MATTHIEU VALET : « Ce sont aux casseurs de payer pour les réparations ! » (Europe 1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 75 %Défensif 25 %
Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse partielle
Vous avez une double casquette, davantage celle d'anciens policiers qui m'intéresse.
- 0:48OuverteRéponse partielle
Comment on va faire pour tous ensemble retrouver le bon chemin ?
- 9:02OuverteRéponse partielle
Ce matin, il y avait la chronique de Laurent Tessier sur une grande plateforme de concertation. Qu'est-ce que tu vas avoir avec des gens qui ne veulent pas se concerter ?
- 9:40OuverteRéponse directe
À 17h37, il y avait le tuto de blocage lycéen publié par des syndicats. C'est bien cela ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:05Invité politiqueChiffre
« le lycée Nelson Mandela à Nantes, 77 millions d'euros, une partie est partie en fumée »
- 2:20Invité politiqueChiffre
« beaucoup de policiers blessés, plus d'une centaine, au moment où je vous parle, le décompte n'est pas arrêté »
- 3:21Invité politiqueFait
« Il fallait tout de suite se réunir, et puis visiblement, vous voulez du concret »
- 3:39Invité politiqueFait
« Quel est le sens de cette décision qui a été prise ? »
- 5:24InvitéFait
« Au Havre, les lycées, demain, seront fermés »
- 7:31Invité politiqueFait
« face aux casseurs, que ce soit après Naël, c'était en juin 2023, que ce soit après le PSG, c'était en 2025 et en 2026, j'étais venu chez vous en parler »
- 8:25Invité politiqueFait
« le gouvernement fonctionne tout à l'envers »
Temps de parole
- Matthieu Valet43 %
- Présentateur37 %
- ?9 %
- Invité5 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
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Je suis, nous sommes, avec Mathieu Vallet, député européen du Rassemblement National. Bon Mathieu, vous avez une double casquette et finalement, c'est peut-être davantage la casquette d'anciens policiers qui m'intéresse. On voit ces jeunes
et c
'est effrayant parce qu'on se dit qu'est-ce qu'ils vont devenir. On a le sentiment que les parents ont démissionné, que les parents ne sont pas là, que nous on a eu la chance justement d'être encadrés et qu'eux ne le sont pas. On les entend parler, ça n
'est
souvent ni queue ni tête, il n
'y
a pas le début d'un argument, on sent une sorte de violence, de rancœur, de ressentiment, d'hostilité contre la France, d'hostilité contre l'enseignement. On voit des drapeaux palestiniens, des drapeaux algériens. Comment on va faire ? Et alors là, c
'est
la question, elle est posée à l'homme politique. Mais comment on va faire, Mathieu Vallet, pour tous ensemble retrouver le bon chemin ?
D'abord, dehors, j'allais dire c'était, mais c'est la guerre, puisqu'on a encore des points de blocage et des forces de l'ordre en manœuvre sur le terrain. Moi, j'ai échangé avec énormément de policiers et
de
gendarmes de toute la France depuis ce matin. D'ailleurs, j'ai pensé à vous, puisque le lycée Nelson Mandela à Nantes, 77 millions d'euros, une partie est partie en fumée, sans faire de jeu de mots.
Le
haul ! Le haul, c'est pas rien,
ça va nécessiter que l
'argent public va devoir encore rembourser les dingueries des émeutiers, puisqu'on sait très bien qu
'ils
ne payent pas. Maintenant, je vais vous le dire aussi, pour apporter une réponse, il faut identifier le problème. Les casseurs qu'on identifie, beaucoup de mineurs, beaucoup de mineurs peuvent les interpeller, mais les casseurs qu'on voit aujourd'hui saper les revendications lycéennes, c'est ceux qui ont sapé la victoire du PSG, c'est ceux qui ont fait aussi la casse après la Fernaëlle, et qui en fait, on n
'a
rien à cirer des causes qui sont défendues initialement, et qui viennent casser, qui viennent casser du flic. Vous avez vu à Aubervillé ce véhicule de police sérigraphié qui doit reculer, mais aussi à Saint-Denis ce véhicule de la BAC, donc ce camion de sapeurs-pompiers, des marins, des marins de Marseille, des militaires, qui sauvent des vies, qui ont été pillées et saccagées. Donc c'est incroyable, vous
avez
vu cette policière, je ne
sais pas
si vous l
'avez
vu, c'est en studio, qui prend un coup de pied
par derrière et qui est
lynchée au
sol. Mais bien sûr, j'ai vu cette image absolument
incroyable. C
'est
incroyable, en fait, ne mérite aucune considération.
Je
n
'ai
aucune pitchée à dire, ils doivent être condamnés à de la prison ferme avec de la prison. Parce que le laxisme judiciaire, pardon de le répéter, Pascal Praud, mais c'est ce qui est le carburant de l'impunité de ces voyous qui entraînent ces exactions, ces violences et ces émeutes. Donc voilà ce que je voulais vous dire. Je veux vous dire qu'il
y a
beaucoup de policiers blessés, plus d'une centaine, au moment où je vous parle, le décompte n'est pas arrêté. Et donc, je pense à eux parce qu'ils sont courageux, ils sont fiers d'exercer
leur métier. Et la France insoumise, Pascal Praud, elle met de l'huile
sur le feu.
Et
à chaque fois qu'il
y
a
du bordel, qu'il y a des
violences et qu'il y avait un point de blocage, vous avez un élu à l'EFI qui n
'est
pas loin, quand ils ne participent pas directement sur les points de blocage. Donc au bout d'un moment, et quand ils n'interrompent pas, ou ils ne gênent pas, ou ils n'obstruent pas les manœuvres policières. Donc moi je vous le dis, Pascal Praud, et la justice doit être mise face à sa responsabilité, et la France insoumise qui, aujourd'hui, se délecte de ces scènes qu'ils appellent une colère. Non, non, moi je suis désolé, quand on saccage, qu'on pique, qu
'on
brûle, et qu
'on
s'en prend en force de l'ordre au bien public, que d'ailleurs eux ne rembourseront pas, ni les émeutiers, et bien on ne revendique pas, c'est pas une colère. Donc moi je pousse un vrai coup de gueule, parce qu'au bout d'un moment c'est bon. Et le gouvernement, et j'en termine là Pascal Praud, attendez, les premières émeutes elles ont démarré à 7h. La cellule de crise, elle est réunie par M. Lecornu à midi. Il y avait piscine ou quoi M. Lecornu, lorsque il y
a
eu les émeutes ? Il fallait tout de suite se réunir, et puis visiblement, vous voulez du concret,
je
vais vous en donner, la CRS 84 de Motoban, l'unité de projection rapide, elle a été envoyée à Montpellier, pardon, mais vous voyez, j'aurais voulu qu
'elle
allait à Montpellier, 4h de route, alors qu'à Toulouse c'était le bordel aussi, c'est 1h de route, donc ils vont arriver à Montpellier, tout sera fini. Quel est le sens de cette décision qui a été prise ? À la préfecture de police de Paris, le préfet, visiblement, a demandé que les policiers n'utilisent pas les grenades lacrymogènes. Mais il ne
faut
pas avoir la trouille face aux casseurs. Il faut que ceux qui aient la trouille, c'est les casseurs. Les policiers et
les
gendarmes, lorsqu'ils utilisent des lanceurs de balles de défense, lorsqu'ils utilisent des grenades lacrymogènes, lorsqu'ils utilisent des armes non létales pour protéger leur vie, c'est qu'ils n'ont que ce dernier recours pour le faire. Donc au bout d'un moment, M. Lunez a donné des instructions fermes, mais sur le terrain, parfois, ça tangue. Voilà, moi je ne m'en délecte pas, je ne
fais
pas de la récupération politique, c'est que beaucoup de policiers et de gendarmes me disent, on veut y aller, et parfois, on ne peut pas utiliser nos armements de force intermédiaire, parfois, il y
a
des élus, donc on a peur qu
'il
y
ait
des mauvaises images, au bout d'un moment, quand il
y
a des casseurs, il faut y aller. Il faut y aller, il faut interpeller, et tant pis, si certains se mettent en travers la route des forces de l'ordre. Quand vous me donnez comment on va réussir, voilà un peu le discours que je vais vous donner ce
soir, Pascal Praud. Max Q. Valet est avec nous, il est, vous le savez, député européen du Rassemblement National. On pourra avoir, évidemment, d'autres témoignages avant la fin de cette émission. On aurait aimé avoir une émission parfois un peu plus légère. Dans la dernière partie, il nous arrive de sourire. Ça nous arrive, oui. Et de recevoir quelques artistes, eh bien, aujourd'hui, j'ai peur que ce ne soit pas le cas. Mathieu Valet est avec nous, député du Rassemblement National. C'est vrai que c'est une émission particulière, parce qu'on a parlé des blocages depuis 16 heures. Écoutons Édouard Philippe.
Il
faut donc que tous ceux qui instrumentalisent cette violence, souvent de façon très cynique, souvent de façon très politique, aient conscience, je pense notamment à la France insoumise, aient conscience que c'est inacceptable. Ce qu'il nous prépare, c'est l'affrontement généralisé. Nous voyons à l'œuvre ce que ceux qui ont théorisé la conflictualisation permanente sont en mesure de produire sur le territoire national. Ça n'est pas acceptable. Au Havre, les lycées, demain, seront fermés.
C
'est une mesure de précaution,
et
c'est une mesure dont chacun comprend bien qu'elle a des impacts considérables sur l'éducation de nos enfants. Ça n'est pas comme ça que nous préparons l'avenir.
Il a raison. En l'espèce, en même temps, et c'est là toute la difficulté des hommes politiques. Lorsqu'il était Premier ministre, lorsqu'il fallait faire preuve de fermeté, et je pense à la ZAD de Nantes, parce que c'est un sujet souvent dont on a parlé ici, qu'il fallait entrer dans la ZAD de Nantes, qui était la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, avec des jeunes militants extrême-gauches qui ne souhaitaient pas de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes et qu'il fallait dégager. Le pouvoir a tremblé. Pourquoi le pouvoir a tremblé ? Parce que, évidemment, Mathieu Vallée, il redoute
un
accident.
Il redoute un mort. C'était
l'opération César menée par les Jourdains,
mais il y a eu deux opérations face à l'ultra-gauche. On était sur des ultras
très bien entraînés. Il
redoute
un mort. Et cette ZAD n'a pas été évacuée. Manuel Valls était également Premier ministre. Sous François Hollande. Je crois même qu'il y
avait
un référendum local. Il
y avait un référendum, tout
à fait. Qui avait opté pour...
Le
matchant. Bon, alors après, c
'est
une décision politique.
C
'est Emmanuel Macron qui avait retiré ce projet. Pourquoi pas ? C'est sa décision politique. Mais la ZAD, il fallait entrer dans la ZAD et faire preuve de fermeté. Donc, Edouard Philippe, aujourd'hui, il regrette, mais il n'est pas le seul responsable. Ça fait 40 ans, 40 ans, que les décisions ne sont pas prises dans plein de domaines. Donc, effectivement, vous payez, aujourd'hui, toutes les factures. Et l'école est terrible. L'état de l'enseignement est terrible.
C
'est-à
-dire
que vous sortez de 10 ans d'Emmanuel Macron, je crois qu
'il
y a eu 8 ministres différents de l'éducation nationale. Comment voulez-vous qu
'il y ait
une cohérence là-dedans ?
Vous auriez pu commencer, Pascal Praud, par dire que face aux agriculteurs, à nos paysans, qui eux, s'lèvent très tôt, 7 jours sur 7, font vivre le pays et nourrissent le pays à la sueur de leur front, eux, il y a eu les hélicoptères de la gendarmerie,
il y
a eu les centaures, il y
a
eu une armada sécuritaire que le gouvernement a déployée. Et face aux casseurs, que ce soit après Naël, c'était en juin 2023, que ce soit après le PSG, c'était en 2025 et en 2026, j'étais venu chez vous en parler parmi tant d'autres, et que maintenant, ça soit face à des casseurs qui volent le mouvement des lycéens, je ne comprends pas qu'on ait une incompétence aussi significative d'un gouvernement
qui... Ils ont
peur, Mathieu,
ils savent très bien qu'un
agriculteur, t'as un incident avec
un agriculteur,
c'est
pas grave, mais c'est pas la même chose qu'un incident avec un jeune. Quand
j'étais commissaire de police sur le Val-de-Marne de nuit, des agriculteurs avaient commis le crime de l'aise-majesté,
d
'aller à Rungis sans rien casser, et j'avais une centaine de gardés à vue. Je vais vous dire que moi, je ne les ai pas traités comme des crapules,
je
les
ai
traités comme des honnêtes gens qu'il fallait considérer, et qu'il fallait respecter, d'autant plus que, pour moi, ce n'était absolument pas des voyous. Donc on les a laissés ensemble par région, ils ont mangé avec les fonctionnaires de police la nuit, et je peux vous dire que moi, je préfère voir des casseurs en garde à vue, au tribunal et en prison, et les agriculteurs, il faut les respecter, il faut les écouter. Mais dans ce pays, le gouvernement fonctionne tout à l'envers. Donc je suis désolé, on arrive à réprimer des agriculteurs, des paysans, parce qu'ils la ferment et ils n'emmerdent personne.
Par contre, des casseurs, on les laisse tout faire, on les laisse saccager des camions de pompiers, saccager une policière au sol qu'il faut tomber, et derrière, monsieur Philippe, il est gentil, mais c'est mou. Tout ça, c'est mou, en fait, leur déclaration, puis on veut des actes. Donc moi, c'est pour ça que
je me suis engagé aux côtés
de Marine Le Pen et Jordan Berdela, parce que moi, quand je parle avec Marine et Jordan, les instructions seront claires, les moyens y seront mis, et on n'aura pas la trouille, parce que les honnêtes gens, ils en ont marre de payer pour tout le monde, et qui plus est, quand on a des honnêtes gens qui veulent défendre leur travail, défendre les Français, et qui, eux, par contre, n'ont aucun cadeau du gouvernement.
Je parle en termes d'ordre public. Ce matin,
il
y avait la chronique, comme chaque matin, de Laurent Tessier, et il soulignait la prise de parole d'Edouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, qui parle d'une grande plateforme de concertation. Qu'est-ce que tu vas avoir, une grande plateforme de concertation, avec des gens qui, manifestement, ne veulent pas se concerter du tout ? Pourquoi pas un numéro vert ? Donc écoutez, monsieur Geffray.
Nous
allons ouvrir une grande plateforme de concertation,
à
laquelle tous les lycéens, soit à titre individuel, soit à titre collectif, pourront alimenter cette plateforme. Ils pourront faire part, donc, de toutes leurs demandes, de leurs inquiétudes, de leurs angoisses, de leurs incompréhensions, de leurs revendications, aussi.
À 17h37, il y avait également, Laurent Tessier, ce matin, le tuto que vous aviez mis en place.
C'est bien cela ? Oui, un syndicat
lycéen
et un
syndicat étudiant ont publié sur leurs réseaux sociaux le tuto. Cinq étapes pour pouvoir bloquer sa fac ou son lycée.
Et c'est ce que vous disiez ce matin. Alors, l'étape 1, c'est réunir du monde, créer un groupe où tous les membres sont prêts à bloquer. Étape 2, prévoir des pancartes, des enceintes, des slogans. Voici quelques idées, je cite, Macron nous fait la guerre et sa police aussi, mais on reste dehors pour bloquer. Déterre, ça veut dire quoi
? Déterre, déterminer. Ah, on reste déterre. C'est déterre. C'est déterre.
C'est la
langue des jeunes, oui.
C'est la langue des jeunes.
Oui, je suis déterre. Les gens
disent ça.
Oui, on dit
tous, je
suis
déterre aujourd
'hui. Vous avez l'AREF ? Vous avez l'AREF ? Oui, enfin,
moi, je ne sais pas.
Enfin, on parle de l'indicé.
Oui, on ne
parle
pas français, surtout.
Non, c'est vrai que moi, maintenant, venir à 6h30 et bloquer,
si quelqu'un me dit,
t'es
déterre, c'est
déterre. Oh, ça va, c'est des mots de jeunes. Ça raccourcit,
c'est pas non plus... Oui, ça, pour être raccourci, ils sont raccourcis, les jeunes, je le dis. Pour bloquer, il faut venir en vacances pour avoir le temps de trouver les poubelles, barrières, etc., à mettre devant l'établissement. Étape 4, tout filmer. Il est partagé au syndicat lycéen-étudiant pour montrer que les blocages s'étendent partout en France. Et étape 5, faire face à la répression. Filmer les interventions de policiers pour montrer les violences policières. Il y a des conseils de ça. Donc ça, c'est
le
syndicat. lycéen-étudiant qui publie un tuto. Un tuto, tuto.
Un tuto, s'il vous
plaît.
Je me suis retenu de rire. C'est pas
italien, c'est pas un tuto.
C'est le tuto. Un tutoriel.
Un tutoriel.
Voilà, un tuto.
Un tuto.
C'est pas tuto
comme tout en italien. Un
tuto. Un tuto, si vous voulez. Un
tuto,
je veux
bien que vous me repreniez.
Mais non ! Mais c'est pour vous ! Si vous dites
tuto comme
ça... Vous
avez des amis bienveillants, Pascal Brousse ?
Je suis d
'accord avec vous.
Je
vais vous dire quelque chose, je suis
déterre.
Ah
!
C
'est tout ce que j'ai à vous dire.
J'ai des verres
pour la fin de l'émission. Bon, on marque une
petite
pause à 17h39.
Vous restez
en... Frérot,
t'as pas honte d'appeler Pascal ?
Qu'est-ce que vous avez dit
? Qu'est-ce que vous avez dit ?
Frérot,
j'ai dit bah oui, frérot. Oui, non mais écoutez...
Voilà, il n'y a plus de réponse.
Matthieu Valet