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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 25 mai 2022 4 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

La politique retrouvera son sens quand nous échapperons à la communication permanente

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30François-Xavier BellamyFait
    « On n'aurait pas changé de couleur politique à la veille d'une élection parce que le camp d'en face avait gagné. »
  • 3:30François-Xavier BellamyChiffre
    « La dette de l'État a plus augmenté avant même l'apparition du Covid sous Emmanuel Macron que sous François Hollande. »
  • 5:30François-Xavier BellamyChiffre
    « La France a fait l'année dernière le plus fort déficit commercial de son histoire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est révoltant par l'inconstance qu'il révèle et par le discrédit qu'il jette sur la classe politique tout entière. On est dans un moment assez préoccupant de notre vie politique, dans un moment de confusion généralisée qui n'est créé que par le comportement de quelques uns, mais qui a des effets délétères sur la vie politique tout entière. Dans l'ancien monde, qu'on a beaucoup critiqué, dans l'ancien monde, on n'aurait pas changé de couleur politique à la veille d'une élection parce que le camp d'en face avait gagné.

Dans l'ancien monde, un candidat socialiste ne serait pas devenu de droite parce que la droite était au pouvoir. Un candidat de droite ne serait pas devenu socialiste. On assumait qu'il fallait qu'il y ait une majorité, et qu'il fallait qu'il y ait une opposition.

Et je pense que c'est très important de rappeler que si le macronisme, avec cette idée du "en même temps", a autorisé une espèce de porosité qui fait qu'aujourd'hui, pendant la composition du gouvernement, imaginez vous, on s'est demandé si Catherine Vautrin, venue de la droite, ou Elisabeth Borne, venue de la gauche, allaient être Premier ministre. Des personnalités qui n'ont rien en commun. <i>- Il est encore pertinent, aujourd'hui,</i> <i>ce clivage droite gauche, pour vous ?</i> - Ce qui est pertinent, absolument pertinent, c'est la réalité du pluralisme démocratique.

Et le clivage droite-gauche, il a certainement été épuisé de l'intérieur par le fait que les grands partis et les partis traditionnels n'ont pas fait le travail intellectuel nécessaire pour pouvoir faire vivre le débat démocratique, et être à la hauteur des enjeux et des conversations qui sont nécessaires pour l'avenir de notre pays. Ça n'enlève rien à la nécessité de ce pluralisme, et surtout, ça n'enlève rien à la nécessité de la clarté, de la constance, de la cohérence que les élus doivent avoir envers les électeurs. Quand on a critiqué, comme Damien Abad l'a fait pendant des années, quand on a critiqué, avec raison je pense, l'action d'Emmanuel Macron, on n'a pas le droit, parce qu'un poste ministériel passe d'un coup à votre portée, de retourner sa veste et d'abandonner tout ce qu'on avait dit.

Et je dis ça, ça vaut pour les élus - mais finalement, ils n'ont pas été si nombreux que ça à tourner casaques ; Ça vaut aussi pour les électeurs. Et c'est très important, je crois, dans cette période de confusion, dans cette période de relativisme absolu, c'est très important de rappeler que la politique a un sens. Qu'il faut appuyer son jugement sur des faits.

Qu'on n'a pas le droit d'ignorer, aujourd'hui, le bilan du président de la République. Qu'on n'a pas le droit de fermer les yeux sur ce qu'il compte faire dans les années qui viennent - la composition de son gouvernement le montre assez. Et si on a dans le passé voté à droite, voté au centre droit, si on a défendu dans son comportement d'électeurs des principes qui sont très clairs, on ne peut pas ne pas voir que le bilan d'Emmanuel Macron est aux antipodes. - Ça veut dire qu'aujourd'hui vous, vous ne les comprenez pas, vos électeurs, qui se sont tournés vers Emmanuel Macron ?

Les Républicains ne leur ont pas donné aussi des raisons de se tourner vers Emmanuel Macron ? - Bien sûr, encore une fois, les partis politiques traditionnels ont évidemment leur responsabilité. Elle est immense dans la crise qu'ils traversent aujourd'hui.

Et la droite va devoir faire un effort absolument majeur pour se reconstruire et mériter de nouveau la confiance des électeurs. Mais en attendant, moi je suis très frappé, je vous le dis très simplement : il arrive souvent que les électeurs engueule les élus et ils ont bien raison de le faire. Mais il arrive aussi parfois qu'on puisse être un peu étonné de voir, comme je l'entends parfois aujourd'hui, en allant sur le terrain soutenir des candidats aux législatives, des gens qui me disent finalement "je suis de droite, mais Macron, c'est pas si mal que ça." Je ne vois pas comment on peut dire ça.

Quand on est de droite, c'est qu'on s'inquiète généralement pour la gestion des finances publiques. La dette de l'État a plus augmenté avant même l'apparition du Covid sous Emmanuel Macron que sous François Hollande. Quand on est de droite, on veut relancer l'économie.

Il ne suffit pas de nommer un ministre de l'Economie qui vienne de la droite pour ça. Ça, c'est la politique d'Emmanuel Macron, c'est la politique du casting, de l'apparence et de la communication. La réalité maintenant, les faits, c'est que cette relance de l'économie et de l'industrie, c'est un échec absolu.

La France a fait l'année dernière le plus fort déficit commercial de son histoire. Si on est de droite, on ne peut pas se satisfaire d'un bilan comme celui-là. Et Emmanuel Macron, ça ne fait pas quelques mois, ça fait même pas quelques années.

Ça fait dix ans, en réalité, qu'il est aujourd'hui à l'Elysée. C'est ça le bilan dont il est comptable aujourd'hui. On n'a pas le droit d'être sévère envers le bilan de la droite et de fermer les yeux sur le passif du président de la République.