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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 14 septembre 2026 3 minComplaisantActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesImmigration & asile

L'édito de Paul Sugy: «Eric Zemmour/Marine Le Pen: deux rentrées, deux ambiances»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:16Invité politiqueFait
    « Elle essaie de décliner un programme toujours social mais qui ne soit pas du socialisme. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

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Marine Le Pen

C'est news, il est 7h54, on est avec Paul Suji, journaliste au Figaro. Bonjour Paul. Bonjour Romain. C'était jour de meeting hier. Tous les candidats ou presque était de sortie, mais deux d'entre eux ont retenu votre attention. D'abord Marine Le Pena et Nin Baumont qui s'est notamment engagé, on en parle beaucoup sur le thème du logement. Oui, a effectivement rencontré, comme vous le soulignez une préoccupation grandissante dans l'esprit des Français pour qui la part de budget consacré au logement n'a cessé de croître au long de ces dernières années.

Or donc ce qui espérait sur le plan politique plutôt une clarification, une réponse aux attaques de ces derniers jours ou même des précisions sur le rôle que jouera par exemple Jordan Bardella qui était au côté de Marine Le Pen hier en seront pour leur frais. Même les adversaires de la candidate ont presque été épargnés. Il a été question à Enin Baumont de logement thème de fond s'il en est. Et Marine Le Pen avait presque une pointe de sarcosisme dans la voie quand elle a rappelé par exemple son souhait de faire devenir une France de propriétaire. La candidate du RN a notamment promis d'abolir un totem, la fameuse loi SCU qui a imposé un quart de logements sociaux dans les villes.

C'est une mesure qui pourrait plaire à un électorat de cible, c'est-à-dire la droite plutôt libérale euh et qui d'ailleurs a déjà soutenu un certain nombre de maires par exemple qui s'engageaient sur cette voie, des maires même macronistes ou les Républicains qui réclament et qui réclament pardon et accri cette interdiction la fin de cette interdiction. Vous diriez que Marine Le Pen essaie de plaire à un électorat de droite libérale en se misant sur ce thème ? Oui. Bah disons qu'en tout cas, elle essaie de décliner un programme toujours social mais qui ne soit pas du socialisme. Ça elle a bien martelé hier, c'est son slogan même. Euh c'est un numéro d'équilibriste.

C'est assez réussi pour le moment. Difficile de dire que les mesures qu'elle agrené sont calquées sur celles du Parti socialiste ou de la France insoumise. Le logement certes, c'est un terme social mais elle le colore de ses idées nationalistes en rappelant par exemple sa proposition de préférence nationale en matière d'accès au logement social mais aussi d'accès par exemple aux aides pour le logement et cetera. Son programme social, c'est un programme qui coche beaucoup de cases aussi euh d'obsession, dirait-on, de certains libéraux parce que ça passe par un recul calculé de l'État, baisse de la TVA aussi sur l'énergie. Donc au fond, confiance renouvelée dans l'économie privée.

Alors reste à savoir comment ces baisses de recettes pour l'État sont compensées parce que on sait bien que au global le problème économique du Rassemblement national ne promet pas de baisser toutes les dépenses et donc c'est sur la cohérence d'ensemble qu'il faudra encore convaincre. Mais sur l'esprit et sur la méthode, le le pénisme semble au fond une proposition originale à part des autres difficile à caricaturer. On retrouve aussi des traits dans ce qui a pu être dit hier par Marine Le Penme avancé par sa niè Marion Maréchal qui a d'ailleurs repris très vite sur ses propres réseaux sociaux toutes les propositions avancées en matière de logement.

Vous avez également tendu une oreille du côté de Portmarly où Éric Zemour faisait sa rentrée. Oui. Et là effectivement, c'est de ça les deux ambiances he les deux candidats de la droite nationale font une rentrée très différente. Alors pour Éric Zemour, on l'a retrouvé sur ces thèmes identitaires et civilisationnel plus que jamais. Il faut dire qu'il avait sous-traité à sa compagne Sarcfo avec la sortie Tony Truante de son livre qui fait le procès de la gabie budgétaire de l'État. les grands thèmes économiques. Et donc Éric Zemour a embrayé sur ce qu'il sait faire de mieux, c'est-à-dire l'identité française assiégée.

Il s'est posé comme le candidat de la remigration et mon petit doigt me dit que cette différence de style entre lui et Marine Le Pen ne va cesser de se creuser au fur et à mesure de la campagne. Au fond, fini le temps de limitation, on est vraiment dans le temps de la distinction entre ces deux candidats qui veulent à tout prix montrer qu'il faut une campagne très différente. Merci beaucoup pour le Suji.