Edwige Diaz : avec la condamnation de Nicolas Sarkozy, "c'est l'image de la France qui est abimée"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous dites stop, il faut que chacun retrouve ses esprits face aux menaces contre les juges ?
- 0:45RelanceRéponse partielle
Est-ce que en disant 'juges politisés', vous n'attisez pas un ressentiment pouvant conduire à la violence ?
- 1:45RelanceÉludée
Vous vous ne faites plus confiance en la justice ? Les Français ne doivent plus faire confiance dans leur justice ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a pas une justice spéciale pour Nicolas Sarkozy ?
- 4:15OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il faut revenir sur le principe de l'exécution provisoire ?
- 5:30OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui concrètement constituerait une rupture avec le gouvernement ? Donnez une mesure.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Edwige DiazFait
« Une partie des juges, des magistrats sont politisés. De toute façon, ils le disent eux-mêmes quand ils écrivent par exemple des communiqués de presse pour appeler à faire barrage au Rassemblement national. »
- 2:30Edwige DiazChiffre
« En 2008, c'était deux Français sur trois qui avaient confiance en la justice. L'année dernière, c'est un Français sur deux seulement qui a confiance en la justice. »
- 3:15Edwige DiazChiffre
« 9 condamnés sur 10 à une peine au-delà de 5 ans de prison ont une exécution provisoire de leur peine. »
- 4:30Edwige DiazFait
« C'est quand même l'image de la France qui est abîmée. »
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[Musique] Bonjour Edvig Diaz. Bonjour. Merci pour votre invitation.
On va on va évoquer dans quelques secondes les premières pistes de Sébastien Lecnu, la réponse avec vous du du Rassemblement national, les propositions que vous faites aussi. Avant cela, l'actualité de ces dernières heures, c'est Nicolas Sarkozy, le le l'ex-président qui réagit à nouveau à sa condamnation à de la prison ferme et aussi ses menaces contre la justice, menace de mort, menace d'agression pour les juges qui ont qui ont rendu leur décision. Est-ce que vous dites stop, il faut que chacun retrouve ses esprits ?
Euh moi déjà, je vais vous dire que je condamne toutes toutes les personnes qui ont menacé les juges. Voilà. Je considère que dans notre état de droit, la violence n'a pas sa place.
Euh les juges peuvent être politisés, en tout cas celles qui ont rendu cette décision, mais euh pour autant elles ne méritent pas, enfin je veux dire en fait personne ne mérite d'être menacé de mort. Donc je veux dire, je condamne avec la plus grande fermeté euh ses agissements. Est-ce que quand même vous venez de dire juge politisé, on peut entendre dans votre partie des juges qui veulent se payer les politiques, ça c'est Sébastien Chenu qui le disait.
Est-ce que en disant cela, vous n'attisez pas aussi quelque part non pas cette violence mais au moins un ressentiment vous qui peut conduire à une forme de violence ? Non, parce que je crois que tout le monde sait que une partie des juges, des magistrats sont politisés. De toute façon, ils le disent eux-mêmes quand ils écrivent par exemple des communiqués de presse pour appeler à faire barrage au Rassemblement national.
De fait, ils sortent de leur neutralité, de leur impartialité et ils prennent une position politique. Donc, on ne trahit aucun secret. Après, euh moi, je fais bien la différence entre des juges qui décident de révéler leurs opinions politiques et l'immense majorité des juges qui fait son travail dans la plus grande impartialité avec beaucoup de respect et qui se contente d'être la bouche de la loi.
Mais Eddie Dias, quand vous dites par exemple les juges veulent se payer des politiques Sébastien Chenu qui avait ses propos. Euh quand vous dites "Les juges sont politisés", c'est Marine Le Pen, euh qu'est-ce que vous dites aux Français aujourd'hui ? Vous vous ne faites plus confiance en la justice.
Les Français ne doivent plus faire confiance dans leur justice. Non, non, on n'a pas dit les juges sont politisés, on a dit des juges, ça veut dire pas tous les juges. C'est ça revient dénonce la République des juges.
Enfin, vous avez des mots trans Non, mais pas la République. Non, non, mais enfin là là c'est c'est caricatural. Je je dis voilà, il y a une partie de la magistrature qui est politisée, qui le dit elle-même en signant des communiqués de presse pour appeler à faire barrage au Rassemblement national.
Après, je vais vous dire, regardez, hier, j'étais sur ma circonscription en Gironde, sur le marché de Saint-André de Cubzac. Euh et bien, en fait, les gens sont venus me parler, ils m'ont dit "C'est quand même pas normal ce qui se passe. Cette exécution provisoire euh et bien c'est la négation du second degré de juridiction et donc c'est par la même la négation de notre état de droit.
Et vous voyez, j'ai été retrouvé des chiffres. Il y a quelques en 2008, c'était deux Français sur trois qui avaient confiance en la justice. L'année dernière, c'est un Français sur deux seulement qui a confiance en la justice.
Et donc en fait, je pense que la politisation d'une partie de la magistrature et bien jette quelque part le discrédit sur l'ensemble de la profession et je le dis, beaucoup d'entre eux font leur travail avec beaucoup de beaucoup de responsabilités. Je peux Edv Diaz aussi vous donner un chiffre. 9 condamnés sur 10 à une peine au-delà de 5 ans de prison ont une exécution provisoire de leur peine.
Oui. Mais là ça devrait pas être le cas pour les politiques. Non.
Alors je dis pas du tout que les politiques doivent être au-dessus des lois mais je dis aussi qu'ils ne doivent pas être en dessous des lois. Et c'est vrai que beaucoup de personnes m'ont posé la question enfin se posent la question et je l'ai entendu hier sur ma circonscription, c'est est-ce qu'il y a pas une justice spéciale pour Nicolas Sarkozy ? Je pense quand même vraiment que l'exécution provisoire et là en plus qu'on envoie monsieur Sarkozy directement en prison.
Je veux dire c'est c'est vraiment une atteinte à la présomption d'innocence et quand même les gens se disent "Mais est-ce qu'il y a pas une volonté d'humiliation derrière ?" Puisque'en plus on sait que monsieur Sarkozy va faire appel. Peut-être qu'il sera peut-être que son innocence sera reconnue.
Mais du coup on envoie quand même l'image où est désastreuse d'un président de la République qui va finir en prison et c'est quand même l'image de la France qui est abîmée. Alors qu'est-ce qu'on fait à vous siéger au Parlement ? Est-ce qu'il faut revenir par exemple sur ce principe de l'exécution provisoire ?
Ben écoutez, c'est un débat qui pourra peut-être avoir lieu euh puisque voilà, c'est un sujet extrêmement complexe, donc on peut pas répondre hein sur un plateau comme ça, mais mais euh voilà, je je pense que dès lors qu'il y a des conséquences dramatiques, vous voyez euh sur Marine Le Pen, là, elle a été euh condamnée à une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire et en fait quelque part, on prive le peuple français de de s'exprimer. Si les gens ont envie de voter pour Marine Le Pen, et bien c'est eux qui doivent avoir le dernier mot. Et c'est pas euh des magistrats politisés qui ont envie de se payer euh Marine Le Pen qui doivent l'interdire, qui doivent interdire aux Français euh de voter pour elle.
Donc il y a tous les magistrats qui jugent les politiques sont politisés en fait. Non, c'est pas alors c'est pas ce que je vous ai dit. Je peux vous répéter pour la 4è fois.
C'est ce qu'on comprend en vous écoutant. Non non, je vous ai dit des juges qui assument, qui signent des communiqués de presse et je ne veux pas jeter le discrédit sur l'ensemble de la profession qui réalise son travail avec impartialité, neutralité. On va revenir bien sûr maintenant dans le détail sur le contexte politique et budgétaire.
Alors, vous avez bien sûr suivi les premières annonces du premier ministre sur la question du budget, sur la construction du budget et votre partie, le Rassemblement national a réagi très vivement à ces premières annonces. Je cite par exemple Jean-Philippe Tangui ce matin dans la tribune dimanche qui nous dit "Monsieur le Cornu est le ventrilo d'un scénario écrit par d'autres. Pourquoi ce durcissement Edvich Diaz ?
Non mais parce qu'en fait nous ne sommes pas dupe. Euh monsieur le cornueu a été nommé parce qu'il est prochissime d'Emmanuel Macron. C'est peut-être le dernier macroniste qui reste autour d'Emmanuel Macron.
Et donc nous ne ferons pas avoir par ces déclarations. Donc nous attendons très précisément son discours de politique générale et ensuite nous verrons la déclinaison euh de ses intentions et nous espérons euh qu'il changera et qu'il reprendra les propositions du Rassemblement national qui sont cohérentes, qui sont constantes et que nous matérialisons par écrit chaque année à l'occasion de la présentation de notre contrebudget. Mais pour le moment, un budget de désendettement, pas de taxe Zucman, pas de retour de l'ISF, pas non plus de suspension de la réforme des retraites et en même temps un petit geste sur l'aide médicale d'État.
Ça c'est pas de nature à vous satisfaire. Bon, qu'il n'y ait pas d'augmentation des impôts, je voilà avec Marine Le Pen, nous l'avons dit, c'était notre ligne rouge. Le la France fait partie des pays les plus taxés du monde, que ce soit les contribuables ou que ça soit les entreprises.
Donc, il existe dans notre pays une asphyxie fiscale et une question de consentement à l'impôt mais surtout à la dépense publique. Oui, les Français estiment que leur argent est mal dépensé et même ils se posent la question où passe notre argent ? Pardon, on comprend pas du coup ce qui vous ce qui ne vous satisfait pas dans cette interview de Sébastien Lecnu.
Ah ben en fait euh on va pas se payer de mots, c'est ce que je veux vous dire. il pose des bases et ensuite il dit on peut on peut discuter et négocier et ben tant mieux discutons. C'est c'est pour cette raison que nous ne serons pas comme la France insoumise que nous ne le censurerons pas a priori mais nous allons voir si tout ceci reste des paroles en l'air comme on y a été habitué avec Emmanuel Macron ou alors avec les prédécesseurs de monsieur le Cornu.
Et puis pardon sur l'aide médicale d'État, nous ne voulons pas des petits des petits aménagements. parce que là médicat compte dans des français qui n'arrivent plus à se soigner parce qu'ils n'en ont plus les moyens donc il renoncent à avoir une bonne santé et en parallèle quand vous êtes un clandestin c'estàdire quand vous arrivez illégalement sur le territoire national vous avez le droit à une immense palette de soins et donc du coup ça constitue une injustice aide médicale d'urgence qui ferait économiser combien par rapport à ce que coûte l'aide médicale d'État actuellement c'est 1liard 100 millions d'euros Oui, en fait c'est ce qui est budgétisé mais au final ça coûte beaucoup plus. Ce que nous disait Sébastien Chenu il y a quelques mois sur ce sur ce plateau, sur ce même sujet disait "Ce sera sans doute quelques millions d'euros d'économie, quelques centaines de millions d'euros d'économie." Ben écoutez, c'est je pense que alors mais je vous dis pas que toutes nos mesures d'économie reposent sur l'aide médicale d'État.
Je vous dis que l'aide que la transformation de l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence, c'est un une partie de l'ensemble. Mais oui, bien sûr, déjà au nom de la justice sociale et de la justice en matière de santé, il est normal que les Français euh soient soignés en priorité dans leur pays. Et donc oui, il faut réduire la palette de soins.
En clair, il faut euh si quelqu'un évidemment est sur le point de mourir ou à une maladie grave, évidemment qu'on va le soigner. Vous n'avez jamais entendu l'inverse dans la bouche d'aucun représentant du Rassemblement national, mais nous considérons que il n'est pas normal que les étrangers en situation irrégulière bénéficient d'autant de soins alors que les Français en manquent. Si on suit votre raisonnement, vous posez une sorte d'ultimatum au premier ministre.
En gros, c'est la rupture ou la censure, si je vous écoute bien. Mais qu'est-ce qui concrètement constituerait à vos yeux une rupture ? Donnez-nous par exemple une seule mesure que vous demandez au premier ministre.
Alors juste le budget c'est un ensemble. Donc je vais vous en donner plusieurs si vous me permettez. L'augmentation des impôts, c'est la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation, c'est non.
L'augmentation des charges sur les entreprises, ça n'est pas possible non plus. Et en parallèle, il faut euh que cette absence d'augmentation d'impôts soit compensée euh par une diminution des dépenses. En fait, c'est un équilibre, c'est une opération obligatoire si l'on veut faire baisser la dette et la rembourser.
Donc les économies, nous en avons proposé un certain nombre, je vais vous les rappeler, des économies sur l'immigration, sur la contribution de la France au budget de l'Union européenne, sur l'aide au développement, sur les énergies intervittentes, sur les agences d'État. Voyez en fait toute une série de mesures qui n'ont pas été appliquées qui n'ont jamais été un catalogue, c'est pas c'est pas extrêmement précis par bah si après je je sais que nous n'avons pas beaucoup de temps. Euh donc je suis obligé de faire parler par exemple souvent de l'ADEM dont on sait que le budget de fonctionnement n'est pas celui que vous évoquez.
C'est 4 milliards mais c'est seulement quelques centaines de millions d'euros de budget de fonctionnement. Vous voyez, je suis arrivée avec le contrebudget du Rassemblement national et qui est disponible sur notre site internet et en annexe, vous avez toute la liste des agences d'État que nous voulons rationaliser, fusionner, faire disparaître et cetera et cetera. Et il faut aussi qu'on se pose la question enfin de l'utilité de ces agences parce que nous nous ne sommes pas euh pour supprimer des agences pour les supprimer mais en fait si elles ne servent à rien, si elles ne se réunissent pas, si elles sont coûteuses et si elles servent, il faut le dire il il faut le dire, il y a beaucoup d'agences qui servent à recaser les ministres qui ont été remerciés ou des députés qui ont qui ont été battus.
Je peux vous en donner un certain nombre. Emmanuel Vargon euh à la commission de régulation de l'énergie, Beranger Couillard au conseil à l'égalité, Clément Bone au commissariat au plan. Donc en fait il y en a beaucoup vous voyez des agences tout tout ce que vous venez.
Je dis qu'il faut faire un audit. Je dis qu'il faut faire un audit. Si les agences sont utiles et bien gardons-les, mais si elles sont inutiles, qu'elles ne se réunissent pas, qu'elles coûtent cher, qu'elles font doublon par exemple avec un ministère, pourquoi les audites ils existent déjà ?
Edvig Diaz Mathilde Cirot parlait d'un rapport sénatorial 540 millions d'euros de Ouais bah les audites d'accord mais enfin du coup qu'est-ce qu'on a fait de ces audites ? Voilà, à un moment donné, il faut que le Premier ministre se saisisse de cette question et que si il est établi que telle ou telle agence ne sert à rien, et bien oui, il faut envisager sa suppression. Pour l'instant, ça n'est pas fait, je le regrette.
Vous restez avec nous, Edvig Diaz. On va continuer cet échange juste après le le fil info de 9h mo/ et c'est le retour de Dian Ferchit. Géraldin condamne sans réserve les menaces envers les magistrats.
Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes concernant des messages menaçants adressé à la magistrate qui a condamné Nicolas Sarkozi dans le dossier libien sur France Info. Le syndicat de la magistrature estime ce matin que Nicolas Sarkozy met également de l'huile sur le feu. Nicolas Sarkozy qui s'exprime dans le journal du dimanche.
Il continue de défendre son honnêteté et récuse toute idée de grâce. Il faudrait pour cela qu'il reconnaisse sa culpabilité. Je me battrai jusqu'à mon dernier souffle, redit-il, ajoutant que toutes les limites de l'état de droit ont été violées.
Au moins trois morts, une dizaine de blessés dans une nouvelle attaque aérienne massive sur l'Ukraine. Moscou a lancé des centaines de drones et de missiles sur le pays au cours de la nuit. Selon le ministre ukrainien des affaires étrangères, il dénonce la destruction d'immeubles résidentiels.
L'Iran appelle les pays à ne pas appliquer des sanctions qu'il jugégal sanction entré en vigueur cette nuit après l'échec des discussions à l'ONU sur le nucléaire iranien. Elles avaient été levées il y a 10 ans. Térant qui promet ce matin une réponse ferme et appropriée.
France info le 830 France info Adrien Bec Matilde Sirot Edvich Diaz vous êtes toujours avec nous député de Gironde vice-présidente du RN. Alors vous nous disiez à l'instant que le premier ministre ne devait surtout pas donc en passer par une augmentation de la fiscalité. Pour autant euh dans votre parti, dans votre groupe à l'Assemblée, vous avez des propositions de réforme concernant la fiscalité et vous proposez par exemple euh l'impôt sur la fortune financière, un ifi donc qui reviendrait sur euh sur euh l'IS qui n'est pas l'ISF et qui n'est pas non plus l'IFI qui est en ce moment en vigueur et c'est une manière pour vous de protéger quelque part l'immobilier et les propriétaires.
Est-ce qu'au final ce n'est pas contre-productif et au détriment des entreprises ou des investisseurs ? Euh non, pas du tout. Je je vois pas pourquoi vous dites cela.
Euh cibler les actifs financiers. Oui, c'est ça en fait. La spéculation pour le dire autrement.
C'est quoi la spéculation ? spéculation, c'est quand vous vous enrichissez peut-être anormalement ou alors que vous bénéficiez d'une situation conjoncturelle qui vous fait engranger des super profits. Par exemple, je pense quand il y a eu la les les profiteurs de crise, les profiteurs de guerre, il y a eu une taxe sur les super profits.
Oui. Mais du coup, elle n'est pas elle n'est pas suffisante. Nous nous souhaitons l'augmenter.
Précisément, elle pourrait rapporter 8 milliards d'euros. Elle viserait qui cette taxe ? Bah, je vous le dis, elle vise en fait tous les entreprises, des particuliers. les acteurs de la spéculation.
En fait, nous ce que nous voulons protéger l'enracinement. C'est pour ça que avec notre on va être extrêmement concret. Quelqu'un qui a un compte en bourse qui place de l'argent, ça peut parfois s'élever à quelques dizaines, quelques centaines de milliers d'euros.
Pour vous, vous considérez que c'est quelqu'un qui fait de la spéculation potentiellement ? Ben en fait, oui, nous nous souhaitons investir dans l'économie euh réelle, c'est-à-dire que c'est pas l'économie réelle la bourse. Ben euh en tout cas enfin, je vous dis ça dépend, ça dépend de quelle entreprise, ça dépend dans quelle mesure, ça dépend en quel calendrier, tout ça est très particulier.
C'est pour ça que c'est très long à développer sur le plateau. Mais en gros, ce que je veux vous dire, c'est que typiquement voilà, on pourrait surtaxer les rachats d'action. Voilà.
Donc là, c'est quand euh une entreprise va arracher ses propres actions au point où elle est particulièrement côté en bourse. Donc en fait, pour que vous compreniez bien et pour que les voilà pour que les personnes qui nous entendent comprennent, nous nous souhaitons protéger euh le patrimoine, nous souhaitons protéger l'enracinement, nous souhaitons euh euh plus taxer la spéculation. En fait, comme on ne veut pas rajouter des impôts, attendez attendez attends juste, je je finir la suite.
Non mais voilà, l'enracinement c'est quand vous investissez dans une TPE, dans une PME, quand vous investissez dans l'immobilier, ça vous voyez c'est l'enracinement parce que nous nous ce que nous souhaitons pas en fait nous ce que nous souhaitons c'est opérer un rééquilibrage fiscal. Voilà. Et d'ailleurs, la taxe que nous souhaitons mettre donc l'impôt sur la fortune financière, c'est pas un impôt pour alimenter le tonneau des Danaï de la dépense publique.
Vous voyez en fait c'est de l'argent que nous voulons euh diriger euh vers la politique familiale par exemple. Et en fait c'est ça rejoint ce que je vous disais tout à l'heure sur la question. On a du mal, pardonnez-moi de vous interrompre, mais on a du mal à en comprendre les contours parce que vous nous dites ça pourrait concerner des entreprises, ça pourrait concerner peut-être des particuliers et vous nous dites finalement investir en bourse c'est spéculé.
Mais je vous dis ça dépend sur quelle entreprise et à quel moment. Je vous ai dit tout à l'heure qu'il y avait une question de conjoncture. Donc si vous investissez dans teles entreprises à un moment parce que il y a une guerre, parce qu'il y a une crise ou quelque chose comme ça.
Oui, ça peut faire ex ce qui ont gagné de l'argent en investissant sur d'assaut au moment de de la de des tensions en Ukraine, la les actions d'assaut s'ffrent à combien elles ont augmenté. Vous voyez en fait c'est c'est ce que je vous dis. Voilà, en fonction de la conjoncture.
Donc donc pour pour vous dire les choses très simplement, nous souhaitons opérer un rééquilibrage fiscal, détaxer l'enracinement, la proximité, le patrimoine, l'investissement dans les TPE, PME et nous voulons en parallèle et bien voilà taxer les les super profits, les rachats d'action, les surdividendes, tout ce qui fait partie de la spéculation. Voilà, j'essaie de vous le résumer de manière synthétique pour que tout le monde comprenne à votre antenne sur le plan parlementaire et politique, Edvig Diaz, le Premier ministre semble vouloir voilà laisser beaucoup de place à la négociation à l'Assemblée nationale où vous siégé et pourtant du fait de votre attitude avec votre votre groupe, il semblerait que les les députés du bloc central n'attendent plus grand-chose de votre part. On écoute Mathieu Lefèvre qui était à votre place hier matin.
Le Rassemblement national ne veut pas un budget. Il veut des élections pour le pays, voir la démission du président de la République. Il y a une forme de parallèle entre les extrêmes qui dans le fond rêve plus de chaos institutionnel que d'offrir au pays la stabilité dont il a besoin.
Mais le chaos institutionnel ce serait une folie pour le pays. Un le chaos pour le pays. Donc est-ce que vous assumez de vouloir précipiter les échéances à la fois législatives et présidentielles ?
Edvig Diaz. Euh pour répondre à à monsieur Lefèvre, en fait, je veux dire, les artisans, les architectes du chaos et du désordre, c'est quand même les Macroniste, c'est-à-dire la famille politique à laquelle monsieur Le Fèvre appartient. Enfin, je veux dire, c'est quand même son parti politique qui l'année dernière, au moment des élections législatives s'est à coquiné avec la la branche la plus radicale de l'extrême gauche, c'est-à-dire la France insoumise, le nouveau parti anticapitaliste, les écologistes, ces gens en fait.
Oui, parce qu'en fait c'est la seule, c'est ce sont les seuls moyens en fait le seul moyen de sortir de ce blocage euh qui a été organisé par monsieur euh le F c'estàdire les Macronistes et leurs amis DLR et de la France insoumise et du Parti socialiste. En fait, ce sont eux qui ont bloqué qui ont tordu le bras à à nos institutions, à notre Constitution pour empêcher Jordan Bardella de devenir premier ministre. Législative ne vous donne pas de majorité, ne donne de majorité à personne.
Ce sera rebolotte. Il faudra refaire des législatives. Alors, je vais vous dire pourquoi je pense que ça n'arrivera pas.
Je pense que ça n'arrivera pas parce que déjà dans une démocratie, un retour aux urnes est toujours sain. Les Français se sont rendus compte qu'ils ont été trompés l'année dernière. C'est-à-dire que l'année dernière, on leur a dit si le Rassemblement national remporte la majorité absolue à l'Assemblée, et bien ça sera la plus de sauter dans le pays.
Bon, on voit que la paralysie, que l'effondrement économique, que la perte du pouvoir d'achat, que l'exaspération des Français, c'est le fruit de ces alliances contre nature, de ces alliances de la honte. Donc je pense que les Français ne se feront pas avoir une deuxième fois et en parallèle juge je rajoute le Rassemblement national et le parti politique préféré des Français. Marine Le Pen a fait ses preuves.
Jordan Bardella a fait ses preuves et nous aussi les parlementaires. Donc je dis au français merci de nous faire de plus en plus confiance chaque jour. Merci à vous Edvich Diaz député rassemblement national de de Girondé vice-présidente du RN d'avoir été avec nous ce matin sur France info.
Merci Mathilde Sirot. Restez avec nous sur France Info. [Musique]
Edwige Diaz