Didier Lemaire
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Bonjour Didier Le Maire.
- 0:05OuverteRéponse directe
Vous publiez chez Robert Laffont, Lettre d'un hussard de la République avant qu'il ne soit trop tard.
- 0:10OuverteRéponse directe
Didier Le Maire, je rappelle que vous êtes professeur de philosophie, que depuis des années vous dénoncez la montée du radicalisme.
- 0:55OuverteRéponse directe
C'est un livre sur nos peurs, nos lâchetés face à ce qui se passe dans certains quartiers finalement.
- 1:09OuverteRéponse partielle
Trappes, c'est 70 personnes qui sont parties faire le djihad en Syrie, c'est 400 personnes fichées S pour radicalité.
- 1:25OuverteRéponse directe
Didier Lemaire, les établissements scolaires doivent aujourd'hui rendre hommage à Samuel Paty, assassiné et décapité le 16 octobre 2020.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09PrésentateurChiffre
« Trappes, c'est 70 personnes qui sont parties faire le djihad en Syrie, c'est 400 personnes fichées S pour radicalité. »
- 1:17Invité politiqueFait
« 400, c'est dans les Yvelines. Dans les Yvelines, pardonnez-moi. Oui, c'est la première pépinière djihadiste d'Europe, Trappes. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Ce commissaire de police dit que c'est le refus d'être ce que nous sommes. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Oui, dans les quartiers, il y a eu du clientélisme à droite comme à gauche. »
- 2:43PrésentateurFait
« Vous parlez de l'extrême-droite nationaliste qui ajoute un peu plus de bêtises, sans oublier la République en marche qui a fermé les yeux pendant quatre ans. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Pour ce qui me concerne, quand un maire vient tracter à l'intérieur d'un établissement scolaire, semble-t-il au mépris de la loi républicaine, quelle est la réponse du ministre ? »
- 3:23Invité politiqueFait
« Des tracts politiques. Il s'agit de me mettre une cible dans le dos, de me traiter de menteur, de dire que je stigmatise les élèves, que je nuis à leur avenir. »
- 3:36Invité politiqueFait
« Et quelle est la réponse du ministre ? Un simple communiqué, quatre jours plus tard. »
- 4:08Invité politiqueFait
« Ma première alerte publique, c'est une lettre avec Jean-Pierre Aubin que j'adresse au président de la République en 2018. »
- 8:05Invité politiqueFait
« Un rapport qui a été enterré par François Fillon à l'époque qui était ministre de l'Éducation nationale puis par tous les autres ministres qui n'ont pas voulu prendre en compte ce constat lucide de la réalité de notre pays. »
- 8:26Invité politiqueFait
« Il montre comment des contre-sociétés sont en train de se mettre en place en France. On est en 2004. »
- 9:13Invité politiqueFait
« Il ne s'agit pas de remettre cette responsabilité aux professeurs. C'est à l'institution de protéger les professeurs. »
- 9:21Invité politiqueFait
« Elle ne l'a pas fait avec Samuel Paty, et c'est ça qui est d'ailleurs terrible dans cet assassinat. Elle ne l'a pas fait, elle ne l'a pas soutenu. »
- 10:24Invité politiqueFait
« C'était en 2005, au moment des émeutes à Trappes. C'est un jeune homme qu'on voit sur face, il est interviewé par une journaliste néerlandaise, face aux autocars qui ont brûlé, une cinquantaine d'autocars qui ont brûlé. »
- 10:46Invité politiqueFait
« Et quelques années plus tard, c'est un prédicateur salafiste qui envoie d'ailleurs en Arabie Saoudite, tous les deux mois, une quarantaine de jeunes. »
- 11:06Invité politiqueFait
« Oui, c'est terrible, cette phrase est vraiment terrible. C'est une négation même de la réalité. »
- 11:44Invité politiqueFait
« Oui, c'est un fait qui m'a été rapporté par une personne que j'estime digne de confiance, qui a des responsabilités assez importantes, qui ne veut pas parler. »
- 12:01Invité politiqueFait
« Et je constate qu'il y a une omerta autour de ce fait. Il me semble que c'est mon devoir de le rapporter, d'abord parce qu'il s'agit d'un délit, délit de non-assistance à personne en danger. »
Temps de parole
- Didier Lemaire53 %
- Présentateur46 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'invité de Renaud Blanc avec le Figaro. Bonjour Didier Le Maire.
Bonjour.
Vous publiez chez Robert Laffont, Lettre d'un hussard de la République avant qu'il ne soit trop tard. Didier Le Maire, je rappelle que vous êtes professeur de philosophie, que depuis des années vous dénoncez la montée du radicalisme. Ce livre, en fait, il retrace votre parcours, on va y revenir, ce que vous avez observé au fil des années, mais ce livre c'est avant tout un cri d'alarme.
C'est à la fois un témoignage, un récit, de mon expérience de professeur, comment je suis devenu professeur de philosophie et comment j'ai appris à aimer ce métier avec mes élèves tout au long des années. C'est aussi un livre de réflexion. Je pose un certain nombre de concepts. Qu'est-ce que le terrorisme ? Qu'est-ce que l'islamisme ? Qu'est-ce que la laïcité ? Donc il y a une ponctuation dans le livre qui permet au lecteur de réfléchir et puis c'est un cri d'alarme sur une situation que je juge très critique pour notre pays.
C'est un livre sur nos peurs, nos lâchetés face à ce qui se passe dans certains quartiers finalement.
Oui, parce que je crois que ce que j'ai observé à Trappes, c'est un miroir grossissant de ce qui se passe un peu partout en France.
Trappes, c'est 70 personnes qui sont parties faire le djihad en Syrie, c'est 400 personnes fichées S pour radicalité.
400, c'est dans les Yvelines. Dans les Yvelines, pardonnez-moi. Oui, c'est la première pépinière djihadiste d'Europe, Trappes.
Didier Lemaire, les établissements scolaires doivent aujourd'hui rendre hommage à Samuel Paty, assassiné et décapité le 16 octobre 2020. Il y aura un an demain. Vous consacrez à ce professeur d'histoire-géographie de Conflans-Saint-Honorin, de nombreuses pages dans ce livre. Il y a un chapitre intitulé « Qui a tué Samuel Paty ? ». Vous posez cette question à un commissaire de police et il a une réponse qui est assez extraordinaire parce qu'en quelques mots, elle résume tout.
Oui, c'est la réponse, je crois, qui est la plus sensée aujourd'hui. Ce commissaire de police dit que c'est le refus d'être ce que nous sommes.
Le refus de ce que nous sommes. Évidemment, dans ce chapitre, vous dénoncez le terroriste tchétchène qui a tué Samuel Paty, les personnes qui l'auraient alerté, si je puis dire, je mets des guillemets alertés, ceux qui l'ont aidé. Et vous tapez fort également sur les politiques de tous bords, c'est-à-dire aussi bien la droite que la gauche. Vous avez le sentiment que soit on ne regarde pas, soit on est complice, soit effectivement on tourne un peu la tête.
Oui, dans les quartiers, il y a eu du clientélisme à droite comme à gauche. On le sait, en particulier dans les Yvelines et des deux côtés de l'échiquier politique.
Oui, vous écrivez, je retrouve la page, c'est page 211. Vous parlez de la droite clientélise, vous parlez de la gauche morte, de ses lâchetés, de ses alliés d'extrême-gauche, islamo-gauchistes. Vous parlez de l'extrême-droite nationaliste qui ajoute un peu plus de bêtises, sans oublier la République en marche qui a fermé les yeux pendant quatre ans. Vous avez en fait le sentiment dans ce livre d'avoir été, d'être vous qui défendez, quand je dis vous, c'est l'ensemble des enseignants qui défendez ce que nous sommes, qui défendez les principes de la laïcité, d'avoir été abandonnés aussi bien par le ministère de l'Éducation nationale, par le rectorat que par les politiques.
Pour ce qui me concerne, quand un maire vient tracter à l'intérieur d'un établissement scolaire, semble-t-il au mépris de la loi républicaine, quelle est la réponse du ministre ?
Le maire de Trappes qui, effectivement, propose des tracts dans l'école, ce qui est complètement interdit, sans qu'il y ait véritablement sanction.
Des tracts politiques. Il s'agit de me mettre une cible dans le dos, de me traiter de menteur, de dire que je stigmatise les élèves, que je nuis à leur avenir. C'est tout de même des accusations assez graves. Et quelle est la réponse du ministre ? Un simple communiqué, quatre jours plus tard.
Vous avez quand même le soutien, on va le dire, et vous le citez d'ailleurs, vous l'a cité à plusieurs reprises Valérie Pécresse, mais aussi Manuel Valls, qui ont témoigné assez vite d'une certaine sympathie pour vous. Il faut dire que vous avez publié, à la mort de Samuel Paty, une lettre chez nos confrères de l'Obs pour dénoncer ce qui se passe à Trappes, c'est-à-dire cette montée du radicalisme, cette tension à l'intérieur même de l'école entre les garçons et les filles que vous observez. Et c'est là où ça bascule, si je puis dire.
Oui, après la publication de cette lettre aux enseignants, qui s'adressait d'abord aux enseignants pour rappeler la vocation et la mission, notre mission, qui est d'instruire et de préparer des individus libres et des citoyens. Après cette lettre, Trappes était en ébullition et ça m'a valu une protection policière, ou plus exactement une escorte. J'étais escorté, mes entrées et mes sorties de l'établissement étaient escortées par quatre policiers. Vous êtes toujours sous protection policière ? Je ne réponds plus à ces questions parce que ma sécurité en dépend, oui.
Ce qui est intéressant, c'est la façon dont certains de vos élèves prennent cette lettre que vous publiez, donc lettre aux enseignants. Alors, pas tous les élèves, il ne faut pas généraliser non plus parce qu'il y a des élèves qui comprennent tout à fait votre position, qui la défendent. Mais il y a cette phrase d'une jeune fille qui dit « Monsieur, pourquoi avoir écrit un article contre nous ? »
Oui, alors c'est ce « nous » qui est tout à fait étrange. « Nous », comme si déjà on avait un « nous » exclusif, « nous » contre vous. Et il m'a fallu beaucoup de patience et de volonté aussi pour expliquer mon positionnement à ces élèves, c'est-à-dire leur dire que j'étais ici leur professeur, que je n'étais pas là pour faire de la politique en classe, que je ne pouvais donc pas répondre à ces accusations. et je les ai invités à réfléchir avec d'autres collègues ou en dehors du cadre du cours.
Vous avez enseigné pendant 20 ans, pardonnez-moi, à Trappes. Donc vous avez vu quand même l'évolution des choses. Vous dénoncez, je vous cite, une situation schizophrénique chez vos élèves.
Oui, parce que d'une part, ils sont dans une forme d'imprégnation idéologique islamiste, dans une pratique identitaire de leur religion. Et puis d'autre part, ils font l'expérience en classe de la liberté, de la liberté de penser. Et pour eux, ce n'est pas toujours très facile de s'y retrouver. De façon générale, ça s'est bien passé. Moi, pour ma part, les premières années à Trappes ont été peut-être les plus belles années de ma carrière. Simplement, j'ai vu qu'à partir de 2015, une situation se dégradait très fortement, année après année, des comportements de duplicité de la part de certains élèves qui refusent même l'apprentissage de la philosophie.
Oui, il y a une dégradation, vous dites, dans les rapports entre les garçons et les filles. Ça, vous l'avez observé au fil des années.
Oui, alors dans certaines classes, ça peut aller très loin, des moqueries constantes qui font que les filles n'osent plus prendre la parole.
Vous avez, pendant des années, essayé de travailler sur cette question de la laïcité, sur le respect des autres. Vous avez travaillé d'une façon assez originale avec beaucoup de pièces de théâtre. Vous avez emmené vos élèves dans différentes pièces de théâtre. Là, on voit d'ailleurs dans votre livre qu'avec Trappes et la municipalité, c'est compliqué d'organiser des pièces, de voir des films. Mais il y avait ce travail de votre part pendant des années. Est-ce que vous avez le sentiment qu'il a quand même porté ses fruits ?
Oui, en partie. Je pense que l'art, parce que par l'art, on aborde finalement la singularité de l'être humain. par l'art, on peut en effet ouvrir les élèves à une réflexion sur l'homme et les sortir de leurs préjugés idéologiques.
Il y avait des pièces très ciblées justement sur des départs pour la Syrie ou pour l'Irak. La réaction de vos élèves ?
Elle a été bonne dans l'ensemble. Elle a été très très bonne. J'ai été agréablement surpris. C'est pourquoi je pense que l'art devrait être remis au centre dans l'enseignement de façon générale. Vous considérez comme un lanceur d'alerte Didier Le Maire ? Oui, j'ai lancé l'alerte bien avant 2020. Ma première alerte publique, c'est une lettre avec Jean-Pierre Aubin que j'adresse au président de la République en 2018. Qui est l'auteur d'un rapport en 2004 justement
qui dénonçait déjà cette montée de la radicalité dans l'école.
Oui, un rapport qui a été enterré par François Fillon à l'époque qui était ministre de l'Éducation nationale puis par tous les autres ministres qui n'ont pas voulu prendre en compte ce constat lucide de la réalité de notre pays et qui donnait déjà... qui anticipait sur ce qui allait se passer. C'est ça qui est remarquable dans son rapport. Il montre comment des contre-sociétés sont en train de se mettre en place en France. On est en 2004. Il est vrai qu'en 2000, il y a déjà la publication des territoires de la République. mais il anticipe sur les effets. Oui.
L'être d'un hussard de la République, je le rappelle, c'est le titre de ce livre. Il y a la question aujourd'hui, Didier Lemaire, de la façon dont on peut enseigner en classe. On a écouté un reportage dans le journal de 8 heures sur la difficulté des professeurs qui ont tendance à s'auto-censurer parce qu'ils ont peur, tout simplement. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Parce qu'il faut du courage, comme l'a fait Samuel Paty aujourd'hui. C'est ça qui est dingue, c'est que pour défendre la laïcité aujourd'hui en France, il faut du courage. Et on voit ces professeurs qui s'auto-censurent, on peut presque les comprendre.
Il ne s'agit pas de remettre cette responsabilité aux professeurs. C'est à l'institution de protéger les professeurs. Or, l'institution ne le fait pas. Elle ne l'a pas fait avec Samuel Paty, et c'est ça qui est d'ailleurs terrible dans cet assassinat. Elle ne l'a pas fait, elle ne l'a pas soutenu. Au contraire, elle a estimé qu'il avait agi avec maladresse. Elle lui reproche une erreur. Pas de vagues, surtout pas de vagues. Pas de vagues, oui. C'est ça en fait. Oui, c'est la théorie des accommodements raisonnables, finalement, avec la laïcité. On met sur le même plan la parole de l'enseignant et la parole des islamistes ou des parents.
Aujourd'hui, il y aura un, demain je crois, c'est un square en face de la Sorbonne qui portera le nom de Samuel Paty. Il faudrait qu'il y ait, me disait Richard Malka, qui était à votre place, l'avocat de Charlie Edou, il y a deux jours, il me défaut qu'il y ait 150 écoles qui s'appellent Samuel Paty.
D'abord, le collège du Bois d'Aulne devrait être rebaptisé Samuel Paty. Ensuite, il devrait y avoir au moins un collège par académie en France qui porte son nom. Ce serait vraiment le minimum symbolique aujourd'hui.
Dans votre livre, vous montrez comment des jeunes, il y a ce jeune, jean, basket, qui rêve finalement d'avoir de l'argent un petit peu facilement et qui devient, qui est aujourd'hui un prédicateur. C'est-à-dire la façon dont certaines personnes ont basculé.
Oui, c'était en 2005, au moment des émeutes à Trappes. C'est un jeune homme qu'on voit sur face, il est interviewé par une journaliste néerlandaise, face aux autocars qui ont brûlé, une cinquantaine d'autocars qui ont brûlé. Et oui, c'est un homme de gauche qui dit il faut plus d'argent dans le territoire, la situation se dégrade. Et quelques années plus tard, c'est un prédicateur salafiste qui envoie d'ailleurs en Arabie Saoudite, tous les deux mois, une quarantaine de jeunes.
Il y a cette phrase d'Emmanuel Macron qu'on a réécoutée dans le journal Imprévisible, ils ne passeront pas pour parler, lorsqu'il rend hommage à Samuel Paty, sauf que vous le dites, ils sont déjà passés, ils sont déjà là.
Oui, c'est terrible, cette phrase est vraiment terrible. C'est une négation même de la réalité.
Didier Le Maire, j'aimerais juste qu'on finisse sur... Je l'ai appris dans votre livre. Alors évidemment, on attend une enquête sur ce fait bien précis. Un enseignant serait passé devant le cadavre de Samuel Paty alors que le terroriste était en train de le décapiter. Et cet enseignant ne se serait pas arrêté et aurait continué sa route jusqu'à sa maison de campagne puisqu'on était le vendredi des vacances de la Toussaint. Vous demandez qu'une enquête soit menée ?
Oui, c'est un fait qui m'a été rapporté par une personne que j'estime digne de confiance, qui a des responsabilités assez importantes, qui ne veut pas parler. Et je constate qu'il y a une omerta autour de ce fait. Il me semble que c'est mon devoir de le rapporter, d'abord parce qu'il s'agit d'un délit, délit de non-assistance à personne en danger. Et je souhaiterais effectivement qu'une information judiciaire soit ouverte pour que la vérité soit faite.
Didier Lemaire, lettre d'un hussard de la République avant qu'il ne soit trop tard. Et c'est édité chez Robert Laffont. Merci d'avoir été ce matin mon invité. Il est 8h28. Dans un instant, Charles Bonner pour l'essentiel de l'actualité. Vous écoutez Radio Classique. Avec la gestion Carmignac, donnez un temps d'avance à votre épouse.
Merci d'avoir regardé cette vidéo ! Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Didier Lemaire