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Conférence de presseFRANCE BREAKING· 11 septembre 2026 3 minActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Rachida Dati dans la magistrature : des avocats dénoncent une réintégration "inconcevable

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La réintégration de Rachida Dati dans la magistrature suscite une vive opposition au nom de l'image de la justice. Alors que l'ancien ministre de la culture doit comparaître à partir du 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de corruption présumée. Un collectif d'avocats estime que son retour dans le corps judiciaire poserait un problème de confiance. À l'origine de cette contestation, une tribune publiée mardi dans Libération par un collectif réunissant des avocats de plusieurs barreaux français. Son message est clair pour ces professionnels du droit. La seule conformité aux règles statutaires ne suffit pas lorsque la question touche à l'apparence d'impartialité de la

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justice. Invité sur France Culture vendredi 11 septembre, Jérôme Justi avocat au barreau de Paris et membre de ce collectif a résumé leur inquiétude. Quelle image ça donne de la justice ? Selon lui, l'enjeu dépasse le cas personnel de Rachid Dati. Il concerne, affirme-t-il, la confiance que les citoyens accordent à l'institution judiciaire. Nous nous positionnons sur le terrain des principes. La justice doit être impartiale de façon effective, mais elle doit aussi donner l'apparence de l'impartialité, a expliqué l'avocat. Rachid Adati, ancienne garde desa et ancienne ministre de la culture est présumé innocente. Elle est toutefois poursuivie dans une affaire où elle est

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soupçonnée de corruption, de trafic d'influence ainsi que de recell d'abus de pouvoir et de confiance. L'accusation lui reproche notamment d'avoir perçu 900000 € d'une filiale de Renault Nissan pour des prestations considérées comme fictive par les enquêteurs. Pour le collectif d'avocats, cette situation crée un risque de suspicion autour de la justice. Jérôme Justi estime que quelle que soit la fonction occupée par Rashida Dati, je ne vois pas comment Rashida Dati, quel que soit le poste qu'elle occupe, même si n'est pas en juridiction, pourrait ne pas donner l'apparence du soupçon. L'avocat ajoute : "C'est inconcevable et je me demande si ce n'est pas une provocation de

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madame Dat tout en présentant la démarche du collectif comme une alerte sur les principes de l'état de droit. La procédure de réintégration n'est toutefois pas encore tranchée. Le Conseil supérieur de la magistrature doit examiner la demande de Rachid Adati, mais cet examen n'est pas prévu avant la fin du mois de septembre ou le début du mois d'octobre. Cette échéance interviendra donc après son procès programmé du 16 au 28 septembre à Paris. La question centrale reste donc celle de l'équilibre entre le respect des droits d'une personne présumée innocente et les exigences d'image et de confiance qui entoure l'exercice de la justice.