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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 26 mars 2026 121 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & famille

Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : audition de Takis Candilis et Catherine Alvaresse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 39 %Défensif 39 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous éclairer sur les conditions de votre départ de France Télévision ?

  • 15:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous vous trouvez que cette méthode de licenciement est courante à France Télévision ?

  • 20:00RelanceRéponse directe

    Quels ont été les pouvoirs mis à disposition pour favoriser la reconduction de Delphine Ernaut ?

  • 25:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous aviez conscience du risque de conflit d'intérêt en revenant chez Banijet ?

  • 30:00RelanceÉludée

    Comment avez-vous géré les contrats avec Nagi pendant votre mandat ?

  • 35:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ces procédures renforcées ne démontrent pas un risque de conflit d'intérêt évident ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 30:00Takis CandilisChiffre
    « J'ai travaillé plus de 45 ans dans l'audiovisuel. »
  • 40:00Takis CandilisFait
    « Aucune grande démocratie ne peut se passer d'un audiovisuel public fort et indépendant. »
  • 0:15Fait
    « Mon épouse n'a jamais été invitée annuellement dans cette émission. »
  • 0:30Fait
    « Mon épouse est une comédienne qui travaille depuis qu'elle a 20 ans en France. »
  • 8:30Fait
    « Il y avait pas de surprise puisque c'était ma mission de développer le documentaire. »
  • 0:10Takis CandilisChiffre
    « Quand j'étais à TF1, on faisait des fictions qui faisaient 13 millions de spectateurs, 12 millions de spectateurs, 13 millions de spectateurs. Aujourd'hui, quand 4 millions de spectateurs sont devant une fiction, c'est un succès qui est reconnu par l'ensemble de la presse. »
  • 1:00Takis CandilisFait
    « Le public de la télévision a vieilli considérablement pendant toutes ces dernières années et il faut aussi savoir qu'on s'adresse à un public qui est beaucoup plus âgé. »
  • 3:00Catherine AlvaresseFait
    « La raison d'être du service public pour moi c'est tellement essentiel aujourd'hui, c'est de rassembler et c'est toute la difficulté. »
  • 4:00Catherine AlvaresseFait
    « Le service public c'est savoir parler à tout le monde et à la fois parler à tout le monde de on avec un programme, on parle pas nécessairement toujours à tout le monde. »
  • 5:00Catherine AlvaresseFait
    « Seule la télévision, on dit tout le temps que la télévision est morte, elle est je pense qu'elle est pas vraiment morte encore. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

d'enquête. Je vous remercie tous les deux de votre présence cet après-midi dans des délais extrêmement resserrés. Monsieur Candilis, vous avez une carrière multiforme.

Au départ, si l'on peut dire, vous êtes réalisateur de cinéma, qu'il s'agisse de courtmétrage ou de long métrage. À partir des années 1980, vous devenez producteur dans différentes sociétés audiovisuelles. Vous travaillez à cette époque notamment pour France 3 et pour la 7 qui n'était pas encore la chaîne que l'on connaît aujourd'hui.

En 1999, vous entrez au sein de l'entreprise TF1, du groupe TF1 comme directeur de la fiction avant de devenir directeur général adjoint en 2002 puis président de TF1 Production. En 2008, vous rejoignez le groupe La Garder. En 2010, vous devenez président directeur général de La Garder Entertainment qui regroupe les activités de production et de distribution audiovisuelle, ce qui représentait alors plus de 18 sociétés.

En septembre 2016, vous rejoignez le groupe Banijet où vous dirigez le département de la fiction pour le monde. En 2018, vous rejoignez France Télévision, vous devenez directeur général délégué à l'antenne et au programme, soit on peut dire le numéro 2 du groupe, en tout cas un cadre important de l'entreprise. Vous en partez en 2020 et reprenez vos activités dans la réalisation et la production audiovisuelle.

Merci de votre présence madame Catherine Alvarez. Vous avez commencé votre carrière au département des programmes du CSA en 1993 avant de rejoindre le direction juridique de TF1. Puis c'est la rencontre avec un grand nom de la télévision, Serge Moati, qui paraît-il vous fait attraper, je vous cite, le coup de foudre avec la production.

Vous entrez alors dans sa dans sa société Imag et compagnie où vous restez pendant 4 ans. Vous devenez ensuite directrice des ventes et des coproductions dans la société de production of the FS. En 2004, vous rejoignez le groupe Téléimag en tant que responsable des coproductions internationales.

Et en 2007, vous intégrez Europe image internationale qui fait partie du groupe la garder entité dont vous devenez directrice générale adjointe. Avant d'avoir après avoir été pardon directrice adjoint de l'unité découverte et connaissances d'Arté, vous devenez directrice de l'unité documentaire de France 2 en 2016. De janvier 2019 au printemps 2023, vous êtes directrice des documentaires du groupe France Télévision.

Aujourd'hui, vous dirigez KM qui est une société du groupe Banijet spécialisée dans la production de magazines de documentaires et de spectacles vivants. Depuis 2012, KM produit 28 minutes, le rendez-vous quotidien bien connu d'Arté consacré à l'actualité et au débats présenté par Ellisabeth Quin. produisitz par ailleurs divers documentaires dont plusieurs ont eu un fort retentissement critique et médiatique à la fois qu'il s'agisse de celui récemment consacré au procès de Nuremberber ou du documentaire Océania les gardiens de l'océan consacré au peuple de l'eau de l'archipel d'Hawai à l'île de Pâqu en passant par la Polynésie.

Nous sommes nous sommes donc très heureux d'entente de professionnels, de grands professionnels de la production audiovisuelle aujourd'hui car nous avons le rapporteur, les collègues présents de nombreuses questions à vous poser. Je vous laisserai la parole pour un propos liminaire chacun de 5 minutes si vous l'acceptez. Et avant cela, je vais vous demander comme nous l'impose les textes de déclarer tout autre intérêt public ou privé. de nature a influencé vos déclarations et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prédesser de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité je vais donc vous inviter chacun et chacune à lever la main droite et à dire je le jure.

Je le jure. Merci. Je le jure.

Merci. Je vous remercie. Je vous cède la parole pour un propinaire de 5 minutes chacun.

Madame Alvarez, si vous voulez commencer. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, bah je vous remercie tout d'abord pour votre invitation et je suis ravie de répondre à l'ensemble de vos questions. Alors, mon propos liiminaire sera bref parce que ce par ce propos, j'aimerais avant tout exprimer mon attachement au genre documentaire dans toutes ses formes et dans toutes ses approches et souligner le rôle essentiel et déterminant du service public dans la création et la diffusion de ce genre.

C'est bien ce genre audiovisuel, vous avez pu le voir dans mon parcours professionnel, qui a façonné, qui a guidé mes choix de carrière et de métier dans toutes leur dimension. en tant que juriste d'abord, puis productrice exécutive au Pays-Bas, distributrice, éditrice de programme notamment à France Télévision et enfin productrice. Parce que le documentaire a cette force de se décliner dans toutes les thématiques, la science, l'histoire, la société, la culture, la géopolitique et de se raconter dans de multiples formes : l'immersion, l'enquête, le témoignage, les archives, l'animation et même la fiction. et toutes les formes qui l'empruntent sont toujours là pour appuyer le récit et déployer un regard sur le monde.

Alors, le documentaire reste essentiel et plus que jamais dans notre monde en plein bouleversement pour décrypter les enjeux d'hier, d'aujourd'hui et de demain, mais aussi pour émerveiller, pour partager, pour donner la parole à celles et ceux que l'on entend peu et aussi bien sûr pour rassembler autour de grands récits. L'École française de documentaires fait face aujourd'hui à nombreux défis mais n'a jamais cessé de se réinventer pour s'adapter aux nouveaux usages, aux nouveaux acteurs du marché, au bouleversement des codes de la narration avec l'arrivée des plateformes il y a environ une dizaine d'années, les fameuses séries documentaires True Crime et aujourd'hui l'explosion des réseaux sociaux, l'émergence de YouTube comme premier diffuseur, le documentaire et plus largement la mise en récit du réel ne cesse de nous surprendre et de se développer comme le réel d'ailleurs de plus en plus surprenant et c'est le service public d'Alieu du visuel qui reste le premier diffuseur de documentaires en France. C'est l'acteur clé de l'écosystème.

C'est au cœur de sa mission et nous nous en réjouissons. Mais nous nous réjouissons aussi que des groupes privés tels que M6, Canal Plus, TF1, maintenant NO19, T18 et bien sûr les plateformes se soient se soient emparé de ce genre. La diversité des récits est en effet essentielle pour notre vitalité.

Je vous remercie et je serai ravi de répondre à l'ensemble de vos questions. Merci pour ce proposiminaire, monsieur Candilis. J'ai travaillé plus de 45 ans dans l'audiovisuel et pendant toutes ces années, j'ai été tour à tour assistant opérateur, assistant réalisateur, monteur, régisseur, décorateur, scénariste, réalisateur de cours et de moyen métrage, documentariste, metteur en scène de cinéma, producteur, patron de groupe de production et enfin diffuseur.

Comme vous le voyez, j'ai eu la très grande chance de servir l'audiovisuel et ce à tous les niveaux. Tous ces métiers, je les ai fait avec passion, mais aussi avec une obsession, celle de m'adresser à toutes et à tous, d'être compris de chaque individu, de proposer des œuvres populaires au sens le plus noble du terme, de proposer des œuvres qui concourent à cimenter une culture commune dont notre société actuelle a bien besoin. Des œuvres qui rassemblent, qui donnent à chacun les moyens de comprendre, de ressentir, de se faire une opinion.

Car lorsqu'on s'adresse à des centaines, des milliers, des millions de spectateurs, on porte une responsabilité immense, pas seulement celle de divertir, mais d'éclairer, d'aider chacun à se construire une pensée libre, de lui permettre de réfléchir sur lui-même, sur ceux qui vivent à ses côtés, sur le monde qui l'entoure et de se bâtir ainsi sa propre opinion. Tout au long de ma carrière, je me suis posé inlassablement les mêmes questions. Suis-je assez clair ?

Suis-je assez juste ? Suis-je audible ? Et surtout, suis-je honnête avec moi-même comme avec les autres ?

Il y a 6 ans, j'ai décidé d'arrêter ce métier au moment où le numérique a pris le pas sur l'analogique, où les réseaux sociaux ont envahi le monde avec leur propre vérité, quelquefois juste et malheureusement souvent manipulé. J'ai arrêté quand les vecteurs de diffusion ont été multipliés par 1000, quand les images ont été multipliées par millions. J'ai décidé de m'effacer et de laisser une autre génération née avec ce numérique essayer de le dompter.

J'espère sincèrement qu'ils réussiront et qu'ils trouveront une voix juste. J'ai passé toute ma carrière dans le secteur privé. Aussi lorsque Delphin m'a proposé de la rejoindre, j'ai été à la fois surpris et honoré.

Jusqu'als, je n'avais collaboré avec le service public qu'en tant que fournisseur. Elle m'a alors confié une mission essentielle contribué à la restructuration de France Télévision pour lui permettre de s'insérer dans cet avenir en plein bouleversement. C'est ce que j'ai fait pendant les 2 ans et demi de ma présence dans l'entreprise.

Dès mon arrivée, je me suis attelé à cette transformation devenue indispensable. Les chaînes de France Télévision, France 2, France 3, France 4, France 5, France Haaient alors totalement autonome. Elles s'étaient érigées en baronie imprenable.

Elles généraient leurs talents, leurs programmes et leur budget chacune de leur côté. Héritage des grandes heures de la télévision. Il n'était pas rare que pour un même événement, plusieurs émissions soient produites sur le même sujet.

Le même sujet, pardon, simultanément sur les différentes antennes du groupe sans coordination. Il fallait mettre un fin à ses dysfonctionnements, recentrer l'entreprise autour de sa véritable force, les contenus. Pour cela, il n'y avait qu'une seule solution, repositionner les chaînes comme de simples canaux de diffusion, j'ai mis simple entre guillemets au même titre que France.tv, notre offre numérique, et replacer les programmes au cœur du projet.

Chaque programme devant être pensé pour une cible, un public et en fonction diffusé sur le canal adéquate. 2 ans et demi après, la nouvelle organisation a vu le jour avec l'adhésion de tous. C'est toujours cette organisation qui fait de France Télévision le premier groupe de diffusion français sur l'ERTien comme sur le numérique.

C'est une fois cette rugration mise en place que ma tâche terminée, j'ai décidé de quitter l'entreprise. Je le dis clairement, aucune grande démocratie ne peut se passer d'un audiovisuel public fort et indépendant. Certes, ils ne sont pas exemples critiques, mais ils constituent des repères essentiels à une époque où plus aucun filtre ne s'oppose à la prolifération des contenus bons ou mauvais, objectif ou manipulé.

Dans un monde saturé d'images, de discours, de vérité contradictoire, il faut des lieux où l'on prenne le temps de penser, où tout n'est pas dicté par l'audience et le profit, où l'intérêt général existe encore. J'ai connu le privé, j'ai connu le public. L'un ne peut remplacer l'autre.

Ils doivent coexister, se compléter, s'équilibrer. Merci. Merci monsieur Candilis.

J'aurai une question chacun puis je laisserai la parole au rapporteur parce qu'il y en a de nombreuses et je salue les deux collègues qui sont présentes. Avant de vous interroger madame Alvarez par souci de transparence avec celles et ceux qui nous écoutent, je veux indiquer que lorsque vous étiez directrice des documentairire du groupe France Télévision, j'ai été en charge, j' l'un des directeurs de l'établissement chargé de la restauration de la cathédrale de Notredame de Paris et qu'avec le général Georgelin, nous avions souhaité que plusieurs documentaires puissent raconter ce chantier unique et sans doute que les Français qui nous écoutent ont regardé ce documentaire Notredame résurrection qui avait été produit par une société de production et diffusé sur France 2. Et je veux dire que dans ce cadre là, j'étais au sein de l'établissement public et que j'ai pu travailler avec vous, que j'ai constaté une grande professionnelle des documentaires et que grâce à votre engagement, le chantier Notreame de Paris a pu bénéficier d'un documentaire remarquable qui a permis de raconter ce chantier.

Et je voulais le dire ici de manière transparente. Nous avions bien sûr des documentaires avec le groupe TF1 qui était aussi un documentaire de grande qualité avec la BBC et avec Té puisque nous avions décidé de bâtir quatre partenariats avec l'audiuel public, l'audiovisuel privé français comme étranger que dans ce cadre nous avons eu l'occasion de travailler ensemble. Je voulais le dire parce que je pense que dans cette commission d'enquête la transparence est essentielle. ma question et puis le rapporteur y reviendra.

C'est c'est un sujet que sur lequel le rapporteur a beaucoup travaillé, que la commission d'enquête sur laquelle la commission d'enquête travaille et et sur et c'est un sujet sur lequel nous aurons de nombreuses propositions, c'est la question effectivement des allers-retours entre le privé et le public qui sont très encadrés lorsqu'il s'agit des politiques, des haut fonctionnaires qui le sont un peu moins pour les salariés des entreprises publiques et et la loi ne les interdit pas. Je vais être clair avec les Français qui nous écoutent. La loi n'interdit pas à un salarié du public d'aller travailler dans le privé et vice vera.

Mais c'est des allers-retours qui peuvent interroger. Et donc sans sans vouloir empiéter sur sur toutes les questions sur le sujet du rapporteur, je vous en poserai une liminaire et le rapporteur il reviendra. Mais peut-être pouvez-vous nous éclairer sur les la manière madam Alvarez dont vous êtes passé de de France Télévision à une filiale de Banijet ?

Dans quelles conditions votre départ de France Télévision s'est-il effectué ? L'avez-vous choisi ? Avez-vous été licencié ?

Avez-vous engagé avec France Vision une rupture conventionnelle ? Et vous a-t-on imposé de la part de France Télévision ou de Banijet euh des obligations particulières, des règles très spécifiques ? Voilà, je vous remercie.

Merci monsieur le président. En effet, j'ai quitté France Télévision au printemps 2023. J'ai été licencié de France Télévision.

C'était le choix de la direction de France Télévision de renouveler la direction des documentaires au sein de la direction des programmes. Euh suite bien évidemment à ce licenciement, euh j'ai quitté le groupe Doc printemps euh avec de façon assez commune, on on est on aboutit à un accord pour que je sorte comme on dit du groupe que j'avais rejoint donc un peu plus de 7 ans auparavant. Donc un terrain d'entente euh dans un cadre, un accord totalement euh un accord juridique précis dans le cadre de la loi.

Et puis vous avez vous avez parlé de mon parcours. Donc j'ai un parcours pas tellement d'aller-retour, j'ai un parcours, j'allais dire plutôt dédié comme je le disais au documentaires et à la télévision sur toutes ces formes. Et au cours de l'été 2023, j'ai rencontré Alexia Laroert qui par ailleurs elle-même prenait la présidence de Bij France et souhaitait relancer comme on dit le documentaire au sein d'une de ses filiales KM qui avait déjà fait du documentaire il y a fort longtemps mais ça faisait pas mal de temps qu'il y en avait plus du tout et c'était vraiment du fait de mon parcours à la fois d'ailleurs international et aussi national et et j'allais dire aussi c'est cette vision que j'avais est très global du marché et des enjeux.

Donc m'a proposé de de prendre la direction de KN. Euh donc ça c'était à l'été 2023 et comme elle vous l'a déjà dit, je pense d'ailleurs lors de son audition, elle en a informé comme il se doit. Il y a un code de de bonne de bonne pratique avec les les partenaires commerciaux de France Télévision.

Donc elle en a informé et averti la direction de France Télévision avant que je ne rejoigne KM. J'ai donc donc fin 2023, je pense. J'ai rejoint ensuite KM début 2024, c'est-à-dire à peu près 1 an après avoir quitté France Télévision.

C'était bien sûr, vous imaginez, pour moi une belle opportunité parce qu'il fallait que je je travaille tout simplement après un licenciement. Euh et euh et ensuite France Télévision a mis en place à mon égard, ça c'est vraiment une règle pour éviter tous les conflits d'intérêt et toutes les suspicions, j'allais dire de conflit d'intérêt, ce qu'on appelle la procédure renforcée. C'est-à-dire que en tous les cas s'appliquait de façon très transparente quand moi-même j'étais à France Télévision vis-à-vis des collaborateurs, des ex-collaborateurs qui avait quitté France Télévision, une procédure renforcée était mise en place pour une durée à mon époque d'un an qui permettait justement d'éviter tout conflit d'intérêt. procédure renforcée signifiait que ça ralentissait d'ailleurs le processus d'engagement qui permettait que tout un ensemble en fait tout tout engagement vis-à-vis d'une production d'un ancien collaborateur remontait à la présidence, c'est-à-dire tout un circuit assez long.

Donc ce que je voudrais souligner, c'est vrai qu'en tous les cas pour mon expérience personnelle tout a été mis en place pour éviter conflit d'intérêt pour éviter même ses soupçons. Donc tout s'est fait absolument dans les règles. Merci.

Je vais aller au bout de la question puis je laisserai le rapporteur vous interroger monsieur Candidis puis poser ses questions comme ça on pourra avancer. Mais peut-être pour terminer Mam Varè on a pris connaissance dans le cadre de cette commission du rapport de la Cour des comptes où l'on constate des des indemennemités de licenciement très importantes chaque année de France Télévision. On constate qu'effectivement alors chaque employeur peut licencier des salariés hein, c'est c'est son droit mais on constate que des personnes comme vous d'ailleurs, il y avait eu beaucoup des mois à l'époque de votre licenciement où les gens reconnaissaient que vous étiez une grande professionnelle des documentaires, une spécialiste.

Les acteurs n'avaient pas tout à fait compris si sentensiement. Est-ce que vous vous trouvez qu'au sein de France Télévision euh cette méthode, cette pratique, on a auditionné Samuel Étienne, on a l'impression qu'il y a effectivement régulièrement des grands professionnels, en tout cas quand disent les acteurs avec lesquels vous travaillez qui sont licenciés de de France Télévision, comment vous expliquez votre licenciement euh et est-ce que effectivement c'est une pratique courante à France Télévision, vous avez effectivement d'anciens collègues qui étaient aussi des des professionnels aguéris qui ont été licenciés ce que vous diriez que c'est une pratique assez assez commune, assez assez fréquente au sein de France Télévision et la corolaire à ça et ensuite je passe à part au rapporteur, c'est qu'on pourrait se dire que madame Laro a pris un risque en vous recrutant puisque vous étiez licencié de France Télévision. Donc on pourrait imaginer que le fait qu'elle vous ait recruté au sein de KM Production pouvait complexifier les rapports entre la société de production pour laquelle vous travaillez, que vous dirigez et France Télévision.

Est-ce que c'est le cas ? Est-ce que c'est vrai que quand une société de production recrute un ancien salarié qui s'est fait licencier, ça peut compliquer euh les relations parce qu'on ici on s'est interrogé sur les conflits d'intérêt, mais on pourrait aussi voir le le avoir un regard différent en se disant qu'un salarié qui a été licencié, s'il est recruté par une société de production, France Télévision pourrait regarder ça d'un œil un peu enfin pourrait plus négativement. Vous voyez ce que je veux dire ?

Alors, je vais je vais répondre par la dernière question puisque j'ai déjà ça en tête. euh embauché en tous les cas et euh Alexis La Rooubert, on prend toujours un risque euh tout simplement, j'allais dire aussi parce que le marché du documentaire est quand même un marché très restreint. Euh donc le risque était euh était là.

Euh concernant le rapport avec France Télévision, bah justement sont mis en place et ce que je disais, c'est c'est ce principe des accords commerciaux avec France Télévision que Alexia Laroubert en tant que présidente de Banij France a appliqué, c'est-à-dire d'en informer euh le d'en informer France Télévision que j'allais rejoindre KM pour s'assurer bien sûr que ça ne ça ne suscitait aucun aucune aucun conflit d'intérêt pour France Télévision et pour KM. et surtout pour s'assurer également que France Télévision applique cette fameuse procédure renforcée justement pour éviter qu'il y ait du favoritisme ou au contraire l'absence de favoritisme qui serait un empêchement à travailler pour moi. Donc ça c'est la première chose sur l'encadrement lorsque j'ai rejoint KM concernant mon licenciement.

Un licenciement bien sûr n'est jamais agréable. Ça se je crois maintenant avec ma vieille ou grande expérience, je sais pas comment comment le dire, que dans les grandes entreprises, les licenciements peuvent arriver à certains postes à haute responsabilité. Je crois aussi ça c'est un, j'allais dire un commentaire plus global et pas simplement pour le l'audiovisuel que malheureusement j'ai l'impression aujourd'hui que c'est un peu inévitable dans une longue carrière de connaître de connaître un licenciement.

Euh donc et quant aux raisons de mon licenciement, comme je le disais, oui, c'est une décision de la direction de France Télévision qui souhaitait euh renouveler euh la direction des documentaires sans remettre en cause les documentaires, mais renouveler cette cette direction, ce qui a été fait. Euh donc aujourd'hui, je ne peux pas en tous les cas à ma place et c'est pas de ma compétence de j'avais pas j'étais pas une une un une position, j'allais dire à France Télévision qui me permettait de voir l'ensemble s'il y avait des licenciements. Euh je peux pas répondre à cette question.

Très bien. Je laisse la la parole au rapporteur et on aura l'occasion d' d'y revenir. C'est vrai que ça donne mieux des indemnités de licenciement et c'est normal.

Vous êtes un salarié qui se fait licencier mais c'est de l'argent public et c'est vrai que quand on a des personnes dont on considère qu'elles sont des professionnels du secteur, on peut s'interroger sur effectivement les licenciiments et donc les indemnités qui sont versées qui sont de l'argent public. Alors qu'on peut se dire que parfois ils n'ont peut-être pas de de raison d'être mais on aura l'occasion d'interroger à nouveau D finne à la fin de cette commission d'enquête. Monsieur le rapporteur, je vous cède la parole pour 45 minutes.

Merci monsieur le président. Merci madame. Merci monsieur pour votre présence cet après-midi parmi nous.

Quelques questions. La la première monsieur Candy est-ce que vous pouvez peut-être nous rappeler précisément les dates de navettes que vous avez effectué entre France Télévision et Bigé plus particulièrement à partir de de 2016 ? Je crois que vous avez été directeur de la fiction chez Banig entre 2016 et 2018, puis directeur adjoint à la programmation de France Télévision entre 2018 et 2020.

Vous êtes ensuite revenu chez Biget mais bon, il y a certaines informations notamment dans dans des articles qui indiquent qui qui donnent des informations contradictoires. Est-ce que vous pourriez nous nous éclairer sur vos passages ces années-là entre BNG et France Télévision ? Tout à fait.

Euh, j'appelle pas ça un aller-retour, mais j'y reviendrai. En fait, j'ai fait un un une espèce de de regard un peu global sur ce que j'ai fait dans ma vie consacré à l'audiovisuel et puis j'ai compté un petit peu le nombre de sociétés dans lesquelles j'avais été. Et ça va dans un peu dans le sens de ce que vient dire Catherine Alvarez.

J'ai été en j'ai travaillé dans plus de neuf sociétés tout au long de ma carrière, certaines où je suis resté longtemps comme chez la Garder ou ATF1, plus de 9 ans dans les deux cas et puis d'autres où je suis resté beaucoup moins. Par exemple, dans le groupe Canal Plus, j'ai resté une seule année euh et puis j'ai créé une société que finalement j'ai revendu. Alors, le monde de l'audiovisuel est ainsi fait que on change souvent primo de lieu dans lequel on s'exprime et d'autre part on est appelé souvent à à rentrer dans des dans des sociétés qui sont de plus en plus concentrées.

Il y a eu pendant ce temps-là tout le monde de la concentration qui s'est fait et une quand j'ai vendu ma société qui était vraiment il y a très longtemps, elle était elle a été intégrée à un groupe et moi-même je ne me sentais pas de rester dans ce groupe et j'ai été je suis rentré dans un autre groupe. Mais on peut regarder aujourd'hui entre le nombre de sociétés qui existaient il y a 20 ans 30 ans et celui d'aujourd'hui. On voit bien que des énormes groupes audiovisuels se sont créés qui ont besoin de compétences et je reviens aussi à une partie de ça, c'est qu'il y a peu de compétences dans ce métier.

Finalement, moi qui est à tous les niveaux engagé des gens, fait travailler des gens, rechercher des gens, je peux vous dire qu'il y a peu de compétences. Peut-être pour revenir sur les dates précises qui étaient la question du rapportur et après on précise, il y a plein de questions. Je pense dans tout ce que j'ai fait, je me suis effectivement retrouvé à travailler pour le groupe Banij.

Pourquoi j'ai travaillé pour le groupe Bij ? Parce que j'avais acquis une expérience internationale dont beaucoup disent qu'elle était importante. J'ai été un des premiers à produire des séries internationales en France comme Borgia, comme Transporteur, comme Jo, comme d'autres.

Et quand j'ai quitté le groupe Laagardire, Banijet m'a appelé en me disant écoute, on a besoin de quelqu'un pour diriger, pour avoir un regard global sur la fiction puisqu'on acquiert des sociétés. Banij ne faisait pas de fiction. Et là, on est quand du coup ?

On est à quelle date ? On est J'en sais rien. J'en sais rien.

Non, on est en 2016, je crois. C'est c'est la date que monsieur le rapporteur a donné. Donc, on doit être en 2016.

Euh j'ai fait beaucoup de choses, hein. Ça fait j'ai travaillé 50 ans dans ce métier et les dates exactes, je suis désolé, je sais ma date de sortie. Je pense que c'est plutôt celle-là qui vous intéresse.

Alors c'était la question du rapport. Moi, je pense alors juste pour la bonne tenue de nos débats parce qu'il y a beaucoup de questions du rapporteur, des collègues aussi. Je propose questions directe, réponse directe et puis vous aurez l'occasion de développer.

Il y aura des questions sur le fond. Je pense que le rapporteur vous interrogera. En tout cas, quand je suis rentré chez chez BJ, c'est c'était pour m'occuper de l'international. et vous êtes sorti qu ce que j'ai fait ce que j'ai fait jusqu'à ce que un jour j'ai un rendez-vous un meeting avec Delphine Ernaut et que elle m'a proposé de la rejoindre en tant que numéro 2 pour procéder à la réorganisation du groupe qui en avait besoin puisque l'aire numérique commençait à supplanter l'aire analogique.

Donc donc oui donc 2016 donc pour être précis avoir que le rapporteur une réponse. Est-ce que vous confirmez ? Donc 2016, vous rejoignez le groupe Banijet.

Ouais. Et vous rejoignez France Télévision en 2018. Voilà.

Et ensuite, ça doit être en en juin ou en avril 2018. Et je quitte France Télévision en septembre 2020 et je prends ma retraite. D'accord.

Monsieur le rapporteur, à partir de ce moment-là, je suis contacté par la plupart des groupes français et des groupes et plusieurs groupes internationaux qui me proposent de venir les rejoindre en tant que dirigeant ou en tant que conseiller. Je décide, excusez-moi, je suis précis. Je décide donc de signer un contrat de conseil avec Marco Bassetti, directement relié à Marco Bassetti qui était à l'époque directeur général de Madj et ce contrat portait sur une représentation internationale et des conseils divers et variés.

C'était encore ma partie internationale qui les intéress d'ord. Merci monsieur candidat. Donc on dit 2016 pourrait que le rapporteur sa réponse, c'est important et vous aurez l'occasion de développer plus longuement. 2016 vous entrez à Banijet. 2018 France Télévision vous quittez en 2020 et 2020 vous venez conseiller de Bijj.

Jusqu'à quelle date ? réponse. J'ai eu un contrat de 2 ans que j'ai interrompu avant, c'est-à-dire que j'ai changé j'ai demandé à à réduire ce contrat et en temps et en rémunération parce que entre-temps, j'étais parti vivre à la campagne et que je ne souhaitais plus travailler.

Merci monsieur le rapporteur. Pardon ? Oui, monsieur le président, monsieur Candidis à question simple, vraiment réponse simple s'il vous plaît.

Ma question portée simplement sur vos allers-retours et les dates exactes entre France Télévision et et Biget, j'ai beaucoup de questions à vous poser et je constate que vous avez mis plus de 5 minutes, près de 5 minutes à répondre à cette question. Donc pour être sûr de bien comprendre ce que j'ai lu par exemple, il y a un article de Finton Post qui est sorti il y a quelques heures, un portrait sur vous puisque vous ét auditionné dans le cadre de la commission d'enquête qui indique donc que vous avez été directeur de fiction chez Banig entre 2016 et 2018. Ensuite, vous avez rejoint France Télévision comme directeur général adjoint de la programmation entre 2018 et 2020.

Vous avez ensuite vous êtes ensuite revenu chez Banig comme conseiller fiction en 2020 et cet article de Finton Post indique, je le cite avant finalement de revenir chez France Télévision. Est-ce que vous êtes revenu chez France Télévision ? Ce qui m'étonnerait hein, mais est-ce que vous êtes revenu, c'est ce que le FMton Post dit, chez France Télévision après votre passage comme conseil fiction de chez Banig en 2020 ?

Non. D'accord. Donc pour comprendre en fait la navette se résume directeur de la fiction chez Benig 2016-208.

Vous basculer ensuite directeur adjoint de la programmation chez France Télévision 2018 à 2020. Ensuite vous revenez chez Benig. Vous n'avez en dehors de ces expériences de toute votre carrière, vous n'avez pas travaillé chez Benig ou chez France Lévision en dehors de ces expériences là.

Qu'on soit bien sûr encore une fois vous êtes sous. Je vous remercie de votre réponse. J'ai pu découvrir dans les colonnes du du Figaro, c'était un entretien que vous avez fait pour annoncer votre départ de France télévision.

C'était le 2 le 2 septembre 2020. Vous déclariez, je vous cite, j'avais fixé d'emblé la règle du jeu avec Delphine Airnot. Je n'y pas au-delà de mon de son premier mandat.

À 66 ans, j'ai aussi envie de vivre ma vie. Fin de la citation. Vous précisiez d'ailleurs aussi préférez partir avec sur un succès.

Le 22 octobre 2020, donc 50 jours après cet entretien, Banig a pourtant publié donc un communiqué officiel, un communiqué de presse qui annoncé votre retour comme conseiller fiction. euh vous y déclariez vous-même que de changement en 2 ans, c'est vraiment le moment idéal pour revenir. Ma question est simple, qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis entre cet entretien au Figaro en 2020 où vous expliquez en fait c'est terminé, j'irais pas plus loin que la fin du mandat de Delphine Arnut et le moment 50 jours après où Biget annonce votre fonction chez Benig, qu'est-ce qui a changé ?

Qu'est-ce qui a fait à ce moment-là ? Vous avez décidé de revenir chez Benig. J'ai dit à Delphine que je ne souhaitais pas continuer à travailler à France Télévision au-delà de ce premier mandat.

J'ai mis toutes mes forces pour que Delphine Ernaud soit reconduite parce que je pense que c'est une présidente absolumentaire dont le service public a besoin et avait besoin. Et donc j'ai travaillé à la restructuration du groupe pendant toutes ces années-là et il me semble qu'une fois que ma mission était terminée, j'en avais terminé aussi avec cette fonction à l'intérieur du groupe. J'ai dit aussi que le numérique arrivant, je pensais qu'il y avait d'autres personnalités, d'autres personnes plus jeune, plus aguéri qui pouvaient prendre les reines de cette entreprise et l'amener là où elle doit aller, c'est-à-dire, j'espère, très loin.

Le travail que j'ai accepté chez Banijet n'a strictement rien à voir avec celui que j'ai pu accepter pour aller chez un diffuseur et notamment pour le restructurer. Et donc la mission de conseil, c'était une mission de conseil, pas de conseiller sur la fiction, de conseil sur l'international et une mission de représentation qui me prenait 10 fois moins de temps que ce que le temps que j'ai passé à faire mes missions au sein de France Télévision. Donc pour moi, ce sont deux métiers et deux fonctions et deux euh qui est complètement différente.

Je vous remercie pour pour votre réponse. Je me permets de rebondir sur les éléments que vous venez d'avancer, vous expliquer que Delphine Arnut est une présidente exemplaire et avoir voulu mettre un peu tous les moyens à votre disposition pour favoriser ou en tout cas pour pour en tout cas engager la reconduction de Delphin Arnut, vous ne disposez pas vous ne disposiez pas de ce pouvoir de reconduction qui est d'évolu à l'arcom. Quels ont été en en quelque sorte les pouvoirs ou les moyens que vous avez mis à disposition pour permettre à Delphine d'être reconduite ? de passer d'une entreprise analogique, on va dire, avec des chaînes toutes puissantes mais en calaminé dans la position qu'elles avaient et de passer ce groupe à l'heure du numérique, à l'heure du contenu.

Je pense que rien que cette mission qui d'ailleurs a été reconnue par l'ensemble de la profession pouvait permettre de changer complètement le paradigme de France Télévision et j'espère de montrer aux gens qui avaient la capacité et la fonction de la reconduire qu'elle avait bien fait son travail. Merci pour votre réponse. Je reviens à ce communiqué de de presse de Banig du 22 octobre 2020 qui donc annonce votre retour chez Banigé après un passage aux plus hautes fonctions chez France Télévision.

Ce communiqué précise noir sur blanc. Monsieur Candilis a quitté Banig en 2018 après avoir été directeur des fictions du groupe avant de rejoindre France Télévision. En tant que directeur général adjoint chargé de la programmation, il a passé ces deux dernières années à superviser la stratégie éditoriale des chaînes nationales du groupe.

Fin de la citation. Ce communiquer décrit votre passage chez France Lévision comme une sorte de de parenthèse ou un entre deux postes entre Biger et France Lévision comme si en quelque sorte il s'agissait d'une mobilité. Euh en 2020, lors de votre départ de France Télévision, vous aviez 65 ans.

Vous l'aviez dit au Figaro, mais il aurait pu être le moment euh peut-être à cet âge là de de décider de de prendre votre retraite. Euh est-ce que vous pouvez nous préciser euh le moment où vous avez décidé de d'échanger avec les dirigeants de Baniget pour pourquoi pas envisager un retour dans l'entreprise ? Qu'est-ce qui a motivé ?

À quel moment vous avez engagé ces discussions ? vous étiez probablement encore directeur des programmations chez Francevision, mais quels ont été les moments exacts et les et les raisons exactes de ce changement ? Comme je viens de le dire, j'ai été contacté, il était malheureusement de notoriété publique que je n'irai pas au-delà d'un deuxième mandat, d'un premier mandat, pardon.

Et donc les gens savaient que j'allais continuer une carrière quelque part. Et donc, j'ai été contacté par de nombreux groupes, dont certains vous les avez reçus ici, qui m'ont proposé de rentrer, de venir euh les rejoindre pour travailler avec eux. Euh ma décision était prise, je ne voulais plus d'un travail à temps plein.

Je ne voulais pas euh à mon âge et après toutes ces années reprendre une activité à 100 %. Et donc j'ai décidé d'écouter les gens qui me proposaient des une manière de travailler différente de celle d'un pleintemps et notamment celle de conseil. C'est pour ça que après avoir rencontré de nouveau plusieurs groupes, j'ai finalement préféré aller chez Banij, revenir chez Banij puisque c'est le terme d'aller-retour que vous que vous utilisez. revenir chez Banij mais pas du tout en tant que qu'employé mais en tant que conseiller.

C'est d'ailleurs cette capacité qui m'a permis de réduire le contrat et d'y mettre fin bien avant qu'il soit que que bien avant que le contrat le stipulait. Vous savez chez Banij avant quand j'étais Head of Script Program, c'est-à-dire directeur de la fiction monde, j'ai voyagé dans le monde entier parce que Bij avait des filiales absolument partout et je pense que je prenais une dizaine de fois l'avion par semaine. J'ai fait ça pendant plus de 2 ans et je me suis juré, promis que je ne le ferai plus jamais.

Il y a un moment où on doit lever le pied et il y a un moment où on doit faire autre chose. Et ma vie aujourd'hui, elle se passe très bien. Elle est loin de la télévision, loin des programmes et j'en suis le plus heureux des hommes.

Merci monsieur rapporteur. Monsieur Grandilis, est-ce que vous aviez conscience au moment où euh donc vous aviez été donc directeur des fictions de BANigé entre 2016 et 2018 que vous avez basculé directeur adjoint de la programmation chez Francevision qui est un poste important entre 2018 et 2020 que ensuite vous revenez chez Banig en 2020. Est-ce que vous avez conscience au moment de votre retour de cette fin de navette en dire le centre de de Benj ?

Est-ce que vous avez conscience du risque de conflit d'intérêt qui pesait sur cette décision de revenir auprès d'un acteur privé qui bénéficie d'un montant de contrat important signé par France Télévision ? À partir du moment où je ne m'occupais absolument pas de production dans le sens fabrication du terme, il n'y avait pas de cont de conflit d'intérêt. dans votre rôle de directeur adjoint de la programmation de France Télévision, ni de près ni de loin, vous n'avez été impliqué dans des décision qui concernaient des attributions de contrat passé avec des sociétés de production, notamment des sociétés privées comme Banig.

Non, c'est de Bijet dont dont vous voulez parler. Primo quand j'ai commencé mon travail sur la réorganisation du groupe, je reviens un petit peu en arrière. Chaque chaîne était autonome.

Chaque patronne et patron de chaîne avait l'entièreté de son budget. Les décisions, il les prenait. Ils avaient leurs comités éditoriaux, ils avaient leur directeur de la programmation et ils avaient leurs administrateurs qui négociaient les contrats.

Étant donné que j'allais casser tout ce système, je ne me suis absolument pas impliqué dans d'aucune manière dans aucune décision qui ont été prises sur les sur les productions chaîne par chaîne. J'ai mis 2 ans, quasiment 2 ans, presque 2 ans et demi à mettre en place cette organisation. qui a abouti au départ d'un certain nombre de collaborateurs qui ne se trouvaient plus ou qui qui pensaient que la nouvelle organisation ne leur convenait plus.

Quand je suis retourné chez Banij, puisqu'on va utiliser ce terme, je n'étais en rien, je n'avais entre les mains aucune production et je n'ai je n'étais plus producteur. Je crois que c'est ça répond à votre question. Un autre sujet, je voudrais revenir sur les contrats que vous avez signés pendant votre mandat.

En juillet 2020, Méia Part a révélé qu'un contrat cadre de 100 millions d'euros sur 3 ans avait été signé entre France Télévision et Air Production qui est la société de production de Nagi qui est également d'ailleurs une filiale de Beniget. Selon Média Part, Delphine Arnut se serait, je cite engagé sur plusieurs émissions sans avoir prévaluablement consulté le sous-comité. des engagements, ce qui est grave et cela en totale violation des procédures internes.

En tant que directeur général délégué au programme depuis février 2018 chez France Télévision, c'est vous, monsieur Candilis, qui aviez la charge de superviser l'exécution et le renouvellement de ces contrats. Le 17 mars 2021, le canard enchaîné révélait l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet national financier à ce sujet. Je précise que fin 2018, selon l'hebdomadaire capital, Nagi détenait 5,3 % du capital du groupe Biget, participation qui était alors valorisée à 23 millions d'euros.

Euh monsieur Candilis, Nagi était donc euh coactionnaire de Benig, l'entreprise pour laquelle vous avez servi pendant plusieurs années, qui a été d'ailleurs votre futur employeur au moment où vous avez supervisé la la signature et l'exécution de de ces contrats pendant à peu près 2 ans. Comment est-ce que vous avez concrètement géré cette situation alors que vous veniez de Benig et que quelques mois après vous êtes retourné chez Benig ? Je l'ai dit primo, je n'étais absolument pas partie prenante des décisions des chaînes qui avaient besoin de de programme.

Deuxièmement, il y a une procédure dont je crois Catherine ici présente a a évoqué qui était que tous les contrats qui concernaient Banij, j'étais déporté de la décision de ces contrats et donc je n'ai pas participé à ces à ces négociations ni à aucune négociation avec Nagi. Maintenant, si on si on revient en arrière, bah Nij contrastes au sujet de Fort Boyard depuis 1990, avec Taratata de depuis 1993, avec N'oubliez pas les paroles depuis 2007, avec la l'émission prodige qui est annuelle depuis 2014 avec tout le monde à son mot à dire qui est un jeu Les enfants de la télé et la carte trisor depuis 17. Moi, je suis arrivé en 2018.

Entre 2018 et 2020, aucun nouveau gros contrat n'a été mis à l'antenne par France Télévision. Aucun. et précisément sur sur la question que que je vous ai posé qui était d'ailleurs qui a fait l'objet d'une enquête de de Médiapart qui a fait l'objet aussi d'article du Canar enchaîné qui a fait aussi l'objet de l'ouverture d'une enquête préliminaire par le PNF sur le sujet sur les contrats de Nagi passés entre 2017 et 2020 qui ont été renouvelés probablement en 2020 alors que vous étiez directeur général général adjoint de la programmation de France Tision. venant d'ailleurs de Biger entreprise pour laquelle Nagi est coactionnaire.

Vous n'avez en rien, ni de près ni de loin, supervisé la signature et la reconduction de de ces contrats qui faisait d'ailleurs l'objet d'article mais aussi d'enquête et de suspicion sur le montant des contrats engagés des des sommes engagées. Je peux dire en tout cas une chose, c'est que Nagi est a une émission quotidienne qui est le ner de tout l'avant l'avant soirée de France Télévision et ce depuis des dizaines et des dizaines d'années. Donc il était important que de garder Nagi au sein de France Télévision.

Je n'ai pas participé à ces discussions mais j'aurais ça aurait été le cas, j'aurais tout fait pour qu'il reste à France Télévision. C'est très important. Ce sont les carrefours publicitaires les plus les plus lucratifs de de l'entreprise et des quoi moi qui ai travaillé dans dans la production et qui est quand même et y compris dans la diffusion quand j'étais à TF1.

On sait très bien que ce sont des carrefours sur lesquels le moindre changement peut peut faire des des changements d'audience et des bouleversements d'audience important. Donc voilà, le rôle d'une de d'une chaîne, c'est aussi de garder ses talents. Maintenant, les conditions dans lesquelles on garde ces talents, ça c'est une autre histoire.

Est-ce que des conditions pour garder ces talents alors qu'il s'agit du service public et et de de fonds publics payé par l'ensemble des Français ? Est-ce que par exemple des marges, on l'a révélé dans le cadre de cette commission d'enquête qui peuvent atteindre 50 % pour des émissions de divertissement produites par Nagi. Est-ce que ce montant de marge là sur le service public justifie ou est-ce que c'est justifié pour conserver les talents chez France Livision ?

Est-ce que vous aviez-vous connaissance de ces montants de marge là comme par exemple pour l'émission Chacun son tour ou ou d'autres émissions ? Est-ce que ce selon vous cela vous paraît justifié notamment pour garder un talent comme Nag ? Il y en a bien d'autres aussi chez France Lévision.

Je veux pas en faire un cas unique mais est-ce que un montant de marche pareil est justifié ? Absolument pas. Mais est-ce vraiment le cas ?

Je n'en sais rien. Je suis ni dans les chiffres de Nagi, ni dans ceux de France Télévision. Je ne travaille plus euh pour France Télévision depuis des années, je ne sais absolument pas, mais je sais qu'il y a des tout un processus de contrôle des coûts qui se fait année après année.

Et donc, j'imagine que le contrôle des coûts a dû a dû vérifier que ce chiffre de 50 % qui me semble absolument incroyable n'a pas été n'a pas été atteint. J'espère. En tout cas, je vous remercie pour votre réponse et je vous confirme he effectivement, on en a parlé d'ailleurs hier à monsieur Boloré qui lui aussi coffionnaire de Beniger.

On en a parlé à monsieur Courbi, à madame Larbert sur ce pourcentage notamment de marge d'une émission comme chacun son tour, mais il y en a d'autres coproduites par Nagi. Bon, on est à à près de 50 % ce qui paraît un montant plus qu'ils cessif et vous le confirmez pour le service public. Je voudrais vous faire réagir puisque lors de l'audition de Banig du 25 février 2026, madame Laro Huboubert déclaré au sujet du salaire de Nagi, je la cite, c'est nous qui le payons, ce n'est pas le service public.

D'une certaine façon, cela me regarde si je le paye trop ou pas assez. Fin de la citation. Vous conviendrez que le sujet n'est pas tant le salaire de Nagi, bien qu'il soit payé indirectement aussi par nos impôts, par les impôts de tous les Français.

Mais c'est le sujet de la différence entre le salaire que le Biger facture au devis et aussi le salaire versé à la fin. Il est pas normal que des financements publics qui ont vocation à financer la création et des emplois soient détournés pour rémunérer davantage que ce qui a été annoncé initialement dans un contrat conclu avec France Télévision à la fin du contrat. Et selon l'audit interne de l'émission Chacun son tour, cette dont cette commission dispose, Nagi et son coproducteur Jean-Louis Blaau se sont versé au titre de la production exécutive et de la production déléguée pas moins de plusieurs centaines de milliers d'euros, 300000 € soit 130000 € de plus que les 1700 € initialement inscrits au devis signé par France Télévision.

C'est des sommes qui sont considérables. On voyait l'écart entre le devis signé initialement et ce qui a été payé à la fin à monsieur Nagi et son coproducteur. On peut trouver aussi dans ce rapport d'audit pour des raisons de confidentialité, nous n'avons pas eu accès aux fiches de paix et contrat travail de Nagi pour son rôle de producteur délégué ainsi que son rôle de producteur exécutif.

Fin de la citation. Nagi refuse donc de transmettre sa feuille de paix, sa fiche de paix aux auditeurs. Alors même d'ailleurs que Benig a signé une clause de transparence avec France Télévision.

Monsieur Candy, vous a expliqué que vous avez pas vraiment supervisé cette relation contractuelle. Est-ce que vous avez supervisé d'autres relations contractuelles avec la société de Nagi, la société Air Reproduction qui je le rappelle est une société du groupe Biger que vous avez rejoint après votre passage chez France Télévision et qu'est-ce que ça vous inspire ces déclarations, ces révélations qu'on peut lire d'ailleurs dans les rapports d'audit entre France Lévision et la société de NI ? Le groupe Banijet est un groupe privé qui travaille selon ses propres règles.

Je ne fais pas partie de ce groupe et je n'ai pas de jugement à apporter sur telle ou telle pratique. D'autant plus que je n'en n'ai pas connaissance et je n'ai accès à aucun de leurs chiffres. Donc je ne vois pas pourquoi mon avis rentrerait d'une manière ou d'une autre. dans cette dans ce jugement là.

Peut-être pour pour préciser, on va auditionner l'ancien dirigeant de de France Télévision. Vous avez été le numéro 2 de France Télévision, monsieur Candilis. C'est à ce titre aussi que vous êtes convoqué à la commission d'enquête.

J'ai du mal à penser que en tant que directeur général délégué à l'antenne et au programme ter numéro 2 du groupe, vous n'avez pas connaissance quand même de la manière dont France Télévision contractualise avec les les sociétés de production. Moi, je pense que c'est important au-delà du cas de spécifique que le rapporteur met en exerg de de peut-être vous interroger sur quelles sont les marges euh au sein de France Télévision. Enfin voilà, là le rapporteur vous pose une question.

Vous pouvez être difficile enfin c'est difficile de dire à une commission d'enquête que vous n'étiez pas en charge, vous n'êtes pas connaissant, vous avez été numéro 2 pendant 2 ans de France Télévision. Ouais, mais là vous me parlez de d'un programme qui s'appelle Chacun son tour et de et de marches qui ont été faites sur un programme que je ne connais pas, que je n'ai pas regardé et parce que chacun son tour. Je sais même pas c'est quoi chacun son tour, je ne sais pas euh le problème est pas là. et vous me parlez de marges qui ont été faites sur ce programme-là que je ne connais pas et qui a dû se se fabriquer après mon départ parce que quand vous parlez de monsieur Blot, quand moi j'étais à France Télévision, monsieur Blaau était directeur de Warner donc je ne l'ai pas connu en tant que que dirigeant de banijet de quoi que ce soit donc je peux pas répondre à cette question.

Monsieur Candilis, vous avez expliqué qu'il y avait un certain nombre de procédures renforcées qui vous concernaient. Euh je crois que vous avez fait l'objet de 31 procédures renforcées au total durant vos 2 années et demi chez France Télévision comme numéro 2 de France Télévision. C'est je crois un record au sein de l'entreprise.

Et c'est pas tout puisqu'il y avait après votre retour chez Banig en octobre 2020, vous avez fait l'objet de 35 procédures renforcées pour la seule année 2021. Alors la procédure renforcée, c'est un terme assez technique, mais en fait c'est une procédure qui vise à prévenir les conflits d'intérêt. Elle implique que les contrats concernés soient directement signés par la présidente de France Lévision.

Pour autant, je crois qu'elle ne questionne ni la pertinence éditoriale du choix d'un producteur, ni sont bien fondés face à d'autres offres concurrentes. 31 procédures renforcées en 2 ans et demi, c'est un record. Monsieur Candilis, est-ce que cette situation et ce nombre aussi important de procédures renforcées ne démontre pas qu'il y avait un risque de conflit d'intérêt évident suite à vos passages successifs entre Big et comme numéro 2 de France Tision ?

Comment est-ce que vous avez assumé ce risque- là ? Est-ce que rétrospectivement vous ne vous dites pas que après avoir fait une telle navette à des postes aussi importants pour des montants de contrat qui, on va le voir on ont plus qu'augmenté de de plusieurs dizaines de points année après année, est-ce que en fait ce ces risques de conflit d'intérêt n'auraient pas pu être évitable et à postériori est-ce qu'il faudrait pas encadrer davantage ces risques là nous en tant que législateur dans les recommandations qu'on ferait pour notre rapport de commission d'enquête ? 31, je n'étais pas au courant de ce nombre. 31 mesures de protection ou de pendant ma pendant les 2 ans et demi où j'étais là, je les mets en face de la puissance du groupe Banijet, son chiffre d'affaires global, le nombre de programmes qu'elle produisait avant mon arrivée et celui qu'il a continué à produire pendant que j'étais là.

Et ça me semble pas extravagant. Si vous si effectivement j'allais chez un petit producteur, il y en aurait peut-être eu une, peut-être deux, mais pas 31, ça je le comprends. 35 après que je sois parti, ça me semble assez incroyable parce que je ne m'occupais pas de programme comme je vous l'ai dit.

Par contre, qui ait une peut-être une manière de légiférer plus strictement sur ça, ça me semble être quelque chose qu'il faut qu'il faut envisager ou en tout cas sur lequel il faut se poser des questions parce qu'effectivement dans ce monde de l'audiovisuel, il y a énormément de gens qui passent d'un côté et de l'autre. Moi-même, j'ai été du côté des diffuseurs, du côté des producteurs, de nouveau du côté des diffuseurs. Et alors, on fait notre travail plus sérieusement possible.

On n'est pas actionnaire de société. Vous vous avez d'ailleurs reçu hier un des actionnaires du groupe Banijet. C'est pas moi, c'est monsieur Boloré.

Et au final, c'est pas moi qui gagne de l'argent, c'est les actionnaires qui en gagnent. Donc sachez en tout cas qu'on fait notre travail de la manière la plus sérieuse possible et que euh Oui, je bon vous allez me reparler de d'aller-retour de toute façon et de navette puisque c'est les termes que vous que vous aimez employer. Moi je ne le vois pas je ne vois pas mon je vois pas ce que j'ai fait de cette manière.

Peut-être pour aller au bout de la question du rapporteur, je sais pas si changera de sujet, mais pour les politiques et les haut fonctionnaires, il y a la haute autorité pour la transparence de la vie publique qui qui oblige en fait quand un haut fonctionnaire veut aller travailler dans le privé ou qu'un ancien ministre, un ancien député veut aller travailler dans le privé qui oblige la haute autorité à à à se prononcer, à émettre un avis, à vérifier les conflits d'intérêt et ce que vous considérez mais c'est un éclairage. C'està dire que en tout cas moi ma position c'est pas d'interdire que des personnes qui travaillent pour une entreprise publique puissent aller dans le privé et que des personnes qui travaillent dans le privé puissent aller dans le public. Je pense que c'est tout ça est et est sain si les conflits d'intérêt sont sont si on se prémie les conflits d'intérêts.

Est-ce que vous pensez pour je vais au bout de la question du rapporteur est-ce que vous pensez que euh dans le cadre de vos fonctions qui sont éminemment importantes, vous êtes ni un haut fonctionnaire ni un ancien ni un politique mais vous êtes salarié d'une entreprise publique. Est-ce que vous pensez qu'un qu'un cadre dirigeant d'une entreprise publique comme France Télévision devrait au moment où il rejoint à nouveau une entreprise privée avoir une autorité qui se prononcerait sur les risques de conflit d'intérêt et pourrait s'en s'en prémunir ? Voilà, généralement, on met ça en place dans un cont de travail, dans un contrat de travail où il est stipulé qu'il y a des clauses de non concurrence ou des clauses de carence.

Ce n'est pas le cas des des contrats de France Télévision. Mais peut-être, je crois d'ailleurs que Delphine Ernote l'a l'a évoqué au sein de cette de cette commission et peut-être ce sont des choses qu'il faut faire. Mais un délai de carence ou un ou un contrat ou une clause de non concurrence oblige aussi à ce qu'elle soit rémunérée.

Autrement, c'est un contrat léonin, vous le savez très bien. Et donc, ce sont des choses qu'il faut mettre en place parce qu'après tout, une personne qui quitte une entreprise, si elle n'a pas le droit de travailler et qu'elle est pas rémunérée en face, je ne sais pas comment elle vit, je ne sais pas comment elle fait pour payer ses loyers, euh emmener ses enfants à l'école et cetera. Donc ça ça tient aussi beaucoup beaucoup au rapport et au monde du travail et et au contrats qui sont établis dans ce monde de travail.

Maintenant qu'ils doivent être plus stricts, il faut en tout cas qu'il y ait des contreparties pour la pour euh pour l'employé pour le qu'il soit euh qui soit à la hauteur. Merci monsieur Candil pour pour vos réponses. Donc je le rappelle mais vous avez fait l'objet donc de 31 procédures renforcées durant vos 2 années et demi de fonction chez chez France Télévision ce qui est un nombre important derrière ce nom un peu technique et formel.

Ça n'implique en réalité qu'une signature supplémentaire, celle de la présidence en plus d'une présentation au contrôle général économique et et financier. Ça n'empêche pas un conseiller de Beniger comme vous qui connaît dans le détail les attentes éditoriales, les grilles tarifaires de France Télévision, d'ajuster ensuite les offres de son groupe de Biger en conséquence. Si vous me permettez d'ailleurs une comparaison avec les les marchés financiers, ça n'empêche pas ce qui pourrait s'apparenter en quelque sorte à un délit d'initié parce que vous avez les informations les plus essentielles, les plus névralgiques sur les montants, les clauses, la concurrence.

Vous êtes numéro 2 de France Télévision, vous avez accès à tout et ensuite vous basculez chez un fournisseur privé qui est en concurrence avec bien d'autres fournisseurs privés qui a déjà conclu nombre de contrats avec France Télévision. Monsieur Candilis, vous avez passé donc 2 ans à comprendre les prix, les rouages, retenir et même définir les attentes éditoriales de France Lévion vis-à-vis de ces sociétés privées de définir aussi ces ces lignes rouges. Comment est-ce que vous pouvez nous garantir et même nous affirmer aujourd'hui que tout ça n'a pas eu d'incidence notamment sur le volume contractuel passé avec Benig sur certaines clauses que vous avez pu signer sur un éventuel favoritisme qui aurait pu être appliqué à l'égard de cette entreprise.

Je ne m'occupais pas. Je ma fonction de conseil n'allait pas dans les contrats, n'allait pas dans les productions. Je ne m'occupais pas de ça.

Je m'en suis pas occupé quand je suis revenu chez Banijet. Je n'ai en aucun cas et jamais, et je le dis souci serrement et fermement, conseiller Biget sur un contrat quand j'y étais en tant que conseiller ou conseiller baniget sur un montant de quelque contrat de production que ce soit. C'est bien clair, ce n'était pas je ne l'aurais jamais fait et je ne l'ai jamais fait.

J'aimerais aborder maintenant un un autre point qui a été d'ailleurs relaté dans la presse. Il y a eu un certain nombre d'articles sur le sujet. Euh le 6 avril 2018, soit 2 mois seulement après votre prise de fonction comme numéro 2 de France Télévision, votre épouse BBS Ster et l'invité de l'émission La quotidienne sur France 5.

Et en novembre 2019, le Canard enchaîné a révélé que votre épouse était invitée chaque année sur le plateau de cette émission pour y faire la promotion de ses activités commerciales et de son site lesconseilsdebapsi.com. Je vous donne quelques exemples des des tarifs.

On y trouve des patch à 100 € la boîte, une huile de beauté à 85 € les 20 ml, soit 4250 € le litre. Il y a un syndicat, la CGC, qui a déposé, on a entendu d'ailleurs l'un de ses représentants en audition il y a quelques semaines, qui a déposé une saisine auprès du CSA à l'époque pour des soupçons de publicité euh clandestine, des faits qu'ils sont strictement prohibés par la loi. Euh par ailleurs, s'agissant de votre épouse, vous vous conviendrez les conflits d'intérêt sont l'une des trois dimensions qu'on explore dans le cadre de la commission d'enquête.

Comprendrez qu'il y a un risque de conflit d'intérêt ? Est-ce que vous comprenez que l'invitation régulière de votre épouse à l'époque où vous étiez numéro 2 de France Télévision sur une émission du service public pour faire la promotion d'articles commerciaux qu'elle vendait par l'intermédiaire de de son site ? Est-ce que vous comprenez à l'époque où vous occupiez des fonctions imminentes que ça ait pu soulever des soupçons de conflit d'intérêt ?

Primo, c'est complètement faux. Mon épouse n'a jamais été invitée annuellement dans cette émission. Mon épouse est une comédienne qui travaille depuis qu'elle a 20 ans en France, qui a été une star sur TF1, qui a fait de nombreuses téléfilms, de nombreuses séries, de nombreux feuilletons qui a travaillé internationalement sur des séries en anglais, à l'étranger et en France qui a travaillé dans le cinéma.

À partir du moment où je suis rentré à France Télévision, elle a arrêté son métier de comédienne. Elle a ouvert un restaurant et elle a elle a travaillé dans ce restaurant et un producteur l'a invité pour venir faire une recette de cuisine gratuitement. Elle n'a évidemment pas été payée pour venir faire cette recette de cuisine.

En sous-titre de cette émission et je vous je vous enjoins à la regarder en sous-titre de cette émission, il a été dit qu'elle donnait des conseils. Sur ce sur ce site de conseil, nulle part, il n'est proposé de vendre des produits commerciaux. Tout ça est complètement faux.

Il y a eu une saisine devant le CSA qui a dû se qui a dû faire une plinière, c'est-à-dire une assemblée plainière où tous les membres du CSA ont visionné l'émission, ont regardé le site et ont dit qu'il n'y avait rien à voir. Maintenant, je reviens sur ce blog interne de d'un syndicat CGC. Le monsieur qui qui a été d'ailleurs invité dans cette dans cette enceinte a été licencié de France Télévision dans les années 2000 pour insubordination.

Depuis, il est revenu dans les locaux de France Télévision en trant en tant que délégué de ce syndicat. Il a choisi d'avoir ses bureaux d'enfance Télévision où toute l'année, tous les jours dans son blog, il dénigre l'entreprise, il dénigre les dirigeants de cette entreprise et il m'a dénigré violemment pendant toutes ces années et je n'ai jamais porté plainte, ni jamais dit que j'étais euh j'étais et cetera. Donc écoutez ce genre de choses qui sont entièrement fausses et qui sont colportées par un petit groupe de journalistes, je vous assure que c'est dur à entendre.

Voilà. Et pourquoi ne pas avoir porté plainte pour diffamation contre ce ces propos ? C'est vous vouliez pas rentrer dans une procédure ?

Je pense qu'il faut il faut quoi ? Pas s'abaisser à ça. C'est ça.

Il y a un dicton qui dit ça. Non. pour saisir la justice.

Non, je suis pas sûr. Je pense que quand on se fait diffamer, je pense je pense que quand on se fait diffamer, il faut voilà et j'indique que je suis en train d'explorer, je l'ai dit dans le cadre du bureau, une procédure pour parjure à l'encontre de ce représentant dans le cadre de l'audition dans la commission d'enquête. Ça ne m'étonne pas.

Monsieur Candidis, quelques dernières questions avant de vous poser. Merci pour votre patience madame Alvarez. J'aurai quelques dernières questions pour clôturer cette cette audition à vous adresser.

Je voudrais revenir et c'est ce sera une question un peu d'ordre général mais vous le savez monsieur Candilis le 25 février, on a auditionné devant cette commission les les dirigeants de de Banigé. Ils nous ont expliqué encore une fois que le chiffre d'affaires mondial de Banig ne dépendait que pour 1 % des contrats passés avec France Télévision. La dépendance de la filiale française Beniger France se lève à 30 % avec près de 30 % pour France Télévision. ce qui n'est pas négligeable pour une filiale qui est d'ailleurs le cœur d'activité du groupe Benig.

Et cette même audition a révélé que pendant vos deux premières années comme directeur des programmes de France Lévision comme numéro 2, les contrats de Bigé avec France Lévision ont progressé de 8 millions d'euros en 2018 puis de 11 millions d'euros supplémentaires en 2019 sont une hausse de près de 40 % en 2 ans sans qu'aucune acquisition nouvelle de la part de Banig n'ait pu expliquer cette augmentation contractuelle. Depuis le début, vous nous avez dit que ni de près ni de loin, vous n'avez été responsable d'une augmentation de volume contractuel entre France Lévision et Biger. Vous avez pourtant été le numéro 2 de France Télévision entre 2018 et 2020.

Vous veniez alors de Biget. Après 2020, vous êtes revenu chez Benig comme conseiller fiction. Comment est-ce qu'on peut croire que suite à une augmentation aussi importante de près de 40 % en 2 ans de volume contractuel passé entre France Télévision et Bigé alors que vous étiez numéro 2 de France Lévision que vous avez ensuite vous êtes ensuite de basculer chez chez Benig, comment est-ce qu'on peut croire que ni de près ni de loin vous n'ayez été concerné par ces ces augmentations de volume contractuel ? redire une chose, c'est que c'est pas moi qui décidais du moindre programme qui était mise à l'antenne.

France 2 et sa directrice générale Caroline Gotte, France 3 avec Dana Astier, France 4, France 5 avec Nathalie Darigrand. Chacune avait son autonomie pour commander des programmes et personne n'allait me voir pour me dire au fait c'est un programme Bijet. Un programme, c'est un bon programme ou un mauvais programme ?

Et un bon programme pour l'antenne, s'il venait de Banij, effectivement, ils avaient pourquoi ils ne l'auraient pas pris. En tout cas, moi, c'est pas moi qui ai commandé ces programmes pendant les deux années et demi où je montais la réorganisation qui est un travail, je vous en je vous assure, de longue haleine et totalement bouleversant pour l'entreprise. Je n'allais pas regarder quel était le programme, qui le faisait et pour quel coup parce que je n'en avais ni le temps ni la volonté.

Maintenant, quand vous me dites ces chiffres, je ne suis pas au courant de ces chiffres. Euh ça me semble des chiffres très importants et je comprends pas. n'ayant pas à mon avis de production de de grosses production signées, ça doit être une multitude de petits contrats qui font que ça devient des sommes pareilles.

En attendant, même pendant les 2 ans et demi où j'étais à France Télévision, je crois que Banij a continué à faire l'acquisition de société et que ces sociétés avaient elles-mêmes des contrats avec France Télévision qui sont qui sont passés sur sous bannière banet pendant cette période. Par exemple, la société, je crois, qui a fait la série culte et qui est devenue une autre série qui se tournait dans les DomTom. Elle a été rachetée entre-temps par Bijj et donc il est normal que son chif d'affair retombe dans l'escarcelle de Banijet.

Merci pour votre réponse. Non, je je vous confirme, il y a pas eu d'acquisition significative de Banig pendant ces années où vous étiez numéro 2 de France Lévision et où les contrats passés avec Banig ont augmenté de de près de 40 % en 2 ans. Vous expliquez que c'est pas vous qui avez commandé ces programmes que vous n'étiez pas au courant de ces chiffresl mais à nouveau et ce sera ma dernière question sur le sujet vous comprenez on a un peu du mal à le croire.

Vous étiez un directeur important chez Benig jusqu'en 2018. Vous êtes embauché par Delphineut pour être sa numéro 2, son numéro 2 auprès d'elle entre 2018 et 2020. Euh là, les contrats avec Banig augmentent de 40 %.

Vous revenez ensuite chez Beniger comme conseiller fiction et vous nous dites en fait que vous aviez pas la vue, vous aviez pas de décision et vous vous ignoriez les chiffres conclus entreig et France vision. On a du mal, enfin on a du mal à le croire en tout cas un numéro 2, j'imagine sur des montants aussi importants, surtout en charge de la programmation à connaissance les contrats conclus en tout cas de l'ordre de grandeur et des montants surtout que ça concerne quand même des dizaines de millions d'euros. Il a au moins connaissance de ces ordres de grandeur là.

Comment est-ce que vous pouvez et j'ai je veux vous croire, vous êtes sous mais qu'est-ce qui fait chez France Lévion en tout cas que ces risques de conflit d'intérêt pendant les deux années et eu ces ces 31 procédures qui ont été déclenchées mais qu'est-ce qui a fait que vous vous n'avez pas intercédé par d'autres moyens pour faciliter la conclusion de ces contrats avec une entreprise que vous avez ensuite rejointe quelques mois après ? Ben, je vais répondre, je crois que j'ai répondu à cette question avant. Je propose d'avancer et monsieur Courbi, même la Roche Houbert avait nous avait expliqué après voilà, on peut on peut croire ou pas le croire.

En tout cas, des explications nous avaient été apportées sur l'augmentation des contrats. Et pour revenir celles et ceux qui nous écoutent peut-être alors je sais pas si vous avez en avez mémoire, je c'est que monsieur Courbelar Joubert avait expliqué les raisons de cette augmentation. Je sais pas si vous les avez en tête.

Absolument pas. D'accord. sur rapporteur puis on et vous n'avez pas en tête les raisons de l'augmentation de ces contrats alors que vous étiez numéro 2 de France pardon déjà le chiffre de 40 % me semble absolument incroyable puisque vous parlez de 8 millions et cetera donc je vois pas comment on peut augmenter de 40 % en 2 ans un chiffre d'affaires.

Donc je je connais pas ces chiffres, je ne les ai pas. On ne les a pas communiqué et je ne peux pas les commenter. Bon, c'est c'est des chiffres qui nous ont été communiqué par France Télévision dans dans le cadre de la commission d'enquête.

J'ai dit près de 40 %, il s'agit de 37 % de façon très très exacte en en 2 ans de contrat passé entre France Télévision et le groupe Bigé à l'époque où vous étiez donc numéro 2 de France Télévision. Mais je crois qu'on a entendu vos réponses et je ne vais pas insister plus longtemps. Madame Alvarez, merci en tout cas pour votre patience.

J'aurai quelques questions. Ce sera concis euh concernant votre rôle et de la même façon, vous avez compris hein, le rôle de cette commission d'enquête, c'est d'essayer de de relever ou de prévenir d'éventuels conflits d'intérêts. Je le rappelle, le 8 janvier 2024, BANIG France a publié un communiqué de presse annonçant votre nomination comme présidente de kem production, donc sa filiale de Big, filiale documentaire et dans ce communiqué Alex Rojeert que l'on a entendu à justifier votre recrutement en ces termes, je la cite, nous recherchions depuis longtemps une personnalité ayant travaillé avec des diffuseurs de renom comme é France Tévision de KM, la fameuse filiale fin de la citation.

Enfin, vous avez donc été recruté explicitement pour votre connaissance de France Télévision, diffuseur que vous veniez de quitter après 4 ans comme directrice des documentaires de France Télévision. Est-ce que vous pensez que l'un des motifs principaux de votre recrutement, comme l'explique madame Laaroubert, c'était aussi votre bonne et parfaite connaissance des rouages de France Lévision qui aurait pu aussi faciliter pour Biger la conclusion et la signature de contrat avec eux. Je vous remercie pour votre question.

J'ai été embauchée le 8 janvier 2024 pour mes compétences professionnel. Mon parcours le le prouve compétence et mon expertise en documentaire avant tout en documentaire tant sur le terrain d'ailleurs j'allais dire national mais également international. En effet, France Télévision, comme je le disais dans mon propoliminaire aujourd'hui est le diffuseur qui est le plus important pour l'écosystèmes documentaires.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui France Télévision diffuse plus de je crois de 60 % des diffuseurs des documentaires en France. Donc de façon totalement logique, Alexia recherchait depuis enfin elle savait depuis qu'elle avait repris la présidence de Banij France, elle souhaitait vraiment que le documentaire qui avant n existait très peu dans ce groupe, c'est-à-dire que le groupe Banijet vraiment explore l'ensemble des genres de la télévision française et pas simplement de la télévision française, j'allais dire de de tous les médias. et le documentaire n'y était pas présent euh pour un pour un tel groupe, c'était un manque.

Alexia souhaitait remédier. Donc j'ai été embauché pour mes qualités professionnelles et pour mon expertise en terme de documentaire. Et comment expliquez-vous, merci pour votre réponse.

Comment expliquez-vous les le les raisons avancé par madame Laroubert qui explique que il cherchait une personne qui avait travaillé avec des diffuseurs de renom comme et France Télévision. Comment est-ce que vous expliquez cette raison avancée ? Est-ce que vous ne pensez pas que c'est votre carnet d'adresse, votre connaissance fine des roages de France Lévision qui a fait que derrière vous avez été embauché à cette position importante par Benig.

Certainement ma connaissance très fine en effet du documentaire et comme je le disais du documentaire et comme le service public d'ailleurs est le deuxème diffuseur de documentaires en France et le documentaire est une expertise très particulière. euh on ne s'avente pas expert du documentaire et les partenaires, j'allais dire les plus exigeants du documentaire, à la fois c'est les premiers diffuseurs, mais à la fois c'est les plus exigeants, ce sont vraiment France Télévision et donc euh c'est une et à la fois, j'ai envie de dire comme vous l'avez retracé euh gentiment mon parcours avant, j'arrivais aussi de la distribution et de l'international. Donc cette expertise, c'est euh le mouvement euh j'allais dire dans une carrière et et dans un dans un écosystème qui est lui aussi en mouvement permanent.

Je pense que le mouvement euh des talents, le mouvement des experts est important et donc ça me ça me le semblait une dans tous les cas une décision euh importante d'Alexia de vouloir que le documentaire rejoigne les expertises du groupe Banijet. Et j'ai envie de dire un peu trivialement, j'ai j'étais sur le marché puisque j'avais été licenciée. Donc voilà, j'ai été embauchée.

Merci. Merci. Je vous vous expliquez que vous avez donc été licencié.

Est-ce que vous pouvez et peut-être aussi monsieur Candid, je vous ai pas posé la question, est-ce que vous pouvez nous donner aussi les termes de votre sortie de France Télévision ? Ça a été un vrai sujet aussi. On a auditionné monsieur Samuel Étienne, on a eu d'autres aussi qui nous ont madame Darry Grand qui nous ont expliqué qu'il y a eu des indemnités de départ.

Quelles ont été vos indemnités de départ de France Lévision avant de rejoindre Benig ? Il y en a pas eu puisque c'était une sortie et j'ai eu le sol de tout compte de mon de mon contrat. Voilà.

Oui. Pour préciser pour ceux qui nous écoutent, c'était pas un licenciement, c'est vous qui êtes parti. Monsieur Samuel Étienne, c'était une rupture conventionnelle et vous madame Alvarez, vous c'était un licenciement.

C'était un licenciement. Donc j'ai j'ai eu comme il se doit des indemnités de licenciement qui était de quel ordre ? Certaines que je doivent répondre dans publiquement à cette cette question.

Quoi ? Je répond. Bah vous êtes comme tout salarié français, vous êtes pas obligé de le dire publiquement.

Vous pouvez nous le communiquer par écrit si vous le souhaitez. Voilà. Voilà.

Oui, c'est ce que je voulais répondre. Oui, c'est que je suis pas obligé de répondre publiquement maintenant. Est-ce que vous pouvez nous donner peut-être lors de grandeur ?

C'est aussi l'objet de beaucoup de discussions dans cette dans ces auditions. Quel était l'ordre de grandeur ? pendant combien de temps est-ce que vous avez travaillé chez France Télévision et donc à la fin quel était à peu près l'ordre de grandeur qui j'imagine devait correspondre aussi au cadre au cadre légal ?

Il y a peut-être pas eu de négociation supplémentaire qui a dépassé le cadre légalument dans le cadre légal et ça faisait un peu plus de 7 ans puisque j'avais rejoint le groupe France Télévision en mars ou en février 2016 et peut-être le permet parce qu'on a façon il y a pas d'autres députés d'autres groupes politiques donc on va terminer à de à deux cette audition mais euh est-ce que finalement effectivement il vousouver des indemnités de licentiment il vous licencie je l'ai dit vous êtes une professionnelle reconnue et ce que vous vous dites votre licenciement, c'est du gâchi à la fois professionnel, mais aussi en terme d'argent public. Finalement, pourquoi me verser les pourquoi me licencier ? Pourquoi me verser les indemnités de licenciement ?

Le rapporteur a les chiffres, je crois. Enfin, en tout cas, je crois qu'on les a sur la plateforme. Vous me le confirmez, monsieur l'administrateur.

On a des chiffres, vous savez pas. D'accord. Enfin bon, on vérifiera si on les a.

Je pense qu'on les a. Puis si on les a pas, on les demandera à France Télévision. Bon, en tout cas, est-ce que quand à post, vous dites que c'est un peu du gâchi professionnel et aussi d'argent public de de licencier des cadres comme ça qui font leur travail ?

Enfin voilà, je je peut-être une question un peu j'imagine votre réponse, mais j'aimerais qu'on creuse un peu quand même cette question. Sauf vous nous dites qu'il y avait pas de conflit avec votre direction, il y avait pas de ce que vous nous avez expliqué, ils ont voulu renouveler la renouveler mais c'est un peu vague comme raison. Alors, on pourra le demander à Delphine Arnote, mais peut-être que vous pouvez nous expliquer votre point de vue aussi.

C'est vrai que 3 ans après euh ça me semble absolument pas un gâchi. Euh le la direction documentaire de France Télévision continue à parfaitement fonctionné. Euh donc euh c'est 3 ans après.

Donc je vais pas parler de gâchi, je vais parler simplement, ça c'est sûr comme je le disais tout à l'heure, de faire licencier, ça fait partie, je crois de la de la vie de d'une quand d'une longue carrière professionnelle qui est absolument pas agréable. Euh donc je suis en revanche très heureuse d'avoir retrouvé du travail un an après, c'est long un an mais à la fois vite aussi donc pour retravailler. Donc j'ai pas de Oui, il y avait nécessairement du désaccord avec la direction puisque j'ai été licencié et que c'est aussi ça fait partie, je le dis, c'est pas de la langue de bois la les grandes entreprises de ce souhait de renouveler les les directions, l'incarnation d'une direction.

Moi-même quand je revois mon parcours, j'ai j'ai voilà j'ai beaucoup bougé aussi. J'ai eu le souhait de de bouger. Alors parfois on a le souhait soit de bouger puis parfois on on décide pour nous.

Donc c'est ce qui s'est passé pour moi. Je laisse j'aurai des questions mais je vais laisser le rapporteur terminer. Il en a encore quatre.

Merci monsieur le le président. Pour venir un peu plus précisément notamment sur les volumes contractuels. Monsieur Candils, on a évoqué le passage de 8 à 11 millions à l'époque où vous étiez numéro 2 de France Télévision sur le volume contractuel passé avec Biget.

Euh madame Alvarez, donc euh lors de l'audition de de Banig le 25 février 2026, on a appris que KM Production filiale de Banig dans les documentaires avait signé pour 46000 € de contrat avec France Lévision en 2022, 0 € en 2023 et 169000 € en 2024 année de votre arrivée comme présidente de la filiale. Bon, c'est une multiplication par 23 mais je remets les choses dans leur contexte. C'est des montants qui sont quand même très faibles euh et donc évidemment qu'ils sont variables et que des multiples importants peuvent se dégager.

C'est important aussi d'avoir un peu de recul sur les chiffres que l'on annonce. Euh mais est-ce que vous convenez que il y a une une forme de coïncidence entre le moment où vous arrivez et l'augmentation importante, même si les volume est faible de contrat passé entre France Télévision et et BNIG ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment de l'intérieur ça s'est fait ?

Quelles sont les relations que vous avez utilisé ou que vous avez mis à disposition de de Baniger auprès de France Lévision pour notamment conclure ces ces contrats ? Alors déjà il y a pas de En effet, merci pour votre question. Il y avait pas de surprise puisque c'était ma mission de développer le documentaire.

Donc c'est ce que j'ai fait. Je l'ai fait avec le premier diffuseur documentaire en France qui est France Télévision. En effet, comme vous dites, de passer de 40000 € ensuite 1 million.

Euh en fait, c'est pas 23 contrats, hein. Il y a eu notamment un contrat important 18 mois après la diffusion de cette coproduction internationale avec ZDF aussi euh sur le journal d'Anne Franck qui était qui n'a pas été développé par moi, qui est quand je quand je suis arrivée à à KM, bah bien sûr, je travaille pas seul, je dirige KM. Euh donc j'ai une cellule documentaire qui travaille avec moi et c'est vrai que le souvent d'ailleurs le on oublie que dans la production plus que produire on développe on développe et on développe et on développe et on a souvent un projet sur 5 qui est pris et là c'est euh c'est le producteur qui que j'embauchais qui travaillait à mes côtés qui développait euh plein de projets notamment avec France Télévision comme beaucoup de producteurs indépendants et producteurs en général de documentaires. travaille soit avec France Télévision principalement et avec Arté développait ce projet Anne Franck.

Donc ce projet était déjà euh en discussion avec un auteur réalisateur. Donc j'ai pas euh si c'est pour reprendre vos termes, je sais plus exactement les termes, j'ai pas utilisé euh j'ai simplement utilisé euh euh mes compétences aussi pour trouver l'équipe artistique. Ça démarre comme ça les documentaires. avant tout, c'est je je vais pas vous voilà, ça serait peut-être un peu ennuyé pour vous, mais c'était aussi de récupérer les droits d'adaptation du journal d'Ind Franc qui pas une mince à faire euh pour deux territoires très importants qui étaient le territoire français et ça c'est vraiment mes compétences exdistributrices qui connaît bien ça et territoire allemand et quelques territoires européens.

Euh donc c'est vrai que euh 2025 euh soit 2 ans après euh avoir quitté France Télévision, c'était les grandes commémorations 1945 et notamment euh c'est euh c'était les 80 ans de la disparition d'Anne Franck. Euh donc France Télévision qui a un euh le diffuseur qui diffuse le plus de grands documentaires de Primetime euh a pris en tous les cas souhaitait euh et c'est j'en suis très heureuse et aussi avec une forme si vous avez eu l'occasion de le voir avec une forme très particulière pour s'adresser aux plus jeunes sur ne pas que Anne Franck ne tombe pas dans l'oubli. Donc c'est comme ça que ça s'est passé.

Ça s'est passé de façon ça s'est passé dans le travail. Merci madame pour votre réponse. Lors de l'audition de des dirigeants de Benigé, le groupe a reconnu vous aviez fait l'objet de deux procédures renforcées en 2024. ces mêmes procédures dont nous venons de parler qui établissent qu'elles n'impliquent en fait qu'une seule signature supplémentaire pour signer et conclure des contrat.

Est-ce que vous pensez sincèrement que une seule signature supplémentaire dans l'engagement d'un contrat que vous avez vendu à France Livision, ça constitue une garantie suffisante pour prévenir d'éventuels conflits d'intérêt ? On va devoir remettre des conclusions, des recommandations dans le cadre du rapport dans quelques jours et quelques semaines. Quels seraient les conseils que vous pourriez nous formuler, vous qui avez vécu d'une certaine façon ce passage entre audiovisuel public et société de production privée ?

C'est d'abord rappeler et avant la procédure renforcée, c'est peut-être aussi de comprendre de la façon dont dont travaill professionnels de France Télévision, dont j'ai fait partie et maintenant je les vois au travail, c'est que avant tout c'est le projet rien que le projet. Et ça c'est euh et et c'est et c'est quand même un énorme travail. Je vais parler du documentaire.

Documentaire euh c'est euh 3000 projets reçus par an. C'est tout un travail avec des conseillers de programme, avec des directeurs délégués. Euh la direction documentaire est aujourd'hui organisé par pôle, par donc il y a tout un travail, c'est pas simplement la procédure renforcée à bah tiens voilà ce projet qui arrive, on va le faire signer par la présidente de France Télévision, ça marche absolument pas comme ça.

C'estàd les nous les producteurs, on on dit souvent que les délais sont longs. On a l'impression de beaucoup attendre parce que il y a un travail de fourmis qui est fait. D'abord, c'est le projet, rien que le projet.

Est-ce que le projet correspond aux lignees éditoriale ? Est-ce que le projet a une qualité artistique différente ? Est-ce que Et c'est pas simplement une c'était quand même pour le dire, pour être clair, il y a il y a c'est certainement toujours un peu ennuyeux d'entendre comment ça se passe, mais c'est c'est comme ça.

Donc pour répondre à votre question, en revanche, c'est vrai que moi je je défends le le mouvement des des experts, je défends le le mouvement des compétences. Euh je dois dire alors je vais je vais parler de moi, vous m'interrogez. Euh moi ça ça c'est toute toute ma vie a été faite de mouvement et et c'est pour ça que j'aime le documentaire.

Donc euh je pense que ça peut appauvrir aussi euh les nos nos contenus et aujourd'hui euh on le sait avec cette explosion des médias avec on est vraiment dans un moment compliqué. Donc je pense que le mouvement des des des voilà des experts et des compétences, ça c'est très important. En effet, il faut en revanche encadrer euh encadrer ces mouvements.

Ça, je je j'en suis totalement d'accord. Et euh mais je de par ma longue expérience en France et à l'étranger, euh il y a aujourd'hui en France des très grands professionnels aussi, pas aussi des grands professionnels à qui on peut vraiment faire confiance. Mais ensuite, j'imagine que vous, grâce à ces auditions, vous avez pu avoir un regard très global que je n'ai pas et que je je j'espère que vous pourrez étirer les conséquences et en tous les cas des des propositions.

Point de vue, peut-être il y a plusieurs options sur la table. Vous avez parlé monsieur Candidis, de clause de non concurrence qu'on peut mettre dans les contrats de travail. Alors, ça coûte cher mais la contrepartie c'est que quand vous quittez vos fonctions, que vous êtes licencié, vous pouvez pas travailler pendant quelques temps dans une société prestataire ou chez un concurrent ou chez un partenaire.

Donc c'est une option 1. La deuxième, c'est ce qui fait ce qui se fait pour les politiques euh ou pour les haut fonctionnaires. C'est-à-dire qu'une autorité regarde, j'allais dire votre votre offre d'emploi et et et met un avis.

La troisème, c'est des procédures renforcées beaucoup plus strictes. Euh bon, je sais pas. Voilà.

Est-ce que est-ce que vous vous dites à postériori au regard des procédures renforcées que le rapporteur vient de citer, vous dites "C'est vrai que ça serait quand même plus sain compte tenu des fonctions qui sont les miennes avec des indemnités de licenciement de l'argent public de se dire qu'à la limite vaut mieux que ça soit des indemnités plus fortes et pendant 1 an, un an et demi, 2 ans, je vais ni chez un concurrent ni chez une société prestataire ou vous dites c'est un peu strict en terme quand même de fluidité du marché du travail et et vaut et ça coûte cher les clauses de non concurrence. Donc vaut mieux des une autorité qui viendrait comme pour les haut fonctionnaires. Quel est votre c'est important d'avoir votre avis là-dessus avant de passer je crois à des questions sur un autre sujet.

La financer enfin financer en tous les cas rémunérer une clause de concurrence. Je crois comprendre que le service public est en difficulté aussi. Donc c'est c'est je sais pas si c'est le vraiment ça, je me permets là, c'est vraiment de mon petit point de vue euh et la j'allais dire la fluidité du marché aussi et puis c'est surtout euh peut-être en tous les cas réétablir si vous à la lumière de de de l'ensemble de ces auditions de réguler de façon plus forte les conflits d'intérêt possibles.

C'est vrai que rémunérer des clauses de concurrence, des clauses de non concurrence, il faut pouvoir les rémunérer. Oui, bien sûr. Mais après, on peut se dire, enfin, vous voyez, on a mis en lumière cette commission d'enquête des cas où les personnes sont licenciées, c'est quand même des indemnités de licenciement importantes, c'est de l'argent public, des gens qui heureusement retrouvent du travail et je suis on est tous heureux pour vous que vous ayez retrouvé du travail.

Mais on se pose la question, du coup, on se dit finalement est-ce que c'est une manière de gérer les ressources humaines ? Vous voyez, on licencie des gens, leur ver des indemnités de licenciement, de l'argent public, ces gens-là retrouvent vite du travail et tant mieux. Euh mais du coup euh ça paraît un peu Ouais, ça paraît un peu étrange.

On a eu le cas d'un présentateur qui se fait licencier, qui a des enfin une rupture conventionnelle, je vais être précis, euh et qui finalement continue de présenter un jeu. Euh alors il le faisait au départ comme salarié, maintenant il le fait comme prestataire d'une société de production. Bon et à la fin, c'est quand même de l'argent public qui est dépensé pour verser d'indemité de desseniment des ruptures conventionnelles.

Donc c'est vrai qu'on voilà euh peut-être que les clauses de non concurrence ça coûte plus cher, mais là on est un peu au milieu du gai. Ça coûte quand même de l'argent sans avoir absolument des garanties absolues de de de ce prémunir de conflit d'intérêt. Bon, on est un peu dans un juste milieu mais je laisse monsieur rapporteur, il avait je crois encore trois questions et j'en aurai trois dernières aussi.

Merci monsieur le président. Non, effectivement ma ma question portée un peu sur la remarque de monsieur le président. Euh vous le voyez, vous le savez, mais le haut fonctionnaires euh dans des cas de pantouflage, c'est-à-dire de navettes entre des sociétés privées et la haute administration sont soumis à un certain nombre de contrôles obligatoires notamment de la haute autorité, de la transparence de la vie publique.

Les élus, les députés eux-mêmes sont aussi soumis à ce type de contrôle et visiblement pour des cadres dirigeants de l'audis public en fait une sorte de régime dérogatoire où il ne passe pas par les mêmes cases déontologiques que ses haut au fonctionnaires et que ses élus. Euh ça a été d'ailleurs dénoncé hein dans le rapport pour avis en date de de d'octobre 2025, je le cite, des réponses de France Télévision marquées par leur imprécision et par un refus manifeste de divulguer les chiffres réels parce que en plus de ça, on a aussi un refus et parfois une opacité sur les montants réels d'indemnité de départ parfois de plusieurs centaines de milliers d'euros de ces mêmes personnes qui ensuite sont embauché dans des sociétés de production pour laquelle ils ont signé des contrats importants au titre de leur responsabilité de de directeur de France les division. Quelles serait là ou les recommandations principales que vous formuleriez pour que demain ce type de pratique n'est plus court ?

Est-ce que il faut par exemple que un dirigeant de France Tévision qui a signé pour plusieurs millions d'euros de contrat avec une société de production dans les 3 ans qui suivent son départ de France Lévision ne puisse pas rejoindre cette société de production et ensuite ne puisse pas revenir chez France Télévision en tout cas à des fonctions qui lui permettraient de ressigner des contrats pour cette même société. Est-ce que ce serait par exemple et je pense que c'est ni de droite ni de gauche mais c'est juste du mon sens. Est-ce que ce serait pas une mesure déontologiquement et moralement euh opportune qu'on pourrait d'ailleurs insérer et inscrire dans notre rapport de commission d'enquête ?

J'ai certainement pas votre votre expertise après toutes ces ces reparlez de navettes, de pantouflage. Alors, c'est vrai que dans mon cas particulier que je connais le mieux, il y a eu niette ni pantouflage. Comme l'a dit Alexis la rocheubbert, j'avais jamais signé, je sais pas, il y avait je crois 40000 € en 8 ans.

Euh donc je connaissais pas Alexia. Donc c'est vrai qu'il y a pas eu je je pense je redéfends toujours cette idée de de de mouvement de des compétences. Enfin c'est c'est quelque chose d'ailleurs que je fais aussi avec mes équipes à AKM.

C'est aussi, je vais parler encore du documentaire, c'est aussi par exemple aujourd'hui KM, on signe avec tous les partenaires, on signe avec Nouveau 19, on signe avec avec Canal Plus, on signe avec M6 et j'en suis très heureuse. Donc c'est aussi de de et ces choses-là sont possibles quand on connaît bien on connaît bien le le métier. Euh certainement, je vous dis c'est pour moi ce qui est important, c'est le mouvement, le mouvement des compétences.

Et en effet, j'entends ce que vous dites, euh de pouvoir de pouvoir donner un cadre précis à à ce mouvement. Ça, je je un cadre précis qui évite tout soupçon euh et tout conflit d'intérêt, c'est que ce cadre droit précis, alors à mon égard, le cadre a été respecté dans le cadre qui existe aujourd'hui. Après, si à la lumière de l'ensemble des des audictions que vous avez eu que j'ai pas tout suivi, vous pensez qu'il y a des renforcements, c'est c'est totalement possible et il y a certainement un autre cadre à fixer, mais c'est toujours les les cadres plus voilà, c'est un cadre à fixer.

Et j'indique juste qu'il y a pas de effectivement, il y a pas de de régime dérogatoire. Il se trouve que la loi aujourd'hui encadre les allers-retours des des fonctionnaires. D'ailleurs, c'est pas que des haut fonctionnaires hein, des des fonctionnaires, des agents publics, des politique, mais les règles, notamment celle du code pénal, hein, qui encadre ces pantouflages.

C'està-dire c'est effectif, c'est le mot usuel, mais je veux dire en tout cas le passage du privé au public ou du public au privé. C'est vrai que dans le cadre de la loi, c'est les agents publics, les politiques, il y a pas les salariés des entreprises publiques. Donc c'est pas un régime dérogatoire pour France, Télévision, Radio France.

C'est simplement que les salariés des entreprises publiques ne sont pas concernés. Et je pense que ce qui vaut et les recommandations que le rapporteur fera, que je ferai, que d'autres feront, elles sont d'ailleurs peut-être pas les mêmes, euh peuvent porter sur le public mais mais peuvent intéresser, j'imagine, les autres entreprises publiques qui n'ont pas ces mêmes règles euh relatives au au pantouflage ou en tout cas au passage du privé public pour être plus précis. Monsieur Candy une dernière question qui qui vous concerne si vous me le permettez.

Selon certaines informations qui ont été transmises, en plus de vos fonctions de directeur des programmes en quelque sorte de numéro 2 de de France Lévision, vous avez été je crois nommé lors de votre arrivée chez Francevision PDG de MFP qui est une filiale de France Télévision qui se nomme aujourd'hui France TV Studio. La loi prévoit que tous les présidents d'entreprise publique transmettent une déclaration à la haute autorité de la transparence de la vie publique dans les 2 mois qui suivent leur nomination. Et ce n'est qu'en juin 2019 que le conseil d'administration acte votre démission vous permettant de de vous soustraire à cette obligation.

Pourquoi est-ce que vous avez démissionné de la présidence de de cette filiale de France Télévision 16 mois après votre arrivée chez France Télévision ? Et est-ce que vous avez rempli vos obligations pardon déclaratives lorsque vous étiez PDG de France TV Studio ? Non, quand vous arrivez et que vous êtes numéro 2 d'une entreprise, tout d'un coup, on vous dit tiens bah tu vas être on va te nommer dans tel conseil d'administration, on va te nommer dans tel endroit, on va te mettre à tel endroit et tu vas devenir PDG de telle chose ou de telle autre chose.

Et en arrivant, j'ai dit bon ben OK, faites si vous avez besoin de moi, faites-le et cetera. Et puis au fur et à mesure, j'ai vu que j'avais énormément de travail, que cette réforme, je reviens toujours sur elle, était absolument prépondérante pour le service public et pour se retrouver dans le nouveau monde qui allait être le sien et qui était déjà le sien. Et donc au bout de je crois que je n'ai même pas fait un conseil d'administration au sein de MFP mais je leur ai dit écoutez franchement j'ai dit oui mais j'aurais dû dire non et je vous demande de prendre ma ma démission et je sais pas si elle a été actée immédiatement mais en tout cas je je pense même avoir fait deux réunions internes à MFP mais aucun conseil d'administration de cette société ni la volonté ni les moyens.

Merci. Et sur cette obligation de déclaration auprès de la haute autorité de la transparence de la vie publique, queles que soient les modalités d'exerceuse de votre présidence, c'est une obligation dans les 2 mois qui suivent cette obligation, pourquoi ne pas avoir et bien rempli et renseigné et effectuer cette formalité de d'obligation déclarative auprès de cette autorité de la transparence ? Je je j'avais autre chose à faire, on va dire.

Je n'avais personne ne m'avait prévenu de cette chose et comme je donnais la démission, j'ai dû dire que ce n'était pas la peine. Mais je n'ai rien à cacher de de ma vie, ni de mes propriétés, ni de ça. J'ai 47 ans de d'audiovisuel.

J'ai dirigé des très grosses entreprises. J'ai effectivement gagné ma vie, très bien ma vie. Et quand je suis venu à France Télévision, j'ai accepté un salaire qui était trois fois moindre de celui que j'avais en moyenne dans les 6 dernières années qui avait été les miennes.

Je l'ai fait parce que j'avais envie besoin et que je m'étais dit que je n'avais jamais travaillé pour le service public et que j'avais peut-être quelque chose à faire avant de conclure ma vie professionnelle. Je pense que ce que j'ai fait à France Télévision le prouve. et je suis fier de ce que j'ai fait.

Je suis d'autant plus fier que c'est une réorganisation qui existe encore et qui est et qui n'a et qui n'est mise en cause absolument par personne à l'intérieur de l'entreprise ni à l'extérieur puisque je me souviens même qu'au CSA euh la chose a été appréciée et par le conseil d'administration de France Télévision tout autant qui est fait de de beaucoup de personnalités et de représentants de l'État. Je crois que vous êtes resté 16 mois à la tête de de France LV Studio. Pourquoi ne pas avoir pris le temps alors que l'obligation c'était sur les de mois qui suivaient votre nomination ?

Pourquoi ne pas avoir pris le temps d'effectuer les les déclarations auprès de la haute autorité de la transparence de la vie publique ? Vous voyez par exemple, on est élu député en quelques semaines seulement, je crois que ça doit être peut-être 8 semaines maximum, un peu comme vous, on doit déclarer et verser l'intégralité de nos bulletins de salaires sur les 5 années qui précèdent notre élection comme député, que ce soit pour une entreprise publique ou une entreprise privée pour laquelle on a pu travailler. On doit déclarer tout notre patrimoine, on doit déclarer l'ensemble des conflits d'intérêt éventuels.

C'est des obligations qui sont lourdes mais qui permettent aussi une forme de transparence vis-à-vis des électeurs, vis-à-vis des Français qui se qui qui qui peuvent réaliser qui vote vraiment la la loi. Vous aviez cette obligation là, vous êtes resté 16 mois en poste, vous aviez 2 mois pour le faire. Pourquoi ne pas avoir pris le temps ?

Alors, vous m'expliquez en fait que vous ignoriez que vous deviez cette obligation là sous 2 mois. 16 mois, vous me l'apprenez, pardon hein, mais pour moi, c'était un poste honorifique, honorifique ou en tout cas technique. Et donc, je ne vois absolument pas ce que j'ai pu faire en tant que que président de cette société pendant 16 mois parce que je ne l'ai pas fait.

Effectivement, je n'ai ni été rémunéré pour ni à à faire cette à exercer cette mission. Maintenant, en ce qui concerne, j'ai l'impression que je cache que je cache que je possède, que j'ai gagné que je Non, non, mais attendez, je continue. Pardon, monsieur, en l'occurrence la loi impose aux dirigeants pardon.

Enfin, excusez-moi là, je je vais non je termine, je vais venir en soutien du rapporteur. Enfin, je veux dire, nous c'est la loi qui fixe l'obligation pour les dirigeants de remplir une déclaration à la haute autorité de la vie publique. C'est tout à c'est normal de s'étonner que que ça n'a pas été fait. et nous les députés, on a 2 mois pour le faire.

C'est la loi nous l'impose et si on le fait pas, on se fait taper sur les doigts. Enfin, c'est normal et on a tous rempli nos déclarations d'intérêt et de patrimoine et quand je le fais, j'ai pas le sentiment que qu'on vient m'expliquer que je cache mon patrimoine ou que je cache mes revenus. La loi m'y oblige, je m'y soustrais.

Il se trouve que la loi prévoit aussi pour les dirigeants des entreprises publiques de le faire. C'est pas une suspicion que que que le législateur a contre vous que dans cette commission d'enquête, on vous porterait. Monsieur Candilis, personne remet en cause votre intégrité.

La la question si on se dit il y a une obligation légale, comment se fait-il qu'elle n'a pas été remplie ? Comme votre réponse était un peu floue, on n'a pas compris si France Télévision vous l'avez pas indiqué parce qu'il est vrai que nous euh on a on est saisi par la haute autorité hein. Ça nous on le fait pas spontanément.

On a un mail, si on répond pas, on a un nouveau mail donc on est on est alerté. Donc c'est pour ça qu'on voulait votre réponse précise. Est-ce que voilà comment France Télévision ne vous a pas averti ?

Est-ce que c'est vous qui n'avez pas répondu ? On veut juste comprendre. Voilà, c'est pas Non, mais je pense que j'avais déjà décidé de partir.

Alors maintenant, ça a mis 16 mois à nommer un nouveau président. Ça c'est une autre histoire et qu'à partir de là, je ne voyais pas pourquoi j'avais à remplir cette comment vous appelez ça ? Déclaration d'intérêt.

Déclaration d'intérêt. Maintenant, j'ai payé mes impôts très bien, très fortement. J'ai travaillé, j'ai payé tout ce qu'il fallait payer et je vis aujourd'hui loin de tout ça et très heureux.

Merci monsieur rapporteur. Une dernière question et j'en aurai quelques puis je on conclure. Merci monsieur Clanis.

Effectivement, à votre départ, le Figaro en date du 7 septembre 2020 annonce que France Télévision renouvelle son état-major. Delphine Ernut, nomme pour vous remplacer, vous qui aviez 66 ans à l'époque, Stéphane Sidbon Gomez, 33 ans qui n'avait lui travaillé que pour Europe écologie les vert jusqu'à présent et qui prend votre place de numéro 2 d'une entreprise de près de 9000 salariés. Il vous remplace aussi, je crois à la tête de de France TV Studio.

Et dans la même édition du Figaro qui l'annonce, le Figaro soulligne, je le cite, vous écarter un spécialiste reconnu en parlant de vous pour nommer quelqu'un qui n'est pas un homme de l'art. En parlant de monsieur Sidmont Gomè, remplacer un professionnel par un amateur, c'est étrange, s'étonne un beau un bon connaisseur du secteur public. Fin la citation.

Est-ce que vous avez vous aussi partagé cet étonnement comme l'étonnement de beaucoup de députés membres de cette commission d'enquête, de beaucoup de commentateurs, on a pu en faire part d'ailleurs monsieur Sid Mon Gomez lorsqu'il est venu en audition. Qu'est-ce qui justifie qu'une personne qui n'a eu pour seul expérience que d'être l'assistant de Cécile Duflot d'Eva Joli et d'être un cadre d'Europe écologie les verts qui n'y connaît donc rien à l'univers des médias de l'audiovisuel de la production de prendre en quelques mois seulement euh la deuxème place le deuxème poste d'une entreprise publique de 9000 salariés d'un budget de 3 milliards d'euros par an. Qu'est-ce qu'il a justifié ?

Et est-ce que vous partagez un peu ces conclusions qu'on a pu lire dans les colonnes du Figaro qui expliquent que vous, spécialiste reconnu, avez été remplacé par un simple amateur ? Spécialiste reconnu de 66 ans, n'oublions pas. Pas compris la remarque sur l'âge du rapporteur.

C'était pour expliquer C'était pour expliquer que vous étiez expérimenté, je crois. Non, non, mais j'ai bien compris. Sagesse.

Oui, merci. Vous avez remarqué euh écoutez, j'ai côtoyé monsieur Sid Bongomèz durant les 2 ans et demi de ma présence d'en France Télévision et j'ai côtoyé quelqu'un d'un grand professionnalisme, quelqu'un qui avait des idées constantes, qui réfléchissait et qui était loin des côteries du monde de la production parce que vous imaginez bien que vous parlez de banjet tout le temps mais quand vous êtes vous avez un tel poste c'est des coups de fil constants de producteurs qui veulent proposer les programmes qui que vous connaissez qui vous redemandent qui vous rappellent qui vous repropose quelque chose. Donc il faut rester vraiment loin de tout ça et laisser les équipes travailler et faire leur travail avant que des décision soient prise.

Je pense qu'il est que monsieur Sidemon Gomez est à sa place. Voilà et je trouve qu'il le mérite parce que c'est un professionnel impressionnant. Voilà ce que j'ai à dire.

Merci beaucoup. J'ai quelques questions et puis on on conclura cette cette audition peut-être pour vous même Alvarez. Je vais faire référence à un article de de Téléama.

Pas de raison de citer que le Figaro, même si on est attaché au Figaro ici, mais il y a beaucoup de médias qui parlent de de duel public. bien plus sérieusement, un article de Téléama qui revenait sur votre licenciement avec des professionnels du secteur documentaire qui s'alarmait de votre départ indiquant, je cite, ces professionnels que vous étiez une grande une grande professionnelle du documentaire. Ils saluaient votre professionnalisme, ils insistaient sur votre travail collectif, sur votre ligne éditoriale.

Nous sommes inquiets de toutes ces manœuvres autour de la création documentaire. Mais mais la partie de l'article qui qui m'intéresse et je voulais avoir confirmation auprès de vous, c'est les motifs du licenciement qui sont avancés dans ce dans cet article. Madame Alvarez n'hésite pas à faire appel à des producteurs indépendants, là où la chaîne aurait sans doute préféré des agences de presse reconnu des production plus importantes ou des animateurs producteurs maison.

On a beaucoup posé ici la question des de ces animateurs producteurs, de ces de ces de ces grandes sociétés de production. Alors, il y a une concentration des sociétés de production, ce qui explique aussi la part plus importante qu'elles occupent dans les contrats de France Télévision. Mais est-ce que vous confirmez ces propos de ces informations de de Telerama ?

Est-ce que l'une des raisons de votre licenciement, c'est que vous étiez attaché finalement à à à ce que l'ensemble des des producteurs indépendants puisse travailler à à à France avec France Télévision plutôt qu'une concentration de ces contrats auprès de quelques maisons de production plus importantes. Est-ce que les informations de Telama sont les bonnes ? Euh alors c'est il y a 3 ans pour donc je vais difficile pour moi de recommander cet article de Telama sorti il y a 3 ans.

En effet, ils ont pas des propos c'était pas un une interview que j'ai donné à Telérama donc c'était des propos rapportés. Euh j'ai toujours quand j'étais à France Télévision, j'ai toujours en travaillé comme je le disais avant tout pour les projets. C'est vrai que moi et mon équipe parce qu'on était une grosse équipe de de d'une vingtaine de personnes conseillers de programme, directeur délégué à des pôles thématiques, c'était le projet avant tout que ce projet soit en adéquation avec l'émission de service public avec les lignes éditoriales soit documentaires, mais également l'énitorial qui était de de l'ensemble des programmes.

Donc il y a eu un et moi lorsque lorsque j'ai quitté le groupe, lorsque j'ai été licencié et je dois remettre, c'est vrai, les choses en contexte. Cette cette commission d'enquête me le permet. On est en 2023.

Euh, on est peu de temps après le Covid. Euh, et le Covid a été pour l'écosystème documentaire qui est un petit écosystème qui est le plus fragile en terme de rémunération, en terme de difficulté de monter les projets. Moi qui suis maintenant de l'autre côté de la barrière, je vois toutes les difficultés qu'on a.

Et euh donc il y avait 2020 et 2020 succédait en effet comme vient de l'exposer Takis Candilis à une grande réforme de 2019 où on était tous embarqués dans ce dans ce grand bateau et avec les producteurs, avec l'ensemble de la profession et c'est vrai que ça a créé ça a créé un émoi parce que c'est toujours la peur de que va-t-il se passer après ? J'ai je faisais le compte avant d'arriver ici, je me suis dit bah c'est vrai que j'ai travaillé absolument avec tout le monde lorsque j'étais à la tête de la direction documentaire. Avec tout le monde, ça veut dire avec des producteurs indépendants mais pas seulement.

Je travaillais également avec des producteurs de documentaires dans des groupes. Pour répondre clairement à votre question, on m'a jamais demandé de façon explicite. On m'a jamais dit "lut que tu travailles plus avec les grands groupes." Euh aujourd'hui, d'ailleurs, je fais partie d'un grand groupe.

Euh c'est c'était euh après, comme je le dis et j'ai envie de le prononcer ici, c'est pas de la langue de bois, il y avait une un souhait euh de la direction de France Télévision. euh de renouveler la direction des documentaires, de renouveler avec une autre personnalité qui était la mienne, qui n'était pas la mienne justement. Et c'est ce qui c'est ce qui s'est passé tout en et il y a eu ces témoins parce que en effet la peur que cette direction documentaire ne soit bouleversée.

Aujourd'hui, on est donc 3 ans après. Je vais peut-être juste vous poser la question différemment. Ouais, tous les Français financent au deuxiè public.

On on le finance, je crois que c'est 50 € 60 € par an par français. On le finance, en tout cas, moi j'y suis attaché et je suis heureux de le financer mais on le finance pour avoir accès à des séries, à des documentaires, à des films, pour avoir accès à des contenus remarquables que essayent de mettre en œuvre au quotidien les équipes de de France Télévision en complément d'ailleurs de l'audiovisuel privé. Enfin quand quand on finance le public, quand chaque français finance le public, il a envie de financer voilà les contenus et et que vous avez porté notamment les documentaires.

J'en ai cité un mais il y a pas que celui sur notre de Paris. Heureusement des dizaines de documentaires remarquables sur l'audio public, mais on se dit qu'on a pas envie de de de d'utiliser notre argent, l'argent public pour financer des indemnités de licenciement de parce que vos indemnités de licenciement finalement c'est des Français qui les payent avec parce qu'en plus maintenant vous le savez le public est financé par l'impôt puisqu'on a supprimé la la redevance. Et donc c'est pour ça qu'on je pose la question, c'est qu'on se dit est-ce que l'argent public doit être utilisé pour licencier des personnes qui ont l'air d'être reconnu unanimement ?

Euh et c'est pour ça que j'essayé de mieux comprendre votre licenciement parce que c'est quand même assez rare qu'un qu'un cadre euh lors de son licenciement euh suscite de manière assez unanime euh un émoi. Voilà, j'ai vu les réactions à l'époque, il y avait peu de gens pour pour se réjouir de votre départ. Je crois que de manière quasi unanime, l'ensemble des acteurs du secteur c'était ému de votre départ.

Et donc c'est vrai qu'on s'interroge pour ça que je voulais mieux comprendre de se dire bon c'est l'indemnité de licenciement. Au bout d'un moment, la Cour des comptes en a révélé l'addition, le rapporteur en a parlé. On arrive à certaines années quelques millions d'euros je crois euh en tout cas quelques centaines de milliers d'euros.

En tout cas sur la la période sur laquelle la cour des comptes a examiné France Télévision, ça se chiffre en plusieurs millions d'euros. Donc c'est vrai que ça ça interroge. C'est pour ça que j'ai essayé de comprendre les raisons.

Vous voyez que c'est pas très satisfaisant quand on est contribuable de dire "Bon, on voulait réorganiser euh ça reste de l'argent public. Bon, de l'argent public pour réorganiser, pourquoi pas ?" Mais quand il y a des professionnels reconnus, ça interroge.

Voilà. Euh après, je comprends que c'est pas forcément évident pour vous euh de d'expliciter très clairement les raisons pour lesquelles on vous a on vous a licencié. On le demandera à France Télévision car après tout, c'est votre employeur et c'est lui qui a pris cette décision.

J'ai une dernière question peut-être pour pour vous deux. On n'est pas revenu sur une audition importante, mais peut-être que le rapporteur enfin bon j'y reviens moi. Euh je crois que quand on a auditionné Arnaud N Gacha, il a expliqué avoir été sous votre autorité ou avoir travaillé avec vous.

Il répondait à une question du rapporteur lui indiquant qu'il avait commencé sous Stéphane Sid Bon Gomez. Je crois que dans sa réponse, il indique que non, il a travaillé avec vous. On a eu du mal à à percevoir à chaque instant quel était l'étendue de ces missions et les périmètres de ces missions.

Est-ce que monsieur Candidis, vous pouvez nous préciser quand il était auprès de vous ce qu'il faisait concrètement ? On a appris et on a été assez ému de cela quand j'ai interrogé le le directeur financier de de France Télévision sur les les voitures de de fonction en lui demandant si on pouvait s'assurer à France Télévision que les 50 véhicules de fonction ne servaient pas pour des usages privés ou en l'occurrence politique puisque Mercian Gacha avait avait un des fonctions politiques et le directeur financier nous indiquait qu'il n'y avait aucune règle qui empêchait les personnes qui avaient des voitures de fonction de les utiliser dans un cadre privé et politique ce qui nous a ému, mais c'est pas le sujet de ma question. Ma question c'est qu'est-ce qu'il faisait concrètement dans dans auprès de auprès de vous à France Télévision au moment où vous y étiez ?

Et puis enfin pour conclure parce que je crois que c'est pour éclairer nos travaux et notamment le rapport du rapporteur important parce que vous êtes quand même des figures de l'audiovisuel en général. Pour vous le service public, quelle doit être cette raison d'être ? Je trouve que dans notre commission d'enquête, Stéphane Courbi a sans doute le mieux résumé la la question qui se pose en en nous posant finalement ce ce cette question importante.

Est-ce que le service public, parce que c'est l'argent des Français, doit être des antennes et des chaînes généralistes qui ne se différencient pas beaucoup de l'audiovisuel privé ou au contraire parce que c'est l'argent des Français garantir une complémentarité absolue avec l'audiovisuel privé. Et si c'était ça la réponse, alors qu'est-ce que doit faire le service public audiovisuel ? plus de documentaires, moins de jeux, plus de fiction.

Voilà, vous avez été tous les deux des grands responsables et des documentaires et des fictions. Vous, monsieur Candidist, des programmes, c'est quoi la raison d'être du service public audiovisuel ? Voilà, qu'est-ce que doit financer le contribuable français ?

Je sais que c'est une vaste question, mais je serais frustré si vous n'y répondiez pas au terme de cette commission d'enquête, au terme de cette audition. Certes, c'est une vaste question. Non, monsieur Anatcha m'a rejoint a rejoint mon équipe proche en tant que conseiller.

Je lui demandais de de rédiger de me rédiger des de me faire des enquêtes sur tel ou tel point. Mais je dois dire que ça s'est passé vraiment les derniers mois de ma présence. Je crois que ça s'est passé vraiment sur 2 mois ou 3 mois si je me souviens bien.

Quant à votre deuxième question, elle est vaste. Mais je pense en tout cas et je l'ai dit dans mon proposiminaire, c'est qu'il me semble absolument indispensable qu'il y ait un service public fort euh qui puisse être une alternative euh au aux audiences et au profits nécessaires à la vie des sociétés de diffusion privée. On a toujours en tête la BBC.

La BBC, la française. La BBC la BBC est beaucoup plus généraliste que ne que les France Télévision. Sur BBC, vous avez des jeux qui sont à peine sur TF1 et quelquefois sur M6.

Vous avez de la téléréalité, vous avez des choses. Il y a tout un tas de programmes que France Télévision s'interdit à faire à juste titre. Vous parlez des des documentaires, je crois qu'il y a 700 600 ou 700 documentaires qui sont produits par an ouis.

Aucune société de diffusion ne pourrait se permettre ça. Je regardais France Télévision hier, il y avait un concert sur la francophonie qui était tourné au Québec en prime time sur France 2. Je pense qu'il y a aucune société de diffusion qui ferait ça.

Donc les missions de de service public sont évidemment en place et respecté par France Télévision. La fiction elle-même oscile entre des fictions exigeantes et des fictions beaucoup plus populaires. Mais à partir du moment où on commence à dire ça coûte temps, il faut aussi que ça soit regardé par tant de français.

Et donc quand vous êtes à la décision aux décisions de programme, vous devez toujours osciller entre l'exigence opéra, musique, balet, rap et cetera et cetera. et en même temps l'audience qui généralement n'est pas obligatoirement au rendez-vous de ces programmes là. Le public de la télévision a vieilli considérablement pendant toutes ces dernières années et il faut aussi savoir qu'on s'adresse à un public qui est beaucoup plus âgé.

Quand j'étais à TF1, on faisait des fictions qui faisaient 13 millions de spectateurs, 12 millions de spectateurs, 13 millions de spectateurs. Aujourd'hui, quand 4 millions de spectateurs sont devant une fiction, c'est un succès qui est reconnu par l'ensemble de la presse et évidemment par les les producteurs et les diffuseurs qui en sont qui en sont les bénéficiaires. Donc, on a vraiment on est vraiment passé dans un autre monde.

Maintenant, les missions de service public, elles sont encore là. Et je pense qu'il est indispensable qu'une société comme celle de France Télévision. Alors après vous direz combien de canaux voilà toute toute l'objet, je reviens toujours sur ça, j'ai l'impression d'être un ancien combattant tout l'objet de cette restructuration c'était justement de pas s'occuper des canaux. c'était de se dire faisons des contenus et après on verra comment ces contenus on va les mettre à l'antenne et sur quelle antenne on va les mettre et comment on va toucher les publics et d'ailleurs c'était le numérique malbuciant c'était France.tv qui commençait et aujourd'hui où on est France.tv c'est un succès phénoménal.

Donc donc je pense en tout cas qu'il faut à tout prix préserver cet endroit, ce lieu de création, ce lieu qui permet de soutenir la production indépendante française. C'est dans ses statuts, c'est dans ses obligations et et à tout prix continuer à à financer et à aider ce cet outil formidable. Merci beaucoup Varè puis on conclura.

La raison d'être du service public pour moi c'est tellement essentiel aujourd'hui, c'est de rassembler et c'est toute la difficulté. On est tellement dans une société surtout pour les plus jeunes polarisés sur les réseaux sociaux, c'est d'être en permanence à parler à sa propre communauté. Quand je reparle du du mouvement aussi de des c'est ça, c'est on est en permanence, voilà, on est les algorithmes nous repropose en permanence et la grande différence du service public, c'est qu'il y a une offre de service public.

On n'est pas que à la demande et ça c'est la force du service public de d'être dans l'offre. Et je pense, moi je pense aux plus jeunes euh à mes propres enfants, à leurs amis. Enfin, j'ai des enfants, des ados, des jeunes adultes où j'ai tellement envie de leur dire "Mais regardez le monde." Donc c'est vrai que le lieu, le service public pour moi, ça raison d'être, c'est ça, c'est de pouvoir rassembler.

Et c'est la grande difficulté comme disait Stéphane Courbi, c'est qu'à la fois c'est rassembler, ça veut dire parler à tout le monde. Le service public c'est savoir parler à tout le monde et à la fois parler à tout le monde de on avec un programme, on parle pas nécessairement toujours à tout le monde. Donc c'est trouver des programmes où on parle à tout le monde en même temps et le en même temps, il est génial parce que c'est très très rare et seule la télévision, on dit tout le temps que la télévision est morte, elle est je pense qu'elle est pas vraiment morte encore.

On voit notamment avec le sport, on voit avec tout ça, on s'est rassemblé et puis et puis surtout aussi c'est l'ouverture, c'est créer une offre qui reste singulière mais accessible et qui et qui continue sans employer des grands mots qui qui sait faire nation. On a besoin de ça et je pense que c'est là et alors moi qui suis une grande défenseuse mais pas seulement du documentaire de tous les programmes, c'est au cœur de la mission de service public et c'est c'est ce service public qu'il faut préserver. Absolument.

Je vous remercie d'avoir répondu à nos à nos questions pendant près de 2h et je donne rendez-vous à nos collègues à 17h pour l'audition de la direction générale des industries et des des médias des industries culturelles du ministère de la culture et à 19h pour l'audition des représentants de la plateforme slash. Merci monsieur Candidis, madame Alvarez de votre présence.