Nicolas Dupont-Aignan invité sur LCI (26 mai 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes pro-raout, vous en avez assez de la campagne anti-raout ?
- 17:06OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron prend la parole sur le plan automobile ?
- 20:43OuverteRéponse directe
Au-delà du mot de souveraineté industrielle, voyons le sort de Renault.
- 26:37OuverteRéponse directe
J'aimerais vous entendre sur le chômage partiel.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42InvitéFait
« Non, eux, ils défendent des intérêts. »
- 0:46InvitéFait
« Si la boîte de Plaquenil était à 100 euros, vous verriez que les études seraient différentes. »
- 1:04InvitéFait
« Il dit « j'ai pris des gens hospitalisés depuis 48 heures, en diagnostic depuis 48 heures, c'est-à-dire 5-7 jours ». »
- 1:16InvitéFait
« L'OMS qui a défendu la Chine jusqu'au bout, qui a laissé partir la pandémie. »
- 2:00InvitéFait
« Le traitement du professeur Raoul dans les conditions du professeur Raoul, c'est-à-dire préventif, test préventif. »
- 18:43InvitéChiffre
« En à peu près 10 ans, les délocalisations de l'industrie automobile française ont fait perdre à peu près 40% de production. »
- 19:49InvitéPromesse
« Division par deux de l'impôt sur les sociétés quand les bénéfices sont réinvestis sur le sol français. »
- 20:03InvitéChiffre
« Un fonds de relocalisation de 2 milliards. »
- 23:24InvitéChiffre
« L'État à 15% de Renault, et compte tenu de son ancienneté, ça représente 30%. »
- 24:36InvitéFait
« Le système français, quand je parlais d'oligarchie, la petite bande, oui, c'est que ce petit système se protège. »
Temps de parole
- Invité33 %
- Invité 232 %
- ?17 %
- Présentateur11 %
- Invité 36 %
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Nicolas Dupont-Aignan d'abord, puisque vous avez un avis tranché sur, vous êtes pro, pro-raout, ce qu'on qualifie plutôt d'un pro-raout. Vous en avez assez, disons, de la campagne anti-raout, je vous cite. Vous avez même scandé ces mots après la publication de
l
'étude du Lancet. Aujourd'hui, il
y a
l'OMS
et
le Haut Conseil qui vont dans le même sens.
Mais ça ne m'impressionne pas du tout. Parce que moi, je regarde les résultats. Et quand on regarde les résultats,
je ne suis pas médecin. Et
pas eux ?
Non, eux, ils défendent des intérêts. Et c'est ça la grande différence aujourd'hui dans le pays. Et c'est pourquoi les Français n'en peuvent plus.
C
'est qu'on a une petite oligarchie au pouvoir
qui
défend des intérêts. Des intérêts financiers lourds. Si la boîte de Plaquenil était à 100 euros, vous verriez que les études seraient différentes. D'ailleurs, le Lancet a fait une étude en 2003, c'est intéressant, qui disait que l'hydroquine était très bonne contre le SRAS. Donc, en fait, d'ailleurs, quand on lit l'étude, mais vous avez eu M. Dousteblasi qui a très bien parlé tout à l'heure, quand on lit l'étude du Lancet et qu'on voit même l'interview de celui qui a fait l'étude du Lancet, il dit « j'ai pris des gens hospitalisés depuis 48 heures, en diagnostic depuis 48 heures, c'est
-à
-dire 5-7 jours ».
L'OMS qui arrête temporairement le Haut
Conseil
de la santé
publique en France
?
L'OMS qui a défendu la Chine jusqu'au bout, qui a laissé partir la pandémie, ces gens incompétents qui sont responsables de milliers de morts dans notre pays en France.
L'OMS est
anti-raout
?
Non, je ne parle pas de l'OMS latérose, je dis que l'OMS n'a pas de crédibilité.
L
'OMS, quand il y avait la pandémie en Chine, sous influence
chinoise, a tout fait
pour ralentir la prise de conscience mondiale. Donc, je crois qu'il faut partir sur des choses. En tout cas, moi, si j'étais ministre de la Santé, je demanderais deux choses.
Parce
qu'il faut être précis. La liberté médicale, de prescription médicale. Et deuxièmement, une étude vraiment indépendante où on prend des données certaines et on prend surtout, et j'insiste là-dessus, le traitement du professeur Raoul dans les conditions du professeur Raoul, c'est-à-dire préventif, test préventif. Moi, je ne suis pas l'avocat du docteur Raoul. Je demande juste qu'on arrête cet acharnement
qui
défend
des
intérêts financiers. Et
l'avis du Haut Conseil. Olivier Grégoire.
Alors, vous l'avez dit, on n'est pas médecin. Vous l'avez rappelé. Mais ce qu'il
y
a d'intéressant toujours avec vous, c'est que vous le rappelez et en même temps, deux minutes après, vous
faites le médecin. Je ne vous ai pas coupé. Je ne vous ai pas coupé. Je ne vous ai pas coupé. Je ne vous ai pas coupé. On va
démarrer gentiment. Vous allez m'exprimer.
Mais je
vous laisse. Ça
changera un peu. Je vous
remercie. Moi, je ne
suis
pas médecin. Ce que je vois, c'est un, l'OMS qui a été assez clair dans son expression. OMS,
d
'ailleurs, sur laquelle votre amie Marine Le Pen s'est longuement alourdie au début de l'année, notamment appelant au masque, appelant au test et s'appuyant, d'ailleurs, à juste titre, me semble-t-il, sur les préconisations de l'OMS. Mais quand l'OMS dit quelque chose qui ne vous intéresse pas ou qui va à contre-courant de ce que vous pensez, alors l'OMS, je reprends vos mots, est responsable, entre guillemets, de milliers de morts dans notre pays. Vous savez, je crois qu'il faut
et
de la modestie et un peu d'humilité. Ce n
'est
pas forcément ce qui vous
caractérise. Vous en avez besoin, oui.
Moi, j'essaie
d'en avoir. Vu votre bilan, vous en avez besoin.
Oui, enfin, notre bilan, on l'assume parfaitement.
Vous assumez les 30 000 morts. Ce qui est
important, c'est que le professeur Raoult, en fait, s'immisce beaucoup plus largement que sur une problématique sanitaire et scientifique. Il fait un peu de la politique, le professeur Raoult.
Il
faut mettre les pieds dans le plat. C'est une posture assez irrationnelle, assez populiste. On ne
va
pas se mentir. Ce que vous dites m'inquiète et je le lis depuis des années chez vous parce que c'est votre ligne. Mais
on
ne peut pas se départir du point de vue des experts. On ne
peut
pas se départir de l'avis des institutions comme le Haut Conseil scientifique, M. Dupont-Daignant. Ce sont des gens sérieux. Ça vous
fait rire,
mais c'est normal parce que vous cherchez à faire des points pour gagner des élections. Moi,
je
cherche à transformer ce pays. On ne peut pas se foutre de l'ensemble de ces corps intermédiaires qui, aujourd'hui, établissent des avis. Je ne
suis
pas médecin. Ce que je vois, c'est que sur une étude de Big Data, le professeur Raoult remet la Big Data et la méthode en question. On va y revenir. 96 000 patients, quasiment une dizaine de centres hospitaliers qui sont intégrés. Vous savez, si on en est à remettre l'OMS, le Haut Conseil scientifique, Lancet, Nature, dans la même barque en disant que ce sont des menteurs, alors je vais vous dire, en réalité, il n
'y a
plus de vérité. Mais c'est ce qui vous intéresse. C'est qu'il n'y ait plus de vérité dans le débat public. C'est le sujet de la post-vérité, du mensonge. Vous en êtes une très belle illustration. Donc c'est normal que vous souteniez le professeur Raoult.
Moi, j'étais en 2005 en cabinet. Oui, mais pardon,
vous, vous avez fait
de la politique pendant
toute votre vie. Moi, j'ai fait autre chose que de la politique, M. Dupont-Aignan. Vous êtes élu depuis 97.
Vous n'avez jamais rien d'autre. Rien fait d'autre dans votre vie
que d 'être un politique.
Bien sûr,
j'ai travaillé. Quand on fait un peu de médecine, et moi, j'étais en cabinet aussi, figurez-vous, lorsqu'il y
a
eu cette pandémie de grippe aviaire avec Xavier Bertrand. Quand on fait un peu d
'études...
C
'est vous qui avez décidé en 2011 de supprimer le stock de masse ? Moi,
je n'en étais qu'une petite collaboratrice,
M.
Dupont-Aignan. Je ne
dirige pas
un parti qui fait joliment moins de 5% en présidentiel.
Mais pourquoi vous avez besoin de m'agresser comme ça ? Moi, j'ai vu qu'il fallait écouter les
scientifiques. J'ai écouté le professeur Roussin. On a travaillé la direction générale de la santé. Et tout ce qui paraît facile, sur lequel vous surfez dans le débat public, on parle de médecine, M. Et vous êtes un médecin, vous. Vous avez un avis.
Vous êtes épidémiaux. Vous êtes
épuisant.
Vous surfez sur quelque chose qui sert vos intérêts politiques, M. Dupont-Aignan.
Non,
vous
me faites de la peine. Voilà ce que je
veux vous dire.
Vous me faites de la peine pour le pays. Ça m'est complètement égal. Je vous
le dis quand même. Alors,
votre peine ne me... Vraiment me gêne pas. Vous
avez beaucoup de peine pour le pays.
Votre agressivité... C'est très intéressant. Votre agressivité, ce matin, sur ce plateau, montre à quel point vous êtes mal à l'aise. Pas du
tout.
Parce qu'en vérité, moi, je regarde... Le professeur Douste-Blasi et beaucoup d'autres le voient.
On
voit très bien que le traitement du professeur Raoul, pris à temps, suffisamment tôt, le professeur
Perron de Garche... Non, non, non, pardonnez-moi. Moi, je regarde
les
morts
et
ce qui me fascine... Nicolas Dupont-Aignan, Nicolas Dupont-Aignan, j'aimerais qu'on sorte du médical, puisque
vous êtes tous
les deux des politiques aussi. Oui, mais c'est fatigant. Tout est politique. Non, mais j'aimerais vous ramener
au propos du professeur Raoul,
puisque c'est aussi pour ça que je vous ai invité. C'est fatigant de voir
que dès qu'il y a des résultats...
En
fait, il y a des résultats d'un
côté, il y a des
intérêts de l
'autre. J
'aimerais vous
ramener... Et vous
portez les intérêts de
l
'industrie pharmaceutique depuis des années.
Nicolas Dupont-Aignan, s'il vous plaît,
tout est objet politique. Je vous ramène au propos du professeur Raoul, qui, effectivement, sort du médical. Et c'est pour ça que vous interroge ce matin dessus. Tout est objet politique. Je crois que je représente quelque chose d'un choc qui secoue le monde en ce moment, c'est-à-dire qu'on vient vous disputer le monopole de la parole, ce droit de dire
dont
vous jouissiez, notamment vous, les médias. On vous le dispute. On vous le vole. On s'en fout de vous. Maintenant, on dit les choses nous-mêmes. Là, on sent bien qu'on est dans un... Évidemment, dans un esprit antistème que vous pouvez partager aussi avec
lui, Nicolas
Dupont-Aignan. Et qui peut vous inquiéter, Olivia Grégoire, j'imagine ? J
'aimerais vous
entendre là-dessus. Si
vous voulez, qu'est-ce qui se passe ? Ça fait des années
qu
'une petite bande
médias,
financiers, industrielles
qui délocalisent...
Non, c'est une oligarchie. C'est une oligarchie. Il n'y
a
pas du tout de complot. Ce sont des gens qui gagnent beaucoup d'argent au détriment d'un peuple
et
qui ont fait des choix
qui
abîment le pays. Et cette petite bande s'est estimée au-dessus de tout. Et il y a un nouveau système d'information qui fait... Moi, je vais vous dire, sur Facebook, je suis premier homme politique avec des vidéos vues à des millions d'exemplaires. Vous devriez
faire attention avec les gens, M. Lepont-Aignan. Eh bien, je ne me réjouis
pas. Pourquoi les gens m'écoutent
sur Facebook ? C'est parce
que les gens n'en peuvent plus de cette oligarchie qui tient les médias, qui appartiennent à 9 milliardaires
français... Vous soutenez le
professeur Raoult parce qu'il
incarne cet antisystème aussi. Non, non. Alors, j'ai très franc avec vous. Il
incarne
cela, le professeur Raoult. J'ai très franc avec vous. Je ne
pense pas que le professeur Raoult ait raison sur tout. Je vois simplement, et j'ai eu des témoignages de médecins de partout, qui ont appliqué le traitement, qui est appliqué dans le monde entier, qui produit des résultats, alors qu'une petite oligarchie parisienne, jalouse, qui défend des intérêts financiers, ne supporte pas qu'il y
ait
une voie différente.
Laissée de la
liberté... Moi, je n
'ai
jamais demandé qu'on prescrive le traitement à tout le monde. J'ai demandé, soyons précis,
que
la liberté médicale de prescrire, qu'est le serment d'Hippocrate, qu'il soit préservé dans notre pays, comme il l
'est
en Israël, comme il l
'est
en Pologne, comme il l
'est
au Maroc. Donc, je ne demande pas qu'on dise qu'il faut prendre la chloroxyne partout.
Nicolas
Dupont
-Aignan, reprends-nous
sur ces propos-là,
parce que le traitement, on en a un moment parlé, sur ces
propos du professeur
Raoult, qui viennent de
paraître dans les
colonnes de l'État. Il y a eu la
crise des gilets jaunes, il y
a
eu un ras-le-bol populaire depuis des années. La
question, c'est plus ce ras-le-bol. Qu'il peut t'incarner aussi. Mais le problème, le problème de
fond, le problème de fond,
c
'est plus ce ras-le
-bol, parce qu'il existe.
Le problème, pardonnez-moi, le problème de fond, c'est d'offrir un projet politique qui transforme positivement son ras-le-bol. Macron sera la dernière étape de ce système, parce qu'ils se sont mis ensemble droite-gauche, gauche-libérale, droite-libérale. Ils ne peuvent plus continuer. Et donc, tout l'enjeu, c'est qu'on accouche,
non
pas d'une colère, mais d'un projet politique. Et moi, c'est ça qui m'intéresse. Voilà, et j'y contribue à ma façon. Et laissez un peu de liberté. Soyez un peu moins arrogants, c'est tout. Olivier Cagor. Dans ce boulgi-boulg-là, je dirais deux choses. Mais
pourquoi c'est mis pris, madame ? Mais parce que vous êtes épuisant, monsieur Dupont-Aignan. Vous êtes épuisant. Je vais vous dire, vous faites de la peine et
je continue parce que je suis une patriote et que j'aime mon pays. J
'ai honte de voir des politiques comme
vous. Laissez-moi terminer,
j
'ai eu du respect pour votre parole. J'ai honte de voir des politiques comme vous surfer sur les peurs, les interrogations des gens. Ça me fait honte et j'en suis navré. Vous êtes un des grands, enfin non, vous êtes un des petits lieutenants de Marine Le Pen. Vous souhaitiez
en être le Premier
ministre. Et donc, vous êtes tout entier engoncés dans cette théorie du complot qui sert votre agenda politique. Mais assumez-le. On est aujourd'hui dans une ère où les fake news font beaucoup les unes des journaux.
On a énormément de mal. Est-ce que je peux en placer une sans
que vous me coupiez ? C'est possible ? Merci.
Je
pense qu'il
y a
un enjeu démocratique à revenir sur la qualité de l'information et sur l'origine des informations. Vous savez, moi j'ai étudié beaucoup la communication. Il y a les émetteurs.
Et
je trouve que la décrédibilisation permanente de vous et de vos camarades d'extrême droite sur les émetteurs scientifiques, sur les émetteurs experts, je trouve que c'est dangereux pour notre pays. Parce qu'à force de distiller une parole populiste qui servira peut-être vos intérêts dans les urnes, j'ai bien compris, je pense que vous êtes en train de faire du mal au système démocratique français, à maltraiter les intermédiaires, à maltraiter les médias en permanence, à cracher sur des hauts conseils scientifiques. Vous savez, je terminerai là-dessus, je ne suis pas une scientifique. Un scientifique, ça accepte la controverse. Et je resterai sur ce mot de foireux.
Je suis choqué de ce mot de M. Raoult.
Une étude scientifique n'est pas foireuse.
Si de l'ancêtre c'est foireux, si Nature c'est foireux, si
l'OMS
c'est foireux, qu'est-ce qui est vrai M. Dupond-Denier ? Alors écoutez, le premier responsable, les premières
fake news... Répondez, répondez, qu'est-ce qui est vrai ? Quel intérêt ce gouvernement aurait à mentir sur l
'hydroxychloroquine ? Je vais vous répondre. Quel intérêt ? Le premier émetteur pendant cette crise, et les Français l'ont constaté, de fausses nouvelles, ça a été le gouvernement. Le gouvernement qui a d'abord dit que les masques ne servaient à rien, ce qui est une hérésie. Le gouvernement qui a refusé de tester les pensionnaires des EHPAD, dès qu'il y avait un cas. Donc les premiers... Donc moi je veux bien... Les premiers responsables de fausses nouvelles ont été le gouvernement et les médias qui les ont relayés. Donc il
y
a un moment, il faut que vous
compreniez...
Heureusement
que vous êtes là pour porter la vérité, vous. Il faut que vous
compreniez, mais je ne porte pas la vérité. Il n'y a pas deux vérités.
Il n'y a pas
une vérité.
Il y a un
débat démocratique.
Et moi je crois que les amis de la vérité sont ceux qui la cherchent, comme le disait Condorcet. Vous avez même fait voter une
loi liberticide pour contrôler ce qu'est une fausse nouvelle. C'est-à-dire que vous êtes partis dans une espèce de dérive qui est insupportable pour notre peuple, qui est attaché à la liberté.
Jean-Michel. Liberté de penser. Jean-Michel Apathy.
On a le droit de penser différemment de vous.
Jean-Michel. C'est tout.
Et heureusement. Sans... Et moi je ne vous
dis pas,
je ne vous insulte pas personnellement, je vous
respecte comme... Et moi je le fais, j'ai essayé de l'interesse. Jean-Michel. Voilà, je ne comprends pas votre... Vous avez
évoqué Audrey les propos du professeur Raoult, qui dit le droit de dire maintenant on dit les choses de nous-mêmes. Je pense que ce nous-mêmes exclut, donc nous prenons la parole, ce sont les citoyens, exclut toute forme de représentation. Qu'il s'agisse des médias, mais je pense aussi des responsables politiques. En réponse, Nicolas Dupont-Aignan emploie des mots sur lesquels j'aimerais m'arrêter. Une collusion entre les médias et les financiers. Je suis désolé de dire que les conférences de rédaction des journalistes
ne
prennent pas leurs ordres auprès de représentants de la finance. Ça n'est pas vrai. Voilà, on parlait de fake news, ça, ça n'est pas vrai. M. Dupont-Aignan parle d'oligarchie. Comme oligarchie, au fond, c'est un propos savant qui ne veut pas dire grand-chose. Vous avez précisé « petite bande ». Alors « petite bande », c'est terriblement stigmatisant. Une petite bande, c'est une petite bande de malfaiteurs, de gens malhonnêtes, de gens qui n'ont aucune éthique et aucun sentiment de responsabilité. Porter ce type de discours, c'est avoir une certaine représentation de la société.
C'est, même si vous ne le dites pas comme ça, je vous le concède, c'est considérer que la voie démocratique, au fond, est durablement bouchée parce que les intérêts sont trop puissants. Et c'est cela qui fabrique... Ça n'est pas un discours de guerre civile, mais c'est cela qui fabrique des comportements de guerre civile.
C
'est cela qui introduit, ou qui donne plutôt, qui autorise des gens à avoir des propos d'une extrême violence, il faut regarder les réseaux sociaux, à manier l'insulte plutôt que l'argument, et pour certains d'entre eux, à n'être pas loin de passer à l'acte.
C
'est ça le problème d'une société démocratique qui n'a plus confiance en elle. C'est que de tels discours soient tenus, qui libèrent une agressivité, à laquelle un jour nous serons tous confrontés et nous ne saurons pas comment y répondre. Petite bande,
je
regrette qu'un élu de la République emploie ce mot. Petite bande, ça me semble inacceptable.
Si vous le retiriez, je pense que vous gagneriez quelque chose. On
est dans le procès d'inquisition, c'est-à-dire...
Petite bande, c'est vous
qui
la...
Oui, je maintiens, je maintiens
que
la société française est bloquée car tous les leviers du pouvoir appartiennent à une petite bande
qui,
c'est le fameux dîner du siècle où tout ce petit monde se retrouve, et qui est en train de bloquer le pays. Et je crois qu'il serait raisonnable, qu'il serait raisonnable, par exemple, qu'on utilise le référendum, ce que le général de Gaulle avait fait, qui permettait d'aérer le système politique. Je trouverais raisonnable que sur des sujets importants, les Français soient consultés. Et je pense que si le pouvoir a aussi peur du peuple, c'est parce qu'il se sent aujourd'hui en infériorité. Donc que M. Macron remette, par exemple...
Cette petite
bande, elle ne vous empêche pas de parler ? Vous
êtes tous les jours à la télé, qu'est-ce que vous racontez ? J'ai le temps d'antenne le plus faible, et vous avez
eu
pendant cette crise du coronavirus, pendant cette crise du
coronavirus,
le temps de
parole, le président du
CSA vous donnera les
chiffres, le temps de parole de la majorité a
été extravagant. On respecte les temps de parole, Nicolas Dupont-Aignan. Si, si, on est contraints de toute
façon de
les respecter, et
c'est pour ça
que vous êtes ici... Et je vous remercie de m
'inviter.
Et vous, Mme
Crespo-Marat, vous avez toujours été une journaliste indépendante. Voilà. Et je voudrais dire
à M. Apatis... Mme Crespo-Marat, je voudrais dire à M. Apatis... Sachez que
ça, il en fait tout le temps.
C'est-à-dire, quand vous êtes face à un journaliste, vous dites tout le temps que
le
journaliste face à ce qu'elle vous êtes est
indépendant.
Juste un point, vous confondez journalistes
et
systèmes médiatiques.
Nous
sommes le seul pays au monde, un des seuls pays démocratiques,
où
vous pouvez dépendre des commandes de l'État et être propriétaire de médias. Ce n'est même pas le cas aux États-Unis.
Même
pas le cas aux États
-Unis.
Je
crois
que vous êtes un peu inconscient des mots que vous employez. Franchement, c'est de l'irresponsabilité. Mais bien sûr. Franchement.
Je suis étonnée parce que vous êtes un homme élu depuis
longtemps,
vous
avez une vraie expérience depuis 1997. Je trouve ça grave. Vraiment. Très grave. C'est plus de la peine, c'est grave. Vous avez
eu la peine, maintenant c'est grave. On verra en 2022, monsieur. Moi, je vais vous dire ce qui est grave. On verra quand on aura des
millions
de chômeurs. On verra. Alors, j'aimerais qu'on aille justement sur...
C'est la pauvreté de masse des
enfants. J'aimerais justement qu'on aille
sur...
Vous n'églisez en jamais aucune solution, monsieur Dupont-Aignan. Jamais
! J'aimerais qu'on aille justement sur
les mots que vous avez prononcés.
Faillite licenciement. Emmanuel Macron à la rescousse de l'automobile. Le président dévoilera tout à l'heure son plan pour le secteur,
qui
était mal en point et qui aujourd'hui joue sa survie. Le tweet d'Emmanuel Macron avant l'annonce de ce plan. La crise sanitaire a porté un coup d'arrêt massif et brutal à la filière automobile française. C'est une part de notre économie. Ce sont des milliers d'emplois. Notre soutien va être massivement amplifié. Toute première question. Pourquoi est
-ce
qu'Emmanuel Macron prend la parole sur ce sujet, Olivier Grégoire
? Pourquoi
lui
? C
'est une bonne question. Je pense que ça aurait pu être le Premier ministre. On a aussi la secrétaire d'État qui était en plateau ce matin. Mais je pense que compte tenu de l'ampleur de la crise et de l'importance du secteur en France, je rappelle
400
000 salariés
et
beaucoup de sous-traitants, je pense que c'est une inquiétude nationale et qu'il est de bonne alloi que le président s'exprime avant, j'imagine, que le gouvernement détaille. Il me semble aussi que c'est important parce que,
et
ce sera défié dans quelques instants, j'en doute pas, mais c'est compliqué cette histoire de plan auto et de Renault, puisqu'on va en parler aussi. Il s'agit de défendre notre industrie
sans
annihiler le futur. Et donc on a un sujet entre aujourd'hui et demain. Il faut qu
'on
prépare la transformation du modèle automobile. C'est pas nouveau. Je rappelle que 2019, c'est la première fois que Renault a eu des pertes importantes. Ça faisait depuis 2009 qu'il n'avait pas eu de pertes. Et donc on a un modèle qui est, bien avant la crise, déjà un peu à bout de souffle. Il s'agit de construire électrique, hybride, batterie électrique. On va y revenir. La pression qui est mise sur les emplois d'aujourd'hui, et on va y revenir, et moi j'ai pas peur des débats, je la comprends, tout l'enjeu,
c
'est au nom d'aujourd'hui,
ne
pas se boucher l'avenir. Et je crois que c'est très important. On va revenir là-dessus. Il y
a
un plan qui va être d'ampleur, qui concerne, et j'en termine, oui les constructeurs automobiles, mais beaucoup plus largement, je pense, tout l'écosystème. On a un gros sujet de sous-traitance
et
de recharge aussi, d'aménagement du territoire. Donc à mon avis, c'est un plan très large qui va être... Alors il
y a plusieurs composantes, transition vers les véhicules, propre compétitivité du secteur, souveraineté industrielle, souveraineté industrielle, ça va dans le bon sens ?
Alors, en à peu près 10 ans, les délocalisations de l'industrie automobile française ont fait perdre à peu près 40% de production.
On
est passé de 3,5
millions
de véhicules à 2,2 millions en France. Et ça, c'est la conséquence de l'absence d'une préoccupation du Made in France, fabriquée en France, qu'avait pourtant voulu Arnaud Montebourg, qu'avait voulu et d'autres.
Qu
'est-ce que je constate ? C'est que ceux qui vont se porter au secours ne traitent pas la cause du phénomène. Et la cause, elle est double. Pour une fois, M. Apathy, je vais être d'accord avec lui, surcharge d'impôts sur la production en France, et deuxièmement, signature de traité de libre-échange et concurrence déloyale au sein même de l'Europe par des pays qu'on aide avec nos impôts, la Pologne, la Slovaquie, etc., où on dépense des fortunes et on les subventionne.
Et
je constate, dernier point, mentalité, parce que je constate que le premier producteur Made in France aujourd'hui, vous savez qui c'est ? C'est Toyota. Ce qui veut dire
qu
'on peut produire en France si on investit. Et moi, ce que je propose depuis des années, et là, vous pouvez regarder mes projets, notamment la présidentielle, un plan Made in France, qui reposait sur deux choses. Division par deux de l'impôt sur les sociétés quand les bénéfices sont réinvestis sur le sol français. Commande publique de produits français, très important, fin des accords de libre-échange excessifs, et absolument un fonds de relocalisation, ce que fait le Japon aujourd'hui et ce que ne fait pas le gouvernement, un fonds de relocalisation de 2 milliards, parce que si c'est pour donner de l'argent des primes
pour
aller acheter des voitures en Slovaquie, en Turquie, ça ne sert à rien. Et moi, je veux qu'on réserve les primes
qu
'on donnerait éventuellement aux Français pour acheter des voitures aux voitures fabriquées en France.
Et ça, si on
ne fait pas ça, on va arroser le sable de milliards d'euros, et je crois au contraire qu'il y
a
un vrai plan Made in France, en tout cas que l'on propose, et comme ça, vous pourrez vous renseigner, nous proposons des choses sérieuses, simplement ça remet en cause un système de l'Union Européenne qui a tout laissé délocaliser. Et
il faut
revoir les
règles de libre-échange et loyales.
Au-delà du mot, au-delà du mot de souveraineté industrielle, voyons le sort de Renault, par exemple, quatre sites sur la sellette et les intentions de l'État qui ne sont pas très claires. La semaine dernière, le Premier ministre se montrait intransigeant sur la préservation des usines. Mais hier, son ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, semblait être beaucoup plus nuancé. Nous serons attentifs à chaque emploi. Mais nous voulons laisser la possibilité à Renault d'adapter son outil de production. Est-ce que cela veut dire que cela passe par des licenciements, par des fermetures de sites
? Et
donc, l'État actionnaire n'est pas garant face à cela
? Il
y
a
plein de questions dans votre question. Il faut que je réponde toujours vite.
Donc,
je vais faire au plus vite. Il y a une chose, voyez-vous, sur laquelle on est d'accord. Donc, je vais le répéter. Et je crois que Jean-Michel Apathy le dit souvent. Ce sont sur les impôts de production.
On
est d'accord, on ne
va
pas rentrer dans les détails. 72 milliards de plus que nos voisins allemands, pour donner une idée. Cela veut dire que notre prix
de
vente de voitures en sortie de flin est largement supérieur au prix de vente de voitures en sortie
d
'Allemagne ou de Turquie. Ça, c'est une réalité fiscale. Et oui, le gouvernement, je pense, va annoncer des choses importantes dans le plan de relance.
Et
je pense, je fais partie de ceux, et je parle en mon nom personnel, qui pensent que la baisse des impôts de production
doit
être corrélée à des contreparties.
À
des contreparties locales, à des contreparties écologiques, à des contreparties possiblement sociales. Et je pense que la porte n'est pas complètement fermée sur la corrélation baisse des impôts de production, parce que vous aimez être précis, il faut l'être. Ce sont les impôts de production qui, aujourd'hui, grèvent notre compétitivité très largement sur le modèle auto.
Mais
l'autre problème qu'il faut entendre, et qui est difficile à expliquer au plan politique, mais je vais quand même le dire, on ne peut pas... On a Renault... Ce n
'est
pas comme si Renault, par exemple, allait super bien avant la crise. Renault n'allait pas bien avant la crise. Vous aviez un syndicaliste intéressant juste avant. Je rappelle que l'action de Renault avant la crise avait déjà largement décroché et dévissé.
La crise
est un accélérateur de...
Largement. Mais Renault était déjà en péril. Bon, la question qui se pose aujourd'hui, c'est est-ce qu'on sauve Renault ? C'est ça, la question.
Et
je comprends que M. Dupont-Daignan dit qu
'il
faudrait qu'on empêche les licenciements. Bien sûr, dans l'idée... Si, vous l'avez dit il y a quelques jours, et je ne trouve pas ça absurde. Mais je pense qu'on ne peut pas, d'un côté, demander à l'État d'injecter 5 milliards et en même temps, quelque part, de dire à Renault, voilà comment il va falloir faire votre plan de relance en imposant le maintien d'un certain nombre d'emplois.
Mais les 5 milliards
ne sont pas une garantie contre des plans sociaux, des licenciements ?
Pas une garantie, absolue. Je rappelle néanmoins une chose qu'on ne
dit
pas, c'est l'État à 15% de Renault, et compte tenu de son ancienneté, ça représente 30%. Ça veut dire que si des décisions sont amenées à être prises dans les prochains jours, l'État actionnaire à 30% devra donner son avis. Et donc, aura un regard, quand le Premier ministre dit un transigeant ou Bruno Le Maire, on va regarder, c'est que l'État qui est à 15%, les 5 milliards ne font pas augmenter l'État dans le capital de Renault, pour autant, en représentation, on est à 30%. Donc,
c
'est un débat qu'il est plus facile de trancher quand on n'est pas aux manettes, comme d'habitude. Moi, je pense que
ce
qui compte, c'est demain. Aujourd'hui, on a 400 000 véhicules qui sont sortis des productions françaises pendant la crise et qui ne sont pas vendus. Il faut les vendre, ces véhicules. Ce qu'il faut, c'est qu
'on
prépare demain, il faut des recharges, il faut
tout
ça sur le territoire français. Excusez-moi, on va se parler franchement. Renault est l'entreprise qui a le plus investi dans l'électricité, dans le véhicule Zoé. Bon, simplement, Renault, depuis des années, l'État est actionnaire. D'ailleurs, les 5 milliards, c'est comme Air France, c'est absolument scandaleux qu'on verse de l'argent sans augmenter la participation. Je rappelle que les
Allemands
sur Lufthansa vont mettre de l'argent, mais augmentent leur participation. C'est-à-dire que le système français, quand je parlais d'oligarchie, la petite bande, oui, c'est que ce petit système se protège. C'est-à-dire, tu as délocalisé, je continue à te donner de l'argent public, et tu vas continuer, et je ne prends pas d'actionnariat. Et je garde des salaires exorbitants à des gens qui gagnent des fortunes. Mais imaginez le petit chef d'entreprise. Vous avez 3 millions de PME, d'indépendants, qui ont été aidés avec quasiment rien. Et de
l'autre côté, on donne de l'argent, on donne de l'argent. Oui, il n'y a qu'un tiers des indépendants qui ont touché de l'argent. Vous n'avez
pas porté un amendement sur
ce
sujet. Arrêtez. Vous
dites n'importe quoi, je m'en suis occupé. Vous dites n'importe quoi là-dessus. Le Fonds de solidarité va aller voir
les PME.
Oui, oui, monsieur, je ne fais que ça
tous
les jours. Je ne
supporterai
pas ce genre
d
'attaque complètement en dessous du niveau. Mais c'est la réalité. La France n'a pas à bougir des mesures
économiques qui ont été mises
en place.
Le chômage partiel, le PGE,
le Fonds de solidarité,
le Fonds
du Président. Vous avez un expert qui explique très bien, je connais un
médecin,
je connais un expert,
ça suffit. Il y en a ras-le-bol
de vos âneries, ras-le-bol.
En tout
cas, allez voir les chefs d
'entreprise. Je ne fais que ça, je ne
vous
laisserai pas dire ça. Moi, je vous le dis.
Je ne vous ai jamais vu
un débat sur ces sujets.
J'y ai jamais. Alors
là, vous avez quel
bloc
incroyable, incroyable.
En
attendant,
les chefs d'entreprise, les chefs d'entreprise,
les chefs d'entreprise,
jamais vous n'avez porté un amendement, je ne serai pas
terminé. La France,
je finis ma phrase. Attendez, on
n
'entend
plus rien
là, on ne s'entend plus rien. En matière, vous voyez,
elle m'empêche de le dire.
Blablabla,
vous mentez. Si je peux finir. La France, les crédits, les crédits garantis, un cinquième en France de l'Allemagne. Pourquoi ? Parce qu'en Allemagne, ils ont fait des crédits garantis à 100%. Il est
à combien le taux d'intérêt en Allemagne
?
Monsieur Dupont-Ignon, allez où ? Et que
les
chefs d'entreprise, les chefs d'entreprise, on
va
y aller. Non, non, non, combien vaut l'argent allemand ? Il est à 3%
monsieur Dupont-Ignon. Excusez
-moi. Arrêtez de mentir.
100% de garantie. Vous mentez. En
Allemagne,
100
% de
garantie. En France, 90%.
S'il vous plaît. Et c'est la réalité. J'aimerais vous entendre sur une autre actualité aussi. L'automobile,
juste un
point. Une option
en
politique, c'est le mensonge
chez Valeo. Mais
au même moment, l'entreprise d
'équipementier automobile n'a pas eu son prêt garanti. Donc, ça veut dire que d'un côté, on fait un plan sectoriel avec grand franc fort de communication. C'est ça que les gens ne supportent plus. Et de l'autre côté,
les
mesures qui ont été prises par le gouvernement sont 5 fois inférieures à celles de l
'Allemagne.
Les mesures, Nicolas Poignan.
Non,
attendez, stop. J'aimerais
vous entendre sur une autre
actualité.
Et vous
pouvez vérifier les chiffres.
Je n
'ai
pas besoin de vous,
je siège moi. Vous siègez, vous êtes responsable. Non, non, non, non, non,
non. Maintenant, vous me suivez parce que je voudrais vous entendre sur une autre actualité. Merci. Le chômage partiel. Alors, rien ne va changer pour les salariés. Mais les entreprises vont devoir mettre la main à la poche. On parle du chômage partiel à compter du 1er juin. L'État et l'UNEDIC ne rembourseront plus que 85% de la rémunération brute. Les 15% restants seront à la charge de l'entreprise. Alors, pour certains patrons,
c
'est prématuré. Et ça peut précipiter les licenciements selon le MEDEF. Est-ce que cela, ça ne vient pas au crédit du gouvernement, Nicolas
Dujoyant ? Le chômage partiel, je me suis félicité
du chômage partiel, qui est une bonne mesure. Je l'ai toujours dit. Ce que je maintiens, c'est que les 3 millions d'indépendants, il n
'y
en a que 1 million qui ont eu une aide. 2 millions n'ont pas eu l'aide et sont en train de crever. Et je maintiens que les prêts garantis ne sont pas suffisants par rapport à l'Allemagne. Donc, quand il y a une bonne mesure, je le dis. Je n
'ai
aucune raison de ne pas le dire. Tout le monde le reconnaît. En revanche, la vraie question, c'est que les banques freinent parce que la garantie de l'État n'est que de 90%. Et
que l'État se désengage
en juin, ce n
'est
pas prématuré. C'est
logique. L'idéal, ce serait de le faire en septembre, selon les secteurs. Maintenant, on ne peut pas subventionner les emplois éternellement. Donc, l'enjeu, c'est plutôt l'annulation de charges que le report. L'annulation de charges, le gouvernement est passé du report à l'annulation, comme on l'avait demandé à l'Assemblée, pour les restaurateurs et certains commerces. L'annulation de charges va être obligatoire pour les PME. Et moi, je veux que quand il y ait des grands programmes, on ait une participation de
l'État.
Et deuxièmement, je pense que le gouvernement sous-estime l'effet cascade de la frilosité des banques dans le mis en place du plan garanti. C'est un fait.
Ça gêne,
madame, mais c'est un
fait. Olivier Craygoire.
Voilà, il faut regarder les choses.
Parce que vous savez, à force d'insulter tous les gens qui ne pensent pas comme vous, ça vous
garantit. C'est une
question
de mensonge. Vous savez, les
gens, mais
les gens, ils voient la réalité, madame. Vous accusez
de mensonge les gens qui ne correspondent pas exactement à ce que vous voulez. Mais allez écouter les entrepreneurs,
les petits entrepreneurs. Nicolas Dupoignan. Je ne vais
pas m'énerver, je vais être très, très calme. Mais je vais vous dire un truc. Vous avez du mal. Dupoignan. Oui, parce que je vais vous dire encore une fois, en fait, vous êtes élu.
Vous souriez comment ? Est-ce que vous pouvez,
est
-ce
que vous pouvez me laisser, juste, je ne
vous
ai pas coupé là. Non, mais je vous en prie. On a embêté madame Crespo,
donc laissons
-nous, voilà.
Vous
êtes un élu de la République. Vous êtes député au même titre que moi. Oui, de
la nation.
Est-ce que vous pouvez,
juste,
me laisser terminer une phrase ? Je sais que ce n'est pas votre spécialité, mais j'aimerais bien.
Vous
êtes élu. On n'est pas là, on n'est pas des journalistes, on n'est pas des experts, on n
'est
pas des commentateurs. On est des acteurs. On est censé porter, poser, peser, évaluer.
On
a eu des débats. 3 PLFR, le 3ème arrive bientôt. Projet de loi de finances rectificatives.
Le
gouvernement a entendu les alertes des syndicats, de l'UDEP, du MEDEF, des indépendants, a élargi l'accès aux fonds de solidarité, a renforcé le plan garanti d'État, a déployé le chômage partiel. Notre pays, entre nous, sur le chômage partiel, a été,
à
juste titre, le plus généreux d'Europe sur le sujet. Vous me vendez le modèle allemand, que je connais bien, puisque je travaille, M. Dupont-Aignan, et je vous rappelle qu'au finance, il
y a
des rapporteurs spéciaux, c'est un concept intéressant, où on a une ligne budgétaire à analyser. Pas de bol, moi, c'est les entreprises.
Donc,
je ne peux pas vous laisser dire ce que vous dites, avec tout le respect que je peux avoir. Je ne peux pas, parce que vous dites des bêtises. Vous dites sur l'Allemagne, on va rester juste sur l'Allemagne, le plan, le PGE en Allemagne, le plan
garanti par l
'État, il est effectivement à 100% cautionné par les banques. Vous reconnaissez que j'avais raison. Non, ça, c'est une information. Vous n'avez pas raison, c'est une information. Ben oui. Voilà, donc je
peux
juste terminer ?
100% au lieu de 90%. Est-ce
que
je
peux terminer ? Je vous remercie. En France, il est à 90%.
Quel
est le taux d'intérêt quand on emprunte 10 000 euros en Allemagne,
M.
Dupont-Aignan ? Quel est le taux d'intérêt pratiqué par les Allemands ? Quel est le taux d'intérêt pratiqué en France ? Quel est le prix de l'argent, là ? Est-ce que vous pouvez me dire ? Est
-ce que vous ne
comprenez
pas, madame ? Est-ce que vous pouvez me répondre ? Est-ce que je peux vous répondre sur un point ? Non, non, non, attendez. Est-ce que vous n'êtes pas une maîtresse d'école ? Je vais vous dire une chose. Non, je voudrais répondre, madame. Non, mais je vous interrogeais sur le
chômage
partiel. L'État qui se désengage au mois de juin.
Oui, l'État ne peut pas rester
jusqu'au mois de décembre à l'intégralité du chômage partiel de toutes les boîtes. Et il est important qu'on retourne bosser aussi. Donc ça va être un sujet qui sera présenté par le Premier ministre jeudi. Et l'État va peu à peu se désengager. Ce qui compte, je crois, c'est d'informer les salariés. Parce qu'il
y a
aussi un sujet enfant qui est important. Et il faut bien que les salariés soient informés que ceux dont les enfants, et je souhaite être très clair, ne peuvent pas être scolarisés, pourront continuer à toucher le chômage partiel. C'est très important de le préciser pour que personne ne soit piégé ou ne découvre cela a posteriori. Voilà.
Et les 15% donc à la charge des entreprises quand le MEDEF vous répond que ça va précipiter des licenciements et des faillites
? Je
ne suis pas de
l
'avis du MEDEF. Ça le mérite d'être court. Alors, je vais être précis.
On a le professeur Doré qui nous attend aux coulisses.
Je le fais attendre depuis 20 minutes. Et je sais que nous ne
parviendrons pas à vous mettre d'accord de toute façon.
Même si le débat
pourrait continuer. Merci à vous deux en tout cas. Merci
infiniment d'être
venus nous voir.