Une minute pour comprendre n°46 : « Nous devons avoir une défense indépendante »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:02Invité politiqueFait
« Actuellement, la France, du fait de notre appartenance à l'Union européenne, nous sommes placés sous l'article 42 de TUE, qui nous place en fait sous la tutelle de l'OTAN. »
- 0:02Invité politiquePromesse
« je veux sortir de l'Union européenne mais aussi de l'OTAN. »
- 0:45Invité politiquePromesse
« Ce que je veux, c'est que la France n'ait plus d'ennemis désignés, je veux que nous ayons une défense indépendante, qu'on ait une industrie de l'armement qui puisse être indépendante. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Actuellement, notre appartenance à l'OTAN est en train de démembrer notre industrie militaire, pour nous insérer dans des programmes multinationaux où l'on aura plus la totalité de la chaîne de fabrication. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Il suffit de s'adresser au gouvernement des Etats-Unis d'Amérique pour dire que l'on sort de l'OTAN. Il y a un délai d'un an, c'est la seule contrainte. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Au bout d'un an, on en sort de plein droit. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Actuellement, la France, du fait de notre appartenance à l'Union européenne, nous sommes placés sous l'article 42 de TUE, qui nous place en fait sous la tutelle de l'OTAN. Donc, moi, je suis logique avec moi-même, je veux sortir de l'Union européenne mais aussi de l'OTAN. De telle sorte que la France ne soit plus désormais assujettie à l'OTAN, c'est à dire à la vision géopolitique des États-Unis. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Ca veut dire que dès que la France sera sortie de l'OTAN, eh bien, elle ne désignera pas, comme c'est actuellement le cas (on a des gouvernements qui désignent pratiquement comme ennemis le monde arabo-musulman, d'une part, la Russie, le monde orthodoxe d'autre part. C'est la réalité des événements et c'est la vision géopolitique des Etats-Unis, du choc des civilisations de Samuel Huntington, et qui nourrit la réflexion du Département d'État américain, du Pentagone, des thinks-thanks américains, même si l'accession de Donald Trump peut changer la donne.
Ce que je veux, c'est que la France n'ait plus d'ennemis désignés, je veux que nous ayons une défense indépendante, qu'on ait une industrie de l'armement qui puisse être indépendante. Actuellement, notre appartenance à l'OTAN est en train de démembrer notre industrie militaire, pour nous insérer dans des programmes multinationaux où l'on aura plus la totalité de la chaîne de fabrication. Je veux que la France ait sa propre industrie d'armement, comme c'était encore le cas naguère et comme ça reste encore le cas. Il ne faut pas démanteler.
Il faut ensuite que l'on entretienne les meilleures relations du monde, c'est à dire que si je suis élu à l'Élysée, parmi mes premières décisions que nous prendrons ; j'actionnerai l'article 13 du Traité sur l'Atlantique Nord du 4 avril 1949. Il suffit de s'adresser au gouvernement des Etats-Unis d'Amérique pour dire que l'on sort de l'OTAN. Il y a un délai d'un an, c'est la seule contrainte. Au bout d'un an, on en sort de plein droit.
Mais ça ne veut pas dire que je veux entrer en conflit avec les Etats-Unis, j'espère pouvoir rencontrer le Président Trump, j'aimerais beaucoup rencontrer le Président Poutine, le Président Xi Jinping en Chine, qui est encore en fonction, le Premier ministre indien, de telle sorte que la France renoue avec son rôle. C'est un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Nous devons en tant que tel représenter un des pôles de réflexion, de puissance du monde de demain.
François Asselineau