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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mai 2025 43 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesRetraitesSécurité

Arcelor Mittal : faut-il nationaliser l'acier français ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la sidérurgie est-elle un symbole ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Combien de milliards d'aides publiques le groupe indien a-t-il reçu de l'État français ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il nationaliser ces usines pour sauver l'acier français ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous retenez des négociations avec un groupe comme Mital ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi ce groupe est-il perçu comme financier et non patriotique ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le groupe est en train de se désengager du territoire français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Journaliste (Public Sénat)Fait
    « Faut-il nationaliser ces usines pour sauver l'acier français ? »
  • 14:00Bruno GrandjeanFait
    « Un groupe qui fait des bénéfices peut-il licencier ? »
  • 16:00Antoine BerdorfFait
    « La nationalisation ne doit être ni un totem ni un tabou. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est l'heure du second débat de ce sens public volontairement décalé de l'actualité du jour. Je vous propose de revenir sur l'annonce par Arsenor Mital suppression de 613 postes en France. C'était il y a 1 mois et la tempête politique n'est pas retombée.

Pourquoi la sidérurgie est-elle un symbole ? Combien de milliards d'aides publiques le groupe indien ? On voit s'afficher les villes dans lesquelles les suppressions de postes sont prévues.

Combien de milliards d'aques le groupe indien a-t-il reçu de l'État français ? Faut-il nationaliser ces usines pour sauver l'acier français ? Avant d'en débattre, on revient sur deux décennies de promesses politiques avec Audre Vetas.

Pour les salariés d'harcelor Mital, c'est un cauchemar qui recommence. Dans un marché de l'acier en crise, le numéro 2 de la sidérurgie mondiale vient d'annoncer la suppression de plus de 600 postes en France. Il y a un sentiment de trahison.

Ce matin, il y a encore des gens qui ont été à l'infirmerie. Alors, ils vont on a demandé très rapidement de mettre en place une cellule pour pour les risques psychosociaux parce que les gens mais vous imaginez vous annoncez comme ça, je pense surtout à un service là où il y a 25 personnes qui sont concernées, c'est tout le service qui ferme quoi. Le nouvel acte d'une histoire semée de crise et d'impuissance politique.

Tout commence en 2006. Arcelor, Fleuron Tricolore et racheté par l'indien Laxmital malgré l'opposition de son PDG. Un rapprochement harcelor mital style n'est ni dans l'intérêt de nos actionnaires, ni dans l'intérêt de nos salariés, ni dans l'intérêt des clients d'arcelore.

Mais l'industriel indien rassure et l'État français laisse l'opération se faire. Il n'y aura pas de licenciement, aucun changement pour les salariés. Bien au contraire, nous n'avons pas l'intention de fermer nos usines en Europe.

Au contraire, nous prévoyons de nous y développer. Promesse non tenue dès 2008 quand le marché de l'acier se retourne. Le nouveau né Arcelor Mital annonce la fermeture de la Syerie de Gandrang Jean-Mosel et la suppression de 600 des 1100 emplois du site.

En visite surprise sur place, Nicolas Sarkozi, alors président jure de sauver l'usine. Je tiendrai une réunion avec vos représentants syndic l'expert à l'Élysée pour être sûr qu'au plus haut niveau de l'État on s'engage pour pas vous laisser tomber. Il échouera à faire reculer Mithal.

En 2012, l'histoire se répète. Cette fois-ci, ce sont les haut fourneaux de Floreng qui sont menacés ainsi que 630 emplois. En pleine campagne présidentielle, l'affaire prend une tournure politique.

Le candidat socialiste François Hollande grimpe sur le toit d'un camion de l'intersyndical et promet : "En tout faire pour que des sites comme cela pour suivre." Tout faire mais sans aller jusqu'à la nationalisation. Une idée pourtant portée par Arnaud Mondbourg, son nouveau ministre du redressement productif.

Je veux dire ici qu'il y a comme une sorte de unité nationale qui se construit progressivement autour du projet de nationalisation temporaire. Mais François Hollande et son premier ministre Jean-Marcot refusent d'aller aussi loin et préfèrent un accord avec Arcelor Mital. La fermeture des haut fourneaux est confirmée mais les salariés menacés pourront partir en retraite anticipée ou être reassé.

L'affaire est vue comme une défaite politique. Les syndicats installeront même une stelle devant le site pour dénoncer la trahison de François Hollande. 13 ans plus tard, les mêmes débats reviennent dans l'actualité, mais les chiffres parlent de même.

En 20 ans, Arcelor Mital a divisé par deux ses effectifs dans l'hexagone. Faut-il nationaliser l'acier français ? On est en débat avec Olivier Lancy.

Bonsoir. Bienvenue. Vous êtes professeur au conservatoire national des arts et métiers.

Vous publiez réindustrialiser le défi d'une génération, c'est aux éditions les déviations et vous étiez conseiller industrie de François Hollande à l'Élysée Anne Sophie Bellaï. Bonsoir et bienvenue. Vous êtes rédactrice en chef à l'usine nouvelle avec à la une ce mois-ci le nouveau visage des ouvriers.

Bruno Grand Jean, bonsoir et bienvenue. Vous êtes pray du groupe industriel Redex et ancien prayant de la Fédération des industries mécaniques et Antoine Berdorf évidemment et rester à mes côtés éditorialiste politique. Vous étiez donc conseiller de François Hollande au moment de de Florence 2012.

Qu'est-ce que peut-être on parlera un peu notamment de cette stelle là qu'on a vu dans le sujet mais qu'est-ce que vous retenez des négociations avec un groupe comme Mital ? Comment ça marche ? Alors euh le groupe Mital est un groupe international puisque là il y a pas de nouvelles.

C'est un groupe qui est essentiellement qu'on a que j'appellerai financier, hein, donc qui n'a pas de de sentiment patriotique ou d'attachement tous les cas en Europe à un territoire ou à un état en particulier. Bon, jusque-là, je pense qu'on partagera le le constat et il y a par contre une caractéristique avec d'autres groupes avec lesquels on a fait des négociations parfois difficiles. Euh c'est un groupe qui gère extrêmement bien la communication, l'annonce, il entre dans le champ symbolique qui est le champ de la politique.

C'est-à-dire c'est un groupe qui sait faire de la politique. Vous avez des groupes industriels, ils sont arrivés à une conclusion économique de réduction d'un effectif d'in fermeture de site et il la communiquent et tout d'un coup ça fait le bu ça devient un fait politique et ils savent pas comment réagir ils savent pas où ils l'ont pas anticipé. Le groupe Mital sur ce point-là sait gérer et c'est un c'est un critère de lecture des différentes annonces.

C'estàdire, il faut prendre ses annonces comme des annonces d'une situation économique qui est difficile pour lui en Europe à cause de la compétitivité, à cause de la concurrence de la Chine et cetera, mais également il faut le prendre comme des annonces politiques de mise en place d'un rapport de force avec la puissance publique, laquelle répond plus ou moins bien à ce rapport de force. Et quand vous avez une succession d'annonces comme celle qu'on a eu récemment euh avec euh quelques licenciements dans des sites, le déménagement des services support en Inde et après un plan de licenciement sur des sites symboliques, c'est je dirais un message créchendo au pouvoir public sur une situation et qui ne s'arrêtera pas là d'après moi avec ce qui crée le la tempête politique, cette annonce de 636 suppression de poste principalement sur deux sites. On a vu la carte rapidement tout à l'heure, on va la revoir à Dinquerx 295 suppression de poste à Florence 194 et puis ensuite il y en a bah monater et cetera et cetera.

Je vais pas tous les citer. Anne Sophie Béich par rapport à à la taille du groupe Arcelor Mital, qu'est-ce que ça représente ? Bah c'est vrai que 600 emplois, ils sont 15000 en France.

La moitié des effectifs de de RED d'harcum sont en France de recherche et développement. Donc 600 bah oui, j'ai fait un petit calcul, ça fait 4 % en fait. Sachant que effectivement ça change rien à la à ce que ça représente pour chacune des des 636 fam pratique pour chaque personne mais c'est vrai que c'est 4 % alors que effectivement la la demande est vraiment très très en baisse de l'ordre de 20 % la construction ça va pas l'automobile ça va pas donc effectivement il serrt les boulons quoi.

Donc malgré les bénéfices d'un groupe international et a une situation économique locale qui pourrait justifier c en fait c'est un groupe mondial. Je pense que du coup la direction d'Arcoral France, elle a intérêt à montrer aussi à son actionnaire principal oui, on va maintenir en fait une base industrielle en France qui est à peu près ton en fait. C'est je pense c'est aussi des gages un peu qui donnent à leur actionnaires parce qu'ils sont ils sont pas tous.

Alors je je vous donne la parole, j'avais pris une question mais j'ai vu pendant le sujet que vous réagissiez aux chiffres. Pourquoi ? Oui, moi je suis je suis surpris.

Il y a il y a clairement un effet de loupe sur Arcelor dont on pourra parler qui lié à une politisation syndicale très forte et et puis à une symbolique de la sidérurgie. Mais sur le site de Florenge par exemple qui est emblématique de cette mobilisation ou instrumentalisation euh politique, le site de Florenge a pratiquement les mêmes effectifs que lorsque François Hollande grimpait sur un camion pour aranguer la foule parce que ceci devait fermer ces au fourneau qui ne sont pas compétitifs puisqu'ils sont situés loin des chaînes d'approvisionnement et se concentrer sur le paraachèvement sur les des opérations de finition de la bande pour laquelle ils sont leaders mondiaux avec des compétences très fortes notamment dans les aciers à hauteel limite élastique pour l'automobile. Donc ceci, il y a pas eu de licenciement sec à Florange en fait, c'est ça.

Ils ont été reassés. Je je évidemment dès qu'on parle de sujets sensibles comme les emplois, un une suppression de poste, un licenciement peut être vu comme un drame familial, comme un problème. Mais globalement sur le site, le site est un est compétitif.

Il y a des investissements et c'est un site qui n'a pas été euh contrairement à ce qu'on pourrait penser euh touché de manière. Mais on va vous dire pourquoi on supprime de 100 on supprime de 100 postes là. Alors, ce sont des postes supports et comme l'a très bien dit Olivier, je pense qu'il y a un message qui est passé, un message qui dit "Nous restons en France mais euh les conditions de compétitivité ne sont pas tenables." Et ça, c'est une réalité que toutes les mobilisations politiques ne peuvent pas changer.

Cette réalité de la baisse de la consommation d'acier en Europe, cette réalité de l'énergie qui coûte aujourd'hui une fortune, cette réalité du dumping chinois. La Chine, c'est 56 % de l'acier mondial. Ça ce sont des réalités.

Pourtant le signal il est quand même perçu par les pouvoirs publics parce qu'il y a un accompagnement y compris dans la trajectoire de décarbonation d'arceleur mital. Il y a de l'argent qui met sur la table. justement mais mais après il y a ce qui relève du volet européen bien sûr avec le vous savez Arcelor moi je déjà le nom je trouve ça très symbolique il s'appelle Arcelor Mital et non pas Mital Arcelor centre de recherche en France un des plus grands euh une le siège social est au Luxembourg il est tout prêt les usines sont interconnectées donc c'est un industriel exemplaire qui joue dans une compétition mondiale qui est terrible c'est une guerre économique.

C'est une guerre économique. On a trois qu4 d'heure donc on va pouvoir vraiment détailler à la fois les les enjeux la stratégie de de Mital et je vous propose d'entendre le le patron le PDG d'Arceleor Mital France il était auditionné hier à l'Assemblée nationale. Alain LGRI de la salon l'écoute.

Je connais les sites, je connais même les personnes. Donc je peux vous dire que quand vous prenez cette décision, vous n'avez pas d'autres décisions, pas d'autres solution, c'est quelque chose de très difficile et n'allez pas croire qu'on dort bien toutes les nuits. Jeis revenir sur ce que vous avez dit.

Oui, nous sommes un groupe, un groupe mondial qui fait des bénéfices. Sur la France, ça n'est pas le cas. Et c'est pas parce que vous êtes dans un groupe mondial qui fait des résultats qu'il faut pas la prendre.

C'est vous devez protéger votre base industrielle en France. vous devez la protéger parce que si vous la protégez pas, c'est l'ensemble qui c'est l'ensemble qui tombe et la conséquence, elle est beaucoup plus importante. Des industriels qui doivent rendre des comptes sur l'utilisation de l'argent public sur des plans de licenciement.

C'est une démocratie qui fonctionne, Olivier, ça ? Ah oui, ça ça me ça me choque pas. Euh après, il faut euh il faut avoir de la de la nuance sur la manière dont on interprète les choses et dont les débats se font, hein.

Euh ça a été euh ça a été rappelé à à l'instant hein par euh par Bruno Grandjan, euh on est dans un monde économique, c'est une compétition, c'est une concurrence ouverte. On n'est pas arme égal parce que en Europe et en France, on a un modèle social, des ambitions environnementales. On a même une volonté de faire passer des valeurs que je vais qualifier d'éthique dans dans le dans le business hein.

Quand on décide de ne pas acheter du gaz russe à 20 € le MWAW parce que il y a eu une transgression du droit international mais qu'on préfère du gaz liquéfié à 40 € le MWh dans une partie vient du gaz de chiste avec la fracturation. C'est pas un choix économique, c'est un choix de valeur et même un choix compliqué entre deux valeurs, hein. Le droit international ou la protection de la nature.

Ça c'est l'Europe. Ça engendre des coûts supplémentaires. C'est naturel hein, c'est des exigences sur la production des coûts supplémentaires.

Et donc euh dans le cas d'une concurrence totalement ouverte avec la Chine ou les États-Unis, ça va dépendre des types de biens. Et ben dans ces cas-là, il y a il y a des questions économiques qui se posent. Là, il y en a une.

Effectivement, vous avez commencé à soulever le sujet. Les signaux d'alerte sont forts, sont très forts. Et la réaction reste à mon avis en tous les cas en dessous des enjeux, la réaction des politiques des politiques au niveau européen et sans doute au niveau français.

Euh on parler du prix de l'électricité, de la concurrence royale et d'autres sujets comme cela. Il y a une interrogation autour de la stratégie d'Arscor Mital. Est-ce que le groupe est en train de se désengager du territoire français ?

C'est ce que craint le député de la Somme, François Ruf. Là, ce qui se dessine et ce que j'ai entendu hier en en lors de la la commission d'enquête parlementaire ne me rassure pas, c'est un abandon du territoire français, du territoire européen qui est programmé. J'ai réclamé hier un audit depuis des années, des années, il y a un sous-investissement d'harceleur mital sur ces sites français.

C'est le témoignage revient par tous les ouvriers qui parlent de poutre cassée, qui parlent de sol affessés, qui parlent de cuve percé. Mais j'ai une habitude de ce comment ça se passe l'abandon d'une industrie. J'ai 25 ans d'expérience à la matière.

Quand on n'investit pas pendant des années, quand on laisse périquer l'outil de travail, ça dit quelque chose sur une intention. Annesophie Bellaich, la France pour un un géant, une multinationale comme Mital, c'est quoi ? C'est un pays stratégique, anecdotique entre les deux. simple et stratégique parce que il a déjà investi beaucoup d'argent en fait.

Euh c'est vrai que bon, il y a peut-être des problèmes de maintenance mais globalement régulièrement quand même le le groupe a investi, il investi 500 millions il y a pas très longtemps à à mardi que enfin il investit quand même. Donc s'il voulait vraiment se désengager, je pense que ça aurait commencé un peu plus tôt. Euh on a eu l'exemple récemment de de British Steel donc qui est le dernier au fourneau anglais qui a été pas nationalisé enfin il y a eu une prise de contrôle opérationnelle voilà de des anglais.

On a appelé les députés un samedi pour qu'ils viennent en urgence voter cette mesure. Mais euh ce chez British Steel dont l'actionnaire est chinois, en fait, il ne voulait plus approvisionner l'usine, c'est-à-dire que il y aurait plus de matière première de minerais et cetera. Donc là, là on peut parler de désengagement.

Euh je trouve que ce qui se passe chez Arcel, on peut pas encore le dire. On sait pas parce qu'en fait ils maintiennent le suspense sur leurs investissements de carbonation. effectivement ils disent un milliard de mais à condition que l'Europe prenne un certain nombre de de mesures.

Je je reviens vers vous Bruno Grandjan parce que entre ce que vous disiez tout à l'heure sur les investissements, la stratégie ce que faire surital et et ce que vient de dire le députés rufin moi j'ai l'impression qu'on parle pas des mêmes des mêmes entreprises non mais justement on est sur le un sujet qui n'est pas suffisamment traité et c'est bien que vous le mettiez vous vous en parliez c'est la politisation de ce dossier enfin visiblement Lfi veut se faire harcel orbital moi j'ai j'ai j'ai regardé les 1h50 de de d'audition Hm. Orormital. J'ai eu honte.

Euh c'est un show lesfi, c'est un tribunal politique. H c'est clairement une volonté euh de dénigrer d'ailleurs cette échelle des valeurs des gens qui ne connaissent pas l'industrie, qui ne la pratiquent pas et qui donnent des leçons de stratégie. Mais on peut être choqué, on peut être choqué qu'un groupe qui fait des bénéfices licencie.

Moi, je suis pas tout à fait d'accord sur ce que vous dites sur le le côté caricaturel parce que ce qui m'a frappé, c'est que hier François Ruffin était d'accord avec un grand patron. Ça arrive pas très souvent. Quel thème sur le sujet que la vraie défaillance des pouvoirs publics c'était la protection des marchés européens.

Il l'a dit au début et après il est allé sur des François Rin n'est plus Lfi, c'est peut-être une raison. Ben voilà. Mais en fait en gros, il a dit ben moi je suis d'accord en gros avec pat.

Je veux bien vous entendre là-dessus. C'est pas l'angle de notre débat, mais quand même un groupe qui fait des bénéfices peut-il licencier commence avec vous et bien sûr que oui. D'ailleurs, c'est une méconnaissance du fonctionnement des entreprises qui est très typique en France où le secteur subventionné est tellement prignant qu'il ne comprend même pas la logique qu'il peut y avoir.

L'entreprise Harcelormital, je vais pas la défendre mais elle ne fait que des bénéfices à l'étranger. Moi, je défends le monde de l'industrie et des industriels en France qui ont besoin d'être compétitif. Tout le reste est en poudre au vent, poudre aux yeux, pardon.

Et donc ils ont aujourd'hui ils font des bénéfices mais à l'étranger. Ouais. Et l'entreprise se projette toujours dans une dynamique.

Si les coûts industriels restent ce qu'ils sont, si le dumping chinois se matérialise, si les coûts de l'énergie sont toujours les mêmes, il n'y a plus d'avenir pour la sidérurgie. La réalité ne peut pas être transformée par le politique malgré ce qu'on en pense. On pourrait même dire Olivier Loin que le fait certaines oreilles n'arrivent pas à l'entendre mais que le fait de licencier c'est pour protéger euh la pérennité de l'entreprise.

Est-ce qu'on peut aller jusque là ? Alors éventuellement on peut aller jusque là mais il y a il y a un point qui est évident hein. Une entreprise doit faire des bénéfices pour être pérenne, pour investir pour innover.

H et donc à partir de là quand elle rencontre et pour rémunérer ses actionnaires et pour rémunérer ses actionnaires mais aussi pour rémunérer ses salariés, on a peut-être un sujet de répartition de la valeur ajoutée. Ça c'est un vrai sujet mais sur le fond il faut bien la créer cette richesse pour qu'elle serve l'investissement de l'outil productif, pour qu'elle serve l'actionnaire qui investit et les équipes qui travaillent. Donc là-dessus, je veux dire c'est c'est une règle des rerains, on ne pourra pas euh la contourner ou alors on change de modèle économique, mais je crois que c'est pas en débat actuellement en France ou alors que que sur certains euh aspects et extrêmes.

Alors, il y a il y a il y a un mot qu'on qu'on entend et et dont on va commencer à parler euh euh avec vous euh Antoine, c'est le mot nationalisation parce qu'on est là dans un dossier politique à haut risque et vous dites pour pourvu qu'on échappe à la démagogie. Ah oui vraiment parce que je pense que les ouvriers d'Arceleur Mital on ont soupé quand même des numéros de claquettes sur camionnette pardon pour François Hollande mais quand même de tous ces politiciens confondus qui viennent leur promettre de sauver un floron de l'industrie française tout en sachant nos fourneaux condamnés par la concurrence sauvage des assyristes chinois. Emmanuel Macron a choisi de ne pas faire de promesses pour le coup qu'il ne pourrait pas tenir.

Non, je ne vais pas nationaliser Arcelital, ça n'aurait aucun sens. Et il a dit sans embage à la CGtiste Sophie Binet. Oui, il sait Emmanuel Macron que la la crise se joue au niveau européen, que le géant allemand Tisen Croup a annoncé 11000 suppression d'emploi à l'horizon 2030 et comme souvent quand on se compare, on se console.

Mais quand même quand on est politique, on se dit on peut pas rester les bras croisés face, on en parlait à la détresse de ces plus de 600 636 salariés. Non non, clairement, on peut pas invoquer Schumpet et sa fameuse destruction créatrice. Mettre ça sur le compte de du capitalisme mondialisé qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs.

Et puis voilà, c'est ainsi pour le cours des destructions d'emploi. L'opposition de gauche de Tondoli à François Ruffin, nous en parlions donne de la voix à côté des salariés. Si on se place de son point de vue, elle est tort de ne pas le faire parce que le dossier d'Arsceleur Mital offre un condensé, un petit condensé des contradictions du second quinquena d'Emmanuel McL.

Alors, on va détailler quels sont leurs arguments. Déjà, un mot, un mot très important évidemment, souveraineté qui revient sans cesse dans la bouche du président de la République. Comment parler de la nécessité pour l'Europe de se réarmer, de batture une industrie de défense crédible quand dans le même temps on renonce à produire de la Scien en France ?

Il y a quelque chose qui cloche. Ça cloche aussi si l'on songe et là on est sur le terrain strict au sens politique. Si on songe la promesse du candidat Macron en 2017, faire disparaître le Rassemblement national de la carte par le retour au plein emploi, par la préservation d'usine à haute valeur ajoutée.

Le le Dunker est un territoire tristement emblématique. Jordan Bardella y a fait 40 % aux européennes et le député socialiste s'y est sauvé de justesse. Oui, effectivement.

Et et on peut se poser cette question de la nationalisation. Pourquoi ne pas faire comme on l'évoquait tout à l'heure nos les voisins britanniques British Steel ? Ça ne fait pas d'eux des communistes.

Non non, ça ne fait pas deux des communistes mais ça ne fait pas d'eux non plus des modèle. Euh en l'espèce le gouvernement travailler de Kirstarmer avait affaire à un groupe chinois vous l'avez bien rappelé qui se désengageait voulait fermer pour de bon. Ouais.

Ce n'est pas le cas d'Arceleur Mital qui a annoncé un investissement de 1,2 milliards pour décarboner son site de l'investissement condition on par surligner les conditions. Mais évidemment, une fois n'est pas coutume Thomas, je vais finir cette chronique par une formule empruntée au premier ministre François Baou. La nationalisation ne doit être ni un totem ni un tabou.

Pas un tabou car dans les cas d'Alstom de Pog Citroën la faillite a ainsi pu être évité. encore Nicolas Saréol de son statut de précisment d'Alstom qui allait parader à l'époque du côté d'Arcurital mais ce n'est pas un totem car la prise de contrôle par la puissance publique ne règlerait en rien en l'absence de protectionnisme de ce nom la situation parce que c'est à la Commission européenne de s'en emparer et puis il y a aussi un enjeu on va en reparler probablement dans ce débat du sur le coût de l'électricité EDF a changé de patron on se demande quel contrat à quel contrat va avoir droit Ouais, effectivement. Alors, premier thème là euh nationalisation bonne ou mauvaise idée Sophie Bich pour moi c'est pas une très bonne idée parce que c'est un problème de commande en fait.

Donc à limite ce que pourrait faire l'État, je sais pas, commander des dizaines de tourfel à mettre dans toutes les villes de France, ça pourrait être efficace mais est-ce qu'on a vraiment envie de payer pour ça ? Donc dans la mesure où c'est un problème de commande, l'État ne va pas ne va pas épalier même c'est lui qui c'est pas parce que l'État nationaliste qu' aura plus de commandes pour parce que ça vous avez raison on peut tout à fait nationaliser dans certains cas d'ailleurs dans les chantiers de Saint- Nazer qu'on a nationalisé vers je pense que c'était en 2018 euh mais en fait les chantiers de avaient des commandes, ils avaient des paquebo à construire, ils avaient juste un actionnaire coréen qui s'était en train de se débiner qui était en question judiciaire en Corée. Alors, peut-être qu'il faut pas le faire mais c'est quand même une menace qu'on peut brandir.

Ça c'est intéressant. Je reviens à la presque la première question que je vous posais sur la la façon dont on négocie avec un un géant comme Arcelor mit. Tout à fait.

Enfin, moi je je j'aime bien votre conclusion, je la partagerai. Je pense qu'on est en train de prendre le une mauvaise route aujourd'hui. Certes, il y a des situations difficiles.

Il y a ce plan de licenciement. Euh on n'est pas aujourd'hui devant une annonce de fermeture. Hm la nationalisation ou même évoquer la nationalisation ne se justifie pas aujourd'hui.

En revanche, fermer la porte à la nationalisation pour demain parce que là, j'ai une petite nuance. Moi, je les les signaux qui me reviennent des sites sont effectivement des signaux et pas que par des syndicalistes, mais par des cadres d'un sous-investissement dans ces sites-là. On sait très bien qu'un actionnaire financier qui sousinvestit dans un site, ça peut être le prémise d'un désengagement à venir.

Donc on verra, soyons prudents sur l'avenir. Aujourd'hui, c'est trop tôt pour dégainer cette arme là. Encore une fois, il faut une négociation, d'autres leviers.

Il faut pas l'exclure pour demain si jamais la situation des rate. Est-ce que ça veut dire que vous faisiez référence à l'émission de TF1 Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il dit trop vite ?

Je c'est il a plus cette arme dans sa poche à partir du moment où on dit non je ne le ferai pas. et mais je pense que et les personnes qui aujourd'hui essaie de passer une loi pour faire cette nationalisation, ce n'est pas le bon moment, ce n'est pas la bonne réaction vu la situation qui est dramatique mais c'est bien trop prématuré et fermer cette porte sur le principe est aussi s'empêcher d'avoir une arme. Je reviens à Florange, ça a été dit la dernière fois.

Il y a eu la il y a eu la menace de la nationalisation qui a été faite. J'étais présent dans les négociations qui ont été fait avec les les la famille Mitale. Clairement, cette menace a été crédibilisée.

Il pensait qu'on irait jusqu'au bout. Le futur a démontré que on en avait pas l'intention. Tout à fait.

Mais on a créé ce rapport de force. On a pu négocier des choses et comme ça a été souligné, le site a continué à se développer avec des investissements avec le même niveau d'emploi. Politiquement, le symbole a été celui d'une trahison.

Le symbole a été très dur avec la fermeture euh du haut fourneau. Effectivement, ça il faut il faut le reconnaître. Donc politiquement la ce rapport de force n'a pas été gagné.

Économiquement il n'a pas été perdu. Petite question de coulisse vraiment question de curieux qui négocie c'est François Hollande directement avec l'Axmital avec le big boss de on a eu des réun il y a eu des réunions directes à l'Élysée entre entre l'un et l'autre Manuel Macron était conseiller à l'époque. Emmanuel Macron était présent dans la salle avec moi.

Oui. Donc il sait lui aussi comment on peut négocier avec ce bonz, je reviens la nationalisation parce que vous avez parlé de de l'Angleterre, il y a l'Italie aussi qui a nationalisé temporairement et alors je dans les articles que j'ai lu manifestement c'est ça n'a pas tout réglé, ça reste toujours aussi compliqué. Mais est-ce qu'il y aurait pas une logique dans une logique de souveraineté ?

Je reprends les mots que vous employez euh tout à l'heure à se dire bon cet acier, on en a tellement besoin que il faut s'assurer qu'on le produit toujours sur notre sur notre sol. Juste en Italie, pour revenir d'un mot, le le gouvernement italien, d'ailleurs les Assyries appartenaient à Arselor à une époque et c'est une patate chaude que le gouvernement essaie de repasser à une société Azerbaïjan Janet. Donc oui et il y a eu de il y a eu des mois de négociation et la signature n'a toujours pas eu lieu.

Je pense que les États sont conscients de leur incapacité à gérer ce genre de société. Moi, jeune ingénieur, j'ai connu la nationalisation de la machine outil française. Ça a été un D'ailleurs Louis Galois, en parle assez souvent, ça a été dramatique.

On l'a achevé finalement la machine outil française. Donc la souveraineté, est-ce que l'État a le monopole de l'intérêt général, a le monopole de la souveraineté ? Moi je ne sais pas.

Arcorbital est le seul groupe du top 10 mondial à avoir son siège social en Europe. Est-ce qu'on a pas déjà un peu de souveraineté à travers cela ? Est-ce qu'il faut pas travailler en partenariat ?

Je pose la question. Ouais. Olivier Ly et ensuite on parle quand même des subventions de l'argent public touché par Harcelor Mital sur ce sujet.

Je ne peux être que d'accord. C'est-à-dire une une nationalisation, même dans une situation de crise ne résout pas le problème économique d'un site. Donc ça ne peut pas être la seule mesure.

Et en l'occurrence pour la sidérurgie européenne, il n'y a pas de possibilité à long terme s'il n'y a pas une politique qui remet de la concurrence loyale avec les Chinois que ce alors ça passera par peut-être des taxes, des mesures de sauvegarde, des critères environnementaux sur le bilan carbone. On peut un mécanisme d'ajustement frontière qui fonctionne. Enfin, on peut on peut être très inventif sur le sujet. et et je souscris aussi à ce qui a été dit par Bruno Grandan, l'État n'a pas vocation à gérer dans la durée un outil productif.

Je ne pense pas que c'est son rôle. En revanche, dans une situation de crise et temporairement, ça peut être une solution encore une fois temporairement si c'est accompagné par les bonnes décisions qui permettent dans ce cas-là d'avoir une une équation économique qui vole. Alors, vous parliez de la de la la commission euh d'enquête parlementaire.

Au cœur des reproches qui sont adressés à Arcelor Mital, il y a le fait que le groupe a touché d'importantes aides de l'État. On va en parler tout de suite avec Quentin Calmet. Bonsoir Quentin, bienvenue.

On se demande combien le groupe a a touché. Alors pour répondre, faut remonter de mois en arrière. Effectivement, les représentants d'Arcelor Mital qui ont été convoqués, c'était le 27 mars dernier au Sénat, un mois donc avant l'annonce de la suppression de 600 postes, les cadres du groupe qui sont alors reçus par la commission d'enquête du Sénat sur les aides publiques aux entreprises.

Une commission lancée en début d'année à la demande du groupe communiste au Sénat et sous serment la direction d'Arcelormital qui a indiqué alors que l'entreprise avait bénéficié de 298 millions d'euros d'aide en 2023. dont 195 millions concernant l'énergie. Ce ne sont pas des données publiques Thomas, ce sont des données dont on dispose parce que la commission d'enquête les a demandé hein cette commission d'enquête du Sénat et qui a demandé spécifiquement pour l'année 2023 comme elle l'a fait avec toutes les entreprises qu'elle a reçu à ce moment-là.

D'accord. Et alors si on rentre dans le détail, quelles sont les aides publiques touchées précisément par Harcel orbital ? Si on enlève les aides pour l'énergie, voici la répartition des 103 millions d'euros d'aide de l'État touché en 2023.

Il y a 4 millions pour les investissements, 100 millions pour le fond européen de développement régional le Feder, 40 millions pour les CR, le crédit impôt recherche, 6 millions pour la PLD, l'activité partielle de longue durée, 41 millions pour les allègements de charge et 2 millions pour l'apprentissage, le groupe qui se défend par ailleurs en audition. Écoutez le président d'Arceller Mital. Ces montants sont à rapporter à notre masse salariale 761 millions d'euros sur 2023 auquel viennent s'ajouter 432 millions d'euros de charge du personnel, soit un total de 1,2 milliards environ.

Au total, ces aides représentent moins de 4 % des 1,2 milliards. Bon et donc on est bien d'accord là, on est fin mars, hein, on est bien avant l'annonce de de des 636 postes supprimés. Oui, d'ailleurs en audition le président d'Arscor Mital qui se félicite alors de et bien malgré la situation économique difficile d'avoir maintenu des effectifs stables en France avec 15400 salariés en 2019 et toujours 15400 collaborateurs 5 ans après en France.

Depuis donc l'annonce des suppressions d'emploi, la gauche est montée au créneau pour dénoncer un groupe qui licencie alors qu'il a touché des aides publiques et qui globalement se porte bien. Alors on en revient plus à ce que vous disiez en plateau, mais écoutez le sénateur communiste Fabien Gayet, c'est donc lui le rapporteur de la commission d'enquête du Sénat sur les aides publiques aux entreprises. Il était à notre micro la semaine dernière.

C'est un groupe qui va bien puisque c'est 17 milliards de fonds propres, des nombreux investissements en Inde chez Mital et au Brésil, des bénéfices records, c'est 15 fois plus de dépenses pour les versement des dividendes que dans l'investissement productif partout dans le monde. Et la réalité c'est que ils ont déjà trahi des engagements à l'époque de Florenge en 2012 sous François Hollande et ils sont en train à nouveau de trahir les promesses qui ont été faites à Bruno Lemire. Et donc ces sénateurs, ces parlementaires de gauche qui vont écrire maintenant une proposition de loi pour nationaliser le site de fourneau.

Vous en parlez un instant. Ouais. Merci beaucoup Quentin pour toutes ces informations.

On va revenir Olivier Lancy 13 ans en arrière. Et est-ce que vous avez le sentiment que effectivement François Hollande comme d'autres politiques avant lui s'est fait un peu rouler dans la farine par le patron de Mital ? Non, j'aurais pas du tout ce sentiment là.

C'est c'est je pense qu'au contraire que l'exemple de Florence encore une fois hein symboliquement ça a pas été une victoire c'est la plaque le trahison économiquement comme ça a été dit aussi c'est un site qui a eu des investissements qui a été pérénisé pendant 10 ans dans le niveau d'emploi. Le petit regret que j'auraiis, c'est que je pense que nous avions installé un rapport de force qu'on a sous-estimé, c'est-à-dire qu'on avait crédibilisé la menace de la nationalisation à un tel point que nous aurions pu obtenir plus que ce que nous avons obtenu. Voilà. d'ailleurs voilà et ça j'en suis absolument convaincu.

Bon après ce type de rafor de force en utilisant je vous rappelle on est en 2000 en 20123 le rapport galois vient de sortir l'enjeu c'est vis-à-vis des frondeurs, c'est-à-dire maintenir une ligne que je vais appeler sociolibérale par rapport à un PS ou des parties du d'une majorité qui est pas tout à fait alignée. Enfin le l'équation politique n'est pas celle qu'on aurait aujourd'hui. Il y a pas le président du Royaume-Uni qui qui donne des éléments.

Donc la navigation politique était sans doute à mon avis plus compliqué qu'aujourd'hui. Ouais. Ce que ce que je retiens là de la chronique Anne Sophie B c'est parce qu'on en a cité quelques-unes mais c'est cette espèce de maquille d'aide public.

On a essayé en en préparant l'émission là de de trouver de faire le bilan en 20 ans puisque Mital est arrivé en 2006 de l'argent public touché par par l'entreprise et on n pas réussi. Bah oui, c'est un espèce de 1000 feuilles en fait et la bonne solution ce serait peut-être moins d'aide et moins d'impôts quoi. Et plutôt que de ce qui favorise en fait les groupes qui savent s'en sortir pour aller chercher voilà le le monde dispositif.

Je pense que c'est c'est un problème en fait et d'ailleurs c'est en permanence questionné par légitimement par la population légitim et légitimement par les députés parce que c'est de l'argent public et c'est légitime de se poser la question l'utilisation de l'argent public par un un groupe industri. D'ailleurs, ça m'étonne 40 millions sur le cir, je trouve c'est pas énorme en fait. J'aurais pensé que c'était un peu plus sur le crédit impô recherche.

Crédit recherche. Alors, je fais partie des des niches fiscal qui sont questionné en ce moment. Est-ce que ça vous choque vous cet argent public distribué par la France à des à des groupes privés ?

Est-ce que ou est-ce que tout le monde le fait finalement ? Non, c'est tout à fait courant, je pense, dans la compétition mondiale et pour être très honnête intellectuellement, on devrait mettre en face des aides les handicaps. On pourrait aussi citer la CVAE payée par Harcelormital, on pourrait les taxes de production, on va dire une cotisation sur la valeur ajoutée qui qui est unique au monde.

Personne ne fait reposer la moindre base fiscale sur la valeur ajoutée. On pourrait parler des des charges, on pourrait parler des contraintes. Donc le la France n'est pas un paradis pour l'industrie si parce que finalement c'est un peu ça le message que veut faire passer la gauche.

Une partie de la gauche qui n'a pas avalé le crédit le CICE finalement c'est le débat des cadeaux au patron et donc l'on fait des cadeaux puisque l'industrie ne rebondit pas c'est donc que les patrons sont des incapables. C'est l'équation qui est finalement défendue par LFI. Oui, mais à partir du moment où il y a de l'argent public qui est distribué à une entreprise privée, c'est normal qu'il y a un contrôle et et c'est pas normal qu'on soit finalement incapable de dans ce maqui de dire combien d'argent Mital a touché.

Il y a des contrôles. Le crédit d'impôt recherche par exemple est contrôlé euh très fréquemment. Mais ce qu'il faut savoir c'est que cet argent public ce sont en fait des soupes face à la surpression fiscale qui existe en France.

Donc ce n'est pas vraiment de l'argent public. Enfin c'est une un détournement sémantique du terme aide. Ce sont finalement des soupapes face à la pression fiscale qui est très très forte en vous dites il faudrait baisser la pression fiscale sur les entreprises et on arrêterait et on arrêterait de distribuer euh de l'argent public sous forme de subvention.

Bon, dernier chapitre parce qu'on a commencé à l'évoquer mais on l' on a on a effleuré cette question la question de la décarbonation et vous l'évoquiez Antoine tout à l'heure cette promesse de d'investir plus d'un milliard 1 milliard de 100 millions d'euros à à Dkerc pour décarboner le site. On va écouter le représentant de la CGT Gaetan Leco qui ne croit plus à ses promesses et il nous explique pourquoi. Si on me donne un chèque et qui est pas signé voilà moi j'y crois pas.

Ça fait 7 ans bientôt que je suis élu. Ça fait 7 ans qu'on promet des belles promesses, des une nouvelle usine dans notre site de sur notre site de Dquerkc. Ça fait 7 ans que j'écoute des beaux projets.

Ça fait des années que j'entends des investissements majeurs comme en janvier 2024 où monsieur Bruno Lemire m'avait dit "Monsieur Leco la sidurgie française est sauvée pour 50 ans. On investi 1 1,8 milliards d'euros en juin 2024. On nous dit que tous les projets sont mis au carton.

Pour moi, c'est simplement une opération de communication pour essayer de calmer le jeu. C'est tout. Et effectivement aussi un on est on est dans un bras de fer Olivier, c'est ce que vous expliquez que recherche Arcelor Mital des annonces européennes un coût de l'électricité plus bas.

Alors là, je ne suis pas dans les dans les petits papiers de la négociation, je ne le suis plus mais assez clairement hein, il y a il y a deux facteurs. Un, une protection européenne, on en a parlé et puis il y a quelque chose que peut faire le gouvernement. Alors, ça fera peut-être pas tout à fait plaisir ou complètement plaisir à la Commission européenne, c'est que on a un parc électronucléaire existant qui produit de l'électricité pas cher et on n'est pas obligé à chaque fois de passer par un marché dont le prix marginal est très élevé pour vendre de l'électricité à nos industries.

Et clairement là, quand quand on a cette attente, c'est le mot qui est de temps en temps utilisé par des ministres en disant on attend le plan européen. Oui, il y a des choses qui sont au niveau européen mais oui aussi il y a des choses et fort heureusement qui peuvent être fait au niveau national. Est possible cette dérogation au marché européen de l'électricité parce qu'on entend souvent parler sur le plan politique de la de la sortie pure et dure du marché européen de l'électricité.

C'est ce que défend notamment la France insoumise et alors ça moi j'y crois pas parce que le marché européen de l'électricité permet quand même de faire face à des fluctuations de demandes des aléas. On appelle ça le la m enfin le foisonnement euh euh de de l'offre et de la demande. C'est bien.

En revanche, on n'est peut-être pas obligé de mettre 100 % de notre production électrique dans le marché européen. Je je prétends pas avoir une position sur le sujet, mais il y a il y a des si on mettait 30 % de notre production électrique et qu'on la mutualisait, on aurait quasiment le même effet. Et le reste et ben ça va dépendre de notre politique énergétique nationale.

On a fait le choix du nucléaire, d'autres ne l'ont pas fait. essayer d'expliquer aux Français que nous portons la responsabilité du nucléaire, de la Hague, du raffinement, de Bur et que nous n'allons pas en avoir un avantage économique. Mais c'est intenable comme position politique.

E Anne Sophie Bich, il y a il y a il y a là un un levier que les gouvernements français rechignent à à actionner. Pourquoi ? Oui, c'est compliqué effectivement de de revoir le marché unique, mais jeis revenir sur ce que disait le le syndical par rapport au plan d'investissement.

On va investir un milliard d'eux. Je pense que cette annonce c'est un peu le double effol quoi. C'estàdire faire passer la pilule du PSE et mettre la pression plutôt je pense sur la Commission européenne parce que la France est très active quand même pour faire passer ce plan acier.

Donc il je le rappelle en gros va restreindre les importations. Ils les ont déjà restreints un peu en avril mais pas des choses protéger des importations chinoises en gros. euh de revoir effectivement la taxe carbone au aux frontières qui n'existe pas encore parce qu'on est encore dans dans le le ça va être vraiment en place en 2026.

Là, on est dans le marché euh pilote et effectivement ils se disent "Bah déjà, on a des barres d'acier qui vont arriver et en plus euh on a nos nos clients en fait qui vont pouvoir faire venir des aciers déjà transformés, des portières de voiture directement. Donc ils veulent que ça évite. Donc je pense que c'est pour ça aussi qu' qu'ils ont annoncé ça.

Mais là où à mon avis l'Europe doit pas lâcher, c'est sur la décarbonation puisque en fait c'est le choix qu'on a fait notre positionnement différent en fait. Et là effectivement ils annoncent ils vont faire et on sait pas quand ça va arriver et on sent que le positionnement même le justement sur le Green Deal, c'est en train de devenir un peu la la green tuile aussi bien pour les industriels que pour que pour un certain nombre de personnes à Bruxelles. Mais il faut pas lâcher là-dessus, c'est notre seul avantage.

On n pas de fossile. Les métaux, ben ça ça pousse pas non plus au coin de la la Franche Comptée. Donc il faut absolument qu'on se tienne à mon avis.

Donc il faut un plan européen qui permettra à Arcelor Mital de dire "OK, on y va et on met ce milliard d'eux quoi." Voilà ce milliard d' et de dire "Oui, c'est important l'acier vert, on y croit, on va faire des récompenses." Alors, c'est quoi l'acier vert ?

Tiens, je vous pose la question moi parce que ça semble c'est un oxymor quoi. Ça l'acidérie c'est un des très gros émetteurs de de CO2 parce que finalement on prend de de l'acier, on prend du fer rouillé avec de l'oxygène, on met du carbone et ça fait du CO2 et et donc c'est un des plus gros émetteurs. Donc il y a beaucoup de recherches qui a été faite sur les les procédés.

Ils existent aujourd'hui mais ils sont économiquement déjà ils nécessitent des investissements très lourds et même le coût économique de production de la tonne n'est pas complètement garanti. Donc c'est un vrai pari sur l'avenir et en ce sens-là il est normal que l'Europe subventionne ou aide et protège parce que si on fait cette mutation qui est historique qui est majeure il faut on sera forcément affaibli durant cette période et on doit sera plus cher de produire cet acier ça et les les consommateurs le payeront et donc il faut il sera pas il sera pas concurrentiel quoi. On sera difficilement concurrentiel pendant plusieurs années, le temps de domestiquer ces technologies, de les mettre au point.

Par contre, on peut faire un avantage compétitif à long terme, mais ça nécessite une mutation et quand il y a une mutation, on n'est forcément plus faible et donc on doit être défendu. Il faut mettre en place des mécanismes d'ajustement mais qui sont très complexes parce que finalement si on interdit l'arrivée des aciers chinois, la conséquence sera l'arrivée des moteurs électriques chinois, des voitures chinoises. Donc c'est un sujet majeur.

Le site de Mardique, 500 millions d'euros d'investissement pour faire des tôles électriques qui font les moteurs électriques. Aujourd'hui, il voit les débouchées euh limité par le fait que les Chinois importent des moteurs électriques directement depuis la Chine. Donc, ce n'est pas que l'acier, il faut protéger globalement mais intelligemment parce qu'il faut pas non plus que ce soit une facilité et puis avec un coût sur les consommateurs qui va être majeur.

Donc, faut en assumer les conséquences. Euh Olivier Lier, est-ce que le parce que on a toujours cette difficulté avec l'Europe qui est sa lenteur à prendre des décisions et à les et à les mettre en application, euh on est sur quel échéancier là ? Bah la la difficulté avec l'Europe, c'est que même si on a de la majorité qualifiée, la culture de négociation c'est la c'est une culture diplomatique, donc consensuelle.

Euh, je vais prendre un exemple qui est dans le plan acier, hein. Il y a une réponse qui a été faite par le commissaire européen Sébastien Séjourné en disant "Mais on va modifier le code des marchés public". Oui, mais la date de modification, c'est pas avant fin 2026.

La date de mise en œuvre, c'est au moins 3 ou 4 ans après le cycle de décision de la Commission européenne alors qui était peut-être nécessaire auparavant ne correspond plus au cycle économique que nous avons. Alors ce que j'ai proposé comme idée notamment pour le marché de l'électricité, vous l'avez souligné, sortir une partie de notre production électronucléaire du marché européen, ce n'est pas autorisé par les textes européens, mais c'est absolument essentiel et c'est incontournable à mon avis, même politiquement. Et ben à un moment donné, il faut faire du judo avec l'Europe.

C'est-à-dire il faut pas simplement faire les négociations en rentrant dans le processus normalement et puis attendre 3 ans qu'il y ait quelque chose qui sorte et attendre encore 3 ans que ça se mette en œuvre. C'est la mécanique européenne qui nous a réussi, qui a fait 70 ans de paix en Europe. He il faut quand même la saluer.

Mais aujourd'hui, on est dans les rapports de force, il faut prendre la décision et après et après d'un peu de désobéissance et après on négocie. C'est toujours un risque hein. Un rapport de force c'est toujours un risque.

Vous pouvez gagner, vous pouvez perdre. Merci beaucoup. Merci à à tous.

Je rappelle le titre de votre livre Olivier Loin réindustrialiser le défi d'une génération séparé au aux éditions les déviations et on revoit la une euh de l'usine nouvelle, le nouveau visage des ouvriers. Merci à tous d'avoir participé à ce débat et à et à bientôt sur sur Public Sénat. Voilà, c'est la fin de ce sens public.

Vous pouvez retrouver nos débats sur notre plateforme publicsena.fr. Vous pouvez nous réécouter ou nous écouter en en podcast.

Et puis notez que l'invité de la matinale demain, ce sera Mathieu d'Arna, le président du groupe LR au Sénat. Belle soirée. Merci. [Musique]