Budget, retraites, censure: le point de Marine Le Pen et Jordan Bardella
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
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« une augmentation importante des dépenses de l'État »
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« nous avions pris la décision de déposer une motion de censure »
Temps de parole
- ?100 %
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Donc bonjour, bienvenue. Chers amis, en pour résumer les quelques jours qui viennent de se dérouler, je crois que vous avez tous compris que nous sommes dans la droite ligne du second tour de l'élection législative d'il y a à peu près 18 mois. comme il y a 18 mois, l'ensemble des mouvements politiques qui n'ont absolument aucun projet, aucun programme autre que empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir. même les prix Nobels d'économie dont on pourrait penser qu'ils auraient quelque chose à dire sur l'économie. D'autant que en ce qui concerne le prix Nobel, il a été le conseiller et le rédacteur du programme d'Emmanuel Macron.
On peut pas vraiment dire que les résultats économiques soient spectaculaires, mais il a un avis lui sur le fait qu'il faille à tout prix également empêcher le rassemblement national d'arriver au pouvoir. Voilà donc une coalition de mouvement qui sous l'impulsion de des macronistes font absolument tout pour empêcher la tenue de nouvelles élections. C'est tout de même perturbant que dans une démocratie, l'ensemble des mouvements politiques, orfi l'admettre, se coalisent pour empêcher la tenue de nouvelles élections. Alors l'élection, ça c'est vraiment le danger majeur. Il faut tout faire pour l'éviter.
couper un membre, vendre sa mère, faire n'importe quoi, se renier, détruire tout ce qu'on a peu ou prou construit, même si c'est toxique depuis 8 ans pour empêcher l'élection. L'élection c'est affreux. C'est on savait que les climatiseurs étaient d'extrême droite, maintenant l'élection aussi est d'extrême droite. C'est c'est le danger majeur. C'est vrai que ça laisse peu de gens quand même du côté de de la démocratie et et en l'occurrence le Rassemblement national lui reste toujours du côté de la démocratie. pas en raison de ces chances de victoire, juste en raison de nos institutions, du respect de la Constitution.
La constitution de la 5e est ainsi faite, c'est un édifice plutôt solide, elle est ainsi faite que lorsqu'on est confronté à un blocage, lorsque l'on est confronté à une crise politique importante, et bien la solution tout à fait légitime, naturelle, normale, évidente, c'est de revenir vers les Français. Mais en réalité derrière l'élection, ce sont les Français que c'est le peuple français qu'il faut à tout prix invisibiliser. C'est le peuple français qu'il faut réduire au silence. En réalité, si le peuple français n'existait plus, ça les arrangerait bien. Si on pouvait faire les petites magouille, hein, comme ils le font entre eux, ça les arrangerait bien.
Alors là, on est dans la caricature de la construction de l'objectif d'éviter les élections. Alors, on met le président du groupe Liot en pensant que ça va attendrir les députés Liot et les détourner d'un potentiel vote de la censure, on met madame Naï Amutchu de Horizon parce qu'on pense que ça va attendrir les députés horizon. On met euh madame Barbu euh antinucléaire primaire, secondaire et tertière parce qu'on pense que ça va attendrir euh les écologistes. Euh on propose des choses que euh en réalité on ne tiendra pas par ailleurs.
Euh la suspension de la réforme des retraites pour évidemment attendrir le Parti socialiste qui du coup a rajouté une exigence qui est quand même tout de même assez piquante. Ils veulent aussi la suspension de la réforme tourne. Oui, mais c'est la leur, ils sont incroyables. Les socialistes demande la suspension de leur propre réforme, la réforme torenne. Bon, on pourrait en sourire si tentait que le Parti socialiste n'est pas déjà atteint un niveau de discrédit absolu dans l'esprit des Français. Donc voilà, tout cela est fait pour empêcher que de nouvelles élections législatives se tiennent et que les Français puissent choisir l'alternance.
Alors, ce qui est tout de même rigolo peut dire, c'est que je pense que en plus de tout le parti socialiste qui donc a topé avec monsieur le Cornu ou avec monsieur Macron ou les deux pour pouvoir obtenir la suspension de la réforme des retraites pour justifier en réalité le fait de ne pas censurer car c'est une justification. L'objectif étant encore une fois d'éviter l'élection car ils savent que si les élections ont lieu, il y a de grandes chance pour que le Parti socialiste soit ramené exactement à la mesure qui est la sienne. C'est que il y a rien dans le budget sur les retraites. C'est embêtant quand même.
C'est embêtant parce que ça veut dire que le gouvernement n'a pas introduit dans le budget la suspension de la réforme des retraites. Or, si cette suspension est demandée par un groupe et pas par le gouvernement, il y aura l'article 40. on dira bah oui mais l'article 40 quand même. Et puis surtout, c'est ennuyeux parce que si jamais comme je le crois l'objectif du gouvernement c'est de traîner et d'arriver au 70 jours qui permettent de passer le budget par ordonnance, et bien c'est le budget initial déposé qui à ce moment s'appliquera par ordonnance et donc il n'y aura pas de suspension de la réforme des retraites.
Tout ça pour dire que le Parti socialiste est en train de se faire méchan l'indignité de s'être fait acheter, il va rajouter en plus le ridicule de s'être fait rouler. Quoi qu'il en soit, je laisserai Jean-Philippe qui est actuellement en train de avec nos collègues d'auditionnés euh monsieur Moscovici en parler tout à l'heure de ce budget. C'est évidemment le budget de Berin, c'est Bercy le corn. Sébastien Ber c'est-à-dire qu'en réalité ce budget celui de monsieur Bairou. Ni plus ni moins. Oh, il y a deux trois petits trucs de c de là, mais les grandes masses sont les mêmes. On assiste à une augmentation importante des dépenses de l'État.
alors que chacun euh avait compris que il fallait faire des économies sur le train de vie d'état, on assiste à une multiplication de taxes. Euh alors, on dit "Mais c'est des petites taxes." Oui, mais les petites rivières euh en l'occurrence font les grands fleuves. Ce sont des taxes supplémentaires, donc des augmentations d'impôts de près de 14 milliards, je pense hein, rien que ça, qui s'ajoute à tous les autres, à tout le reste avec une conséquence, c'est que ça va aggraver la faiblesse des recettes qui sont attendues. Ça fait 3 ans que les recettes attendues sont inférieures à aux recettes prévues. Pourquoi ?
Parce que un moment donné, quand il y a un niveau d'imposition qui est trop important, qui est insupportable, qui est insoutenable pour les Français, la première des conséquences, c'est la baisse de la consommation. Et donc, ce sont surtout les recettes de la TVA qui baissent et ça risque bien sûr d'être aggravé par le budget qui est euh qui est proposé. Donc tous les défauts euh que nous reprochions au budget de monsieur Bairou, accessoirement au budget aussi de monsieur Barnier, on les retrouve dans le budget de monsieur le corn. Au-delà de ça, vous le savez, avant même la présentation de ce budget, nous avions pris la décision de déposer une motion de censure.
Euh, stop là, il faut arrêter la plaisanterie. Voilà. Ils ne veulent pas aller aux élections. Ils ne veulent pas entendre les Français. Nous, nous souhaitons que les Français soient entendus. Nous souhaitons qu'il y ait des élections. Nous souhaitons donc la dissolution de l'Assemblée nationale. Et pour obtenir cette dissolution de l'Assemblée nationale, nous avons dit de la manière la plus claire qui soit, nous censurerons maintenant l'intégralité des gouvernements qui seraient présentés par Emmanuel Macron. Donc il peut toujours essayer d'épuiser ses troupes parce que je crois qu'il a déjà nommé 167 je crois ministres. Ça fait quand même beaucoup hein.
Bon euh ou alors il peut arrêter de résister aux institutions en créant les conditions en réalité précisément de l'instabilité car c'est lui qui crée l'instabilité. Il peut se soumettre aux institutions de la 5e République et retrouver la voix de la sagesse et accepter la dissolution. Et donc euh que les Français puissent avoir la chance de voter pour déterminer une nouvelle majorité, une nouvelle majorité absolue, c'est pas du tout impossible, ou une majorité relative importante qui permettent de constituer une majorité absolue. Voilà ce qu'ils ont la possibilité de faire, mais il semblerait que ils ne le souhaitent pas.
Alors euh les LR, bon moi j'ai un peu du mal à suivre parce qu'un coup il veulent être dans le gouvernement, un coup ils veulent plus être dans le gouvernement. On comprend pas bien pourquoi parce que il semblerait que le maire ce soit pire que monsieur Valsou que madame Borne. Moi, j'avoue que je mettrai tout le monde sur un pied d'égalité hein, mais pas les LR. Donc aujourd'hui sont à front renversé et ils vont donc soutenir le gouvernement. sans y participer. Euh et en y participant quand même parce qu'il y en a quand même plus de ministres qu'il n'y en avait lors dans le dernier gouvernement. On peut pas dire que ce soit un exemple de discipline euh ce mouvement LR.
Ben je pense que les électeurs en revanche sont effondrés de voir ce qui se passe et de voir ce qui est devenu cette formation politique qui s'est complètement fondue dans le macronisme et qui en réalité comment dire rond uniquement pour des problèmes de poste car le fond c'est celui-là c'est ah ben on n pas eu assez de poste j'ai entendu monsieur Aubert venir dire ah oui mais alors Alors, il y en a que cinq. Donc en fait, si on avait eu plus de ministres LR dans le gouvernement, alors et bien il n'y aurait pas eu de rupture et monsieur Retaillot serait toujours ministre de l'intérieur. Tout ça n'est quand même pas très politique, on peut l'admettre.
Enfin, pas tout à fait fondé sur des convictions profondes, hein. C'est uniquement fondé sur des intérêts, des intérêts de parti et des intérêts personnels. Je l'ai même entendu dire quelque chose que j'ai mis à peu près 5 minutes à comprendre. Euh, il est venu pour dire il fallait qu'il fallait un gouvernement de cohabitation, donc un gouvernement avec l'opposition. Il parlait de lui-même, il avait oublié qu'il était dans la majorité. Il faut qu'il cour peut-être he le rattachement du groupe parce que pour l'instant, ils sont dans la majorité. Bon, tout ça n'a ni que ni tête. Je crois que le Rassemblement national dans cette période se révèle tel qu'il est.
un pôle de stabilité, un pôle de solidité, un pôle de conviction, de droiture, de régularité dans l'action qui est menée et dans la défense qui est faite des Français. cette motion, le discours de politique générale aura lieu cet après-midi. Euh la motion de censure probablement jeudi matin car il voulait que cette motion de censure se discute mercredi à 21h30 avec des résultats qui seraient rendus publics à peu près vers minuit ou 1h du matin et je leur ai dit que si j'avais pas déjà décidé de censurer, je crois que j'aurais décidé de le faire avec cette proposition.
Donc il m'a paraît beaucoup plus euh normal de le faire jeudi matin à 9h pour que les Français dont je rappelle qu'ils sont 2/3 à souhaiter la dissolution et 3/4 par ailleurs à souhaiter la démission du président de la République puisse suivre les débats sur cette motion de censure. Le ministre chargé des relations avec le Parlement nous a dit oui alors ça ne nous pose pas trop de problème si le premier ministre est disponible. Bon, je pense que le Premier ministre va se rendre disponible quand même parce qu'il va lire la Constitution lui aussi euh et et il va voir que lorsqu'il y a une motion de censure et bien on ne décide pas de venir ou de pas venir.
On n pas poney, on n pas Macramé, on a rien de tout ça. On vient devant le Parlement et on permet à cette discussion de se dérouler. Voilà. Donc jeudi matin 9h évidemment vous serez tous là pour participer à cette motion de censure. En espérant encore une fois que les 24 25 voix qui aujourd'hui manquent au compteur, nous les retrouvions dans les urnes de la part d'un certain nombre de membres de partis qui sont en désaccord avec les consignes qui leur sont données par leurs états-mors. Voilà.
Voilà mes chers amis euh pour cette séquence qui a tourné au burlesque au grand désespoir de ceux qui aiment la France, au grand désespoir de ceux qui sont fiers comme nous le sommes de notre pays, au grand désespoir de ceux qui à l'étranger
[Musique]
avaient de la France une haute image et voit notre classe politique abîmée en même temps. notre pays et nos institutions. Jordane, je t'en prie. Merci beaucoup Marine. Mes chers amis, Marine l'a rappelé, l'objectif des macronistes n'est plus tellement de gouverner que de durer, que de tenir. Euh nous devons, je crois, être les porte-vois de tous ces Français qui regardent absolument de la vie politique française depuis maintenant plusieurs jours, voir plusieurs semaines. Ce gouvernement est des républicains qui ne voulaient pas participer au gouvernement, qui en sont partis parce qu'ils n'avaient pas suffisamment de fauteuil puis finalement qui reviennent par la grande porte.
Euh je crois qu'on peut dire au moment où on se parle que monsieur Rotaillot a expulsé plus de gens de LR que de migrants clandestins depuis qu'il est ministre de l'intérieur. Et tout cela évidemment au grand âmes des millions de Français qui pendant ce temps-là n'arrivent plus à boucler les fins de mois subissent l'insécurité et les conséquences d'une politique migratoire qui est devenue totalement hors de contrôle. Marine a raison de rappeler que nous avons très vite, très tôt, avec beaucoup de certitude fait le choix de déposer une motion de censure. Nous considérons que la crédibilité de l'ensemble des personnes qui dirigent notre pays depuis 7 ans, elle a compris, est totalement nulle.
N'oubliez pas de rappeler autour de vous que les promesses qui ont été faites sur la réforme des retraites s'agissant de l'assouplissement du texte qui a été voté par madame Borne ont déjà été faites par monsieur Bairou par l'intermédiaire d'un conclave et que cette réforme qui apparaissait absolument primordiale il y a encore quelques mois pour les macronistes voire quelques années au prix d'une guerre sociale contre les Français et dans les rues devient soudainement secondaire lorsqu'il s'agit de défendre sa place lorsqu'il s'agit de défendre son fauteuil et lorsqu'il s'agit d'empêcher les Français de revoter et de retourner aux urnes.
Face à cette situation absolument burlesque, grottesque, nous nous faisons le choix de la cohérence. Nous l'avons dit depuis plusieurs semaines, il ne peut y avoir de stabilité sans retourner devant les Français, sans abima une dissolution de l'Assemblée nationale.
L'ambition que nous portons tous ensemble ici avec Marine, avec nos alliés de l'UDR, c'est de donner une majorité à la France, de donner une majorité à la France pour retrouver de la sérénité, de la stabilité dans la vie démocratique, mais surtout une majorité pour remettre le pays sur le chemin de l'ordre, pour remettre le pays sur le chemin de la prospérité et pour mettre en œuvre des mesures de bon sens, des mesures de redressement national qui sont partagées aujourd'hui non seulement par nos électeurs mais aussi par des gens qui sont navrés du spectacle à gauche, qui sont navrés du spectacle à droite et à qui nous avons vocation encore plus dans cette période à à tendre la main et à rassembler.
Nous ne sommes pas dupe de cette opération de de chaise musicale qui a eu lieu il y a quelques jours. Le PBO est en train de couler, la maison est en train de s'effondrer et monsieur le cornu repeint les murs. Il n'y aura donc aucun infléchissement dans la politique qui est conduite. Nous le savons par avance et nous sommes prêts à retourner devant les Français. Préparez-vous mes chers amis parce que la dissolution peut intervenir dans quelques jours, dans quelques heures maintenant et vous devez évidemment vous y préparer. Notre objectif n'est pas dans ces conditions de demeurer dans l'opposition, mais si nous partons aux élections, c'est pour gagner.
C'est pour obtenir une majorité absolue. Si la majorité doit être relative, nous irons chercher des alliés pour faire en sorte que euh les quelques mois qui nous sépare de l'élection présidentielle soit évidemment des mois où nous puissions soulager les souffrances des Français et engager des mesures en faveur du redressement de notre de notre pays. J'aimerais avoir un mot tout de même pour notre ami Pierre Henri Carbonel qui nous rejoint par l'intermédiaire de l'IDR.
qui a remporté avec le soutien de l'UDR et du Rassemblement national une élection législative partielle décisive contre la gauche dans le Tarnégaron dimanche soir dans ce contexte où une journaliste a réussi à arracher du bout des lèvres à monsieur Rotaillot qu'il ne fallait pas donner une voix à la gauche gauche, mais il a fallu batailler pour obtenir de la part du président des LR euh un appel à ne pas voter pour le candidat de de gauche. L'occasion de rappeler que nous sommes la force de rassemblement de tous les patriotes.
Je vais évidemment laisser la parole à Éric, mais lorsque il y a un an le président de la République a annoncé une dissolution, nous avons fait le choix responsable, je crois, de tendre la main au patriote et de tendre la main au président des Républicains, Eric Sioti qui a accepté avec beaucoup de courage, beaucoup de sincérité de rompre ce mur invisible, ce mur idéologique qui a été bâti par la gauche pendant de très nombreuses années et qui tenait à l'écart des patriotes de droite avec les représentants du camp national aujourd'hui euh et dans le contexte actuel, cette alliance, elle n'est pas possible dans la mesure où le président des Républicains a choisi d'épouser l'intégralité des combats d'Emmanuel Macron et de se fondre dans le macronisme au point de se tenir dans un conseil des ministres entre madame Borne et monsieur Vals chaque mercredi.
Et il y a encore des patriotes au-delà du Rassemblement national. Et évidemment au côté de nos alliés, notre objectif c'est d'aller les convaincre, d'aller les chercher, de leur tendre la main et de leur expliquer que le pire ennemi qui est devant nous, c'est peut-être pas cet impasse institutionnel que le temps qui passe, que l'horloge qui tourne. Et nous sommes évidemment nous prêts à tendre la main. Nous serons toujours prêts à accueillir en notre sein des gens qui viennent d'autres formations politiques sur la base d'un projet d'un projet clair, sur la base de l'amour de notre pays, sur la base de la défense de notre patrie.
Et nous allons évidemment continuer à le faire parce que encore une fois nous savons que notre arrivée au pouvoir est possible et que tout ce qui est mis en œuvre, Marine l'a rappelé, n'a qu'un seul objectif de la part de nos adversaires, c'est d'empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir. Or, empêcher un parti politique d'accéder aux responsabilités, ça ne fait pas un projet politique sérieux pour les Français. Donc nous allons continuer à nous battre. Nous appelons évidemment ce matin l'ensemble des députés courageux qui ne veulent pas se fondre dans le macronisme à voter ces motion de censure d'où qu'elles viennent quel qu'en soit le dépositaire.
Et je crois que ce qui va se passer dans quelques heures, d'abord cet après-midi après le discours de politique générale du Premier ministre et évidemment dès le vote de la motion de censure, c'est un moment de vérité. Voilà, depuis quelques jours, nous entendons un certain nombre de bruits. Nous entendons les dirigeants du Parti socialiste dans les cuisines de Matignon chercher à se à se vendre, à se faire acheter par monsieur Macron. En réalité, tous ceux qui ne voteront pas la censure dans quelques jours seront l'assurance vie d'Emmanuel Macron.
Parce que tout ce qui est mis en œuvre depuis maintenant plusieurs jours dans les cuisines de Matignon et dans la coulisse n'a qu'un seul objectif, c'est de permettre aux macronistes de se maintenir au pouvoir alors qu'ils ont perdu les élections. Donc c'est un moment de vérité. Ce moment de vérité, nous nous allons l'affronter avec beaucoup de cohérence et beaucoup de responsabilité.
Nous censurerons évidemment le gouvernement de monsieur le cornu parce qu'en censurant le gouvernement de monsieur le Cornu, nous seulement nous protégeons les Français de la politique d'Emmanuel Macron mais nous nous rapprochons d'un chemin qui est celui de la dissolution qui a vocation à permettre à la France de retrouver de la stabilité, de la sérénité et d'affronter les grands défis qui sont les siens dans le temps qui vient. Je vous remercie mes chers amis, soyez prêts et je laisse la parole à notre allié Éric Sioti qui courageusement tente de contribuer à sa manière et à sa façon à cette dynamique de rassemblement dans laquelle nous sommes engagés. M.