🔴 10 septembre, grèves, blocages : où va le mouvement ? Discussion avec Anasse Kazib et Paul Morao
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 50 %Défensif 18 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Nous, on on considère que la plus grande violence, c'est la violence sociale, que c'est la violence de ce gouvernement, de ses politiques et cetera, de la précarité, d'un gouvernement qui a pas de problème pour aider à financer, participer à soutenir un génocide. »
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« Et oui, il y a la case sociale mais il y a aussi l'immense répression et le soutien en fait à au pire boucherie qui qui existe. »
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« Il y a le moment où ça a commencé ce truc là et que les âgés ont commencé à se mettre en place, les âgés elles ont commencé plutôt autour de de la mi-out, un tout petit peu avant la mi elles ont commencé assez tôt he je pense. »
- 16:15Chiffre
« Euh alors que il y a des chiffres de grévis qui sont assez intéressants dans différents secteurs et et surtout que c'est presque un miracle qu'il y ait même des des des taux de grévistes qui dépassent. »
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« CGT aéronautique je vais pas tous les faire mais vous voyez bien que c'est pas une une tribune de 10 chm minu ou je ne sais quoi. C'est vraiment un truc large et ça ça montre qu'en vrai il y a une volonté aussi dans dans le mouvement vri organisé de de d'impulser ça. »
- 31:05Fait
« Il n'est pas possible d'obtenir la moindre revendication, d'accord, sous un quinquenaat d'Emmanuel Macron. »
- 31:44Promesse
« Il faut que ça soit par la grève, par le blocage des manifestations de de pouvoir euh faire tomber le gouvernement. »
- 42:42Chiffre
« Retailloto, il vient d'annoncer 80000 gendarmes et policiers mobilisés pour la journée de demain. »
- 45:18Fait
« Si tous les éboueurs sont en grève mais il y a même pas besoin de bloquer la déchetterie en fait parce qu'il y a aucun camion qui sort, il y a aucun camion qui rentre. »
- 45:58Fait
« La violence, elle sera jamais dans le bris de glace, dans une poubelle qui brûle ou un un blocage d'un d'un dépôt de bus ou je ne sais quoi. »
- 51:08Chiffre
« quand j'ai rejoint Révolution permanente il y a à peu près 9 ans maintenant, euh on était un petit groupe. Aujourd'hui, quand je vois le nombre de camarades qui interviennent dans différentes villes et même pour le média, on va pouvoir relayer énormément de choses, énormément d'â de blocages et cetera et cetera. »
- 52:28Fait
« il y avait pas des âgés partout dans le pays ou des antennes du réseau pour la grève générale qui avaient envie de se monter. »
- 56:00Promesse
« il faut exiger des revendications claires. la retraite à 60 ans, la répartition du temps de travail, des financements massifs pour les services publics, des services publics sous contrôle des travailleurs. »
- 56:32Promesse
« il faut en finir avec la 5e République, c'est-à-dire il faut la démission de Macron, mais il faut en finir avec les présidents de la République, avec le régime et imposer un autre type de fonctionnement avec des élus révocables, avec une assemblée unique et cetera. »
- 59:11Fait
« même des programmes qui sont pas l'expropriation des grandes fortunes ni quoi que ce soit ça déjà les choses là du NFP où je veux dire c'était le SMIC à 1600 balles les amis, le SMIC à 1600 € qui qui vit avec 1600 balles aujourd'hui ? »
- 59:52Fait
« Vous voyez ce que je veux dire ? Et ben même ça les amis, c'est c'est incommensurable pour eux. »
- 1:00:31Fait
« Avant que la révolution elle arrive, elle elle apparaît comme comme impensable et quand elle est là, elle apparaît comme inéluctable en fait. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nous, on on considère que la plus grande violence, c'est la violence sociale, que c'est la violence de ce gouvernement, de ses politiques et cetera, de la précarité, d'un gouvernement qui a pas de problème pour aider à financer, participer à soutenir un génocide. D'accord ? Ça c'est ça c'est ça la véritable violence. C'est un un gouvernement qui participe au financement d'une armée génocidaire et cetera et qui n'a aucun problème pour affamer des un peuple et le massacrer et la violence, elle sera jamais dans le bris de glace.
dans une poubelle qui brûle ou un un blocage d'un d'un dépôt de bus ou je ne sais quoi, ça il faut le dire et le marteler et c'est primordial en fait parce que ils essayent d'inverser les choses et de faire croire qu'en fait eux ce sont des grands pacifiques, des grands gentils, des gens qui ont des roses à la main et que la réalité en fait c'est que c'est en rien des personnes qui sont pacifiques. Et oui, il y a la case sociale mais il y a aussi l'immense répression et le soutien en fait à au pire boucherie qui qui existe. Et moi je pense qu'il faut dénoncer avec force ce qui est en train de se passer.
C'est-à-dire qu'on a un gouvernement qui vient de tomber, un président qui est acculé, qui est fragilisé et que aujourd'hui on nous ressort la matraque pour essayer de discipliner. Et le problème les amis, c'est qu'on le sait. C'est aussi une annonce qui est faite pour dire aux gens qui avaient prévu même de manifester "Restez chez vous parce que sinon ça va être chaud pour votre gueule." Et la la meilleure lutte contre la répression, c'est d'une part de la dénoncer, c'est de s'organiser mais de faire en sorte de la dénoncer politiquement. Moi, je pense qu'il faut dénoncer politiquement ce truc-là et qu'il faut être coordonné en fait.
Il faut être coordonné face à ça et faire attention parce que nous ce dont on a besoin, c'est surtout que le mouvement est dur, qu'on essaie d'impacter le plus l'économie et qu'en fait à un moment donné, il soit dans l'obligation de de de reculer. Et s'il pensent qu'en fait, c'est uniquement avec la matraque qui vont nous calmer, ça va être compliqué quoi. Je pense qu'il faut commencer par discuter. C'est quoi le mouvement du 10 septembre ? Comment toi Anas, comment tu vois le mouvement du 10 septembre ? Moi, je pourrais dire un petit peu euh ma vision parce que c'est un mouvement qui est qui est pas comme les autres. Je le disais tout à l'heure, ça n'a rien à voir avec les gilets jaunes.
Au début, tous les médias pendant l'été parler du nouveau mouvement des gilets jaunes et cetera, ça n'a rien à voir. Maintenant, il y en a qui disent "C'est nuit debout". À mon avis, c'est très différent. Euh ça n'a évidemment rien à voir avec la bataille des retraites, même s'il va y avoir des grèves euh y compris des grèves assez importantes. On en parlait euh avant euh avant le début de l'émission. on pourra vous en parler un petit peu notamment dans les transports.
Euh c'est un mouvement différent mais qui à mon avis est assez riche, assez intéressant euh très militant, très très politique, assez radical mais je sais pas Annas, c'est peut-être un peu ton regard sur le mouvement et puis peut-être tu pourras nous dire aussi qu'est-ce que ça dit plus dans les secteurs du mouvement ouvrier, chemineau avec lesquels tu es en lien du point de vue de ce de ce mouvement et de cette date du 10. Non, mais c'est clair que enfin bon, le mouvement il a il est en perpétuelle mouvance pour dire de cette manière-là. Enfin, il il bouge.
[Musique]
Je veux dire quand on regarde les premiers appels au départ, c'était ça existe encore, mais on voit que ça change, c'est les appels autour de pas consommer.
Euh moi c'est des trucs que je partage pas mais pas pour opposer mais je veux dire le si je trouve quelque chose de positif dans les gens qui disent "Ah moi j'ai retiré" il y a des gens qui m'écrivent comme ça sur les réseaux sociaux qui me disent "Moi, j'ai retiré mon argent déjà." Bon après la il y en a qui disent "J'ai même vu j'utiliserai pas mon wifi le telle date, moi je reste chez moi et cetera." Bon, si je peux trouver quelque chose de positif au moins là-dedans, c'est que tu sens que déjà il y a une volonté de de de toucher au portefeuille le le patronat et cetera. Après, les gens, ils le font à partir de de leur conscience et de ce qu'ils pensent. C'est normal.
La personne, elle se dit "Moi, si je vais pas remplir mon CAD le 10 à Auchamp, bon ben ça sera 300 € que Auchamp gagnera pas." H tu devais dépenser tu vas pas dépenser le 12 ou 14 c'est assez difficile de vivre d'amour et d'eau fraîche tu vois donc ça ça existait c'était ce qui était un peu l'essentiel au au départ et puis on a vu comment ça a commencé à se combiner notamment avec le mouvement ouvrier avec des appels qui ont émergé je pense par exemple à la CGT commerce à la CGT chimie euh la CGT Energie, il y a eu Sudraille et cetera et cetera.
Il y a le moment où ça a commencé ce truc là et que les âgés ont commencé à se mettre en place, les âgés elles ont commencé plutôt autour de de la mi-out, un tout petit peu avant la mi elles ont commencé assez tôt he je pense. On en parlait moins. Ouais, mais c'était pas encore assez visible. Mais les vrais âgés parce que la boucle Telegram, elle est lancée vraiment fin juillet, début août. Il y a déjà la boucle télégram, il y a déjà des trucs qui son Il eu un premier site euh qui a été ensuite mis en ligne. Il y a des gens qui ont changé et cetera, mais le truc a quand même commencé assez assez vite en vrai. Les gens étaient assez réactifs.
Et pour moi, les les choses elles elles elles bougent parce que ça combine Paul disait gilet jaune, nuit debout et cetera. Pour moi, il y a une euh euh en en ayant vu l'âé de Châtely euh hier soir à Paris où il y avait à peu près un peu plus de 400 personnes, euh c'est clair et net que dans la la population, le type type après ça c'est pour la région parisienne, je veux dire, après peut-être ailleurs euh euh dans d'autres régions la population, elle sera plus différente, peut-être plus prol et cetera. Là, ça a été plus, on va dire jeune, étudiants et cetera, des gens plutôt euh qui ont fait des études. C'était pas le pro, tu pour être très honnête, tu vois, c'était pas le prolo.
Voilà, ça ressemblait vraiment public peuple de gauche, nuit debout. Je pense que une bonne partie sont des électeurs du Nouveau Front populaire ou peut-être un petit peu de l'extrême gauche et cetera. Peut-être même fait la campagne des législatives, mais c'est c'est c'est fort probable. Donc et pour moi ça combine euh euh les les points positifs de Nuitebout, euh les points positif du mouvement des gilets jaunes et cetera et puis avec surtout quelque chose qui est ultra intéressant, c'est qu'on sent clairement qu'il y a un bilan qui est tiré notamment de 2023. Après, est-ce que ce bilan il va durer ?
Ça ça va être la question parce que la bureaucratie syndicale, on l'a vu à travers l'appel du 18 septembre et on en dira quelque chose plus concrètement mais mais on voit on on voit bien que l'intersyndicale, elle voulait pas être liée au 10. Alors, on a eu quelques appels comme ça histoire de de garder un peu la face, mais globalement, on voit bien que l'intersyndicale, le 10, elle ne fait pas le travail, elle ne cherche pas à mobiliser et cetera et cetera et que le 18, il est suffisamment rapproché pour aussi essayer de de semer une une forme de division. C'était ça.
Maintenant, les choses, elles évoluent et les gens veulent et moi je pense véritablement qu'il faut faire en sorte que la prochaine étape soit soit le 18 et qu'on impose d'autres mots d'ordre. Mais c'est clair et net que par exemple dans l'aget hier à Châtely, tu sens que les gens ils ont pas envie que ça soit Sophie Binet, Maris Léon et cetera et tous les syndicalistes de de des confédés qui décident c'est quand la prochaine date, c'est quoi les mots d'ordre, c'est quoi les revendications et cetera et cetera.
Et je pense que euh euh c'est hyper intéressant que le que le mouvement il se soit structuré bien en amont de ça parce que moi je vous le dis, j'ai connu le mouvement des gilets jaunes et j'ai été dans le mouvement des gilets jaunes. Il y avait je me rappelle ce qu'on avait appelé les âgés des âgés et la première de mémoire elle était à commerci mais je crois c'était presque fin décembre. C'est-à-dire que pendant les premières semaines, les premiers actes, mais les amis, les gens, il y avait pas de il y avait pas d'âgé, il y avait pas de discussion. L' C'est quand ?
Il y avait les ronds-points, il y avait les ronds-points mais les ronds-points, ils étaient pas encore occupés comme ils ont été occupés au début décembre. Au départ, les gens, ils se donnaient rendez-vous dans une zone industrielle devant le parking du carrefour ou un truc comme ça. Ils se retrouvaient et puis euh et puis voilà. Mais il y avait pas un truc de je discute et je m'organise et cetera en amont avant le avant le 17 hein. Pour être bien clair, le le souvenez-vous l'acte 1, c'était le 17 novembre de 2018 euh mais entre les appels, les pétitions et le 17 novembre, sincèrement, il y avait aucune occupation de rond-point, il y avait aucune assemblée générale, il y avait rien.
Donc c'est-à-dire qu'il y a une volonté aujourd'hui de structurer et même si le mouvement se dit à partisan, c'est-à-dire qu'il n'est pas dirigé par un parti officiellement ou quoi que ce soit ou par une organisation syndicale, il y a une vraie volonté de se lier quand même avec les organisations syndicales et avec les travailleurs syndiqués et cetera et cetera. Et c'est pour ça qu'on appelle à la grève et que moi je suis assez impacté sur le les taux de gréviste qu'on a à la SNCF. C'est-à-dire que avec un appel qui a qui a pas une semaine 10 jours, en une semaine 10 jours de travail les amis, moi j'ai jamais vu ça dans les tournées. D'habitude faut convaincre les gens pour des grèves SNCF.
He c'estàdire tu as un chemino en face de toi pour des revendications SNCF et le mec il te dit ou la meuf "Ah ouais, je suis pas sûr, moi ça va" et cetera. Là tu viens, tu lui dis "Il y a il y a le 10." "Ah ouais, OK, vas-y, chaud." Et en plus les gens ils savent que c'est pas pour la prime de ceci ou la prime de cela la SNCF ou le salaire du cheminot, ils savent que c'est politique.
Et nous on a même un collègue, il a dit "Moi, si je me mets en grève le 10, c'est pour faire tomber Emmanuel Macron." Donc cette radicalité, elle s'exprime, elle s'exprime dans le monde du travail et moi je pense que il va falloir continuer à construire ça et ces jonctions là et il va falloir faire en sorte que les assemblées générales, elles soient encore plus importantes, elles soient encore plus nombreuses et surtout qu'elles commence à poser euh la question claire de la grève et de comment on soutient les grèves là où elles existent, comment on met en place un un plan de guerre.
Parce que les amis, je me m'arrêterai là-dessus, s'il y a bien quelque chose qu'on sait de tout ce qu'on a entendu depuis tout à l'heure et cetera, c'est que en face de nous, peu importe le plan, c'est un plan de guerre pour faire en sorte que ça s'arrête. C'est un plan de guerre pour faire en sorte que derrière l'instabilité du régime, elle ne se poursuive pas et que tout le monde rentre rentre chez soi. Et moi, je pense que pour lutter contre ça, il va falloir que on on continue à s'auto-organiser euh euh à la base. Ouais.
Non mais sur euh il y a Nicodus qui disait "J'ai l'impression que les salariés lambda entre guillemets se sentent concernés et mobilisés et moi je j'ai l'impression que c'est un retour qu'il y a beaucoup-dris parfois il y a des travailleurs qui sont pas forcément syndiqués et cetera qui sont plus déters que les syndicalistes qui sont un peu blasés par des mouvements de greffe passé et cetera.
Euh je dis ça pas de ma fenêtre mais des retours que qu'on a de des camarades de révolution permanente qui sont dans les transports, qui sont dans l'agroalimentaire, qui sont qui boschent dans la logistique, chez des sous-traitants et cetera, que il y a des il y a des gens qui sont euh Ouais, il y a des gens avec qui tu discutais pas politique avant mais qui sont en train de se politiser, qui ont envie de voir s'il est possible de faire des choses.
Ça veut pas dire qu'ils vont forcément faire grève, ça veut pas dire forcément que qu' savent comment faire grève et cetera, mais que il y a un peu une ébullition et et et je trouve que c'est un aspect important, je pense, avant même de discuter de combien va y avoir de personnes dans la rue demain, de est-ce que ça ne va pas être la grève générale insurrectionnelle demain en France, on est d'accord, même si le gouvernement se prépare comme si c'était ça. Mais par contre, il y a une dynamique de politisation qui peut-être même est plus profonde que savoir s'il va y avoir 100000 ou 200000 personnes dans la rue.
C'est que les gens, ils sont en train de chercher des solutions et ils sont en train de chercher des solutions dans la lutte en s'organisant. Enfin, tu le disais Nas, mais ça moi je trouve c'est une nouveauté et c'est vrai qu'il y a beaucoup de secteurs, il y a beaucoup de militants, il y a beaucoup de gens de gauche. Quand on est déjà militant, peut-être on peut arriver dans certaines âgés, on peut se dire "Ah ouais, oh là là, c'est que des gens avec qui j'ai fait le dernier mouvement qui était dans mon âger, dans ma fac et cetera et cetera." Mais déjà, il y a pas que parce qu'il y a une extension nationale qui est énorme. Ça a rien à voir avec Nuit debout.
Nuit de boosté Paris et les grandes villes essentiellement. Euh là, vous allez sur la boucle Telegram Indignons-nous, vous allez dans le canal euh CR contre-rendu euh et vous regardez la liste des compte-rendus, la liste des âgés et cetera. Vous hallucinez ? Enfin, il y a des villages euh il y a Herel, notre camarade là qui racontait que c'est la première fois de sa vie que il y a une mobilisation dans son village et c'est autour de la question du 10 septembre et c'est des âgés qui sont pas gigantesques. C'est pas mais tu as 20 30 personnes dans des petits villages et cetera. Donc il y a cette extension nationale qui est très forte.
Il y a cette politisation c'est assez à gauche mais aussi parce que c'est le début parce que ça s'est beaucoup structuré pendant l'été. Donc forcément ça rassemblé et puis les gens ils veulent voir et puis les gens il y en a aussi beaucoup qui sont un peu dans le dans l'expectative comme ça où ils attendent de voir ce que ça va donner. Nous on a beaucoup de collègues qui par exemple vont pas se mobiliser le 10 mais il disent "J'attends de voir et si ça si je vois que ça a de la gueule et que ça ça donne envie promis la prochaine je je le fais et je je me mettrai dans le mouvement." Bon, les gens, tu peux pas leur mettre un couteau sous la gorge non plus pour se mobiliser.
La personne, elle doute, elle se dit "Moi, je vois que" C'est pour ça que ce que je disais tout à l'heure, si vous souvenez en préambule sur le un moment donné, j'ai j'ai évoqué le fait que faudrait visibiliser, c'est primordial. Après, on peut flouter les visages. Les gens, c'est pas le la question, elle est pas celle de voir les têtes et la gueule des gens.
Mais mais je pense que c'est important de montrer la réalité parce que franchement aujourd'hui si tu es pas euh Paul, si tu es pas Anna, tu es pas un militant de la première heure de je sais pas quoi qui fouille comme nous on fait sur Twitter, Facebook, je veux dire même Facebook franchement en 2025 tu as encore des trucs qui se passent dans sur sur Facebook alors que la plupart on on on calcule pas, bah c'est difficile de savoir ce qui se passe et qu'il faut penser au travailleur lambda qui est pas à la CGT, qui est pas machin et qui aimerait parfois faire des trucs.
Et il y a un truc intéressant et important que tu as dit, moi je disais ça ce matin, on é en réunion syndicale avec des avec les les collègues de de Sudra à Paris Nord et je disais il faut absolument rompre avec le logiciel syndicaliste et nos nos yeux de syndicalistes où en fait on est un peu le thermomètre entre guillemets de la lutte. C'est-à-dire que en fonction du taux de gréviste, tu es plus ou moins heureux ou démoralisé. et et sans citer le camarade, mais il y avait un camarade par exemple qui est conducteur sur la ligne B et il fait le contrer-rendu, il dit "Ah, c'est pas ouf et tout." Nan.
Euh euh il dit euh il y aura euh 55 grvistes à Paris Nord et à peu près euh une quarantaine euh côté euh côté euh euh mitri et cetera. Et je dis "Mais ça fait combien de personnes en grève ?" "Ouais, ça va faire peut-être un peu moins de 100 ou dans la centaine." Mais je dis "Mais sur combien de conducteurs possibles ce jour-là ?" Il dit 150. Waouh ! Mais je dis "Attends, tu es en train de me dire frérot qu'il y a il y a 2 tiers de tes collègues, ils viennent à peine de poser un pied sur le tarmac. Ils étaient hier, ils étaient à la piscine pour dire peut-être je caricature mais vous voyez ce que je veux dire. On revient de vacances les amis.
On était en train de il y a encore une semaine, vous me prenez en on est, j'étais en train de compter les stylos Bic pour mes gosses pour les pour l'école, tu vois. on faisait leur cartable et j'étais en train de me dire que là le 10 tu as déjà 2/3 pour une grève qui est même pas une grève SNCF où ils ont même pas de visibilité où l'intersyndical elle appelle pas le 10 elle appelle le 18. Je dis mais mais frérot c'est un truc énorme tu vois.
Alors oui, c'est pas la c'est pas la révolution, mais quand est-ce que tu as déjà réussi à faire 2 tiers de conducteur de ta ligine en grève pour une journée où en fait les gens ils disent "Frérot, je suis pas sûr de ce que ça va donner." Donc ça ça montre les potentialités pour le pour les les journées qui qui suivront. Mais c'est clair, mais je pense que on est, moi je disais des camarades, on est en fait en France, on est des enfants gâtés de la lutte de classe et on on a l'impression que si c'est pas les gilets jaunes ou s'il y a pas 3 millions de grévistes dans la rue comme pendant la réforme des retraites, il se passe rien.
Euh alors que il y a des chiffres de grévis qui sont assez intéressants dans différents secteurs et et surtout que c'est presque un miracle qu'il y ait même des des des taux de grévistes qui dépassent. Enfin, tu vois là, tu parlais de 60 % de grévistes sur un sur un sur un secteur. Enfin, je veux dire, c'est c'est c'est hallucinant avec une date organisé en dehors des bureaucraties syndicales parce que oui, la CGT s'est raccroché à la date. Oui, Sudraille s'est raccroché. Oui, Sud pardon. Solidaire s'est raccroché à la date, mais en même temps, ils ont mis une autre date sur lequelle ils ont mis plus de poids avec le 18 septembre.
Et je pense pas que toutes les sections CGT sont en train de de militer la date parce que tout simplement le choix n'a pas été fait de concentrer tous les efforts sur la date du 10 septembre. Ça c'est une évidence. Et après, je voulais dire un autre truc euh que dit un peu Valtina 60 là qui dit sur Cray dans l'Oise une cinquantaine de personnes en âgées qui mettent leur revendication sur des postites. Première fois que je vois une vraie volonté de s'organiser comme ça pour des actions revendication.
hésitez pas à à envoyer comme ça vos CR d'AG, c'est archi intéressant, mais c'est les les gens, ils sont dans un moo déjà, on parlait tout à l'heure beaucoup de la question de la démission de Macron et cetera, mais ça va beaucoup plus loin. C'est quand même, je veux dire, dans les âgés, les gens, ils parlent austérité, travail, Palestine. Hier, je parlais avec un camarade qui est à ED. Il nous racontait que dans son établissement, ça parle de la façon dont les étudiants étrangers, les les jeunes étrangers sont traités par l'État et comment il faut s'organiser pour essayer de les aider et cetera.
C'estàd que globalement au-delà du mot d'ordre un peu immédiat euh déjà c'est plus l'austérité c'est pas le le le centre ou la seule chose. Et donc raison pour laquelle la chute de Bairou ne change pas grand-chose, mais il y a vraiment une une volonté de se dire de quoi on a envie et on va aller l'arracher par nos luttes, par des blocages, par des actions, par du boycott parfois parce que oui, tu le disais, il y a il y a cette idée-là, mais aussi par des éléments de grève. Et moi je je finis sur ça. Après tu pourras nous dire un petit peu comment c'est sur ton secteur et cetera, mais les gens, ils sont ultra ultra pour la grève.
Euh souvent les gens d'ailleurs qui sont pour le blocage à fond plutôt que pour la greffe, c'est plus parce qu'ils se voient pas soit se mettre en greffe parce queils ont pas ils travaillent dans des petites boîtes ou alors ils sont étudiants et cetera ou parce qu'ils pensent que c'est trop dur d'entraîner leurs collègues dans la grève parce que ça coûte de l'argent et cetera. Mais dès que tu parles de grève, hier à l'âé de Châtelet, dès que ça parlait de grève, il y avait des soignants, il y avait des gens des transports, les gens ils étaient à fond. Et il y a beaucoup d'âgés euh où ils sont en train d'organiser par exemple des choses en lien avec les grèves. Euh je je finis sur ça.
Euh c'est c'est important. Par exemple, le 10 à Brettini sur Orge, il y a quatre assemblées générales du 91 qui ont décidé de rejoindre le piquet des travailleurs d'Amazon. Par exemple à Nant, il y a plusieurs appels à rejoindre un piquet devant un incinérateur. Par exemple, la Paluelle en Normandie vers Ran, euh c'est les travailleurs de la centrale nucléaire qui appellent tout le monde à venir les rejoindre sur le piquet de grève devant leur centrale. C'estàd qu'il y a un truc qui est beaucoup plus composite là où à Nuitbout par exemple la question de la grève c'était moins présente. Il y avait une commission grève générale.
pas que ça existait pas, mais entre-temps, les gens, ils ont fait l'expérience de la grève massive pendant la réforme des retraites. Ils ont fait l'expérience de la grève des raffineurs en 2022 qui a qui a mis le pays à l'arrêt. Ils ont fait l'expérience en Île-de-Fance de la grève des retraites de 2019-2020 dans les transports. Et il voit que même si les blocages c'est important, la puissance, elle est aussi dans la grève. Ils ont vu les poubelles des éboueurs pendant les la réforme des retraites et ce sentiment, il est très fort. Ça veut dire tout ça euh c'est des bases qui sont énormes.
L'envie de s'organiser, la politisation, la conscience de la nécessité de construire la grève et de se lier au travailleur et cetera et cetera. C'est des bases qui sont énormes pour construire quelque chose et d'une certaine manière le 10, on va voir ce qui va se passer mais ça va être que le début euh d'un processus où euh par ailleurs le le principal obstacle au développement du processus, c'est euh une dissolution, une nouvelle séquence électorale pour essayer de renvoyer tout le monde dans les campagnes, dans les histoires de moindre malâ et cetera.
Mais s'il y a pas ça, s'il y a des nouvelles attaques et cetera, les gens, ils vont continuer à s'organiser et c'est et c'est archi intéressant. Je voulais juste vous lire un petit message, mais pour dire un peu le le niveau de ce qui est en train de se passer qui existe. Il y a une euh il y a une personne par j'ai demandé hier un peu sur Insta, c'est quoi un peu les ambiances ? Elle me elle m'envoie un message formidable. Elle me dit "Dans ma famille, tout le monde fait grève, on veut la révolution et on espère que ça va prendre." Elle me dit "On est de la région de Strasbourg, Mulouse. De mon côté, je suis prof de math et autour de moi, il y a un peu tout.
être soignante, chauffeur poids lourd, ouvrier à l'usine de Mulous, tout le monde en a rbol et on espère sincèrement que les gens vont finir par se réveiller. Elle elle toute sa famille, elle fait grève. J'ai une autre une serveuse dans un resto à du côté de Rennes. Elle a dit, on a dit à notre à la patronne que nous le 10, on est tous en en grève et cetera et du coup, elle a dit "Bon, vas-y, il y a pas besoin de faire grève, le 10, le restaurant il est fermé." Et ça dit quelque chose en fait de secteur où je veux dire c'est pas les secteurs traditionnels et cetera qui qui se mobilisent.
On pourra peut-être même en conclusion mettre je pense la vidéo de notre camarade avocat de Priska Ancient qui a fait une une super vidéo sur la grève et moi je vais vous envoyer un message à toutes et à tous. C'est clair et net les amis que le le et et jamais vous trouverez dans ma bouche euh mettre un un signe d'égalité entre le cheminu statut euh euh le gars de la fonction publique euh euh le raffineur de chez Total et euh l'intérimaire qui fait des des ménages.
jamais je mettrai un signe d'égalité, mais je pense qu'aujourd'hui on est en train de voir queon est dans une un mouvement qui est un mouvement éminemment politique qui n'a pas dit encore juste pour juste pour préciser par signe d'égalité, tu veux dire que il y a des secteurs pour lesquels c'est plus facile de se mobiliser et des secteurs pour lesquels c'est beaucoup plus compliqué quoi. Exact. Oui. Pour il y a des secteurs dans lesquels il y a pas de syndicat. Il y a des secteurs dans lesquels les gens c'est le licenciement. Quand tu es intérimaire, ben tu sais que si tu te mets en grève, l'intérim elle elle va s'arrêter le lendemain et cetera et cetera.
Moi, je suis conscient de ces choses-là.
Maintenant, je pense qu'il y a beaucoup de de secteurs dans lesquels en fait les gens font aussi un peu abstraction de la question de la grève parce que vu que c'est pas dans la tradition de l'entreprise et parfois moi j'ai travaillé dans le privéchet aussi ce que ça peut être des fois des boîtes de vin, le patron il t'invite de temps en temps à la pizzeria et après il garde bien le ticket de caisse pour le mettre dans le déduction de charge et cetera mais c'est des trucs de cooptation et puis ah il y a le petit Léo qui est né on va faire une enveloppe pour le fils du patron qui vient de naître et cetera et cetera et puis le mec il se dit ah moi le patron, je le connais depuis 10 ans, je me vois pas faire, je sais qu'il y a ces choses-là parce que ça existe.
Il y a des pressions comme ça où on se dit "Moi, je vais poser un RTT, je vais poser un congé ou je vais essayer de prendre ma mon après-midi." Moi je pense les amis que nous sommes dans un un c'est l'histoire de la lutte de classe qui est en train de se jouer. Alors l'histoire de la lutte de classe, ça veut pas dire c'est tout le temps la révolution et c'est tout le temps la grève générale et des grèves massives. Et je pense que si on a envie d'en découdre avec ce système, avec le macronisme et cetera, il est primordial que toutes et tous qui regardez ce live là, nous on n'est pas là juste pour vous raconter ce qui se dit dans dans les analyses de de politique et cetera.
Nous, on considère qu'il faut qu'on qu'on agisse et nous, on essaie d'agir. Moi, de mon dans mon secteur, j'ai tourné, vous voyez ce que je veux dire ? Et je suis pas plus riche que vous. Vous savez, les chemins, on tourne autour de 2000 € avec les 38 et cetera. Une journée de grève chez moi, c'est entre 90 et jusqu'à 120 € la journée. Donc on n'est pas des milliardaires. Moi, j'ai trois gosses, les amis, et quand je vais en grève reconductible, euh euh on boit pendant des mois et des mois. Mais je pense que il faut faire en sorte que ceux celles et ceux qui qui qui peuvent et et et qui peuvent commencer aussi à mobiliser autour autour d'elle et eux, c'est hyper important.
Je pense que vous avez plein de collègues sans même le savoir qui en réalité si vous commencez un peu à discuter avec eux, leur dirait "Les gars, est-ce que ça vous dit ? on se retrouve au café à la fin du service et on discute ensemble et euh euh ça dit quoi autour de vous ? Ben moi, je pense que peut-être vous allez pas avoir 100 % de vos collègues, mais peut-être que vous allez avoir une partie et dans une entreprise dans laquelle je sais pas moi, je donne un exemple, il y a 50 salariés et puis pour la première fois de l'histoire, tu en as 10 qui décident de se mobiliser et ils vont ensemble.
Vous voyez, c'est c'est des choses comme ça où dans laquelle en fait on change totalement la dynamique et s'il y a bien quelque chose qui les fait flipper, c'est pas que les secteurs stratégique, c'est cette accumulation de grèv dans des secteurs dans les dans laquels il y a jamais eu grève. Et ça si commence à voir que en fait il y a vraiment un un un phénomène national qui s'exprime ou dans des entreprises dans lesquelles les gens ils sentait plutôt à l'écart de tout ça et cetera machin. C'était entre guillemets la start-up nation et qu'en fait cette start-up nation de de Emmanuel Macron, elle commence aussi à se lier au cheminu au raffineur et cetera et cetera.
Vous voyez que l'ambiance elle change, elle change euh totalement. C'est évident que pour l'instant dans le mouvement, il y a beaucoup de il y a beaucoup de de jeunes, il y a beaucoup de de secteurs qui sont pas forcément syndiqués.
Euh mais c'était un enjeu euh aussi que les syndicalistes justement de ces secteurs dont tu parles, les secteurs stratégiques où il y a des syndicats, ils prennent part euh à la à la à la journée et du coup il y a une tribune euh qui a été impulsée par des des camarades en lien avec Révolution permanente euh justement pour essayer de formuler cette idée qui est sortie aujourd'hui dans Politis de dire en gros il faut que les syndicalistes, il faut que les travailleurs euh de des secteurs stratégiques euh notamment ceux qui ont fait la bataille des retraites, ils soit euh massivement en grève le 10 qui se mobilisent le 18 mais qu'ils utilisent d'une certaine manière le 10 pour impacter le 18.
C'est le 10 il a une logique autoorganisée, il a une logique par en bas. Il faut pas que le 18 ce soit le retour à la mobilisation contrôlée par en haut, hyper plan plan, la manif bastination et cetera. Euh et je sais pas ouais si tu veux dire deux mots sur la tribune rapidement. Bah sur la tribune pour moi c'était important. Enfin euh moi je fais partie des signataires et de ceux qui l'ont milité aussi avec d'autres camarades et en fait les gens ils signent des deux mains.
Je veux dire euh tu as des camarades de la CFDT qui signent alors que Maris Léon, elle dit "Ah non, moi je fais pas le 10 parce que il y a pas d'interlocuteur, c'est pas nos méthodes et cetera." Donc vous voyez bien en fait que quand tu commences à discuter et à et à proposer une stratégie, une politique en fait en vrai ça dépasse les étiquettes et les boutiques syndicat et cetera et qu'en fait les gens ils voient autour de quelle stratégie quelle orientation en fait ils s ils s'entendent. Et moi je pense que c'est primordial. C'est une tribune qui qui qui doit tourner largement autour de vous et qui devrait être relayé. C'est pas BFM TV qui va la la publier ou quoi que ce soit.
Ils ont plus de facilité à à publier des tribunes pour défendre Gérard de Pardieu ou je sais pas quoi si c'est signé par 10 acteurs qui acceptent les VSS et cetera. Mais par contre lorsqu'il y a des syndicalistes qui montrent qu'il faut absolument se lier à la question du 10 et ben il y a que nous et nos réseaux qui pouvons compter pour les les faire. Et moi je je pense aussi notamment à d'autres journaux. Moi je pense que Media Part devrait s'intéresser à ça, Libération et cetera, sans faire la liste de tous les médias qui peuvent s'intéresser à ces à ces questionsl. Je pense qu'il faut visibiliser.
Ce n'est pas rien que 300 syndicalistes de différentes organisations syndicales, différents secteurs, euh euh ça peut être de Lyon, de la Moselle, euh de région parisienne, du nord, de Normandie et cetera. P CR euh Siemens euh attends j'essaie de tu vas trop vite SN PP4 Nant la PHP de Créteil FSU Bouge du Rô CGT action sociale CGT énergie énergie pardon FSU France travail FO la Fnac la Fnac les amis sont là donc on va je veux dire CGT aéronautique je vais pas tous les faire mais vous voyez bien que c'est pas une une tribune de 10 chm minu ou je ne sais quoi.
C'est vraiment un truc large et ça ça montre qu'en vrai il y a une volonté aussi dans dans le mouvement vri organisé de de d'impulser ça. On disait le 18. Moi je veux faire aussi un petit une petite alerte sur le 18 parce que le 18 quand il a émergé de de l'intersyndical on le voyait comme notamment c'était un peu ce que écrivait la confédération CGT. C'était euh en gros le 10 euh liberté à chacun de se manifester, faites ce que vous pouvez ou vous voulez et cetera pour dire d'une certaine manière. Mais le 18 ça doit être une grève historique. Moi euh euh je dis que pour l'heure, il n'est pas encore dit que le 18 soit construit pour être une grève historique.
Parce que moi je vois sur le terrain et je vois les relais. Bien sûr, notre priorité c'est le 10 et que le 10 il soit réussi. Mais je veux dire pour des gens qui n'appellent pas au 10, tu t'attends quand même qu'il fassent le travail pour le 18. Le problème les amis, c'est que dans de nombreux secteurs là où il y a des organisations syndicales qui font partie de cette cet intersyndicale ne militent pas encore le 18. Et moi, je trouve que c'est grave. C'est-à-dire que vous avez pas appelé au 10, mais faut montrer que ça doit être la grève historique le le le 18. Et moi je dis ça pourquoi ?
Parce que je trouverais scandaleux qu'en plus de ne pas appeler au 10 finalement se dire "Ah bah c'est trop trop la merde dans le pays. Donc on va essayer de lever le pied pour que ça soit plus trop une grève historique et que en fait le le c'est les choses elles se résortent par en haut parce qu'on a besoin de mettre du dialogue social et un retour à la calmie." Je dis ça parce que il faut faire attention, faut pas être faciliste en pensant que ça parce que l'intersyndical elle c'est elle a dit le 18 ils vont faire le travail. C'est pas aussi clair que ça. Pourquoi je vous dis ça les amis ? parce qu'on a fait des tournées dans tous les établissements de mon secteur.
Je vous assure que il y a pas un chemino qui m'a parlé du 18 septembre. Il y a pas un cheminoot qui m'a parlé du 18 septembre. Et quand il y a pas un chemino qui te dit "J'ai même pas vu un track du 18", généralement ça m'inquiète. Ça veut dire que même le minimum n'est n'est pas fait. Maintenant euh euh pour nous, l'idée c'est que faire en sorte que le 18 euh ça soit derrière la prochaine date et que ce 18- là on le transforme euh parce qu'aujourd'hui euh il y a aucune revendication. Enfin, je veux dire, si vous lisez le communiqué de l'intersyndical, c'est vraiment le le vide sidéral. C'est des trucs assez euh voilà quoi.
C'est c'est Michael, c'est we are the world de Michael Jackson, tu vois. Faut donner un peu plus de budget, faut je sais pas quoi, créer des emplois, voilà combien ou quoi, il y a rien. Donner du budget ou quoi, il y a rien. Je veux dire, ils se sont même pas foulés pour formuler quelque chose de concret. Moi, je pense que les amis, de toute façon, on le sait pertinemment. Il n'est pas possible d'obtenir la moindre revendication, d'accord, sous un quinquenaat d'Emmanuel Macron.
parce que la retraite à 60 ans ou je ne sais quoi en fait de vous imaginez bien que le gars il est pour faire 44 milliards, il était pour t'enlever 2 jours fériers, c'est pas pour t'augmenter les salaires et augmenter euh le SMIC. Vo bien donc moi je pars du principe queil faut absolument faire en sorte que le mot d'ordre central ça soit la démission de Macron. Il faut que ça soit par la grève, par le blocage des manifestations de de pouvoir euh faire tomber le gouvernement. Et c'est notamment comme ça qu'on va mener une une lutte à mort.
contre l'extrême droite et son avancée parce que ça on n' pas spécialement insisté là-dessus mais dans les classes les classes populaire vote aussi pour le Rassemblement national et il y a quelque chose qu'on a vu toutes et tous c'est que le Rassemblement national boycotte clairement le 10 médias comme Frontière faire des vidéos pour dire faut absolument pas y aller et cetera. Ils se font défoncer, ils se font défoncer par leur propre euh euh euh followers en fait où les gens ils leur disent donc toi tu es en train de nous dire parce que sous prétexte qu'il y a des gens de gauche dans les âgés, tu nous dis faut surtout pas se mobiliser le 10.
Et donc ça ça montre en fait que le rôle de l'extrême droite aujourd'hui, elle est aussi de sauver le régime bourgeois et cetera.
Et moi je pense qu'on a tout intérêt de batailler pour faire en sorte que d'arracher un à un toutes les personnes qui peut-être ont mis un bulletin dans l'urne Rassemblement national et que demain ils sortent en se disant bah moi ceux qui étaient à mes côtés, ceux qui m'ont aidé à lutter contre le macronisme et cetera et cetera, bah c'était des syndicalistes de la SNCF, c'était des étudiants de Tolbiac, c'était des travailleurs et cetera et cetera et je pense que c'est aussi comme ça en fait qu'on lutte contre l'extrême droite et pas autour de il y a combien d'abstentionnistes ou les urnes ou je ne sais quoi. Ouais.
Non, mais juste sur un truc parce que ça a commencé à en discuter un peu dans le dans le chat et je pense que ce serait important de de de le dire concrètement. Euh, il y avait quelqu'un qui réagissait au fait qu'on parle de secteur stratégique en disant "Ah, c'est pas très novateur et cetera." Peut-être pour préciser ce qu'on entend par secteur stratégique, c'est juste en gros les secteurs euh qui quand ils sont bloqués ont un impact sur tout un tas d'autres secteurs. Ça veut pas dire que les les les travailleurs de ces secteurs sont des gens mieux que les autres et cetera. Ça veut juste dire que objectivement c'est des points qu'il faut cibler si on veut avoir l'impact le plus important.
Je pense que l'exemple typique c'est les raffineurs, la RATP, les transports euh et cetera. Après, il y a des secteurs qui sont stratégiques différemment. Je pense à les hôpitaux. C'est évident que si tu as des infirmières par dizaines qui commence à se mobiliser et et à exprimer des revendications d'une manière ou d'une autre parce qu'évidemment c'est des secteurs où c'est contraint, le poids politique et le poids hégémonique de ces secteurs, ça met une baffe au gouvernement.
quand les soignants sont dans la rue, on l'a vu pendant le Covid, ça met très à la défensive parce que c'est pas les chemineaux parce que c'est pas les corporatistes chemineaux, c'est ceux qui c'est ceux que que tout le monde soutient dans la dans la population. Euh mais juste nous quand on dit les secteurs stratégiques, c'est pas pour dire il y a les secteurs stratégiques d'un côté et de l'autre il y a le reste qui sert à rien. La question c'est comment tu trouves un rapport, une dialectique entre d'un côté ces secteurs stratégiques qui sont pas forcément ceux qui seront les plus mobilisés par ailleurs de le 10 hein, ça il faut se le dire.
et en même temps des secteurs qui sont étudiants, qui sont lycéens, qui peuvent être retraités, qui peuvent être chômeurs, qui peuvent être salariés de petites boîtes, qui peuvent être même parfois indépendants euh sans gagner des milliers des 100 et cetera. Euh nous, on pense que tous ces secteurs, ils ont un intérêt, je veux dire, à s'affronter au gouvernement qui sont liés. Mais la question, c'est comment euh les efforts de tous ces secteurs, ils sont tournés vers la stratégie la plus efficace. Euh et pour moi, peut-être tu veux en dire un mot euh Annas, mais c'est ça pose cette question, cette fameuse question du blocage ou de la grève.
C'est-à-dire parfois dans le mouvement, on nous dit en gros la grève il y a moi je pense qu'il y a beaucoup un sentiment pro grève mais parfois il peut y avoir aussi de truc se dire "Ah ouais mais la grève soit c'est un vieux mode c'est un vieux mode de lutte quoi. C'est pas très novateur, c'est le vieux mouvement ouvrier et cetera." Soit c'est plus efficace aujourd'hui parce que d'une certaine manière les entreprises elles sont trop solides.
Je veux dire le le le monde il a changé d'une certaine manière comme dirait Kyan Mbappé et et donc c'est c'est c'est plus maintenant on peut plus faire de grève générale tu vois c'est impossible donc il faut aller bloquer il faut aller bloquer le périf et cetera ce qu'il y a des choses qui peuvent enfin voilà chacun peut peut peut déployer sa stratégie mais je sais pas si sur ça c'est des discussions même que vous avez eu côté chemino chez tes collègues et cetera enfin non mais il y a quelque chose il y a une certitude déjà c'est que les les gens les les ces secteurs là qu'on qu'on a appelé stratégie qui sont en gros les grandes entreprises qui régissent, on va dire, les les points un peu essentiels de l'économie française, énergie, pétrole, électricité, nucléaire, transport et cetera.
C'est les secteurs qui ont l'habitude de se mobiliser notamment depuis des décennies et ne serait-ce que dans la dernière décennie, vous regardez le nombre de fois où les chemineaux par exemple était dans toutes les luttes. Le plan de Levois, les gilets jaunes, la réforme des retraites et cetera et cetera. Je veux dire, on a on a bataillé. Moi ce que je sais, c'est que mes collègues, ils veulent plus euh les greffes par procuration. C'est on n plus en 95 et cetera où en fait les gens ils luttaient et ils sont ils sont opposés à la greffe par procuration.
Ça ça veut pas dire que ils veulent pas non plus prendre leur part euh euh et une part plus importante dans la lutte et faire plus d'efforts et cetera, mais ce qu'il refusent, c'est qu'en fait en gros ils ils se sentent seuls et qu'on se sente seul en fait à lutter et que derrière les gens en fait il ils regardent parce que oui euh bon euh je veux dire il y a des gens ils peuvent penser que bloquer je sais pas quoi le métro c'est mieux mais moi je pense que le mieux c'est que l'ensemble des conducteurs conductrices de métro il travaillent pas tu vois et qu' a il y a plus rien à bloquer si les métro il roule pas, tu vois ce que je veux dire ?
Euh et que que ça c'est une réalité différente et surtout que la grève c'est éminemment politique. C'est pas juste une action de de combien je fais perdre à l'économie. Une les grèves, les amis, c'est des moments de de d'exaltation politique, de solidarité, de fraternité. Mais il y a des gens, ils se voient tous les jours, ils discutent pas au taf parce que ils font que se croiser, ils ont pas le temps de de moi, je connais pas une seule grève où même quand tu gagnes, il y a pas ce sentiment profond de vraiment de tristesse de dire qu'est-ce qu'on va faire demain quand on va reprendre le taf en fait, comment c'était mortel ces moments de rigolade.
Je veux dire vraiment des choses d'une simplicité. Parfois, je vois le regard de mes collègues. Tu fais un barbecue, il mange des sandwichs mergazes, il y a un peu de fuck, un peu machin, il y en a un, il a ramener ses gamins et cetera. les gens, il y a un ballon de foot sur le parking, ça fait quelques jongles.
Mais je vous raconte pas en fait à quel point c'est éminemment politique en fait pour des travailleuses, des travailleurs qu'on essaie d'abrutir par les heures de travail, par la charge, par la pression et cetera qui en fait ils sortent tôt de chez eux, ils rentrent tard, euh ils sont là, il courent entre les devoirs, la douche et machin d'avoir cette possibilité en fait de pouvoir être avec leurs collègues, discuter, réfléchir de la situation. Mais les amis, c'est ce dont a plus peur la bourgeoisie.
Je vous le dis sincèrement, moi j'ai fait des grèves où je vous jure entre ce qu'on demande etce que le patron il perd mais c'est fois 1000 il perd 1000 fois ce qu'on demande mais tu te dis mais c'est fou parce que toi en fait tu réfléchis un peu de manière comptable tu vois toi tu te dis bon si je perds 10 balles ça m'intéresse pas de de continuer si l'autre il m'en demande 5 vous voyez ce que je veux dire et ben eux ça fonctionne pas comme ça ils peuvent perdre des millions et des millions d'euros et même si toi tu vas demander une petite prime ouel quelque chose comme ça qui est plus insignifiante.
Par contre, ce ce qu'il redoute profondément, je vous assure, c'est lorsque les travailleuses des travailleurs, ils sont mobilisés, ils se réunissent parce que ils espèrent en fait à un moment donné cooter et ils savent que lorsque tu as un secteur qui se mobilise, qui réfléchit, qui discute et qui organisé les amis, ça les fait flipper profondément et je pense que sans opposer blocage action coup de point et cetera, parce qu'il faut aussi dynamiser parce que la grève et des discussions, je pense que c'est pas suffisant non plus. Il faut aussi dynamiser donner mais on en a fait plein. Je veux dire on en a fait on en a fait plein.
Mais s'il y a bien quelque chose qui je sais par expérience ne marche pas et ne fera jamais tomber rien du tout, c'est les grèves minoritaires. Alors pour l'heure, on va plutôt se projeter vers des grèves qui vont exister dans plusieurs secteurs mais qui vont pas être des grèves massives et cetera. Mais je pense qu'il va falloir absolument poser cette question de la grève partout partout où où c'est possible et cetera euh et arriver euh euh dans des grèves qui deviennent majoritaires et qui paralysent énormément le le le système quoi.
Un autre un autre aspect qui me paraît important par rapport à ça euh et je pense que c'est un enjeu et je pense pas que les gens qui se réunissent dans les âgés en soient pas conscients. Je pense qu'au contraire, moi je pense ce mouvement il est il est très intéressant aussi pour ça, mais c'est que le blocage souvent ça les actions de blocage un peu secrètes, ça rejoint un peu le truc qu'on disait sur le fait de diffuser l'information. C'est c'est aussi des modes de lutte qui sont vachement réservés à des gens qui sont au courant qu'il y a un blocage, qui sont prêts à aller déjà dès maintenant là partir sur un blocage face à la répression et cetera.
Et donc c'est vrai que parfois ça peut alimenter un truc d'une lutte qui se replie un peu sur l'action d'une minorité agissante qui se dit que voilà à défaut de mobiliser les masses, on va aller euh on va passer à l'action. Tu vois, souvent il y a ce truc un peu de dire bah en gros, les ouvriers vont jamais faire greffe donc on va aller sur les voies comme ça, on va couper le métro ou le train quoi. Euh un peu cette idée de ce ce raccourci euh dont on peut comprendre la logique. Souvent, c'est aussi une réponse à la politique des bureaucraties he on va pas se mentir.
C'est pas que que les gens qui cherchent des solutions sont coupables, mais il faut trouver aussi comment la force qui existe dans les âgés, elle peut être aussi au service de mettre des gens en grève. Elle peut être aussi au service de diffuser le mouvement, de l'étendre parce que ça je pense que c'est un truc central. Il y a énormément d'âgés. Il y a des âgés qui monte jusqu'à 500. Je pense que c'est le plus gros euh à Nant hier à Paris, à Montpellier et cetera, des âgés avec plusieurs centaines.
Euh mais moi je pense que il y a de la marge pour organiser beaucoup plus de monde parce que quand tu vois la sympathie qui existe dans des secteurs prol euh où où tu aurais pas imaginé qu'ils vont être tentés par ce mouvement qui est dépint par les par les médias comme un mouvement de gauchiste quand même, les médias, ils disent quand même les gilets jaunes, au moins c'était des prolétaires. Là, c'est que des gauchistes, c'est des bobos et il va falloir les les défoncer. 500 personnes à Brest dit Anglodel. Oui, c'est vrai, j'avais vu ça, c'est énorme. Euh mais moi, je pense que ça peut aller beaucoup plus loin.
Mais faut avoir une logique d'élargir beaucoup le mouvement et des méthodes aussi qui permettent cet élargissement. Et ça, je pense que c'est un enjeu très important et c'est aussi un un enjeu par rapport à la répression. Si si c'est possible de mettre l'écran là euh ce que je suis en train de projeter. Euh Retailloto, il vient d'annoncer 80000 gendarmes et policiers mobilisés pour la journée de demain. Un dispositif mercredi, pardon. Tu as dit plusieurs fois demain ? J'ai dit demain c'est ça. Euh de mercredi euh il a martelé l'idée qu'ils allaient empêcher le moindre blocage et cetera et cetera.
Euh c'est sûr que euh je veux dire stratégiquement un des intérêts de la grève, c'est que oui, tu peux réquisitionner les gréviste à partir d'un certain moment et cetera, mais au bout d'un moment, si les travailleurs ils retirent leur force de travail, ils veulent pas travailler, euh c'est quand même un peu plus compliqué euh qu'aller cueillir des militants devant un point de blocage. Et ça, on l'a beaucoup vécu les dernières années, quoi.
dans les raffineries par exemple, bah oui, c'est plus facile par exemple de bloquer les raffineries quand les raffineurs ils sont en grève massivement comme c'était le cas en 2022 que de bloquer les raffineries comme on a tenté de le faire pendant le mouvement des gilets jaunes dans la deuxième partie du mouvement des gilets jaunes où il y avait des actions autour des raffineries et cetera. Euh je veux dire au bout d'un moment si tu as 200 raffineurs qui décident de faire grève, tu t'économises euh un un blocage qui nécessiterait des centaines et des centaines de personnes pour espérer tenir ne serait-ce que quelques heures, quoi.
Donc tout ça, c'est des enjeux, je pense, qui doivent être discutés dans le mouvement qui le sont déjà. Moi moi je suis impressionné par le sentiment pro grève, pro ouvrier et cetera et cetera.
Euh mais et puis des fois les travailleurs veulent pas les amis parce que les travailleurs ils discutent ensemble et voilà et s'ils veulent pas s'inscrire dans un mouvement en fait euh je sais pas ça peut exister je sais pas la sortie d'une usine d'un dépôt d'une tirue et cetera tu vois les éboueurs et c'est des travailleurs, il y en a qui sont syndiqués et cetera, ils discutent des mouvements et en fait vous imaginez vous, il y a pas un grviste et toi tu es là, tu viens, tu bloques les camions de poubelle et cetera à l'extérieur machin. Moi je pense qu'au contraire, il faut avoir une logique inverse, c'est-à-dire de discuter.
Alors ça veut pas dire que les gens, ils ont toujours la bonne solution. Mais moi je pense que s'il y a des jeunes, des étudiants, d'autres travailleurs qui viennent qui disent "Ouais, nous on aimerait bien venir vous voir. Est-ce que vous pensez que c'est possible de d'aller discuter avec vous, tracter devant à la prise de service, à l'embauche et cetera pour essayer de convaincre ? C'est des choses comme ça en fait.
Moi je pense que c'est c'est primordial d'avoir cette attitude parce c'est clair et net que dans le blocage, il y a aussi une un truc minoritaire parce que oui, si tu as 100 % de gréviste en fait dans un secteur ou même 80 90 ou quoi que ce soit, en réalité le blocage il est insignifiant. Là on a pris l'exemple de de d'une on va dire d'éboueurs. Je veux dire si tous les éboueurs sont en grève mais il y a même pas besoin de bloquer la déchetterie en fait parce qu'il y a aucun camion qui sort, il y a aucun camion qui rentre. Tu vois ce que je veux dire ? que c'est c'est aussi ça, c'est dans quoi on met notre énergie et ça évite aussi d'une certaine manière la répression.
Mais par rapport à moi je pense la première chose euh nous on on on considère que la plus grande violence c'est la violence sociale, que c'est la violence de ce gouvernement, de ses politiques et cetera, de la précarité d'un gouvernement qui a pas de problème pour aider et à financer, participer à soutenir un génocide. D'accord ? Ça c'est ça c'est c'est ça la véritable violence. C'est euh un gouvernement qui participe au financement euh d'une armée génocidaire et cetera et qui n'a aucun problème pour affamer des un peuple et le massacrer. Et la violence, elle sera jamais dans le bris de glace, dans une poubelle qui brûle ou un un blocage d'un d'un dépôt de bus ou je ne sais quoi.
Ça, il faut le dire et le marteler et c'est primordial en fait parce que ils essayent d'inverser les choses et de faire croire qu'en fait eux ce sont des grands pacifiques, des grands gentil, des gens qui ont les des des roses à la main et que la réalité en fait c'est que c'est en rien des personnes qui sont pacifiques. Et oui, il y a la case sociale mais il y a aussi l'immense répression et le soutien en fait à au pire boucherie qui qui existe. Et moi je pense qu'il faut dénoncer avec force ce qui est en train de se passer.
C'est-à-dire qu'on a un gouvernement qui vient de tomber, un président qui est acculé, qui est fragilisé et que aujourd'hui on nous ressort la matraque pour essayer de discipliner. Et le problème les amis, c'est qu'on le sait. C'est aussi une annonce qui est faite pour dire aux gens qui avaient prévu même de manifester "Restez chez vous parce que sinon ça va être chaud pour votre gueule." Et très sincèrement, on voit l'impact aussi de la répression des dernières années parce ça c'est quelque chose de réel.
C'estàd qu'il y a beaucoup de gens qui malheureusement ne manifestent plus euh euh à cause de ça parce que ils ont peur parce qu'ils disent "Moi je suis je suis tétanisé, je fais des crises d'angoisse quand j'arrive dès qu'il y a du gaz et cetera et cetera." Alors que moi, je me rappelle ne serait-ce que avant un peu 2016, les gens ils venaient avec leurs poussettes, hein, des manifes et tout euh machin, ils venaient avec leur poussettes en famille. Aujourd'hui, c'est c'est vraiment les militants des militants et cetera qui viennent.
Moi, je pense qu'il faut absolument euh euh lutter contre ça et la la meilleure lutte contre la répression, c'est d'une part de la dénoncer, c'est de s'organiser mais de faire en sorte de la dénoncer politiquement. Moi, je pense qu'il faut dénoncer politiquement ce ce tru-là et qu'il faut être coordonné en fait. Il faut être coordonné face à ça et faire attention parce que nous ce dont on a besoin c'est surtout que le mouvement est dur, qu'on essaie d'impacter le plus l'économie et qu'en fait à un moment donné il soit dans dans l'obligation de de de reculer. Et s'il pensent qu'en fait c'est uniquement avec la matraque qui vont nous nous calmer, ça va être ça va être compliqué quoi.
Et oui, on du coup on met Ouais. Donc ça c'est les camarades du collectif d'action judiciaire, c'est nos camarades avocat notamment, vous pouvez prendre les les noms, prénoms et cetera en cas de répression. Euh donc notamment pour le barreau de Paris, de Saint- Saint-Dier et cetera et même dans d'autres dans d'autres régions, ils pourront vous aiguiller vis-à-vis d'autres camarades, avocats et cetera et cetera.
Euh et je voulais dire juste un truc dont on n' pas parlé les amis et qui moi me semble important, c'est le fait de s'organiser politiquement euh parce que les assemblée général les amis, la la lutte et et le mouvement euh euh on sait quand ça commence, on sait jamais quand ça finit, ça peut finir très rapidement, ça peut durer un peu plus longtemps, mais vous voyez bien qu'en fait on peut pas réfléchir politiquement, réfléchir à tout ce qu'on dit. Qu'est-ce qu'on fait après Macron, comment on pense ceci, comment on s'organise et cetera et cetera. uniquement lorsque des mouvements ils existent.
Parce que parfois euh Paul tout à l'heure il disait "En France, on est gavé de lutte en vérité même déjà même si l'année dernière il y avait rien ça nous saoulait déjà en 1 an." Mais c'est clair et net que vous discutez avec des camarades d'autres pays, ils disent "Frérot, moi j'ai pas vu une grève, ça fait 10 piges." Donc euh vous vous êtes là locomis machin et cetera. Vous êtes tout le temps dans des mobilisations ultra chaudes et tout. Nous, ça fait 10 piges, on a on n pas vu une seule manifestation dans dans le pays.
Mais la réalité, les amis, c'est que vous voyez bien qu'en fait on peut pas discuter, s'organiser politiquement uniquement de mouvement en mouvement et que les mouvements il à un moment donné ils prennent ils prennent fin. Et moi, je vous invite vraiment parce que cette période-là, comme on le disait tout à l'heure, c'est une période de politisation importante et que euh et que il y a une vivacité qui est en train de s'exprimer et qu'on a beaucoup beaucoup de retours de gens qui moi je vois il dit il parle de la révolution mais avec un niveau de décontraction. Je vous ai lu tout à l'heure un message où la camarade elle dit "Nous, on est tous en grève, on veut la on veut la révolution.
On espère qu'on y arrivera. Je veux dire, je je pense que il y a une expression de cette radicalité-là qu'on est en train de voir et qui fait que les gens ont envie de dépasser ça, sont en train de réfléchir. Et moi, j'ai envie de vous ouvrir et nous on ouvre les portes en grande révolution permanente. Vous le savez les amis, on est une organisation marxiste. On vise à au-delà de de d'intervenir dans ces luttes là et cetera. Et moi vraiment je parle à tous ces travailleuses, travailleurs, cette jeunesse qui est dans le chat et et de de venir discuter avec nous parce que ce dont tout on a parlé ce soir les amis, c'est parce que on a une organisation fait de militants en chair et en os.
Voilà, il y a il y a pas d'organisation qui peut exister s'il y a pas de militants qui l'intègrent, qui militent, qui bataille et cetera dans leur organisation. Et c'est pour ça que euh cette année, moi je je le dis euh euh quand j'ai rejoint Révolution permanente il y a à peu près 9 ans maintenant, euh on était un petit groupe. Aujourd'hui, quand je vois le nombre de camarades qui interviennent dans différentes villes et même pour le média, on va pouvoir relayer énormément de choses, énormément d'â de blocages et cetera et cetera. Ça c'est grâce à la force de personnes qui étaient euh comme vous et moi, on était en mode soit je vote pas, soit je vote à la gauche institutionnelle et cetera.
Et c'est parce qu'on est devenu militant révolutionnaire qu'aujourd'hui on essaie de penser une stratégie euh euh au-delà de ça. Et voilà, moi pour moi c'était important euh qu'on discute aussi de comment on s'organise politiquement contre contre contre ce système là et pas uniquement. Qu'est-ce qu'on fait le 10 ? Qu'est-ce qu'on fait le 18 ? Et moi, je pense qu'il faut aller au-delà du 10 et du 18 et se dire comment en fait on y va. On on on pense la transformation de la société. Moi, je pense que le processus, il est très intéressant.
Moi, je pense que ce qui ce qu'il faut voir, bon déjà euh je retrouve pas hein, désolé le message, mais quelqu'un qui disait "Oui, les gilets jaunes, ça n'a rien donné et cetera et cetera." Euh les retraites non plus. Euh je pense pas que le 10 va donner quelque chose. Moi, je pense que tous ces mouvements, ils ont donné des choses. Enfin, ils ont permis à des secteurs de la population de faire une expérience. Ils ont mis le le le pouvoir en difficulté à des moments. Après, ils ont pas gagné. Faut faut se demander pourquoi et faut tirer les bilans.
Mais le truc que je trouve intéressant avec le mouvement actuel sans dire que c'est la révolution, l'insurrection demain et cetera, c'est que je trouve qu'il y a une volonté quand même de tirer les bilans de ça. Par exemple, je sais pas moi par rapport au mouvement des gilets jaunes, la question de la grève des secteurs stratégiques, elle est beaucoup plus présente. C'estàd les il y a beaucoup de blocages qui s'organisent en lien avec des lieux de travail, des grévistes et cetera et cetera. Euh par rapport à la bataille des retraites, il y a la question de l'auto-organisation de fou.
C'est-à-dire que pendant la bataille des retraites, nous on a on a monté un peu le réseau pour la grève générale pour essayer de coordonner les syndicalistes qui avaient les militants syndicaux mais pas que d'ailleurs antiracistes, des intellectuels, des étudiants qui avaient envie de de d'aller plus loin que le calendrier de la de la bureaucratie syndicale. Bah il y avait pas non plus c'était c'était dynamique, c'était intéressant, mais il y avait pas des âgés partout dans le pays ou des antennes du réseau pour la grève générale qui avaient envie de se monter. euh parce qu'il y avait un peu une adaptation d'une certaine manière au contrôle de la bureaucratie sur le mouvement.
Là, comme tu le disais Anas, je veux dire les gens ils ne veulent pas qu'on leur ils veulent contrôler leurs mouvements, ils veulent contrôler les revendication et et je pense que ça c'est ça fait partie de ces bilans. Ça montre qu'il y a des choses qui avancent et il faut avancer sur ce terrain. C'est évident que avec cet état d'esprit par exemple le le la date du 18, elle peut changer de nature.
Si le 18, il y a des secteurs qui feraient grèv sur des manives traditionnelles ou des journées de grève nationale traditionnelle mais avec des âgés autour et une envie de s'organiser et de commencer à prendre le contrôle sur le sur l'agenda, moi je pense que ça peut ça peut changer des choses quoi. Donc il se passe quelque chose. Mais le truc que je veux dire c'est qu'à mon avis pour moi, il y a deux impasses qu'il faut batailler et qui sont importantes et et je m'arrête là après. La première impasse, c'est, on va dire, le substitutisme, le volontarisme.
C'est-à-dire, en gros, on prend le mouvement tel qu'il est aujourd'hui, on organise les plus déters des plus déterts et cetera et on le pense uniquement en mode guerri de petites actions de blocage et cetera. Et et je pense que ce cette logique- làà très avant-gardiste, très minoritaire et cetera, elle va se heurter à un mur, elle va se heurter à la répression, elle va se heurter à à des limites importantes, mais aussi elle se prive d'énormément de ressources et d'énormément de forces. Enfin, on le voit dans les tournées syndicales qu'on racontait, qu'on nous raconte et cetera.
Il y a plein de secteurs qui quand tu leur parles du 10 euh s'enthousiasment par pour le truc et tu as des secteurs qui ont envie de se mobiliser mais qui savent pas comment faire, où aller le 10 et cetera. Donc je pense que c'est important de dépasser cette logique-là. Et après, il y a une autre logique qui pour moi est plus incarnée par la France insoumise et cetera euh qui est pour le 10 d'une certaine manière qui soutient la mobilisation mais qui dit en gros faut se mobiliser, c'est très bien mais après en vrai de vrai les choses elles vont se régler quand tu y auras une présidentielle pour euh c'est là que les choses sérieuses vont vont commencer quoi.
C'est ce qu'a dit Mélenchon d'ailleurs tout à l'heure au JT. Il dit pour résoudre la situation, il faut une présidentielle, il faut un moment refondateur pour que la situation évolue positivement et pour ça c'est il faut une élection présidentielle. Moi je pense que le moment refondateur qu'on peut avoir, c'est si on commence à avoir ces âgés qui se transforment en une force agissante pour construire une grève générale. Ça c'est un vrai moment refondateur.
Je pense que c'est plus puissant que n'importe quel retour aux urnes euh qui peut exister où en fait ça va être une excuse pour arrêter le mouvement à arrêter toute dynamique de mobilisation, renvoyer tout le monde chez soi dans son quotidien, dans sa routine et ensuite dans euh son petit isoloir pour mettre son bulletin dans l'urne. Moi, je pense que le mouvement, il doit commencer à penser qu'il est capable par ses propres méthodes en se mettant en action d'arracher ses propres revendication et pas se dire "Je suis une force de pression sur le régime pour convoquer des élections et après les choses vont se gérer pendant les élections." Le mouvement, il est politique.
Il faut qu'il fasse de la politique mais pas de la politique par en haut dans les institutions, de la politique par en bas dans les âgés par la grève aussi, par les actions et cetera, mais qui se pense de de manière autonome d'une certaine manière des institutions de l'État et comme une force agissante. Et moi ça, je pense que c'est une une question centrale. Il faut exiger il faut exiger des revendications claires. la retraite à 60 ans, la répartition du temps de travail, des financements massifs pour les services publics, des services publics sous contrôle des travailleurs.
Moi, je pense qu'il faut évidemment il faut en finir avec la 5e République, c'est-à-dire il faut la démission de Macron, mais il faut en finir avec les présidents de la République, avec le régime et imposer un autre type de fonctionnement avec des élus révocables, avec une assemblée unique et cetera. Mais ça ça ne passera pas on va élire un président, on va on va rentrer chez nous élire un président et cetera. Ça passe par la lutte directement, par le rapport de force que tu exerces depuis ta boîte, depuis ton lieu d'étude parce que les fac et les lycées vont être très mobilisés.
Et c'est ce type de logique qu'on doit défendre contre les secteurs qui disent c'est bien le mouvement mais en gros les choses sérieuses ça commencera quand tu auras une élection. Moi je pense les choses sérieuses elles commencent maintenant. Elle commence le 10 septembre et après euh et elle passe par la rue, par les méthodes de la lutte de classe. Et c'est dans ce sens-là qu'il faut qu'il faut construire un mouvement qui soit politique, une grève générale politique. Et puis Oui, non mais je suis parfaitement d'accord.
En plus, même si on se mettait un peu du point de vue, tu parlais de la France insoumise parce que en réalité le débat stratégique et tactique, il est avec avec les les les insoumis, il est pas avec avec Olivier Fort. Moi, j'ai l'impression quand je vois beaucoup d'insoumis notamment aujourd'hui, ils sont en train, ils voient bien aussi euh la difficulté même pour euh avoir euh et atteindre même un objectif euh réaliste. Tout à l'heure, on montrait SarkoZi, on monté Thierry Breton.
Enfin, vous voyez bien que quand vous avez déjà des gens qui considèrent que le RN il est républicain et qu'en fait ils sont en train de faire la chasse à la France insoumise ou je veux dire même dans la France insoumise, eux-mêmes dit qu'ils sont institutionnels, que ils sont pour un régime pour la passivité et cetera et cetera. Enfin, je veux dire le le le c'est c'est leur position. Je veux dire, c'est pas ils ont Mélenchon, il a jamais dit "Moi, je suis pour la révolution prolétarienne, pour le l'état ouvrier, le communisme et cetera." Ça veut dire que même d'un point de vue institutionnel, vous voyez bien déjà le niveau de radicalité.
C'estàd que même si tu prenais les règles du jeu, tu prenais les cartes telles qu'elles se disposent aujourd'hui, tu vois bien que même quand tu as un insoumis euh avec toutes les bonnes coordonnées possibles et imaginables, tu vois bien que c'est ça va être vachement difficile quand le mec déjà je veux dire les amis hein euh euh il y a des gens que je respecte beaucoup dans la France insoumise des gens je veux dire on se soutient quand il y en a il y a de la répression ilous il ils me soutiennent et je les remercie et je continuerai à chaque fois qu'ils sont attaqués et cetera mais je veux dire par exemple moi je suis pas insoumis mais je regarde bon part tout à l'heure ce matin à France info, je veux dire mais mais c'est c'est une cabale, tu vois.
Et la dictature et la Chine et les machins et les préfet et vous avez dit vous avez dit que vous êtes pour le BL. C'est-à-dire que un moment donné, tu vois bien que c'est un parti qui dit qu'il aspire à gouverner, que il est institutionnel. Mathilde Pano, elle dit "Mais non, on peut pas dire dictature chinoise parce que moi je suis pour la diplomatie. on aspire à être au gouvernement demain et cetera et tu vois bien que quand même tu as l'impression qu'ils parlent avec eux-mêmes parce qu'en fait tous les autres institutionnel autour d'eux il leur et en gros tu vois bien qu'ils se disent mais vous êtes fous quoi.
Vous croyez qu'un jour nous on va on va vous laisser prendre machin et et dans l'autre cas ça serait quoi ? ça serait diluer énormément dans un coup un coup de poker de diluer énormément ton programme. Parce que si tu veux que des mecs comme Sarkozi, Macron, Hollande et cetera, ils disent "Bon allez non, on soutient la France insoumise". Vous voyez bien sur quelle base. Quand aujourd'hui même des programmes qui sont pas l'expropriation des grandes fortunes ni quoi que ce soit ça déjà les choses là du NFP où je veux dire c'était le SMIC à 1600 balles les amis, le SMIC à 1600 € qui qui vit avec 1600 balles aujourd'hui ?
Il y a tu as des loyers des des studios à à 900 1000 balles, qu'est-ce que tu fais avec 1600 € ? Vous voyez ce que je veux dire ? Et ben même ça les amis, c'est c'est incommensurable pour eux. Donc moi je pense que on est en train de voir cette réalité. Ce qu'a dit Paul, c'est c'est parfaitement vrai. C'est-à-dire que et moi ça me fait toujours penser à cette phrase de Rosa Luxembourg qui disait "Avant que la révolution elle arrive, elle elle apparaît comme comme impensable et quand elle est là, elle apparaît comme inéluctable en fait." Et on dit pas que c'est la révolution le 10 ni on nen sait rien.
Je veux dire, on n'est même pas capable de de dire comment quelle va être la gueule vraiment du 10. Mais vous voyez bien que ça sera pas la révolution, c'est clair. Mais mais peut-être que ça peut être le début de quelque chose d'important et peut-être il y aura un vis répétita 6 mois après 8 mois peut-être hein les amis, il y a 1 mil et un scénario possible. Peut-être qu'il y aura le 10 et le 18 et puis on va euh ça va se résorber pendant 4 5 6 mois et puis il y aura une nouvelle crise et que ça explosera beaucoup plus. On on en a aucune idée.
Mais ce qu'on veut dire par là et ce qu'a dit notamment euh Paul euh avant moi, c'est que il y a la possibilité euh euh d'essayer de bluter, de batailler en fait pour imposer avec la radicalité qui est en train de s'exprimer, d'avoir des mots d'ordre clair, offensifs, radicaux, d'imposer la grève générale, de se lier avec le mouvement vrier parce que ça c'est primordial les amis. Il faut il faut laisser personne de côté. il faut aller chercher le le plus largement possible sans sectarisme, sans opposer et cetera et et faire en sorte que ça soit quelque chose qui soit explosif et ensuite on les choses elles avanceront.
Et moi, je pense que il faut pas que nous on soit euh euh les les idiots utiles des manœuvres de la politique politicienne et cetera, les personnes qui servont de courroie de distribution pour qu'au final toi tu es ton nouveau mandat, tu es ton nouveau siège et cetera pour quelque chose. Au final, les gens ils vont dire "Ah, il faut que je me pince le nez, faut que machin et cetera et cetera." On sait très bien que de toute façon, il y a rien qui peut sortir qui changera la vie.
Alors oui, parfois tu peux avoir peut-être un peu d'acalmie, tu peux avoir ceci cela, mais vous voyez bien que dans un monde où il y a des guerres commerciales de Trump, il y a des génocides, il y a des guerres et cetera et cetera, vous voyez bien qu'on n'est pas dans un monde d'acalmie et que je pense que s'il y a la possibilité de que s'ouvre des phases prèrévolutionnaires révolutionnaires, il faut pas faire en sorte de les refermer pour aller euh comme je disais tout à l'heure dans son école maternelle voter pour un hypothétique euh mouvement. Mais on continuera à parler de tout ça. De toute façon, on est que au début de de du processus.
Les amis, je vais vous proposer de conclure en disant quelques jeux de trucs. Euh plusieurs choses. D'abord, je vais donner quelques rendez-vous importants, mais juste deux infos importantes sur RP. Si vous pouvez mettre l'écran s'il vous plaît. Euh, on est en train d'essayer de rendre compte au plus proche du mouvement. Euh, on est en train d'essayer d'écrire, d'avoir des retours des âgés partout en France, euh, d'avoir des vidéos de ce qui se passe. J'ai pas pu passer les vidéos, mais on était euh ce soir à Lyon à Grenoble, euh un petit peu dans toutes les villes où ça a bougé. On a pu filmer la les violences policières pour les dénoncer. On a envie de suivre les âgés.
On est en train de suivre les âgés dans les hôpitaux. Vous pouvez regarder sur Révolution permanente ce qui se passe dans l'hôpital Tenon, dans l'hôpital Beogon. On est en train de suivre ce qui se passe dans les raffineries. On essaie de rendre compte à la fois de ce qui se passe dans les âgés, de ce qui se passe dans les actions, mais aussi ce qui se passe dans les entreprises, dans les lieux d'études. Aujourd'hui, on était à Ren 2 où il y a une énorme âgée. On essaie de d'être au plus proche de la réalité du terrain à la fois de ce que sont en train de faire les gens et de ce dont ont envie les gens, qu'est-ce qu'il revendiquent, qu'est-ce qu'ils disent et cetera.
Et donc, on vous invite à contribuer à ça en devenant correspondant. On va lancer, là, je vous mets le visuel en avant-première, on va lancer ça euh demain. Euh on a besoin que vous diffusiez, que vous participiez, vous nous envoyez vos images, vos récits, vos textes et cetera. On a envie que de de suivre le mouvement avec vous et de mettre notre plateforme à votre service. Notre site, il est en train d'exploser en ce moment. Il y a beaucoup beaucoup de monde qui se connecte. Euh et et donc voilà, participons à ce mouvement, décuplons, donnons une vision de ce qui va se passer. euh parce que les médias bourgeois ne vont pas le faire pour nous et on a besoin de soutenir nos propres médias.
Ensuite euh je je redis pas sur la sur la répression, je remets le visuel euh mais je vous invite à suivre ce que fait le collectif d'action judiciaire qui se réunissait ce soir avec une cinquantaine d'avocats et de juristes pour essayer de suivre la répression. C'est hyper important d'avoir des réponses face à la répression. Sur les pages du CAG, il y a des modes d'emploi face à la répression. Ça permet de rassurer des gens, ça permet de se préparer aussi aux manifestations. Donc je vous encourage euh à regarder ça.
Je sais que devant le technicien de Châtillon euh donc dans la ville de Châtillon dans le sud de Paris, il y a aussi euh un piquet de grève avec des travailleurs en grève un un nombre assez important euh qui vont être mobilisés euh où pareil, il y aura probablement des actions. Donc on vous invite à venir. Il y a d'autres rendez-vous que vous pourrez retrouver sur Révolution permanente dès demain et qu'on va vous communiquer. Évidemment, là, j'ai juste parlé de l'Île de France, mais il y a des choses un petit peu partout en France et et on va on va continuer vous vous tenir au courant. Donc suivez Révolution permanente sur tous les réseaux révolutionpermanente.fr.
Devenez correspondant pour Révolution permanente pour nous aider à parler des actions dont on parle pas encore, des grèves dont on parle pas encore et nous aider à accompagner ce mouvement, à le construire euh parce que la force, elle est dans la rue, elle est dans les grèves et on pense qu'il faut euh contribuer en tant que militant à la renforcer, à lui permettre de se de se développer et il y a quelque chose à jouer dans cette situation de crise historique dont on a parlé. Yeah.