Municipales : LFI s'implante partout en France 🇫🇷
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Député de la France insoumise de l'Essonne, en quoi Lionel Jospin a marqué l'histoire politique ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Quel bilan tirez-vous des municipales pour la France insoumise ?
- 5:01RelanceRéponse partielle
Certains estiment que l'étiquette LFI a pu faire peur dans certaines villes. Partagez-vous cette analyse ?
- 9:01OuverteRéponse directe
Sur la Nouvelle-Calédonie, pourquoi rejetez-vous le report des élections ?
- 13:01OuverteRéponse directe
En quoi les municipales réécrivent le rapport de force à gauche pour 2027 ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelle analyse faites-vous des alliances à gauche et à droite après les municipales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Antoine LéomanChiffre
« On a fait à peu près le calcul. Il y a 400 conseils municipaux dans lesquels il va y avoir désormais des élus insoumis. »
- 5:01Antoine LéomanFait
« Il y a un effondrement du Parti socialiste, une montée en puissance de la France insoumise. »
- 9:01Antoine LéomanFait
« Les élections sont censées avoir lieu en juin. Elles doivent avoir lieu en juin. »
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Antoine Léoman bonjour. Député la France insoumise de l'esson. Vous allez commencer cette séance des questions gouvernement par un hommage à l'ancien premier ministre Lionel Jospin.
Je voulais vous donner la parole à l'un comme à l'autre. Alors vous êtes pas de sa génération, vous êtes plutôt des années 90 l'un comme l'autre. Mais en quoi il a marqué l'histoire de la politique ?
Antoine Léoman déjà c'était un premier ministre et un des premiers ministres qui est resté le plus longtemps au pouvoir puisqueil était dans une période de cohabitation avec Jacques Chirac. C'est l'homme pour nous des 35 heur d'une alliance rouge, rose verte un peu sur le mode de ce qu'on a essayé de faire avec la NUPES puis le nouveau Front populaire même si pour notre part c'était la gauche de rupture vraiment qui était qui était en tête de cette alliance. Et puis c'était aussi le ministre au moment où Jean-Luc Mélenchon lui-même était ministre de l'enseignement professionnel et Jean-Luc l'a dit, il a toujours eu le soutien plein et entier de Lionel Jospin pour mener à bien son action comme ministre.
Donc c'est un homme dont on salue la mémoire. Marie Lebec, Lionel Jospin. Pour beaucoup aussi de téléspectateurs, c'est l'homme qui avait annoncé son retrait de la vie politique le 21 avril, ce séisme avec Jean-Marie Le Pen au second tour.
Oui, je pense que ça fait partie de mes mes premiers souvenirs de la vie politique. Moi, j'ai une soirée une une image très claire en fait de ce qui cette soirée électorale avec autour de la table ma famille qui découvre les résultats de de l'élection présidentielle et aussi effectivement cette annonce de retrait qui est je pense une décision qui au fond dans la vie d'un homme politique n'est jamais facile à prendre et donc ça montrait aussi je pense pour lui à la fois le choc de l'arrivée du Rassemblement national au 2e tour et une forme de courage au fond de reconnaître que il était pour parti responsable de ne pas avoir réussi à se à se qualifier lui-même. Je crois que c'est important au fond cette hommage, c'est aussi une page un peu de notre vie politique qui se qui se tourne et on a à peu près le même âge avec Antoine Léomand.
Donc c'est c'est aussi je pense des souvenirs pour nous de politique d'enfance. On est tous les deux assez politisés et donc je pense qu'on a c'est voilà c'est une part de notre mémoire collective qui s'en va et à chaque fois qu'il y a un décès d'un homme politique, on essaie aussi de voilà de l'analyser sur la situation actuelle. vous Antoine Léoman vous rappeliez c'est la gauche plurielle façon de dire qu'il faut peut-être une union de la gauche quand d'autres disent c'est une certaine gauche qui disparaît la gauche laïque universaliste.
Bah je crois que la gauche est toujours laïque et universaliste. Mais c'est vrai que la enfin j'espère par ailleurs qu'il y a aussi des gens de droite qui restent laïques et universalistes. Je commence à avoir quelques doutes parce que je vois que par exemple quand on pu en vela il y a un un cimetière musulman qui est saccagé.
Il y a pas de mot de la droite qui est censée être républicaine sur le sujet, rien du tout, pas un mot de soutien. Par contre, il y a des propos qui sont faits pour empêcher les personnes qui portent le voile malheureusement de siéger dans les conseils municipaux dans lesquels elles sont élues. Donc je trouve que c'est il y a un de poids de mesure quoi.
C'est-à-dire on attaque les personnes musulmanes. Par contre quand elles sont attaquées, il y a plus personne pour les défendre du côté droite. Donc moi, j'ai l'impression que la laïcité elle est clairement passée de notre côté, que l'universalisme aussi il est passé de notre côté et que il y a une certaine droite qui tend de plus en plus vers l'extrême droite et qui malheureusement mais en cause des valeurs de la République.
Marie Lebec sur voilà cette gauche qu'incarnait Lionel Jospin et on voit bien, on se souvient que lui avait été très critiqué quand il avait dit que Jacques Chirac était fatigué, usé, c'était aussi une autre vie politique peut-être moins violente que maintenant, plus respectueuse du débat. Oui, je pense que de toute évidence, mais on le voit bien à l'occasion de ces du résultat de ces élections municipales, peut-être aussi de la façon dont certains maires ont été un peu chassés de leur mairie quand ils avaient perdu les les élections. Il y a une plus grande conflictualisation de de la vie politique.
Je sais pas si c'est en bien ou en mal. Ce qui est sûr, c'est que en tout cas ça incarnait autre chose que celle qui est celle que nous connaissons aujourd'hui ici à l'Assemblée mais aussi au fond que l'on retrouve à l'occasion dans la société aussi peut-être. Allez, on va revenir justement sur le bilan de ces élections municipales.
Il y avait énormément de députés candidats dans les mairies. Qu'en est-il Thboc ? 38 députés et maire à l'issue de ces municipales he sur la centaine qui était candidat.
Voilà qui annonce un mouvement de départ he Elsa et d'arrivée ici à l'Assemblée car on le rappelle on ne peut pas cumuler la fonction de député avec un mandat exécutif local. Il va donc falloir choisir partir ou rester. Alors, d'après le décompte de LCP, au moins 25 députés ont choisi de renoncer à leur mandat à l'Assemblée. par exemple du nouveau maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire des députés ensemble pour la République Thomas Casnav et Antoine Armand qui deviendront respectivement maire de Bordeaux et d'Ansc de l'insoumis David Guiroot Aroubé du député les démocrates Olivier Falorni à la Rochelle ou de l'élu encore droite des républicaines Véronique Louvagi élu à l'aigle enfin par exemple Alexandra Masson pour le RNA Menton au contraire six députés ont déjà indiqué qu'ils préféraient conserver leur mandat au palais Bourbon.
C'est notamment le cas du député les républicains et rapporteur général du budget Philippe Juvain. La plupart des partants seront remplacés par leur superant mais peut-être pas tous. Alors, il y aura peut-être des élections législatives partielles dans un peu plus d'un mois.
Dernier changement important, deux groupes parlementaires vont devoir se choisir un nouveau président. C'est le cas du groupe Horizon dont le chef de fil Paul Christophe a été lui maire dans le nord et d'Éric Sioti qui va prendre la tête de la mairie de Nice. Il présidait le groupe UDR l'Union des droites pour la République.
Merci beaucoup Thibo Inoc. On suivra évidemment les élections de ces nouveaux présidents ici à l'Assemblée nationale. Le bilan dans chacune de vos formations politiques.
Alors quatre députés élumire dans votre camp. Antoine Léomand quel bilan vous vous tirez ? On sait que chaque formation politique souvent chaque formation gag dit qu'elle a gagné.
Alors je vous laisse le dire et puis ensuite on pose quelques question. On a gagné évidemment. Non, je très sérieusement.
Bon pour nous c'est une immense fierté de voir qu'il y a autant de de de membres de la France insoumise qui vont entrer dans les conseils municipaux. On a fait à peu près le calcul. Il y a 400 conseils municipaux dans lesquels il va y avoir désormais des élus insoumis.
C'est une entrée massive dans les conseils municipaux partout en France. Évidemment, vous l'avez dit, il y a quatre députés qui sont élus, mais on a aussi d'autres maires qui ont gagné les élections. Et puis j'ai la joie aussi puisque je l'avais rencontré à Coursel les lanironscription de Marine Le Pen où j'avais été faire campagne et bien de savoir qu'il va y avoir l'entrée à l'Assemblée nationale de Sherazad Bentorky, la suppléante de David Guirot et vous allez voir que on perd un Giro et c'est un peu triste pour nous à l'Assemblée nationale mais on va gagner une chez Razad Bentorky qui est vraiment une exceptionnelle oratrice.
Certaines villes Antoine Léomin, vous ne les avez pas volé à la droite ou au centre mais à la gauche aussi. C'est pas vraiment des villes de conquête sur les non sur les six grandes villes que nous avons sur les huit grandes villes pardon que que nous avons gagné. On en prend deux sur la droite Roubet et le tampon sur l'île de la Réunion.
C'est vrai, il y en a six dans lesquels c'était des mairies sortantes ou socialistes ou communistes. Mais en même temps, il faut voir que peut-être qu'il y a une usure ou un bilan qui était mauvais et qui explique aujourd'hui l'entrée des insoumis dans ces postes municipaux. Marie Lebec, de votre côté, certains députés également vont quitter votre groupe ensemble pour la République pour aller diriger des mairies.
Euh oui, oui, absolument. On a à la fois bien sûr Stéphane Mazar, Antoine Armand et Thomas Caznav. Rodz Bordeaux. euh voilà qui euh ont conquis ces villes avec parfois des batailles qui étaient difficiles, qui étaient pas gagné d'avance et je trouve que c'est la bonne démonstration que nous renforçons notre ancrage local mais au-delà des députés aussi un certain nombre de nos candidats qui étaient soutenus et qui ont conquis des mairies qu'on qualifierait de taille moyenne, c'est-à-dire moins de 100000 habitants mais plus de 10000 habitants.
Et je trouve que ce sont des belles victoires et c'est la preuve que au fond cet ancrage local progressivement il se renforce progressivement nous arrivons à convertir. Petit Marie le puisquon voit bien qu'au début Gabriel Atal avait quasiment l'intention d'enjamember ses municipales et puis voyant quelques victoires possibles. Voilà c'est un peu réveillé.
Deux choses, c'est d'une une belle progression de on est quand même la seule force politique du bloc central à avoir conquis des nouvelles villes avec Ansy de plus de 100000 habitants avec Ansy et Bordeaux. que je crois que si vous regardez dans les 10 plus grandes villes, on est on est on est désormais les les seuls entre les lignes contrairement donc à Horizon et au modèem en tout cas contrairement aux autres forces politique du bloc central et au demeurant je enfin je constate que ce qui est important c'est la dynamique on partait d'assez bas on a renforcé nos positions et je crois c'est aussi l'essence de notre mouvement de continuer de donner et de susciter l'envie de la politique de la part de gens qui sont pas forcément des professionnels de la politique. Alors Antoine Léoman côté gauche à la France insoumise, on a énormément commenté les alliances que vous avez fait avec les Partis socialistes.
Notant que dans certaines ville quand c'était porté par un candidat insoumis comme à Toulouse avec François Picmal ou avec Damien Moda à Limoge et ben finalement ça avait perdu. Certains y ont vu un vote repoussoir de des insoumis plus précisément de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que j'imagine que vous partagez pas cette analyse ?
Mais quand on fait certains calculs, c'est vrai qu'on se dit dans un électorat de gauche peut-être que l'étiquette la France insoumise a pu faire peur. Non, je crois pas. Euh faut bien voir que il y a des endroits dans lesquels euh ça permet euh de l'emporter, des endroits dans lesquels ça permet pas de l'emporter.
En fait, c'est ça qui est assez intéressant, si vous prenez euh les les villes dans lesquelles vous aviez des sortants de gauche et où il y a eu des fusions. Bon, en général, si les sortants de gauche ne sont au 2è tour, enfin qu'il y a besoin d'avoir un 2è tour, c'est qu'ils étaient assez affaiblis, que leur bilan n'a pas convaincu au premier tour plus de 50 % de la population. Bon, on a vu que les socialistes s'étaient alliés avec nous dans les endroits dans lesquels ils étaient en réalité très en difficulté.
Euh c'est le cas par exemple à Limoge, c'est le cas à Toulouse, il se retrouve derrière nous alors alors que pendant longtemps euh ça a été des des municipalités socialiste et qu'il y a un effondrement du Parti socialiste, une montée en puissance de la France insoumise et malheureusement bah on narrive pas à nous tout seul avec notre dynamique à être suffisamment fort pour rattraper la la dégringolade du PS. Donc je trouve que il ils sont quand même un peu gonflés les socialistes parce que eux ils disent clairement c'est un boulet Jean-Luc Mélenchant. C'est ça qui nous fait perdre.
Olivier Fort le dit quasiment que si on regarde de manière assez objective les choses en souvenant qu'il y a eu un premier tour à Limoge et à Toulouse, c'était eux qui étaient derrière nous et c'est pour ça qu'ils sont alliés avec nous. Faudrait quand même pas l'oublier. Donc la dynamique elle était clairement du côté de la France insoumise avec une montée en puissance.
C'est normal, c'était notre objectif d'essayer de mobiliser celles et ceux qui n'y croyaient plus. Il y a un effondrement du PS, on n'arrive pas, même quand on fusionne parfois et bien malheureusement à réussir à faire ce petit coup de boutoir. Mais je voudrais dire une chose aussi, c'est que dans plein d'endroits, on gagne.
Je pense à Lyon par exemple où ça se joue à quelque voix. Si euh le maire sortant de Lyon ne fusionne pas avec la liste d'années, Belois Sheriffi, clairement, il gagne pas la ville. Donc on voit bien aussi que les alliances avec la France insoumise dans un certain nombre d'endroits permettent de l'emporter et éviter que les villes basculent à droite.
Marie Lebec, quelle analyse vous vous faites au sein de votre parti ensemble euh Renaissance et du groupe Ensemble pour la République sur ces alliances ? Parce qu'on a beaucoup entendu Gabriel Atal dire en fait il y a des alliances à gauche qui sont contre nature, des alliances à droite qui sont contre nature également et finalement nous on est les seuls à bon pas forcément faire alliance et donc voilà. Non non mais je rejoins totalement les propos de Gabriel Atal et je dirais pour une fois Antoine Luman, ce n'est pas effectivement ni à la LFI ni au Rassemblé national de faire leur examen de confiance. euh ils ont une offre politique qui est radicale que nous combattons et dans laquelle nous sommes opposés et nous sommes très clairs sur une séparation stricte de notre partie avec le leur.
Le sujet c'est euh le centre gauche, le centre droit ou on va dire la gauche traditionnelle, la droite traditionnelle qui ont effectivement fait le choix euh d'aller vers plus de radicalité euh plutôt parfois que de s'allier avec nous, de renoncer à de là où il n'y avait pas de risque de parfois renoncer à leur candidature, pas de risque par exemple rassemblement national pour aller avec la France insoumise et on a la même chose du côté droit. Donc je pense que c'est surtout à eux de faire leur examen de conscience, de savoir où est-ce qu'ils se positionnent aujourd'hui dans dans l'échéquier politique. Parce que aujourd'hui en vue d'échéance future, on entend beaucoup qui parlent d'un rassemblement large du bloc central et cetera.
Ce rassemblement, il ne peut pas se faire sur n'importe quelle valeur. Nous sommes clairs dans nos valeurs. La France soumise de le Rassemblement national aussi.
Nous les combattons. Nous avons toujours été très clair sur le sujet mais je pense chacun est dans son camp et ceux qui doivent faire leur croyez pas à la stratégie pas nationale mais au niveau local. Après tout, parfois il y a des alliances François Briançon, le candidat socialiste à Toulouse dit "On a des programmes quasiment communs avec la France insoumise au second tour, il est normal de s'allier." Euh si la question est pour moi, je dirais Oui, je vous donne la parole tout de suite Antoine Léoman mais parce que parfois non, c'est parce que justement vous parliez du PS et sur la clarification.
En fait la ligne c'était au niveau national on dit rien mais au niveau local chacun s'organise en fonction des programm on assiste à l'émergence dans ces moments un peu de gêne politique du nouveau terme de de d'alliance technique ou je ne sais quoi ou de front technique ou appelez ça comme vous voulez la réalité c'est que il y a eu partout des accords même là où il n'y avait pas de danger rassemblement national pour s'allier et pour aller chercher à battre des des élus du bloc central Antoine Léomand je vous donne la parole aussi mais c'est intéressant d'avoir les points de vue Justement, je voudrais vous remercier Marie Lebec parce que vous posez le débat d'une manière qui est une manière respectueuse et où effectivement vous dites bah les gens sont placés face à des choix. Moi je dois dire que dans cette élection municipale compte tenue de ce qu'avait fait par exemple le Parti socialiste avant en refusant de voter la censure du gouvernement, on avait l'impression que le Parti socialiste était en train d'aller vers une forme d'alliance avec la Macronie. On a vu que il y avait une direction nationale du Parti socialiste qui était clairement dans cet état d'esprit.
En tout cas, ça avance dans cette direction là, mais que localement et bien ça n'est pas tout à fait le même état d'esprit, que les gens ils font une différence entre une ville qui est gouvernée par la gauche et une ville qui est gouvernée par la droite. On a vu d'ailleurs dans les reports de voie au second tour que les électeurs du Rassemblement national très clairement choisissaient de faire un vote utile à droite, c'est-à-dire de voter pour les candidats des républicains et que donc il y a une forme de reconstitution en quelque sorte d'un espace gauche- droite qui se passe localement sur le terrain qui s'est passé aux élections législatives aussi mais il y a une direction du PS qui semble hors de toute réalité de terrain et qui fait je sauf qu'Antoine Léoman quand on entend les le degré de violence qui peut exister verbal entre les insoumis et le Parti socialiste. Je rappelle que le Parti socialiste quand même fait un communiqué condamnant parlant de propos antisémite de Jean-Luc Mélenchon.
Est-ce que les électeurs se disent on se s'envoie des mots comme ça à la figure et puis après pour gagner une mairie on salie ? Je voudrais qu'on soit parfaitement correct. C'est le Parti socialiste qui nous insulte.
Moi, j'ai jamais traité des gens du Parti socialiste, d'antisémites, d'islamophobe ou de je ne sais quoi. Parfois, je considère qu'il y a certaines personnes, que certains propos de Jean-Luc Mél quand il voilà iron sur certains noms, je vais je vais vous dire quelque chose. Moi, si jamais j'avais insulté un parti politique ou une personne en disant qu'elle était antisémite, jamais je ne me serais allié avec ce ce parti politique ou cette personne.
Jamais de la vie. Donc moi, quand on lance cette accusation d'antisémitisme, il faut être capable d'en tirer les conséquences. Ça montre bien et vous en fait vous vous le dites d'ailleurs de manière assez claire, je pense.
Ça montre bien toute l'inanité de l'accusation qui a été portée contre nous parce que s'ils sont vraiment de gauche et s'ils sont vraiment pour lutter contre l'antisémitisme et qu'ils considèrent que nous le sommes, alors ils s'allent pas avec nous. Mais on peut pas lancer cette accusation comme ça et ensuite revenir dessus en faisant comme si de rien n'était. Et je le dis au socialistes, ils commettent une grave erreur en essayant de nous jeter d'un côté qui serait finalement celui de l'extrême droite parce que l'antisémitisme, l'islamophobie, le racisme, il est du côté de l'extrême droite.
Il faut pas jouer à ce jeu-là avec des gens comme la France insoumise qui au contraire combattent l'antisémitisme toutes les formes de racisme. On a parlé des alliances de gauche. Qu'en est-il des alliances de droite ?
Puisqu'on a vu que le parti les républicains ne s'étaient pas alliés avec le Rassemblement national. Il y a pas eu d'union des droites dans les partis à part dans certaines villes très précises mais que Bruno Rotaillot lui est favorable à une union des droites dans les urnes et a eu du mal parfois appeler à voter pour des candidats contre l'extrême droite. Oui, on l'a vu notamment à Nice pour ne citer que cet exemple mais encore une fois de toute évidence nous sommes clairs sur nos valeurs, nous sommes clairs sur le projet que nous défendons et que nous portons.
Nous sommes clairs sur le projet que nous voulons pour le pays dans les futures échéances. Nous sommes clairs sur nos alliances au niveau ce qui n'est pas le cas des républicains. Donc encore une fois et j'ai entendu ce matin ou hier matin, je ne sais plus Laurent Vquer appeler à à une coalition Sarah Knafo enfin pardon mais encore une fois Sarah Knafo et Édouard Philippe fait partie de ce bloc central.
PH partage aucun aucun point commun sur les valeurs, sur la vision de la société, sur la vision du monde. On va poursuivre sur l'agenda à l'Assemblée et puis on va raccrocher évidemment à 2027 puisqu'on voit bien que c'est dans toutes les têtes depuis les municipales pour certains même avant. On va retrouver Stéphanie Despierres depuis l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
Justement, ça faisait 3 semaines qu'on avait pas eu des questions au gouvernement. Stéphanie, quel sera le thème principal aujourd'hui ? Et bien le sujet numéro 1, c'est l'augmentation des prix de l'énergie.
Il y a 11 groupes à l'Assemblée nationale et bien il y aura au moins h questions sur le sujet car les prix de l'essence s'envolent. Les députés aussi s'inquiètent de l'impact sur les ménages mais aussi sur les agriculteurs. La France insoumise, elle va réclamer une nouvelle fois le blocage des prix alors que le gouvernement a annoncé des mesures mais pas d'aide direct pour l'instant à la pompe.
Mais avant ces questions gouvernement, il y aura un hommage à Lionel Jospin, l'ancien premier ministre socialiste décédé lundi. La présidente prendra la parole ainsi que le président du groupe socialiste et puis les députés observant une minute de silence. Merci beaucoup Stéphanie Despierre. tout de ces séances des questions au gouvernement à suivre en direct en intégralité à partir de 15h.
Marion Bécker, rentrée des classes ici à l'Assemblée nationale. Alors, quel sera le programme dans les prochaines semaines ? Effectivement, Elsa le programme est chargé pour cette reprise parlementaire avec dès demain le débat programmé par Sébastien Lecnu au titre de l'article 50-1 de la Constitution.
Un débat très cadré sur la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran et la réponse de Teran. Il permettra au gouvernement d'exposer le positionnement de la France. Puis chacun des 11 groupes politiques exprimera présentera son point de vue sur la situation et la stratégie à mener et le gouvernement leur répondra enfin.
À noté également Elsa la suite de l'examen du projet de loi sur la fraude fiscale et sociale à partir du 30 mars. Et puis autre dossier attendu, celui de la Nouvelle Calédonie avec l'examen du projet de loi constitutionnel et là ce sera du 1er au 3 avril. Merci beaucoup Marion Bé.
Un débat à l'Assemblée sur la situation internationale. C'est très souvent réclamé par les oppositions notamment. Il est bienvenu Antoine Léoman.
Oui, bien sûr. Bah, c'était nous qui l'avions demandé. Donc, je vais pas dire le contraire.
Évidemment euh ce débat, il est indispensable parce que la nation est assemblée doit pouvoir débattre de cette situation internationale où je le rappelle, il y a donc une agression euh des États-Unis et d'Israël contre l'Iran. Désormais aussi euh euh une attaque qui frappe les peuple libanais. Je veux d'ailleurs en profiter pour dire, on est dans le salon de la paix ici à l'Assemblée nationale, dire mon soutien au peuple libanais qui est sous les bombes.
Déjà plus de 1000 morts, 118 enfants qui ont été tués, euh près de 3000 blessés et 800000 personnes déplacées au Liban. Le Liban, c'est un peuple frère, c'est un peuple ami. Et je trouve que la voix de la France dans cette situationlà, elle n'est pas assez forte.
Et puis enfin, ça a été évoqué aussi. Mais il y a une question très directe pour les Françaises et les Françaises, c'est l'augmentation des prix du pétrole, du gaz, potentiellement de l'électricité. Donc il faut mettre en place rapidement un blocage des prix comme nous le proposons.
Il y a plusieurs pays européens faire désormais de questions gouvernement sur le programme ici à l'Assemblée. Effectivement, on voit que on est aussi percuté par l'actualité internationale. Alors on parle de débat c'est plus globalement une explication du premier ministre et ensuite des prises de parole les unes après les autres.
Mais c'est nécessaire pour illustrer, pour donner toutes les informations nécessaires à la représentation nationale. Marie Lebec. Oui, je crois que et le président de la République l'a très bien dit, ce conflit à en tout cas ces attaques ont été démarrées sans forcément l'approbation ou la mise dans enfin le transmission d'information à d'autres chefs d'état et notamment les pays autres pays membres de l'OTAN.
Je pense que c'est euh utile parce que nous avons aussi à la fois beaucoup de partenariat, je pense avec les Émirats, avec le Liban, beaucoup de nos concitoyens aussi qui sont résidents dans ces euh dans ces pays-là et je pense que c'est des informations utiles à transmettre sur l'état de la situation. Et ensuite euh bien sûr euh pour notre part très clair sur la nécessaire chute du régime des Molas, il y a de toute évidence, je pense pour le premier ministre d'apporter des perspectives quant à cette sortie de crise et où est-ce qu'elle peut être conduite puisque je crois que quand même le président de la République a à la fois réaffirmé sa volonté de protéger le Liban mais également quand même de pouvoir se positionner sur ces questions stratégiques que sont le D3 d'Ormous et l'avenir de l'Iran. On a des textes ici à l'Assemblée.
Vous allez reprendre le texte sur la fraude. Il y a un texte sur la Nouvelle-Calédonie. On va pas rentrer dans le détail de tous les textes, mais sur l'ambiance générale.
Après, les municipales, est-ce que les députés vont venir siéger à l'Assemblée sur des textes ou est-ce que tout le monde a le né dans la présidentielle ? Ça y est, c'est fini. Antoine Léumand.
Non, évidemment. Puis en plus c'est des textes sont pas des petits textes hein parce que sur la la Nouvelle-Calédonie Kanaki, il s'agit une nouvelle fois de faire un report des élections des élections. Franchement, ça commence à bien faire quoi.
Je veux dire, nous on a cessé de dire déjà la dernière fois que le texte est passé et si la question n'est pas réglée, la prochaine fois vous allez faire quoi ? On recommence, on va faire un report. Ça suffit maintenant.
Les élections sont censées avoir lieu en juin. Elles doivent avoir lieu en juin. Nous allons faire notre possible pour battre ce texte parce que c'est c'est sont des textes qui qui touche à des choses très profondes de notre pays.
La France en Nouvelle-Calédonie Kanaki reconnaît une situation coloniale. On peut pas faire comme si de rien n'était. Donc pour répondre à votre question, pardon parce que je suis rentré un peu dans le fond mais pour répondre à votre question, oui, on va aller sur le le fond des textes, on va être présent.
Bien sûr, il y a l'élection présidentielle, mais par ailleurs, tout le monde comprend aussi que l'élection présidentielle est un moyen de trancher ses sujets. Je vous laisse répondre sur la Nouvelle Calédonie. Marie Lebec parce que je crois que vous aviez fait partie justement d'un vous aviez vous êtes parti un déplacement justement en Nouvelle-Calédonie.
On parlait d'un congrès justement mais a priori il y aura pas d'accord entre les deux chambres. Il y aura pas de révision constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie. Alors bon on sait pas encore.
Les débats vont démarrer cet après-midi avec l'audition de la ministre en charge des outresemes. Ils vont ensuite se poursuivre à l'Assemblée. C'est un PJLC donc on connaît les écueils et notamment la méthode de la Franceoumise en la matière.
On sait que c'est ouvert à toute voie d'amour voilà révise la constitution, on peut tout réviser dans la constitution. Exactement. Mais en tout cas, on se on se battra au côté de notre député Nicolas Medzdorf et je crois que il y a quand même une très forte attente quel que soit d'ailleurs le le déboucher.
Bien sûr, nous sommes pour que la Nouvelle-Calédonie reste attachée à la France. Il y a eu deux accords, les accords de Bougival et les accords Élysée Odino qui devraient permettre de faire avancer la situation. Mais surtout ce que j'ai ressenti quand nous avons été là-bas et nous avons vraiment rencontré l'ensemble des forces politiques, c'est une demande très forte que euh la solution, elle puisse être débloqué et avancé et que euh ces accords de Boujival et Élysé Wouinot puissent rentrer en application.
Alors un point de vue un peu plus politique maintenant justement sur 2027, en quoi Antoine Léomande d'après vous ce qui s'est passé au municipal ça réécrit le rapport de force à gauche notamment puisqu'on va parler de votre camp politique pour les socialistes. On voit bien que ça tank chez eux. Est-ce qu'il faut une rupture franche avec Jean-Luc Mélenchon ?
Est-ce que Jean-Luc Mélenchon c'est forcément le meilleur candidat dans votre camp pour rassembler ? Bon, moi je pense que Jean-Luc Mélenchon est un excellent candidat. Il en a fait la démonstration quand même à trois reprises.
Je veux dire, il progresse à chaque fois. Alors, je comprends pourquoi il se fait taper dessus. C'est sans doute parce que c'est un très bon candidat.
Mais vous entendez pas des gens quand même qui m'aident dans G mais en même temps, je veux dire, attendez, non, dans mon camp, non. Par contre, des gens chez les insoumis ou des gens qui ont voté facilement insoumis qui vous disent non, là maintenant, Jean-Luc Mélenchon, c'est plus possible. des gens qui qui votent pour la France insoumise, qui regardent euh la télévision et qui regardent les insultes euh de qui sont proférés contre Jean-Luc Mélenchon à peu près.
Enfin, il suffit d'allumer une autre chaîne que LCP et vous allez voir, on pourrait faire le test là en ce moment en direct. Parfois, en loman, ils écoutent juste ce que dit Jean-Luc Mélenchon et parfois ça peut les choquer de bonne foi. Je vous le dis en rigolant quand même, mais l'autre fois, il y a des camarades qui ont regardé France info toute la journée, il n'y avait que des titres contre Jean-Luc Mélenchon.
Alors si vous voulez, moi je veux bien on est en train de se battre à la fois contre un système politique vermoulu et en même temps contre un système médiatique qui nous insulte toute la journée. Donc on fait ce qu'on peut à l'intérieur de ce systè je pense je pense que j'en dans l'électorat. Moi c'est ça qui m'intéresse.
Oui bah j'ai je constate queon a fait des très bons scores dans un certain nombre de villes. Je constate et c'est très important c'est trop peu rappeler qu'il y a encore beaucoup d'abstention. Je rappelle que l'élection présidentielle c'est une élection avec 75 % 80 % de participation 57% de participation. en train de tirer des conclusions sur une élection sur laquelle il y a allez 50 % de participation en moins.
Pardon mais c'est pas c'est pas raisonnable de faire comme ça. Jean-Luc Mélenchon a fait la démonstration dans les précédentes élections. Déjà il est très fort dans une campagne.
On peut quand même on peut lui faire beaucoup de reproches mais celui-ci je pense que ça serait déraisonnable. Nous avons un programme, nous sommes prêts à gouverner. Nous avons une équipe qui est une équipe qui s'élargit y compris de la présence de nouveaux maires et vous voyez aujourd'hui nous sommes prêts à exercer les responsabilités nationales.
Nous sommes prêts à prendre le pouvoir par les urnes également. Et je le dis, il faudra mettre en place rapidement une 6e République justement pour redonner confiance dans ces institutions. Marie Lebec, dans votre camp, le bloc central, Gabriel Atal parle d'un comité de liaison entre les trois parties Renaissance, Horizon et le modèle.
On a bien compris que pour vous, il y a pas de candidat commun avec les républicains. Écoutez, on en est pas là encore une fois à date. Moi, je reviens sur ce qui a été proposé par Gabriel Atal et qui est je pense la bonne démarche et à la fois bâtir un programme, voir ce que nous avons comme point de convergence et encore une fois avec le modèle et Horizon, je n'en doute pas que nous serons qu'il y en aura beaucoup à trouver parce que nous nous battons sur les bancs de l'assemblée ensemble depuis parfois 10 ans, depuis parfois presque 4 ans et demi maintenant.
Donc ça va avancer, ça va se décanter, mais euh je pense que en tout cas la méthode consistant uniquement à parler d'accord politique, de logique d'appareil et cetera n'est pas la bonne. Donc on a ce comité qui permet effectivement à notre force politique de dialoguer, de se mettre d'accord, peut-être aussi de se mettre d'accord sur l'arc avec lequel nous souhaitons avancer mais aussi et je pense que c'est fondamental l'ensemble du travail réalisé sous l'gy de Gabriel Latal pour faire émerger vous des idées d'ici à 202. Vous allez me dire que vous voulez parler d'idées de programme.
Moi je vous parle de personne. Comment on départage Gabriel Atal et Édouard Philippe ? C'est un peu la question hein.
Encore une fois mais de notre côté on candidat sûr qu'il soit forcément [rires] dans quoi que il y a eu des appels justement c'était quand même le président quand il y avait Macron qui était ministre de l'économie. Donc il y a eu des appels à ouvrir cet arc justement jusqu'à une partie de la gauche. Marie Lebec.
Non mais encore une fois on en est pas du tout là. Enfin il y a il y a du travail en interne mais je veux dire je disais quand je dis on n pas là. Je vais pas vous mentir, je ve pas dire qu'on en parle pas en interne, mais ça reste vraiment tout le monde enle mais ça reste vraiment des sujets qui sont euh qui sont internes sur lequels nous faisons des propositions.
Nous voulons aussi avancer avec nos partenaires et c'est absolument fondamental. D'où cette idée de de comité de liaison ? Je veux dire on est il n'y a pas d'annonce à faire qui viendrait vous expliquer comment ça départage parce que pour l'instant à la fois sur l'arc mais aussi sur les modalités nous ne sommes pas encore d'accord et donc c'est important qu'il ait ce dialogue.
Je pense que les municipales étaient une échéance très importante à enjamber pour chaque parti politique. Nous voilà arrivé au terme de cette bataille électorale. Nous allons préparer la suivante et donc nous sommes encore dans les phases de discussion.
En quelques secondes Antoine Léoman, il y aura forcément plusieurs candidats de gauche sur la ligne de départ parce que vous savez bien que si Jean-Luc Mélenchon se présente, il y aura quelqu'un pour incarner une gauche plus raisonnable, on va dire. Bah écoutez, moi je pense que la gauche raisonnable, c'est celle qui a un programme qui l'a travaillé depuis des années, qui est prête à exercer les responsabilités. J'ai l'impression que la gauche raisonnable au regard de cette définition là, c'est plutôt nous que ceux qui vont l' Voilà.
Alors là, beaucoup plus beaucoup plus d'accord avec vous. Effectivement, je ne sais pas ce qu'ils veulent faire. Je n'arrive pas à comprendre.
Il y en a qui disent qu'ils veulent faire une primaire. Monsieur Gedge est déjà candidat à l'élection présidentielle. Je crois que monsieur Hollande est en train de préparer ses bill aussi.
Je ne sais pas si monsieur Hollande veut pas faire candidat commun avec les Macronistes. Je ne comprends rien. Donc c'est un peu difficile pour moi si vous voulez de dire ce que vont faire les autres.
Moi je sais ce qu'on va faire. On va faire comme d'habitude. On va proposer un programme qui va être le même programme que la dernière fois [rires] avec des des des éléments en plus compte tenu de la nouvelle période.
Je ne sais pas encore qui sera notre candidate ou notre candidat. Personnellement, je souhaite que ça soit Jean-Luc Mélenchon parce que je considère que c'est un excellent candidat et je le dis aussi mais nous sommes dans une situation internationale où il faut des gens responsabilités qui soient capable d'avoir une vision de ce qu'est la France à l'international. Je pense que c'est le cas de Jean-Luc Mélenchon et je souhaite moi personnellement qu'il soit candidat.
Je on verra on verra ce qu'on fait finalement mais en tout cas on portera notre programme dans encore un peu de temps mais ça va arriver très très vite. Merci Antoine Léand.
Antoine Léaument