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interviewPublic Sénat· 16 juin 2025 2 min

« Le Parti socialiste devrait prendre ses distances avec les propos de Jérôme Guedj »

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Éric Coquerel

C'est un salopard antisémite avec des propos qui sont pour nous absolument insupportables.

0:07
Présentateur

Qu'est-ce que vous dites à Jérôme Gage ?

0:08
Éric Coquerel

À Jérôme Gage, rien, parce que c'est pas nouveau. Dès le week-end, nous avions fait un communiqué qui condamnait le crime de guerre du Hamas. D'accord ? Enfin, on a les massacres du Hamas le 7 octobre. Il a dit que nous étions des idiots utiles du Hamas. Et depuis, il n'a cessé de nous traiter d'antisémites, etc. parce que nous étions contre le génocide, etc. Il nous explique, il nous dit non, non, je ne suis pas d'accord avec ce qui se passe. Mais enfin, ceux qui en France, depuis le début, alertent et font que, heureusement, l'opinion publique, même l'opinion politique, à part l'extrême droite, a quand même évolué, il les tape, il les tape et il les tape.

Donc, je n'ai rien à dire à Jérôme Gage. Le problème qui se situe, c'est dans un congrès du Parti socialiste, il y a eu des applaudissements. Certains médias ont dit qu'il y a eu plein d'applaudissements. Je n'ai pas eu l'impression, mais il y a eu des applaudissements. Et je pense au moins que le Parti socialiste devrait prendre ses distances en disant que cette affirmation n'engage pas le Parti socialiste.

1:01
Présentateur

Olivier Faure ne l'a pas fait hier dans son discours.

1:03
Éric Coquerel

Comment ?

1:03
Présentateur

Olivier Faure ne l'a pas fait hier dans son discours.

1:04
Éric Coquerel

Voilà, nous, nous le demandons. Il n'a pas pris ses distances, on se demandait encore. Bien sûr. Et je vais vous dire, là, par exemple, on me propose demain d'aller à une conférence de presse, puisque j'ai signé un appel pour la reconnaissance de l'État de Palestine, avec M. Faure, avec Mme Binet, avec Mme Tondelier. Enfin, il y a un certain nombre de personnalités. Je l'ai signé avec Clémence Guettet. Et on me demande d'aller à une conférence de presse pour défendre cet appel. Très sincèrement, je n'irai pas à une conférence de presse avec M. Faure, que ce n'est pas lui que je vise en tant que tel, mais tant que le Parti socialiste n'aura plus un mot là-dessus. Ce n'est pas possible.

On ne peut pas dire de Jean-Luc Mélenchon et de nos responsables politiques que c'est un sale parc d'antisémite. En plus, en m'entendant, il explique qu'il le dit parce que nous serions pour, en gros, la disparition d'Israël. Nous n'avons jamais dit ça. Nous avons toujours été sur la solution à deux États.

1:47
Présentateur

Ce matin, dans Le Parisien, il y a le président du CRIF, Jonathan Arfi, qui dit que Jean-Luc Mélenchon montre tous les marqueurs d'une pensée antisémite.

1:53
Éric Coquerel

Oui, bien sûr. Enfin, ça, c'est le boulot du CRIF depuis le début. Je vous rappelle que le CRIF, au moment de la mort de Mireille Knoll, a expliqué que nous n'étions pas bienvenus. Alors, Mme Le Pen n'était pas bienvenue du fait des antécédents du Front National. Et nous, on n'était pas bienvenue du fait de notre position par rapport à Israël. Donc, il y a longtemps que le CRIF, en réalité, ne défend pas la communauté juive de ce pays. Il défend les intérêts d'Israël et plus particulièrement se fait, en réalité, quoi qu'il en dise, le porte-voix de la politique de M. Netanyahou.

« Le Parti socialiste devrait prendre ses distances avec les propos de Jérôme Guedj » — Éric Coquerel · Pourquijevote