Jordan Bardella sur BFMTV : « Il faut baisser la pression fiscale qui pèse sur les Français ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 54 %Attaque 34 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteRéponse directe
Est-ce que vous aussi vous êtes inquiet Jordan Bardella ?
- 2:03ComplaisanteRéponse directe
Vous vous êtes inquiet ? Je le suis, moi je fais de la politique...
- 3:26OuverteRéponse directe
Est-ce que monsieur Daray, on peut légitimement expliquer aux français...
- 4:52OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'État peut tout ?
- 6:42OuverteRéponse directe
Vous saluez cette décision du Premier ministre ?
- 7:22OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous vous jugez qu'il faut peut-être taxer même les super profits des pétroliers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:03Jordan BardellaChiffre
« Six Français sur 10 aujourd'hui anticipent une pénurie d'essence. 87 % se disent inquiet de la situation selon ce sondage. »
- 2:45Jordan BardellaChiffre
« La baisse de taxe que nous proposons d'abord, elle va permettre de rendre 20 à 25 € par plein pour une famille qui a un véhicule qui disons permet un plein à 50 L environ. »
- 2:45Jordan BardellaChiffre
« Ce qui va aussi bénéficier à nos chefs d'entreprise, globalement, c'est un coût de 15 milliards d'euros à l'année. »
- 3:26Jordan BardellaChiffre
« Chaque année, on a 1700 milliards d'euros de dépenses publiques. Ce que nous proposons, c'est moins d'un % de ce que dépense l'État. »
- 6:08Jordan BardellaChiffre
« La France qui a 46 % de prélèvement obligatoire, il y a pas un état au monde qui prélève plus que la France d'Emmanuel Macron. »
- 9:53Jordan BardellaPromesse
« Je pense que la première des politiques économiques, si on veut remettre de la stabilité en France et de la crédibilité pour notre pays sur la scène européenne et internationale, c'est celui de remettre la France sur le chemin de la raison budgétaire. »
- 14:15Jordan BardellaChiffre
« Il y a que 30 % des médecins algériens qui se rendent en France qui réussissent le test d'équivalence qui est prévu par chiffres. »
- 48:26Jordan BardellaChiffre
« les banques françaises refusent d'accorder un prêt qui n'a honnêtement qu'un risque minime, enfin je veux dire pour être remboursé des frais de campagne, il faut seulement faire plus de 5 %. »
- 50:20Jordan BardellaChiffre
« Édouard Philippe, il a été premier ministre d'Emmanuel Macron. Il est celui qui a augmenté la fiscalité sur le carburant et c'est 16 centimes de TICPE qui renchérissent au moment où on se parle le factures de carburant de nos compatriotes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Jordan Bardella est notre invité ce soir. Bonsoir. Merci de nous accorder cet entretien exclusif depuis le Parlement européen ici à Strasbourg. Un Parlement européen où dans les couloirs, on ne parle évidemment quasiment que d'une chose, c'est ce conflit au Moyen-Orient. On va prendre le temps de s'y arrêter, les conséquences pour le monde, les enjeux de cette guerre, la place de la France dans le monde. Est-ce qu'elle doit davantage s'impliquer ou non ? On verra aussi la question de Donald Trump. Parce qu'à vos yeux, c'est encore un allié où est-ce que c'est devenu un adversaire. On évoquera bien sûr aussi l'élection présidentielle qui se dessine dans moins d'un an. Mais d'abord évoquons les conséquences directes sur la vie des Français, sur la vie de tous nos compatriotes de cette
guerre. Emmanuel Macron a dit ce n'est pas notre guerre. Je vous propose un chiffre pour débuter. Un chiffre qui nous est fourni aujourd'hui par l'Institut de sondage élable qui est notre partenaire. Six Français sur 10 aujourd'hui anticipent une pénurie d'essence. 87 % se disent inquiet de la situation selon ce sondage. Est-ce que vous aussi vous êtes inquiet Jordan Bardella ? La situation est difficile et elle va sans doute l'être pendant plusieurs mois encore voire peut-être pendant plusieurs années. Tout le cœur de ce de ce conflit résulte dans le blocage actuel de ce D3 d'Ormous dont on parle depuis maintenant plus de 2 mois. euh des trois d'ormous qui est aujourd'hui bloqué, qui est extrêmement incertain, par lequel transite euh 20 %
du pétrole mondial. Et ça a évidemment des répercussions très importantes euh pour les économies européennes et notamment pour notre situation énergétique. Il y a des millions de Français qui sont inquiets, inquiets de voir depuis plusieurs semaines les prix des carburants monter dans des dimensions complètement folles. Inquiet de voir le gouvernement totalement impuissant face à l'augmentation des prix et très certainement beaucoup de nos compatriotes beaucoup ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Moi, je pense à nos nos infirmières libérales. Je pense à nos à nos pêcheurs, à nos routiers, aux familles françaises qui ont besoin de leur véhicule pour se déplacer et qui pour beaucoup restreignent leur déplacement, font des pleins de 20 à 25 € et sont
dans une situation d'attentisme. Vous vous êtes inquiet ? Je le suis, moi je fais de la politique, je connais l'état de notre pays, je connais l'état de notre économie et je sais aussi le le coût de nos dépendances. Donc il faut agir. Il faut agir pour la France du travail et c'est la raison pour laquelle nous avons proposé avec Marine Le Pen la baisse des taxes sur le carburant. Parce que quand on a 60 % quasiment de taxes sur les carburants, on a un levier direct qui est le levier fiscal pour agir immédiatement en baissant les taxes, en baissant la pression fiscale immédiatement du pouvoir d'achat. Le gouvernement dit "Ça coûte trop cher, ça coûterait 12 milliards impossibles vu nos finances publiques." Alors ça ne coûte pas plus cher que le poids de la dette qu'ils ont par
laquelle ils ont aggravé la situation économique de la France depuis près de 10 ans. Et ben, je m'amuse toujours de voir des gens qui m'ont plongé la France dans une situation de déraison budgétaire depuis plus de 10 ans avec des niveaux de dette jamais atteints venir nous dire "ça coûte trop cher." La réalité, c'est que la baisse de taxe que nous proposons d'abord, elle va permettre de rendre 20 à 25 € par plein pour une famille qui a un véhicule qui disons permet un plein à 50 L environ. C'est c'est 20 à 25 € de pouvoir d'achat que l'on rend immédiatement par deux mécanismes. Et je vais vous expliquer comment est-ce que je les chiffre. D'abord, la baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % et la baisse de la TICPE de 16 centimes environ. Ce qui va aussi bénéficier à nos chefs d'entreprise,
globalement, c'est un coût de 15 milliards d'euros à l'année que vous divisez par 12 en fonction évidemment et les 15 milliards. Alors, on les trouve ? Alors, c'est 15 milliards. Euh, remettons les choses en perspective, c'est moins d'1 % de la totalité de ce que dépense l'État. Chaque année, on a 1700 milliards d'euros de dépenses publiques. Ce que nous proposons, c'est moins d'un % de ce que dépense l'État. Est-ce que monsieur Daray, on peut légitimement expliquer aux français dans la période actuelle dans un pays où un français sur deux est à 10 près quand il fait ses courses, où des millions de familles françaises populaires, modestes font chaque mois des petits sacrifices sur leur déplacement, sur les plaisirs de la vie, sur les sorties qu'ils ne font pas pour
eux pour leurs enfants qui se serrent la ceinture, que l'État français qui vit au-dessus de ses moyens depuis plus de 50 ans serait incapable de faire à peine 1 % d'euros d'économie. Et bien nous faisons un choix politique, un choix budgétaire, celui de consacrer 15 milliards d'euros par an. He c'est pas par mois, c'est par an. Donc moins d'un % de la dépense publique à cette baisse de la pression sociale qui va aussi. On les trouve dans ce que je considéra la mauvaise dépense publique. On les trouve dans le coût de l'immigration. On le cou on le trouve dans l'augmentation par exemple de la contribution de la France au budget de l'Union européenne. On se trouve ici au Parlement européen de de Strasbourg et et je vous remercie d'avoir accepté le principe de cette de
cet entretien ici parce qu'on est ici au cœur de la démocratie européenne dans une institution qui coûte extrêmement cher et dont les dépenses et dont les gaspillages d'argent public sont colossales. On les trouve par exemple dans le coût de la bureaucratie, dans le coût des agences publiques et des agences d'État dont beaucoup font doublon avec les compétences des ministère. Je pense que la première des politiques économiques, si on veut remettre de la stabilité en France et de la crédibilité pour notre pays sur la scène européenne et internationale, c'est celui de remettre la France sur le chemin de la raison budgétaire. Mais votre proposition des passibles, elle bénéficierait aussi bien au plus fortunés de notre pays qu'au plus pauvres. Ben, elle bénéficie par définition à
tous ceux qui mettent du carburant. euh dans leur voiture, mais cet argument est un faux argument. Enfin, si vous expliquez aux Français euh que euh parce qu'il y a 1 % des automobiles qui roulent en Porsche et qui ont les moyens de mettre euh de euh l'essence de manière abondante dans leur Porche, vous allez pénaliser les 99 % de Français de familles populaires et de familles modestes qui ont besoin de leurs véhicules, notamment loin des grandes villes pour se déplacer. Honnêtement, c'est c'est pas sérieux. Je vous rappelle que la Porsche ce soir, il se dit tant mieux pour moi. Oui, enfin il payera un autre type de fiscalité mais euh et il paye déjà beaucoup de fiscalité dans un dans un pays qui a l'un des taux de prélèvement obligatoire parmi les plus élevés des
économies développées. Donc il faut baisser la pression fiscale qui pèse sur les Français. Pourquoi ? Parce que une grande partie de la croissance économique de la France est tirée par la consommation. Or, on voit bien que la consommation, elle diminue. On a moins de consommation, moins de croissance, plus d'inflation et donc il faut rendre du pouvoir d'achat aux français. Et et si demain nous arrivons à la tête du pays, moi je souhaite que notre parti soit le parti du pouvoir d'achat. Et donc très clairement, je vous le dis, dans le cadre de la campagne présidentielle, nous ferons du pouvoir d'achat à la fois de l'augmentation des salaires par la baisse des charges et la baisse des dépenses contraintes comme les factures d'énergie des priorités absolues parce que au fond c'est le
quotidien des Français, c'est le quotidien des gens. Cet après-midi, le premier ministre Sébastien Lecornu justement a annoncé que je cite "Creau de surplus de fiscalité dû à cette crise sera affecté et réaffecté au mécanisme justement d'aide directe." Vous saluez cette décision. Donc, il y a du surplus fiscal parce que depuis plusieurs semaines euh nous proposons vous le savez, cette baisse de taxe puisque nous disons qu'à partir du moment où l'assiette taxable augmente à cause de l'augmentation des prix du pétrole, nécessairement le le les revenus, les rentrées fiscales pardon qui rentrent dans les caisses de l'État augmentent. le gouvernement a nienté cet argument. il ni ce qui est pourtant une réalité économique. Et donc pour la 2e fois, je me réjouis que monsieur le cornu euh
reconnaisse qu'il y a un surplu euh fiscal et donc nécessairement ce surplus fiscal, il doit évidemment être rendu euh aux français et plutôt que de monter des usines à gaz, euh nous proposons une solution très simple euh c'est que l'État décide de baisser les taxes. On a appris aussi aujourd'hui que le géant pétrolier Total qui a publié ses résultats et bien avait des bénéfices qui avaient bondi au premier trimestre en partie dû à l'envoler des des prix des carburants d à la guerre 5 milliards8 en hausse de près de 50 % par rapport à l'an dernier. Le premier ministre demande à total de redistribuer d'une manière ou d'une autre. Est-ce que vous vous jugez qu'il faut peut-être taxer même les super profits des pétroliers ? Je pense que dans le contexte actuel,
dans le contexte de crise que nous connaissons, la mobilisation de de tous est évidemment indispensable. Euh vous soulignez les bénéfices très importants au Grangés par euh une grande entreprise comme Total. Vous les qualifiez comment ces bénéfices ? Bon, en l'occurrence euh c'est un un coup de trading puisque euh si on est euh précis euh Total a fait une plus-value sur un trading en anticipant euh il y a quelques temps euh l'augmentation des prix euh des prix du pétrole et donc ils en ont tiré euh une plus-value qui est évidemment euh extrêmement extrêmement importante. Ils ont euh c'est une bonne chose, c'est une mauvaise chose. Bah c'est la liberté de l'entreprise, c'est la liberté du commerce. Mais euh ce que je regarde, c'est que ils ont effectivement fait des
bénéfices euh très importants dans une période qui est une période douloureuse pour les Français et pour l'économie française. Euh moi, je salue le geste qui a été fait euh de blocage de blocage des prix parce que vous savez que Total a a décidé euh librement de de bloquer les prix et de faire un geste pour le pouvoir d'achat euh des Français. Euh moi, je souhaiterais que ce geste soit poursuivi et que euh dans les temps prochain et bien euh les gens, les grands groupes qui gagnent de l'argent comprennent que euh nos compatriotes vivent des temps extrêmement difficiles et que cette période encore une fois parce qu'il en va de la consommation appelle évidemment à des gestes très forts de la part de chacun. Jean-Luc Mélenchon, juste que Total, je cite ce gaffe sur le dos des Français.
C'est pas ce que vous pensez ? Non, mais Jean-Luc Mélenchon, il fait du Jean-Luc Mélenchon. C'est que Jean-Luc Mélenchon, il a par principe un problème avec l'entreprise française. Et donc si demain Jean-Luc Mélenchon était président de la République, est-ce que je ne souhaite pas pour mon pays ? Euh et bien les entreprises françaises s'en iraient. C'est ça la réalité. Donc Jean-Luc Mélenchon est par principe contre la possibilité de gagner de l'argent quand on a une entreprise. Il est contre la possibilité de faire de de faire des profits, compris pour nos TPE, PME, pour nos ETI qui sont bien souvent des structures familiales. Et il est évident que le projet économique que porte Jean-Luc Mélenchon transformerait la France en Venezuela sans le pétrole.
Mais est-ce qu'il faut oui ou non taxer les super profits ? C'est pétroliers. PS va déposer une proposition de loi sur la taxation des bénéfices exceptionnels liés à la crise. Est-ce que les députés du RN voteront cette proposition ? D'abord, nous regarderons le le détail de ce mécanisme, mais je pense qu'ils ne feront rien s'interdire par principe. Donc pourquoi pas une taxation ? Oui, pourquoi pas une taxation des super profits. On est ici au sein de de l'Europe. Il y a un certain nombre de pays qui ont proposé ce mécanisme. Je pense à des pays par exemple comme l'Italie dont on dit que la politique est plutôt pro entreprise, mais je pense qu'il ne faut rien s'interdire. Qu'est-ce qu'il faudrait taxer précisément en l'occurrence ? Il faut demander au
parti au Parti socialiste. Moi je ce que je souhaite dans un premier temps, c'est que parce que si on prend total par exemple, est-ce qu'il faut taxer les activités en France, les activités dans le monde, la partie du chiffre d'affaires qui est réalisé en France, celle qui est réalisé dans le monde, qu'est-ce qu'on taxe dans ces casl Ça poserait la question au responsable du Parti socialiste ou de Jean-Luc Mélenchon qui pose. Je pense que ça peut évidemment se se regarder mais mais il faut pas non plus que ce soit l'arbre qui cache la forêt. Et en réalité sur le prix quand vous quand vous découpez la répartition des des marges et des prix entre ce qui est touché par les pétroliers, ce qui est touché par l'État, ce qui est touché par les distributeurs, il est évident que
vous avez 60 % de taxes. Si on veut constater immédiatement, évidemment qu'il faut des contrôles et et moi je soutiens le principe de contrôle notamment sur les marges, mais si on veut rendre immédiatement du pouvoir d'achat au français, moi c'est ce qui m'obsède et c'est ce qui m'intéresse. Il faut évidemment baisser la la fiscalité. Il y a 60 % encore une fois du prix du pétrole qui relève de la fiscalité. Donc il faut rendre cet argent aux Français. Et donc moi, je souhaite que euh Total puisse continuer euh à euh appliquer ce principe de blocage des prix pour soulager euh nos compatriotes qui peut et encore une fois ça se regardera. Je ne sais pas ce que va déposer le Parti socialiste. Nous regarderons tout cela. Mais je crois pas que la priorité non plus dans un pays qui a 46 % de
prélèvement obligatoire soit encore une fois d'inventer des taxes et d'inventer des impôts. Je crois qu'il faut au contraire baisser la pression fiscale qui pèse sur les Français et sur la France du travail. Est-ce que vous créez une inflation généralisée ? Le gouvernement dit il n en aura pas. Le gouvernement dit aussi, il y aura pas de pénurie. Est-ce que vous le croyez ? Vous leur faites confiance ? Moi non. L'inflation depuis 2022 et depuis la réélection d'Emmanuel Macron a augmenté de de plus de 20 20 % sur l'alimentation, de 25 % sur les biens énergétiques. Et cette situation, elle est évidemment très dure pour les Français parce que il y a beaucoup de gens qui nous regardent ce soir qui sont contraints de faire des choix et et cette société à l'Europe qui est en
train de se mettre en place, elle n'est pas acceptable. elle n'est pas euh soutenable. Et donc je crains effectivement, comme beaucoup euh d'observateurs de de la vie politique et de la vie économique, que euh nous ne soyons qu'au début d'une situation difficile pour les Français. Et donc, il faut euh agir, il faut agir pour faire baisser les prix. Vous savez que bah nous avons pris une initiative avec le Rassemblement national de consultation des filières économiques pour alléger les normes qui pèsent sur nos entreprises parce que on a l'impôt que paye les Français, on a l'impôt que pay les entreprises et puis on a cet impôt papier, cette paperace, ces applications de de normes et beaucoup de surtranspositions européennes qui sont votées ici à quelques mètres de nous
dans l'hémicycle du Parlement européen qui viennent gonfler les prix. Je pense par exemple à l'automobile. Enfin quand on écoute Lucas Demmeo, l'ancien directeur général de Renault, il dit que dans les 10 prochaines années, 40 % de le enfin les véhicules automobiles vont augmenter d'environ 40 % et que ces hausses seront imputables à 92 % aux nouvelles normes et aux nouvelles réglementations. Donc on a trop d'impôts dans l'économie française, on a trop de taxes et on a trop de normes. Et ces trois mécanismes là ont évidemment des répercussions directes sur les prix. Et puis il y a un autre n'en fait pas assez. Quand vous dites que l'État n'en fait pas assez sur justement ces questions notamment de carburant et qui concerne vraiment le quotidien des Français qui nous écoutent, est-ce que
l'État peut tout ? On l'a vu, le quoi qu'il en coûte, c'est terminé, nous a dit le gouvernement. Où est-ce qu'on trouve l'argent ? Vous avez dit 15 milliards, on les trouve facilement mais franchement on a l'impression qu'on a plus les moyens. Non, on n pas plus les moyens, monsieur Dar. L'argent public est très mal utilisé. Enfin, je veux dire, mettez-vous à la place de problème de France. Mettez-vous bien sûr qu'il y a un problème de dette, mais d'abord un, j'en suis pas responsable. Et deuxièmement, plus les Français payent d'impôts, plus la qualité du service public se dégrade. Pourquoi est-ce que la France qui a 46 % de prélèvement obligatoire, il y a pas un état au monde qui prélève plus que la France d'Emmanuel Macron ? Enfin, je veux dire, le socialisme, il est aujourd'hui en
vigueur dans l'économie française et c'est l'autre nom du macronisme. Donc, je veux dire, cette société où l'argent est mal utilisé, où on prélève toujours plus sur la France du travail, où on lutte, on ne lutte pas assez contre les gaspillages d'argent public. Enfin, quand on dit aux gens il y a pas d'argent pour l'hôpital, il y a pas d'argent pour embaucher des policiers, il y a pas d'argent pour créer des offres de soins dans la ruralité, il y a pas d'argent pour les maternités, il y a pas d'argent pour nos personnes âgées, mais que de l'autre les Français voient qu'on dépense toujours plus d'argent pour par exemple permettre la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière pour donner des Oui. Puis 20 milliards d'euros si on prend en compte les prestations sociales
non contributives qui sont aux étrangers. Je vous donne un exemple très simple. Si demain nous sommes à la tête du gouvernement pour bénéficier du modèle social français et donc pour bénéficier du net social, il faudrait être de nationalité française. C'est 20 milliards de coût. Donc de l'argent, il y en a monsieur le courage pour venir en aide directement aujourd'hui au pouvoir d'achat des Français qui souffrent de cette crise. Vous avancez un certain nombre de propositions, pourquoi pas ? Mais c'est des réformes de moyen terme et de long terme. Ce qu'ils veulent les gens, c'est c'est des mesures d'urgence, si j'ose dire, pour demain et après-demain, pour faire le plein demain et après-demain. Parfaitement. Il suffit donc de réunir le parlement et de faire voter un projet
de loi de finance rectificatif. Et donc en quelques semaine, en quelques jours, l'État peut avoir une influence directe sur l'argent qu'il prélève sur le dos de la France du travail parce qu'il y a beaucoup de gens qui en ont marre d'être ceux sur qui l'effort systématiquement. euh de travailler toujours plus, de gagner toujours moins, de voir le coût de la vie augmenter, de voir l'énergie augmenter et d'avoir le sentiment que c'est toujours à eux qu'on vient demander des efforts. Donc il faut de la justice, il faut remettre de l'ordre dans les finances de l'État et il faut surtout euh des politiques courageuses pour permettre, je dirais, à l'économie française de se redresser. Et je vais vous dire, l'État a un effort à faire sur son train de vie, mais il faut
aussi permettre à nos entreprises, aux artisans, aux commerçants, à nos TPE PME, à nos ETI de recréer de la richesse. Parce que voyez-vous, la dette c'est euh c'est évidemment calculé sur les mauvaises dépenses de l'État, mais elles sont calculées sur le PIB. Et donc, on ne peut pas avoir une économie qui ne produit plus rien, qui importe tout et qui dépend donc des autres. Les propositions que vous faites, ce sont les propositions de Jordan Bardella ou ce sont les propositions du RN et de Marine Le Pen ? Parce que sur la question de la taxation de Total, elle est elle est plus directe, elle dit il faut taxer. Mais je vous l'ai dit, on peut évidemment en discuter. Vous m'interrogez sur les mesures que nous proposons pardon mais la TVA à 5,5 % sur l'énergie. Vos mesures ou ce sont celles
du RN et de Marine Le Pen ? Faites-moi grâce de cela. La TVA ça vous propos sur l'énergie présidentielle, c'est Marine Le Pen qui l'a proposé. Nous avons toujours fait du pouvoir d'achat et de la justice fiscale aussi, c'est-à-dire du du le fait de soulager les Français qui travaille le plus durement de la pression fiscale. Nous en avons toujours fait un un impératif et nous allons continuer de porter ces mesures dans le cadre de la de la campagne parce qu'encore une fois, on ne peut pas se satisfaire d'une économie qui dégouline de taxes, qui dégouline d'impôts, qui dégouline de normes. Et ça c'est le bilan direct de d'Emmanuel Macron et de ses premiers ministres. Vous demandez à Emmanuel Macron de réunir les partis, vous l'aviez demandé au début de la guerre, ça ne s'est pas
fait. Il y a des choses qui se sont faites à Matinon. Est-ce que vous demandez à Emmanuel Macron de réunir les partis ? Oui, à chaque fois que nous avons été invités dans une réunion des chef de parti, je m'y suis rendu parce que j'ai du respect pour la fonction. Institution, mais si vous voulez, ce qu'il faut maintenant, c'est agir et ce qu'il faut maintenant c'est prendre des mesures pour les Français. Pourquoi est-ce que quand on passe la frontière en Espagne euh le carburant est à 1,50 € ? Parce qu'ils ont baissé ils ont pris des mesures particulières pour baisser notamment l'État. L'Italie, la Pologne, l'Espagne, le Portugal. Monsieur Dar, pardon et j'en termine. Tous les pays européens, tous les pays autour de nous ont pris la mesure du problème et ont décider de
baisser les taxes. Pourquoi est-ce que la France est systématiquement une exception, non pas parmi les premiers de la classe, mais toujours à être au dernier rang avec l'économ parce qu'ils n'ont pas les mêmes conditions budgétaires, j'en conviens, c'est pas vous qui étez au pouvoir mais il y a un certain nombre de réformes qui ont été faites. Si on voit cette urgence économique, c'est dû aussi au fait que bien le D3 d' Mous reste totalement bloqué. On voit qu'il y a une guerre psychologique qui est engagée entre Donald Trump et les Iraniens. Quand on voit les conséquences chez nous, est-ce qu'aujourd'hui malgré tout c'est devenu notre guerre ? Non, ce n'est pas notre guerre mais nous en subissons de manière très lourde les conséquences. Vous savez, moi je j'ai
toujours été extrêmement prudent avec euh cette tentation réitérée du président Trump de vouloir orchestrer des interventions extérieures. J'ai été et nous avons été avec Marine extrêmement prudent lorsque il y a quelques mois, il y a quelques semaines, le président américain a décidé d'une intervention militaire au Venezuela. Bon, le régime l'abominable régime vénézuélien de Maduro et désormais de ses successeurs est aujourd'hui encore debout. Ça veut dire que à vos Trump en Iran en Iran euh sans doute les Américains ont sous-estimé leur adversaire comme ça a été le cas hier en Afghanistan, comme ça a été le cas hier en Irak. Et on voit bien que euh la volonté de déstabiliser
un régime ne peut pas se faire par quelques opérations aériennes. Pourquoi ? Parce que le régime iranien, on le voit, est sans doute plus solide qu'on l'avait envisagé. Il est sans doute plus résilient qu'on l'avait envisagé. Il est désormais plus radicalisé qu'il y a quelques semaines et surtout on a peut-être oublié, je dis on en essayant de m'inclure dans le camp occidental mais nous ne nous sentons pas concernés par cette guerre, en tout cas pas par les le déclenchement de la guerre. Bon euh Trump passe sans doute oublié que la géographie commande l'histoire et que à partir du moment où le régime iranien a la main sur le D3 d'Ormous, et bien il a la main sur l'un des poumons de l'économie mondiale. Donc la situation est beaucoup plus compliquée que cela. Je pense que le
rôle de la France est d'abord d'assurer la sécurité de ses ressortissants. On a plus de 400000 français qui sont installés ou qui travaillent dans la région. Nous devons assurer leur sécurité. Nous devons honorer nos engagements que nous avons à l'égard d'un certain nombre de pays amis de la France. Je pense aux Émirats arabes pour lesqu nous av une bas de rafal. Je sais pas si vous les avez parfaitement raison. Je pense et je veux rendre hommage effectivement à nos soldats et notamment à notre armée de l'air qui fait un travail remarquable pour lutter contre les drones contre les drones iraniens. Et puis il faut évidemment mieux protéger les Français des conséquences directes et indirectes de cette crise sur notre économie et sur leur pouvoir d'achat. Est-ce que vous
considérez que la France doit s'impliquer davantage ? Peut-être que demain, si Marine Le Pen ne peut pas, vous serez candidat à la présidence de la République. Est-ce qu'il faut envoyer demain la marine française dans le D3 d'Ormouse pour le sécuriser, pour le libérer ? Est-ce que vous le feriez ? Tant qu'il n'y a pas de cess feu durable, je ne crois pas judicieux de procéder à l'envoi de troupe et en occurrence de la marine directement dans le D3 d'Ormous. Il y a des missions aujourd'hui de sécurisation qui existent. Je pense à la mission Aspides qui allié en mien rouge avec un certain nombre de de partenaires européens. Mais je pense qu'avant même toute idée de cesser le feu, il serait périlleux et peut-être à perte que d'envoyer des soldats et notamment des soldats de la
marine française dans le le D3 d'Ormous. En revanche, la France, je le crois avec d'autres partenaires européens, avec une coalition internationale pourraient demain et après-demain dans le casadre de la réouverture du D3 d'Ormo procéder à des missions d'accompagnement parce qu'une fois que le D3 d'ormous sera rouvert, il y a un véritable enjeu pour assurer la sécurité des bateaux qui vont traverser cette zone. Et puis vous savez que la France et c'est peut-être une plusvalue que nous avons par rapport à l'armée à l'armée américaine a des véritables compétences sur le déminage notamment des mines qui sont placées dans le D3 d'Ormous et qui en fait aujourd'hui le véritable danger dans le cadre des passages. Est-ce que l'Iran est notre adversaire ? Oui. Les mola, je veux dire le régime
islamique des MOLA est évidemment est éminemment un régime qui est abominable qui n'est pas souhaitable. Non, mais d'abord je vais pas m'engager si vous voulez dans une surenchère verbale. Ce régime est un régime abominable. Faut-il envoyer bien sûr que je souhaite sa chute, mais faut-il envoyer des soldats français ou des soldats des nations européennes sur le sol iranien ? Je ne le crois pas. Et on voit bien d'ailleurs que depuis plusieurs semaines où le président américain dont les objectifs de guerre sont extrêmement ératiques, qui changent régulièrement de position et qui euh aussi je crois euh crée le doute dans le camp occidental parce que je vous rappelle que cette opération, elle a été menée avec euh l'armée israélienne sans qu'aucune nation européenne ait été
concertée. Et donc tout l'enjeu aujourd'hui, c'est de permettre à la France d'assumer son devoir de puissance, de retrouver une autonomie stratégique, de retrouver une indépendance, de retrouver une défense nationale qui soit non seulement en capacité demain de protéger les intérêts vitaux de la France, mais qui soi capable d'être d'être crainte pour être crédible sur la scène internationale. On évoquait Donald Trump. Est-ce qu'à vos yeux Donald Trump est aujourd'hui un danger pour le monde ? Non, mais moi, j'évite de rentrer dans ces surenchères verbales et dans ces qualificatifs qui sont des qualificatifs moraux. La réalité et je le disais, c'est que la politique de Trump est aujourd'hui totalement ératique et personne n'est capable de prédire dans ce que souhaite bah par définition à
partir du moment où vous changez d'avis très régulièrement et où vous n'avez pas la certitude comme chef d'état amis parce que la France reste une nation amie des États-Unis d'Amérique. Nous le sommes par l'histoire, par la diplomatie, par les relations économiques que nous avons avec ce pays, par notre appartenance à une culture occidentale. Et évidemment que ça nuit à la fiabilité et à la crédibilité des États-Unis d'Amérique sur la scène internationale. Il y a deux soldats français qui sont morts au Liban qui ont été ciblés par le Esbola dit chevita. Il y en a un trè qui était mort au début du conflit en Irak. Pour les deux au Liban, il y a eu unage national, deux hommages nationaux précisément ces derniers jours. C'est la ministre des armées qui se sont rendues,
il y avait pas le premier ministre, il y avait pas le président. Qu'est-ce que vous en avez pensé ? D'abord, je voudrais m'incliner devant le sacrifice de nos soldats qui sont engagés dans des territoires difficiles. D'abord, je le disais à au Moyen-Orient et notamment à Abu Dhabi. J'ai eu l'occasion de me rendre il y a quelques mois sur la base française. On a plus de 900 soldats qui défendent dans cette région incertaine du monde à la fois les intérêts de la France et la sécurité de de nos partenaires. Et puis il y a des Français, c'est vrai, plus de 700 soldats français qui sont engagés dans la finule depuis plus de 50 ans qui est une mission nuu que nous menons pour assurer la sécurité au Liban et et ces missions, elles sont évidemment importantes. Vous savez que le mandat de
la finule arrive à son terme à la fin de l'année 2026. Je crois qu'il serait de bonne augure que cette mission soit soit prolonchée. Je pense que ça doit être envisagé. Bien sûr, le fait que le président et le premier ministre ne soit pas allé à ce dommage, ça vous a pas particulièrement marqué. C'est leur choix et c'est leur responsabilité. On voit qu'il y a Vladimir Poutine qui essaie de s'inviter dans les discussions euh les négociations qui discute avec les Iraniens. Euh est-ce qu'il faut le remettre autour de la table lors du prochain G7 qui redeviendrait un G8 ? Ça va se passer à Évi en France. Est-ce qu'il faut faire revenir Vladimir Poutine autour de cette table ? Écoutez, le président de la Fédération de Russie est très certainement le grand gagnant
de ce conflit puisque euh les il tire en réalité des revenus euh de ces exportations de de pétrole et cette guerre est une bonne nouvelle euh pour les les rentrées de cach euh de la Fédération de Russie. Elles sont une très mauvaise nouvelle pour l'Ukraine qui se voit encore une fois un peu oublié par cette situation de guerre. Soyons soyons franc. Il faudra dialoguer nécessairement à un moment donné avec la Russie pour négocier la paix. Et pour pouvoir négocier un cesser le feu, il faut s'asseoir autour d'une table. Donc il faut l'inviter au G7. Je ne sais pas s'il faut l'inviter au G7. Vous seriez président, vous seriez président Jordan Bardella ? Non, il s'agit pas de l'inviter au G7 et
et nous ne remurons pas si elle est terre pour qu'il soit invité au G7. En revanche, faut-il parler avec la Fédération de Russie, notamment par le l'intermédiaire de nos forces armées, de nos services de renseignement, à partir du moment où vous voulez négocier la la paix en Ukraine notamment, il faut évidemment se mettre autour d'une table pour faire terire les armes. Et je crois qu'il y a des contacts entre l'Élysée et la Fédération de Russie. Et je veux dire dans un monde de plus en plus incertain, dans un monde de plus en plus violent et de plus en plus dur, il faut montrer les muscles bien sûr. Est-ce que vous parliez du Liban ? Parce que la réponse et les frappes d'Israël aujourd'hui sur le Liban vous semble juste ou totalement disproportionné. Israël est dans une situation difficile
parce qu'elle a à ses portes et autour d'elle un ennemi direct qui est l'Iran et des proxis chiites s'agissant du esbola sunnite s'agissant du du Hamas dont l'existence est mue par la destruction de l'État d'Israël. Donc Israël est engagé dans une lutte qui est une lutte existentielle et qui est une lutte civilisationnelle pour assurer sa sécurité proportionné ou la réponse israélienne, nous l'avions dit lorsqu'il s'agissait de répondre aux attaques du Hamas. Nous le redisons aujourd'hui, doit être proportionné. Est-ce qu'elle l'est ? Parce que manifestement, elle ne l'a pas toujours été. Vous savez que la France c'est un
pays amis du Liban. Moi, je me suis rendu au Liban. J'ai eu l'occasion en 2022 de rencontrer le président sortant, le président Aoun qui quittait ses fonctions. J'ai eu l'occasion de rencontrer à l'époque monsieur Mikati qui était premier ministre. Et donc, il y a des liens très importants entre la France et le Liban. Mais il faut comprendre qu'Israël mène une guerre existentielle contre le Esbola dont on a un peu pendant très longtemps considéré qu'il était une partie du Liban. La réalité c'est que le sbolla est une extension du régime iranien qui veut non seulement la destruction d'Israël mais qui menace tous les intérêts européens et tous les intérêts occidentaux dans la région. Donc il faut non seulement désarmer le esbola et donc en cela des frappes ciblées et des interventions
ciblées d'Israël sont je dirais légitimes mais elles doivent être proportionnéen parce qu'encore une fois moi je veux dire que je n'ai jamais eu de soutien inconditionnel pour personne et en matière de politique étrangère et de politique de défense je n'en aurai jamais mais comprenez bien que le meilleur moyen de permettre à Israël d'assurer sa sécurité c'est le renforcement de l'État libanais de l'état régulier et de l'armée libanaise. Et en cela, je crois que la France par les liens historiques que nous avons avec le Liban et qui sont vieux, je dirais vieux comme le monde, les liens avec le Liban, il remontent à la promesse du roi Saint-Louis de protéger les chrétiens maronites au 13e siècle. Et donc, nous avons non seulement des liens d'amitié, des liens culturels très
fortes avec le Liban, avec le peuple libanais et le meilleur moyen de permettre le retour de la paix dans la région et d'incesser le feu durable, c'est non seulement la souveraineté de l'État libanais, c'est le renforcement de l'armée régulière. auquel évidemment la France peut participer et c'est nécessairement le désarmement total du Esbola pour permettre à Israël et au démocratie de de pouvoir vivre en sécurité. Je repose une question à laquelle vous n'avez pas voulu répondre réponse courte répond question courte réponse courte. Donald Trump à vos yeux est-il un danger pour le monde ? [grognement] Je l'ai dit sa politique, je me garderai de tout jugement moral. Est-ce qu'il est danger ? Est-ce qu'il est dangereux ? Est-ce qu'il est fou ? Je pense que je je pense qu'expliquer
que dirigeants politiques, le président de la première puissance mondiale est un fou est à mon sens un un un non sens pour le coup, pardon, pour la répétition totale. Mais ce qui est certain, c'est que les décisions qui ont été prises par Donald Trump et qui sont de manière significative très différente de son premier mandat isolationniste dans lequel il a retiré les les les États-Unis d'Amérique d'un certain nombre d'opérations extérieures et bien effectivement renforce les incertitudes mondiales. Il faut bien comprendre que la France et l'Europe sont aujourd'hui encerclés. C'està-dire qu'on a à l'Ouest une nation américaine qui redevient un empire qui réhabilite la doctrine Monro mais bien sûr qui est encore un allié mais un allié incertain. Lorsqu'on
entend le président américain ou quand on lit la stratégie de sécurité nationale américaine annoncer et et promettre le désengagement américain, et bien nous devons avoir conscience que au 21e siècle et que dans les années qui viennent et bien nous ne pouvons pas nous appuyer sur les autres pour garantir notre indépendance et notre sécurité. Et je crois qu'en Europe, la France a un rôle à jouer parce que nous avons l'arme nucléaire, parce que nous avons un siège au conseil de sécurité de l'ONU et parce que nous avons à la fois une armée et une base industrielle de défense des Jordan Bardella, ces questions internationales qui s'invitent aussi dans le débat français d'autres questions internationales. Lundi était en déplacement en Ariège, le chef de l'État, Emmanuel Macron, il s'est agacé,
dit-il, que les médecins étrangers qui viennent en France et de pays qui ne sont pas membres de lieu et bien et des difficultés à exercer. Il avait notamment un médecin qui avait été formé à Orang en Algérie. Il il échangé avec lui, chef de l'État qui a dit, je cite "Allez dire ça après à tous ces maboules qui voudraient nous fâcher avec l'Algérie." Alors est-ce que vous êtes l'un de ces maboules ? Jordan Bardella ? Écoutez, si exigez que la France soit respectée dans le cadre de sa politique étrangère fait de moi maboule, alors il va y avoir des millions de maboules en France. Euh d'abord, un président ne devrait pas dire cela parce que quand on est le président de la République, on est au-dessus de la mêlée, on est au-dessus du débat et j'ai me concernant une idée
extrêmement haute de la fonction qu'occupe le président de la République et que nous aspirons demain à exercer avec la fonction de de Premier ministre et avec l'ambition de redresser de redresser la France. Euh résumer le dossier algérien à la seule question des médecins étrangers. D'abord, je me permets de rappeler que il y a que 30 % des médecins algériens qui se rendent en France qui réussissent le test d'équivalence qui est prévu par chiffres. Bah ce sont des chiffres qui sont publics. Vous regarderez sur internet, vous les trouverez. Vous pouvez même fa checker en même temps. Vous trouverez ça facilement. J'ai lu ce chiffre sur l'un des articles de d'un confrères. il y a que 30 % des médecins algériens qui viennent en France et qui
réussissent à passer le diplôme d'équivalence. Donc il y ait des diplômes d'équivalence pour s'assurer que les médecins étrangers qui viennent exercer en France soient, je dirais dignes de pouvoir exercer en France dans les compétences et dans les aptitudes qui sont attendues par le système médical français. Je trouve cela parfaitement normal. Mais résumer le dossier algérien euh euh aux simples médecins étrangers qui viennent avec très certainement l'ambition de de travailler, de contribuer au système de santé français me semblait totalement à côté de la plaque. Je dire on a on a en face de nous un état qui multiplie les provocations euh contre la France, qui refuse de récupérer ses ressortissants et qui bénéficie de la générosité de l'État français depuis plusieurs
décennies. Donc il faut que nous repartions à compter du printemps 2027 sur une relation et sur des bases saines avec l'Algérie d'égal à égal. Et pour cela, il faut et pour cela, il faut abolir les privilèges. Il faut mettre fin à la convention de 68 et aux accords de 68, pardonnez-moi, qui prévoi des conditions migratoires extrêmement généreuses pour les Algériens qui viennent en France. Et je me permets de de vous rappeler que euh d'après l'INC, puisque vous êtes attaché aux sources, vous êtes journaliste et vous avez parfaitement raison, il faut être précis, d'après l'INC, euh vous avez euh quasiment euh un immigré algérien sur deux euh qui occupe un HLM. Donc la France est généreuse mais la France Jordan Bard pourtant la stratégie de la discussion et de la négociation semble
mieux fonctionner que la stratégie de la tension puisqu'on apprend ce matin que les expulsions vers l'Algérie ont repris avec la délivrance de ces fameux les c'est possible vous dites bravo Laurent Nouz et ben bah en tout cas le résultat m'a l'air d'être un peu plus encourageant puisque vous m'apprenez que les OQTF ont effectivement été délivrés mais ça a marché parce qu'on a discuté pas parce qu'on s'est fâché avec les Algériens mais attendez Ça fait plusieurs années que l'Algérie multiplie les provocations contre la France et que l'Algérie multiplie les outrances et les provocation contre la France. On se souvient de la façon dont les influenceurs algériens, vous souvenez de ce dossier ou des influenceurs algériens qui tenaient des propos épouvantables sur la France ont
été refoulés à la frontière lorsqu'ils ont été raccompagnés par les autorités françaises à Alger. Donc je veux dire la France et l'Algérie doivent à partir de maintenant discuter d'égal à égal et donc il faut bien que le régime algérien qui vit aussi sur une rente mémorielle et sur une forme d'aigreur à l'égard de la France comprennent que nous avons donné à l'Algérie son indépendance et qu'elle doit maintenant nous donner la nôtre. Et donc demain, dans le casadre d'une relation d'égal à égal, nous irons voir les autorités algériennes pour non seulement exiger la fin des provocations, mais nous demanderons que l'Algérie accorde ces obligations de quitter le territoire français aux ressortissants algériens qui n'ont rien à faire sur le sol français. Et nous mettrons pardon
Algérie pays amus ou mais par principe nous n'avons d'ennemis que des pays avec lesquels nous faisons la guerre. Euh nous n'allons pas envoyer l'armée française euh à Alger. Enfin, je veux dire, c'est pas le sujet. Le sujet, c'est de régler les problèmes. Et tant que l'Algérie sera dans une attitude de défiance et de rejet à l'égard euh de la diplomatie française, et bien la diplomatie française devra faire prévaloir euh ses armes diplomatiques et notamment la suspension des visas pour les ressortissants algériens, la suspension des transferts de fonds privés et la suspension de l'aide publique au développement. Et d'une manière plus générale, je crois que la France doit aussi cesser d'accueillir euh sur son sol euh des dirigeants étrangers pour se faire soigner à partir
du moment où ces dirigeants étrangers euh injurent la France. Jordan Bardella, il y a un sujet qui a fortement marqué l'Assemblée nationale cette semaine, c'est la la commission d'enquête euh parlementaire sur l'audiovisuel public. Le vote a eu lieu, le rapport sera bien publié, rapport rédigé par le rapporteur Charles Long qui fait partie du parti d'Éric Sioti UDR qui est allié avec vous avec le RN. Alors lui propose un certain nombre de de réformes, notamment de fusionner des chaînes. Est-ce que si vous demain vous arrivez au pouvoir, vous vous souhaitez toujours privatiser l'audiovisuel public ? Oui, d'abord, je veux rendre hommage au travail qui a été notamment réalisé par Charles Loncle qui est un député remarquable qui a fait un travail gigantesque qui est un travail au fond
non pas seulement de député parce qu'il a été dans son rôle de député au sens noble du terme en faisant la transparence mais c'est un devoir moral que de faire la transparence sur une entité l'audiovisuel public critiqué c'est normal il est critiqué parce que il s'attaque à une à une caste parce qu'il a mis en lumière les privilèges qui sont accordés à la gauche caviar depuis des années dans l'audiovisuel public avec pardon des rapports qui viennent accréditer cela qui ne viennent pas de Charles Longe. Je veux dire le rapport de la Cour des comptes qui vient nous expliquer qu'il y a une situation financière critique dans l'audiovisuel public. C'est un sujet et c'est surtout un sujet. Voyez on parlait tout à l'heure, vous me disiez est-ce que on peut tolérer la dette ? Est-ce que la
France ne vit pas au-dessus de ses moyens ? Bah voyez, on a là 4 milliards d'euros quasiment de budget annuel qui est délivré chaque année à l'audiovisuel public. Je ne crois pas qu'en 2026 vous privatiseriez Radio France et France Télévision. Je ne crois pas, j'y viens, en 2026 que il il y ait encore un sens à ce que la la l'État français soit propriétaire de de chaînes de télé. Moi, je suis démocratique. C'est pas un enjeu pour la démocratie. Mais la démocratie n'est pas que le le pouvoir politique soit propriétaire d'une chaîne de télé. Ça, pardon, mais c'est pas vraiment la démocratie. Donc demain, à la tête du pays, nous engagerons la privatisation de l'audiovisuel public. Et je me permets de de finir sur la mention du rapport. Ce rapport, il a souligné beaucoup de
dérives sur euh les frais de bouche, euh sur l'ensemble des pinces fesses qui sont organisées notamment à Cann avec des palace à 1500 € la nuit euh sur euh le des personnes au repas. Non, c'était pas ça. Tout écoutez, ce qui a été souligné par le rapport l'a été par le le rapport extrêmement rigoureux de la Cour des comptes dont je crois on ne peut pas contester la la neutralité et l'objectivité. Donc il y a évidemment beaucoup de ménage à faire dans la façon dont l'argent des Français est gaspillé et et pardon mais l'État français en 2026 et bien peut parfaitement se passer d'un audiovisuel public qui est aujourd'hui plétorique qui coûte beaucoup d'argent qui utilise l'argent de tous les Français pour faire du militantisme politique et pour assumer une idéologie politique. Enfin, je vous
rappelle quand même, vous avez vous-même travaillé sur le service public, monsieur monsieur d'Art. Quand sur France 5, le président du premier parti de France est comparé à Hitler sur le plateau de Sédir et que personne ne bouge sur le plateau de télévision, ne serait-ce que pour nuancer un tel propos, pardon et ça choque des millions de Français qui en plus payent tout cela avec leur puisque vous en parlez de mes présidents de fonction, il y a aussi l'immense majorité des journalistes qui assument parfaitement leur travail dans l'audiovisuel public. vous avez parfaitement raison et qui à mon avis eux n'ont pas droit au privilège et au frais de bouche qui sont accordés un certain nombre de personnes si vous voyez ce que je veux dire. Vous évoquez tout à l'heure vos propositions
économiques. La semaine dernière, vous avez déjeuné pour la première fois avec la structure dirigeante du MEDF. Est-ce que ça veut dire que le RN est devenu aujourd'hui le parti du patronat ? [rires] Fait sourire la façon dont vous don vous résumez, dont vous caricaturez les choses. Il y a 5 millions d'entreprises en France. Euh moi je je je considère qu'il ne pourra pas y avoir de retour à la prospérité, à la puissance de la France demain qui est le motif et ce pourquoi je me bats et ce pourquoi je me lève chaque matin sans des entreprises prospères, sans des entreprises robustes qui créent, qui inoffent, qui embauchent. Enfin euh moi je rencontre chaque mois, chaque semaine dans mes fonctions de parlementaires, de présidents de mouvement, des patrons qui sont aujourd'hui asphyxié par les
charges, par les normes, par la paperace administrative qui ne supporte plus la façon dont l'État s'ingère dans les affaires de l'entreprise. Donc il y a urgence à rendre le pouvoir au terrain, à redonner de l'oxygène à nos artisans, à nos boulangers, à nos commerçants, à nos agriculteurs, à nos pêcheurs, à nos entreprises, mais aussi à nos grandes entreprises. Donc il est parfaitement normal, monsieur Dar que en 2026 à un an d'une élection présidentielle où le mouvement que je préside est aujourd'hui donné au second tour qui a le premier groupe de députés à l'Assemblée qui a ici au Parlement européen la première délégation de parlementaires qui administre 70 communes de dialoguer avec les représentants de d'organisation économique et je continuerai de le faire
parce que moi je veux dire pour bâtir un projet de gouvernement qui soit un projet de redressement de l'économie française naturellement besoin des gens qui sont concernés par les mesures qui sont très concrètes. Beaucoup revendiquent la fin des 35 heures. Si demain vous arrivez au pouvoir à l'Élysée, est-ce que vous supprimez les 35 heur oui ou non ? Les 35 heures ont rigidifié le marché du travail. Et donc ce que nous avons proposé, pardon, vous allez me dire mais j'anticipe déjà votre question, vous allez me dire est-ce que Marine Le Pen est d'accord avec ce que vous allez dire. C'est son projet en 2022. euh permettre des dérogations par branche, c'est-à-dire permettre queon négocie le temps de travail par branche afin aussi que le travail paye mieux. Parce que
dans certaines branches, on peut aller à 37h, mais à condition que les 37 heures soient payés euh soient payé 37. Pas de suppression générale. En revanche, encore une fois, je pense que l'économie française, elle a besoin d'oxygène, elle a besoin de liberté, elle a besoin de confiance, elle a besoin de pragmatisme. Moi, je ne suis pas un moi je ne suis pas un idéologue en économie et donc je pense naturellement que il faut écouter ce que disent les chefs d'entreprise. Est-ce qu'il faut supprimer des postes de fonctionnaires ? Je l'ai écris dans mon dans mon livre et j'ai beaucoup parler de droite dit Marine Le Pen, vous l'avez entendu ? Non, je pense que il y a il y a trop de gens dans les bureaux et qu'il y a pas assez de fonctionnaires sur le terrain.
C'est-à-dire que l'offre d'emploi dans les bureaux est plétorique. Quand vous comparez par exemple la France avec l'Allemagne, il y a beaucoup plus de fonctionnaires par rapport au nombre d'habitants en France qu'il n'y en a. Moi, mon sujet, c'est qu'il n'y a pas assez de gens sur le terrain. Il n'y a pas assez de policiers sur le terrain. Il n'y a pas assez de gens qui travaillent dans la justice sur le terrain pour faire accélérer les procédures judiciaires. Il n'y a pas assez euh de soignants sur le terrain. Il n'y a pas assez de professeurs sur le terrain dans un pays qui bat tous les records de déclin. Non, non, non, non, mais attendez, c'est pas au cas par cas. c'est que il y a une philosophie générale et cette philosophie générale, elle doit consister à réduire la bureaucratie euh
euh d'État parce que on voit que souvent dans les élections locales, notamment dans les collectivités, les municipalités, les régions, les départements font des promesses euh de d'embauche et parfois ça ne correspond pas toujours à la la quantité de travail qui est qui est qui est disponible. Jean-Marie Le Pen disait au soir du 21 avril 2002, le RN est socialement à gauche, économiquement à droite et plus que jamais nationalement de France. Est-ce que c'est une définition à laquelle vous souscrivez ? Le FN, pardon, disait à l'époque, c'est un slogan, c'était le slogan de effectivement de Jean-Marie Le Pen qui l'avait porté en en 2002. Euh je suis effectivement nationalement de France, mais je pense que de raisonner encore une fois en en gauche droit, tout ça n'a
pas de sens. Moi, je suis attaché à la liberté d'entreprendre. Je suis attaché à la souveraineté de mon pays. Je pense qu'on a besoin de déverrouiller les contraintes qui pèsent sur la croissance. Parce que si demain on veut pouvoir écrire l'avenir du peuple français en France, on a besoin de le faire avec des entreprises et des groupes industriels français, que ce soit des petites entreprises, des moyennes entreprises, des grandes entreprises et moi je serai toujours à leur écoute et je suis enfin pour le travail qui paye parce que le travail ne paye pas assez dans notre pays et le rapprochement entre le brut et le net sera l'un des grands enjeux de l'élection présidentielle parce que au fond, il y a beaucoup de gens qui ont le sentiment que dans notre pays l'effort
porte toujours sur les mêmes et que l'effort n'est pas rémunéré à sa juste valeur. Je veux dire l'écart, me semble-t-il, entre celui qui ne travaille pas, parfois par accident de la vie parce que il se retrouve dans une situation difficile et qui bénéficie de la protection sociale et ça c'est aussi la grandeur du modèle social français. L'écart entre celui qui n'a pas d'activité, qui bénéficie de la protection sociale et celui qui travaille et qui a un bas salaire, cet écart, me semble-t-il, est beaucoup trop proche. Jordan Bardella, vous évoquez Marine Le Pen, elle sera fixée sur son sort judiciaire le 7 juillet. Le parquet a requis 4 ans de prison dont un ferme, 5 ans d'inéligibilité. Aujourd'hui, est-ce que vous jugez probable ou improbable que Marine Le Pen
puisse être candidate à l'élection présidentielle ? Alors, je ne suis pas madame Irma et je ne suis pas dans la tête des juges. En tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que je le souhaite parce que Mais votre sentiment quand même, c'est quoi ? Je j'ai vous savez en beaucoup de juristes vous rappelleront cette phrase, il n'y a rien de de plus mauvais qu'une impression d'audience. Donc, il est impossible de savoir ce que décideront de la cour d'appel. Mais je veux dire, on va pas jouer à cela. Je n'en sais rien. Vous n'en savez rien et personne n'en sait rien. Ce que je sais, c'est que Marine Le Pen est totalement innocente des faits qui lui sont reprochés qu'il n'y a ni enrichissement personnel dans cette affaire, pas un centime d'enrichissement personnel, qu'il n'y a
aucun emploi fictif et qu'il y a en réalité un désaccord administratif entre cette maison, le Parlement européen et des partis politiques français puisqu'on n'est pas les seuls à être concernés sur la façon dont travaillent des assistants au Parlement européen. C'est un content administratif qui existe que nous contestons et je souhaite que Marine Le Pen puisse naturellement porter nos couleurs lors présidenti confiance dans la justice française ? Ça dépend, c'est vous n'avez pas confiance en la justice française. Je je Ça dépend, c'est vous voyez, parfois je vois certaines euh quand je vois certains actes difficiles de criminalité, de délinquence, euh des types qui sont passés 10 fois par euh la casse-pison, par euh la garde à vue qui sont remis en liberté, bah il y a des
millions de français qui ne comprennent pas ces décisions et je fais aussi partie de ces ces français qui subissent parfois ces décisions comme des injustices. pasantid président de la République ne pas avoir confiance dans la justice de son pays. Vous savez, moi j'aime pas la langue de bois. Ouais ben allez-y. Et je pense qu'au rassemblement national on n'est pas connu pour faire de la langue de bois. Donc si ces grandes questions qu'on a posé 150 fois à tous les dirigeants politiques. Est-ce que vous avez confiance dans la justice de votre pays ? Vous avez moi, il y a des décisions de justice que je comprends, que j'accepte, que je tolère et puis il y a d'autres décisions de justice qui à titre personnel et comme citoyen me révolte. Évidemment que je fais
confiance aux institutions de notre pays. La France est une grande démocratie. Nous sommes une grande République et malheureusement les principes républicains ne sont pas suffisamment défendus. Les juges doivent juger en droit. Ils ne doivent pas faire de politique. Et quand au cours d'un procès de première instance, comme ça a été le cas pour nous, l'une des magistrates euh vient dire "Je n'ai pas d'élément concernant l'un des dossiers des prévenus, en l'occurrence l'un des députés européens du RN, mais ça me ferait trop mal de demander la relaxe." Et bien, naturellement, ça jette le le discrédit sur la confiance qu'on peut accorder à certaines décisions de justice. Et vous savez, il y a aussi beaucoup de magistrats, puisqu'on parlait de la délinquence et de la
criminalité, qui lorsqu'ils remettent en liberté certains délinquants dans des décisions qui parfois choque les Français dans des crimes très lourds, et bien ils ne font qu'appliquer la loi et donc les lois sont faites pour être changées. Si la justice condamne Marine Le Pen et qu'elle ne peut pas se présenter, elle l'a dit "Ce sera vous le candidat à l'élection présidentielle, est-ce que vous êtes prêt à exercer la fonction de chef de l'État si vous êtes élu ?" Je me prépare chaque jour et je me prépare chaque jour main dans la main avec Marine Le Pen à exercer des responsabilités. Et au moment où je suis devant vous ce soir, je me prépare à être chef du gouvernement mais chaque jour qui passe nous rapproche du pouvoir et donc par respect préparez pas une seconde à être
président de la République mais nous envisageons différents scénarios mais il serait parfaitement maladroit de ma part de répondre oui à cette question dans le contexte dans lequel nous sommes. Et donc jusqu'à nouvel ordre je me prépare à être chef du gouvernement. Le devoir des Français sera très bientôt de de choisir et ils diront si oui ou non. Ils veulent poursuivre la politique qui est menée non pas depuis 10 ans par monsieur Macron, mais en réalité depuis 30 ans. Et franchement, je vous dire, monsieur Dar, quand on voit depuis quelques semaines euh tous ceux qui ont une responsabilité dans la situation du pays, monsieur Atal, monsieur Philippe, monsieur Rotaillot qui tous ont été ministres d'Emmanuel Macron, venir aujourd'hui devant les Français, essayer
d'être plus blanc que blanc, nous expliquer ce qu'ils vont faire demain alors qu'ils ont mis notre pays dans une situation de déclin sans précédent. Mais ces gens-là devraient se couvrir de honte, s'habiller en noir et demander pardon aux Français pour la situation qu'ils vont nous laisser avec des records d'insécurité, de dettes, une fite de l'économie française et un discrédit sur la on va venir vos potentiel Rau dans une seconde. Mais une dernière question sur cette campagne de 2027, que ce soit vous ou Marine Le Pen la candidate, comment vous allez la financer cette campagne ? On a lu que déjà plusieurs banques ont refusé de vous accorder un après. Il y a un vrai problème là-dessus. Oui, il y a un sujet pour les banques vous ont refusé de vous. Écoutez, il y a des démarches qui
sont en cours mais pour l'instant les banques françaises refusent d'accorder un prêt qui n'a honnêtement qu'un risque minime, enfin je veux dire pour être remboursé des frais de campagne, il faut seulement faire plus de 5 %. Je pense qu'il y a peu de risque même si en démocratie faut jamais dire jamais et il ne faut pas s'exprimer avant les Français mais qu'on fasse moins de 5 % ou que les comptes de campagne soient rejetés. Nous avons toujours été irréprochables s'agissant de nos comptes de campagne. Les comptes de campagne de la présidentielle ont toujours été validés. Nous avons toujours fait acte et gage de notre probité. Donc cette situation, elle est incompréhensible. et elle est incompréhensible pour la démocratie française. Enfin, rendez-vous
compte que la France qui se prétend être une grande démocratie et j'ai bon espoir qu'elle le soit encore et bien voit le premier parti de France qui est aujourd'hui donné au second tour l'élection présidentielle donné gagnant dans d'innombrables sondages voir s'opposer à un refus négatif de la vous avez fait des demandes à l'étranger de financement déjà bah vous savez qu'aujourd'hui il n'est pas possible d'aller hors de l'Union européenne. Si nous ne trouvons pas de de banques françaises, nous démarcherons naturellement des banques dans des dans des démocraties partenaires autour de nous. Mais ça pose un sujet et moi je souhaite non pas vous avez pas commencé ni en Hongrie ni en ailleurs. Non et je ne souhaite non pas aller je veux dire solliciter un prêt bancaire à l'étranger.
Je souhaite obtenir un prêt bancaire en France et donc moi j'appelle aussi chacun à ses responsabilités. Marine Le Pen semble quasiment vouloir déjà choisir son rival ou celui du RN pour le second tour hier dans nos à nos confrères de la FP. Elle confie aussi cite qu'elle préfère un second tour face au bloc central en gros Édouard Philippe plutôt que que face à Jean-Luc Mélenchon. Vous avez peur d'affronter le leader de la France insoumise au second tour ? Non mais je je ferai pas de moi, je fais pas de pronostic, on n'en sait rien. Je veux dire la campagne présidentielle va démarrer. L'élection a lieu dans 11 mois. Non, pardon. Ce que dit Marine et je partage ce qu'elle dit sur Édouard Philippe, c'est que pour le coup Édouard Philippe, c'est le choix de la
continuité. C'est stop ou encore je veux dire Édouard Philippe, il a été premier ministre d'Emmanuel Macron. Il est celui qui a augmenté la fiscalité sur le carburant et c'est 16 centimes de TICPE qui renchérissent au moment où on se parle le factures de carburant de nos compatriotes. Il est l'homme des gilets jaunes, il est l'homme de la dette, il est l'homme du de la déraison budgétaire, il est l'homme qui a mis en œuvre les politiques d'Emmanuel Macron laxiste sur l'immigration et sur l'insécurité. Enfin, il représente vraiment le qualifiez comment tous les défauts du macronisme ? Vous le qualifiez comment ? En un mot Édouard Philippe. Écoutez, est-ce qu'on va passer toute la campagne présidentielle euh à commenter euh à donner des titres, des injures, à
des qualificatifs à nos adversaires où est-ce qu'on va dire ce qu'on fait pour le pays ? Donc je vais vous dire moi, si tous les candidats qui sont annoncés ou qui seront candidats à l'élection présidentielle sont prêts à ne jamais dire du mal des autres, mais plutôt à expliquer ce qu'ils vont faire pour la France, d'abord je pense que le débat sera beaucoup plus sain et si les autres l'acceptent, alors moi je l'accepte aussi. Quand vous voyez que Bruno Rotaillot par exemple s'engage, comment vous vous jugez sa candidature ? Bah, je pense qu'il cherche à faire oublier euh qu'il a été euh ministre d'Emmanuel Macron et qu'il n'y a jamais eu autant d'immigration et jamais autant d'insécurité que lorsqu'il était ministre de l'intérieur. Donc euh on voit qu'il essaie d'être très radical
dans ses propositions, qu'il essaie de faire du Eric Zemour parce que ça lui permet d'exister. Mais je pense que le destin de de monsieur Retaillot, pardon, j'allais dire d'Éric Retaillot, voyez, l'apsus de de Bruno Retaillot et et on en reparlera dans quelques mois, il finira par se retirer pour soutenir euh pour soutenir Édouard Philipp. Alors, pas de qualificatif mais un mot parmi ceux qui prétendent peut-être à se présenter. Après, j'ai du respect personnel pour mes adversaires, j'ai du respect personnel pour mes concurrents, mais simplement je considère que quand on a une responsabilité très lourde dans la situation de la France, l'humilité vous impose. Un mot, je vais vous en citer deux trois certains prétendants. Un mot, François Hollande, un mot. Ah, il faut que je vous donne
par François Hollande le passé. Marine Tondelier qui a dit qu'elle était candidate
la la folie idéologique des verrs. Enfin, je veux dire les verts c'est la décroissance, c'est l'immigrationnisme, c'est le wisme. C'est tout ce qu'on combat ici au Parlement européen. Alors un qu'on a croisé tout à l'heure, Raphaëlman, il est ici au Parlement européen. Un mot sur lui. Rêveur. Gabriel ATAL, est-ce qu'il vous a envoyé son livre ? Non, il ne me l'a pas envoyé. Est-ce que vous allez le lire ? Écoutez, moi je lirai avec grand plaisir les les livres de mes adversaires. Mais mais pardon, il parle de vous. Attendez Jordan Bard, il parle de vous. Il faudra le lire. Il parle de vous parce qu'il parle notamment de tous les débats qui vous ont opposés pendant la campagne des législatives de 2024 après la dissolution. Ça commence bien, vous allez voir. Un adversaire quand ça
commence comme ça, c'est que généralement ça se termine mal. Un adversaire politique féroce doté d'une prestance et d'un réel talent oratoire. Ça se complique ensuite. Allez, donnez-moi la suite. Pourtant, Jordan Bardella est l'illustration même des raisons pour lesquelles le Rassemblement national est un danger pour la France. L'absence vertigineuse de fond, dès qu'on parle de sujets concrets, cela sonne creux. Mais est-ce que vous, monsieur Dar, est-ce que vous vous rendez compte du culot de ces gens-là ? Enfin, Gabriel Atal, il est ministre depuis combien de temps ? 2018. Voyez, ça fait tellement longtemps qu'on ne sait plus. Donc il a tout été. Il s'est occupé des comptes publics, il s'est occupé de l'éducation nationale, il a été premier ministre et donc il
vient aujourd'hui devant les Français nous expliquer ce qu'il va faire demain. Mais pardon, mais mais monsieur Atal, mais comme monsieur Philippe, comme monsieur Retaillot, ils ont été au pouvoir depuis 10 ans. Comment peuvent-ils incarner la rupture ? Comment peuvent-ils incarner le renouveau ? Comment peuvent-ils comprendre les Français quand ils ont été si sourds aux douleurs de notre pays ? Quand on a fait 3000 400 milliards d'euros de dettes, 1300 milliards d'euros en plus de dette ans quand on a le record du déficit commercial, quand il y a 70000 faillites d'entreprise depuis le 1er janvier 2026 quand on a une explosion de l'insécurité, une explosion de l'immigration, mais on devrait demander pardon aux Français. Donc moi la
question que je pose et elle est très sérieuse à monsieur Atal comme à monsieur Philippe et à monsieur Rota. Qu'avez-vous fait de la France ? Jordan Bardella il y a quelques semaines, vous avez rendu publique votre relation avec Maria Carolina de Bourbon de Sicile avec ses photos la une de de Paris Match. Bruno Rotaillot vous en parlez vous a ciblé il y a dessus il y a quelques jours dans la dépêche du midi la pipolisation dit-il très peu pour moi faire des couvertures de magazine c'est très bien mais faire la rupture c'est beaucoup mieux. Qu'est-ce que vous répondez à cela ? Rien. Vous dites il est jaloux. Je sais pas pourquoi il tient ses propos, pourquoi il est extrêmement agressif avec moi. Il ferait mieux de concentrer des coups sur son ancien patron, monsieur Macron dont
il a été ministre. Pourquoi est-ce que j'ai décidé d'assumer mon histoire sentimentale, mon histoire d'amour ? Et pourquoi est-ce que j'ai décidé d'assumer aussi publiquement la personne qui partage ma vie ? Parce que quand vous faites de la politique au niveau où je la fais, et bien vous êtes traqué par les photographes, vous êtes traqué par la presse, vous êtes traqué par les journalistes et donc nous sommes heureux, nous sommes amoureux et nous n'avons aucune raison de nous cacher. Voilà. Non, déplaise à monsieur Rotaillot. Est-ce qu'elle va jouer un rôle politique à vos côtés ? Non, je crois que ce n'est pas son je crois que ce n'est pas son souhait euh mais sa présence euh au quotidien euh dans les les défis extrêmement importants que je traverse et pour moi un soutien de poids.
Ça ne sera pas votre directrice de campagne si Jos on a vu des couples à l'époque, rappelez-vous Cécilia Nicolas Sarkozi, ça ne sera pas une directrice de campagne. Je je crois que ça n'est pas son Je crois que ça n'est pas son souhait. Elle s'intéresse euh elle est italienne, elle s'intéresse à la vie du pays, elle s'intéresse à la vie de la France. Euh maintenant, voilà, je je demande que ma vie privée soit aussi respectée dans cette dimension. C'est dit, c'est dit. Elle partage vos opinions politiques ? Bah, invitez-la, vous lui arriver, mais pas toujours, mais encore une fois, ce qu'elle ce qu'elle pense relève de son de son intimité. Euh et encore une fois, c'est pas parce que vous partagez votre vie avec quelqu'un que vous partagez nécessairement ses ses
opinions ses opinions politique. Donc euh je demande qu'elle soit respectée et je demande à à mes adversaires et et à mes détracteurs euh de la laisser tranquille. Voilà, s'il y a quelque chose à me reprocher, on me le dit directement, on m'attaque personnellement, mais on ne touche pas à mes proches et on ne touche pas à la femme qui partage ma vie. ces derniers jours, je sais pas si vous avez vu Brigitte Macron s'est confié à nos confrères de la tribune dimanche sur ces 10 années vous avez lu, elle dit "J'ai vu la noirceur du monde, la bêtise, la méchanceté. Je suis parfois triste comme jamais je ne l'avais été." Vous êtes prêt, si j'ose dire, à lui imposer cela. L'Élysée, c'est difficile d'être avec quelqu'un qui fait de la politique parce que vous êtes et et la première dame, madame
Macron, on a été elle-même la la cible de manière insupportable et de manière indigne puisqu'elle a été attaquée sur sa vie privée, elle a été attequée dans son intimité, ses enfants ont aussi été attaqué, jeté en pâure et et moi je défends une vision haute et une vision noble de la politique. On peut combattre le président Macron sans s'attaquer à la personne d'Emmanuel Macron. Euh, on peut contester les orientations politiques et se battre chaque jour que Dieu fait comme je le fais depuis qu'Emmanuel Macron est en réalisé contre les choix qu'il impose à la France que je considère comme délétaire euh en respectant son intimité et en laissant de côté euh euh la la famille. Vous savez, c'est des c'est des vieux codes d'honneur que de ne pas toucher à la famille, que de ne pas toucher à
l'entourage et je je de la compassion pour madame Macron parce que je pense qu'elle a beaucoup souffert des critiques qui lui étaient faites euh mais peut-être qu'elle a aussi prouvé sa solidité. Jandane Bardella, què de nous ? Il y a une immense bannière étoilée. C'est le drapeau de l'Union européenne. Si demain vous arrivez à l'Élysée ou à Matinon, est-ce que vous enlevez le drapeau européen du péron de l'Élysée, du péron de Matignon quand quand il est mis [grognement] sur le péron de l'Élysée, sur le péron de de Matignon, oui, je pense que je ne laisserai que le drapeau français euh parce que c'est un symbole. Je l'ai dit, le premier déplacement que nous ferions avec Marine si nous les Français nous accordent leur confiance, ce sera à Bruxelles. Moi, je
veux tout changer sans rien détruire. Je suis un un optimiste, un peut-être un idéaliste, mais non, c'est pas le retour du frexit. Euh vous savez, il y a beaucoup de beaucoup de pays ici, beaucoup de peuples qui attendent que la France pèse à nouveau dans le fonctionnement de l'Union européenne. Et donc demain, je me battrai au côté d'alliés européens. Je pense que demain, par exemple, sur le combat de la simplification et de l'allègement normatif qui moi m'échère à beaucoup de chefs d'entreprise, je pense que le gouvernement allemand de monsieur Mertz comme le gouvernement italien de madame Méloni pourront être des alliés. Mais juste symboliquement, vous enlèveriez quand même ce drapeau ? Oui, parce que l'Élysée, si vous voulez, une portée évidemment historique, une portée symbolique.
Donc, vous soutenez les maires qui ont fait ça dans leur commune mais c'est de leur responsabilité, vous savez. Ils sont pas sous ma tutelle. Moi je suis le chef du mouvement. Évidemment que nous avons pris des engagements politiques. La porte symbolique fait que vous le feriez libre. Ils sont libres. Et écoutez, l'Élysée, c'est la maison du peuple français. C'est pas tant la maison du président de la République, ça l'est depuis depuis plusieurs décennies. C'est un lieu chargé d'histoire et et moi je suis très fier de mon pays et je veux demain que la France j'ai ce goût pour l'avenir. Je veux demain que la France retrouve un leadership sur la scène européenne, sur la scène internationale et c'est en étant fier de ce que nous sommes, de notre drapeau, de
notre hyne national, de notre identité qu'on pourra demain continuer d'épater le monde. Je pense simplement que la France est le plus beau pays, mais peut-être qu'elle manque un peu d'appétitier. Nous allons essayer de de renouer avec ce goût pour pour la conquête, pour la puissance et pour les symboles qui font la patrie. Merci beaucoup Jordan Bardella nous avoir accordé cet entretien exclusif pour BFM TV. en direct du Parlement européen.
Jordan Bardella