Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 13 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieTransports

Les enjeux du Mondial de l'auto, la concurrence de la Chine, l'avenir de l'automobile... Le "8h30 franceinfo" de François Provost

Au micro : Agathe Lambret Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous partagez le pessimisme de nombreux experts et professionnels du secteur ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'automobile va si mal que cela ?

  • 1:46FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous allez supprimer d'autres emplois dans les mois et les années à venir ?

  • 3:27RelanceRéponse directe

    En matière d'électrification, vous êtes un peu à contre-courant ?

  • 4:07RelanceRéponse directe

    Vous pensez que ce n'est pas conjoncturel lié à la situation en Iran, au prix de l'essence ?

  • 4:51RelanceRéponse partielle

    Pourquoi les constructeurs s'accrochent comme ça ? Est-ce qu'il n'y a pas une fuite en avant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Invité politiqueChiffre
    « 85% des Français ne peuvent pas vivre sans voiture. »
  • 0:55Invité politiqueChiffre
    « Plus de 80% des Français veulent avoir une voiture, une nouvelle voiture. »
  • 1:36PrésentateurChiffre
    « 50 000 emplois en moins ces cinq dernières années en France. »
  • 1:40PrésentateurChiffre
    « Sans doute 75 000 encore supprimés d'ici à 2035. »
  • 1:40PrésentateurChiffre
    « Vous avez annoncé la suppression de 800 postes d'ingénieurs sur 5500 en France. »
  • 2:34Invité politiquePromesse
    « On va augmenter, grâce à la popularité de nos voitures électriques, les productions de plus de 25% en France, que je prévois dans les 5 prochaines années. »
  • 2:44Invité politiquePromesse
    « On prévoit une hausse de nos productions sur les usines françaises de plus de 20% sur les 5 prochaines années. »
  • 4:23Invité politiqueChiffre
    « Avant le conflit en Iran, déjà autour de 20% de mix électrique. »
  • 6:11InvitéChiffre
    « 80% des batteries sont fabriquées en Chine, 90% des terres rares nécessaires aux batteries sont raffinées en Chine. »
  • 7:30InvitéChiffre
    « Il y avait des droits de douane faibles, de l'ordre de 10%. »
  • 7:40Invité politiqueChiffre
    « Il y a un écart de compétitivité entre, disons, 35%. »
  • 13:28Invité politiqueChiffre
    « On a en prévision 108 nouvelles normes d'ici 2030. »
  • 13:35Invité politiqueChiffre
    « Ça veut dire 3 000 euros de plus par voiture. »
  • 21:04Invité politiqueChiffre
    « Entre 2010 et aujourd'hui, on a perdu 33% des emplois industriels en France sur l'automobile. »

Temps de parole

  • Invité politique62 %
  • Présentateur19 %
  • Invité14 %
  • ?5 %

≈ 33,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour François Provo.

0:02
Locuteur

Bonjour

0:03
Présentateur

Simon, bonjour Agathe. Bonjour François Provo. C'est le plus vieux salon automobile du monde et Renault y est depuis le début, en 1898. Exactement. Le Mondial de l'Auto donc qui ouvre ses portes aujourd'hui au public à Paris, porte de Versailles. D'abord le constat, le tableau François Provo. Est-ce que vous partagez le pessimisme de nombreux experts et professionnels du secteur ? Est-ce que l'automobile va si mal que cela

0:27
Locuteur

?

0:28
Présentateur

Le salon de Paris, d'abord

0:29
Invité politique

on célèbre l'automobile. Donc je voudrais quand même démarrer par une note positive. On est ravis d'accueillir nos clients. On a un stand de 5000 m², on présente 50 modèles, on a plein de voitures électriques, ils marchent bien. Donc oui, l'industrie automobile européenne souffre et je pense qu'on va y revenir. Mais ce que je voulais vous dire et dire à vos auditeurs au départ, c'est que nous savons que 85% des Français

0:54
Locuteur

ne

0:55
Invité politique

peuvent pas vivre sans voiture. Que plus de 80% des Français veulent avoir une voiture, une nouvelle voiture, que malheureusement le parc automobile il est vieux depuis 11 ans.

1:04
Locuteur

Et

1:04
Invité politique

donc

1:04
Locuteur

les

1:05
Invité politique

trois mots clés pour Renault dans ce salon, c'est l'émotion, l'émotion de faire des belles voitures. Électrification, je pense que vous allez me réinterroger sur ce point. Mais aussi pouvoir d'achat parce qu'il faut trouver une solution pour que les Français puissent acheter des voitures.

1:18
Locuteur

Vous

1:19
Présentateur

allez nous dire effectivement comment vous comptez vous y prendre pour que la majorité des Français puissent continuer à rouler dans les prochaines années et les prochaines décennies. Tout en respectant la planète aussi, en respectant le pouvoir d'achat, etc. Mais pour revenir au tableau, 50 000 emplois en moins ces cinq dernières années en France. Sans doute 75 000 encore supprimés d'ici à 2035. Vous-même chez Renault, vous avez annoncé la suppression de 800 postes d'ingénieurs sur 5500 en France. Est-ce que vous allez supprimer d'autres emplois dans les mois et les années à venir ?

1:49
Invité politique

L'industrie automobile vit une transition, mais nous, Renault, on a fait le choix de s'ancrer et de confirmer notre ancrage en France et en Europe. Donc vous vous engagez sur 0

2:00
Présentateur

suppression d'emplois ?

2:01
Locuteur

On a un

2:03
Invité politique

certain nombre d'ajustements, mais le sujet, c'est plutôt l'ambition. C'est-à-dire que la vision du groupe Renault qu'on a déployée à travers notre plan stratégique qui s'appelle Future Ready, c'est de dire qu'on peut montrer qu'en France,

2:15
Locuteur

en

2:15
Invité politique

Europe, on peut développer

2:17
Locuteur

avec

2:18
Invité politique

nos ingénieurs, au technocentre,

2:20
Locuteur

avec

2:20
Invité politique

nos fournisseurs européens.

2:22
Locuteur

Sauf

2:22
Présentateur

qu

2:22
Invité politique

'on crée des emplois dans nos usines. Sauf que j'ai des postes ouverts dans toutes nos usines. Sauf que cette année,

2:31
Locuteur

on

2:31
Invité politique

va augmenter, grâce à la popularité de nos voitures électriques, les productions de plus de 25% en France, que je prévois dans les 5 prochaines années, qu'on investisse plus de 10 milliards d'euros en France, et on prévoit une hausse de nos productions sur les usines françaises de plus de 20% sur les 5 prochaines années, par rapport aux 5 années précédentes.

2:51
Invité

Vous, vous voyez le verre à moitié plein,

2:53
Locuteur

même si l'industrie ne

2:55
Invité

retrouvera sans doute jamais ces niveaux d'avant Covid, même s'il y a des postes qui sont perdus, vous dites qu

3:03
Locuteur

'il

3:03
Invité

faut voir les choses de façon positive.

3:05
Invité politique

Oui, et

3:06
Locuteur

puis

3:06
Invité politique

il faut être offensif. Renault, nous développons de belles voitures. Dans nos voitures,

3:13
Locuteur

il

3:13
Invité politique

y a beaucoup de technologies. Moi, j'entends parfois que les voitures d'origine chinoise sont modernes et

3:18
Locuteur

ont

3:18
Invité politique

plein de technologies. Venez voir nos voitures. On a un niveau de technologie, que ce soit l'électrification, le software, l'intelligence artificielle dans nos voitures, au meilleur niveau.

3:27
Invité

Justement, en matière d'électrification, vous êtes un peu à contre-courant, parce que vous, vous faites le pari de l'électrique. Alors, on sait qu'il y a l'obligation européenne d'atteindre 100% de voitures électriques neufs en 2035, une obligation un peu assouplie par Bruxelles. Beaucoup disent que le marché va se contracter, c'est dangereux. Vous, au contraire, vous y voyez une opportunité chez Renault

3:51
Locuteur

? Oui,

3:52
Invité politique

parce

3:52
Locuteur

que

3:52
Invité politique

je pense que l'électrification, c'est l'avenir. Alors, c'est l'avenir pour la planète. Mais c'est aussi l'avenir pour nos clients. Tous les clients qui basculent en voiture électrique, ils ne reviennent pas en arrière.

4:04
Locuteur

Donc,

4:04
Invité politique

tout l'enjeu, c'est d'arriver à convaincre nos clients.

4:06
Invité

Vous pensez que ce n

4:07
Locuteur

'est

4:07
Invité

pas conjoncturel lié à la situation en Iran, au prix de l'essence qui augmente ? Vous, vous pensez qu'il y a un vrai attrait durable pour la voiture électrique ?

4:17
Invité politique

Oui, parce que je pense que nous avons fait des efforts pour, petit à petit, convaincre les Français de passer à l'électrique. Au début, ça a été difficile. Maintenant, on était, avant le conflit en Iran, déjà autour de 20% de mix électrique. Et je pense que les Français, maintenant, ils se rendent compte que, finalement, le budget d'essence devient incontrôlable.

4:36
Locuteur

C

4:36
Invité politique

'est la troisième fois qu'il y

4:37
Locuteur

a

4:37
Invité politique

une crise.

4:38
Locuteur

Et

4:38
Invité politique

que la bonne solution, c'est qu'avec des voitures électriques ou électrifiées, une Clio hybride, par exemple, c'est moins de 4 litres au 100, près de 80% du temps en électrique en ville, eh bien, au moins, on contrôle son budget.

4:51
Présentateur

Sauf que les constructeurs, manifestement, se battent pour pouvoir continuer à construire des moteurs diesel et essence. Agathe l'a dit, la Commission européenne a déjà assoupli cet objectif de zéro voiture thermique en 2035 au niveau européen. On est maintenant à 90% d'émissions pour 2035. Paris et Berlin se sont même entendus pour descendre à 80%. Alors, pourquoi les constructeurs s'accrochent comme ça ? Est-ce qu'il

5:16
Locuteur

n'y a

5:16
Présentateur

pas une fuite en avant ? Moi, je crois que les constructeurs,

5:19
Invité politique

ils ne s'accrochent absolument pas. Nous avons énormément investi

5:23
Locuteur

pour

5:23
Invité politique

adapter notre outil industriel, pour adapter nos compétences. Vous me parliez de la réorganisation de l'ingénierie. Vous vous rendez compte, on a plus de 50% de nos ingénieurs au technocentre qui vont changer de métier pour aller vers l'électrique, vers le software. Donc, les industriels, nous, nous engageons. Nous, nous adaptons et nous le faisons. Alors, pourquoi ces assouplissements ? Quel regard vous portez là

5:45
Locuteur

-dessus

5:45
Invité politique

? L'objectif de 100% électrique était impossible et n'a aucun intérêt. C'est-à

5:52
Locuteur

-dire

5:52
Invité politique

la logique européenne de dire que finalement, ce qui fait le bonheur du consommateur européen, c'est plus de réglementation et un libre-échange naïf, ça ne fonctionne pas.

6:01
Invité

D'ailleurs, on va parler de l'excès de normes que vous pointez aussi. Mais est-ce que c'est réaliste cet objectif, sachant qu'on dépend de la Chine pour les batteries ? 80% des batteries sont fabriquées en Chine, 90% des terres rares nécessaires aux batteries sont raffinées en Chine.

6:18
Locuteur

À

6:19
Invité

quoi bon se lancer dans la course ? Est-ce qu'on n'a pas déjà perdu

6:21
Locuteur

?

6:21
Invité politique

Non, je ne pense pas. Moi, je ne

6:23
Locuteur

pense

6:23
Invité politique

pas.

6:23
Locuteur

En

6:23
Invité politique

tout cas, nous,

6:24
Locuteur

Renault... On peut

6:24
Invité

rattraper ce retard quand on voit les voitures chinoises qui sont moins chères, souvent plus performantes,

6:30
Locuteur

même si de moins

6:31
Invité

en moins.

6:31
Locuteur

Elles ne sont pas

6:32
Invité politique

plus performantes. Mais elles sont

6:34
Locuteur

moins

6:35
Invité politique

chères. Je m'inscris en faux. Nos voitures, là, vous me permettez, je vais parler de Renault, nos voitures, elles sont bien plus attractives.

6:41
Invité

Non, mais à tarif égal.

6:42
Invité politique

Nos voitures, elles ont exactement le même niveau de technologie. La seule différence,

6:46
Locuteur

c

6:46
Invité politique

'est qu'effectivement, l'écosystème chinois

6:49
Locuteur

a

6:49
Invité politique

une structure de coût qui est entre 30 et 40% inférieure à la nôtre. Mais ça, c'est l'Europe, c'est nos coûts, le coût de l'énergie, etc. Et ça, effectivement, nous, Renault, ça, on ne peut pas le compenser. C'est pour ça que depuis deux ans, j'avais appelé l'Union européenne et la Chine à faire un accord commercial, parce qu'on ne peut pas se satisfaire d'avoir un flux d'importations comme ça de voitures chinoises qui arrivent à des prix canons. Et ça,

7:13
Locuteur

ce

7:13
Invité politique

n

7:13
Locuteur

'est

7:13
Invité politique

pas vraiment équitable. Et si tout ça aboutit à encore baisser la production en Europe avec tous les impacts sociaux et industriels, ce n

7:23
Locuteur

'est

7:23
Invité politique

pas bien. Et donc,

7:24
Locuteur

je

7:25
Invité politique

pense, vous le savez sans doute, que la semaine dernière, le commissaire Sefcovitch a trouvé un accord avec son

7:29
Locuteur

homologue. Le

7:30
Invité

commissaire européen en commerce pour, justement, des quotas sur les voitures hybrides chinoises en Europe.

7:36
Invité politique

Avant,

7:36
Locuteur

il n'y avait

7:36
Invité

pas de droits de douane sur les

7:38
Locuteur

importations. Il y avait des droits de douane faibles,

7:39
Invité politique

de l'ordre de 10%. Et comme il y a un écart de compétitivité entre, disons, 35%, donc c'est ce qui explique que nos concurrents chinois pouvaient rentrer en Europe des voitures importées. Voiture importée, ça veut dire aucun emploi

7:52
Locuteur

en

7:53
Invité politique

France, en Europe. Ça veut dire que les ingénieurs dont vous parliez tout à l'heure, il n

7:57
Locuteur

'y a

7:57
Invité politique

pas d'emploi, ça veut dire aussi que... D'ailleurs,

7:59
Locuteur

vous-même, vous transférez

7:59
Présentateur

une partie de ces emplois d'ingénieurs

8:01
Invité politique

en Chine. Pas du tout, on a fait exactement l'inverse. Nous, ce que nous avons fait, c'est que nous avons décidé de créer un centre de développement en Chine pour apprendre sur les points

8:08
Locuteur

où

8:09
Invité politique

les Chinois étaient meilleurs que nous. C'est pas un transfert... Et donc,

8:12
Locuteur

on l'a fait sur la Twingo, parce que le

8:13
Invité politique

point où nos concurrents chinois étaient meilleurs que nous, c'est la vitesse de développement.

8:18
Locuteur

Et

8:19
Invité politique

on a appris sur la Twingo, qui maintenant est fabriquée en Europe,

8:22
Locuteur

et

8:22
Invité politique

maintenant, la vision du groupe, c'est de développer toutes nos voitures en deux ans, mais de le faire au technocentre, avec nos ingénieurs français, et avec nos fournisseurs

8:31
Présentateur

européens. On va revenir sur la concurrence de la Chine, François Provo, dans quelques minutes, mais d'abord, sur l'électrique, qu'est-ce que vous pouvez dire aux Français ? Vous dites, notre devoir,

8:38
Locuteur

c

8:38
Présentateur

'est de leur offrir des voitures électriques abordables. Il y

8:42
Locuteur

a

8:42
Présentateur

un dispositif de location longue durée, le leasing social, une aide du gouvernement, donc plus modeste, pour les aider à acquérir des voitures électriques. Les constructeurs n'en voudraient plus. Ils pourraient s'arrêter, ce dispositif, en 2027. Est-ce que c'est vrai ? Non, non, c'est

8:56
Invité politique

pas vrai. Renault a soutien le leasing social depuis le début. Ça a démarré il

9:01
Locuteur

y

9:01
Invité politique

a quatre ans, maintenant. Nous sommes le plus gros contributeur. Non, je pense que vous faites référence au fait qu'aujourd'hui, nous avons du mal à obtenir suffisamment de batteries d'origine européenne.

9:14
Locuteur

Il

9:15
Invité

y

9:15
Locuteur

a

9:15
Invité

une pénurie de batteries en Europe.

9:16
Invité politique

Pas une pénurie, mais c'est vrai que nos marchés, nos voitures, nos modèles marchent super bien. Évidemment, nous, Renault, avant les autres, on a fait le choix de demander à nos fournisseurs de venir s'installer en Europe. Sur notre site de Douai, on a un fournisseur chinois qui investit un milliard et demi d'euros sur le site de Douai pour faire des batteries européennes. Les batteries de la R5, elles sont fabriquées à Douai. Mais tout ça,

9:38
Locuteur

c

9:38
Invité politique

'est une aventure industrielle. Les Chinois, les Coréens ont mis 15 ans à développer leur filière de batterie. On ne crée pas des gigafactories en un jour.

9:46
Locuteur

Et donc, ça remet en cause

9:47
Présentateur

le

9:48
Invité politique

leasing social ? Ça remet en cause simplement le fait que le leasing social est conditionné à une batterie d'origine européenne.

9:54
Locuteur

Et

9:54
Invité politique

je trouve que c'est bien

9:55
Locuteur

que

9:56
Invité politique

les aides publiques soient conditionnées

9:58
Locuteur

à

9:58
Invité politique

une localisation forte en Europe. Et que moi, je n'arrive pas à en avoir assez

10:01
Locuteur

pour répondre à toute la demande. Et peut-être

10:03
Invité

que c'est moins rentable, le leasing social, que le leasing...

10:06
Invité politique

Non, non. C'est vraiment le manque de batteries européennes.

10:10
Présentateur

C'est une manière, pardon, Agathe, de faire pression sur le gouvernement aussi, et sur la Commission européenne surtout, pour dire qu'on a besoin de batteries européennes pour soutenir les ménages les plus modestes. Donc, il faut abaisser les normes en Europe. Vous savez,

10:23
Invité politique

moi,

10:24
Locuteur

je

10:24
Invité politique

suis patron de Renault. Donc, mon quotidien, ce n

10:26
Locuteur

'est

10:26
Invité politique

pas de mettre la pression sur le gouvernement. Moi, mon quotidien, c'est de servir mes clients. C'est d'assurer l'avenir de Renault, l'ancrage en France, en Europe. Donc, le leasing social, c'est bien. Les aides que nous avons en France régulières depuis 5 ans ont permis petit à petit aux Français de s'habituer aux véhicules électriques.

10:44
Locuteur

Tout

10:44
Invité politique

le monde a dans son entourage quelqu'un qui a une voiture électrique, etc. Et c'est ce qui fait qu'avec la crise en Iran, eh bien, maintenant, les Français se disent « Non, mais là, ça suffit. Mon budget essence n'est pas contrôlable. » Je pense que les Français, ils commencent à faire leur compte et ils voient que l'usage d'une voiture électrique peut être moins cher que de garder une vieille voiture de 12 ans.

11:05
Invité

En attendant, les Français n'ont plus les moyens de s'acheter des voitures neuves. Et 80% des voitures sont achetées en leasing, c'est-à-dire avec un loyer mensuel. Qu'est-ce que vous proposez chez Renault pour les familles ou les célibataires qui n'ont pas beaucoup de moyens et qui veulent rouler en électrique ? Ils ne peuvent pas s'en acheter une.

11:24
Invité politique

Oui, bien sûr. Effectivement, je pense que la bonne solution aujourd'hui, c'est d'acheter une voiture en location avec un financement. Il n

11:31
Locuteur

'y a

11:31
Invité politique

pas d'autre solution. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que ça permet d'avoir une Twingo à partir de 99 euros par mois.

11:36
Locuteur

Sur

11:36
Invité politique

combien de temps

11:37
Locuteur

?

11:38
Invité politique

Sur 3 ans, 4 ans, 5 ans. Ça dépend des financements. Ça,

11:41
Locuteur

c'est votre

11:42
Invité

premier prix d

11:42
Locuteur

'électrique chez Renault ?

11:44
Invité politique

Oui,

11:44
Locuteur

c

11:44
Invité politique

'est le premier prix.

11:44
Locuteur

At

11:44
Invité politique

Twingo. Mais ça permet aussi d'avoir une voiture familiale comme la Mégane électrique que nous venons de renouveler à partir de 200 euros par mois.

11:52
Locuteur

Quand

11:52
Invité politique

vous considérez que vous avez une vieille voiture essence, et encore une fois, je rappelle que les Français roulent avec des voitures de plus de 10 ans d'âge.

12:00
Locuteur

Donc,

12:00
Invité politique

on n

12:00
Locuteur

'est

12:00
Invité politique

pas prêt à décarboner comme ça. Les Français veulent des voitures récentes. Eh bien, quand vous prenez une voiture essence de plus de 10 ans d'âge, et qu'à cause de ça, vous devez payer plus de 2 000 euros

12:11
Locuteur

d

12:11
Invité politique

'essence par an, quand vous basculez sur une R5, par exemple, et le coût de

12:16
Locuteur

l

12:16
Invité politique

'électricité va être de moins de 500 euros, ça fait déjà 1 500 euros d'économie. Donc voilà, petit à petit, les Français font leur compte, et ils voient qu'en partant sur une voiture neuve, une voiture récente, on peut avoir un budget d'utilisation de voitures abordables. Mais en tout cas, ça, je considère que

12:32
Locuteur

c'est

12:32
Invité politique

la mission de Renault.

12:33
Locuteur

Le

12:34
Invité politique

8.30

12:34
Présentateur

France Info, Agathe Lambret, Simon Le Baron.

12:38
Locuteur

Avec

12:39
Invité

François Provo, directeur général du groupe Renault, on en parlait à l'instant. La principale menace, ou l'une des principales menaces sur la voiture européenne, c'est la Chine. Plus de 20 marques chinoises exposent au Mondial, il n

12:51
Locuteur

'y

12:51
Invité

en avait que 10 lors de la dernière édition en 2024. Symbole de ce marché chinois en pleine expansion. Comment vous expliquez que la Chine, alors qu'elle partait de zéro il y a 30 ans en matière d'automobile, ait pris une telle avance sur nos constructeurs européens ?

13:07
Invité politique

Parce que je pense que la Chine, elle a une vraie politique industrielle.

13:10
Locuteur

Et

13:11
Invité politique

je pense qu'il n

13:11
Locuteur

'y

13:11
Invité politique

a pas de pays,

13:12
Locuteur

la

13:13
Invité politique

France, il n'y a pas de continent, l'Europe, qui peut être fort sans une industrie forte.

13:17
Invité

On n

13:17
Locuteur

'a

13:17
Invité

pas de politique industrielle en Europe

13:19
Locuteur

et en France ?

13:19
Invité politique

Non, parce que le logiciel, c'était de se dire que finalement, le bonheur du consommateur, c'est un tsunami réglementaire. Vous en parliez, 100% d'électrique. Sur l'automobile, nous, on a en prévision 108 nouvelles normes d'ici 2030. Ça veut dire 3 000 euros de plus par voiture.

13:35
Invité

Des normes environnementales, des normes en matière de sécurité. Encore

13:38
Invité politique

une fois, les normes, c'est très très bien.

13:40
Présentateur

Luc Châtel, le président de la plateforme automobile qui vous représente avec les 4 000 entreprises de la filière qui étaient avec nous hier sur France Info, qui co-organise ce Mondial de l'Automobile, il y a un quart, je crois, des ingénieurs chez les constructeurs actuellement qui travaillent

13:52
Locuteur

uniquement

13:53
Présentateur

sur ces normes. Uniquement sur la

13:54
Invité politique

mise à niveau des normes. Donc évidemment, encore une fois, les normes,

13:56
Locuteur

c

13:56
Invité politique

'est très très bien.

13:57
Locuteur

Mais

13:58
Invité politique

il n

13:58
Locuteur

'y a

13:58
Invité politique

pas un autre endroit sur la planète

14:00
Locuteur

où

14:00
Invité politique

on définit le bonheur des consommateurs et des clients

14:03
Locuteur

par

14:03
Invité politique

la norme et en définition qu

14:05
Locuteur

'ils

14:05
Invité politique

doivent acheter telle technologie dans telle condition. Et donc ça, effectivement, c'est le premier point.

14:10
Invité

Vous demandez un gel sur ces normes.

14:12
Invité politique

Oui, en tout cas. Y compris environnementales. Aujourd'hui, on a les normes les plus sévères en Europe. Et puis, vous voyez, les normes. Si à cause des normes, les Français ne peuvent pas s'acheter de voiture, garde une voiture qui a plus de 10 ans d'âge.

14:26
Locuteur

Vous

14:26
Invité politique

croyez qu'on décarbone

14:27
Locuteur

? Vous

14:29
Invité politique

croyez que les Français roulent dans des voitures plus sûres ?

14:33
Invité

Si

14:33
Locuteur

au contraire, on prend

14:35
Invité politique

les normes telles qu'elles sont. Moi, je ne demande surtout pas une réduction des normes. Mais que pendant 10 ans, par exemple, on se concentre à baisser les prix. À ce moment-là, je vous assure, quand un Français choisit, je ne parle même pas d'une voiture électrique, vous prenez une Clio hybride aujourd'hui, elle émet deux fois moins de CO2 que les Clios précédentes. Les polluants, les autres polluants, nous sommes à moins 90%. Moi, je préférais qu'il

15:00
Locuteur

y ait

15:00
Invité politique

beaucoup plus vite, beaucoup plus de voitures neuves pour les Français. Ça, ça permettrait concrètement de décarboner et d'améliorer la sécurité.

15:07
Invité

Et c'est quoi une vraie politique industrielle ?

15:09
Locuteur

Une vraie

15:09
Invité politique

politique industrielle, c'est de dire que c'est important d'avoir un contexte de compétitivité.

15:18
Locuteur

Donc,

15:19
Invité politique

c'est les coûts de production, c'est les aides à l'innovation. C'est important de dire que face à l'offensive de certains concurrents, on se protège un petit peu au niveau européen, faire exactement ce que font les autres, faire exactement ce que la Chine a fait il y a 30 ans. Pourquoi la Chine a une industrie moderne aujourd'hui ? Parce qu'il

15:36
Locuteur

y a

15:36
Invité politique

30 ans, la Chine a dit, écoutez, vous ne pouvez pas apporter des voitures. Si vous voulez rentrer en Chine, il faut amener de la technologie, des emplois fabriqués

15:44
Locuteur

chez nous. Donc, du

15:45
Invité

protectionnisme et de la

15:46
Locuteur

préférence

15:47
Invité

européenne

15:47
Locuteur

?

15:47
Invité politique

Vous savez, depuis deux ans, je dis la même chose aux autorités européennes. Je le dis d'ailleurs aussi aux autorités chinoises. Je pense qu'il ne faut pas du protectionnisme. Il faut appliquer ce que la Chine a si bien fait il

15:57
Locuteur

y

15:57
Invité politique

a 30 ans. C'est-à-dire qu'on limite les flux d'importation, parce que ça, ça ne contribue en rien à l'Europe. Mais on dit, moi je n

16:04
Locuteur

'ai

16:04
Invité politique

pas peur de la compétition, on dit à un concurrent d'origine chinoise, vous venez en Europe, mais à ce moment-là, c'est les mêmes règles. Vous envoyez des Européens, vous utilisez les fournisseurs européens, vous amenez de la technologie.

16:16
Invité

Ce n

16:16
Locuteur

'est

16:16
Invité

pas ce qui se passe aujourd'hui.

16:18
Locuteur

Absolument pas. Parce qu'il y a

16:18
Invité

des entreprises chinoises qui s'implantent en France de plus en plus. Une entreprise chinoise envisage de s'implanter en France

16:24
Locuteur

après cette importe en Europe.

16:26
Invité politique

Mes concurrents qui parlent de ça parlent beaucoup. Il n

16:29
Locuteur

'y

16:29
Invité politique

a aucune production. Aujourd'hui, toutes les voitures viennent importer de Chine.

16:33
Locuteur

Et

16:34
Invité politique

tant qu'il n

16:34
Locuteur

'y

16:34
Invité politique

aura pas un système

16:35
Locuteur

où

16:36
Invité politique

il y a une certaine contrainte et obligation,

16:38
Locuteur

et

16:39
Invité politique

d'un autre côté, rester ouvert, parce que je pense que l'Europe doit rester ouverte, et que nos concurrents chinois puissent venir s'installer, mais s'installer profondément dans la chaîne de valeur automobile,

16:49
Locuteur

et

16:49
Invité politique

bien ça fonctionnera pas. Mais vous

16:50
Présentateur

dites, les Chinois nous ont en quelque sorte obligés, pour pouvoir pénétrer leur marché il y a 30 ans, à ce qu'on leur donne nos technologies, notre savoir-faire. Est-ce qu'il

16:59
Locuteur

n'y a

16:59
Présentateur

pas eu une naïveté, ce n

17:00
Locuteur

'est

17:00
Présentateur

pas une injure de dire que Renault, Citroën, Peugeot sont des vieux constructeurs ? Est-ce qu

17:05
Locuteur

'il

17:05
Présentateur

n

17:05
Locuteur

'y a

17:05
Présentateur

pas eu une naïveté des vieux constructeurs, finalement, à l'époque, d'avoir donné tout le savoir-faire aux Chinois ?

17:11
Locuteur

Est-ce

17:11
Présentateur

que vous le regrettez aujourd'hui ? Je pense pas, parce que

17:13
Invité politique

je pense que d'abord, l'important, c'est l'avenir. Et nous, aujourd'hui, chez Renault, on a une organisation, une ambition, qui nous permet non seulement de faire des voitures qu'on considère plus belles, plus attractives, plus émotionnelles, mais dans les voitures Renault, on a toutes les roadmaps technologiques pour être au meilleur niveau. Maintenant, mon seul sujet, je le disais tout à

17:35
Locuteur

l

17:35
Invité politique

'heure, c'est un sujet de différence de coût avec la Chine. Est-ce

17:39
Présentateur

que votre seule option, désormais, c'est de faire comme Stellantis, par exemple ? Vous aussi, vous travaillez avec les Chinois, votre seule option, ce sont les partenariats avec les Chinois

17:48
Locuteur

? Non. Non,

17:50
Invité politique

je dis clairement que la stratégie de Renault, c'est de montrer qu'en France,

17:55
Locuteur

en

17:55
Invité politique

Europe, nous pouvons, avec nos technologies, indépendamment de quiconque,

18:01
Locuteur

être

18:01
Invité politique

au meilleur niveau mondial. Encore une fois, l'ambition de Renault, c'est qu'au Technocentre, on développe des voitures aux deux ans, au meilleur niveau technologique, avec nos fournisseurs. L'ambition de Renault, c'est de produire davantage en France. Et ça, on veut montrer que c'est possible, et je suis certain que c'est possible.

18:16
Invité

Et pourquoi on ne

18:16
Locuteur

fait

18:16
Invité

pas comme les Etats-Unis, alors des droits de douane massifs, 100% sur les voitures électriques chinoises

18:20
Locuteur

?

18:21
Invité politique

Parce qu'encore une fois, le protectionnisme, ça n'aide pas à la compétition. Moi, je n

18:26
Locuteur

'ai

18:26
Invité politique

pas peur de la compétition. Je pense que la compétition, c'est bien, ça nous rend plus forts. Je pense qu'aujourd'hui, Renault, face à cette compétition chinoise, est le seul constructeur non chinois à développer des voitures en deux ans. Toutes nos voitures seront développées en deux ans. Donc, je n

18:40
Locuteur

'ai

18:40
Invité politique

pas peur de la compétition. Mais il faut quand même un minimum,

18:42
Locuteur

pas

18:43
Invité politique

trop de naïveté,

18:44
Locuteur

et

18:44
Invité politique

un

18:45
Présentateur

minimum d'ambition industrielle. Vous parlez de naïveté, Stellantis, qui détient notamment Peugeot Citroën, va fabriquer ou fabrique déjà des véhicules pour le compte de son partenaire chinois sur son site de Rennes. Est-ce que c

18:58
Locuteur

'est

18:58
Présentateur

de la naïveté, pour le coup ? Je ne commence

18:59
Invité politique

jamais.

19:00
Locuteur

Les

19:01
Invité politique

choix de mes compétiteurs. Moi, j'explique à vos auditeurs nos choix, nos choix pour la France, nos choix pour l'Europe. C'est vrai qu'on est clairement un constructeur très européen. On souhaite le rester.

19:11
Présentateur

Un mot, puisqu'on parle de la Bretagne sur l'un de vos clients historiques, la fonderie de Bretagne, que Renault a fondée en 1966, à Codan, dans le Morbihan. Aujourd'hui, en redressement judiciaire, notamment à cause de votre désengagement, de l'arrêt ou de la baisse drastique de vos commandes. Les candidats à la reprise avaient jusqu'à cette nuit, minuit, pour améliorer leur offre. Savez-vous d'abord s'il y

19:34
Locuteur

a

19:34
Présentateur

une offre sérieuse ce matin

19:35
Locuteur

? Oui,

19:36
Présentateur

je

19:37
Invité politique

vais peut-être expliquer la situation, parce que c'est un dossier que nous connaissons bien. En fait, les fonderies de Bretagne, comme l'ensemble des fonderies, voient leur chiffre d'affaires automobile disparaître.

19:49
Locuteur

Mais

19:49
Invité politique

ça, c'est la conséquence de l'électrification. Mais là, pour le coup... C'est la conséquence des choix politiques de

19:54
Locuteur

l'électrification. Vous étiez engagé à les soutenir. Ce

19:56
Présentateur

que vous avez fait, 4,5

19:57
Locuteur

millions

19:57
Présentateur

d'euros ces derniers mois, il

19:58
Locuteur

y

19:58
Présentateur

a 250 emplois. Est

19:59
Locuteur

-ce

19:59
Présentateur

que vous pouvez dire qu

20:01
Locuteur

'on

20:01
Présentateur

va continuer à les soutenir ? Est-ce que ça permet ce matin de trouver un repreneur sérieux ?

20:06
Invité politique

En fait, le sujet, c'est que maintenant, il n

20:09
Locuteur

'y

20:09
Invité politique

a plus de débouchés industriels, automobiles. Et c'est pour ça que le projet de reprise il y a deux ans semblait intéressant, parce qu'en fait, c'était une reconversion des fonderies Bretagne vers la défense. Parce que malheureusement,

20:20
Locuteur

il

20:20
Invité politique

n

20:20
Locuteur

'y

20:20
Invité politique

a plus de débouchés automobiles. Oui, fabriquer

20:22
Locuteur

des

20:22
Invité politique

obus.

20:23
Locuteur

Moi,

20:24
Invité politique

je suis... Vous savez si ça se fait ? Ça avait l'air sérieux,

20:27
Locuteur

en

20:27
Invité politique

tout cas suffisamment sérieux pour que le tribunal du commerce valide ce plan de reprise il y a deux ans. Et vous le soulignez, oui, Renault a beaucoup soutenu cette reconversion. Donc moi, je suis triste de voir que visiblement, ce plan de reprise et cette diversification semblent ne pas avoir fonctionné. A priori, il

20:42
Locuteur

y a

20:42
Invité politique

250 salariés sur le carreau ce matin. Malheureusement, oui, j'en suis bien désolé parce que ce plan de diversification avait l'air sérieux. En tout cas, il a été fortement soutenu par Renault à l'époque. Oui, l'industrie automobile vit une transformation sans précédent. Vous le rappeliez dans votre introduction. Entre 2010 et aujourd'hui, on a perdu 33% des emplois industriels en France sur l'automobile. L'automobile, ça emploie encore

21:11
Locuteur

un

21:12
Invité politique

million de personnes directement et indirectement. C'est pour ça que je vous parlais de politique industrielle. À un moment, il faut faire des choix.

21:17
Invité

François Proveau, vous conditionnez vos investissements en France à la stabilité économique, sociale et politique. On est à quelques mois de la présidentielle et la politique du futur président aura forcément des conséquences économiques. En France et pour Renault, que dites-vous aujourd'hui ? On ne

21:34
Locuteur

vous

21:34
Invité

demande pas pour qui vous allez voter, mais est-ce qu'il y a des programmes, des idées qui vous inquiètent plus que d'autres

21:39
Locuteur

?

21:41
Invité politique

Je pense que c'est important pour un groupe comme Renault qui a un ancrage français très fort, mais qui en plus est

21:48
Locuteur

un

21:49
Invité politique

peu dans l'esprit de tous les Français. Tout le monde a un peu l'impression que Renault c'est une vraie entreprise française. De dire que, bon, on fait le choix de la France. La France, pour Renault, c'est 20% de notre activité, 20% de nos productions, 40% de nos salariés, la moitié de notre R&D.

22:05
Locuteur

Et

22:06
Invité politique

donc, c'est vrai que, moi j'appelle tous les candidats à passer du temps sur les sujets industriels.

22:14
Locuteur

Encore

22:14
Invité politique

une fois, je le redis, il n'y a pas de pays fort sans industrie. À passer du temps pour comprendre comment stimuler et renforcer le poids industriel et singulièrement le poids de l'automobile. Et je pense que c'est mon devoir et c

22:27
Locuteur

'est

22:27
Invité politique

pour ça que je rencontre, je rencontrerai les candidats pour

22:31
Locuteur

leur

22:31
Invité

donner. Déjà, ils vous ont écouté certainement certains d'entre eux ce matin. le budget examiné aujourd'hui à l'Assemblée, est-ce que vous appelez les députés à le budget ?

22:39
Locuteur

Est-ce

22:39
Invité

que vous dites c'est à le voter ? Est-ce que c'est important que la France ait un budget ?

22:42
Locuteur

Bien sûr que

22:42
Invité politique

c'est important que la France ait un budget. Bien sûr,

22:45
Locuteur

c

22:45
Invité politique

'est important parce que comme ça, ça stabilise les choses et nous, Renaud, en tout cas, on a besoin de stabilité. Si je prends un exemple très concret, la hausse des taux, alors qu'il n

22:53
Locuteur

'est

22:53
Invité politique

pas un sujet que français.

22:54
Locuteur

Très rapidement,

22:54
Invité politique

s'il vous plaît, il nous reste quelques secondes.

22:56
Locuteur

La hausse des taux depuis le début de

22:57
Invité politique

l'année

23:04
Présentateur

à la stabilité politique et financière. Vous disiez 13 millions d'euros il y a quelques jours.

23:09
Locuteur

Vous

23:09
Présentateur

avez dit au début de l'interview plus de milliards. Pardon, vous disiez 13 et vous avez dit au début de l'interview

23:15
Locuteur

plus de

23:15
Invité politique

10. On a investi 13 milliards depuis 5 ans et on va investir plus de 10 milliards dans les 5 prochaines années.

23:21
Présentateur

François Provo, directeur général de Renault, merci d'être passé nous voir ce matin juste avant l'ouverture publique à Paris donc de ce mondial de l'auto. Merci Agathe et à demain.

23:30
Locuteur

Merci

23:30
Présentateur

beaucoup.