Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio (sur YouTube)· 2 avril 2025 17 min

Procès en appel accéléré pour Marine Le Pen : est-ce un traitement de faveur ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les vraies voix sud radio, le grand débat du jour. Je vais pas me laisser éliminer. Est-ce que le l'appel d'ailleurs de ce procès a été déposé ?

Oui, ça y est. La procédure est lancée et je souhaite personnellement que si madame Le Pen interjette recours, ce délai de jugement nouveau à la cour d'appel de Paris puisse être organisé dans un délai le plus raisonnable possible. Et je pense que le parquet général aura à cœur de sans doute atâter et précipiter euh un procès à la cour d'appel de Paris qui annonce un calendrier resserré he pour rejuger Marine Le Pen afin de pouvoir rendre une décision d'ici l'été 2026.

Un désaveux du jugement de la première instance de son exécution provisoire selon l'avocat de Marine Le Pen. Alors parlons vrai. Est-ce que le calendrier politique imposait cette accélération ou est-ce que rien n'aurait dû changer ?

Et à cette question procès en appel accéléré pardon pour Marine Le Pen, c'est vous dites à 43 % un désaveux du premier jugement, à 37 % une scine adaptation de la justice et à 20 % un traitement de faveur. Vous voulez réagir le 0826 300. Notre invité pour en parler Aurélien Martini, vice-procureur au tribunal Giducière de Melin et secrétaire général adjoint de l'Union syndicale des magistrats.

Bonsoir. Merci. Bonsoir d'avoir accepté cette invitation à Sud Radio Philippe Bilger.

Euh d'abord euh il est évident que cette euh rapidité euh de l'appel fixé dans ses conclusions à l'été 2026 est d'abord une réponse au séisme politique que ce jugement a suscité. je vais dire toute cause et toute conviction confondue. Le 2e élément, je pense et j'espère ne pas choquer notre invité que dans ce jugement euh qui est pour l'essentiel indiscutable, je veux dire, on n' pas le droit de de mettre en cause une argumentation juridique qui se tient même pour l'inéligibilité.

Je constant l'exécution provisoire est d'une politisation extrême puisqu'elle vise à démontrer par le biais judiciaire que politiquement Marine Le Pen ne devrait pas être candidate en 2027. Et je pense que en effet le processus d'accélération de l'appel est une réponse en grande partie à ce jugement et à ce passage là. François Debis.

Oui, bien sûr. Après, la cour d'appel, je pense qu'elle fait une réponse euh elle fait une réponse politique. Là, c'est la cour d'appel qui fait véritablement de la politique, c'est évident, sur instruction du parquet général.

Ça me paraît tellement évident, il faut aller vite. Mais je pense que ça n'arrangera absolument pas les affaires de de Marine Le Pen. Comment imaginer qu'elle ne soit pas condamnée, même à minima.

Ce qu'elle cherche, c'est à enlever évidemment l'exécution provisoire, mais d'abord y parviendra-t-elle ? Et puis par ailleurs, je rappelle vraiment que l'opinion, elle est implacable sur cette question. Elle a déjà considéré que Marine Le Pen, il est normal non seulement qu'elle soit condamné parce que c'est très lourd ce dont elle est accusée, que l'exécution provisoire est pas un problème et en plus de ça, elle substitue Jordan Bardella immédiatement.

Donc je pense que la cour d'appel fait une erreur en donnant le sentiment d'aller très vite, de mettre en gros le dossier au-dessus de la pile, tant mieux. Mais on rallonge les délais. En plus Marine Le Pen, c'est un piège parce que en gelant sa présidentielle, elle n'aura même pas le temps de préparer son successeur car de mon point de vue, elle n'arrivera tout elle n'arrivera pas à concourir en 2027.

Voilà. Jean-Michel Ferg. Alors, sur la sur l'aspect politique des choses, je pense qu'il y a euh deux décisions qui sont euh éminemment politiques.

D'abord, l'exécution provisoire sur l'éligibilité euh qui qui qui est très très rare. Ça a eu lieu déjà pour la pour la mère de Montauan qui a été ensuite qui qui ensuite euh ensuite la deuxième décision politique, c'est celle qu'on entend là, c'est-à-dire un calendrier resserré en appel. Ça veut dire que les les magistrats et peuvent peuvent travailler sur sur cet aspect politique là.

Donc là, on est on est quand même sur quelque chose de de particulier, mais moi je crois, contrairement à Françoise, que c'est un très beau coup de la part de la de la de la cour d'appel parce que je vois pas comment en appel Marine Le Pen pourrait gagner sur son inéliggibilité et elle sera déclarée sans doute inéligible de manière définitive. Alors, il y a la cassation après, évidemment de manière définitive définitive euh bien avant les élections présidentielles et et c'est un coup un beau coup de jouet par les magistrats. Nous sommes en compagnie d'Aurélien Martini, vice-procureur au tribunal judiciaire de Melin et secrétaire général adjoint de l'Union des syndicales des magistrats.

Quand on voit que on peut accélérer un procès alors que des Français attendent depuis des années parfois un jugement en première instance ou en appel, est-ce que ça donne le sentiment que tous les Français sont égaux devant la justice ? Ah, c'est une bonne question. Je ne dirais pas que c'est un traitement de faveur.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que c'est un traitement particulier. Mais un traitement particulier qui est sans doute lié à l'affaire. Je crois que la volonté des chefs de la cour d'appel de Paris, ça a été d'apaiser la situation en raccourcissant le délai, c'est vrai, d'audiencement puisque le délai d'audiencement sont généralement habituellement malheureusement un peu plus long devant la cour d'appel de Paris.

Mais je crois que c'est de nature à à apaiser la situation. Après ce qu'il faut dire de cette décision, moi je suis pas d'accord, ce n'est pas une décision politique et je trouve qu'elle est moi je l'ai lu et il faut que chacun la lise, c'est intéressant. elle est particulièrement bien motivée notamment en ce qui concerne l'exécution provisoire qui n'est pas une mesure inhabituelle contrairement à ce que j'ai entendu.

C'est quelque chose de très courant l'exécution provisoire y compris sur des peines d'inéligibilité. Donc pour vous donner un exemple, c'est prononcé sur une peine sur deux d'emprisonnement ferme et je pense que c'est l'immense majorité des surcis probatoires, c'est-à-dire les surcis lorsque l'on fixe des obligations au prévenus qui sont prononcées en France. Donc ça n'est pas quelque chose de nouveau, ce n'est pas quelque chose d'inhabituel, c'est quelque chose sans doute aussi qui est lié à la gravité du détournement de fond commis puisqu'il porte sur 4 millions d'euros.

Donc c'est c'est pas très surprenant. Après cette accélération du temps effectivement, elle peut donner l'impression surtout quand on connaît la difficulté d'audiencer des des dossiers rapidement que ce dossier passe avant les autres. Ça n'est pas faux, mais je crois que c'est surtout lié à la nature du dossier et aux réactions que qu'a suscité la décision.

Moi je je si je puis me permettre, je vais vous poser une question euh quelque chose qui me heurte. Je voudrais savoir ce que vous en pensez en tant que magistrat. J'entends les attermoins morts.

J'entends une partie de la classe politique qui hurle contre cette loi d'ailleurs qu'elle a voté en 2016, la loi2 et je vois un premier ministre et pasquel. Et je vois un premier ministre qui patouille à l'Assemblée nationale alors que vous avez une magistrate Bénédicte de Pertui qui n'est absolument pas une groupie d'Évagoli. Juste elle a expliqué que parce qu'elle a vu Év Joli un documentaire et ça lui a donné la passion de la justice.

Eva Jolie c'est celle qui a cravaté Bernard Tapi. Et voilà, je trouve ça indécent totalement. Cette magistrate est menacée de mort de de façon grave et réitérée.

Bénéic Pertui, c'est pas la gauchiste du coin euh qui fait des qui fait 152 pages si vous voulez d'argumentaires sur une décision de justice. Moi, je trouve ça révoltant et je pense que contrairement aux ambiances où on s'entretient entre nous d'entre soi sur les plateaux et cetera, je pense que les Français sont ultra choqués par ça en fait. Je je ne crois pas.

Aurélien Martini pardon pardon. Non mais comme la question était longue je pense oui oui pardon non je partage autre avis c'est c'est à la fois indigne et très inquiétant d'abord Benedict de Pertui elle n'est pas seule ils sont trois à avoir pris la décision et rien ne dit qu'elle n'a pas mise été mise en minorité c'est vraiment là on fixe et on personnalise en lui mettant une cible dans le dos ce qui est très dangereux mais il y a trois magistrats qui ont pris une décision et qui ont pris une décision après des années d'enquête des mois d'audience et des mois et des semaines de délibéré. Donc tout ça n'est pas euh écrit sur un coin de table par trois magistrats.

C'est une décision qui a été pensée, mesurée, réfléchie. Mais oui, c'est dangereux pour notre démocratie parce que euh vous avez une prise en étau en quelque sorte. Euh, on parle beaucoup aujourd'hui des magistrats qui sont menacés par le narcotrafic et l'USM a beaucoup œuvré pour qu'on fasse rentrer dans la loi des dispositifs innovants et plus efficaces sur le haut du specre de la criminalité organisée.

On sait que les magistrats sont aujourd'hui la cible des narcobandits. Il ne faudrait pas qu'ils deviennent aussi la cible euh de politiques qui sont condamnées par eux. Il faut que la justice passe et il faut qu'elle passe sereinement.

On peut ne pas être d'accord avec une décision de justice. On peut la contester. Il ne faut pas jeter le discrédit sur elle.

Ça c'est une infraction. Il ne faut pas attaquer l'institution parce qu'elle est fondamentale à réguler euh le le les liens sociaux. Et puis sur la loi Sapin de 2016, effectivement, la loi peut-être discutée mais la question de l'inéligibilité automatique par exemple, elle doit être discutée à l'Assemblée nationale, pas dans un tribunal.

Les juges n'ont pas, les magistrats n'ont pas à discuter la loi, ils ont à l'appliquer. Si la loi est une mauvaise loi, moi j'ai pas d'avis sur la question, il faut que les députés reviennent dessus. Mais attention, il y a l'invicité d'une part, l'exécution provisoire d'une d'autre part.

Je dis aussi ne désarmons pas la justice pénale qui a aujourd'hui besoin de l'exécution provisoire dans toute une série de contentieux. Philippelle juste Philippe Bilger, je rappelle juste que Marine Le Pen a condamné lourdement ses menaces de mort des magistrats. Les menaces de condamner quand Non, mais excusez-moi, plaisir, je reviens là-dessus.

On peut bien les condamner François, on voudrait parler aussi. Je veux dire, quand on parle de juges tiran à l'Assemblée nationale, on peut très bien condamner. Et ben donc si on condamne, on parle Mais quel rapport Françoise ?

Quel rapport ? tout le monde a a contesté à décrié à dénoncer les menaces contre la présidente du tribunal correctionnel. Mais je voudrais poser une question à notre à mon ancien collègue.

Euh est-ce que vous trouvez euh que l'argumentation concernant l'exécution provisoire n'est pas politisée lorsqu'elle affirme qu'il y a un trouble à l'ordre public si jamais une candidate à l'élection présidentielle pouvait se présenter en étant condamné. Est-ce que vous considérez que c'est un raisonnement judiciaire ou une argumentation politique ? Je je considère que c'est une motivation judiciaire, mais il faudrait qu'on s'entende sur l'ordre public parce que et il faudrait qu'on ait un peu plus de temps pour en parler parce que l'ordre public, nous le savons et vous le savez aussi chers collègues que c'est une notion plus protéiforme que simplement le bon ordre sur la voie publique.

Le bon ordre le l'ordre public c'est aussi le respect de l'ordonnancement juridique des décisions de justice. Donc c'est ça qui a voulu être dit par par la collègue. Moi je le sais parce que je sais ce qui est l'ordre public mais j'avoue que quand on lit la décision et qu'on a pas de connaissance juridique, on peut croire que bien elle le fait pour éviter le désordre dans la rue.

Ça n'est pas cela. Donc il faut il faut s'entendre. C'est un peu comme quand on vise la la le risque de récidive.

Le récidive il est lié et les magistrats ça vient à un comportement à l'audience. Quand vous avez face à vous un prévenu qui ne reconnaît pas ce qui est son droit le plus strict, les faits, on a tendance à considérer soit qu'il n'a pas compris qu'il a fait mal, qu'il a passer la ligne. Ce qu'a dit le tribunal puisqu'il a condamné l'ensemble des prévenus si ma mémoire est bonne.

Euh et donc vous avez tendance à considérer qu'il y a un risque de réitération récidif plus important. Mais là aussi, ce sont des notions un peu complexes et il faut les expliquer sinon effectivement on ne comprend rien. Mais c'est très dangereux de dire que la justice est politisée.

Moi j'appartient à une organisation syndicale qui est largement majoritaire qui fait 63 % des voies élections. Donc c'est assez c'est assez rare d'avoir une organisation syndicale aussi majoritaire et qui a la politice dans son ADN. C'estàd que je ne veux pas qu'on puisse dire d'un magistrat qu'il est politisé parce que sa mission justement c'est d'être à politique et de ne pas tenir compte de ses préjugés.

C'est très important. C'est ça le magistrat, c'est le tiers impartial. Et donc dire que la justice est politisée, c'est la faire rentrer dans un champ qu'elle ne devrait jamais dans lequel devait jamais rentrer.

Jean-Michel Fauverg, j'entends bien ce que vous dites et je le partage mais c'est pas c'est pas du tout le cas en fait et c'est pas le cas à cause de de d'un de vos syndicats qui est pas le vôtre, qui est le syndicat de la magistrature et qui a politisé effectivement la la justice. Mais je voudrais revenir moi sur la sur les violences sur les violences. Alors, ils n'ont pas politisé la justice.

Eux sont politisés, mais ça ne concerne que hein. Bah oui. Ouais.

Enfin, bon, je voudrais revenir sur les violences et en particulier les violences euh vis-à-vis des magistrats, mais là, on est euh là, on est rattrapé aussi et et moi je le regrette fortement par cette violence généralisée en fa envers toute forme d'autorité. Et longtemps les magistrats sont restés à l'écart de ça, ont pas voulu voir ça et même pour certains politisés ont participé à ça et aujourd'hui c'est quelque chose qui les rattrape. La violence, elle est partout.

Elle est contre les policiers, elle est contre les gendarmes, elle est contre tous les tous les serviteurs de l'autorité de l'État et elle est contre les les maintenant les serviteurs de de la justice. Dans les dans les propos du président de la République, revenons sur les propos, il a dénoncé la menace à magistrat. Euh il a il a il a il a dit que la justice devait être équivalente à tous.

On on applaudit des demeures. Par contre, il a il a il a parlé d'une justice indépendant. C'est pas la justice qui doit être un épendant.

Ce sont les magistrats et en particulier les magistrats, les juges jugements, c'est-à-dire les magistrats du siège qui doivent être indépendant pour donner une des réponses tout à fait indépendantes. Pas la justice. La justice, il y a des politiques pénales qui doivent répondre aux impulsions des des politiques.

La justice, elle est pas elle elle est pas en sustentation, elle répond à à certaines choses et en particulier à la cohésion de l'État français. Aurélien Martini. Oui.

Non mais là vous confondez la magistrature du siège et la magistrature du parquet. Moi je j'ai été longtemps en parquetier, j'ai été un peu d'instruction mais longtemps au parquet. Oui, le parquet applique une politique pénale qui au titre de l'article 20 de la constitution est définie par le gouvernement.

Ça c'est pas une difficulté mais c'est la justice qui doit être indépendante, l'institution judiciaire en tant qu'elle rend des actes juridictionnels en toute indépendance à l'abri des des pressions. Mais moi je partage votre avis sur le fait que il y a eu un délitement de l'autorité et que il y a des atteintes de plus en plus fortes et de plus en plus importantes en volume à l'endroit des dépositeurs de l'autorité publique qui soit policier, gendarme, douignier, magistrat et j'en oublie. Mais ça c'est un c'est c'est quelque chose qui inquiète dans la société et je vais vous dire je n'ai jamais pris ça et l'union syndicale des magistrats qui s'est toujours élevé contre les violences fait à l'endroit des des FSI des forces de sécurité intérieure euh on est très bien placé pour dire que c'est un un danger ça aussi pour la démocratie parce que lorsque vous avez ceux qui sont en première ligne je parle on parle beaucoup aujourd'hui de la PPL narcotrafic mais de la lutte contre le haut du specre de la criminalité organisée lors on ne peut plus protéger ceux qui sont en première ligne policiers gendarme et magistrats dans ces dossiers et bien c'est le front qui qui risque de céder et si nous perdons cette guerre-là, on viendra pas dire c'est la police, c'est la justice qui l'a perdu.

Nous la perdrons ensemble. Donc moi, je suis tout à fait d'accord pour dire que les atteintes à l'autorité au fond de la puissance publique, parce que c'est ça qui est atteint quand on atteint un policier ou un magistrat, c'est quelque chose qui doit tous nous alerter. Et d'où que viennent les menaces, d'où qu'elles viennent ?

Bien sûr, mais d'accord avec vous, mais mais n'oubliez pas que un de vos syndicats, le syndicat de la la magistrature a participé aussi à des tables rondes à la fête de l'humanité en particulier pour pour dénoncer des violences policières systémiques et donc à partir de ce moment-là, évidemment que ça ça n'arrange pas les choses. Bon, moi je voudrais dire, ils sont minoritaires, ils sont minoritaires, ils font 25 % mais OK, ça existe comme ça existe dans la police comme ça existe. Écoutez, moi je je pense c'est un faux débat.

Moi je voudrais poser ça tombe bien parce que c'est l'usmand et ça n'a tout à voir avec la chouroûe. Moi je ne veux pas qu'on fasse qu'on noie tout dans un grand tout. Il se passe quelque chose dans ce pays.

Vous avez une formation politique qui parle de juge tyran qui est vous avez une droite de plus en plus radicale qui s'attaque à l'état de droit. Je suis désolé. Vous ne pouvez pas dire "OK, ça fait partie de la violence de la société" mais il y a un fait aujourd'hui majeur qui est vraiment une attaque en règle de la justice.

Euh honnêtement, je ne sais pas comment vous le vivez mais il faut pas exagérer. C'est pas la première quoi. Tu as vu l'affaire urbain par la jè les amis les amis réponse très courte pour pour vous Aurelia Martini s'il vous plaît.

Oui. Non mais c'est très c'est effectivement très inquiétant parce que on se on se sert d'une affaire particulière pour atteindre la justice en général. Mais encore une fois, si vous affaiblissez la justice, vous affaiblissez la capacité de l'État aussi à répondre aux actes de délinquence.

C'est ça qu'il faut comprendre et répondre à tous les problèmes que peuvent rencontrer les Français dans leur vie quotidienne. Donc c'est une instit, quand on dit que c'est une institution piliée, c'est pas pour satisfaire les magistrats, c'est parce que encore une fois, si cette institution là tombe et qu'elle est décrédibilisée, toute la société tombe avec elle. Et je le dis pas pour le bien-être des magistrats.

Enfin, il y a quatre fois moins de procureurs en France et deux fois moins de juges que la moyenne européenne. Donc, ils savent très bien quel est le travail qui est devant eux et comment et dans dans quel état ils sont laissés. Mais encore une fois, si cette institution là tombe, je je j'ai la grande la plus grande crainte que nous ne soyons plus en démocratie et que nous soyons régis par d'autres règles.

C'est ça qui est en jeu. Merci beaucoup. viccure au tribunal judiciaire de Melin et secrétaire général adjoint de l'Union syndicale des magistrats.

Dans un instant, chers amis, une autre thématique bien compliquée ou là ou là ou là ou là là on pourrait on pourrait mettre un procès en place avec tout ce qui va être fait le tribunal du qui c'est qui est allez c'est dans un instant à tout de suite. Sud Radio, c'est vous qui donnez le temps. Merci de donner la parole hein et vous êtes une radio engagée.

L'information est pertinente. Sudradio.