Nicolas Dupont-Aignan, candidat à présidentielle "regrette qu'on n'importe plus de gaz russe"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:35OuverteRéponse directe
Faut-il plafonner le prix des carburants ?
- 1:18RelanceRéponse directe
Plafonner les prix sans baisser les taxes, est-ce viable ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Faut-il plafonner les prix des carburants ?
- 3:17RelanceRéponse directe
Le plafonnement des prix peut-il créer une pénurie ?
- 3:52RelanceRéponse directe
Un plafonnement durable est-il possible sans baisse des taxes ?
- 5:57OuverteRéponse directe
Quelle solution pour les salaires en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18Nicolas Dupont-AignanFait
« Si vous plafonnez les prix sans baisser les taxes, qu'est-ce que va-t-il se passer ? La France sera moins approvisionné, on aura un problème majeur. »
- 2:00Nicolas Dupont-AignanChiffre
« En Espagne ce soir j'ai regardé, le diesel est à 1 ,87€. Il faut arriver... 40 centimes de moins qu'ici. »
- 2:00Nicolas Dupont-AignanChiffre
« ça va nous coûter 10 milliards »
- 2:00Nicolas Dupont-AignanChiffre
« ils préfèrent donner de l'argent à l'Union Européenne, à l'Ukraine, aux fausses-cartes vitales, aux éoliennes qui nous coûtent 12 milliards par an »
- 5:14Nicolas Dupont-AignanFait
« aujourd'hui sur le diesel, ce qui est un comble, c'est que le prix du diesel, le carburant est à 100 dollars. Mais le raffinage est jusqu'à 80 dollars parce qu'on s'est privé du diesel russe »
- 5:57Nicolas Dupont-AignanChiffre
« en 40 ans, la part des salaires dans la valeur a diminué de 10 points au profit du capital »
- 13:56Yann BrossatChiffre
« l'État a renoncé à 2 milliards d'euros de rentrée fiscale qui était due par des fraudeurs fiscaux »
- 15:22Yann BrossatFait
« la santé il y a de l'argent, mais cet argent est tellement mal utilisé »
- 17:31Nicolas Dupont-AignanPromesse
« J'ai proposé cent fois, mille fois de supprimer déjà la TVA sur la taxe »
- 18:12Nicolas Dupont-AignanChiffre
« 40 milliards d'euros de l'argent des Français. 40 milliards pour acheter des armes américaines »
- 23:23Nicolas Dupont-AignanChiffre
« Si ça se traduit par un point de croissance à la fin de l'année, on aura perdu 30 milliards d'euros »
- 29:31Nicolas Dupont-AignanChiffre
« étude cofilis la question était très simple aux français quelle somme vous manque -t-il chaque mois pour vivre confortablement réponse 512 euros en moyenne »
- 30:15Nicolas Dupont-AignanChiffre
« j'avais écrit un livre où valpognon 50 milliards qui part à l'étranger »
- 30:50Nicolas Dupont-AignanChiffre
« On a un déficit commercial de 70 milliards d'euros »
- 30:50Nicolas Dupont-AignanChiffre
« On a divisé par deux notre part industrielle »
- 33:25Nicolas Dupont-AignanChiffre
« Trump a mis les droits de douane à 100 % pour les véhicules électriques chinois »
- 34:04Yann BrossatChiffre
« en 40 ans, la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé de 10 points »
- 35:17Yann BrossatChiffre
« la moyenne des retraites c'est 1400 euros »
Temps de parole
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Bonsoir Sonia, bonsoir à toutes et à tous. Je suis très heureux de vous retrouver pour ce nouveau BFM Grand Soir avec Comme chaque jour. Tous les débats qui secouent la présidentielle. Et là, ce soir, une concerne qui vous concerne très directement. Vous qui nous regardez, faut-il plafonner le prix des carburants ? C'est la phrase du jour. Vous la voyez apparaître. Regardez les s'il est Michel et Dordeclerc. C'est inéluctable. Il va falloir plafonner les prix. Eh bien, on en débat ce soir. Et on commence par là, ce soir, avec nos invités qui sont en train de s'installer autour de cette table. Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir, candidat de Bouda France à l'élection présidentielle. Merci d'être là. Je cite tout de suite votre livre 2027, la liberté ou la mort ?
Carrément, aux éditions Fayard. Avec nous également Yann Brossat. Bonsoir, sénateur communiste pour Fabien Roussel. Donc avec nous ce Bonsoir Pierre Chasserey. Bonsoir Pierre, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes. Et avec moi comme tous les soirs Yves Tréard, Anne-Saura Dubois et Elisabeth. Bonsoir à tous les trois. Un coup d'œil évidemment pour poser les choses au prix des carburants ce soir. 2 ,27 euros le litre pour le gasoil. Le sansplomb 98 est à 2 ,16 euros et 2 ,07 euros pour le sansplomb 95. Pour Michel-Edouard Leclerc, on a atteint la limite. Je le cite, à un moment donné, ça va tellement peser sur la croissance, notamment sur l'agriculture, etc., que les pouvoirs publics vont devoir être obligés de plafonner les prix.
C'est inéluctable. Il va falloir plafonner les prix. C'est inéluctable. Il faut le faire, Nicolas Dupont-Aignan Mais c'est indispensable en traitant la cause. Baisser les taxes. Ah, ce n'est pas la même chose ? Non mais plafonner les prix, oui, je peux le dire là. Mais si vous plafonnez les prix sans baisser les taxes, qu'est-ce que va-t-il se passer ? La France sera moins approvisionné, on aura un problème majeur. Donc il faut bien sûr un geste fort, mais il faut à un moment tout de suite alléger les taxes parce qu'on le sait, c'est du racket organisé et ça fait des années que je le dis. J J'ai proposé cent fois, mille fois de supprimer déjà la TVA sur la taxe. Le seul pays au monde qui met une TVA sur la taxe, quasiment l'un des seuls.
En Espagne ce soir j'ai regardé, le diesel est à 1 ,87€. Il faut arriver... 40 centimes de moins qu'ici. Il faut baisser de 40 centimes, il y a un coût, il ne faut pas le nier, 10 milliards, il y aura des recettes supplémentaires parce qu'on va empêcher d'handicaper la croissance, mais cet argent. On n'a pas de scrupules à le déverser, le dilapider depuis des années, des mois ailleurs. Donc quand on nous dit « il n'y a pas d'argent », ce n'est pas vrai. Mais ils préfèrent donner de l'argent à l'Union Européenne, à l'Ukraine, aux fausses-cartes vitales, aux éoliennes qui nous coûtent 12 milliards par an. Bref, il y a un moment, il y a des choix. C'est tout ce que je demande. – Bon, on ne va pas faire la liste de tout ce qu'on est à dire. Je garde les 40 centimes.
Yann Brossat, qu'est-ce que vous dites vous ce soir ? On arrête, on plafonne d'une certaine manière, comme ce que disent et Michel-Édouard Lepière et Jean-Luc Mélenchon. Bien sûr, il faut à l'évidence plafonner les prix. D'ailleurs, pour ce qui concerne Fabien Roussel, il l'a dit depuis des années maintenant, il faut effectivement baisser l parce que de fait, tout ça pèse très lourdement sur le pouvoir d'achat des familles et notamment de familles qui sont obligées d'utiliser leur voiture en particulier pour se rendre sur leur lieu de travail. Mais je voudrais juste insister sur un point. Il y a le prix des carburants qui augmentent, mais il n'y a pas que le prix des carburants qui augmente. Tous les prix augmentent. Le prix de l'énergie de manière générale qui a augmenté de 12 % en un an.
Le prix de l'électricité, le prix du gaz, tout augmente et dans le même temps, les salaires stagnent. Ce qui fait que la situation est insupportable. C'est que vous avez d'un côté une augmentation des prix, l'inflation, et que vous avez d'autre part des salaires qui, eux, stagnent, en tout cas n'augmentent pas au niveau de l'inflation, ce qui se traduit par une baisse de pouvoir d'achat, je voudrais quand même le dire. Sauf que vous dites on plafonne, Nicolas Duponnier on vous dit à l'instant, si on plafonne il y a pénurie, je caricature un peu il y a problème d'approvisionnement Je n'ai pas entendu ça dans sa bouche On plafonne comme geste politique immédiat, parce qu'il faut arrêter. Mais obligatoirement, parce que je suis quelqu'un de sérieux,
je vous dis qu'un plafonnement durable, si on ne baisse pas les taxes parallèlement, va aboutir à une pénurie de l'approvisionnement. Il y a un autre point dont on ne parle pas, mais il faut en parler, c'est à moyen terme rapatrier le raffinage. Parce qu'on a délocalisé 50 % du raffinage du diesel hors d'Europe et hors de – Ce n'est pas l'État, ça. – Mais l'État est stratège. On ne laisse pas... Il ne fallait pas laisser les compagnies. – Mais il ne fallait pas les laisser faire. – Il ne fallait pas, mais avec des scies, on ne remettrait pas rien en bouteille. – Non, je suis Et le problème, c'est que l'énergie, c'est un bien public. Le raffinage, pardonnez-moi, mais le raffinage, c'est Total. Pas que Total ? Non, il n'y a pas que Total, mais il y a une grande partie Total,
qui est quand même une grosse compagnie et une majeure mondiale, d Et c'est elle qui décide si elle raffine ou pas en France. Non, excusez-moi, non, non, c'est l'État. Le principe même de la politique énergétique. Aujourd'hui, en vertu de la loi française, c'est l'État. L'État doit reprendre en Ne faites pas des promesses que vous ne pouvez pas tenir. Vous êtes exactement toujours la même chose. Vous racontez des histoires aux Français. On n'a pas été en pénurie de pétrole. On a eu une électricité bon marché, parce que l'État stratège, ça avait à investir à 50 ans. C'est le général de Gaulle qui l'offrait. L'État n'est plus stratège de général de Gaulle, ça fait 60 ans, monsieur. Je veux qu'il le redevienne. Parce que c'est ça l'enjeu. Est-ce qu'on veut un pays souverain ou pas ?
C'est ça l'essentiel. Et ce que je dis aux Français, c'est qu'aujourd'hui sur le diesel, ce qui est un comble, c'est que le prix du diesel, le carburant est à 100 dollars. Mais le raffinage est jusqu'à 80 dollars parce qu'on s'est privé du diesel russe, qui nous aidait bien. On s'est privé du Moyen-Orient et aujourd'hui on arrive à un point où parce qu'on a laissé faire des compagnies privées qui sont devenues des Etats dans l'Etat, on a perdu la maîtrise de notre politique Si vous me permettez d'en finir sur la question des salaires. Moi je suis frappé par le fait que dans ce pays, la question des salaires n'est jamais un vrai débat politique. En 40 ans, la part des salaires dans la valeur a diminué de 10 points au profit du capital.
C'est-à-dire qu'on a 10 points qui sont partis du travail vers le capital, de la main des travailleurs, de ceux qui produisent les richesses, vers le capital. Ça n'est pas possible et c'est comme ça qu'on se retrouve dans une situation où tant de gens bossent et n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois, n'arrivent pas à nourrir correctement leur famille et sont étouffés par l'envolée des prix. Le point numéro 2 dans mon petit programme ce soir, ça concernait les salaires. Mais on y Je vous en remercie, on n'en parle pas assez. Pierre, et on a fait une émission quasi spéciale la semaine dernière à un forum social où on a parlé effectivement des salaires. Pierre Chasserey, qu'est-ce que vous dites, vous, chez 40 millions d'automobilistes ? Qu'est-ce qu'on fait ?
J'entends beaucoup de choses qui sont très pertinentes de la part de Yann de Brossat, de la part de Nicolas Dupont-Aignan sur les carburants, de la part d'Yves Tréa. Tout ça est très pertinent. Et puis les automobilistes qui nous regardent, eux, ils veulent juste une chose. Peu importe comment on y arrive, il faut aboutir à une baisse de la fiscalité sur les carburant. Elle va être essentielle pourquoi ? Parce qu'on est en train, et c'est ce que maintenant je dis depuis quelques mois, et si on m'a écouté quand j'ai sorti mon bouquin, on n'en serait peut-être pas là. On est en train d'handicaper notre croissance. C'est évident s'il y a moins de pouvoir d'achat, il y a moins de consommation, s'il y a moins de consommation, il y a moins de croissance
et on crée aujourd'hui une politique qui va tout droit vers la récession. Mais c sont ces grandes phrases pour parler très clair. Si l'État, Maxime Switek, ne fait pas le choix d'abaisser de manière drastique sa fiscalité, le pronostic vital de la France est engagé. Mais l'État est nu. Non, c'est l'erreur que tout le monde fait. Pourquoi ? C'est un investissement. Lorsque Ronald Reagan, aux États-Unis, prend la présidence des États-Unis, doit faire face à une inflation record et à des chefs d'entreprise qui s'expatrient. Toutes les richesses quittent. On arrive à deux points de chiffre d'inflation. Les Américains n'en peuvent plus, les entreprises n'en peuvent plus. Qu'est-ce qu'il va faire
Il va créer un véritable Big Bang économique en appliquant le programme d'Arthur Laffaire, un économiste américain qui a permis à travers cette vision de relancer la dynamique économique des Etats-Unis. En gros, on baisse les taxes pour relancer la croissance. Juste pour rester dans le concret, pour deux pleins par mois d'une citadine avec un réservoir de 50 litres, c'est 25 euros en plus à chaque plein en ce moment, plus 50 euros par mois, plus 600 euros par an, plus 600 euros par an, plus 600 euros par an. Je voulais juste qu'on écoute, qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon parce que ce soir, on a une convergence à laquelle je ne m'attendais pas entre Michel-Edouard Leclerc et Jean-Luc Mélenchon sur le plafonnement de l'essence. Jean-Luc Mélenchon qui le remarque a d'ailleurs dans un tweet
aujourd'hui en disant Michel-Edouard Leclerc à propos des prix de carburant, le pouvoir public va être obligé de plafonner les prix. La proposition faite à la braderie de l'île du blocage des prix gagne du terrain dans le pays. Elle est très majoritaire. Les insoumis l'appliqueront dès leur arrivée au gouvernement puisqu'il suffit d'un décret. Voici ce que disait samedi à l'île, à la braderie Jean-Luc Mélenchon. – Voici ce qu'il faut faire d'urgence, bloquer les prix.
les marges de profits qui ne peuvent continuer bloquer les prix bloquer les marges de profit c'est pas possible moi ça me gêne d'entendre ça parce que voilà quelqu'un qui fait du populisme je vais expliquer à ceux qui nous écoutent pourquoi c'est pas possible imaginons-nous chef d'entreprise si demain un état nous demande de lui vendre un produit à des prix plafonnés qu'est ce qu'on va faire on va pas lui vendre on va le vendre à un autre état qui l'achète au juste prix attendez alors pourquoi vous dites c'est pas possible pourquoi est-ce que michel dard leclerc rejoint sur l'essence oui – Oui, alors attention, je parle de laissance. – C'est très différent. Michel-Edouard Leclerc, Yves Tréhard, j'ai bien écouté ce qu'il a dit.
Il a parlé du blocage, il a parlé aussi de baisse des taxes. Il a très clairement appliqué le principe de la baisse des taxes, alors qu'il y était défavorable au mois de mars dernier. Donc, au mois d'avril dernier. Ce qui se passe actuellement, c'est que quand vous avez un gros gâteau, pensez aux gâteaux d'Obelix et Astérix. On a tous cette vision, quand Obélix fait la part du gâteau, et qu'il en donne une toute petite astérix pour garder la grosse pour lui. C'est ce qui se passe sur les prix des carburants. Aujourd'hui, vous avez quoi ? Les petites stations de service, elles prennent 5 centimes par litre. Elles font rien. C'est même pas le prix d'un café à chaque plein. En revanche, l'État prend l'équivalent de 60. 65%. On ne peut pas. Quel produit mérite d'être taxé à 75 % ?
Pardon, Anne-Sauron Dubois, je disais l'État est nu pour ne pas dire que l'État est à poil. Moi, je rajouterai un L. Quand on voit les débats autour du budget qu'on a tous les soirs ici même dire on va baisser les taxes de 30 40 centimes ça va nous coûter 10 milliards et comment fait à moi d'aller chercher ailleurs en effet et ça ce sont des arbitrages politiques qu'on laisse aux candidats à la prochaine présidentielle mais en tout cas le plafonnement des marges. Le gouvernement lui-même l'a envisagé, en mars dernier, Sébastien Lecornu a agité ce chiffon rouge devant les distributeurs, en disant si vous ne faites pas un effort drastique, et si vraiment vous ne serrez pas vos marges au maximum, – Mais les distributeurs, ils n'ont rien. – Ou dégainera ? – Il faut dire la vérité.
– Est-ce que c'était populiste pour vous aussi à ce moment-là ? – Bien sûr que c'était populiste puisque regardez, je vous dis, je bosse avec la Fédération Nationale de l'Automobile. – Quand vous voyez certaines marges, les profits totales, vous savez comment ça… – Non, attention, vous m'avez parlé distribution, vous m'avez parlé distribution, on répond. La distribution... Distributeur et raffineur, c'était agité pour les deux. Ce n'est pas la même chose. C'était agité pour les deux. Raffineur et distributeur. Oui mais il faut faire très attention à ce qu'on dit parce que les distributeurs, la station-service, la petite station-service ou mes automobilistes, tout le monde, nous, on est là demain pour faire le plein. Ils prennent 5 centimes par litre.
Donc arrêtons un petit peu, vous avez sur 2 euros, alors je sais que c'est plus 2 euros aujourd'hui le prix du carburant, mais sur 2 euros, vous avez 1 ,17€ de taxe. De qui se moque-t-on ? Nicolas Si quelqu'un doit agir sur les marges, sur la distribution, très peu de marge. Mais il faut quand même être honnête, et madame a raison, sur les pétroliers, il y a eu des marges, ils en ont profité. Donc blafonnement comme avertissement, et derrière, baisse de taxes, concomitamment. Et puis, action, je suis désolé, pour une politique énergétique à long terme, moyen terme, ça ne va pas régler le problème dans l'instant, mais on doit reprendre en main le secteur de l'énergie sur l'électricité, sur le gaz sur le pétrole. On ne peut pas laisser l'énergie à des intérêts privés.
Mais pardon, reprendre en main ça veut dire quoi de nationaliser ? Ça veut dire oui par exemple EDF on l'a renationaliser, il faut revenir à un prix unique de l'électricité et arrêter ces opérateurs privés, ce marché européen qui aboutit à une aberration sur l'électricité j'espère qu'on va en parler on peut diviser par deux le prix d'électricité en France en sortant du marché européen, on produit avec une électricité nucléaire pas chère et on a mis en place un système d'éoliennes, de panneaux solaires qu'on subventionne pour 12 milliards Ah les énergies renouvelables c'est dans votre champ de mine mais parce que je sais qu'on peut demain matin en reprenant en main les leviers du pouvoir baisser les tarifs pas
partout pas sur le gaz le gaz on l'importe mais l'électricité on la produit pas cher et on a mis en place un système fou de profit on achète vous savez à combien achète EDF par obligation l'électricité éolienne de Saint-Brieuc 198 euros le mégawatt quand elle vendait à 42 à des opérateurs privés on a
du côté de Diane Brossard mais pas forcément sur les grands enjeux du pays il faut l'initiative privée mais il faut aussi un moment qui est un cadre public sinon on ne réglera pas à moyen terme le problème en attendant on baisse les taxes Diane Brossard et et ensuite j'ai encore une question pour Nicolas du Pognon parce qu'il y a un mot qui m'a particulièrement perturbé je voulais revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure à savoir que l'État est nu j'en peux plus de ce discours la réalité c'est que l'État est nu parce qu'il s'est dénudé quand vous avez un État Qui, par exemple, vis-à-vis des fraudeurs fiscaux, fait le choix de négocier avec eux plutôt que d'aller en justice et d'obtenir les sommes qui sont dues à l'État ? C'est un scandale absolu.
Vous avez peut-être lu Mediapart ce matin, en 2025, l'État a renoncé à 2 milliards d'euros de rentrée fiscale qui était due par des fraudeurs fiscaux, qui étaient bien identifiés et on n'en a récupéré qu'un seul 2 milliards. Donc on renonce à 2 milliards et on en prend un. Pourquoi parce qu'il y a dans notre pays une forme de mensuétude vis-à-vis de puissants qui ont recours à la fraude fiscale. C'est une honte absolue. On a 13 millions de Français, pour une bonne part des classes moyennes, qui vont remplir leur avis d'imposition. Eux, ils payent leur impôt rubis sur l'ongle. On a des fonctionnaires qui attrapent des gens qui font de la fraude fiscale et l'État décide de renoncer à 2 milliards d'euros de rentrée fiscale. C'est scandaleux. Il y a pas que ça.
Je suis d'accord que la fraude fiscale, c'est mal. Tout le monde est contre. Il faut lutter contre. Mais ce n'est pas ça qui va régler le problème de la France. Loin de là, très loin de là. Il faut d'abord que l'État soit moins dépensier et que l'État dépense mieux. Il est là le sujet. Et personne, aucun gouvernement depuis une trentaine ou une quarantaine d'années n'a vraiment eu le courage. C'est une question de courage parce que tout le monde sait très bien où est-ce qu'il faut faire des économies et où est-ce qu'il faut appuyer sur l'accélérateur et sur les dépenses. – Attendez, vous dites tout le monde sait très bien. Personne n'est d'accord là-dessus ? – Non, si. Tout le monde, on vous parle d'éducation, on vous parle de logement et on en parle très peu du logement.
Et Dieu sait si ça c'est un de vos sujets d'ailleurs. Le logement, on parle de la justice et on parle de la santé. Voilà les quatre sujets où il faut une réorganisation. totale d'ailleurs, parce que la santé il y a de l'argent, mais cet argent est tellement mal utilisé bon ça c'est une première chose c'est là qu'il faut faire les efforts tout en baissant évidemment les charges et les impôts parce que ça les prélèvements les prélèvements obligatoires sont un coup de marteau terrible sur les français et rendez-vous compte qu'en plus le manque de courage conduit à quoi Il conduit au quoi qu'il en coûte il y a quelques années, qu'on n'a pas su arrêter parce qu'aucun parti politique n'a dit stop.
On a même retrouvé, souvenez-vous, on l'a évoqué dans un forum il n'y a pas très longtemps, des les lettres de certains élus, et des élus de droite,
aucun parti politique n'a le courage de dire
Vous regrettez qu'on ait renoncé au diesel russe ?
a été faite sur les ressources naturelles russes et c'est à cause de cette folie de la guerre en
mais on n'était pas obligé de boycotter le gaz russe mais il ya des tentes
sont en train de faire la paix en s'entendant avec Poutine.
Je refuse de prendre parti dans cette guerre qui est en train de nuire aux intérêts de la France et j'assume totalement ce choix et ce sera un choix pour la La paix fondamentale de la présidentielle. Parce que j'en ai assez, qu'on ait donné 40 milliards d'euros de l'argent des Français. 40 milliards pour acheter des armes américaines, pour tuer d'ailleurs des Ukrainiens, des Russes, alors que la paix était possible. Et si la France, l'Allemagne a acheté des armes américaines pour tuer les Ukrainiens ? Pour alimenter la guerre ? Depuis 2022, c'est faux. C'est complètement fou. Depuis 2022, les Européens font un choix suicidaire.
Ils sont rentrés dans ce conflit à pieds joints alors qu'il fallait tout faire pour l'éteindre. C'est une catastrophe pour l'Europe entière. La preuve en est licenciement en Allemagne, prix du gaz. Vous croyez qu'on va lutter contre la Chine et les Etats-Unis économiquement, industriellement en payant notre énergie trois fois le prix de la Chine ? Vous pensez qu'on a fait une erreur en renonçant au diesel russe ? Mais on a fait une énorme erreur. Et les Français le payent aujourd'hui très cher. Je défends les Français avant les Ukrainiens et j'assume. Non, je ne dirai pas les choses comme ça. Parce qu'à un moment, ça suffit de donner de l'argent à un régime qui achètent des yachts à Monaco, 500 millions d'euros, qui alimentent la corruption. Il faut faire la paix.
Il ne s'agit pas de donner tout aux russes. Il s'agit d'avoir la paix équilibrée. Monsieur Dupont-Aignan, vous avez vu l'état de Marioupol. Vous avez vu ce qui s'est passé. Vous avez vu ce qui s'est passé après le retrait des entreprises dans les lieux où il y a eu des massacres de villages entiers. Vous acceptez de sacrifier ce voisin européen qu'est l'Ukraine en disant « nous d'abord ceux qui le sacrifient c'est ce que les français soutiennent quand même ils font ce qu'ils veulent moi je leur dis je leur dis qu'aujourd'hui la ruine de la france et de l'europe occidentale est liée à l'alimentation de ce conflit qui est une folie et vous ne voulez que l'économie pour le ross et la russe attendez j'entends tout le monde il ya une brossa et les français sont en train
de payer très cher Nicolas Lippon et Nancy le gaine brossa erreur ou pas d'avoir renoncé au diesel russe non c'était pas une erreur d'y renoncer après qu qu'on ait besoin de travailler à une issue diplomatique à ce conflit c'est une évidence quand un conflit dure depuis deux depuis plus de cinq ans et qu'il est meurtrier à tous égards cela dit dire qu'il ne fallait prendre aucune sanction contre la Russie je ne partage pas ce point de vue d'autant qu'il n'y a aucun doute sur le fait que dans cette affaire ceux qui ont transgressé le droit international ce sont les russes et pas les ukrainiens et donc la France aurait été quand même bien mal inspirée de ne pas réagir du tout. Je reviens... La France et l'Europe ! Je reviens à notre sujet de départ, le carburant.
En attendant, c'est les Français qui payent 40 milliards parce que les Français savent pas ce qu'ils 40 milliards, on aurait pu baisser les prix du carburant pendant 4 ans. – Pierre Chasseret, ce sont ceux qui roulent au gasoil qui aujourd'hui payent le plus lourd tribut, j'exagère un Oui, totalement. Pour ceux qui roulent à l'essence, et d'ailleurs ça me permet d'en parler ce soir, il y a toujours une possibilité pour beaucoup des véhicules, ils sont compatibles à la conversion à l'éthanol. Ça permet quand même de bénéficier d'un carburant, tu fais réaliser 50 % d'économies. Donc, ce n'est pas anecdotique. S'ils veulent se renseigner, faites bien attention, prenez bien un boîtier homologué, faites les choses bien dans les règles
et normalement du coup ça devrait très bien se passer pour le portefeuille, pour les dieselistes malheureusement la solution elle est faible et je sais, j'entends parler, c'est le grand débat à la mode l'électrification. J'allais vous dire ça alors attendez, coût mensuel pour une voiture qui roule à l'essence, coût du carburant 137 euros électrique 46 euros. Oui enfin bon, vous savez, ça dépend de qui fait l'étude. Là en l'occurrence, roule data ? Oui voilà, moi je sais pas qui c'est. Donc si c'est... Non mais très objectivement, je sais pas qui sont ces gens-là. La réalité, c'est que c'est pas comme ça que ça fonctionne. Le frein à l'électrique, tout le monde a bien compris que si on recharge à domicile, ça revient moins cher. Tout le monde le sait.
Mais quand vous avez... Tiens, prendre l'exemple d'un jeune que je connais bien, petite Clio de 99 parce qu'étudiant, il vient d'avoir son permis. Vous croyez qu'il a de quoi investir dans un véhicule électrique, même si l'air 5 électrique lui plaît énormément. Vous croyez sincèrement qu'il a les moyens de le faire ? C'est absolument injouable. C'est injouable. Donc cette population-là, elle ne peut pas. Et ensuite, vous avez d'autres populations. Tiens, je vais penser à ceux qui habitent à Saint-Larry-Soulan, dans les Pyrénées. On y fait du vélo, on y vit très bien, c'est extraordinaire, j'adore. Du ski, effectivement. Mais vous êtes à 1250 mètres l'hiver. La voiture électrique, elle n'aime pas trop ce genre de température, c'est complexe.
En fait, la voiture électrique qu'on essaye de vendre à tous les Français, on refait la même erreur que dans les années 80, où on a voulu vendre le diesel à tous les Français. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, à chaque Français correspond un type de véhicule. Et je vais, je voudrais lancer un petit message à nos amis qui sont intéressés par les véhicules électriques. Je les invite à regarder ce qui se passe dans l'Oregon, là où c'est né, avec l'Orego, le système qui a permis pour les premiers de mettre une fiscalité à poser aux véhicules électriques au kilomètre parcouru. Je les invite à regarder ce qui se passe aussi en Angleterre. La France, ce sera pareil. Dès que le marché sera captif, l'État français qui est le toxicomane des taxes,
de toute façon, trouvera bien un moyen intelligent pour lui, puisqu'il tuera la consommation, d'aller taxer les véhicules électriques. Juste sur le carburant, 3 euros au litre parce que c'est le titre qu'on affiche là. 3 euros au litre, c'est possible C'est ce que j'ai annoncé en avril, en disant qu'on irait tout droit si la crise ne se résout pas. Donc je ne vais pas changer mon fusil d'épaule. Vous savez ce qui fait qu'aujourd'hui on a encore un tarif moyen des carburants en France que vous annoncez
– Avec d'ailleurs des stations qui sont en manque de carburants. – Sauf que les valeurs moyennes en France du coup sont inférieures à la réalité de ce que payent les automobilistes. Donc autant je suis opposé à la mise en place d'une fiscalité sur les véhicules électriques, je suis favorable à la baisse de la fiscalité sur les carburants pour doper l'économie, pour rendre du pouvoir d'achat aux Français et pour permettre de réaliser un Big Bang économique qui permettra enfin aux Français d'avoir les moyens de pouvoir consommer, parce que je le rappelle, on a oublié une chose, le PIB, la croissance, c'est de la consommation. La valeur internationale de richesse, c'est la consommation. Nicolas Dupont-Aignan, on est Jean-Édouard Leclerc, sort du bois.
Pourquoi ? Parce qu'il sait qu'on va gagner. Dans ma ville, il y a un petit Leclerc. C'est que les gens, quand ils ont mis le plein pour la voiture, il n'y a plus d'argent pour manger. Il n'y a plus d'argent. Et il y a une baisse de fréquentation des... La consommation dans le chute libre. Et une baisse de fréquentation des galeries... C'est plus un problème seulement social, c'est un problème économique. On est à la cote d'alerte. Vraiment. Et je pense qu'en fait, si le gouvernement ne réagit pas. Je pense que dans l'appareil d'État qui vit à Paris, ils se rendent pas compte de ce que c'est d'aller travailler avec sa voiture tous les matins. C'est pas un luxe ! Non, mais il y a une part de démagogie là-dedans. C'est pas une part de – Non mais il faut arrêter de faire croire
que les élus, que les gouvernants… – Les membres de Bercy ne doivent pas être beaucoup à voiture. – Ils soient complètement déconnectés de la réalité. – Sinon il y a longtemps que la mesure aurait été prise. – Beaucoup d'entre eux sont des élus locaux, ils savent très bien ce qu'il en est. – Les élus locaux, je peux vous dire, cher Yves Tréhard, ils savent très bien ce qui se passe. – Ça, ça fait partie de la démagogie, il faut trouver des solutions surtout. – Mais la solution on la connaît, pourquoi on ne la met pas en place depuis tant ? – Non, on ne la connaît pas parce que tout le monde n'a pas tout à fait la même vision des — Leur vision, c'est de dire... Non mais attends, il faut savoir. Yves Trardine, juste argument, leur vision, c'est ça va bien tenir.
Et puis ils consommeront moins. Voilà, ça tiendra. Parce que je maintiens que c'est un vrai problème parce qu'ils ne vivent pas dans nos provinces où, si vous n'avez pas la voiture pour aller bosser, vous ne pouvez pas y aller. Vous ne pouvez pas y aller. Ceux qui nous dirigent malgré tout vivent dans des grandes villes où il y a des transports en commun. Mais quand vous êtes vraiment au milieu de nulle part, si vous ne pouvez pas remplir le réservoir, vous ne pouvez pas aller bosser. Et l'impact sur la consommation, sur l'économie du pays devient dramatique. Il y a urgence à agir. Il y a le feu. Juste, Yves Tréa, ça fait six mois maintenant, quasiment, ça va faire six mois qu'on parle de ce dossier des carburants. Et au final, qu'est-ce qui se passe ?
Tout le monde nous dit « La France n'a pas les moyens de baisser les taxes, donc on ne baisse pas ». Au final, on vient de plomber notre économie. On a perdu un point de croissance. Si ça se traduit par un point de croissance à la fin de l'année, on aura perdu 30 milliards d'euros. Moi, je propose une chose, Yves Tréa. Ce modèle qui ne fonctionne pas, celui qu'on est en train d appliquer, de ponctionner Monique qui fait son plein pour aller bosser, pour faire son plein pour aller bosser. Si on change un petit peu notre fusil d'épaule en reconnaissant que tous ceux qui ont choisi de ne pas baisser la fiscalité ont fait le mauvais choix. Alors pourquoi ne pas enfin essayer de relancer la consommation ? Je ne comprends pas. J'ai la réponse en trois temps mais qui est très rapide.
La première c'est que vous avez raison. L'État devrait baisser notamment les taxes puisqu'ils sont outrancières on va dire. Et le mot est faible. Il devrait baisser les taxes sauf qu'il n'a pas les moyens de les baisser et ce n'est pas faux. Ce n'est pas faux si vous regardez quand même la dette qui nous plombe. Et troisièmement parce que pourquoi on en est là ? Parce qu'il y a des erreurs économiques importantes qui sont dues en partie au gouvernement très largement, au pouvoir par exécutif, on va dire, mais aussi à notre personnel politique. Quand vous avez un personnel politique qui refuse de couper, enfin surtout de régler le problème de la dette sociale en En France, de la dette sociale, les retraites et les dépenses de
santé qui grèvent presque la moitié de nos dépenses publiques. Là il y a une responsabilité des partis politiques. La responsabilité des gouvernants c'est de vouloir faire payer toujours les français les plus modestes alors qu'il y a des fuites considérables les fausses cartes vitales l'immigration oui oui oui j'en ai parlé sur l'union européenne vous savez que la contribution à l'union européenne a encore augmenté 5 milliards 5 milliards 5 milliards 5 milliards pourquoi quoi faire ? Pour donner à nos voisins Yann Brossard, Yann Brossard, vous voulez dire un mot ? Yann Brossard parce que... C'est tellement plus facile de s'attaquer aux retraités alors qu'on donne 5 milliards à l'Union européenne. Yann Brossard, ce discours... C'étaient les actifs.
J'entendais Israël parler à l instant de la dette sociale. Je trouve quand même incroyable que dans un pays qui compte désormais 10 millions de pauvres, quand on veut faire des économies, on se dit comment on va taper sur les plus modestes dans notre pays ? C'est-à-dire ceux qui profitent globalement de notre modèle social. et heureusement, sinon, il crèverait la bouche ouverte. Enfin quand même ! Et alors, quand j'entends tout ce discours sur les retraités depuis le début septembre, on entend ça, les retraités qui seraient des espèces de privilégiés qui bénéficieraient de tous les droits, excusez moi, la moyenne des retraites c'est 1400 euros, je crois pas que vous et moi on gagne 1400 euros, 1400 euros.
Et il nous explique qu'on devrait désindexer les retraites par rapport à l'inflation alors qu'on a déjà des retraités qui ne s'en sortent
Vous faites partie de ceux qui matin, midi et soir expliquent qu'il ne faut pas taxer les très riches, qu'il ne faut pas mettre en place la taxe Zuckmann et qui expliquent que le retraité, qu'il faut que le retraité, il faut aller lui taper sur la gueule parce qu'il est trop payé. Pourquoi vous dites que c'est lunaire ? Mais parce que par omission ou par je ne dis pas que c'est un mensonge Dieu merci j'en suis pas là et je respecte tout à fait Yann Brossard, on n'a pas du tout la même vision des choses. Non mais je pense sincèrement que la France elle a un problème majeur c'est qu'il n'y a pas suffisamment de français qui travaillent et s'il y avait plus de français qui travaillait on aurait plus de contributions sociales et première chose
et plus de production et plus de croissance et deuxièmement si les français travaillaient plus longtemps ensemble et bien on aurait une charge sociale plutôt que la dette justement j'ai eu un chiffre à vous donner nickel du pognon c'est lié à propos de pouvoir d'achat on reste là dedans étude cofilis la question était très simple aux français quelle somme vous manque -t-il chaque mois pour vivre confortablement réponse 512 euros en moyenne pour être à l'aise 512 euros en moyenne voilà ce qui manque on va aller chercher où ces 512 euros à court terme il n'y a pas une solution immédiate il n'y a pas miraculeux on peut baisser les taxes sur le carburant il faut diviser par deux la facture d'électricité ça on peut le faire c'est énorme on peut arrêter de gaspiller de
l'argent j'avais écrit un livre où valpognon 50 milliards qui part à l'étranger c'est de l'argent français qui part à l'étranger fausse carte vitale immigration je recommence pas eu etc et puis l'autre enjeu majeur dont on ne parle jamais pour les retraites parce que c'est la vraie question c'est le produire en france c'est le protectionnisme. Est-ce qu'un jour on va oser dans notre pays arrêter avec ces traités de libre-échange qui permettent d'importer du bout du monde des produits qui ne respectent aucune norme et ce protectionnisme ? Et qui permettent aussi à l'entreprise d'exporter aussi Nicolas Dupont-Aignan. Oui, mais on a un déficit commercial de 70 milliards d'euros. Je suis d'accord, mais il y a quand même encore des entreprises qui sont forts.
Oui, mais on a divisé par deux notre part industrielle. Il y a une partie qui est de notre faute. Trop de charges, trop d'impôts de production, il faut les baisser. Je l'ai recommandé 100 fois. Mais il y a aussi à un moment, il faut une concurrence loyale. Tous les pays du monde se protègent, sauf l'Union Européenne parce qu'on a une politique folle. Ce qui est en train de se passer avec le véhicule électrique, c'est très grave. L'Union Européenne a décidé et le gouvernement français ont décidé qu'il fallait abandonner l'industrie thermique, où on était forts. Et ils ont prévu un calendrier pour passer à l'électrique sans avoir de stratégie industrielle. Mais vous imaginez, on est à plus d'un million d'emplois qui va être supprimés en en Europe, dans l'automobile. Et on continue.
J'ai vu que les constructeurs chinois avaient pris 10 % du marché européen. Et quand je dis... Mais ça fait pas... Reconnaissez que je dis que c'est la même chose. C'est pas typique à la France. Non. Vous avez l'Allemagne avec Volker Geyl Mais il y a un moment quand quelque chose ne marche pas, on doit quand même se poser la question. Je ne suis pas pour une économie fermée du tout. Je pense qu'il faut du libéralisme. Mais il faut un libéralisme ordonné. On ne peut pas continuer sans se poser la question d'un protectionniste, d'un vrai protectionniste. Trump a mis les droits de douane à 100 % pour les véhicules électriques chinois. Ça s'est arrêté. Ils vont où ? Ils vont chez nous. Donc vous vous dites on y va, on taxe à 100%. 100 % ! On y va ! – Mais… – Sans avoir peur de la percusson
que ça va voir derrière. – Mais si on ne le fait pas… – De ce que les Chinois pourraient nous faire en retour. – Si on ne le fait pas, on crèvera. Alors je ne dis pas de le faire n'importe comment. Je ne dis pas de tout protéger. – Pierre Chasseret me montre son téléphone portable fabriqué en Chine. – Mais bien évidemment mais si on se dit qu'à chaque fois qu'on veut prendre une mesure protectionniste minimum, on ne fait rien, on ne fera rien. N'oubliez pas comment s'est construit la puissance de la Chine, de la Corée et du Japon. Un protectionnisme intelligent, secteur par secteur, à tout le temps. – Communiste, ça vous plaît très bien, ça vous plaît ça ? – Mais pourquoi vous êtes dans la caricature ? – Mais pas du tout, c'est une caricature ! La Chine, c'est…
Le général de Gaulle a eu une politique intelligente mais l'initiative privée et stratégie d'État. – Vous êtes en train de louer le modèle chinois, je loue, je regarde… – C'est quand même démon, c'est comme si il y a 50 ans vous louiez le modèle soviétique. – Excusez-moi, je regarde les faits et je regarde que les pays qui sont en train de dominer la mondialisation ont eu une stratégie de protectionnisme intelligent. – J'entends bien. – Le Japon, qui est libéral, la Chine et qu'on est en train de se faire détruire. – Le protectionnisme chinois, il est faisable parce que… – Alors attendez ! – Il est faisable
– On arrête les dogmes. Le dogme du libre-échange intégral où on se fait complètement bouffer et détruire, je pense qu'il faut savoir arrêter. D'ailleurs l'Allemagne va changer. Les États-Unis changent et il n'y a que la France qui laisse détruire son industrie. Et les retraites elles sont payées si on relocalise de l'emploi industriel. Dans une seconde, l'autre info politique de la soirée, il faudra qu'on en parle, Yves, l'appel lancé par Edouard Philippe ce soir. Est-ce que c'est un appel désespéré ? On verra ça dans une seconde. Simplement sur les 512 euros, je ne vais pas poser la question. On va aller chercher où ces 512 euros-là pour les Français ? Par une augmentation des salaires, c'est-à-dire en partie dans la poche de ceux qui n'arrêtent pas d'encaisser des profits records
et qui bénéficient d'une forme d'impunité dans notre pays, bien sûr. Je vous le redis, en 40 ans, la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé de 10 points. C'est-à-dire qu'il y a 10 points qui sont partis de la caisse des salariés, des travailleurs, de ceux qui produisent les richesses vers le capital. Et pendant qu'on nous parle matin, midi et soir du coût du travail, pendant qu'on nous rebat les oreilles avec le coût du travail, la réalité c'est que le coût du capital a explosé. C'est ça la réalité. Et donc oui, on a besoin d'aller récupérer ces 10 points et de les redonner aux salariés parce que dans un pays il n'y a pas production de richesses sans travailleurs. Et donc très concrètement, l'indexation des salaires sur les prix.
Moi je suis favorable, nous sommes favorables avec Fabien Roussel à l'indexation des salaires sur les prix. C'est-à-dire que quand les prix augmentent, les salaires doivent augmenter d'autant. C'est ce qui se pratique d'ailleurs en Belgique et qui ne pose pas de problème particulier et ça évitera qu'on ait autant de salariés dont le pouvoir d'achat est dévoré par le niveau de l'inflation. Ce qu'il faut noter à ce stade en tout cas de la campagne présidentielle, c'est que alors que c'était traditionnellement vraiment un bastion de gauche, l'augmentation des salaires aujourd'hui figure dans quasi tous les programmes des candidats à la présidentielle, y compris les candidats de droite. Edouard Philippe en a fait un des axes majeurs de sa campagne en disant
qu'il faut absolument augmenter le salaire net. Alors ça passe bien sûr par un allègement des charges sur le travail. Oui, c'est pas forcément avec les mêmes mesures à chaque fois. Bien sûr, c'est pas du tout. Jean-Luc Mélenchon... J'achète Jean-Luc Mélenchon, c'est une hausse du SMIC. Marine Le Pen, elle propose de baisser les taxes sur le travail et sur l'énergie d'ailleurs, on en parlait. Mais en effet, aujourd'hui, c'est transpartisan, l'augmentation des salaires. Il faut le savoir à ce stade de la campagne financière. Votre travail comme journaliste, c'est effectivement de rentrer dans le détail. Quand on dit... Je rentre dans le détail avec plaisir. Oui, mais quand on dit qu'on va augmenter les salaires par une baisse des cotisations sociales, on fragilise la sécurité sociale.
Donc en réalité, ce qu'on donne aux salariés d'une Demain, on lui reprendra de l'autre, puisque par exemple, demain, si vous tombez malade, vous ne serez pas remboursé comme vous l'êtes aujourd'hui. Et de fait, d'année en année, on a des déremboursements de médicaments et on a une dégradation de notre système social. Vous me demandez d'être précise, je vous demande la même chose. Vous dites la baisse des cotisations sociales. Quelle cotisation sociale ? Je dis que je ne suis pas favorable à une baisse des cotisations sociales parce que quand on baisse les cotisations sociales, inévitablement, on fragilise notre modèle social et notamment la sécurité sociale. Tous les candidats de droite qui disent on va augmenter les salaires par une baisse de
ce qu'ils appellent les charges sociales, c'est-à-dire en réalité les cotisations sociales, fragilisent notre modèle social. Non, non, il faut qu'on avance, c'est l'autre info de la campagne ce soir. L'appel lancé par Édouard Philippe, lance un premier ministre, explique qu'à droite et au centre, tout le monde doit se retrouver, se parler, parler d'un programme commun pour éviter un deuxième tour. Le Pen-Mélenchon, on l Je suis pour l'instant, je n'en tire aucune gloire, je suis pour l'instant le mieux placé dans les sondages. C'est à moi qu'il revient de prendre ma responsabilité, cette responsabilité de dire rencontrons nous parlons nous sommes pas obligés de le faire parlons si nous ne pouvons pas nous parler si nous ne sommes incapables de nous parler entre nous tranquillement
en confiance alors comment voulez -vous préparer le rassemblement qui suivra ? A peur, Edouard Philippe. Il a peur d'être battu et d'être balayé comme tous les gens qui sont dans cet espace central qui est très large parce qu'il y en a un autre qui parle, enfin il y a d'autres personnalités qui parlent d'un espace central qui va de Glucksmann à Retailleau mais ils n'ont pas tort d'ailleurs parce que c'est tout cet ensemble-là qui peut être balayé. Ils ont très peur en en regardant les sondages aujourd'hui, qui je le rappelle ne sont pas prédictifs, mais qui montrent très évidemment que Mme Le Pen est en position de force pour gagner cette présidentielle, et que celui qui pourrait la challenger au deuxième tour, et qui pourrait se qualifié, c'est Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ?
Parce que vous avez deux personnalités qui ont des discours radicaux, qui sont audibles, parce que les Français sont dans un état d'esprit dégagiste et que finalement au centre on ne les entend Enfin, dans l'espace central, on ne les entend pas. Ils disent tous à peu près, ou peu ou prou la même chose à quelques... – On l'entend, Jean-Philippe, quand même. – Mais non, on l'entend quasiment, mais non, parce qu'on a l'impression en plus que ce sont les directs héritiers, et on n'a pas tout à fait tort sur tous les plans, d'Emmanuel Macron qui est plus impopulaire aujourd'hui que jamais. Et donc c'est pour ça que c'est très difficile. On va même aller plus loin. Celui qui pourrait avoir une popularité qui pourrait être intéressante ces derniers temps c'est pas tous ceux qui vont
candidater à l'élection présidentielle, c'est celui qui est à Matignon qui s'appelle Sébastien Le Cornu. Il a dit qu'il ne voulait pas y aller. Mais il ne veut pas y aller. Donc non, non, il y a un problème majeur. Alors ils n'ont pas tous la même recette. Il y en a qui veulent faire des primaires. Les primaires sont impopulaires en France à tort. Les primaires ont permis en en 2012 de dégager un candidat pour les partis socialistes qui est devenu président. En 2017, François Fillon à droite, non, parce que François Fillon a été battu non pas à cause de la primaire, il a été battu à cause des affaires. Vous pourriez y aller s'il y avait quelque chose d'organisé ? Jamais vous plaisantez.
Je ne participerai à rien avec des gens qui ont ruiné le pays. Donc vous serez candidat quoi qu'il a réuni, Nicolas Dupoignan ? Je suis candidat gaulliste et souverainiste. Et je suis le seul à proposer une sortie de l'Union Européenne et un programme qui est cohérent même si vous ne l'aimez pas. Mais j'ai pas dit ça. Mais j'ai senti, j'ai senti. Moi j'ai des accents chinois. Moi j'ai senti aussi. Très sérieusement, le problème de fond de tout cela, c'est qu'ils sont au pouvoir depuis dix ans, qu moi on les a beaucoup entendus, c'était des paradés. Mais ils ont paradé alors qu'ils ont gouverné et qu'ils sont responsables du chaos. J'ai vu même une interview surréaliste, ça m'a fait presque rire tellement c'était tragique, de Le Cornu dans le journal qui disait
il faut agir et il ajoutait évite. Ça fait dix ans qu'ils sont là, ils veulent reproduire ce qui a échoué, les français n'en veulent plus. Pourquoi est-ce que vous y retenez alors que lors de la dernière élection présidentielle vous étiez rallié à Marine Le Pen pour ne pas aller directement vers Marine Le Pen ? Pourquoi BFM TV existe alors qu'il y a des chaînes qui ont un peu plus d'audience comme TF1 ? Parce que vous avez votre patte et que les gens vous regardent. Je ne m'attendais pas Il n'y a pas de premier ou deuxième tour. Au premier tour, les Français ont le droit de choisir ce qu'ils préfèrent. Au premier tour, il y a un débat démocratique sur des vrais enjeux. Je propose une voie d'indépendance nationale qui n'est pas proposée par les autres.
Je propose une voie de paix à un moment où la guerre nous menace. Je Je propose un protectionnisme alors qu'ils refusent tous le protectionnisme. J'ai ma philosophie, j'ai mon choix, c'est aux Français de choisir au premier tour, sinon vous supprimez le premier tour, il n'y a plus de candidats, il n'y en a que deux, choisis par qui ? Par les sondages, trois, allez. Et puis vous aurez 50 % d'abstention. Vous dites la même chose, il y en a un gros ça à gauche ? L'extrême opposée, il y en a 40, on est dans l'extrême opposée quand même là. Non, si vous supprimiez le premier tour et que vous choisissez les trois dans les – Mais avant le premier, ça ne va pas être possible. – Mais ça va s'écrémer naturellement, vous verrez, il y en aura une dizaine.
– Pardon, mais le problème se pose aussi chez vous, avec un certain nombre d'accusations contre votre candidat Fabien Roussel pour dire qu'en fait, il va faire perdre Jean-Luc Mélenchon, il va empêcher Jean-Luc Mélenchon d'aller au deuxième Je pense qu'il faut que tout le monde soit très serein. En l'occurrence, ce sont les Français qui choisiront par leur vote. Il y a des règles. Il faut effectivement avoir 500 parrainages d'élus pour avoir la possibilité de se présenter à l'élection présidentielle, ce qui est déjà quand même une forme d'écrémage et donc à l'issue de cet écrémage-là, les Français doivent avoir la possibilité de choisir. Et en l'occurrence, Fabien Roussel il est candidat, il a été choisi par son parti, c'est pas juste Fabien Roussel
qui un matin s'est dit « je veux être candidat à l'élection présidentielle ». Il y a eu un débat démocratique en sein de notre parti qui s'éclot par un vote, ce qui est déjà une bonne chose et il a été effectivement désigné avec des propositions, notamment sur le travail, j'en ai parlé, sur la question des salaires, sur la question des retraites, de notre modèle social, de nos services publics. – Vous êtes d'accord avec Mélenchon sur tout ça ? – Et cette voie-là, elle doit avoir la possibilité… – Vous êtes d'accord sur Mélenchon sur tout ça ? – Il y a des sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord, sur la question par exemple de la réindustrialisation, du nucléaire, tout ça, ce sont des
et chacun a la possibilité de s'exprimer. Mais une fois de plus, qu'est-ce qu'il y a de choquant à ce que les Français tranchent un débat sur des propositions ? – Je vous rappelle qu'il reste tout juste un peu plus de 7 mois pour une élection présidentielle qui va décider du sort de la France. Ce n'est pas trop d'avoir des débats entre des personnalités qui incarnent des courants de pensée, qui ont des gens qui les suivent et les Français ont le droit d'oxygéner peut-être la vie politique aussi. – Vous aurez les 500 signatures ? – Oui, bien sûr. – Vous les avez déjà ? – Pas encore, mais je sais, je ne vous le dirai pas, c'est un secret de fabrication. – Ah, c'est un secret de fabrication ? – Oui. – Il faut de l'argent aussi ? – Eh bien il faut de l'argent, c'est les militants
et c'est les soutiens qui donnent, vous savez, moi dans les derniers sondages, alors on nous met à 3%, M. Roussel, moi et tout, qu'importe, moi je fais ça pour des convictions et pour une idée de la France, et vous ne croyez pas que dans la médiocrité politique il y a besoin d'un peu de diversité ? Sinon c'est qui qui choisit 1000 personnes dans un institut de sondage ? Vous avez plus de signatures que Mélenchon il dit 200 Il dit 200, heureusement un peu plus mais ça viendra et je fais appel au maire s'il vole une voix gaulliste indépendante. 5 millions de Français, 6 millions ont été voir le film Général De Gaulle qui devait être un four, qui ne devait pas marcher. Tout le monde se réclame du gaullisme. Oui mais attendez. Le gaullisme c'est l'indépendance de la France.
C'est la souveraineté. Tout le monde se réclame du gaullisme donc. Il y en a beaucoup qui l'ont trahis abondamment et qui s'en réclament. Mais les Français font la différence. – En avance, merci en tout cas à tout le monde
Nicolas Dupont-Aignan