que inévitablement la France doit dépendre ou des Chinois ou des Américains ?
Voilà, en gros, voilà. Moi, je souhaite que la France soit souveraine. J'ai pas envie que la France soit ni le vassal des États-Unis, ni le vassal des Chinois qui sont deux grandes puissances, on va dire impérialiste.
Impérialiste au sens militaire ou impérialiste au sens économique. Voilà. Bon, moi j'ai la conviction que le cadre de solution, c'est l'Europe.
Il faut une France forte dans une Europe puissance. C'est que nous tout seul, c'est pas suffisant. C'est le cas pour l'Allemagne aussi.
Même l'Allemagne tout seul pèse pas lourd devant la Chine. Ensemble ensemble on peut faire des choses. Donc je pense le cadre de renforcement de la souveraineté passe par une Europe plus forte et après ça se décline.
Souveraineté militaire parce que le monde est devenu militaire qu'on le veuille qu'on le veuille pas. Il a les grandes puissances imposent des guerres. On en vit encore une he donc qui nous touche par Fédric.
Donc oui, il faut renforcer les budgets de la défense pour être plus solide et et mieux donné. On est respecté que si on est fort en plan militaire sinon on n'est pas respecté. Je crois que la leçon est assez claire.
Au passage, c'est pas une mauvaise nouvelle pour l'emploi puisqu'on a la chance d'avoir une industrie de la défense qui est assez pointue avec des grands champions et de PME qui travaille pour eux. Ça c'est très bon pour l'emploi. Et d'ailleurs, vous savez, j'ai décidé de renforcer l'action de France Travail en faisant appel une générale parce qu'après tout pour parler au militaire au monde de la défense, je pense qu'il faut c'est pas plus mal d'être militaire.
Donc la générale Dominique Vit renforce France travail et on voit ses effets d'ailleurs tout de suite pour mieux articuler la préparation des ressources dont auront besoin les entreprises de défense pour faire face aux commandes qui qui arriveront puisqu'on voit que le budget de l'État augmente sensiblement les crédits en faveur de la défense. Souveraineté énergétique là encore l'Ukraine nous l'avait montré sur le gaz russe. L'Iran nous le montre et sur le pétrole du golfe et sur le gaz katari. euh l'indépendance énergétique est centrale.
Bon, là-dessus, les le gouvernement euh pense avoir donné les coups de barres utiles à travers la loi de programmation pluriannuelle euh de l'énergie. En gros, plus d'électricité euh verte à la fois nucléaire et à la fois euh énergie renouvelable et moins d'énergie fossile. Donc, on renverse le mix 40 inversés.
C'est absolument central. Là encore bonne nouvelle la la la construction des des des nouveaux réacteurs, c'est 100000 emplois supplémentaires. Toute la filière énergie électrique jusqu'au chauffagiste pompe à chaleur, c'est 400000 emplois supplémentaires.
Donc là encore France Travail devra se mobiliser et à l'instard de ce qui a été fait pour la défense, je suis en train de recruter un grand ingénieur de l'énergie ou de nucléaire pour nous aider là aussi à faire le pont entre ces industries là et le monde du travail. Je pense que l'incarnation permet d'accélérer et d'aller plus vite dans la compréhension mutuelle des besoins euh des uns et des autres. Euh enfin souveraineté alimentaire aussi, on se rend compte.
Alors ça renvoie au secteur agricole, c'est pas facile dans notre pays. Nous sommes encore un grand pays agricole, il faut le rester. Absolument.
Le fait que notre secteur agricole puisse nourrir notre pays est fondamental. Donc il y a une loi d'urgence qui se prépare pour apporter des réponses au sujet au sujet j'allais dire un peu un peu conjoncturel. Au-delà, on voit que notre secteur agricole doit être indépendant.
Et côté ressources humaines, puisque c'est un peu le la fonction du ministère du travail, il y a plusieurs je crois qu'il y a 100 ou 15000 chefs d'exploitation qui vont s'arrêter dans les années qui viennent et il y a pas d'exploitation agricole sans chef d'exploitation. Et autrefois, les chefs d'exploitation se tournaient vers leur filé qui reprenaient l'exploitation. C'est moins le cas.
C'est beaucoup moins le cas. Exactement. Donc, il va falloir trouver des gens qui vont accepter de se lancer dans ces belles carrières de chef d'exploitation agricole et c'est le travail aussi de France travail que d'essayer d'y d'y contribuer.
Donc, les sujets de souveraineté sont absolument majeurs dans la feuille de route du ministère. Sur l'efficience, vous l'avez évoqué donc euh lutte contre la fraude. Bon, le Sénat a beaucoup travaillé sur ces sujets-là.
Donc le le Sénat a renforcé le premier projet de loi. Euh, il a été voté au Sénat. Euh le le le gouvernement d'ailleurs a a repris pas mal des des euh des amendements et des et des enrichissements proposés par le Sénat.
Euh on a euh un débat à l'Assemblée nationale qui euh bon qui a eu lieu. Euh fondamentalement l'esprit de renforcement est quand même resté alors que les oppositions l'assemblée n'étaient pas d'accord avec cet esprit de renforcement. On a essayé de manière lucide et pragmatique d'expliquer que la fraude sociale était loin mais vraiment loin de viser que les seuls salariés, que l'essentiel de la fraude sociale était orientée vers la fraude commise par des entreprises ou des organismes, même le mot entreprise parfois est à prendre avec des pincettes notamment autour du travail dissimulé qui reste la principale fraude et et qu'il nous faut des moyens plus affutés, plus ajustés pour être plus efficace dans le repérage de la de la fraude au travail des simulés et dans la capacité à bloquer les comptes pour récupérer l'argent à l'issue de de l'instruction de ces de ces dossiers.
Euh, on a aussi une action vigoureuse à mener. Alors, ça c'est le pendant des 16 milliards d'euros. Malheureusement, cette masse d'argent a a attiré quelques quelques margoulins là, le mot entreprise n'est plus n'est plus ajusté qui essaie de profiter de l'argent public et et l'argent des entreprises à travers la la taxe d'apprentissage autour euh autour de les centres de formation des des apprentis ou des CPF.
Donc, il a fallu renforcer et vous nous avez aidé les moyens de lutter contre cette fraude là qui pénalise à la fois les finances publiques, la finance des entreprises et les jeunes et les jeunes qui se retrouvent victimes de de d'organismes plus que douteux, peu scrupuleux, qui fournissent une mauvaise formation, qui permet pas d'avoir le diplôme et qui permet pas de rentrer dans la vie active. Voilà. Donc là-dessus, on va on va s'y attaquer très fort et et on a aussi complété un certain nombre de dispositifs puisque on a affaire à la fraude intentionnelle, à la fraude organisée, la fraude industrielle et si la fraude devient industrielle, il faut aussi que nos outils deviennent industriels.
Voilà. Et s'adapter à des enjeux nouveaux. Voilà, j'espère qu'on arrivera alors on verra je je on a la CMP qui se qui se dessine.
J'espère que les deux chambres seront convergées. Ça permettrait derrière d'adopter les textes plus facilement. Voilà, je fais confiance dans votre sagesse et celle de l'Assemblée pour trouver les accords et les équilibres qui permettront d'aller au bout de cette loi qui est une bonne loi dont nous avons besoin pour être plus efficace dans la dans la lutte contre la fraude.
On peut aussi parler peut-être des des ruptures conventionnelles. Donc côté Sénat, les choses ont été je pense assez assez assez claires. Je redis que là à travers cet accord, c'est à la fois un enjeu financier important mais c'est un enjeu aussi de valorisation de dialogue social.
Moi je suis je veux dire pétri de dialogue social. Je l'ai beaucoup pratiqué à la SNCF. Je pense qu' avait un certain succès.
Chacun peut constater une forme d'apaisement du climat social. SNCF, c'est pas le fruit du hasard. C'est qu'on a beaucoup discuté trouver les équilibres et et créer les conditions de de de s'écouter et de trouver les équilibres socio-économiques dans cette grande entreprise publique.
Je pense que c'est ça l'idée, on va dire générale pour notre pays. Là, on a des partenaires sociaux qui ont fait preuve de responsabilité. N'oublions pas qu'ils sont les gestionnaires paritaires de de l'UNEDC et ensemble ils ont décidé du contenu de cet accordse.
L'État n'est absolument pas intervenu. Je redis qu'il y a pas eu de lettre de cadrage. On l'a même enlevé la lettre de cadrage.
Donc on a enlevé la pression sur les partenaires sociaux qui avaient été lancé par le gouvernement précédent. Donc on les a mis dans des conditions de négociation, je veux dire apaisé. Et ces conditions de négociation apaisées ont débouché sur un accord. et je pense que chacun pensera ce qu'il souhaite mais en tout cas je pense qu'il faut au contraire encourager ce sont des responsabilités et et les et les règles usuelles, on peut toujours y revenir.
Les règles usuelles, c'est quand on a un accord issu dialogue social, au fond, on demande aux parlementaires d'avoir la sagesse de le valider au fond, j'allais dire puisque tout bouger sur qui serait proposé par amendement viendrait perturber l'équilibre de l'accord. Voilà. Donc attention, ça se manipule avec précaution.
Voilà. Donc c'est vous l'avez compris, c'est le Sénat, je pense a a compris cette philosophieel là. J'espère que l'Assemblée sera fait preuve de la même sagesse et du même respect du dialogue social.
Un une question que je voulais évoquer euh toujours dans dans l'efficacité, il y a un combat ancien euh dont c'est pas moi qui l'ai mené, enfin qui est qui l'ai lancé, mais je le mène avec vigueur. C'estàd une question qui m'a été posée par un sénateur euh lors des questions gouvernement, c'est le fameux le fameux règlement 883 pour je sais pas si vous voyez ce que c'est. C'est un truc bizarre mais c'est comme ça dans les règlements européens fait que un salarié transfrontalier français qui travaille en Suisse ou au Luxembourg si son entreprise le met le licencie et bien c'est le l'unellique qui paye les assurants chômage qui plusit sur les un niveau de salaire plus élevé euh vous voyez le problème quoi.
Donc donc voilà et ça coûte ça coûte à la France aux undiques 800 millions d'euros par an net c'est énorme. Voilà. Donc là-dessus, il faut faire change changer ce ce règlement.
Changer règlement européen, ça se fait pas tout seul. Il faut d'abord avoir une majorité qualifiée de pays, des Étatsmembres. On est en chemin, donc on croise les doigts.
Il y a il y a il y a un trilogue qui se dessine vers la fin avril. J'ose espérer que on obtienne cette majorité qualifiée, mais c'est pas fini, c'est un parcours du combattant. Il faut ensuite, c'est une loi donc fait voilà, il faut passer au parlement.
Donc faut espérer que là encore le parlement d'abord et donc ça veut dire qu'il y a un compromis à trouver aussi avec le le Parlement. Ben c'est comme en France hein, le Parlement lui aussi peut avoir ses idées et et peut souhaiter amender en quelque sorte le projet qui lui vient de l'exécutif hein. Ça ressemble un peu à ce qui se passe ici.
Donc il faut tenir compte des équilibres aussi avec le parlement et ensuite espérer que le Parlement dans dans sa complétude adopte va aille au bout et valide cette évolution du régime. Voilà, donc c'est un combat important et je voulais vous le mentionner qui montre quand même ce souci d'efficience et de récupération d'argent pour nos systèmes de de de protection sociale. Euh sur les politiques sociales, on on les oublie pas.
Donc c'est c'est pas facile parce qu'on voit bien que dans ce contexte tendu en matière de en matière de économique, nous ne renonçons pas à une ambition sociale dans ce pays. C'est vraiment, je crois, ce qui nous caractérise. On fait de l'économie, mais on fait du social aussi.
Euh, on peut citer quelques quelques quelques décisions claires qui d'ailleurs qui ont été prises dans le casadre du PLF, c'est l'augmentation de la prime d'activité de 50 € pour 3 millions de foyers. Donc c'est une excitation au travail, une meilleure récompense pour les sur les salaires modérés. Donc c'est un effort important hein d'un milliard et demi, on sait pas rien.
Et cette augmentation d'ailleurs rentre en vigueur au 1er avril, même si elle si elle sera versée qu'au 1er juillet, le temps en gros de lancer les calculs. On n'oublie pas non plus la sécurité au travail. C'est aussi, je le mets, dans les dans les politiques sociales parce que c'est un sujet, on sait qu'on a trop d'accidents mortels et ou grave dans notre pays, il faut s'y attaquer.
Donc, on le fait. On a mis en place d'ailleurs un passeport prévention qui permettra dans les entreprises de mieux suivre toutes les formations et les certifications liées à la prévention des risques professionnels dans les entreprises. Et j'en ai fait une cause, je dire quasiment personnelle.
Je fais un déplacement par mois sur ce thème dans les entreprises pour euh encourager les entreprises à progresser. Et d'ailleurs en fin d'année symboliquement, mais les symboles sont importants, je desserderai un prix parmi les meilleures entreprises que j'aurais vu tout au long de l'année pour bien montrer à quel point c'est important et qu'il faut continuer le travail. Ça se passe dans les entreprises avec les partenaires sociaux et il ne faut il faut le mettre en avant parce que c'est bien sûr fondamental.
Toujours dans les dans les dans les sujets sociaux, nous sommes en train de travailler sur un projet loi euh sur la création d'une allocation de solidarité unifiée. Donc le projet enfin la le projet de loi est écrit, il a été envoyé au Conseil d'État. Euh voilà, il devrait être inscrit en conseil des ministres fin avril ou début mai.
On verra dans quel ordre il arrive au Parlement. Est-ce qu'on commencera au Sénat ? Peut-être possible.
On verra. D'autant plus que vous, on sait qu'à l'automne, vous serez un peu suspendu de par le l'étape l'étape démocratique qui concernera le Sénat. Donc voilà, je pense que c'est aussi important de je vous en rappelle les les objectifs qui sont aussi des objectifs de conciliation, mais c'est pas c'est pas du tout antinomique, c'est améliorer le recours par un système plus simple et plus lisible.
Donc euh voilà, donc côté RSA comme côté APL, même si les enjeux sont plutôt côté RSA, donc une amélioration du recours et une incitation au travail parce qu'au fond quand on veut sortir de la précarité, ben on fait pas mieux que de trouver un travail si possible correctement rémunéré. ça reste quand même le moyen euh de de proposer euh une sortie euh une sortie euh par rapport à des gens qui sont en situation difficile. Voilà, donc on est aussi en train de travailler là-dessus euh pour euh terminer ou progresser euh alors peut-être parler un peu de l'actualité et et comment on peut voir le le début de réflexion sur les textes.
Bon, l'actualité nous aide pas mais c'est comme ça, c'est la vie. On va se le dire une fois quand même parce que c'est vrai, on aurait pas eu la crise en Iran. On était parti pour faire une bonne année, pas mauvaise année au plan économique.
D'ailleurs, vous savez, on est on a fini le le déficit à 51 au lieu de 54. Donc ça prouve bien que la dynamique notamment sur les recettes marchait bien. Donc on avait une dynamique plutôt favorable sur les alors ça reste quand en déficit de 5 % hein, c'est quand même pas voilà, on se le dit quand même mais bon dans la trajectoire les nouvelles allaient dans le bon sens et en démarrant à 51, on avait des chances de finir mieux que ce qui a été prévu dans le budget.
Voilà. Donc, il était vraisemblable que en dehors de l'Iran, on aurait terminé l'année mieux que les cinq prévus dans le budget. Donc ça c'était une très bonne nouvelle et parce que ça démontrait la capacité du pays à se mettre sur une trajectoire de redressement pour de vrai.
Et deuxièmement, côté sécurité sociale, là aussi les nouvelles étaient bonnes. Les comptes 25, vous l'avez vu, se terminent mieux que que ce qui était prévu. On avait prévu - 23, on finit à - 21,6, mais c'est quand même vaut mieux ça que le contraire.
Donc là encore les les les les le le le le résultat final est meilleur que ce qui était budgetté. C'est encourageant et les trois premiers mois là encore avec l'Iran confirmait qu'on était inscrit sur une bonne trajectoire. Donc voilà donc on est on était en tout cas sur une une capacité démontrée à se mettre sur les trajectoires de redressement aussi bien pour l'état que pour la sécurité sociale.
Voilà, l'Iran arrive dessus. Vous l'avez dit monsieur le président, moi je suis très humble comme nous tous hein. Combien de temps ça va durer ?
Quelle intensité ? Est-ce que c'est une affaire de semaines, de mois, de plusieurs mois ? Euh l'indicateur économique majeur, c'est le coût du baril du pétrole.
Bien sûr, 100 dollars, c'est une chose, 120 ou 150 ça une autre. À 85, ça passe bien. À 100, ça se tend et au-delà ça se tend beaucoup.
Les conséquences, les de les deux grands indicateurs aval, c'est le taux de croissance euh et c'est l'inflation. Voilà, qui sont des indicateurs majeurs pour l'économie du pays. Euh à 100 à 100 € et avec une pers à 100 dollars pardon le baril et une perspective d'un d'un conflit en semaine, on avait un petit coup sur la croissance qu'elle tombait de 1.09, ça allait à peu près.
L'inflation elle passait de 1 point à entre 15 et 2, ça allait à peu près. Mais si les si les paramètres sont plus lourds, forcément on aura des conséquences plus rudes. Pour le moment là aussi en étant factuel avec beaucoup d'humidité sur la dynamique bien évidemment les coûts les coûts des carburants augmentant les entreprises utilisant beaucoup de carburant voi leur marge se réduire bien évidemment donc il y a un sujet de marge pour les entreprises des secteurs d'activité qui qui utilisent les carburants. un sujet aussi pour les personnes hein, on est aussi d'accord.
Et deuxièmement, mais voilà, par contre en terme d'activité pour le moment ça tient l'indicateur que que je peux mentionner. Vous savez que j'ai ouvert la possibilité d'utiliser, c'est un dispositif existant, le chômage partiel en le ciblant plus particulièrement quand même sur les entreprises les plus touchées par la crise, on a à ce jour, mais ça peut bouger tout ça, que 40 entreprises qui ont fait appel au dispositif. Donc pour le moment, ça veut dire que oui, euh les marges sont érodées par l'augmentation des coûts des carburants.
Donc, il y a ce problème économique-là. Mais pour le moment l'activité alors peut-être le secteur du voyage ou du tourisme est un peu plus touché mais en masse dans le pays on n pas encore une crise d'activité. Voilà mais tout ça est fragile et peut évoluer bien sûr en fonction de de de ce qui peut se passer sur l'année prochaine.
Alors là encore c'est un peu voilà on verra l'Iran où ça nous amène. Au fond euh d'abord c'est un c'est un budget particulier sur le vous vous l'avez mentionné au plan politique c'est le dernier du mandat. Bon euh premièrement, deuxièmement, c'est un budget comme c'est le dernier du mandat, ça veut dire quoi ?
C'est un budget qui va se faire en pleine campagne présidentielle ou alors a largement démarrer. Bon, c'est un temps où parfois les positions se rédissent un peu. C'est normal, c'est la démocratie.
Donc ça rend plus compliqué les convergences. Peut on peut imaginer que c'est c'est ça rend ça facilite pas le sujet de la convergence. Or la convergence est nécessaire.
Alors ici, bah on connaît le on sait qu'il y a une majorité. Bon à l'assemblée, vous l'avez dit, c'est pas le cas. Voilà. dans la capacité à à trouver des convergences à l'assemblée.
Voilà. Et on aura pas tous les ans le joker le joker de la comme la suspension de la réforme de retraite. Les jokers comme ça ils sont exceptionnels.
Voilà. Donc l'environnement politique autour du budget ne sera pas simple. L'environnement économique bah c'est un peu pareil.
À tout le moins, ce gouvernement sera cohérent avec lui-même. Il reste il essaiera de rester sur une trajectoire de redressement dans les deux. côté sécurité sociale comme côté finance de l'État.
Voilà à peu près l'équation. Donc on voit bien que comme l'année dernière alors avec des succès d'ERS mais en tout cas l'intention du gouvernement où la tonalité sera de ces deux budgets sera aussi une tonalité d'efforts. Voilà c'est pas c'est pas des budgets faciles qu'on a devant nous.
L'effort est possible dès lors qu'il est partagé. On l' on l'a pas si bien réussi que ça la dernière fois mais bon on avait pas beaucoup de recul et les circonstances ont peut-être fait que on a fait ce qu'on a pu. Voilà, là on a un peu d'anticipation quelques mois.
On peut commencer d'ailleurs à en parler gentiment hein. On peut commencer à parce que les mêmes sujets vont revenir. Enf je veux dire, il y a pas il y a pas de miracle.
Les mêmes problématiques et les mêmes thématiques seront remises sur la table. Moi, quand même ce que je vois dans il y a des équilibres à trouver. J'en vois deux et sur lesquels je suis pas complètement satisfait de ce qu'on a fait l'année dernière mais on aura le débat.
C'est l'équilibre entre actif et retraité. Pour faire court, on a beaucoup protégé les retraités. Mais quand on protège beaucoup les retraités, c'est un peu au détriment des actifs.
Donc je pense qu'il on n pas su trouver cet équilibre. Est-ce qu'on sera l'année prochaine ? En tout cas, on aura nouveau le débat et c'était pas illégitime.
Je pense qu'il n'est pas illégitime de mettre ce débat sur la table. Après voilà, le débat fera qui on verra bien où est-ce que où est-ce qu'on peut accoster. Et deuxièmement, il y a l'équilibre aussi entre salariés et entreprises.
Voilà, il faut trouver les équilibres parce que les entreprises, il faut faire attention aux entreprises. Les entreprises créent la richesse, créer le cré, créer l'emploi. Et donc la la tentation de taper sur les entreprises, il faut il faut le regarder à deux fois parce que les effets de ça peut payer à court terme mais ça peut être dévastateur à long terme parce que les entreprises font d'autres choix d'investissement dans une économie de plus en plus mondialisée.
Même les entreprises françaises sont internationales, elles peuvent faire des choix d'investissement qui ne sont pas la France. Donc faut faire attention à tout ça. Tout ça est une question d'équilibre et de et de perception de cet équilibre.
Je pense que la perception d'équité est très importante. Voilà, c'est un peu l'état d'esprit dans lequel je suis euh avant quand je commence à réfléchir à la manière de construire ce ces deux ces deux budgets. Euh je suis sûr que que notamment votre commission aura des idées.
Je les écouterai avec beaucoup d'attention parce que je sais qu'avec vous au moins on peut débattre du fond. Les débats sont sereins, les débats sont solides et les débats sont constructifs. Donc je suis bien sûr prêt à travailler avec le président de la commission, les rapporteurs et tous les membres de la commission pour essayer de voir comment on peut préparer préparer euh c'est ce moment important euh pour doter et notre sécurité sociale et notre pays de budget solide.
M.
Jean-Pierre Farandou