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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 12 juillet 2023 2 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Une nouvelle réglementation environnementale qui fragilise nos pays et la protection de la nature...

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:01Invité politiqueFait
    « l'Europe risque de compromettre la protection de l'environnement, et de manquer à ses engagements internationaux en la matière. »
  • 0:43Invité politiqueChiffre
    « ce texte exige bien - et c'est un fait - que 10 % des surfaces cultivées en Europe soient mises en friche, par exemple. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Elle conduira donc à interdire une partie de la production agricole ; elle conduira aussi à interdire des espaces maritimes à nos pêcheurs ; et elle fera ainsi, mécaniquement, baisser la production alimentaire de nos pays. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Nous avons vécu la pénurie de masques pendant la crise du Covid, la pénurie d'énergie pendant la guerre en Ukraine. »
  • 1:59Invité politiqueFait
    « tout ce que nous ferons pour faire baisser la production dans nos pays, nous le ferons pour offrir des avantages compétitifs à une production extra-européenne qui dévaste l'environnement. »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
François-Xavier Bellamy

Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire. Oui, il faut le dire clairement, pour reprendre le titre que les Verts ont voulu donner à ce débat : l'Europe risque de compromettre la protection de l'environnement, et de manquer à ses engagements internationaux en la matière. Mais ce n'est pas du tout parce que le PPE s'opposerait à la protection de l'environnement, chers collègues, c'est parce qu'à douze voix près, ce Parlement a choisi aujourd'hui de poursuivre dans le déni de réalité.

Le vote de la loi dite « Restauration de la nature » est une nouvelle très inquiétante, pas seulement pour tous ceux qui travaillent, produisent et vivent dans nos pays, mais pour la nature elle-même que cette loi promet de restaurer. L'équation est assez simple : en leur imposant encore plus de contraintes, de normes, de complexité administrative, cette loi va contribuer à faire baisser en Europe la production de ce dont nous avons besoin. Contrairement aux fausses informations diffusées par beaucoup de ceux qui l'ont défendu, ce texte exige bien - et c'est un fait - que 10 % des surfaces cultivées en Europe soient mises en friche, par exemple.

Elle conduira donc à interdire une partie de la production agricole ; elle conduira aussi à interdire des espaces maritimes à nos pêcheurs ; et elle fera ainsi, mécaniquement, baisser la production alimentaire de nos pays. Et l'étude d'impact de la Commission européenne elle-même le confirme... Monsieur le Commissaire, est-ce que ce Parlement n'a rien appris des derniers événements ? Nous avons vécu la pénurie de masques pendant la crise du Covid, la pénurie d'énergie pendant la guerre en Ukraine. Est-ce qu'il faut que les citoyens de nos pays ne puissent plus s'alimenter pour que nos institutions réalisent que la décroissance alimentaire est une faute lourde ?

Les tensions sur la production agricole comptent déjà pour beaucoup dans l'inflation des prix alimentaires, qui pèse lourd sur tant de foyers. Mais le plus aberrant derrière cela, le plus aberrant, c'est qu'en réalité, lorsque nous aurons cessé de produire en Europe, nous n'aurons pas rendu service à l'environnement. Nous avons les producteurs qui respectent les règles les plus exigeantes en la matière, du point de vue environnemental, et tout ce que nous ferons pour faire baisser la production dans nos pays, nous le ferons pour offrir des avantages compétitifs à une production extra-européenne qui dévaste l'environnement. Faut-il que nous fassions mieux ? Oui.

Faut-il que nous fassions moins ? Non. Et faire moins aujourd'hui, c'est mettre en danger, exactement, la nature que nous prétendons servir. Ce défi est global. Nous ne le résoudrons pas seulement en sabordant notre économie. Merci beaucoup.