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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 16 septembre 2026 46 minComplaisantMixteCulture, médias & sportDéfenseInstitutions & élections

Ananda Devi / Faut-il rendre le service militaire obligatoire en France ? | 28 minutes | ARTE

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Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:15ComplaisanteRéponse directe

    Ananda Devi, bonsoir. Bienvenue dans 28 minutes. C'est un bonheur de vous recevoir.

  • 3:20OuverteRéponse directe

    La littérature peut-elle lutter contre l'oubli ?

  • 9:48OuverteRéponse directe

    Écrire en créole, c'est une manière d'affirmer votre identité mauricienne ?

  • 11:12OuverteRéponse directe

    Votre livre sort chez Grasset, propriété du groupe Bolloré. Est-ce difficile pour vous de voir ce nom affiché sur votre livre ?

  • 17:50OuverteRéponse directe

    Rendre hommage aux héros comme Henry Ferté, est-ce le meilleur moyen d'attirer des jeunes volontaires dans l'armée ?

  • 19:48OuverteRéponse directe

    Les services militaires peuvent-ils aider les Français à mieux comprendre leur armée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 23:12Général RichouChiffre
    « Des armées croupion, ça veut dire quoi ? Ça veut dire des armées échantillonnaires si vous voulez. Moi quand je suis entré dans l'armée, elle était entre 4 et 500000 hommes. Aujourd'hui l'armée française c'est 200000. »
  • 25:07Bénédicte ChéronFait
    « La proportion de chaque classe d'âge qui en fait a un goût spontané pour un engagement de ce type, elle est plus importante aujourd'hui que qu'il y a une vingtaine d'années mais en fait elle n'est pas extensible à l'infini. »
  • 33:02Général RichouChiffre
    « L'armée allemande, il leur manque l'équivalent d'une division. Il leur manque 20 ou 25000 hommes pour ne serait-ce que pour être dans les dans le format actuel qui est inférieur à celui de l'armée française. »
  • 34:15Général RichouFait
    « L'Allemagne se trouve un peu plus à l'est que la France et ne dispose pas de la dissuasion nucléaire et dépend largement des États-Unis pour sa défense. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:06
Locuteur

Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes. Bonsoir merveilleuse équipe. Bonsoir, l'actualité c'est la première, l'actualité française c'est la première promotion du service national volontaire, la promotion Henry Ferta qui a été passée en revue hier par Emmanuel Macron sur la base aérienne d'Orange. Vous allez vous former à un métier, acquérir des compétences, découvrir la vie d'une unité militaire et contribuer à ces missions. Vous allez aussi apprendre quelque chose de bien plus précieux encore, le sens du collectif.

Alors, le nouveau service national français sur la base bien sûr du volontariat, est-ce moyen de renouer un lien distendu entre la jeunesse française et les armées, la jeunesse et le patriotisme ? Et puis face à la menace russe, faut-il revenir après tout à la conscription. Ce sera l'objet de notre débat ce soir. Avant qu'on vous retrouve, Théophile Cossain et Xavier Maudu pour vos chroniques. Ellisabeth, le ministère de la santé au Japon annonce que désormais le pays compte plus de 100000 centenaire, ce qui fait du Japon, le deuxème pays le plus vieux au monde après Monaco. Oui. Bah nous, c'est au Japon qu'on va aller Élisabeth avec des vieilles personnes mais très vieilles.

Et vous Théophile, je crois que vous aimez les oiseaux Ellisabeth, ça tombe bien, j'ai quelque chose qui va vous plaire. Une application pour devenir expert en ornitologie et reconnaître tous les champs d'oiseaux. Ça cartonne en ce moment notamment chez les jeunes. On écoute les cuices c'est pour nous. À tout à l'heure. Et pour commencer, place à la grande Ananda Desvie, anthropologue, poétesse et romancière.

Elle publie en cette rentrée littéraire chronique d'un royaume perdu un prodigieux roman proliférant comme un végétal fou ensorcelant sur deux lignées de mauricien, une de blanc, une de noir et sur une goutte de sperme qui fit trembler au 19e siècle le grand arbre des généalogies censé être immuable et la royauté de pigmentation comme l'écrit des vi. On la retrouve tout de suite dans 28 minutes avec joie.

2:07
Non speech

[musique]

2:15
Locuteur

Ananda desvie, bonsoir. Bienvenue dans 28 minutes. C'est un bonheur de vous recevoir. Nous avons tellement aimé votre nouveau roman chronique d'un royaume perdu aux éditions Grasset. On peut dire sans doute un chef-dœuvre. Je vous présente Anandiaï et Benjamin Sportouche Ananda Desvi. Une question. Vous vous rendez hommage, vous remerciez un poète et romancier mauricien qui fut un de vos amis, Malcom de Chazal, à la toute fin de votre roman. Et il y a une phrase de Malcomm de Chazal qui disait "Moi, j'accrois le voltage humain et je le projette dans la nature." C'est ce que vous faites. Oui, il est extraordinaire.

Bon, il n'a pas été un de mes amis parce que malheureusement je il est mort avant que j'étais un peu trop jeune pour mais exactement et vraiment quelqu'un qui a porté l'île en en lui qui avait cette ambition d'une plus grande île que cette toute petite terre et comme vous que ce petit config comme vous desvou on va évoquer cette chronique d'un royaume perdu qui est un roman après votre portrait réalisé par Ga le gras Ananda desvi, vous êtes l'autrice d'une trentaine de livres, recueil de nouvelles, poésie, récits et romans. Vous y évoquez souvent votre pays natal, l'île Maurice et aujourd'hui dans votre dernier ouvrage, vous ambitionnez de rattraper une mémoire perdue.

Alors, la littérature peut-elle lutter contre l'oubli ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. Né en 1957 à Trois Boutiques, petite ville du sud-est de Lille, vous grandissez dans une famille mauricienne d'origine indienne. Petite, vous êtes fasciné par les comptes de Grim, par le Mahabata livre de la mythologie hindou et par les mil et une nuit. J'ai découvert que la magie des comptes pouvait s'allier à la cruauté et à la violence. Dès l'âge de 15 ans, vous remportez un concours de nouvelles avec la cité Atelé, titre se référant à un quartier ouvrier de l'île Maurice. Votre premier roman rue de la poudrière se déroule lui dans la capitale Port Louis.

Dès le début très sensible aux inégalités sociales, vous situez souvent vos personnages dont des univers violents où règnent la misère sans pour autant renier votre attachement à votre île natale. Aujourd'hui, les noires n'est pas une escale, c'est c'est un lieu privilégié, un lieu de rencontre de toutes les civilisations et de toutes les cultures et elle peut elle être cette passerelle entre les Indes, l'Occident et et l'Orient. Si vos [musique] romans s'ancrent dans la réalité la plus dure, il s'échappent aussi parfois sur les rives des fables et de la mythologie.

En 2003, dans la vie de Joséphin Le Fou, le personnage principal battu par sa mère se réfugie sous [musique] les eaux pour devenir un homme anguillé. dans ce monde-là, il n'y a pas de de bruit, il n'y a pas de de coup qui risque de de lui parvenir. Et il va finir en grandissant par se détacher complètement du monde des humains et de vivre dans ce ce qui est pour lui un royaume sous-marin. Dans chronique d'un royaume perdu, vous abordez l'histoire de l'île étroitement liée à l'esclavage. Il n'a été aboli qu'en 1835, mais en laissant libre cours à votre imagination, vous créez également un mythe originel de l'île Maurice.

Dans les remerciements en dernière page, vous précisez à mon pays, la République de Maurice. Ma source, mon champ, [musique] ma blessure. Oui. Anda des œuvre monde, une œuvre totale que vous avez porté en vous comme une de vos héroïnes porte une lignée d'enfants brume et puis d'enfants de chair et d'os pendant des décennies pour écrire pour accoucher de cette chronique d'un royaume perdu autour d'un petit lieu qui s'appelle le bouchon que vous avez connu où il y avait effectivement une famille de noir et une famille de blanc et de là vous avez laissé libre cours à votre imaginaire. Oui, exactement.

L'idée l'idée première du roman m'est venue de cette simple anecdote qu'on m'avait raconté au bouchon quand je l'avais visité justement et mais il y a plus de 40 ans de cela et je m'étais dit bon je l'écrirai cette histoire mais en fait les livres décident quand il est temps de de venir. Donc j'avais j'avais des ébaux, j'avais des carnets, j'avais des passages et des personnages, y compris Joséphin le fou, le pêcheur nu qui en fait paraît paraissait la pour la première fois dans dans ce roman là où aurait dû paraître et comme celui-ci n'arrivait pas, je j'ai écrit autre chose. J'ai fait autre chose. Et vous êtes revenu enfin à celui-ci ?

Oui, je suis revenue, je pense peut-être parce qu'il était temps, peut-être parce que j'avais suffisamment de ben d'âge, de maturité et et qui avait un impératif pour vous d'évoquer cette ce lieu utopique d'un point de vue poétique et politique où il y a une ambiance à la fois paradisiaque, endogamique et où les noirs et les blancs vivent ensemble. Est-ce que ça pourrait exister ? Est-ce que ça a existé ? C'est une utopie, c'est une chronie, c'est quoi ? C'est surnaturel. Et en même temps, c'est très réel quand on vous lit. Disons que c'est une utopie.

Effectivement, je je à un moment donné vers la fin, je dis il n'y a pas eu de guerre communale au moment de l'indépendance, ce qui n'est pas vrai. Je dis que c'est le bouchon qui a qui a fait ce miracle, accompli ce miracle de ne pas d'empêcher que cette population éclate. Mais je crois que c'était il était temps au vu de tout ce qui se passe dans le monde de cette fragmentation de ces enfermements identitaire que l'on ressent et de de des conflits qui qui jaillissent de partout. J'avais vraiment envie de de voilà de prendre ce tout petit lieu et d'en faire un lieu de résistance, un lieu monde et un lieu de compréhension les uns des autres. Oui.

Et un grand lieu de mémoire aussi, c'est important. C'est un livre sur la mémoire. pour pas oublier ce que l'histoire a effacé ou risque d'effacer comme les esclaves africains ou les travailleurs indiens de Maurice, c'était important pour vous. Ah oui, c'était c'est vraiment un livre sur la mémoire et à un moment donné le narrateur dit à Virgine qui est l'enfant vrai qui est la dernière qui est la dernière que à travers ces récits, ils vont essayer de de d'exumer les corps de leur tombe d'oubli. Oui. Donc de leur tombe disparu parce que les esclaves n'ont pas de tombe, on les a jamais retrouvé, ni de nom ni et cetera. Et et donc il était important de de retrouver ce passé là.

De retrouver ce passé. Euh, vous avez cité Virgine qui est la dernière de la lignée, mais il y a d'autres femmes. Il y a Marie, il y a Constance, il y a Angéline, il y a Milène qui devient, on dira pas ce qu'elle devient mais c'est un personnage extraordinaire dans la vie et après la vie qui sont confrontés à la domination, à la violence, à l'asservissement, à des difficultés épouvantables et en même temps elles doivent trouver en elles-même une nouvelle résistance, un rire de guerre. C'est quelque chose qui leur est dit par quelqu'un à un moment donné. une nouvelle résistance, un rire de guerre, c'est ça ?

Oui, ça se refère un petit peu aussi à à au rire des déesses où c'était des femmes broyées, écrasées de d'Inde euh qui vont à un moment donné retrouver ce rire et retrouver cette espèce d'identité de déesse. Donc je pense que en fait il y a un peu de tous mes livres dans ce livre aussi et vraiment avec Milè, c'est le moment je crois où le livre soudain s'est ouvert sur un ailleur sur une autre dimension et où je me suis libérée aussi par rapport à la fiction à cette fresque. On va évoquer avec vous Ananda des vi avec Anna. Le créole mauricien, il en est question. Il y a des phrases en créole mauricien dans votre roman et il pourrait devenir une des langues de travail au parlement mauricien.

Oui, des débats parlementaires et même des lois rédigées en créole. C'est le rêve de l'actuelle présidente de la chambre des députés Shirine Omeroui Cifra qui a déposé un projet de loi en ce sens. Pour elle et pour tous les partis politiques qui portent cette revendication, c'est une évidence. Le créole mauricien est parlé par 90 % de la population à la maison selon le dernier recensement de 2022. C'est la langue qui permet de faire le lien entre tous les Mauriciens queles que soient leurs origines. C'est aussi celle utilisée par les candidats lors des élections et elle est déjà enseignée à l'école depuis 2012.

D'ailleurs, on a retrouvé un de vos poèmes qui est destiné aux classes de CE1 et donc le créole à l'assemblée. Ça pourrait bien sonner comme l'aboutissement d'un long combat qui a été mené depuis les années 60 par plusieurs personnalités mauriciennes. Alors vous dans votre roman, comme le disait Ellisabeth, vous saupoudrez du créole un petit peu partout. Est-ce que écrire en créole, c'est une manière d'affirmer votre identité mauricienne ? Euh oui, bien sûr. Et en plus, le créole est le ciment de de cette de ce peuple et paradoxalement est très déconsidéré comme langue. Euh pour la beaucoup de Mauriciens, c'est le français, l'anglais qui compte, l'indis et cetera que les langues nobles.

Alors le créole, oui, on on l'aime, on l'adore mais il faut pas alors c'est à l'école à la maison. Voilà. Donc c'est pour ça ce n'est que tout récemment que ils ont commencé à l'enseigner et donc ont demandé à à des auteurs mauriciens de de proposer des textes pour des manuels qui n'existaient pas avant et c'est un grand plaisir un grand honneur aussi pour moi de faire un de vie. Votre livre sort chez Grassé, hein, aujourd'hui propriété du groupe Bolloré. Euh et ce même si vous avez décidé depuis de changer hein d'éditeur depuis le départ euh de d'Olivier Nora, est-ce que c'est difficile pour voir de pour vous de voir ce nom affiché, à poser sur votre livre aujourd'hui ? Euh oui, bien sûr.

C'est c'est euh c'est une grande tristesse parce que c'est une maison qui est ancienne, qui a qui a un poids dans dans la littérature mauricienne. Olivier Nora est un grand éditeur euh qui a guidé tant et tant et tant de d'auteurs et le voir maintenant voir cette cette maison devenir sous l'emprise de d'un de la haute finance disons ou du capitalisme. Bé, qui va probablement l'utiliser de manière démagogique. Ce qui se passe un peu partout dans dans le monde d'ailleurs, c'est ces pouvoir financiers qui viennent écraser, bourrailler, y compris lesz arts alors que il devrait les arts devraient rester indépendant de de tout ça.

Et je crois que mon livre du coup ça parle aussi quelque part de de cette résistance, forme de résistance. Forme de résistance, mais jamais de vengeance. Il n'est jamais question de vengeance. Le narrateur, on ne dira pas comment il s'appelle et ce qu'il fait. dit la vengeance n'a aucun intérêt. Ce n'est ni une consolation ni une réparation. Je me demandais quelque chose parce que le sexe est omniprésent. Vous vous décrivez des scènes, il y a des bacanales extraordinaires. Vous êtes jamais censuré à Nanda des vies.

Ni quand vous décrivez une recette de cuisine extraordinaire qui permettra à quelqu'un de séduire Syney, ni quand vous écrivez les scènes de sexe, aucune censure, vous êtes laissé aller intégrement. Non. Et je crois que j'ai toujours écrit comme ça depuis la naissance avec une espèce de de sensualité et sensorialité je dirais et qui fait que je ne me suis jamais censuré et je n'ai jamais été censurée. Il est pas question que ça commence maintenant. Certainement pas. Continuez à écrire comme vous écrivez. Vous êtes en liste pour le concours. Il serait bien avisé de vous le donner le prix concours début novembre. Enfin c'est juste comme ça en passant. En passant. Merci Ananda desv. Merci.

Chronique d'un royaume perdu merveilleux roman aux éditions Grasset. Merci infiniment d'être venu. Dans 28 minutes, on va passer à un débat qui n'a rien à voir. Un débat autour du Service national volontaire français voulu par le président Emmanuel Macron et dont la première promotion a salué au garde à vous le chef d'état hier à Orange sur une base aérienne. Alors outil de cohésion républicaine, de renforcement du lien entre la nation et son armée. Et par ailleurs, face à la menace russe, faudrait-il rétablir la conscription ? Le service militaire obligatoire qui avait été supprimé par Jacques Chirac a 30 ans, on en parle après la mise au point de Sandrine Le Calvez.

Rev à Orange, Emmanuel Macron y a rencontré la première promotion du nouveau service militaire et volontaire. Vous êtes les premiers à avoir choisi de consacrer 10 mois de votre vie au service de la France. L'ambition est de monter en puissance progressivement avec 3000 appelés cette année, 10000 en 2030. Tray Rangers L au carré. Ces jeunes engagés volontaires font leur premier pas sous le drapeau avec sens du devoir et du collectif. C'est une vraie fierté d'être ici. Je me suis fait des amis, des frères.

14:56
Non speech

[musique]

14:56
Locuteur

Il y a 30 ans, Jacques Chirac avait supprimé le service militaire alors obligatoire. Il le jugeait trop cher et surtout dépassé. Le service militaire a été créé en 1905 comme vous le savez. Oui. à une époque où il fallait des poitrines à opposer à d'autres poitrines si j'ose dire face à un danger extérieur. Cette époque est complètement révolu. Sauf qu'aujourd'hui Vladimir Poutine bombe le torse et multiplie les incursions de drones en territoire européen. Ces derniers jours, un engin russe a frappé [musique] un train en Ukraine à quelques kilomètres seulement de la frontière polonaise.

Un navire de guerre russe aurait lui tiré des fusées [musique] éclairantes sur un hélicoptère danoir mer Baltique. Il y a quelques mois déjà, le chef d'état-major des armées françaises semblait préparer [musique] les esprits à une possible guerre et au sacrifices qui vont avec. Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque. Emmanuel Macron a depuis assuré qu'il n'était [musique] pas question d'envoyer de jeunes engagés sur un théâtre de guerre. Mais la menace russe et le risque [musique] d'escalade interroge sur les capacités de la France à faire face.

Alors, faudrait-il aller plus loin qu'un appel aux engagés volontaires ? Doit-on réinstaurer un service militaire obligatoire ? Les Français, pour reprendre les mots d'Emmanuel Macron, serait-il prêts à servir plutôt que de subir ? On va voir ce qu'on pensent nos trois invités. Général Nicolas Richou, bonsoir. Bonsoir madame. Vous êtes ancien commandant de la 7e brigade blindée et vous considérez qu'instaurer un service militaire obligatoire dans l'ordre actuel des choses en France serait absolument infaisable. La mise en place d'un service militaire volontaire correspond beaucoup plus à nos besoins et surtout à nos capacités. À côté de vous, Bénédicton. Bonsoir. Bonsoir.

Historienne, spécialiste des questions militaires. Vous êtes professeur à l'Institut catholique de Paris. Dernier essai, mobiliser, rétablir le service militaire, le grand mal-entendu, c'était aux éditions du rocher. Et selon vous, on a aujourd'hui des jeunes qui sont plus patriotes et plus attirés par l'engagement militaire. Il faut tout de même réfléchir à l'attraction, à l'attractivité pardon des tâches proposées. Et à côté de vous, Laura Kayali, bonsoir. Correspondant de défense pour le journal politico Europe. Vous considérez que le nouveau service militaire a quelque chose en plus du service national universel. Il a désormais un objectif militaire.

striptoensu avec le maniment des armes et la marche au pas dans la formation. On a changé d'époque et on démarre le le débat avec la promo du jour. Donc c'est donc la première promotion du nouveau service national. Emmanuel Macron a choisi de lui donner le nom d'Henry Ferté, ce jeune résistant de 16 ans qui fut fusillé le 26 septembre 1943 à Besançon par les Allemands après 87 jours de torture. Avant son exécution, il avait écrit une lettre déchirante à ses parents. Général Richou, rendre hommage aux héros qui ont contribué à sauver la France, notamment Henry Ferte, c'est le meilleur moyen d'attirer des jeunes volontaires dans l'armée.

Et bien ça me paraît ça me paraît essentiel pour donner du sens à l'action. Les jeunes aujourd'hui, ils ont besoin de sens. Alors, on dit pas qu'ils viennent à l'armée uniquement en quête de sens, ils viennent en quête de structure. Ils viennent par souvent parce qu'ils arrivent de milieux modestes et ils cherchent des débouchés. Mais il est effectivement essentiel parce de de d'être porteur de sens dans notre démarche. Et donc à cet effet, oui, je pense que c'est très très utile pour l'attractivité parce que à terme, n'oublions pas que le but est aussi de provoquer des engagés au bout de ces quelques mois de service national.

Et donc à cette à cet effet, oui, c'est tout à fait porteur de sens. Dichéron, c'est important de de resserrer ce lien entre les Français et leur armée, même s'ils ont une très bonne image d'elle comme c'est un peu la difficulté quand on parle du lien entre les Français et leurs armées, c'est qu'en fait on ne sait pas toujours très bien de quoi l'on parle. Euh en fait c'est une grande question qui se met à apparaître au moment où on acquier la dissuasion nucléaire et il faut l'avoir en tête parce que ça joue aussi sur les dispositifs d'appel qu'on met en place dans les années 60.

Euh, on se demande vraiment si les Français vont continuer de comprendre à quoi sert leur armée quand dans le même temps, on leur explique que la dissuasion nucléaire sanctuarise le territoire. Or, le rôle des armées jusque- là pour les Français, il y avait bien sûr la question de l'empire colonial mais qui est soldé dans les années 60. Et puis l'armée sinon servait essentiellement à défendre la frontière. Et donc en fait, il y a quand même toujours un lien entre la question de la la perception des menaces et de la compréhension du sens de l'engagement militaire qui est une question compliquée à dénouer.

Donc les services militaires, ils peuvent aider les Français à mieux comprendre leur armée, mais ça ne va pas forcément de soi euh parce qu'on sait aussi qu'on peut avoir des classes d'âge qui passent sous l'uniforme sans que le lien entre cette expérience et la défense nationale soit complètement compris. C'était le cas notamment à la fin des années 70 et dans les années 80 où en fait il y a moins d'un français sur de voire moins d'un français sur trois qui ne fait plus de lien entre le service militaire et la défense nationale.

Donc là on est dans une donne différente parce que on est sur une base du volontariat euh parce qu'il y a une réflexion assez poussée sur les la manière de d'utiliser ces appelés. Mais ce sera quand même une interrogation de de ne pas faire seulement de ce passage sous l'uniforme une expérience comme une autre, mais de lui donner effectivement le sens de la défense nationale. Et Laura Cayali, la guerre en Ukraine aussi a peut-être ressuscité cette ce lien nécessaire entre l'arrière et le front. C'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait une cohésion de la société civile pour soutenir les armées au front. Ça c'est c'est ça c'est aussi venu de là.

Alors, c'est vrai que ce que la guerre en Ukraine a montré, c'est que la résilience euh des sociétés est clé. Euh mais c'est vrai qu'on est aussi dans une époque aujourd'hui où les témoins des grandes guerres mondiales euh sont en train de disparaître en fait. Et donc, il y a une nécessité, en tout cas c'est aussi ce que les pouvoirs publics expliquent, de on dire sur un plan démographique. C'est ça les témoins. C'està dire oui, les derniers témoins. Exactement.

Et donc en fait, il y a cette volonté aussi de mémoire en fait et de c'est aussi pour ça entre autres que ce nom a été choisi hein de de la libération euh pour euh chez les jeunes euh dont les grands-parents qui ont peut-être connu la guerre ne sont plus là euh pour transmettre euh cette mémoire. Hm hm. Alors on va évoquer donc ce service national volontaire avec une interrogation. Qui sont ces volontaires Anna ? Qu'est-ce qui les attend précisément concrètement ? Concrètement, ils ont entre 18 et 25 ans, même si la très grande majorité ont plutôt entre 18 et 19 ans.

Ils s'engagent pour une période de 10 mois, le premier étant consacré à l'apprentissage du b àas du métier de militaire, les fameuses classes au programme discipline et ponctualité, marchop, salut militaire, levé de drapeau tous les matins et bien sûr apprentissage de la vie en collectivité. Et puis ils vont aussi être initiés au maniment des armes et devront faire du sport tous les jours pour développer leurs conditions physiques. À l'issue de cette première immersion, ils seront dispatchés dans les trois armées terre, air et marine pour les 9 mois suivants, que ce soit en France métropolitaine ou dans les outresemes. L'objectif, c'est de venir en soutien à ces différents services.

Ils peuvent par exemple participer à des opérations de protection de la population et de dissuasion comme l'opération Sentinelle. En revanche, pas question de les envoyer en opération extérieure et ils seront évidemment nourris, logi comme on dit. ils recevront une solde 800 € brut par mois non imposable et comme les militaires ils pourront bénéficier de 75 % de réduction sur leur trajet en train et puis surtout ces 10 mois de formation seront considérés comme une année de saisure qu'ils pourront ensuite valoriser comme une expérience professionnelle pour la suite de leurs études. Général Richou, on en attend 3000 d'ici novembre. Emmanuel Macron en espère 10000 des volontaires d'ici 2030.

Est-ce que tout ça, toutes ces mesures, ce sera suffisant pour attirer autant de jeunes ? Je pense que c'est c'est faisable. Ça n'est pas gagné d'avance. on va le voir dans les dans les mois et dans les années qui viennent, mais je pense que c'est faisable car aujourd'hui il y a beaucoup de de jeunes qui sont en désirance et qui sont en attente d'avoir une structure, c'est-à-dire de trouver une structure fixe avec un chef, une famille et cetera et un cadre un cadre parce que bien souvent les jeunes n'ont pas eu de cadre dans leur jeunesse. Et donc là, je pense que c'est véritablement positif et effectivement les armées en ont besoin, il faut le dire.

Nous avons des armées quand même qui sont assez croupions. Ça c'est le résultat des 30 dernières années. Des armées croupion, ça veut dire quoi ? Ça veut dire des armées échantillonnaires si vous voulez. Moi quand je suis entré dans l'armée, elle était entre 4 et 500000 hommes. Aujourd'hui l'armée française c'est 200000. Donc vous voyez on a on a diminué depuis la fin de la guerre froide d'une manière assez inconsidérée. Et aujourd'hui face à la menace et bien on redécouvre qu'il faut de la masse. On n pas assez d'hommes dans l'armée aujourd'hui dans notre armée française. On n pas assez d'effectif. On n pas assez de Non, on n pas assez d'hommes.

Écoutez, lorsque l'on veut faire la guerre d'Ukraine, par exemple, j'ai commandé une brigade blindée. Vous savez combien il y en a de brigades blindées dans l'armée française, c'est-à-dire de brigades lourdes, il y en a deux. Donc moi, j'avais la moitié des chars lecler de l'armée française. Je veux dire aujourd'hui avec 200000 hommes, vous vous pouvez pas faire pas pièce à à des armées qui ont 7 800000 hommes avec Vanir Poutine qui est en train de menacer de de mobiliser à 800000 de plus. Donc aujourd'hui non, nos armées qui étaient formées pour le corps expéditionnaire pour les les 30 dernières années Afghanistan, moi je suis l'armée un soldat des années Afghanistan, Balkan Afrique.

Voilà et bien ça c'est terminé. Aujourd'hui, on a besoin de la masse parce que à la fin, ça se gagne quand même au sol le combat. Malgré la masse, c'est les hommes la masse, c'est les hommes les hommes on appelle ça la masse. Mais quand on entend on entend le général Richou Chouon, on se dit qu'on a besoin du coup de ce service national voire éventuellement militaire obligatoire pour tenter bien de recruter. Non. Alors la question du recrutement des armées, d'abord la définition des besoins des armées, c'est l'objet d'un dialogue entre les autorités politiques et les chefs militaires qui les évaluent.

Et puis ça peut être même sur la table du débat politique et peut-être ce sera dans l'élection présidentielle qui arrive. Euh une fois que ces besoins sont évalués, euh la question du recrutement, c'est une question en fait qui est très subtile. L'idée que appeler sous les drapeaux massivement, ça favorise la constitution d'une armée de masse efficace. Ça n'est pas toujours le cas. En fait, ça dépend du format des armées, ça dépend des compétences dont on a besoin. Vous dites même que ça peut détourner.

Alors la la grande question qui va se poser, c'est celle de savoir si les jeunes parce que la proportion de chaque classe d'âge qui en fait a un goût spontané pour un engagement de ce type, elle est plus importante aujourd'hui que qu'il y a une vingtaine d'années mais en fait elle n'est pas extensible à l'infini. Et ceux qui passent vraiment le pas d'un contact avec les armées, en fait la proportion oscile entre 2 à 6 7 % de chaque classe d'âge depuis le début des années 80. Donc en fait, c'est assez stable et c'est 2 à 6 % de chaque classe d'âge, c'est à peu près euh ce que les armées touchent déjà pour leur recrutement professionnel.

Donc si le service national, le nouveau euh permet de toucher quelques milliers de jeunes en plus, ça peut effectivement venir compléter. Mais il ne faut pas envisager qu'il puisse y avoir des dizaines de milliers de jeunes qui soient volontairement intéressés par de dispositif. Et pour les armées, en fait, gérer le turnover d'un service militaire, c'est un sacré investissement administratif et de formation. Donc s'il y a un effet d'éviction sur le recrutement professionnel, c'est-à-dire sur des gens qui restent pendant 4 ans, 5 ans, 6 ans, 7 ans sous les drapeaux, alors ça peut au contraire être plus pesant qu'un recrutement professionnel bien équilibré et bien pensé.

Donc en fait, si on se pose simplement la question du besoin des armées, il y a quand même une évaluation à faire de manière régulière pour que ce soit efficace. D'autant aussi qu'il y a une phrase qui a marqué hein, c'est celle du général Mandon, le chef d'état euh d'étatmajor des armées le 18 novembre 2025, hein. Donc il y a un an, "Ce qui nous manque, avait-il dit, c'est la force d'âme pour accepter de nous faire mal, pour protéger ce que l'on est et d'accepter que l'on perde nos nos enfants." Lauray, qu'est-ce que ça a eu comme écho dans l'opinion ? On a entendu bien voilà, nos enfants vont aller à la guerre.

Alors ça a été très mal pris évidemment donc ça a créé un énorme tolé entre autres parce que les gens ont l'ont compris comme leurs enfants, littéralement leurs enfants à eux. Or dans le jargon militaire quand on parle des enfants de la nation en fait on parle des soldats. Donc le général Mandon était pas en train de dire on va sonner la mobilisation générale et venir chercher les enfants dans les écoles. Ce qu'il était en train de dire c'était que il faut se préparer potentiellement à ce que des soldats professionnels d'une armée professionnelle puissent mourir au combat.

Mais ce qui est déjà le cas en réalité, on l'a vu au proch et Moyen-Orient, on l'a vu en au sel que des soldats français sont décédés. Vous diriez la même chose ? Oui. Alors l'expression perdre tes enfants est maladroite mais [raclement de gorge] je crois pas que le général Bandon s'adressait uniquement à l'armée professionnelle en dans tous les cas de figure. Ça veut dire que un moment quand on est un pays, une nation, on doit accepter l'esprit de sacrifice quand la nation est en danger. C'est ça que ça veut dire.

Et donc je crois qu'effectivement sa phrase qui est un petit peu maladroite qui a été très mal prise effectivement qui a été beaucoup discuté même dans les milieux militaires et bien est quand même plus large du coup ça milite ça milite pour davantage pour une armée enfin un service militaire obligatoire le service militaire obligatoire je sais pas si on en reparlera mais que alors une une classe 6 700000 hommes un régiment 6000 hommes, il vous faut ça veut dire que vous voulez former 600 régiments à 1000 hommes. C'est ça que ça veut dire une classe d'âge. Comment est-ce que vous faites ça ? Il y a plus une caserne en France. Faut commencer déjà à recréer et cetera.

Ensuite, il faut engager, faut encadrer, faut être capable d'équiper, il faut être capable de payer, il faut être capable que c'est une nécessité, il faut le faire, non ? Oui. Puis après, il faut des États-majors, c'est-à-dire un un colonel, c'est 20 ans ou 25 ans, un général, c'est 30 ans. Vous voyez que c'est un projet, si vous voulez faire quelque chose comme ça, d'abord vous ne vous n'engagerez pas la totalité d'une classe d'âge. C'est absolument impossible. Et en même temps, c'est un projet, il va vous falloir 20 ans, 30 ans peut-être pour réaliser euh un projet comme ça. C'est-à-dire que ça n'est absolument pas le temps de la guerre.

C'est-à-dire que aujourd'hui, on a des besoins qui sont immédiats et l'armée que vous proposez, même si on était capable de la réaliser au moins en partie, c'est un projet et a de la financer, c'est un projet de long terme. Bon, alors tiens, l'archive, ben justement, elle est consacrée à celui qui a décidé il y a 30 ans de supprimer le service militaire obligatoire. Jacques Chirac, président de la République, l'annonce solennellement, pas si solennellement que ça d'ailleurs, à la télévision le 28 mai 96. Le 22 février dernier, je vous ai fait part de ma décision de professionnaliser l'ensemble de nos forces de défense.

En effet, la conscription traditionnelle ne répond plus aux exigences d'une armée moderne dans un grand pays moderne. Je propose donc que le service national que nous connaissons aujourd'hui soit supprimé dès le 1er janvier 1997 et qu'il cède la place à des volontariats tout en maintenant le principe d'un rendez-vous entre la nation et sa jeunesse. Chon à l'époque ça avait fait consensus tout le monde avait dit bah oui c'est faut aller vers une armée de métier aujourd'hui on se dit c'est peut-être une erreur. Alors on avait l'impression que c'était la fin de l'histoire à l'époque.

Je suis pas si sûr qu'aujourd'hui on se dise que ce soit une erreur parce qu'en fait quand quand Jacques Chirac parle de volontariat c'est la situation dans laquelle on est aujourd'hui où finalement on ouvre une troisème voie de volontariat avec ce nouveau service qui qui est proposé. Il y a le volontariat pour l'engagement professionnel avec un contrat long. Il y a le volontariat pour la réserve opérationnelle don dont on parle beaucoup depuis notamment 2015. Et puis il y a cette troisème voie de volontariat.

En fait, derrière toutes ces questions quand même, au-delà du modèle d'armée conscription obligatoire, vraiment je crois que dans une nation euh qui dispose de la dissuasion nucléaire qui situe à l'ouest de l'Europe, au-delà des moyens, la question c'est une question de d'évaluation des menaces et des besoins enfin et des besoins militaires réels. Une armée de masse de conscription obligatoire aujourd'hui ne correspond pas aux besoins réels des armées. Et derrière surtout ce qui se dissimule, c'est une question politique.

C'est aussi pour ça d'ailleurs que les modules général Mandon dont on parlait on ont eu ce retentissement parce que la question qui se pose et que aucun service militaire ne vient résoudre en fait. C'est ça, il faut pas se faire d'illusion je pense sur ce je sur ce sujet-là. c'est celle de savoir comment un pays se projette comme communauté politique euh sur la scène internationale. Et cette question-là, elle est éminemment politique. Et en fait, les services militaires, les appels sous les drapeaux souvent sont un peu un paravant qui viennent dissimuler des vraies questions politiques. On va regarder précisément comment l'Europe se projette sur la scène. On voit cette carte hein.

Plusieurs pays ont réinsturé le service militaire obligatoire. La Lituanie en 2015, la Étonie en 2023, la Croatie en 2024.

bien sûr des pays qui sont frontialiers de de la Russie mais en même temps le Ragali on se dit bah voilà c'est c'est un peu la marche qu'il y a actuellement en Europe comment nous français on pourrait s'en s'en s'en exonérer s' exempter alors tout à fait on est complètement on s'inscrit dans une dimension européenne ce qui a pas été tout à fait compris toujours quand le président de la République a montré enfin a présenté pardon ce ce service militaire où il a été accusé d'être un vat en guerre en fait quand on regarde votre carte on est presque moins 10 ans par rapport à à d'autres pays et ensuite pour revenir sur le besoin d'un service militaire obligatoire ou pas.

En fait, il y a un élément qui est quand même important, c'est de dire que si on entre en guerre contre la Russie, ce sera pas la France seule, ce sera la France dans une coalition qui s'appelle l'OTAN. Et donc en fait, on comptera pas sur seulement les forces vives françaises. Mais c'est vrai que ce qu'on voit sur sur la carte à quelques exceptions près, c'est que plus vous êtes à l'ouest et moins vous avez de services militaire obligatoire. Donc la la géographie parle d'elle-même.

Mais général Richou en même temps ne faut-il pas le rendre obligatoire quand on voit par exemple que nos voisins allemands ont fait un appel auprès de 300000 jeunes et que seulement 530 volontaires ont répondu à cet appel, ils sont en train de se poser la question d'ici 2027 de savoir s'il faut le rendre obligatoire. Oui oui bien sûr. Alors ça c'est un pays que je connais très bien. J'ai été attaché de défense Berlin. J'ai fait l'école de guerre allemande. Alors là l'armée allemande je la connais très bien. Ils ont un problème de recrutement parce que le le je dirais le l'armée n'est pas vendeuse enagne. Quand on est l'élite de la nation en Allemagne on on n'est pas militaire globalement.

C'est ça que ça veut dire. C'est un pays d'industriel. C'est un pays qui se tourne vers le business qui est qui est dans le le le centre de gravité économique et on n'est pas militaire naturellement. Ensuite, un fort sentiment pacifiste au cours de depuis la deuxième Guerre mondiale qu'on voit pas détaillé ici mais que l'on connaît bien. Et effectivement l'armée allemande, il leur manque l'équivalent d'une division. Il leur manque 20 ou 25000 hommes pour ne serait-ce que pour être dans les dans le format actuel qui est inférieur à celui de l'armée française.

Donc ils ont ils mettent le paquet mais ils ont un problème de ressources humaines malgré un pays de 83 millions d'habitants qui est absolument colossal. Alors la la Bundesver a quand même communiqué très récemment pour dire que pour le recrutement professionnel l'armée allemande pardon euh pour le recrutement professionnel euh oui, je suis pas bilingue par ailleurs, mais pour le recrutement professionnel euh plutôt les offres qui sont faites fonctionnent assez bien et mieux qu'elles n'ont jamais fonctionné.

Ce qui montre aussi quand même en Allemagne, il y a aussi des clivages comme chez nous d'ailleurs, des fractures idéologiques, des clivages politiques qui sont normaux en fait dans des systèmes démocratique. Mais il y a aussi une perception de la menace qui est nouvelle. Faut quand même rappeler aussi que l'Allemagne se trouve un peu plus à l'est que la France et ne dispose pas de la dissuasion nucléaire et dépend largement des États-Unis pour sa défense avec une relation transatlantique qui est évidemment en train d'évoluer. Il y a un nouveau pays la Finlande qui vient de rejoindre la dissuasion nucléaire avancée française qu'on appelle aussi le parapuie nucléaire français.

C'est le 10e pays à le faire. De quoi déclencher l'ire de la Russie, écouter la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères. Françскую initiativ мы, мягко, очень дипломатично называем опромельчивой. На самом деле это всё предпосылки, очевидные для появления на территории указанных стран, оружия, массового уничтожения. Конечно, это создаёт нам риски. Это, конечно, мы должны всё это контролировать. le c'est vrai que quand on se dit qu'on a la dissuasion nucléaire, on se dit bon voilà, on a l'élément principal aujourd'hui de dissuasion pour rivaliser avec les autres pays. Est-ce que c'est un leur ou pas ? Est-ce que c'est un déni ?

Alors le risque c'est de penser que ça protège de tout et la dissusion nucléaire en fait l'arme nucléaire l'idée c'est de l'utiliser en dernier recours. Donc si vous avez un drone russe qui va venir en Bretagne, a priori on va pas répondre par une bombe nucléaire. Çaappelle une arme de non emploi. C'est ça ? Bah c'est c'est l'idée. C'est idéalement effement il faut pas le il faut pas le il faut pas l'utiliser. Donc donc le le risque mais dont on revient un peu en France c'est de dire on a plus on n pas besoin du coup de de capacité conventionnelle mais ça on en revient. On est en train d'en revenir et on revient sur ça complètement.

conventionnel général Rich, ça veut dire la nécessité d'une armée. Alors du coup Oui. Oui. Mais la euh d'abord l'arme nucléaire n'est pas une arme militaire, c'est une arme politique. Vous l'avez dit, c'est une arme de non emploi, donc c'est une arme éminemment politique et ça a été très bien dit. Euh entre zéro et puis l'apocalypse, vous n'avez plus rien. Donc revient à la mode un terme qui n'est pas officiel mais qui est celui de dissuasion conventionnelle.

C'est-à-dire que il nous faut aujourd'hui des forces conventionnelles suffisamment épaisses d'y choisir des effifs qui permettent de traiter tout ce qui est sous le seuil et absolument et là il faut des hommes et c'est exactement ce problème auquel les armées occidentales sont en train de s'atteler actuellement ou au final on se dit que voilà on va pas échapper peut-être à un service national amplifié si on a besoin d'effectifs supplémentaires. Oui, à condition encore une fois de de bien comprendre que le service national, il est pas isolé dans la société. Les armées sont pas isolées dans les sociétés.

Et en fait, les sociétés, elles entrent dans des logiques de mobilisation et civile et militaire parce que tout n'est pas militaire non plus, euh y compris dans les politiques, hybride quand il y a une compréhension claire des menaces et la question de l'hybrid n'appelle pas toujours les mêmes réponses que ce qui est de l'ordre de la menace militaire existentielle, c'estàdire l'invasion d'un territoire. Merci à tous les trois d'avoir participé à ce débat. On va rester dans l'actualité vue par Xavier Modu et Théophile Kossa. Record de vieillesse au Japon. Près de 50 millions de seigneors, coricha comme on dit et plus de 100000 centenaires en majorité des femmes.

Et record de popularité pour une merveilleuse application gratuite qui s'appelle Merlin développée par une université américaine qui permet d'identifier des milliers d'espèces d'oiseaux partout dans le monde. Mais d'abord l'acronyme du jour DCIS, une sorte de police diplomatique, c'est entendu. Oui, la DCIS. Bonjour, nous avons la DCIS. C'est la DCIS qui fait la liaison. Qu'est-ce que ça veut dire ? Exactement ce que ça dit. Merci de m'en dire un peu plus. Entendu. La vie secrète des mots vedettes.

[musique] DCIS, acronyme de direction de la coopération internationale de sécurité désigne un service du ministère français [musique] de l'intérieur qui représente et coordonne à l'étranger l'action française en matière de sécurité intérieure, c'est-à-dire qui traque les [musique] vilains hors de France. Le 4 septembre s'est achevé le grand colloque annuel de la DCIS. La DCIS dream team de 1000 agents de [musique] la meilleure cuvée. Un tiers gendarmerie 2 tiers police est installé à Nanterre autour d'un état majeur qui coordonne 35 collègues. Les ASI déployés dans les ambassades françaises couvrant 169 États. Ils assurent la coopération judiciaire entre les services français et étrangers.

Les agents de la DCIS dite police diplomatique opèrent sans cartonie pétoire juste avec doité. En juillet, ils ont fait importer depuis les Émirats Arabes Unis un narco-anglais de 66 ans sévissant à Marseille et un escroc trafiquant de cryptomonnaie de 25 ans. En 2025, 1000 criminels ont tué à se plaindre de 621 mission d'assistance à interpellation de la DCIS. La DCIS assume aussi un rôle économique en pas moison devant son talent à péché varié. Par cocaïne, passeur clandestin, pédo criminel sidique, meurtrier en cavale.

Les polices du monde s'offrent sa coopération technique, ses formations et dans la foulée la quinkaillerie adoc que ne manque pas de fournir les marchands de canon français en embuscade. Cette diplomatie économico-policière est dirigée par un commissaire écrivain champion de karaté passé de simples flics à Fijac à chef adjoint de la BRI Pogbaan à la tête de la protection du président. chef de la DCIS depuis un an, il doit désormais affronter le tsunami blanc qui déferle sur la France, la coke haï les narcotique. Merci Tibonol, on retrouve Théophile Cossa et Xavier Maudit pour leur chronique. Alors cher Xavier au Japon, écoutez que mange-t-il ?

On ne sait pas mais il y a de plus en plus de il mange quoi ? de l'herbe, quelque chose d'excellent en tout cas, quelque chose d'excellent, des poissons, des oméga 3, enfin bref, le ministère de la santé annonce que pour la première fois, le pays compte plus de 100000 centenaire 90 % de femmes. Par ailleurs, c'est une population extrêmement vieillissante. Mais vous, vous remontez loin pour nous parler d'un personnage mythique. Ah oui, une très vieille personne. Elisabeth, c'est dans les années 130 selon notre calendrier qu'un homme commence à se faire sa place au plus près de l'empereur du Japon. Il s'appelle Taken Sukuné. Il a la cinquantaine.

Cet homme-là, il est lié à la famille impériale. C'est une sorte de cousin éloigné. Il devient ministre puis principal ministre d'un empereur puis de deux empereurs, puis de trois empereurs. Mais c'est normal, c'est un excellent combattant. Plus il est loyal donc il reste en fonction quand le pouvoir arrive entre les mains de l'impératrice Dingu. Elle est régente et d'ailleurs, elle lui confie la conquête de la Corée. D'ailleurs à ce moment-là, il y a une scène terrible. Le propre frère de Katinucci l'accuse d'avoir faumenté une sédition avec les troupes envoyées en Corée.

Donc il est soumis à la terrible épreuve de l'eau bouillante mais il en sort indemme et donc ça prouve qu'il est innocent. Je vous dis cet homme-là est sensationnel. Et puis l'impératrice meurt et Takenuchci met au service du fils de l'impératrice le nouvel empereur au jein. D'ailleurs, il l'aide à éliminer ses rivaux. Enfin, le temps passe, le temps passe, le temps passe. Takenuchci a servi cinq empereurs impératrices et il meurt à l'âge raisonnable de plus de 200 ans. Vous lisez même parfois plus de 300 ans et de sa descendance naissent les quatre grands clans du Japon archaïque. On est dans le légendaire là.

Dans le légendaire he ces premiers temps du de l'histoire du Japon impérial sont racontés dans le Kojiki. C'est le la chronique des temps anciens. Bien sûr disait tous les matins tous les matins, c'est composé au 8e siècle avec et c'est vrai des figures légendaires mais reconnues comme tel à la fin du 19e siècle sous l'erméji quand le Japon s'ouvre au monde tous assez légendaires sauf un l'empereur Odin qui lui est reconnu dans son historicité c'est le premier empereur non légendaire c'est vraiment intéressant parce que ça signifie que Takenucci fait la transition entre ce monde de légende et ce monde historique avec toujours cette question. Pourquoi cette longévité ?

Alors, on va mettre de côté l'idée qui buvait tous les jours de l'eau, un puit magique. Non, l'hypothèse la plus vraisemblable, c'est que sous ce nom se cache en réalité toute une famille de serviteurs de l'État. Et en tout cas, il devient une figure incontournable. divinité shintoist qui est récupéré à la fin du 19e siècle à l'ermji qui le place avec sa tête de vieillard sur les billets de banque. Alors ça vaut pas beaucoup, c'est un yen mais la valeur n'attend pas le nombre des années. Ça c'est Corneille. Moi je suis pas là pour vous parler d'oiseaux. C'est Théophile qui s'en charge. Merci jeune Bambin. Vous avez quel âge ? Presque pareil. Oui presque pareil. [rires] Presque pareil.

Alors effectivement cucit cher Théophile, on va célébrer une appli absolument merveilleuse Merlin qui permet d'identifier les oiseaux grâce à leur champ. Absolument Ellisabeth, si je vous fais écouter ça par exemple assez facile. Voilà, vous allez me dire bon facile un hibou chouette et frère par contre c'est un hibou par contre si je vous mets ça plus duren il s'agit pas il s'agit pas de la galinette Sendré Benjamin c'est la grive musicienne. Les bonnes nouvelles. La prochaine fois vous pourrez répondre grâce à l'application en Merlin aussi appelée Shazam des oiseaux en référence vous savez à cette application qui reconnaît le titre d'une musique et son artiste en l'écoutant.

Bah là c'est pareil mais avec des oiseaux. Plus de 2000 espèces sont déjà référencées à travers le monde. Une application gratuite créée par des chercheurs de l'université Cornel et non pas Corneille. Vous l'avez vous l'avez pardon de l'université Cornel de New York. Alors, c'est pas nouveau, hein. Il existe depuis 2014. Mais ce qui est intéressant, c'est que ces derniers mois, c'est un carton déjà euh 42 millions de de téléchargements dont 12 millions depuis début 2026 avec des adeptes présents dans 24. Particulièrement des jeunes, c'est ça ? Oui, la Gen Z, les 1529 qui adorent. Rien qu'au Royaume-Uni, il serait 750000 à se passionner pour l'ornitologie plus 1000 % entre 2018 et 2026.

Pourquoi ? pas parce que c'est gratuit, c'est accessible, pas besoin d'aller loin pour rencontrer des oiseaux. Il y a pas besoin non plus d'être un grand sportif, ça fait sortir de chez soi. Donc pour beaucoup, c'est un moyen de se reconnecter avec la nature et puis de couper un peu avec la vie numérique. Certains disent que que c'est [rires] même méditatif. Oui. Alors bon, c'est vrai, c'est paradoxal, on oublie. D'ailleurs, il paraît qu'entendre les oiseaux, ça favorise la production de de sérotonine. Vous savez cette hormone qui nous fait du bien. Et puis c'est ludique. Beaucoup compare ça à Pokémon.

Vous savez ce jeu dont le but est de capturer tous les Pokémon avec des Pokémon plus ou moins rares. Bah là c'est pareil mais avec les oiseaux Pokémon dans la vraie vie puisque quand vous enregistrez un champ ou que vous prenez l'oiseau en photo, he ça marche aussi. L'espèce intègre votre palmarès. Alors Ellisabeth, vous me connaissez, je suis un homme de terrain, toujours prêt à m'exposer pour vous informer. J'ai donc téléchargé l'application et je suis parti à la chasse ce matin. Bon, alors pour l'instant, j'en ai attrapé qu'un. Voilà, c'est le le pigeon euh le pigeon biset. Voilà, ce matin à Paris, on l'entend pas. Bon, vous vous en conviendrez, c'est déjà un début prometteur.

Est-elle fiable cette application ? Évidemment, il y a toujours des puristes pour rappeler que la plie n'est pas infaillible. Il genre ouais mais attention parce que l'autre jour elle a confondu un rouge queue à franc blanc avec un pinçon des arbres. Oui. Donc voilà, faites gaffe. Oui, mais dans l'ensemble dans l'ensemble ça marche quand même pas mal. D'ailleurs, selon The Guardian, les données de Merlin sont sur le point d'être intégré à EBD, l'une des plus grandes bases de données sur la biodiversité.

En gros, tous les tous les utilisateurs de de Merlin vont bientôt contribuer à collecter des données scientifiques qui aident derrière les chercheurs à surveiller l'évolution des populations d'oiseau qui s'effondre malheureusement de plus en plus. Bref, Merlin c'est coolteur c'est même rou cool comme dirait mon petit pigeon de ce matin. Comme dirait votre voisin Merlin c'est rouol. Bon écoutez c'est un binôme parfait. On vous laisse on vous laisse entre vous. Merci en tout cas de nous avoir suivi. On se retrouve demain à 20h05 t.

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Non speech

[musique]