Intervention au forum Cyberdéfense et Stratégie 2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:28Locuteur 1Fait
« la red team du ministère des armées qui a un scénario dont je vous recommande la lecture ça s'appelle chronique d'une bonne culture l annonce hier la red team c'est cette équipe de prospective au sein du ministère des armées elle essaye d'imaginer ce que serait un monde où tout le monde serait dans une bulle informationnel »
- 11:23Locuteur 1Fait
« si vous prenez par exemple une chaîne comme rt auch et à today regardez un peu son son contenu éditorial elle va pas finalement sans s'attaquer frontalement aux institutions françaises mais l'objectif derrière on le sait bien l'objectif c'est semer le doute »
- 12:53Locuteur 1Fait
« nos compétiteurs stratégiques en matière de lutte informationnel ils ont des fois pas forcément comme objectif de convaincre d'une vérité alternative mais il essaie plutôt de semer le doute ou là où la confusion »
- 15:02Locuteur 1Fait
« le premier point en tant que parlementaire pour agir sur le champ informationnel c'est bien entendu veillez à par la loi s'il le faut mettre en place un écosystème qui permettent un avantage à celui qui donne qui diffuse la vérité »
- 15:45Locuteur 1Fait
« on doit également prendre des dispositions de nature législative pour protéger nos démocraties et notamment en période électorale »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
échanger avec le monde militaire le monde du ministère des armées nous avons eu des chercheurs des industriels des experts des ingénieurs nous avons eu bref beaucoup de profils qui s'intéresse évidemment qui travaillent et qui suivent ces sujets et nous terminons donc cet après midi avec la présence de la représentation nationale qui étaient importantes évidemment d'être à nos côtés en la personne du député monsieur thomas gacilly cher thomas je vous invite à nous rejoindre pour nous parler un petit peu de la vision que vous avez de cette thématique de l' influence numérique dans le monde des armées mais pas uniquement puisque vous travaillez vous suivez ces sujets vous avez conduit des rapports aux évidemment au sein de
l'assemblée un qui est toujours en cours la mission parlementaire sur la résilience et donc effectivement cette thématique vient on imagine s'inviter dans les échanges que vous avez eue dans les conclusions que vous remettrez prochainement quid donc de cette influence numérique vu par le monde de la représentation nationale monsieur le député je vous laisse vous installez je vous laisse la scène très bien merci beaucoup pour cet pour cette invitation mesdames et messieurs invitation que j'ai appris ce week end et donc je vais essayer de faire au mieux à partir des quelques notes que j'ai glané dans le dans le tgv en venant vous voir puisque ce matin je joue vrai je n'intervenais la conférence
inaugurale de la fabrique défense à à lyon qui comme vous savez bien ce à sa deuxième édition alors je trouve que le sujet que vous abordez aujourd'hui les particulièrement passionnant est à la croisée de deux beaucoup de monde c'est presque un sujet sociétal on pourrait dire et je crois qu'il fait l'objet de d'une attention toute particulière en ce moment au niveau national bien entendu vous avez entendu parler vous avez dû je suppose en parler aujourd'hui le lancement de vigie nul pour détecter on va dire des mouvements suspects sur le sur la toile des faits que nous donc services rattachés au web et dsn et qui monte en puissance en dans la mise en place rapide a été motivée par le référendum en nouvelle calédonie par les élections en allemagne par les élections qui
arrivent en tout cas tout un contexte qui être propice à des déstabilisations vous avez peut-être parler aujourd'hui également de la commission bronner qui a été mis en place par le président de la république gérald bronner je vous invite d'ailleurs à lire certains de ses écrits parce que je pense qu'il reprenne beaucoup d'informations vous avez aujourd'hui évoqués notamment vous avez un livre comme apocalypse cognitive vous avez la démocratie des crédules c'est un sociologue qui essaient gérald bronner de décrypter finalement l'ensemble des billets cognitive de ce qui se passe dans le cerveau de chacun pour essayer de comprendre que comment se propage défectueuse notamment et puis fin octobre la stratégie de lutte alors informatique d' influence fois que je me
trompe c'est des el2 y parle annoncé par france par les ministes désarmés et donc on est sur un domaine qui bougeait et c'est dans ce contexte que je vois mon intervention j'ai pas la prétention de dire que des choses choses justes mais je me jette à l'eau pour faire progresser le le débat je pense que on a tous conscience également que ce sujet au delà d'être d'actualité il est extrêmement important de traiter maintenant puisque au delà d'un enfant l'influencent dans nos sociétés on voit également aujourd'hui concrètement d influence sur le champ des opérations on pourrait en citer tellement mais pour prendre un exemple récent les difficultés qu'à eues par enfin convoi logistique au sel à rejoindre la base de gao d'ailleurs je serai à partir
de jeudi à bamako pourquoi parce que les personnes des populations qui étaient traversés étaient persuadés que ce qu'on voit des de la force barkan contenait des armes à destination des terroristes et donc on doit tous s'interroger collectivement sur comment tout ça a pu se passer qui est derrière est bien entendu comment rétablir la vérité car cette lutte informationnel devient une condition sine qua none du bon fonctionnement des des opérations et vous savez on se pose la même question au niveau politique par exemple depuis quelques années on travaille sur le pouvoir d'achat quand on interroge nos concitoyens nous disent nous on n'a pas l'impression de que notre pouvoir d'achat augmenter donc il faut pas simplement qu'on réfléchisse depuis nos bureaux en disant nous on est
sûr d'avoir tout fait bien ce qui compte finalement celle ressentie j'allais dire client pour reprendre un terme de l'entreprise soit parce que ce sont des citoyens soit parce que ce sont des populations qu'on essaie d'aider quand on intervient en opérations extérieures et donc même si on est sûr de bien faire ce ressenti est extrêmement important et je le dis d'autant plus que et j'ai pu parfois mais il ya déjà quand j'en avais parlé avec la communauté militaire il ya un certain temps une certaine gêne au début d'intervenir sur ces sujets de lutte informationnel déjà parce que on a le sentiment de faire correctement le job donc pourquoi honda se justifier et puis parce que je pense que quand on est militaire il ya quelque chose qui est extrêmement
important c'est la maîtrise des effets le fait de taper au bon endroit et quand on parle de lutte informationnel quand on envoie une information la viralité des réseaux fait que n'est pas forcément en mesure de déterminer très précisément l'impact qui va être l'impact de cette opération et puis par nature les militaires je pense aussi très sensibles au fait de nager en opérations extérieures et quand on agit dans le champ informationnel dans le champ cyber malheureusement en tout cas c'est un état de fait l'information est lui aussi bien par des cibles qu'on veut atteindre que par des concitoyens ce qui appuie historiquement entraîner des réticences mais je pense qu'aujourd'hui avec le la stratégie du ministère des armées les choses sont dites et chacun
peut avancer sereinement alors peut-être je dispose de combien de temps de 10 minutes un peu plus le je vais pas prendre le temps que vous parce que je veux pas non plus trop abuser de votre temps même simplement je vais essayer de tenir en une vingtaine de minutes le premier point qui est important je pense en introduction si finalement ce débat est ce que ces stratégies informationnel c'est quelque chose de nouveau ou pas moi j'ai plutôt l'impression que la stratégie informationnel on en parle depuis depuis que la guerre existe quasiment mais leur actualité récente reviens à mon sens du fait de plusieurs raisons la première c'est la viralité extrême des réseaux sociaux qui fait que avec peu d'argent finalement aujourd'hui on peut rapidement envoyé deux de
fausses informations et je pense que ce n'est qu'un début je sais pas si vous avez parlé aujourd'hui de la red team du ministère des armées qui a un scénario dont je vous recommande la lecture ça s'appelle chronique d'une bonne culture l annonce hier la red team c'est cette équipe de prospective au sein du ministère des armées elle essaye d'imaginer ce que serait un monde où tout le monde serait dans une bulle informationnel ce qu'ils appellent les sexes faire et ils disent que dans un tel contexte des opérations militaires deviennent complètement impossible a amené puisque les gens ne savent plus qui qu'est ce qui est vrai qu est ce qui est faux chacun il n'y a plus de réel partage et d'une certaine manière dont je vous concède si ce n'est pas encore fait de lire ce c'est une petite vidéo
sur youtube qui doit prendre deux ou trois minutes vous tapez chronique d'une bonne culture elle annoncé et finalement ça montre un monde où la lutte enfin où l'information ne serait plus partagés entre tout le monde un paroxysme j'allais dire de désinformation d'une d'une certaine manière et donc d'une part on a cette montée en puissance des réseaux très pratique pour l'attaquant puisque c'est pas cher c'est fulgurant succès c'est très difficile d'identifier le primo diffuseurs et bien entendu les forces étatiques sont pas tout à fait le jeu à la même enseigne puisque elles doivent respecter bien entendu des des règles importantes et puis pourquoi ça se développe aussi que l'on puisse que je pense qu'on peut tous se reconnaître qu'il ya une certaine crise de confiance
de nos démocraties qui dévalue parfois la parole publique jusqu'à même relativiser la notion de vérité donc depuis toujours on fait de la guerre informationnelle mais effectivement elle prend un nouvel essor et dont on autant plus avec le contexte qu'on connaît tous des des menaces hybride je pense que vous avez abondamment parlé aujourd'hui aujourd'hui on est bien loin du champ cinétique uniquement la compétition permanente entre les nations s'exerce sur plusieurs niveaux bien entendu le chant militaire le champ économique l'espace informationnel le cyberespace l'espace extra-atmosphérique etc etc et la guerre qui a eu ou en ukraine en est un bon exemple finalement ceux de 2 comment l'ensemble de ses espaces
pouvaient être mobilisées et donc tout ça a conduit notre chef d'état major des armées a donné cet objectif de gagner la guerre avant la guerre qui ce qui n'exclut pas d'ailleurs de disposer de moyens pour faire la guerre ainsi jamais n'advient mais qui n'est pas un concept totalement nouveau puisque déjà seung-soo disait le plus grand général et celui qui envoie ses troupes après avoir gagné la bataille où on peut également citer les chefs d'état-major vu ce gars assis meuf qui disait les ressources de l'information sont tellement puissantes qu'il est plus nécessaire il n'est plus nécessaire d'envahir d'envahir un pays pour le privé de sa souveraineté donc voilà en tout cas pour ma part je n'ai pas la prétention de vous apporter une parole d'expert mais simplement de
vous donner le regard d'un parlementaire qui est un peu travaillé sur ces questions du numérique je pense que le rôle des parlementaires pour qu'on soit utile c'est déjà par rapport à la vision du monde qu'on a au capteur qu'on peut avoir d'alerté et d'avoir ce rôle d' alerte quand on constate que quelque chose se passe pour ma part par exemple je suis président du groupe d'amitié avec la république centrafricaine et c'est vrai que j'ai été aux premières loges quand j'ai vu la stratégie d' influence russe qui s'est déployée sur place qui était à la fois sous l'angle sécuritaire avec des mercenaires qui ont été envoyés pour la formation des troupes centrafricaine des conseillers sécurité auprès de la présidence de l'action même sur le champ opérationnel une offensive sur le plan
économique l'accaparation des mines ou de certaines ressources du pays et puis les choses en matière informationnel tout bête des bd des bandes dessinées pour les enfants ont montré que les russes étaient des gens super gentil l'organisation du concours miss centrafrique avec miss russie qui venait dans un stade un monument aux morts pour les russes la langue russe développée à l'université donc finalement tout une action multidimensionnelle pour être dans ce dans cette danse est guère d'influencé je pense que la centrafrique reste un un très bon exemple et on voit à quel point une fois que cette stratégie s'est posé sur un pays et responsables politiques locaux ont sont d'une certaine manière de plus en plus prisonnier et ont du mal à sortir de cet étau et donc premier point qu'on peut
avoir des parlementaires c'est ce rôle d' alerte et aujourd'hui nous sommes instruits par l'expérience et dont il faut qu'on soit particulièrement attentifs à ce qui se passe sur d'autres théâtres d'opération ou des stratégies similaires pour être mené sur la manière dont ce soit organisé nos travaux à la commission à titre personnel je pense que je vais pas m'appesantir là dessus parce que déjà on a pris un peu de retard par rapport à la stratégie annoncée par le par l'exécutif et toute la plupart de nos travaux et en public donc ceux qui veulent se renseigner peuvent le faire sur le site de l'assemblée nationale simplement un point que j'aimerais partager avec vous c'est que nos compétiteurs stratégiques en matière de lutte informationnel ils ont des fois pas forcément comme
objectif de convaincre d'une vérité alternative mais il essaie plutôt de semer le doute ou là où la confusion si vous prenez par exemple une chaîne comme rt auch et à today regardez un peu son son contenu éditorial elle va pas finalement sans s'attaquer frontalement aux institutions françaises mais l'objectif derrière on le sait bien l'objectif c'est semer le doute ces deux entre le entre les modèles autoritaire les modèles démocratiques c'est de souffler sur les braises de mettre en avant à chaque fois ce qui ne va pas mais de le faire de manière relativement subtil pour pas dépasser la la ligne rouge alors le point sur lequel j'aimerais vraiment me concentrer c'est finalement comment on peut agir
pour le chant informationnel est ce que je vous dis c'est la parole du député ghazi ousseni la parole de la commission de la défense ni bien entendu la parole de l'exécutif ou ou du gouvernement le premier point en tant que parlementaire pour agir sur le champ informationnel c'est bien entendu veillez à par la loi s'il le faut mettre en place un écosystème qui permettent un avantage à celui qui donne qui diffuse la vérité donc veiller à tout ce qui peut permettre la diffusion de ces vérités l'écosystème de de la presse le respect de la protection des lanceurs d'alert la réglementation s'il le faut des plateformes en ligne pour que leurs algorithmes soit soit transparent transparent pardon et qu'on
les réguler si nécessaire pour vraiment que que la vérité émerge si on avait un écosystème favorable il y aurait même pas besoin de faire la lutte informationnel l'écosystème le ferai le fret où seul le deuxième point qui me paraît extrêmement important effectivement mélanie vous avez cité la mission résilience qui en cours et on s'est aperçu à quel point les attaques et enfin informationnel pouvait être un problème pour la résilience nationale est donc bien entendu on doit également prendre des dispositions de nature législative pour protéger nos démocraties et notamment en période électorale puisque bien entendu un compétiteur stratégiques pourrait avoir comme idée de hacker notre démocratie
d'intervenir en tout cas sur le cours normal de des élections comme ça c'est déjà pratiqué de nombreuses fois et puis il ya le volet éducationnel qui est très important là je crois qu'on peut regarder du côté des scandinaves sur la manière dont ils intègrent dans leurs programmes d'instruction nationale ou l'éducation nationale l'ensemble des éléments qui permettent d' aiguiser l'esprit critique des le des plus jeune âge de montrer aux enfants qu'à chaque fois l'information il faut là la recouper et peut-être qu'en france au delà de ce qu'on peut faire à l'échelle de l'éducation nationale on aurait peut-être des dispositions utiles à intégrer dans le cadre du service national universel voiture de toucher l'ensemble d'une génération qu'elle soit passer par le privé par le public ou par
l'instruction en famille donc voilà ça c'est sûr cadre global mais pour en revenir au sujet plus particulièrement de la guerre informationnelle déjà vous dire que les parlementaires sont une interface pour échanger avec les opérationnels les militaires notamment aux tous ceux qui réfléchissent à ce sujet là et donc ils ont chacun des parcours particulier certains sont d'anciens chefs d'entreprise avocats journalistes donc n'hésitez pas à les mobiliser des fois si vous souhaitez échanger avec eux en plus c'est gratuit et je pense qu ils vous répondront toujours positivement pour réfléchir avec vous sur ces sujets là et pour ma part si j'avais un conseil en matière de guerre informationnelle le premier serait déjà de systématiser
l'intégration de cette réflexion dans le cadre d'une opération qui est qui est menée là on parle d'une opération militaire systématiser la réflexion ça veut dire pas systématiquement avoir une action en matière de l'information mais en tout cas se poser la question de savoir ce qu'on veut dire quelles sont nos cibles et s'est ensuite bien entendu il est extrêmement important d'avoir le bon message au travers d'une approche pluridisciplinaire il faut s'entourer de gens qui pensent pas comme comme soit par exemple nous fait une une petite interrogation parce que je suis un député de la majorité donc quand je m'interroge je m'inclus dans le temps entre ceux qui ont pu prendre ces décisions on a appelé l'opération des forces spéciales au sol
l'opération takouba takouba ça veut dire sabres en tamachek on peut se demander si pour réunir et fédérer autour de cette opération il était le plus pertinent de prendre un mot de la langue touareg quand on connaît les rivalités qui peuvent exister sur place voilà c'est ce genre de jeu vous dis ça c'est pas du un retour opérationnel à celui-là c'est que quand je vais au bali certains me disent ça me disait ah les français vous avez bien réfléchi avant de deux d'avoir votre nom d'opération parce que nous ça nous éveille d'autres d'autres éléments quand on quand on entend ce mot là enfin je pense que dans le message il faut être réaliste réalise dans la promesse client finalement s'ils
notent quand j'étais chef d'entreprise je disais souvent un mes collaborateurs parce que quand on est chef d'entreprise on cherche la satisfaction de ses clients que la satisfaction client c'est souvent la différence entre la cale en la qualité attendue et la qualité réalisées donc si on en mesure de produire ça faut pas vendre ça faut vendre ça pour que quand on livre le produit n'est pas de delta et donc je pense que dans nos opérations il faut qu'on soit extrêmement réaliste et humble dans les effets qu'on souhaite obtenir et jeudi avant tout d'un point de vue politique est-ce qu'on va éradiquer le terrorisme au sahel non faut peut-être qu'on ait des objectifs qui soient en phase avec ce qu'on est en mesure de faire pour pas qu'ils aient des phénomènes déceptif par la suite va
je vous parle tout à fait librement en fonction de mon ressenti ensuite une fois qu'on a le bon message la bonne stratégie bien entendu il faut choisir le bon émetteurs de l'information le bon message et qui n'est pas forcément soi même on a souvent le réflexe de vouloir porter soi-même l'information mais il est parfois tout aussi efficace de demander un un tiers ou d'entretenir un écosystème pour porter 7,7 cette information et puis même si c'est déjà un peu tard il faut savoir être très réactif physique c'est un peu tard parce que tout à l'heure je dirais qu'il faut être proactif des fois on peut se laisser dépasser et donc je pense qu'il faut savoir être très réactif et peut-être qu'aujourd'hui vous avez abordé les questions de gouvernance et d'organisation pour intervenir
rapidement aujourd'hui je pense que les armées sont extrêmement réactive quand et des attaques de nature cinétique ya le cpc oki en mesure de déclencher et contre mesures d alerte enfin ce que ce que vous voulez est ce que ça existe d'un point de vue offert un groupe opérationnel sur l'information pour être en mesure rapidement de prendre des décisions et d'agir quand par exemple une une force fausse information exige je pose la question je ne je ne je ne le sais pas et puis parmi les questions que j'aurais bien aimé poser si j'avais été là parmi vous aujourd'hui c est ce qu on se donne les moyens également de répondre sur les réseaux sociaux notamment quand par exemple la force et attaque et on peut facilement regarder sur twitter sur les réseaux sociaux
quand l'homme au barca n'apparaît est ce qu'on se dit mentionne est ce que ça fait partie de notre ambition c'est une question de dire on essaye de répondre à chaque fois ce qui nécessite effectivement d'avoir des bras et des doigts surtout pour répondre sur sur un clavier donc en tout cas ça faisait partie des éléments que je voulais vous citez et puis pour terminer et pas être trop long je voulais faire part peut-être de quelques écueils à éviter quelques risques qu'on peut avoir en matière de lutte un format d'informatique d'influencé voilà jeu on va y arriver je pense que il faut voir là l2i je veux dire comme ça comme ça je suis sûr de pas trop et ne pas me tromper comme un nouvel outil qu'on peut actionner
mais souvent je dis souvent à des collègues à force d'avoir un gros marteau ont fini par voir des clous partout et donc il faut à la fois avoir le gros outils mais pas se dire que systématiquement on va l'utiliser c'est bien d'avoir cet outil mais il faut bien réfléchir à chaque fois si on utilise ou pas je pense que la l2 y telle que je la vois c'est avant tout déjà ce qu'on pourrait dire établira si elles sont tactique établir déjà tout ce qui se passe en matière informationnel quels sont les messages qu'elles sont les les émetteurs les intentionnalité des uns et des autres et une fille née ce qui compte c'est de produire l'effet voulu pas forcément sur le champ numérique la l2 il peut permettre de le faire on peut utiliser x autre moyen je suis député du
rhône j'ai la chance dans leur antre d'avoir le si les iae j'ai pas si vous en avez parlé aujourd'hui mais le sait il ya eu à tous les moyens toute la panoplie qu'il faut pour pour produire des messages de différents canaux on peut utiliser la presse on peut faire de la distribution de papier on peut faire des radios etc etc donc même à une attaque informationnel il faut pas forcément répondre par le canal informationnel je pense que c'est l'objet de vie gym de détecter tout ça ensuite on a x moyens de répondre soit par la formatio neil soit par le volet diplomatique se faisant passer des messages par d'autres manières et donc la l2 hisser un outil mais qu'il faut pas forcément actionné en a chaque fois il faut pas avoir ce réflexe la deuxième écueil à éviter selon moi
la perte d'humilité on peut avoir parfois puisque si on commence à se dire qu'on peut maîtriser totalement l'information et qu'on peut agir surtout on peut se dire on peut peut-être face à une perte de militer et je pense que si je vous parlais en tant que chef d'entreprise on a beau avoir le meilleur service marketing si on n'a pas le bon produit on pourra peut-être un peu corriger des choses un temps mais ça ne marchera que que temporairement et donc il faut c'est pas parce qu'on a une super l2i que ça nous exonère bien entendu de la réflexion de ce qu'on propose de base par exemple pour ma part je suis plutôt partisan d' intervention assez assez courtes en opération extérieure parce que je suis assez convaincu que quand vous intervenez vous passer pendant un
an ou deux pour des libérateurs et que quand vous restez sur un théâtre au bout de 6 7 ans vous finissez toujours par avoir un regard différent de la part des populations vous avez libéré et on ne pourrait pas leur reprocher aux populations qu'on essaye d'aider puisque c'est juste la manière dont nous on a vu les américains sur notre propre territoire quand ils sont venus nous libérer souvenons nous dans les années après guerre il nous a pas fallu beaucoup de temps pour dire c'est peut-être le temps de deux rentrées de rentrer chez vous et donc que je veux dire c'est que même si on a une super l2i il faut quand même s'interroger sur les et sur les sujets sont sur notre produit est notre notre promesse vise à vider des personnes qu'on aime qu'on m'aide
qu'on aime et qu'on aide et est toujours se dire que nos cibles elles n'ont pas forcément un esprit critique super développer et que même si elles ont un esprit critique super développer c'est peut-être même pas suffisant parce qu'il ya des biais cognitif tellement important on le voit bien y compris dans nos démocraties mais notamment vous avez peut-être parler aujourd'hui du biais de confirmation quand vous pensez quelque chose si jamais on vous dit la même chose tout de suite vous vous foncez sur cet esprit là parce que pour vous c'est plus confortable que le messager vous dit ça si vous êtes une population au sahel et qu'au fond de vous vous pensez que barkan aident les terroristes il suffit que quelqu'un vous vous affichez d'information pour tout de suite vous
vous ruer sur feu sur 7 sur cette information et donc c'est très très dur de lutte et de lutter contre ça et puis deux derniers points là on a parlé de je vous avais parlé je suppose aujourd'hui de la l2 y du ministère des armées puisqu'elle concerne les opérations mais je pense qu'il faut vraiment réfléchir ce point l'échelle interministériel de même que la défense d'ailleurs lors d'honneur de 1959 la défense nationale c'est l'ensemble des ministères la défense avait pas qu'aux militaires et les sanitaires et les économies qu'elle est et les culturelle et donc la question je me pose en tant que parlementaire c'est comment on construit une stratégie de l'information elle à l'échelle interministérielle à l'échelle de l'état bien entendu qui ne repose pas que sur
les militaires puisque politiquement on a parfois le défaut de croire que l'outil militaire va permettre de répondre à tous alors qu' il faut bien entendu qu'on s'interroge à l'échelle interministériel et c'est l'esprit vraiment de de l'ordonance de 1959 enfin aujourd'hui vous avez parlé je crois d'un flux ans vous avez parlé de guerre de l'information finalement l'influencent c'est un résultat qui va beaucoup plus loin que la guerre d'information la guerre d'information ne s'embête il est juste un sous-ensemble pour atteindre un objectif d' influence mais l'influencé également du soft power des normes juridiques des contacts humains le monde des affaires discutaient par amp récemment avec le directeur d'un
qui travaillent dans l'industrie cinématographique qui me disait maintenant les chinois si dans le film il ya un chinois qui est méchant il diffuse pas le film en chine ils ont tous gagné ce qui fait que progressivement il ya plus de chinois méchant dans les films ils ont réussi au travers de leurs commandes et leurs critères de pour faire diffuser un film en chine a progressivement influencer les producteurs pour atteindre leurs objectifs leur objectif d'influencer donc l'influencé 1 c'est un objectif qui est beaucoup beaucoup plus large que la que la guerre informationnelle et je me pose vraiment la question de cette stratégie intégrée d'influencé puissance qu'on peut avoir à l'échelle de l'état beaucoup plus qu'on peut enfin au qui
englobe bien entendu celle du ministère désarmé mais je ne peux pas le temps bien entendu de traiter ce point ce jour donc voilà en tout cas je vois là les éléments que voulez vous vous indiquer de manière très très libre est quasiment en réfléchissant avec vous je pense que cette question la guerre informationnelle c'est un monde vraiment qui est vivant c'est vraiment qu'ils aient évolué et je trouve que l'intérêt de la période qu'on vit actuellement c'est que finalement on se jette à l'eau on va peut-être faire des fds et des erreurs parfois on va peut-être faire des choses qu'on va regretter mais en tout cas on va progresser et j'espère qu'on va développer un écosystème qu'on va relever l'enjeu ressources humaines qu on aura sans doute des enjeux techniques on aura sans doute un
équilibre à trouver entre ce qu'on fait à l'échelle du ministère des armées ce qu'on peut externaliser on aura peut-être une doctrine qui va évoluer au fur et à mesure qu'on agit mais voilà en tout cas l'intérêt de la période c'est qu'on se jette à l'eau et on avance et donc c'est parce cette parole optimiste que je voudrais remercier les organisateurs 2 ce forum qui je suis sûr apportera une contribution très utile à la réflexion de chacun et je vous dis à tous une très bonne guerre informationnelle
merci beaucoup monsieur le député d'être venu d'avoir pris le temps au saut du train de venir partager vos réflexions sur ce sujet si complexe
Thomas Gassilloud