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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 22 mars 2024 51 min

La France en Europe, immigration, Ukraine, Vladimir Poutine,... Ce qu'il faut retenir de "Demain l'Europe" avec Jordan Bardella

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

France Info. Bonjour Jordan Bardella. Bonjour et merci de votre invitation. Bienvenue dans Demain l'Europe, émission spéciale où France Info reçoit les têtes de listes françaises pour les élections européennes. Pendant une heure, on va parler d'Europe avec Agathe Lambré. Nous vous interrogerons sur l'actualité et sur votre projet européen.

0:18
Invité

Vous serez ensuite confronté à deux confrères de la presse européenne. Pour l'Allemagne, Britta Sundberg, chef du bureau du Spiegel à Paris. Bonjour Britta. Pour l'Italie, Paolo Levi de l'agence ANSA. Bonjour Paolo. Bonjour. Et à la fin de l'émission, Renaud Deli, éditorialiste à France Info, reviendra sur ce qu'il a interpellé pour éventuellement vous demander des précisions.

0:38
Présentateur

Voilà le programme. Mais avant, qui êtes-vous, Jordan Bardella ? Votre portrait signé Audrey Tison du service politique de France Info.

0:44
Invité

Jordan Bardella, vous avez 28 ans, issu d'une famille italienne née en Seine-Saint-Denis. Vous avez grandi dans un HLM à Saint-Denis. C'est un parcours que vous rappelez régulièrement. La politique, vous êtes tombé dedans tout jeune. Première carte au Front National à 16 ans. Vos études de géographie, vous les stoppez pour devenir conseiller régional d'Île-de-France, votre premier mandat à l'âge de 20 ans. La chef du parti, Marine Le Pen, veut alors faire émerger une nouvelle génération. Elle vous repère et vous choisit comme l'un des porte-parole du RN. Et puis, il vous propulse tête de liste aux européennes. En 2019, vous voici député européen.

À Strasbourg, inscrit à la commission des pétitions, vous y siégez peu. Plusieurs de vos collègues vous décrivent comme un député fantôme qui n'a rédigé aucun rapport, seulement 21 amendements. En revanche, vous êtes assidus en séance plénière, lors desquelles vous prenez régulièrement la parole pour passer vos messages, assaigner vos punchlines, vidéos reprises sur vos réseaux sociaux où vous êtes très suivis, notamment sur TikTok, réseau préféré des jeunes, un électorat à aller chercher. Jordan est jeune et il connaît les codes de la communication et a une clarté du propos. C'est ce que vante votre entourage. Tandis que vos opposants taclent une arrogance et un manque de fonds.

Désormais président du RN, vous êtes quasiment automatiquement reconduit à la liste pour les européennes. Liste qui caracole dans les sondages. Bien au-delà des 23% atteints il y a 5 ans, vous arriviez juste devant la liste renaissance. Cette fois, votre ambition, infliger un véritable vote sanction à Emmanuel Macron.

2:14
Présentateur

Jordan Bardella, vous êtes donc eurodéputé RN depuis 2019. A l'heure du bilan, quelle est la loi, quelles sont les lois que vous avez portées durant ces 5 dernières années à Bruxelles ?

2:23
Jordan Bardella

J'ai rempli depuis 2019, et pardonnez ma voix ce matin qui est un petit peu fatiguée, le rôle que m'ont confié les Français il y a 5 ans et le rôle qui est prévu par la démocratie pour les mouvements d'opposition. Je suis assez fier d'avoir été pendant 5 ans les yeux, les oreilles et la voix du peuple français dans l'hémicycle du Parlement européen où j'ai été parmi les eurodéputés français les plus assidus dans cet hémicycle de Strasbourg.

Et précisément pour combattre des textes qui m'apparaissaient nocifs pour l'intérêt des Français, je pense au pacte vert, au Green Deal, à cette politique inspirée de l'écologie punitive qui a mis nos agriculteurs dans la rue il y a plusieurs semaines, ou encore le pacte pour l'émigration qui prévoit précisément dès le temps prochain de répartir de manière quasi obligatoire les migrants dans les communes françaises contre l'avis du peuple français.

3:14
Présentateur

Mais au-delà de votre propre cas personnel, vous avez 18 eurodéputés, c'est la plus grosse délégation française en 2019. Quels sont les textes qui ont été portés par le Rassemblement National à Bruxelles ?

3:23
Jordan Bardella

Non mais les textes que nous avons portés sont les mesures que nous avions dans notre projet. Par conséquent, la lutte contre l'immigration clandestine, la fin des subventions à des associations communautaristes, à des campagnes de publicité qui étaient financées par la Commission européenne et qui faisaient par exemple la promotion du voile islamique, l'opposition presque systématique à des accords de libre-échange qui mettent notre agriculture, je pense à celui avec le Vietnam ou à celui avec le Chili en octobre dernier, en concurrence avec des économies qui ne respectent aucune des normes qui sont imposées à l'agriculture française.

Plus largement, moi je constate aujourd'hui que les intérêts français ne sont plus défendus au niveau européen et que des pans entiers de notre souveraineté comme le droit de veto sont aujourd'hui remis en cause par Emmanuel Macron et moi j'entends non pas déconstruire l'Europe mais construire l'Europe du 21ème siècle parce que je pense que nous avons besoin de cette coopération entre nations libres, souveraines à l'heure où des espaces économiques dans la mondialisation sont en pleine croissance et là où l'Europe est aujourd'hui en train de prendre un retard considérable sur les grands défis de notre époque je pense à évidemment l'intelligence artificielle aux nouvelles technologies ou à la protection de notre identité.

4:36
Invité

Et on y reviendra notamment avec Brita Sandberg tout à l'heure mais on a appris dans la nuit une nouvelle attaque russe contre l'Ukraine plus de 90 missiles utilisés a dénoncé Volodymyr Zelensky au même moment les 27 réunis en conseil européen à Bruxelles ont décidé d'avancer sur le projet visant à utiliser les bénéfices des avoirs russes gelés pour financer l'achat d'armes à Kiev ils en attendent entre 2,5 et 3 milliards d'euros par an est-ce que c'est une bonne idée ou ça va trop loin ?

5:03
Jordan Bardella

Oui c'est une proposition que je soutiens et que j'ai précisément portée devant le chef de l'Etat il y a quelques jours lors de la réception des chefs de parti à Saint-Denis j'ai cru comprendre que le président de la République y était réticent mais d'une manière plus large moi je suis favorable aux sanctions qui peuvent fonctionner défavorable aux sanctions qui ne fonctionnent pas et c'est la raison pour laquelle depuis plusieurs mois j'ai eu l'occasion d'exprimer mon opposition à l'égard des sanctions énergétiques notamment vis-à-vis de la Russie parce qu'on se rend compte que la Russie a aujourd'hui une croissance qui est honorable comparé aux sanctions qui ont été déployées par l'Union Européenne et précisément ces sanctions énergétiques ont entraîné les conditions d'une inflation énergétique dans les différents pays de l'Union Européenne donc il faut être très clair aujourd'hui sur les sanctions

5:48
Invité

On parle de sanctions pour acheter des armes à Kiev

5:50
Jordan Bardella

Il y a des sanctions, oui mais moi je suis favorable au soutien à l'Ukraine à l'envoi de matériel de défense Même des armes offensives ?

Non, je pense que le rôle de la France est de donner à l'Ukraine les moyens de tenir le front et précisément ces moyens de tenir le front ce sont des munitions d'artillerie des munitions d'obus ce sont précisément des missiles anti-chars ce sont les moyens de sa défense logistique en étant extrêmement vigilant avec l'envoi de matériel offensif qui pourrait entraîner les conditions d'une escalade Je pense que le rôle de la France est un, d'apporter le soutien qui est nécessaire à l'Ukraine non pas d'envoyer des troupes comme le propose le président de la République j'y suis extrêmement opposé comme beaucoup d'ailleurs de nos alliés européens et deuxièmement je pense que la France a un rôle dans le cadre d'une mission qui consiste à éviter l'escalade de renforcer son architecture de sécurité notamment à l'est en important un soutien je pense aux pays baltes dans leur sécurité aérienne à la Roumanie où des éléments militaires français sont présents dans le cadre de notre mission de l'OTAN et évidemment dans le respect de nos engagements à l'égard de la Moldavie en cas de possible attaque de la France-Nistrie

6:58
Invité

est-ce qu'il faut envoyer de l'artillerie longue portée c'est ce qu'a acté une coalition

7:02
Jordan Bardella

non moi je suis favorable à l'envoi de matériel de défense voilà rien qui puisse entraîner les conditions soit d'une cobelligérance soit d'une escalade qui pourrait avoir des conséquences extrêmement dramatiques est-ce que ça n'est pas le risque de bloquer l'Ukraine

7:17
Présentateur

de laisser un statut quo militaire

7:19
Jordan Bardella

on est entré dans une bataille aujourd'hui où le front bouge très peu en réalité et Vladimir Poutine doit entendre qu'il ne peut y avoir de négociations et de paix s'il ne retire pas ses troupes de l'Ukraine donc oui au soutien à l'Ukraine mais non à une escalade ou à une entrée en guerre avec la Russie quand j'entends le président de la République qui est en roue libre totale sur ce sujet jouer l'escalade se prendre pour un chef de guerre expliquer un verre de whisky à la main en pleine nuit à l'Elysée ça a été rapporté par vos confrères du monde qu'il s'apprête je cite à envoyer des gars à Odessa en fin d'année je pense que ses propos sont extrêmement inquiétants qu'ils sont anxiogènes pour les français et qu'ils pourraient contribuer à une guerre frontale avec la Russie nous n'avons aucun intérêt à entrer en guerre avec une puissance nucléaire et de ce point de vue nous devons être extrêmement vigilants or je pense que les positions qui sont prises par Emmanuel Macron depuis maintenant quelques jours inquiètent beaucoup de français

8:13
Présentateur

comme ils inquiètent les partis d'opposition Jordan Bardella Emmanuel Macron puisque vous le citiez lui parle d'une guerre existentielle pour l'Europe et pour la France est-ce que c'est des mots que vous pourriez reprendre ? mais les intérêts vitaux de la nation française

8:23
Jordan Bardella

sont-ils engagés dans ce conflit entre l'Ukraine et la Russie ? est-ce que la France est attaquée d'une manière ou d'une autre selon vous ? l'Union Européenne est attaquée la France n'est pas attaquée ? elle ne l'est pas directement sur le sol européen les intérêts français en revanche sont contestés ils sont contestés en Afrique où la Russie se livre à une bataille d'influence sans précédent depuis maintenant 10 ans par l'intermédiaire notamment de milices privées Et ça ce ne sont pas nos intérêts fondamentaux

8:48
Invité

qui contestent les intérêts français ? la déstabilisation de l'Afrique quand Wagner met en scène un faux charnier pour incriminer l'armée française

8:54
Jordan Bardella

il faut être extrêmement prudent avec les termes qu'on utilise qui bien souvent ont des significations juridiques internationales ce n'est pas parce que des intérêts économiques des intérêts culturels ou géopolitiques sont contestés en Afrique qu'il faut envoyer des troupes mener une guerre à l'armée du président Poutine attention à l'escalade parce que l'escalade nous en connaissons le sens dans l'histoire sur le sol européen et je pense que si vous demandez aujourd'hui au peuple français s'ils sont favorables comme le propose le président de la république à l'envoi de soldats français en Ukraine pour faire face à la Russie je pense qu'ils y sont extrêmement défavorables comme nous y sommes défavorables et je pense que notre position est aujourd'hui la plus sage la plus cohérente parce que précisément elle est la plus raisonnable

9:41
Invité

vous n'avez pas encore réagi à la réélection de Vladimir Poutine avec 87% des voix votre allié au parlement européen l'italien Matteo Salvini lui s'est empressé de dire que quand un peuple vote il a toujours raison êtes-vous d'accord avec lui ?

9:54
Jordan Bardella

C'est la règle de la démocratie il définit par là la démocratie maintenant la Russie est-elle un régime démocratique ? à l'évidence non et Poutine est dans cette incarnation très auto-centrée du pouvoir dans ce qu'il appelle depuis 2000 la verticale du pouvoir maintenant je pense que la position qui a été tenue par la diplomatie française et par le quai d'Orsay est la bonne ne pas féliciter nécessairement l'élection du président Poutine mais en prendre acte parce qu'il est le représentant de la fédération de Russie et si demain il doit y avoir des négociations elles le seront et elles se feront évidemment avec Vladimir Poutine

10:28
Invité

mais le quai d'Orsay dit que les conditions d'une élection libre pluraliste et démocratique n'étaient pas réunies est-ce que c'est votre avis ?

10:33
Présentateur

je pense qu'ils ont raison

10:34
Invité

ce n'était pas une élection libre

10:35
Présentateur

en 2018 vous aviez félicité le président russe qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? la guerre la guerre

10:42
Jordan Bardella

les intentions du président Poutine et j'ai eu l'occasion de le dire au cours des derniers mois mais il y a eu à l'égard de la Russie de Poutine une naïveté collective or j'entends bien qu'on cherche un peu à faire porter à la droite ou à nous faire porter à nous rassemblement national cette responsabilité mais qui est le premier président étranger à avoir été reçu par Emmanuel Macron lorsqu'il a été élu président de la république en 2017 en grande pompe au château de Versailles c'était le président Poutine qui a reçu mais sans doute avait-il raison de le faire mais aujourd'hui comme vous dites

11:18
Invité

Jordan Bardella il y a la guerre et Matteo Salvini a tenu ses propos là ensuite il avait fait polémique déjà en estimant qu'il revenait aux médecins et aux juges russes de faire la lumière sur la mort d'Alexei Navalny alors qu'au même moment l'Union Européenne pointait la responsabilité

11:31
Jordan Bardella

de la Russie est-ce que c'est pas un allié encombrant je suis l'avocat du rassemblement national mais c'est votre allié au parlement européen donc je suis mon propre avocat et je défends et j'assume les positions que je prends je ne suis pas comptable des positions qui sont prises par des ministres du gouvernement italien précisément maintenant vous m'avez demandé ma position sur la réélection du président Poutine elle est celle qui a été évoquée par le cas d'Orsay on a entendu votre réponse mais est-ce que vous êtes comptable

11:59
Présentateur

puisque vous êtes vous dites l'avocat évidemment du RL puisque par ailleurs de facto je le suis comme président de fait est-ce que vous êtes comptable aussi des propos d'un Thierry Mariani par exemple qui avait soutenu l'annexion illégale de la Crimée qui a des proximités revendiquées avec le pouvoir russe là aussi quand vous l'envoyez par exemple débattre à votre place est-ce que vous êtes d'accord avec l'intégralité des propos qu'il tient ?

12:22
Jordan Bardella

vous savez un mouvement politique c'est pas une secte on peut avoir parfois des divergences politiques la ligne politique du Rassemblement National c'est celle qui est fixée accessoirement par Marine Le Pen et par moi-même comme président du Rassemblement National Thierry Mariani a été ministre de Nicolas Sarkozy et la position qu'il a exprimée notamment sur la Crimée est la position qui a été exprimée pendant très longtemps et qui est encore exprimée dans son dernier livre par le président Sarkozy donc on peut avoir effectivement une approche différente ça n'est pas honteux mais encore une fois dans un mouvement politique il peut y avoir parfois des points de vue qui sont différents maintenant ma position est celle que défend mon mouvement est celle que défendra nos eurodéputés élus très nombreux je l'espère au mois de juin à savoir celle d'un soutien à l'Ukraine avec la nécessité de se prémunir de toute escalade et le refus total d'un combat frontal avec une puissance nucléaire comme la Russie

13:16
Invité

Demain l'Europe

13:21
Locuteur non identifié

Agathe Lambret Jean-Rémi Baudot

13:24
Invité

Demain l'Europe notre rendez-vous se poursuit avec Jordan Bardella tête de liste rassemblement national aux élections européennes et on passe tout de suite aux questions de Britta Sundberg journaliste chef du bureau du Spiegel à Paris qui va vous interroger sur votre vision de l'Europe notamment

13:39
Jordan Bardella

Jordan Bardella on a l'impression parfois que vous faites campagne pour les européennes mais contre l'Europe voire contre l'Union européenne l'Union européenne c'est pour vous un projet des technocrates c'est une Europe punitive je vous cite une Union qui aggrave nos problèmes mais l'Europe a toujours été aussi un projet un grand projet pour la paix un projet politique face à un pays par exemple comme la Russie on serait tout seul si on n'était pas réuni en Union comme Européens ce ne sont pas des questions que vous vous posez à part tous ces remarques et commentaires négatifs que vous faites sur cette Union d'abord je rejoins une partie de l'analyse que vous avez faite de la vision que j'exprime à l'égard de l'Union européenne qui est celle en fait exprimée par beaucoup de Français les Français ne sont pas contre la construction européenne je suis en faveur de la construction européenne mais pas celle-ci et à l'évidence l'Union européenne aujourd'hui telle qu'elle rend ses décisions applicables dans les différents pays de l'Union européenne a des conséquences très néfastes sur la vie des Français on a parlé tout à l'heure du pacte vert c'est très concret je veux dire quand on décide d'une stratégie de décroissance agricole à Bruxelles quand on décide de baisser de 15 à 20% les rendements agricoles en rendant toujours plus complexe les normes pour nos agriculteurs on menace notre souveraineté alimentaire on menace l'autonomie française et l'autonomie de l'Europe et on aggrave la concurrence internationale déloyale lorsque l'Union européenne décide de la fin des moteurs thermiques à l'horizon 2035 et qu'elle provoque un chamboultou considérable dans les milieux économiques obligeant désormais des industriels de l'automobile qui n'arriveront pas à s'adapter à l'horizon 2035 à revoir totalement leur chaîne de production elle l'aggrave plutôt que de renforcer la vie économique des pays il y a aussi le côté politique il y a aussi l'union des européennes des européens qui se mettent ensemble qui s'est par exemple mis ensemble pendant la pandémie qui se met ensemble maintenant pour eux oui c'est vrai on a été les derniers à avoir des vaccins on a été les derniers à avoir des masques l'union les a acheté ensemble encore une fois je ne suis pas opposé à une on a eu un budget européen on a eu des vaccins on a eu oui et puis on a eu aussi les politiques d'austérité on a eu aussi la submersion migratoire on a aussi comme projet le vote de ressources propres c'est-à-dire la création d'un impôt européen on a aussi l'élargissement de l'union européenne à la Turquie on a aussi des accords commerciaux avec l'Ukraine qui font qu'aujourd'hui on importe du poulet ukrainien qui est vendu à 3 euros le kilo et qui est en train de tuer la filière volaille française donc c'est ça la réalité on ne peut pas regarder qu'un seul côté moi ce que je déclore on a l'impression que vous regardez surtout les désavantages oui je regarde ce qui coûte à mes compatriotes et je regarde aujourd'hui une union européenne qui coûte énormément d'argent au peuple français et les peuples français n'en ont pas la rétribution je vous donne un autre exemple je vous donne un autre exemple le prix de l'énergie le prix de l'électricité si les français voient aujourd'hui leur facture d'électricité multipliée par 5, 6, 7 ou 8 depuis le début de l'année 2023 comme ça a été le cas pour nos boulangers pour nos chefs d'entreprise pour les classes populaires ou pour les classes moyennes c'est parce que nous sommes pieds et points liés à des règles de fixation des prix au niveau européen qui font que la France ne peut plus bénéficier de sa filière nucléaire et voient son tarif de l'électricité adossé sur les prix du gaz donc moi je vais vous dire je ne veux pas sortir de l'union européenne pourquoi ?

parce que quand on est en train de gagner la partie on ne quitte pas la table du jeu et précisément la vision que je porte de l'union européenne aujourd'hui celle que nous défendons avec le rassemblement national qui est donnée en tête de ces élections européennes elle est en train de s'imposer aujourd'hui dans beaucoup de pays européens et moi je ne souhaite pas déconstruire l'Europe je souhaite construire l'Europe du 21ème siècle sur l'intelligence artificielle si les Etats-Unis bénéficient aujourd'hui précisément d'une croissance de 3% quand la France voit pour le 3ème trimestre consécutif sa croissance stagner à 0 c'est parce que les Etats-Unis bénéficient de gains de productivité considérables avec la liberté qui est donnée à l'intelligence artificielle et surtout d'une énergie pas chère nous n'avons pas cette énergie pas chère parce que l'union européenne nous empêche de bénéficier du prix français permis par l'électricité nucléaire et deuxièmement et deuxièmement l'union européenne nous fait rater aujourd'hui toutes les grandes révolutions du 21ème siècle je pense à l'intelligence artificielle où à chaque fois qu'une innovation apparaît les américains la commercialisent les chinois la copient et les européens se contentent de faire de la réglementation moi je ne souhaite pas disparaître or je pense et j'en termine que l'union européenne fait peser aujourd'hui dans sa forme actuelle le risque de disparition et d'effacement de la France vous avez aussi pas non plus l'air de beaucoup aimer mon pays l'Allemagne lors de la dernière campagne présidentielle Marine Le Pen par exemple s'est nettement positionnée contre une je cite dominance allemande elle avait annoncé qu'elle n'allait pas suivre l'Allemagne aveuglement comme Emmanuel Macron et qu'elle voulait mettre fin au projet d'armement en commun avec l'Allemagne vous voulez vraiment rompre avec tout ça avec cette amitié qui existe depuis 60 ans qui a joué un rôle décisif à l'intérieur de l'Europe depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ne soyons pas dans une logique caricaturale l'amitié c'est les citations de Marine Le Pen l'amitié franco-allemande elle est indéniable et ce couple franco-allemand il a été au coeur de la construction européenne très bien illustré par le traité de l'Elysée entre le général de Gaulle et le chancelier Adenauer mais il y a aujourd'hui des différences de vision et ce que nous déplorons et ce que déplore Marine Le Pen dans ses verbatimes c'est que le couple franco-allemand est un couple un peu inégalitaire c'est à dire que c'est un couple où en fait on a le sentiment que c'est un peu toujours le même qui décide de ce qu'on va dîner qui décide de là où on sort le week-end et qui prend les décisions sur ce qu'on va regarder le soir à la télé bon moi je pense qu'il faut remettre un peu d'équité et si ce couple il est effectivement au coeur de la construction européenne il y a un déséquilibre on a des désaccords d'intérêt très clairs avec l'Allemagne je veux dire quand l'Allemagne fait le choix d'une politique énergétique que je juge cataclysmique sur le plan environnemental de fermer ces centrales nucléaires pour rouvrir ces centrales à charbon de s'obstiner au refus justement de cette réforme des règles du marché européen de l'électricité qui fait qu'elle prive la France de son parc nucléaire et d'un prix français de l'électricité c'est au désintérêt et au désavantage du peuple français et je suis en désaccord avec cela quand l'Allemagne par l'intermédiaire de madame van der Leyen à la tête de la commission européenne négocie des accords de libre échange avec des pays du monde entier qu'elle sacrifie l'agriculture française qu'elle estime comme une variable d'ajustement dans les négociations pour pouvoir permettre à l'Allemagne d'exporter des voitures allemandes je suis en désaccord avec cette logique donc si demain nous arrivons à la tête de l'Etat nous ferons exactement ce que fait votre pays nous défendrons nos intérêts alors qu'est-ce que vous voulez faire dans ce couple franco-allemand au niveau politique il faut faire respecter la voie française je veux dire avec l'Allemagne on a une histoire commune on a une géographie commune il y a une amitié indéniable incontestable entre nos deux peuples mais sur le plan politique je note que l'Allemagne depuis plusieurs décennies défend ses intérêts déroge bien souvent des normes européennes défend ses intérêts quand il s'agit d'exporter des voitures allemandes et moi je déplore que nos dirigeants français n'aient pas le même sens du patriotisme et le même courage que certains de vos dirigeants j'ai l'impression que pour vous l'Allemagne c'est le bouc émissaire qui utilise l'Union européenne pour mieux vendre ses voitures vous dites aussi que la France est capable de conformer l'Europe à sa volonté mais l'Union européenne ce sont des contrats qui sont juridiquement valables auxquels vous ne pouvez pas simplement mettre fin par exemple la France est le premier bénéficiaire des subventions agricoles de l'Union européenne rien qu'en 2022 400 000 membres du secteur agricole en France ont reçu à peu près 9,5 milliards d'euros de l'Union européenne c'est plutôt une bonne chose Oui mais madame si je peux me permettre cet argent c'est le nôtre puisque nous sommes la France est le deuxième contributaire au budget de l'Union européenne et ma position est la suivante la France paye donc la France doit décider or la France paye un budget considérable au pot commun de l'Union européenne pour se voir imposer des décisions qui sont contraires à ses intérêts et j'accuse le président de la République d'avoir échoué depuis 5 ans à défendre les intérêts français sur le plan européen vous savez les agriculteurs madame vous parlez de la politique agricole commune ils ne veulent pas vivre de subventions ou d'aides permanentes ils veulent pouvoir vivre de leur travail et pour que nos agriculteurs précisément puissent vivre de leur travail il faut qu'ils puissent être compétitifs dans l'économie européenne et dans l'économie mondiale or les décisions qui ont été prises par l'Union européenne et j'évoquais notamment les accords de libre-échange alors évidemment le Mercosur c'est ce débat mais je crois que l'Allemagne par exemple est favorable au Mercosur le chancelier Scholz est favorable au Mercosur pourquoi ?

parce que précisément ça va permettre le sacrifice mais merci ça va permettre le sacrifice de l'agriculture française pour pouvoir exporter des voitures allemandes est-ce que je reproche au chancelier Scholz ou à l'Allemagne de défendre ses intérêts ?

Non je reproche à nos dirigeants et aux dirigeants français de s'être couché et de ne pas défendre leurs intérêts donc je dis une chose très simple il existe une construction européenne et il existera au XXIème siècle une construction européenne mais moi je souhaite une coopération européenne qui soit une coopération de nations libres qui soit une coopération basée sur des projets d'Etat librement consentis on peut se mettre autour de la table le marché unique j'y suis évidemment favorable parce que je pense qu'il est bénéfice à nos TPE, PME mais je défends une chose la priorité pour nos entreprises dans la commande publique regardez le marché unique aujourd'hui 80% du marché unique de notre commande publique est ouverte à des entreprises des pays tiers les Etats-Unis c'est seulement 30% le Japon c'est seulement 28% donc il faut de la réciprocité il faut du juste échange et moi je revendique le droit au patriotisme économique pour permettre à nos TPE, PME d'être soutenus dans la commande publique et de pouvoir avoir un avantage compétitif dans l'économie mondiale j'ai une dernière question sur vos relations avec l'AFD c'est le parti de l'extrême droite en Allemagne qui émerge et qui atteint jusqu'à 20% maintenant dans les sondages en Allemagne Marine Le Pen avait affirmé son total désaccord concernant le projet de rémigration de ce parti un projet d'expulsion massive des personnes étrangères au Parlement européen vous siégez dans le même groupe l'AFD c'est toujours votre allié malgré tout une des coprésidentes de l'AFD vous a vu a promis une lettre qu'elle a envoyée dans laquelle elle s'est moyennement distinguée et distanciée de ce projet pour être très clair je vous fais la même réponse que j'ai faite tout à l'heure je ne suis pas comptable des positions qui sont prises par des mouvements politiques par des mouvements politiques qui sont dans les autres partis européens même s'il se trouve que nous sommes amenés à travailler ensemble sur certains sujets au Parlement européen premièrement deuxièmement je suis en désaccord avec cette mesure que Mme Weidel la présidente de l'AFD conteste mais qui a été défendue par certaines personnes en minorité mais certaines personnes de son parti qui consiste à dire on retire la nationalité à des gens qui ont acquis la nationalité en Allemagne ils font ce qu'ils veulent en Allemagne moi je suis en désaccord avec cette politique je suis très dur et vous ne trouverez probablement pas plus dur que moi sur la question de la submersion migratoire totalement incontrôlée que les français aujourd'hui ne souhaitent pas mais je veux dire on ne peut pas faire n'importe quoi il y a aussi beaucoup de français et je le dis d'ailleurs parce que c'est bien de le dire et c'est bien de l'affirmer qui sont issus de l'immigration qui se sont pleinement français qui se reconnaissent pleinement dans les valeurs européennes et qui sont pleinement attachés en France aux valeurs de la république l'Allemagne fait ce qu'elle veut les mouvements politiques en Allemagne font ce qu'ils veulent moi j'ai exprimé ce désaccord à Mme Weidel qui me dit que ce n'est pas la position de son mouvement quant au groupe dans lequel nous siégerons après les élections européennes on verra après les élections européennes parce que si vous voulez on ne sait pas ce qui va se passer le 9 juin il est en revanche très probable que nos idées soient très majoritairement représentées au parlement européen et c'est pour ça que je dis aux français que j'ai besoin d'eux et qu'il faut aller voter le 9 juin

25:34
Locuteur non identifié

Demain l'Europe

25:36
Présentateur

un retour sur le plateau de Demain l'Europe avec vous Jordan Bardella tête de l'Istras Rassemblement National pour les Européennes vous êtes interrogé par Agathe Lambré Britta Sundberg qui vient de vous poser des questions sur votre vision du couple franco-allemand et je passe la parole à Paolo Levy de l'agence italienne ANSA

25:58
Locuteur non identifié

Oui bonjour bonjour Jordan Bardella merci pour cette occasion de vous interviewer on l'a entendu dans le portrait qui vous a été consacré il y a quelques minutes nous sommes presque deux compatriotes vous êtes vous-même d'origine italienne fils d'une longue histoire d'immigration et d'intégration qui a connu aussi des moments dramatiques des épisodes de racisme vous n'êtes pas sans savoir le massacre des Italiens à Aigues Mortes où dans la première partie du siècle les affiches en face des cafés français où on placardait interdit aux chiens et aux Italiens voilà comment vivez-vous cet héritage ma question est en fermant la porte aux nouveaux arrivants ne risque-t-on pas de fermer la porte ou s'il y a de nouveau Jordan Bardella qui pourrait rendre la France plus grande

26:49
Jordan Bardella

alors je suis comme beaucoup de français je suis qui ont fait qui ont honoré cette démarche qu'on appelle l'assimilation républicaine je suis venu d'ailleurs mais je suis devenu d'ici et j'ai fait ce qu'ont fait beaucoup de générations de français issus de l'immigration venus d'ailleurs qui sont arrivés en France dans les années 60 70 après et qui quand ils sont arrivés avaient cette volonté d'épouser l'histoire de France d'honorer ce qu'a été notre grand pays de ce qu'il sera demain et après demain d'apprendre le français de respecter l'enseignant de respecter la police ce n'est pas le cas aujourd'hui d'oublier une partie de sa culture d'origine dans son pays de départ ça c'est cet effort républicain qui est l'assimilation qu'on fait vraiment des générations d'étrangers qui sont arrivés en France et qui sont devenus pleinement français et qui sont aujourd'hui pleinement français maintenant force est de constater que beaucoup de ceux qui arrivent aujourd'hui semblent un peu dispensés de cet effort et on a un peu le sentiment aujourd'hui que la France c'est plus devenu ce que nous sommes c'est venez comme vous êtes c'est à dire que c'est venez avec vos bagages vos mœurs vos coutumes vos us vos traditions votre art de vie votre langue et faites de la place que je m'y mette moi je suis en désaccord avec cette logique vous les mettez tous

28:12
Invité

dans le même sac

28:12
Jordan Bardella

je pense que

28:13
Invité

tous ceux qui arrivent en France ils sont pareils

28:14
Jordan Bardella

je viens précisément de vous expliquer le contraire pendant une minute 25 mais voyez-vous je pense que ces élections européennes seront aussi un référendum sur l'immigration et c'est la raison pour laquelle je dis aux français vous devez aller voter le 9 juin pour exprimer votre opinion à l'égard de l'immigration et je suis précisément dans ces élections européennes le candidat d'une France qui ne peut plus prendre sa part en matière d'immigration parce que nous avons aujourd'hui un taux de chômage de 7% des milliers et des millions de français qui n'arrivent plus à boucler leur fin de mois et moi je suis toujours très surpris de voir que alors qu'on cherche manifestement des économies dans les comptes publics on continue par exemple d'offrir de manière gratuite les soins à des gens qui viennent en France sans jamais avoir travaillé ni jamais avoir cotisé alors que nous avons un retraité sur trois qui renonce à se soigner parce que le reste à charge est devenu trop important mais je pense voyez-vous que l'immigration est le plus grand défi qui se pose à notre société et moi je souhaite que la France reste la France je n'ai pas envie qu'elle disparaisse et j'ai envie précisément de me battre pour ce pays que j'ai rejoint parce que je souhaite qu'il puisse conserver son histoire sa langue sa culture et ses coutumes c'est aussi simple que cela et je pense que les français comprennent parfaitement le sens de mon message

29:28
Locuteur non identifié

écoutez depuis son arrivée au pouvoir Giorgia Meloni la présidente du conseil italien issue d'un parti d'extrême droite comme le vôtre qui partage la flamme que le rassemblement national a copié carrément au MSI italien parce que c'était vraiment le même symbole tout simplement vous en France vous avez changé le vert avec le bleu mais voilà Jean-Marie Le Pen a repris totalement la flamme italienne qui est la flamme de Mussolini il faut bien le rappeler et voilà aujourd'hui aucun rapport

30:00
Jordan Bardella

avec M. Mussolini

30:01
Locuteur non identifié

oui mais la flamme est quand même un symbole sachez-le lié à la mémoire de Mussolini d'un des plus grands tyrans d'Europe et voilà aujourd'hui Giorgia Meloni a fait un grand virage spectaculaire 180 degrés elle soutient l'ancrage total de l'Italie à l'Union Européenne et à l'OTAN elle semble désormais convaincue que toute forme de patriotisme passe aujourd'hui par une dimension européenne si on ne veut pas se faire bouffer complètement par la Chine par la Russie ou par d'autres grands blocs qui ne partagent pas forcément notre valeur nos valeurs européennes voilà vous Jordan Bardella qu'est-ce que vous inspire l'expérience de Mélonie ?

30:44
Jordan Bardella

Non mais moi je ne veux pas commenter si vous voulez l'expérience des autres je vais vous dire ce que je vais faire et ce que nous allons faire si nous arrivons au pouvoir c'est défendre le principe d'une double frontière une première frontière au niveau européen par l'intermédiaire de l'agence de garde frontière qui s'appelle Frontex qui est aujourd'hui devenue une hôtesse d'accueil pour migrants et dont le seul directeur d'agence de Frontex qui a lutté contre l'immigration clandestine en tentant de renvoyer des bateaux a été débarqué par la commission européenne et par l'Europe de Macron précisément parce qu'il souhaitait protéger nos frontières cet homme c'est un préfet français un grand serviteur de l'état qui s'appelle Fabrice Légeri et qui a fait le choix de me rejoindre et qui est aujourd'hui candidat en troisième position sur ma liste aux élections européennes une frontière au niveau européen et la possibilité pour la France de maîtriser nos frontières parce que tant que les institutions européennes considéreront l'immigration non pas comme un problème mais comme un projet alors ils organiseront les conditions d'une submersion migratoire aujourd'hui en Europe la submersion migratoire que nous vivons et qui ne fait que commencer je le dis aux français l'année 2023 a été en matière d'accueil de migrants l'une des plus importantes depuis 2016 et compte tenu de la bombe démographique qui représente le continent africain ces vagues migratoires n'en sont qu'au début du commencement est-ce qu'on les accepte ou est-ce qu'on s'en protège moi je fais le choix de protéger mon pays et de protéger mon continent nous aurons besoin effectivement d'une coopération européenne pour protéger les frontières à la condition que l'agence de garde frontière qui soit chargée de protéger les frontières protège réellement les frontières et soit missionnée pour faire du pushback c'est-à-dire pour mettre en sécurité les bateaux et les renvoyer dans les pays de départ et puis vous savez qu'au niveau français j'en termine nous souhaitons l'organisation d'un référendum sur l'immigration pour intégrer dans la constitution tout le bouclier politique, juridique administratif pour protéger les français avec notamment l'expulsion systématique des délinquants et criminels étrangers le traitement de l'asile dans les ambassades et consulats des pays de départ et la priorité nationale

32:41
Invité

Georgia Meloni était en Égypte avec Ursula von der Leyen pour signer un accord avec le CAIR justement pour que le CAIR filtre les passages de migrants empêche les arrivées à la frontière Georgia Meloni a aussi rouvert les flux de l'immigration de travail 450 000 titres de séjour seront accordés en Italie parce qu'il y a des pénuries très graves de main d'oeuvre est-ce que cette expérience de Georgia Meloni finalement c'est pas une leçon d'humilité

33:07
Jordan Bardella

madame d'abord l'allié ou de réalité l'allié officiel au moment où nous nous parlons de madame Meloni c'est monsieur Zemmour et Marion Maréchal ce sont eux qui siègent avec son groupe il faudrait leur poser la question parce que madame Meloni manifestement s'apprête à soutenir pour un deuxième mandat Ursula von der Leyen la présidente de la commission européenne qui précisément a fait adopter avec le soutien d'Emmanuel Macron c'est l'allié d'Emmanuel Macron le pacte pour l'immigration qui prévoit et les français doivent le savoir avant d'aller voter la répartition obligatoire des migrants dans les communes françaises les communes françaises qui refuseraient cette répartition obligatoire de migrants se verraient imposer des amendes financières si les français s'opposent comme moi à ce dispositif ils doivent aller voter pour les eurodéputés du rassemblement national le 9 juin prochain ce qui se décide à Bruxelles a des conséquences très concrètes dans la vie des français pour vous répondre madame Lambret je pense qu'il faut également des coopérations avec les pays de départ mais permettez-moi de rappeler que nous payons là pour regarder le contenu c'est du pragmatisme c'est un accord qui a été passé avec l'Italie mais il faut quand même que les français aient conscience que les opérations que nous avons menées en Afrique de déstabilisation de pays africains et notamment de la Libye nous coûtent aujourd'hui extrêmement cher parce que précisément ces pays-là qui n'étaient pas des régimes démocratiques assuraient précisément un rôle tampon avec l'immigration clandestine

34:27
Locuteur non identifié

écoutez donc vous êtes avec Salvini qui salue l'élection de Vladimir Poutine et soutient farouchement Donald Trump non je suis avec Marine Le Pen oui mais au niveau européen votre position à un certain moment il va falloir trancher vous êtes plutôt avec Mélanie ou avec Salvini c'est la question que toute l'Europe se pose

34:46
Jordan Bardella

un français qui s'apprête à aller voter se pose ce type de questions les français veulent savoir les propositions que nous allons porter et ce que nous allons faire pour sauver la France et pour sauver l'Europe demain vous étiez maintenant je vais vous dire

34:57
Locuteur non identifié

ceci dit demain vous étiez invité par Salvini à un grand meeting à Rome d'identité démocratie

35:02
Jordan Bardella

mais j'ai aucune difficulté monsieur si on voulait qu'on refasse l'histoire quand monsieur Salvini a été ministre de l'intérieur il a fait baisser de 60% le nombre de bateaux de migrants sur les côtes italiennes ce qui veut dire que quand on veut mettre en place une politique dissuasive d'immigration et qu'on dit à ces personnes-là ne posez pas un pied sur le sol européen parce que vous n'aurez droit à rien et vous serez systématiquement reconduit dans les pays de départ c'est dur c'est ferme mais cette fermeté c'est aussi une forme de politique et peut-être la plus humaine qui soit parce que ça dissuade ces personnes au risque de leur vie de traverser la militaire dans les géoles libyennes je ne suis pas sûr

35:33
Locuteur non identifié

et en tout cas ils n'arrivent plus en Italie mais ils passent par les Canaries donc si ce n'est pas d'un côté c'est de l'autre parce que c'est un phénomène qu'on ne peut pas malheureusement il faut le maîtriser mais difficilement on peut difficilement arrêter une autre question ah bon d'accord changeons de sujet non je voulais vous demander j'étais très curieux Jordan Bardella parce que comme la France d'Emmanuel Macron l'Italie est en première ligne y compris avec Giorgia Meloni pour qu'une nouvelle forme de mutualisation de la dette de fraternité européenne sur le modèle du plan de relance adopté en 2020 puisse voir le jour voilà je me demande si vous êtes favorable à un tel instrument pour forger ensemble pour répondre ensemble aux défis d'avenir comme la défense comme le climat etc parce que le 20 juillet 2020 je ne sais pas si vous l'avez constaté mais il y a eu une petite révolution copernicienne au niveau de l'Europe avec ce plan de relance c'est vraiment quelque chose d'extrêmement important une manne de 750 milliards d'euros et qui représente vraiment ce dont on a toujours rêvé et voilà êtes-vous seriez-vous favorable à de nouvelles formes de mutualisation

36:41
Jordan Bardella

c'est vrai que ce plan de relance il est génial vous donnez 100 euros à votre voisin il vous en rend 50 et il vous dit lui-même comment vous allez l'utiliser effectivement c'est parfaitement génial je vous rappelle monsieur que la contrepartie de ce plan de relance était de l'aveu de monsieur Beaune dans les colonnes de ouest France me semble-t-il en septembre 2020 que la condition de ce plan de relance était précisément la réforme des retraites donc avec l'argent que nous donne Bruxelles il y a toujours des contreparties et bien souvent cet argent c'est le nôtre je vais vous dire la France fait face à une situation budgétaire et d'endettement absolument sans précédent et j'accuse Emmanuel Macron d'avoir ruiné notre pays il s'est présenté en 2017 comme le Mozart de la finance et il va laisser je crois que c'est une expression que vous c'est pas une expression qu'il a utilisée lui-même il va laisser bon c'est une expression qui était utilisée que vous reprenez qui a été utilisée par vous mais enfin n'en reste pas moins que quand on a 3200 milliards d'euros de dette le record du déficit public le record du déficit commercial le record du prélèvement obligatoire dans n'importe quelle entreprise privée Emmanuel Macron aurait été probablement licencié je pense qu'il y a deux piliers aujourd'hui absolument majeurs pour affronter la dette et la situation d'endettement que nous connaissons le premier pilier c'est la chasse au gaspillage j'ai évoqué la question de l'immigration il faut briser ce tabou il y a aujourd'hui en France une immigration de guichet social et beaucoup de français ne comprennent pas qu'on vienne leur demander des efforts toujours plus durs et qu'en même temps on continue à être pour la terre entière le pays le plus généreux le pays le plus accueillant on n'est pas du tout sur le même type de montant à la tête de l'Etat si nous arrivons à la tête de l'Etat nous limiterons les prestations sociales c'est la priorité nationale aux seuls citoyens français ce qui nous permettra de générer chaque année une économie de 10 à 15 milliards d'euros il faut aussi lutter contre la fraude et lutter contre la gabegie de la décentralisation et le deuxième pilier pour affronter le mur de la dette c'est évidemment celui de la croissance parce que la dette aujourd'hui est supérieure à ce qu'on produit on peut toujours chercher des économies de 10 à 15 à 20 milliards à droite à gauche qui feront souffrir les français moi je dis aux français la solution pour la stabilité financière de la France c'est de recréer un cycle économique vertueux de libérer les contraintes qui pèsent sur la croissance et non ces normes environnementales avec des énergies très chères ou alors la loisanne

38:51
Locuteur non identifié

toujours avec

38:57
Invité

Jean-Rémi Bollot et Jordan Bardella tête de liste Rassemblement National pour les européennes je voulais juste revenir sur Thierry Margnani dont on parlait tout à l'heure l'eurodéputé Rassemblement National que vous avez choisi pour vous représenter lors du premier débat est-ce qu'il pourrait être votre ministre des affaires étrangères malgré ses positions pro-russes assumées

39:14
Jordan Bardella

ça n'est pas prévu et la composition du gouvernement même si évidemment nous y travaillons avec Marine Le Pen et que nous avons quelques idées en tête n'est pas à l'ordre du jour

39:23
Invité

c'est à dire que vous le choisissez pour vous remplacer un débat sur les européennes vous l'avez sur votre liste mais il n'aurait pas le bon profil pour être votre ministre des affaires étrangères

39:31
Jordan Bardella

c'est ça ?

oui enfin vous savez Thierry Mariani a été ministre de Nicolas Sarkozy il a été ministre des transports il a été député des français de l'étranger maire de Valréas pendant plusieurs années il a une expérience d'élu local et de militant politique dans la vie publique qui est absolument indéniable maintenant j'aurai l'occasion de participer à de nombreux débats j'ai donné mon accord pour 5 débats avec l'ensemble de mes concurrents et c'est des moments importants de cette campagne électorale plus des face à face qui sont en train d'être organisées donc il y aura un débat il y aura des confrontations maintenant c'est une liste avec 81 noms sur cette liste donc il est normal que les autres candidats puissent aussi avoir leur place dans les émissions de télé

40:12
Présentateur

Jordan Bardella l'interruption volontaire de Grosse a été constitutionnalisée en France faut-il qu'il soit inscrit aussi dans la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne comme le souhaite notamment le Président et une partie des élus de gauche

40:22
Jordan Bardella

bon moi je défends je défends le droit pour toutes les femmes d'avoir recours à l'IVG si j'avais été parlementaire français et non européen j'aurais voté en faveur de cette constitutionnalisation parce que précisément à partir du moment où une seule femme en France est inquiète qu'un jour l'un de ses droits pourrait être remis en cause alors je n'ai aucune difficulté à voter en faveur de cette mesure en revanche j'ai un peu plus de difficulté avec le principe qui consiste à aller imposer à nos voisins ce qu'ils doivent décider fixer et exercer comme politique

40:59
Présentateur

c'est pour ça que vous avez rejeté la résolution qui condamnait l'interdiction quasi totale de l'avortement en Pologne

41:05
Jordan Bardella

je ne l'ai pas rejeté je me suis abstenu au parlement européen précisément parce que moi à titre personnel je n'ai aucune ambiguïté sur ce droit qui a été acquis dans les années 70 et qui est un droit important qu'il nous faut protéger pour toutes les femmes en renforcer l'accès aujourd'hui sur le territoire français lorsque c'est nécessaire mais je me vois mal à les imposer à mes voisins et à d'autres sociétés je ne suis personne pour le faire et Emmanuel Macron devrait être un peu plus humble dans la manière dont il fait de la politique et être respectueux du droit des peuples et des nations à décider pour eux-mêmes

41:38
Invité

il n'y a pas un double discours entre Marine Le Pen qui voulait incarner la grande cause des femmes en 2022 et vos votes au Parlement européen qui ne vont jamais dans le sens de la santé des femmes et même de la dignité des femmes parce qu'on parle de pays où l'avortement par exemple vous abstenir sur une résolution qui condamne la quasi interdiction de l'IVG en Pologne ça pose des questions pour la santé des femmes

41:58
Jordan Bardella

non mais madame je ne suis pas excusez-moi mais on a déjà suffisamment de boulot comme ça en France je ne suis pas chargé d'aller faire l'inspecteur des travaux FIDI dans les 27 états de l'Union Européenne par conséquent moi je suis très attaché à la souveraineté des peuples et aux droits des nations et des peuples à décider pour eux-mêmes donc que les libertés des femmes reculent aujourd'hui en France ça voyez c'est mon sujet que toutes les femmes qui souhaitent accéder à l'interruption volontaire de grossesse puissent le faire aujourd'hui en France dans des conditions dignes ça c'est mon sujet aujourd'hui qu'il y ait aujourd'hui un département sur trois en France dans lequel les femmes n'aient plus accès à une consultation gynécologique ça voyez c'est mon sujet quand on aura réglé tout ça on pourra aller peut-être s'occuper de ce qui se passe dans les autres pays maintenant pour l'histoire de la charte fondamentaux je vous rappelle que pour la faire évoluer il faut l'accord des 27 états bon donc je pense que la France n'est pas les Etats-Unis d'Amérique et qu'aujourd'hui en France ce droit n'est évidemment pas menacé et heureusement

42:58
Présentateur

si vous tenez cette position pourquoi est-ce que sur votre liste il y a des personnalités comme Alexandre Varro qui est proche des mouvements anti-avortement qui lui est manifestement contre le droit à l'IVG non il a été l'avocat de la manif pour tous il y a 10 ans

43:14
Jordan Bardella

15 ans il a pris des positions très claires oui il y a des vous savez sur les sujets sociétaux il y a dans tous les partis politiques des gens qui n'expriment pas le même avis voilà maintenant moi je suis très clair Marine Le Pen et une majorité de nos députés ont voté en faveur de cette constitutionnalisation mais si vous voulez il ne faut pas que que les sujets sociétaux cherchent en fait à dissimuler l'échec du gouvernement sur les sujets économiques et sur les sujets sociaux quand on fait une campagne quand on se saisit et qu'on impose le sujet de la fin de vie qui est un sujet absolument majeur qui pointe les failles aujourd'hui de l'accès aux palliatifs dans notre pays à deux mois des élections européennes on a un peu le sentiment qu'Emmanuel Macron cherche des écrans de fumée pour ne pas parler de son bilan c'est en tout cas le sentiment qu'ont beaucoup de gens pardon

43:56
Invité

On accueille Renaud Delis notre éditorialiste à France Info Je voulais juste vous poser une question parce que tout à l'heure vous parliez des accords de libre-échange vous êtes toujours opposé au CETA l'accord avec le Canada Qu'est-ce que vous dites avant de laisser la parole à Renaud Delis aux agriculteurs aux exportateurs de fromage dont les ventes à l'étranger ont augmenté de 60% aux exportateurs de vin dont les ventes ont bondi aussi qui n'ont plus d'accord ?

44:18
Jordan Bardella

Le CETA d'abord est un scandale démocratique parce qu'un accord et c'est très révélateur de la manière dont l'Union Européenne d'Emmanuel Macron conçoit le droit des nations qu'un accord commercial s'applique alors que le Parlement national s'y est opposé ça pose un problème démocrate

44:34
Invité

L'Assemblée l'avait validé il y a quelques années

44:36
Jordan Bardella

Deuxièmement le CETA n'est pas encore appliqué dans son intégralité il y a un effet d'attente on parle de ces 95% d'applications d'ores et déjà mais vous savez qu'il y a un effet d'attente et par exemple vous me parlez des agriculteurs sur les importations de viande bovine par exemple il y a seulement 2% du quota maximal qui a été effectivement introduit au sein de l'Union Européenne ce qui veut dire que le potentiel d'importation de viande bovine canadienne c'est 50 fois plus que ce qu'il en est depuis 7 ans Deuxièmement il manque dans ce texte des clauses miroirs qui sont absolument essentielles est-ce que les français sont favorables à ce que nous importions dans le marché commun dans les cantines et dans leurs assiettes de la viande qui est nourrie à la farine de sang et avec des antibiotiques activateurs de croissance même la commission européenne j'ai lu une déclaration de la commission européenne même la commission européenne elle-même indique que les contrôles aujourd'hui sur les importations de viande sur la sécurité alimentaire sont très largement insuffisants et oui j'affirme je dis et je réaffirme que la multiplication d'accords de libre-échange avec des pays qui ne respectent pas les mêmes normes que nous crée une distorsion terrible de concurrence avec nos économies et moi plutôt que le libre-échange je défends un principe simple le juste échange la réciprocité on n'importe pas chez nous des produits qui sont fabriqués j'en termine à partir de normes qui ne respectent pas les normes imposées à nos entreprises je passe la parole

45:57
Locuteur non identifié

à mon voisin Renaud Delis bonjour je vous écoutais avec beaucoup d'intérêt bien sûr depuis le début de cette émission je vais me permettre de revenir sur très rapidement parce qu'on a très peu de temps sur deux ou trois petits points sur lesquels je me pose encore des questions et vous demander quelques précisions d'abord un sujet au combien important le couple franco-allemand dont vous avez beaucoup parlé tout à l'heure et vous avez expliqué que la France paye pour l'Union Européenne mais ne défend pas ses intérêts c'est ce que vous avez dit alors que l'Allemagne elle défend très clairement ses intérêts donc vous avez pris en quelque sorte l'Allemagne comme modèle j'ai regardé l'Allemagne est le principal contributeur à l'Union Européenne elle verse à peu près 30 milliards d'euros et n'en perçoit environ que 12 milliards la France à l'inverse verse autour de 22 milliards et en perçoit 15 milliards prendre l'Allemagne comme modèle ça veut dire que vous souhaitez que la France paye plus à l'Union Européenne et perçoive moins ?

46:44
Jordan Bardella

non pas du tout je souhaite que la France défende ses intérêts et je pense qu'à partir du moment où on est et vous avez raison de rappeler les chiffres le deuxième contributeur net de l'Union Européenne on doit être capable de défendre nos intérêts par conséquent si demain nous sommes à la tête de l'Etat nous irons devant la Commission Européenne et devant Madame van der Leyen ancienne ministre de la Défense Allemande pour lui dire qu'à partir de maintenant la France paierait un prix de l'électricité français et c'est à dire que le prix de l'électricité sera décorrélé des prix du gaz exemple concret c'est ça défendre ses intérêts mais l'Allemagne

47:12
Locuteur non identifié

vous le disiez est le premier contributeur et de loin donc on peut payer pour l'Union Européenne

47:18
Jordan Bardella

Monsieur Deli pour une raison très simple l'Allemagne a plus d'habitants que la France par conséquent il est normal que le budget la contribution au pot commun d'un pays comme l'Allemagne soit plus importante qu'un pays comme Chypre par exemple

47:29
Locuteur non identifié

je voulais revenir sur un deuxième point vous avez beaucoup parlé en début d'émission évidemment de la relation du Rassemblement National à la Russie et à Vladimir Poutine et vous avez eu cette phrase vous avez dit Vladimir Poutine doit comprendre qu'il ne peut pas y avoir de négociation de paix avez-vous dit s'il ne retire pas ses troupes s'il ne ramène pas ses troupes en Russie ce qui signifie d'une part qu'évidemment il évacue l'Ukraine mais la Crimée comprise bien sûr d'abord

47:54
Jordan Bardella

non d'abord restons sur les quand je dis retirer les troupes d'Ukraine les troupes russes d'Ukraine je parle dans un premier temps ça sera déjà une première avancée de la frontière initiale avant le déclenchement de la guerre en début 2022

48:09
Locuteur non identifié

donc comme Marine Le Pen est contre l'avis de toute la communauté internationale vous considérez que la Crimée est russe oui enfin

48:14
Jordan Bardella

elle est historiquement russe à l'évidence à l'évidence elle est historiquement et culturellement russe à l'évidence cette position ça a été la présidente beaucoup de présidents du président jusqu'à Destin également le président sarkozy donc l'annexion vous validez l'annexion de la Crimée par la Russie non je ne valide pas l'annexion d'une partie non négligeable du territoire ukrainien par la Russie et donc quand je dis que la première étape c'est le retrait des troupes russes je parle évidemment on a un retour aux frontières ce sera déjà un premier pas considérable aux frontières qui étaient celles de janvier ou février 2022 mais pourquoi est-ce qu'à l'évidence la Crimée russe ?

alors qu'à l'évidence

48:46
Locuteur non identifié

la communauté internationale dit l'inverse

48:47
Jordan Bardella

parce que la Crimée a été russe tout au long de son histoire et qu'elle a été ukrainienne si on rentre un peu dans le détail dans un cadeau qui avait été fait par Khrouchev me semble-t-il à l'époque et qu'elle l'a été cinq ou six décennies et qu'il y avait eu un vote par le Parlement à la suite de la révolution de Maïdan on peut refaire l'histoire de la Crimée je pense qu'au regard de la situation géopolitique de l'Europe aujourd'hui la situation et l'intégrité territoriale de l'Ukraine avant 2022 me semblent être absolument prioritaires

49:20
Locuteur non identifié

donc à l'évidence pour prendre votre formule la communauté internationale se trompe sur la Crimée juste un tout dernier point puisque là j'ai le sentiment que vous n'avez pas répondu précisément à propos de l'AFD le parti d'extrême droite allemand vous avez pris vos distances manifesté votre hostilité à l'égard de ce projet dit de remigration donc d'expulsion de centaines de milliers d'étrangers ou d'allemands d'origine étrangère que certains dirigeants de l'AFD ont discuté avec des dirigeants néonazis vous avez dit que ça n'est pas votre programme très clairement mais pour autant et que la direction de l'AFD conteste ce qui a été fait par les deux ou trois élus qui ont participé

49:48
Jordan Bardella

à cette réunion il y avait aussi des membres de la CDU

49:50
Locuteur non identifié

mais je ne suis pas leur avocat même si vous avez dit effectivement vous n'êtes pas comptable des positions de l'AFD exactement bien sûr mais vous êtes comptable de la position du Rassemblement National au Parlement européen est-ce que le RN siègera dans le même groupe comme il le fait depuis des années avec les élus de l'AFD après les élections européennes

50:04
Jordan Bardella

je suis incapable de vous le dire pour une raison très simple c'est que je travaille à l'élargissement du groupe vous savez qu'aujourd'hui pour que les auditeurs comprennent il y a deux groupes dits souverainistes au Parlement européen le groupe des conservateurs de CR et le groupe Identité Démocratie dans lequel je siège je travaille à l'élargissement ça fait quelques années et ça n'a pas fonctionné

50:20
Présentateur

pour l'instant ah bon ça fait quelques années que vous essayez il y a quelques années

50:23
Jordan Bardella

on était moins nombreux il y avait moins de nationalités je pense par exemple à nos allées de Chega portugais qui a enregistré une percée importante lors des dernières élections législatives au Portugal peut-être pourront-ils d'ailleurs participer au gouvernement donc ils seront précisément qui arriveront précisément au Parlement européen donc on verra

50:38
Locuteur non identifié

après les élections européennes donc ce désaccord sur le projet dit de ré-migration de l'AFD est anecdotique au regard de l'importance de l'alliance et la direction du parti ne porte pas ce projet d'accord

50:47
Jordan Bardella

oui ou non alors qu'il y a une division il y a un débat au sein du Rassemblement l'AFD qui ont participé à une réunion qui condamnent la direction de l'AFD c'était juste pour avoir votre position

50:58
Présentateur

merci beaucoup Jordan Bernard on arrive à la fin de cette émission qui a une réunion demain l'Europe c'était sur France Info merci Renaud Dini je voudrais remercier chaleureusement Paolo Lévy et Britta Senberg ainsi qu'évidemment Agathe Lambré qui revient demain pour de nouvelles interviews vous êtes évidemment sur France Info