Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 8 août 2025 30 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

Les maires de France veulent agir face aux multiples agressions qu'ils subissent

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les circonstances de l'interpellation de l'agresseur présumé ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Robert Ménard, quelle est votre première réaction face à cette agression ?

  • 9:00RelanceRéponse directe

    Vous avez évoqué des tensions liées à l'urbanisme. Pouvez-vous préciser ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Stéphanie Von Euve, vous avez été agressée en 2023. Cette expérience a-t-elle changé votre façon de gouverner ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Les agressions contre les maires expliquent-elles la désaffection pour le mandat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Romain ÉtuinFait
    « Il a été retrouvé sur la voie publique et cette interpellation, elle a été très discrète. »
  • 5:00Ministre de l'IntérieurFait
    « Les violences contre nos élus sont intolérables et ne resteront jamais impunis. »
  • 7:00Robert MénardFait
    « On est là pour appliquer un certain nombre de règles d'urbanisme. »
  • 13:00Robert MénardFait
    « La loi de madame Benoubé qui explique que quand vous prenez moins d'un an de prison pour la première fois, vous n'allez pas en prison. C'est une mauvaise loi. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Lean homme est donc ce soir en garde à vue après l'agression du du maire de Villeneu de Marc en IER. Il a été interpellé ce matin sur la commune de Charonet. Vous voyez, c'est le le ministre de l'intérieur qui l'a annoncé aujourd'hui sur les réseaux sociaux.

Le ministre qui assure que les violences contre nos élus sont intolérables et ne resteront jamais impunis. Romain étuin, bonsoir. Vous êtes sur place notre envoyé spécial.

L'arrestation s'est donc déroulée en fin de matinée aujourd'hui. Tout à fait. de l'arrestation s'est déroulé à Charentonet.

Alors pour situer un petit peu, c'est un gros quart d'heure d'ici en voiture. Il faut savoir que ce mise en cause était à pied. Il a été retrouvé sur la voie publique et cette interpellation, elle a été très discrète puisqu'on a pu se rendre à la mairie de Charonet où aucun élu n'avait entendu ou ni même vu cette interpellation.

On a ensuite vu le mise en cause être emmené à la brigade de gendarmerie de Saint-Jean de Bournet un petit peu plus loin avant d'être transféré vers Grenoble. On rappelle les faits sont accablancs. Cet homme a agressé très violemment le maire mercredi soir.

Il était armé d'une arme blanche lorsqu'il lui a porté trois coups au niveau du thorax avant de revenir pour tenter de l'écraser cette fois-ci avec sa voiture. Heureusement, il a fini dans un mur juste à côté mais en sortant de son véhicule, il s'en est violemment pris au fils du maire qui était venu le porter rescousse. C'est donc une cavale qui se termine après près de 48 he de fuite.

Et il y a maintenant de nombreuses zones d'ombre à éclaircir pour savoir qui était vraiment ce mise en cause et surtout ce qu'il reprochait au maire. Voilà, nous avons pu rencontrer les habitants de Villene de Marc qui se disent en tout cas soulagés par cette interpellation. Moi, je trouve que c'est une bonne nouvelle déjà pour le village, pour tout le monde et même pour lui-même.

Je pense que c'est une bonne chose et voilà. Bon, ce monsieur a fait une bêtise et puis ouais, il va falloir que les suites se passent convenablement, on va dire. c'est à la justice de faire son travail et puis écoutez hein que la justice soit faite et que tout soit mis au clair, je pense que c'est très important pour la famille du maire et que le calme revienne dans ce petit village assez modeste.

Il il y a donc en effet du calme qui va revenir et surtout beaucoup de questions à à répondre. Ce maire, il était dans un état d'urgence absolue au moment des faits. Son pricé.

Heureusement, il ne souffre que entre guillemets de 15 jours d'incapacité totale de travail, mais sa vie n'est plus en danger. Quant au motif du mise en cause, ce sont donc aux enquêteurs de définir exactement ce qui l'a poussé à faire cet acte. On le rappelle, une enquête a été ouverte pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique et violence aggravée.

Merci Romain. Romain étuin sur place avec Timothé Piron. Bonsoir Robert Ménard.

Merci d'être en direct dans BFM Story, maire d'hiver droite de de Béier. Euh, une première réaction peut-être sur cette agression sauvage dont a été victime ce ce maire de de Lisser et sur l'interpellation de l'agresseur présumé aujourd'hui. D'abord, évidemment, on est content de de l'interpellation de de l'agresseur, mais ça fait froid dans le doux parce que si j'ai bien compris, enfin, il faudra voir un peu ce que dit ce que dit l'enquête.

C'est une histoire d'urbanisme, de règle d'urbanisme. Vous savez les maires on est souvent l'objet de de d'incompréhension et en l'occurrence plus que d'incompréhension de violence. On est là pour appliquer un certain nombre de règles d'urbanisme.

Il y a un certain nombre de règles d'urbanisme qui embêtent les gens, qui cassent les pieds aux gens, qui compliquent leur projet mais en même temps, tu es là pour faire respecter ça. Évidemment, c'est plus facile de s'en prendre au maire qui est en face de toi que de t'en prendre aux règles elles-mêmes. Les règles, c'est un peu loin.

Ça a été décidé par Paris ou que sais-je encore ? Et là, tu te retrouves avec des types qui ne supportent pas le fait que tu leur dises "Ah oui, mais un permis de construire, ça se demande, ensuite ça se respecte, ensuite ensuite ensuite bref, on respecte la loi." Et là, moi je le vois hier soir chez moi, il y avait un certain nombre de pingouins qui étaient en train de manifester sous mes fenêtres.

S'ils sont pas contents de ce qui se passe à la mairie, ils viennent devant la mairie, mais ils viennent pas devant chez moi avec un portrait de moi pour protester. En l'occurrence, c'était euh sur sur la corrida. Vous avez une espèce de capacité des gens à se mettre dans des colères invraisemblables à chercher un bouqu émissaire.

Je veux dire, c'est pas la politique qui est responsable, c'est pas la mairie qui est responsable, c'est le maire lui-même qui est responsable de tout. Et ça c'est insupportable. Alors le le ministre de l'intérieur a raison de dire qu'il faut pas laisser passer mais moi je suis inquiet parce que je vois une espèce d'intolérance qui gagne les gens d'exaspération, d'énervement.

Ils sont à bout de je sais pas quoi et il faut bien s'en prendre au premiers qui sont sur la main. Alors les mères, ils sont populaires parce qu'ils sont les premiers là que tu peux toucher mais en même temps ils sont ceux que tu peux toucher justement. Vous-même vous avez vous êtes déjà senti en danger ?

Vous avez déjà été agressé dans des dans des situations où vous êtes senti particulièrement vulnérable ? Bah enfin oui bien sûr agresser avec alors je vous parle pas des réseaux sociaux parce que là c'est de la merde en bar. Ça veut dire que n'importe quel abruti comme il est derrière l'anonymat il peut dire n'importe quoi sur n'importe qui et sur le maire comme sur le reste de de la population.

Et bien sûr il y a un certain nombre de gens qui qui vous mettent en danger qui sont dangereux. C'est pour ça d'ailleurs qu'il faut des polices municipales, y compris pour protéger le leurs élus. Mais en même temps, on va pas vivre dans la peur.

Moi, je veux pas me dire il y a tel ou tel endroit où je peux pas aller. Nous, on a des quartiers difficiles et j'y vais. J'y vais volontairement.

Il est hors de question que le maire que je suis n'aille pas dans un st de quartier et et de façon subsidiaire. Il est hors de question que je me déplace protégé par qui que ce soit. Il y a aucune raison que je sois en danger vis-à-vis de qui que ce soit.

Alors, je prends ce risque-là mais comme plein de mère, mais je suis pas un héros, je suis comme plein de mè qui se retrouve dans des situations compliquées et parce que les gens sont de plus en plus exigeants, ils veulent tout de suite immédiatement et non tout tout de suite immédiatement ça existe pas. Mais il y a tellement de politiques qui leur ont fait croire à oui moi si j'étais au pouvoir la pouvoir à la mairie comme à l'état. Vous verrez, vous aurez tout, le boulot, l'argent, la baisse des impôts et pas de règles à respecter.

Vous ferez ce que vous voudrez. Mais c'est des conneries de dire ça, ça n'existe pas. Mais la démagogie en politique, elle se traduit par ça.

Quand vous promettez tout, ceux qui disent "Et non, c'est pas possible de tout promettre, ils sont des empêcheurs de tourner en rond." Et oui, on empêche de violer la loi. C'est c'est pas tout à fait rien.

Qu'est-ce qu'il faudrait faire selon vous pour mieux protéger les les maires de France ? Ah ben sanctionner les mecs qui se prennent au maire de France, les sanctionner durement. Enfin, on va voir ce qui va se passer avec avec ce monsieur.

Les sanctionner, leur dire c'est inacceptable. être maire. Attendez, je dis pas que c'est que c'est tellement difficile.

Il y a moi je vais être candidat à la mairie. Il y a plein de maires qui vont être candidats. Donc si on voulait plus être maire, on serait pas candidat au aux élections.

Mais en même temps, on a envie de l'être de façon un petit peu sereine et puis que chacun apprenne à respecter l'autre. J'ai le sentiment, comment vous dire, qu'il y a une violence au quotidien, vous savez, une façon de devenir intolérant à tout. Et je le disais puis de ne plus accepter qu'on vous dise non mais il y a plein de choses où on peut pas faire.

Il y a plein de choses qui sont plus compliquées. Il y a des choix à faire. Vous faites plaisir aux uns et pas aux autres.

Alors qu'est-ce qu'il faut faire par rapport à ça ? Sanctionner ceux qui s'emprennent au maire, donner plus de pouvoir aux police municipales parce qu'on a besoin de d'assurer la sécurité dans dans nos villes et puis dire au magistrat au magistrat implacable avec ces gens-là. et de façon annexe qu' construire des places de prison parce que si vous voulez mettre des mecs en prison ou des filles en prison, il faut bien trouver un endroit pour les mettre en prison.

Il faudrait des sanctions spécifiques, vous dites, pour ceux qui euh s'emprennent au euh euh au maire, l'arsenal législatif aujourd'hui n'est pas suffisant selon vous ? Non, non, il est il est il faut arrêter. Attendez, les maires si pas plus ou moins que vous vous êtes journaliste, pourraz aussi inventer des des sanctions spécifiques aux journalistes.

Non, je crois pas. Je crois que la loi est là, il faut l'appliquer durement. Il faut sanctionner les gens qui ont fait ce que ce qu'on vient de de voir là.

La personne qui a fait ça, elle mérite pardon d'aller en prison. D'aller en prison. Il y a un moment donné, il faut dire ça.

Et moi je suis pour que des peines de prison même enfin il va pas être condamné à 10 ans de prison évidemment même si vous êtes condamné à 3 mois, 6 mois de prison et que c'est la première fois que vous êtes condamné, vous alliez en prison. Il y a tout un tas de pays où tu quand tu prends 8 jours de prison, tu fais 8 jours de prison. Et je vous garantis que la prison c'est pas un hôtel 4 étoiles.

C'est terrible la prison quand vous y allez. Moi j'y vais parce qu'il y a une prison évidemment à côté de chez moi et il y a des conseils de auquels je participe. Ça te fait peur la prison ?

Ça te fait peur et moi je pense que cet effet dissuasif il est important. Alors il faut arrêter de trouver des excuses à qui que ce soit. On prononce des Vous trouvez qu'on trouve des excuses aujourd'hui au Vous trouvez qu'on trouve des excuses aujourd'hui au aux agresseurs et qu'il y a pas assez au fond de de fermeté ?

Non, je pense pas que tous les magistrats sont des des espèces de de personnes laxis. Je pense pas du tout ça. Il y a des magistrats qui sont laxistes, il y a des magistrats qui le sont pas sa il y a des bons jouralistes et mauvais journalistes dans toutes les professions.

Euh il y a il y a ça, il y a des bons maires et et des mauvais maires. Non, je pense que aujourd'hui par exemple la loi de madame Benoubé qui explique que quand vous prenez moins d'un an de prison pour la première fois, vous n'allez pas en prison. C'est une mauvaise loi.

Je pense que je pense par exemple au Pays-Bas où si encore une fois tu prends 8 jours de prison, tu fais 8 jours de prison. C'est pas possible de d'entendre un tribunal prononcé au nom du peuple français une peine de prison et ensuite qui est qui est systématiquement, vous savez adapté. Euh alors tu vas porter un bracelet ou que sais-je encore.

Non, il faut sanctionner les gens de la même façon que les gens qui dans la ville nous pourrissent la ville en faisant des graffitiers, en nous faisant nous emmerdant à longueur de temps. Il faut leur faire réparer ce qu'ils font. C'est dire, il s'agit pas de dire il faut absolument on va pas mettre un flic derrière chaque personne, mais quand on prononce une peine, on applique une peine et encore il y a des magistrats qui le font.

Mais moi je connais aussi les magistrats qui me disent je peux pas je demande pas 3 mois ou 6 mois de prison ferme parce que vous voulez qu'il aille la faire sa prison ferme ou alors là il faut commencer par construire des prisons. Vous avez qu'à le rappeler à monsieur Macron qui avait fait des promesses dans ce sens qu'il a pas tenu. Je crois que c'est pas la seule promesse qu'il a pas tenu par ailleurs.

L'association des maires de de France a mis en place ces dernières années des des formations à la gestion des incivilités pour les maires pour essayer de de gérer ces fameuses situations qui peuvent être conflictuelles et très vite dégénérées. Ça vous semble aller dans le bon sens ? Bien sûr, mais moi je vais vous dire, attendez, je cherchais où il était.

Il est il est dans mon bureau là. J'ai un signal qui est que j'ai que j'ai sur mon sur ma mon téléphone portable et que j'ai dans dans mon bureau ou chez moi en l'occurrence puisque je suis chez moi en ce moment qui me permet immédiatement d'appuyer, vous savez sur sur un bouton et la police la police municipale vient tout de suite. Oui, il y a des réponses à apporter comme ça, mais je pense qu'il y a un problème général.

Enfin, attendez, vous aviez vous connaissez enfin moi je je suis un vieux monsieur il y a il y a 50 ans, personne se baladait avec un un couteau et il nous arrive régulièrement de fouiller des gens, ils ont des couteaux sur eux ou ils vont chercher un couteau. Moi ça m'effrait ce que c'est cette histoire. Tu tu vas chercher un couteau, pour quoi faire ?

Tu portes un couteau sur toi, pour quoi faire ? Y compris des gamins qui ont des couteaux sur eux. Et là dans dans en l'affaire, le type il donne des coups de couteau à un mère.

Mais tiens, un couteau, vous avez un couteau ? Comment il a fait dans sa bagnole ? avait un couteau.

Qu'est-ce que c'est cette histoire ? Oui, moi ça m'inquiète mais c'est la société qui dérape. C'est la société où on n'est pas assez on a il y a pas assez d'autorité mais c'est pas les juges, c'est pas les policiers euh c'est pas les hommes politiques, tout le monde depuis l'école, il faut dire il y a des règles, on les respecte.

Mais on des société où les règles, il faut plus les respecter, où les règles ça ça empiète tes tes libertés. Écoutez moi j'ai ici par rapport depuis des années, on est des rares villes à le faire. On a vous savez un comment s'appelle un couvre-feu le soir pour les gosses qui ont moins moins de moins de 15 ans.

C'est un gosse à moins de 15 ans. Il peut pas être tout seul dans la rue après 23h. Je suis poursuivi parce que c'est une atteinte à la liberté de circulation de ces personnes.

Mais il faut être cinglé monsieur. Vous quand vous aviez je sais pas si vous avez des enfants ou quand vous aurez des enfants ou si vous avez des enfants, à 10 ans, vos gosses ils sont tout seuls dans la rue. Et comment on m'emmerde avec des choses comme ça ?

Mais enfin c'est pas possible. L'autorité, c'est des choses aussi simples que ça. Il faut donner les pouvoirs au maire de faire toutes ces choses de bon sens.

Alors, vous restez avec nous Robert Ménard, on accueille Stéphanie Von Euve, maire LR de de Pontoise. Euh, bonsoir, merci d'être en direct dans dans BFM Story. Vous-même, vous avez été dans dans le cadre de vos fonctions agressé en 2023, c'était au moment des émeutes après la mort de de Naël.

Euh, est-ce qu'aujourd'hui vous êtes plus prudente ? Est-ce que cette expérience, malheureuse expérience, a changé dans la façon dont vous menez votre votre mandat de maire ? Alors malheureusement, j'ai été agressé pas Alors, on a un problème de de liaison avec Stéphanie von Euve.

On va essayer de de rétablir la liaison. Je me tourne vers vous, Maxime Clier Rusa sur l'affaire de de l'Iser. On va on va y revenir.

Euh en terme de d'enquête, ça a été assez rapide finalement. L'homme a été interpellé ce matin, l'homme qui avait agressé ce ce maire de de la commune de Lisser et des moyens importants avaient été déployés pour l'autre côté. Oui, tout à fait.

Une enquête avait été ouverte dès le départ par le parquet de Vienne dans l'Iser et des moyens importants ont été déployés pour le retrouver. Menés notamment par la section de recherche de la gendarmerie de Grenoble. Il y avait pour tenter de le retrouver après les faits des maîtres chiens le pel long de surveillance et d'intervention de la la gendarmerie nationale le psig mais aussi des militaires.

L'homme qui a donc été interpellé aux alentours de 11h30 ce matin et placé en garde à vue. Le dossier cette affaire a désormais été récupérée par le pôle criminel du parquet de Grenoble car c'est le seul compétent pour ces crimes sanctionnés de plus de 20 ans de réclusion. à savoir que que l'homme mise en cause donc euh âgé de 59 ans en cours la réclusion criminelle à la perpétuité.

Loufrit, bonsoir, vous êtes journaliste politique à à Paris Match. Euh ces affaires d'agression qui se qui se multiplient, hein, c'est les chiffres donnés par la l'association des maires de France le le montre. s'inscrit, ça s'inscrit aussi dans un dans un contexte de grand ralbol euh des mers avec beaucoup de euh de démissions notamment dans des petites communes.

Oui, c'est un mouvement de fond et puis euh enfin moi j'avais les chiffres de 2023 donc ça commence ça data un petit peu mais c'est vrai que déjà vous aviez eu de grandes vagues de démission qui euh qui étaient euh qui qui doublaient les précédentes qui s'ét à l'époque sur 6 ans, donc entre 2014 et 2020. entre 2020 et 2023, ça avait déjà doublé et aujourd'hui vous retrouvez avec des partis politiques qui peinent vraiment à constituer leur liste municipale. Euh c'est c'est dans 8 mois les municipales.

Euh vous aviez déjà en 2020 euh un problème de euh de euh de de d'absence de liste adverse. C'estàd par exemple le Morbillant avait 250 communes. Sur les 250 communes, vous aviez 700 communes pardon 70 communes avec une seule liste qui se présente.

Donc ça pose aussi un problème démocratique. la multiplication des violences mais en plus s'il se trouve que c'est vraiment un conflit sur des questions de normes, c'est vrai que la multiplication aussi des normes auquel les maires font face, la diminution du pouvoir qui leur échoit et en plus une rétribution qui est souvent très très limitée. La plupart la majorité des communes en France, c'est moins de 500 habitants, c'est à peu près 1000 € par mois. fait que vous avez une crise d'évocation qui est absolument qui qui va mettre en péril peut-être la prochaine élection municipale.

Robert Ménard, vous êtes toujours euh euh avec nous, vous venez d'entendre ce qui ce qui vient d'être dit en plateau. Euh ça explique aussi ce climat de violence dont vous parliez à l'instant. Ça explique aussi la grande désaffection des euh pour le le rôle de de maire et le fait qu'il y en a de plus en plus qui démissionnent et beaucoup qui ne se représenteront pas lors des prochaines échéances électorales ?

Oui, mais c'est pas que les histoires de violence, c'est euh votre journaliste qui faisait allusion, c'est la complication des tâches. Attendez, il faudrait être un expert en tout. L'urbanisme, tu n'y comprends plus rien.

Il faut avoir trois personnes spécialisées. Euh euh les aides, je sais pas moi, euh le logement social, c'est d'une complication invraisemblable. Je veux dire, il y a une lourdeur bureaucratique et puis toutes toutes les 5 minutes, vous avez des députés qui votent de nouvelles lois sans se demander comment on va réussir à les les mettre en place.

Moi ce qui m'épuisse plus, c'est d'abord ça, c'est la lourdeur de toute la machine administrative, y compris la mienne. Moi entre la ville et l'aglomération, c'est 2800 personnes qui travaillent. C'est compliqué.

Et moi, j'étais journaliste, donc j'étais pas spécialiste de de ces questionslà. C'est compliqué. C'est le premier pouvoir.

Et puis le deuxième c'est que votre gens ici faisait allusion aussi. Il y a un certain il faut nous faire confiance au maire. On peut pas là dire oui voilà ça aime tout le monde et puis se méfier de nous au point je vous donne un exemple.

Vous savez que comme mère je ne connais pas les gens qui sont fichés dans ma ville. Vous vous alors là c'était pas un fich du tout le monsieur c'était des gens qui se connaissaient. Mais quand même, j'ai le droit normalement de savoir ça.

Ça me semble sidérant qu'on ne me fasse pas confiance à ce point. Je pense qu'il y a ça, il y a les règles. On a besoin de de reconnaissance, il y a une lourdeur euh de en tout je veux dire le le droit social, mais enfin attendez, il faut devenir un spécialiste.

Je sais pas, il faut avoir fait les nain pour s'y retrouver. Moi, c'est tout ça qui m'épuise. Et puis il y a, il faut le dire au jour le jour, une exigence de plus en plus importante de nos concitoyens aujourd'hui.

Mais moi, je vois des gens dans la rue, je descends en bas de chez moi, il y a une boulangerie en bas de chez moi. Là, je suis au 3è étage. Je descends, je suis sûr en faisant la queue qu'il y a un certain nombre de gens qui vont venir me voir et qui me demandent des choses auxquelles je ne peux pas apporter de réponse.

Je ne suis pas médecin, je ne règle pas les problèmes de médecin, je peux trouver à la à la marge du boulot aux gens, mais je vais pas leur trouver du boulot. Les logements sociaux, il y en a mais je vais pas en construire 10000 de plus, je sais plus avec quel argent et tout ça, je vais pas le faire avec moins d'impôts. Et vous êtes dans cette quadrature du cercle là et c'est compliqué et c'est épuisant.

Moi, je me suis demandé si je recommençais il y a 12 ans que je suis maire, je me suis dit "Ah, est-ce que ça va c'est pas c'est pas alors en plus là on va être élu pour 7 ans. Est-ce que ça va pas être 7 ans de trop ?" Puis j'ai envie parce qu'en plus c'est un métier formidable.

Vous savez pourquoi je suis mère moi ? parce que j'étais journaliste et que je me disais journaliste, je commmente le monde et je change pas grand-chose au monde. Et là, mère, je peux changer la vie d'un certain gens.

Je change pas le monde, je vous j'en conviens, je change pas la face des choses, mais je peux améliorer la vie d'un certains de mes concitoyens. Et ça c'est formidable parce qu'il faut pas retenir, y compris euh du doute qui atteigne un certain de mer dont je suis en train de vous faire part pour vous dire qu'on n'est pas moi je suis fabuleusement heureux d'être maire parce que je change des choses et il y a pas tant de place que ça. Vous savez les concitoyens ils connaissent deux élus.

Ils connaissent le maire et le président de la République. Demandez-leur qui est maintenant ministre je sais pas quoi de la mer si je sais même pas s'il a ministre de la mer. J'ai rien compris.

Vous avez rien compris. Je prends cet exemple là. Je suis pas sûr que qui que ce soit sache qui c'est.

Moi je découvre chaque fois qui est ministre, même le sénateur ou le député, les gens sont pas sont souvent ne savent pas qui c'est. Ni le conseiller régional, ni le conseiller départemental. Le maire, ils savent qui c'est.

Il faut défendre les maires et c'est formidable d'être maire. Et je bois mais tous les ma On vous entend Robert Mard, on vous entend effectivement. Restez avec nous.

On a rétabli la liaison avec Stéphanie Ivan, donc maire les républicains de de Pontoise. Je disais tout à l'heure que vous aviez été victime d'une agression notamment il y a 2 ans et ma question était la la suivante. Savoir si depuis vous êtes plus prudente.

Qu'est-ce que ça a changé dans la façon dont vous exercez votre mandat aujourd'hui ? Ben clairement une agression de ce type et puis ça a pas été malheureusement la seule hein puisquon a eu des intrusions à la mairie avec on voulait me refaire le portrait à coup de pelle par exemple pour un logement. Enfin bon, j'en passe des meilleurs.

Euh c'est d'une prise de conscience en fait parce qu'au départ quand vous êtes élu, c'est ce qui est dit par la plupart des maires, c'est que vous êtes là pour trouver des solutions, pour essayer de changer votre ville. Et cette cette violence directe et et est et est sur vous, hein, sur votre personne, forcément vous y attendez pas au départ. Vous n'êtes pas préparé et donc quand vous êtes confronté à ce type de situation, c'est d'abord une prise de conscience, un électrochoc, ensuite vous digérez.

Euh là-dessus, l'État à la suite des des euh des émeutes de juillet 2023 euh a pris de bonnes dispositions he nous permettant de de d'avoir accès à un psychologue, avoir un suivi de pas de pas être de pas être seul. Et cette prise de conscience, moi me me concernant, euh a permis de de mettre en place différents dispositifs, des formations déjà de de gestion un peu des des conflits, de prise de conscience que voilà, on parle pas de la même façon en fonction des individus qu'on a en face de soi, en fonction de la situation. C'est un truc tout bête hein, c'est que je circule moins seul dans ma voiture.

Je suis très indépendante mais je peux vous dire que ça m'a un petit peu vacciné. Donc je sais qu'il y a certaines heures euh je suis pas seule dans ma voiture tout simplement. Ce qui ne veut pas dire que je ne me rends pas gardé.

Il y a des gens qui s'occupent de votre de votre sécurité aujourd'hui. Non, pas du tout. Non, non, pas du tout.

C'est pas non plus Non, non, non, non, non, non, non, non, non. On en est absolument pas là. Mais c'est vrai que pour répondre à votre question, quand en en fin juin 2023, quand j'ai été agressé, j'étais j'étais vraiment seule dans dans ma voiture avec probablement avec le recul, on aurait pu se dire qu'il y avait une prise de une forme d'inconscience, hein, quand ça s'est quand ça s'est produit.

Et c'est précisément avec l'expérience, cette malheureuse expérience, ces malheureuses expériences euh que vous adaptez euh c'est du professionnel, vous adaptez aussi au fur et à mesure. Vous tombez pas forcément dans des pièges évidents. Euh vous êtes peut-être davantage entouré effectivement.

Mais après, ce qu'on souhaite d'abord et avant tout en tant que maire, c'est d'être proche des gens. C'est d'aller d'aller au contact. On est exposé.

Ça a été dit à plusieurs reprises, c'est le mandat qui fait que on vous reconnaisse. C'est le mandat qui fait que c'est à vous qu'on demande des solutions de la vie quotidienne. Donc par définition, ça vous expose.

Ça vous expose à du mécontentement. Et quelque part, c'est j'allais dire l'expression est impropre mais c'est la rançon de la gloire, je m'explique, c'est que on croit que vous pouvez tout faire. Les gens aujourd'hui, il y a une telle déconnexion, une telle incompréhension de comment fonctionne la vie politique, la vie publique, la vie citoyenne, que la seule personne aujourd'hui dont on considère qu'elle peut trouver des solutions à tous les problèmes qu'ils soient généraux du pays ou particulier du quotidien, c'est le maire.

Et effectivement, quand on n' pas la solution parce que malheureusement on l'a pas toujours, bien qu'on essaie souvent de se décarcasser pour en trouver une et bien ça peut ça peut dégénérer. Mais je crois que c'est surtout le résultat quand même de d'une société qui euh qui évolue et pas dans le bon sens hein. En tant que maire, on est euh les témoins et parfois malheureusement les victimes de cette société qui qui veut tout de suite, qui est extrêmement exigeante, qui est extrêmement individualiste, qui ne comprend rien et qui ne souhaite pas comprendre l'intérêt général. et nous on fait tampon au milieu de tout ça.

Donc à défaut d'être acceptable euh ce le fait que les agressions m soi sinon en constante augmentation en tout cas à un niveau relativement élevé, moi malheureusement ne m'étonne pas. Alors Robert Ménard, est-ce que cette situation, ces agressions, ces attaques qui se multiplient contre les les maires sont au fond un argument supplémentaire s'il en fallait un pour les les polices, le déploiement des polices municipales dans dans les villes selon vous ? Absolument.

Moi d'abord, je suis d'accord avec tout ce que vient de dire la mère de de Pontoise. Elle a raison et je lui dirais, il faut juste surtout qu'on baisse pas les bras, qu'on accepte pas l'idée qu'il y a un certain nombre de choses qu'on ne peut plus faire, qu'on soit obligé de se déplacer avec des gens pour nous protéger. C'est insupportable.

Moi, ça m'est insupportable et ça me serait insupportable. Ça n'arrive pas d'être obligé d'être protégé dans ma ville contre qui ? Contre les habitants de cette ville.

Je veux je veux les rencontrer, les rencontrer, discuter avec eux et quit à mongoler avec eux. C'est une autre paire de manche, une autre affaire. Oui, bien sûr qu'il faut des pouvoirs, un peu plus de pouvoir pour la police municipale, mais ça fait des années qu'on le demande.

Des années qu'on le demande. Il faut dire et redire aux gens, vous rendez compte qu'un policier municipal peut pas demander la votre carte d'identité. Il ne peut pas demander de que vous ouvriez votre coffre.

Il n'a pas accès, j'en sais rien, mais au fichiers des voitures volées, encore moins des gens que même pas des gens qui qui ont des problèmes avec les assurances. C'est pas possible. On peut pas, de la même façon qu'on peut pas demander aux maires sans leur donner tous les pouvoirs nécessaires de faire bien leur boulot.

On peut pas demander à la police municipale de faire bien son boulot si elle a pas les pouvoirs les pouvoirs dont elle a besoin. Alors, il va y avoir un débat là, j'ai vu à l'automne. J'espère qu'on va pas attendre 3 ans de plus pour se décider à donner à la police municipale qui est la première qui est comme les maires qui est la première sur le terrain les pouvoirs dont a besoin.

Je sais pas, je fais confiance au ministre de de l'intérieur. J'espère, je suis sûr qu'il va pas nous décevoir et que en octobre on va avoir ce débat que ça va être voté et que nos policiers municipaux vont avoir plus de pouvoir. Vous savez la sécurité c'est plus de police, plus de caméras.

C'est aussi con que ça. Merci beaucoup Robert Ménard d'avoir été en direct ce soir dans BFM Story. Stéphanie Vanz d'entendre ce qui ce qui a été dit tout à l'heure, Robert Ménard nous expliquait qu'il avait un système d'alerte en cas de en cas de difficulté.

Est-ce que euh vous vous-même vous avez le le même type de de dispositif pour assurer votre sécurité et éventuellement alerter en cas de en cas de problème ? Alors, je l'ai pas pour moi euh personnellement. En revanche, j'ai équipé par certains services de la ville de ce type de boutons.

Par exemple, le service de l'état civil qui lui-même est confronté malheureusement trop souvent à des agressions parce que tout simplement les documents sont pas prêts assez vite où il y a trop de paper à remplir. Donc les gens s'impatientent et donc agressent. Et donc euh on a j'ai organisé tous des travaux donc euh pour le service de l'état civil, le réorganiser, mettre des caméras, c'est ce qui vient de dire, y compris d'être dit, y compris à l'intérieur et puis ils ont un bouton d'alerte effectivement pour alerter immédiatement la police municipale.

C'est la même chose dans les écoles pour d'autres raisons, mais on voit bien que globalement plus il y a plus de sanctuaire en fait protégé protéger de la violence de la violence quotidienne quelle qu'en soit la quelle qu'en soit la raison. C'est malheureux d'être obligé de soutiller pour ce genre de chos. Mais je reprends je reprends le la phrase de Robert Mena.

On ne peut pas baisser les bras et avec les moyens que nous avons euh nous nous essayons d'endiguer ou en tout cas de de diminuer le phénomène sur la sur le pouvoir des polices municipales. Moi pareil, je me réjouis hein que le débat arrive à l'Assemblée à l'Assemblée nationale en septembre, je crois. Euh j'espère que les bonnes intentions gouvernementales ne seront pas euh euh ramenées à néant par le débat parlementaire parce que ça fait écho, je crois que ça a été mené par François Noël Buffet auprès de euh Bruno Retaillot euh avec euh des travaux qui ont été menés par l'AMF hein euh donc qui a été euh euh entendu écouté sur euh sur des demandes que nous avons depuis euh depuis longtemps qui émanent également des polices municipales tout simplement pour être plus efficace.

On demande pas à la Lune mais simplement d'être plus efficace, d'avoir une réponse immédiate, de faire en sorte que les deux typologies de force de l'ordre, qu'elles soit nationales euh ou municipal, soit totalement complémentaire et fasse gagner du temps euh l'une à l'autre. Je suis absolument convaincu qu'avec deux trois évolutions juridiques, on peut le faire à condition que il n'y ait pas trop d'idéologie sur sur le sujet et que ce soit toujours systématiquement l'efficacité et la réactivité qui soit recherchée pour pour nos nos polices municipales. Merci Stéphanie Yvan Eve d'avoir été en direct dans BFM Story ce soir.

Lou Frel, il y a un point qu'on a pas encore abordé mais c'est vrai que depuis la fin du cumul des mandats, le rapport au maire entre administré et maire a changé aussi. Oui. Alors déjà parce que les députés n'ont plus de rapport vraiment avec avec les les mandats locaux et c'est vrai que vous avez la vague de 2017, c'est pour la plupart des néodéputés dans le son d'Emmanuel Macron.

Aujourd'hui, on retrouve la même chose du côté du Rassemblement national ou de la France insoumise. Donc vous avez des gens qui font les lois mais qui ne connaissent pas forcément la réalité du terrain. Et parallèlement, c'est ce que c'est ce qui expliquait la maire de Pontoise.

Euh vous avez une méconnaissance profonde de comment fonctionne la politique euh chez le citoyen. Enfin de la part des citoyens. Ce qui fait que pour eux le représentant politique, ceux qui vont avoir forcément, vous allez dans tous les territoires, ce sont les maires euh y compris dans les petites communes de moins de 500 habitants.

Et votre député euh c'est pas il va pas forcer enfin en théorie, il vient mais il sera pas toujours là et pourtant c'est lui qui va faire la loi. Et pour peu que vous ayez une distinction de d'étiquettes entre les deux, un de gauche ou un de droite, ça complique encore la donne. Je rappelle aussi que François Baou quand il est arrivé en fonction avait pris ça avait beaucoup choqué un un jet prix enf un jet à sa disposition pour aller présider le conseil municipal de Poau au moment du cyclone à Mayotte.

Mais c'était un un moyen de remettre au centre du débat public la question de la remise en place du des mandats. Vous avez beaucoup de groupes politiques qui le demandent aujourd'hui et vous avez je crois une une une de PPL qui qui sont en cours de d'examen au Parlement. Excuse.

Les maires de France veulent agir face aux multiples agressions qu'ils subissent — Bruno Retailleau · Pourquijevote