"Aucun candidat ne parlait des jeunes avant les mouvements lycéens" (Charlotte Urien-Tomaka)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:06Fait
« Aucun responsable politique ne savait vraiment ce qui se passait dans les lycées. »
- 8:01Fait
« On appuie sur un bouton et les profs arrivent. »
Temps de parole
- ?100 %
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Christelle Bertrand, on voit bien hein ces manifestations sur le climat, il y a beaucoup de jeunes. Euh nous, on l'a remarqué sur le terrain. Euh c'est contrairement à d'autres manifestations plus pouvoir d'achat, retraite évidemment euh là les la jeunesse essaie de se faire entendre et pour autant on a on a quand même le sentiment, on a vu le budget hein, le climat n'est pas à l'honneur contrairement peut-être à ce que disent les membres du gouvernement. Ça n'est pas un vecteur de campagne. Ce n'est pas un vecteur dans le discours. C'est pas la première fois que la jeunesse se manifeste se manifeste se mobilise pour le climat. Il y a eu ces grandes manifestations avant le Covid, grandes manifestations de jeunesse partout en Europe pour le climat et ce
qui avait donné lieu à la convention citoyenne pour le climat qui a accouché de de ce qu'on sait. Emmanuel Macron dans toutes ces campagnes a toujours dit "La jeunesse est prioritaire, le climat est prioritaire, l'éducation est prioritaire et lorsque ça se convertit en acte, c'est vrai qu'on fait plutôt la réforme des retraites et on investit plutôt dans le ministère de la défense. Donc cette jeunesse qui a écouté qui qui a peut-être écouté ce président jeune aussi qui se présentait comme quelqu'un de différent aujourd'hui fait le constat que les budgets prioritaires sont les budgets de la défense et que le grand combat du président de la République ça a été la réforme des retraites. Donc évidemment que cette jeunesse où désabusés n'ira pas voter ou se tourne
vers d'autres partis et les deux parties et association peut-être aussi pardon et les associations. Oui oui oui c'est ça c'est qu'il y a une partie de la jeunesse qui ne croit plus dans la politique et l'autre qui se dit allons voter pour quelqu'un d'autre qui met en effet le climat en avant et là c'est clairement Jean-Luc Mélenchon qui a le programme le plus étauffé en matière d'environnement. Oui Gos Jean-Luc Mélenchon a sisi de ce de ce de ce thème très rapidement tout en faisant son met à coup pas en disant bah finalement j'avais pas vu, j'avais pas bien compris et maintenant je suis plus en phase avec fait cette jeunesse aussi. Oui. Alors, il a il a pris le drapeau de l'écologie depuis un depuis déjà le premier quinquena d'Emmanuel Macron dès je me souviens qu'à l'époque
il avait fait un méakoupa sur le sur le climat et sur son implication. Mais ce qui ce qui fait qu'aujourd'hui vous avez une ministre de la transition écologique Monique Barbu dans le gouvernement Lecnu qui dit elle-même que le programme le plus abouti Christelle Ampar le programme le plus abouti sur en matière d'écologie c'est celui de Jean-Luc Mélenchon. Alors avec après un un desarbitrage économique à faire budgétaire, c'est qu'il s'agit pas juste de brandir la révolution verte sans avoir les moyens de la faire et une acceptabilité sociale derrière aussi sur ce qui me frappe moi dans le mouvement lycéen en ce moment, c'est le décalage de certaines paroles. Valérie PCR était sur ce plateau dimanche dernier dans le grand enjeu et elle disait "Oui, bah on a fait des ba vitrées dans certains
lycées exposé sud pour faire rentrer la lumière. Bah l'hiver c'est bien, il fait bon comme ça sans voir que euh aujourd'hui c'est une impasse architectural mais il y a 10 ans on le considérait peut-être pas. On se disait on met des b vitrées plein sud parce que comme ça l'hiver on ça chauffe le bâtiment. Sauf qu'aujourd'hui c'est une hérésie les choses vont très vite. Voulez dire le décalage entre les propositions des politiques et et c'est très fréquent c'estàd que chassel naturel il revient en galot. Eddard Philippe a dû se s'autocorriger très violemment parce que la première appréciation qu'il avait du mouvement social, c'était "Oh, la cantine c'est pas très bon, il y paraît. Oh, les jeunes vont travailler de 8h à 18h en cours." Oh, les pauvres. Il avait ce
réflexe là et il a complètement sujet, on l'a presque entendu. Non non non, il est sur le pouvoir d'achat, des classes moyennes qui galère, qui peuvent pas faire d'enfants, la dénatalité, trouver un moyen fiscalement pour les inciter à avoir un enfant puis deux et être aidés dans dans dans leur vie au début de leur vie active. On n'est pas sur le le le primat du critère écologique. Évidemment, on a le sentiment que tous les politiques disent la jeunesse prioritaire comme un espèce de mantra. Même Édouard Philippe a fait son discours euh au début de l'été porte de la chapelle en disant la jeunesse c'est notre avenir, faut les enfants. C'est c'est important. Mais en fait quand on décline les propositions derrière, on voit rien de particulier adressé à la
jeunesse et on se rend compte avec cette crise des lycées que aucun responsable politique ne savait vraiment ce qui se passait dans les lycées. C'est-à-dire que les horaires les fameux venir en cas au sein du gouvernement. Personne ne l'a vu venir d'ailleurs au sein du gouvernement. Et euh et quand euh on entendait parler de ces ces slogans 8, c'est trop. Au départ, tout le monde s'en est moqué jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'en fait travailler en effet de 8h à 18h, c'est problématique, même dans une entreprise euh c'est limite. Mais euh mais surtout que ces emplois du temps étaient la conséquence de la réforme de Jean-Michel Blanca qui a rajouté des spécialités un peu partout et qui fait des emplois du temps gruyère. Et là, on commence à se dire mais que maintenant après 15 jours de
manifestation, ah bah oui, en effet, ils ont raison. On découvre dans quel état sont les bâtiments. Alors, on l'a un peu vu cet été avec la canicule, mais on le découvre aujourd'hui avec on nous raconte des rats, des asticos dans les assiettes de cantine. Enfin, on tombe nous, on tombe des nu mais nous ne sommes pas responsables politiques et on a l'impression que les responsables politiques eux aussi et par cour. Mais j'allais dire c'était presque la partie un peu émergée de l'iceberg parcours parce que tout le monde entendait que c'était compliqué, que c'était angoissant mais tout le reste on le découvre aujourd'hui et les politiques semblent le découvrir. Donc est-ce qu'il y a vraiment un intérêt pour la jeunesse ou est-ce que c'est un slogan qui fait
bien dans les discours de campagne et au fond les politiques regardent d'ailleurs. Je mettrai une nuance sur personne n'a vu venir parce qu'on découvre au fil des jours qu'Edouard Jeffrey, lui avait eu des capteurs dès la fin septembre euh que euh Sébastien Lecnu pendant la visite du pape lui-même était alerté de ce qui se passait dans le Val de Marne à Créteille du lycée de Besançon aussi euh ou mais il l'interprétait pas comme un mouvement national. C'est pas ça, c'est que la stratégie a été on met tout sur le dos de la bordélisation LFI. Et en fait, c'est là l'erreur de départ, c'est d'avoir dit c'est la faute de LFI qui manipule les jeunes, point barre, c'est tout. Sans aller chercher plus loin l'existence d'un malaise, de vraies cause de malaise et ça veut dire quand
même qu'Edouard Jeffrey n'a pas vu l'état dans lequel étaient les bâtimes. Enfin, il l'a vu parce qu'il y politisé tout en stratégie frontale avec insuffisant. Ce qui est étonnant, Christelle, c'est de voir aussi que la réponse d'Edouard Gra pour sur les 3000 postes manquants, c'est que tout à coup, comme d'un coup de baguette magique, tout se résout. C'est-à-dire que comme si finalement on avait mis sous le tapis cette problématique en se disant "Bon, ça va passer et puis là on se dit bah ça passe pas." Donc on trouve une solution. C'est-à-dire que on a vu hein dans nous dans la rue avec nos reporters que les lycéens étaient un peu sidérés de voir que si vite la solution a été trouvé alors que euh ça aurait pu être fait dès le début de l'année. Donc cette ce il y
a manque d'anticipation selon eux et aussi effectivement manque de considération selon eux de leurs problématiques. Mais si on rembobine ce ce blocage des lycées, qu'on retourne au début de de la crise, il y a quand même quelque chose d'assez inquiétant, c'est que le gouvernement, vous l'avez dit, n'a rien vu venir, n'était pas préparé alors qu'ils ont été alertés ou alors ils n'ont pas voulu voir a choisi une stratégie de repost pour étouffer en disant c'est LFI qui manipule. Point. Oui, bien sûr. Mais saf que ça ne fonctionne pas dans l'opinion. Et d'ailleurs, on a vu cette semaine quand même que Sébastien Lecnu a été obligé de monter au front euh mis face à la réalité. Il a été poussé par le chef de l'État à prendre la parole. Sébastien Lec n'avait pas pris la parole depuis
plusieurs mois, depuis avant l'été, je crois. Là, il a été contraint de le faire et il ne s'est même presque pas adressé à la jeunesse qui était quand même assez d'ailleurs, les blocages n'ont pas baissé. Euh le gouvernement aujourd'hui table sur l'arrivée des vacances scolaires la semaine prochaine pour que le mouvement lycéen se calme. Sébastien Lecorn s'est adressé au français au reste de l'électorat sur la question des carburants, du pouvoir d'achat et cetera. Il a fait des annonces en matière de déblocage des stocks stratégiques, mais pas du tout d'annonces sur les lycéens. Le lendemain, il a été obligé d'envoyer son ministre de l'éducation nationale au front dans un grand journal de 20h pour faire des annonces. Et donc voilà, vous l'avez dit, 3000 profs qui sortent d'on
ne sait pas où, qui n'étaient pas affectés en raison d'un logiciel. On appuie sur un bouton et les profs arrivent. C'est vrai que cette justification pour la communication de crise du gouvernement passe très mal. On appuie sur un bouton, les profs arrivent. Mais ça règle pas du tout le problème pour autant. C'est 3000 remplaçants qui tombent du ciel. un petit peu comme ça et ça surprend tout le monde, notamment les les lycéens. Mais je peux vous dire que les revendications des lycéens, c'est toujours les mêmes. C'est-à-dire qu'il y a pas de suppression de poste d'enseignant dans le prochain budget. Le gouvernement s'y est pas du tout engagé et il y en a 1600, je crois. Il y en a 1600. Donc vous imaginez, vous en mettez 3000 comme ça qui tombent du ciel mais vous en supprimez 1600 de
l'autre côté. Donc il y a un gros problème. La suppression de parcours suplamée par les étudiants. C'est même pas c'est même pas évoqué par le gouvernement pour le moment parcours en train de mettre sur ils demandent une enveloppe de 10 milliards d'euros. et les lycéens sont très clairs en disant si on obtient pas ces 10 milliards d'euros, on ne on on narrêtera pas le mouvement. Moi, je suis pas sûr que les les vacances scolaires, cette stratégie du gouvernement de dire "O là là, ça va s'essouffler pendant les 15 jours de la Toussin, des vacances de la Toussin, va fonctionner." On a vu des mouvements reprendre après les vacances scolaires et je pense que s'il y a pas d'annonce, ça sera repris. La seule annonce où il avait un peu lâché du l'estard Gefra,
c'était vous savez sur cette inscription rendue payante pour les BTS et les classes prépa non boursés. C'est la seule chose et encore ça ça concerne pas tant de ça concerne pas forcément grandement et puis et puis pardon est-ce que quelqu'un sait qui sont ces 3000 prof ? Enfin c'est une vraie question. C'estàd que si c'est 3000 profs de sport, alors c'est super hein de faire du sport mais ça va pas résoudre le problème. Les proviseurs s'en inquiètent d'ailleurs petit mot très rapide, on a un problème en France lié quand même au jacobinisme, c'està-dire tout est centralisé à Paris. Le le disait tout à l'heure, les compétences pour les lycées, c'est les régions. Mais seulement sur le bâtis scolaire, sur les rénovations, sur la construction, mais tout le reste, les recteurs d'académie,
vou qui prennent les décisions, c'est centralisé à Paris. Alors, vous avez des des rectorats en région bien évidemment, mais tout passe par Paris. Quand vous regardez l'Espagne, l'Allemagne et même l'Italie, en fait vous avez une régionalisation. En même temps, l'Espagne c'est des fédéralités fédéralistes. Oui. Et donc ça permet en fait de déployer des professeurs manquants au au plus proche de de la problématique, de pouvoir réagir régionalement et bien sûr et donc d'avoir un professeur finalement et aussi l'autre différence c'est que vous avez aussi en Espagne par exemple un professeur par exemple de mathématiques qui peut aussi donner un cours de français. Ils savent en fait donner des cours et en ayant des compétences différentes. Demander un prof de français euh et c'est son droit
évidemment de de le refuser de donner un cours de français parce que le prof de français est absent. Il dira forcément non. Alors qu'en Espagne, c'est pas le cas. par exemple. Alors, attendez, hop, allez-y. Quand on quand on regarde quand même aussi le ce problème d'anticipation, apparemment ce qui a aussi surpris dans les absences de prof et ce qui a participé au fait qu'il y ait pas de prof devant les élèves, en tout cas moins cette année, c'est l'allongement du congé de de naissance pour le les papas et les mamans d'un mois. Et donc l'éducation nationale n'a pas du tout préparé, ce qui quand même est assez lunaire parce que il il devrait avoir anticipé ce problème. Et alors dans la dans les inquiétudes justement des lycéens mais aussi des étudiants, vous avez compris que les
facultés étaient rentrées aussi dans la danse et bien il y a l'inquiétude sur le son avenir, l'inquiétude de l'avenir professionnel, l'avenir personnel, l'avenir du monde. C'est très clair chez les jeunes. Regardez, 84 % sont convaincus qu'ils auront du mal à trouver un emploi stable en France. 79 % ont déjà envisagé de construire leur vie à l'étranger, c'est-à-dire de quitter la France et 78 % considèrent que les responsables politiques actuels préparent mal leur avenir. Alors, c'est vrai que quand on regarde la situation de certains étudiants, d'une grande partie des ces étudiants, euh il y a de la pauvreté, il y a de la paupérisation, ils ont le sentiment qu'il est de que leurs parents ne s'en sortent pas, que même ne s'en sortent pas. Nous sommes allés sur le terrain, nous avons
rencontré cet étudiant. Écoutez-le, c'est un sujet de Nabila Tabouré. Je dépense à peu près 200 € par mois entre les activités, des petits plaisirs comme par exemple le sport, euh les livres parce que voilà, je suis en licence d'histoire donc c'est plutôt important et la nourriture. La nourriture c'est un peu la partie la plus compliquée parce que quand parce que j'étudie à 1 heure de chez moi, j'ai pas le temps de retourner manger et cetera. Comme ses parents, le jeune homme bénéficie de la CMU, la couverture maladie universelle, les soins dentires, l'ORL ou encore le kiné. Pour soigner sa scoliose, chaque dépassement d'honoraire est un enfer. Faire une radio, aller voir un médecin, avoir des massages rien que le kiné par exemple avec des dépassements
d'honoraires entre 5 et 20 € par séance de kiné, quand le médecin m' dit d'en faire 12, bah ça revient très très cher aussi et ça je peux pas me le permettre. Christel Bertrand, on voit bien, c'est des jeunes qui sont inquiets pour eux-mêmes mais aussi pour leurs parents. En fait, on a l'impression que la baisse du pouvoir d'achat, la situation de crise actuelle leur paraît inextricable et surtout l'horizon reste sombre. Mais tout ça, on l'a beaucoup analysé pendant la crise du Covid. Déjà, on a dit que les jeunes sont les jeunes du Covid hein, c'est ce qui ét enfant pendant on a posé le problème de santé mentale des jeunes. On a dit que les services psychiatriques pour les jeunes étaient étaient plein et refusés du monde. On a mis en place même des ps
dans les dans les lycées. On a parlé du logement étudiant en disant que licité universitaire était mal adaptée, que les jeunes avaient du mal à se loger. On a parlé de ce pessimisme aussi qui faisait que les jeunes ne voulaient plus avoir d'enfants. Emmanuel Macron a parlé du réarmement démographique. On a parlé du pouvoir d'achat des jeunes. Tous ces sujets ont été évoqués à plusieurs reprises dans plusieurs campagnes et finalement ça n'aboutit à rien. Emmanuel Macron disait et Gabriel Atal reprend ce discours en disant bah faut instyler un un discours de d'optimisme. Donc je sais que Gabriel Atal hier voulait parler d'innovation, voulait parler de créativité. C'est ce qu'a fait
Emmanuel Macron aussi pendant une partie de son quinquena. Mais ça ne prend pas parce que derrière il y a de vrais problèmes matériels et les jeunes, mais c'est ce qu'on disait juste avant ce reportage, ne se sentent pas écoutés parce que on énonce des problèmes mais derrière rien n'est fait pour tenter de les résoudre. Et il y a Helg, quand je vois dans le sondage 78 % euh des 18 25 ans 29 ans considèrent que les responsables politiques actuel prépar avenir. C'est quand même un échec des politiques en général. La une sont trop vieux ces politiques. C'est quel est le problème ? La une du Parisien dimanche là c'est génération désenchantée. Et moi je me souviens de campagne en campagne notamment celle de François Hollande 2012, sa promesse c'était que la génération qui vient soit
vive mieux que la génération qui la précède qui est une crémaillère sociale tous les 20 ans que on ait l'impression d'aller mieux que nos parents. Et c'est la première fois depuis l'après-gerre que ce critère là a sauté en fait. Quel est le jeune aujourd'hui qui considère qu'il vivra mieux que ses parents ? Non, on voit bien les impasses impasses géopolitique avec la Russie aux portes de l'Europe en terme de guerre. Un passe Ia qui n'a qui aujourd'hui fait l'objet de réflexion mais est-ce qu'on va pas dans le mur en terme de de pour certaines professions col blanc notamment première révolution industrielle qui touche l'école blanc et pas les coles bleues. Le climat évidemment la dette qui est léguée et qui ne sera jamais résorbée sans un effort colossal. Vous mettez tout ça là,
vous mettez une classe, vous leur dites tout ça là, vous vous leur plombez la journée. Comment vous voulez vous dire ? Et c'est pour ça que vous avez ceux qui disent "Moi, je vais aller ailleurs, je vais essayer ailleurs à l'étranger de me développer autrement dans un pays qui fait confiance davantage à la jeunesse." C'est c'est très problématique. C'est ce discours là qui va manquer. Comment j'embarque une génération lui disant "Vous vivrez mieux que vos parents alors qu'elle n'y croit plus Alors écoutez cette jeune fille qui était interrogée justement pendant les manifestations étudiantes. C'est cool de donner de nous donner notre bac mais si c'est pour qu'on est pas d'étude ou qu'après nos études on nit pas de travail on s'en fout. On s'en fout effectivement il s ils s'en
fichent en fait eux ils veulent de l'avenir. Et est-ce que dans la campagne vous avez repéré justement des candidats à gauche comme à droite qui répondent à à cette jeunesse ? Absolument pas. Enfin en tout cas peut-être éventuellement un peu chez Jean-Luc Mélenchon. encore, c'était pas le le sujet premier ces dernières semaines sur cette campagne présidentielle, mais c'est vrai que aucun candidat n'en parlait. C'était le grand absent de cette campagne. Alors, on en est qu'au début, si je puis dire, de cette campagne électorale. Peut-être maintenant avec cette actualité lycéenne qui s'est invité dans le débat politique, vous pensez que ça va changer les choses. Je pense que la la campagne va prendre une autre tournure et qu'on va s'adresser un peu plus à la jeunesse qui
est quand même porteuse de de de vote éventuellement. Alors, on sait pas encore dans quelle proportion. Paradoxalement, c'est du MED qui est venu avant même les mouvements lycéens. Patrick Martin a fait un livre où il est très très inquiet sur la la société qu'on laisse euh au moins de 25 ans aujourd'hui, hein. Il a il a fait de son dernier livre le cœur de son propos et ça vient du MEDF qui s'inquiète aussi pour les les futurs travailleurs. C'est vrai que c'est assez étonnant que ça vienne de la part du MEDEF. Néanmoins, on a beau faire le constat, est-ce qu'on a des solutions aujourd'hui ? Non, on n pas de solution. Et c'est vrai quand on dit génération désenchanté, vous citiz la une parisien dimanche aujourd'hui, c'est vrai que l'avenir pour la jeunesse aujourd'hui,
il est complètement noir, si je puis dire. Est-ce qu' est-ce qu'il y a des portes de sortie ? Est-ce qu'il y a un peu d'espoir ? Non. crise climatique, pouvoir d'achat, la guerre aux portes de de la France et de l'Europe. Je veux dire, comment est-ce qu'un jeune peut se projeter aujourd'hui dans un marché du travail en plus en crise avec des études supérieures euh qui n'aboutissent pas forcément, qui conduisent au chômage ou en tout cas à des à des à des emplois assez mal rémunérés. Aujourd'hui, un jeune évidemment qu'il a envie de partir à l'étranger avec un optimisme qui sera plus développé qu'en France. Alors, écoutez justement Gabriel Atal hier, c'est le plus jeune de la campagne. Écoutez-le parler du travail des jeunes justement et de leur futur. Dans ce pacte pour la jeunesse, aucun
droit ne pourra aller sans devoirs. Premier devoir, celui de l'exigence et du travail. Dire aux jeunes qu'ils travailleront moins alors que notre pays travaille globalement moins que beaucoup de ses voisins, c'est un mensonge. Dire que l'on peut réussir sans effort, c'est un mensonge. Moi, je ne veux pas mentir à la jeunesse, je veux lui dire la vérité. Alors, à ne pas vouloir mentir à la jeunesse, est-ce qu'on lui donne de l'espoir et une ligne est-ce que ça les aide à se projeter ? Non, mais c'est surtout qu'il y a pas de proposition concrète. Enfin, moi j'ai j'ai écouté l'ensemble de Il y a un pact. Mais ça veut dire quoi un pacte ? Moi aussi, je peux vous dire donner un pact pour les agriculteurs, pour qui vous voulez, mais un pact générationnel ou impact pour la
jeunesse, c'est des éléments de langage. En fait, c'est du macronisme. C'est du en même temps, c'est c'est l'héritier d'Emmanuel Macron qui s'exprime. Moi, j'avais l'impression de voir Emmanuel Macron en fait hier, hein, même s'il essaie de s'en démarquer, problème pour lui, il était dans dans la ville à Lyon où tout est parti pour le pour le macronisme en 2016. Bon, ça c'est pour la parenthèse mais quelles sont les propositions concrètes ? Oui, il y a eu cette proposition sur le fait de donner davantage enfin d'augmenter les salaires pour les les enseignants en milieu de carrière. Il y a eu des propositions un petit peu concrète comme ça. Après, il explique pas comment il les finance, hein. Euh mais je pense que la jeunesse en a un petit peu ralbol d'entendre ce
type ce type de discours là très peu concret. Et moi, j'ai très peur par rapport à ce que vous disiez Charlotte, que que en fait la la jeunesse soit une crise parmi d'autres et que mettons que le mouvement malheureusement pour les lycéens, j'espère pas pour eux, s'essouffle après les vacances de la Toussin ou d'ici la fin de l'année, bah bien sûr, on est passé à autre chose sur la crise climatique. Une actualité, on chasse toujours une. Voilà, il fait un peu moins chaud. Là, ça va un petit peu mieux, même si je crois que la semaine prochaine les températures assez chaudes pour un mois d'octobre qui vont qui vont repartir à la hausse. Je suis pas journaliste météo, mais c'est ce que j'entends. Euh euh qui parle aujourd'hui de ce qui s'est passé en Gironde ? Qui parle
aujourd'hui de ce qui s'est On a presque oublié que il y a toute une région qui a été dévastée par des mégaf. Heureusement que vous en parlez. Bah oui. Non mais je veux dire donc c'est c'est pour prendre l'exemple que une crise en chasse une autre en effet et que moi j'ai bien peur que là la jeunesse on passe à un autre thème peut-être sur l'immigration dans un mois. Vous verrez parce que il y aura le gouvernement expert pour faire décélérer ce mouvement lycéen. Mais mais sauf que c'est mortifère comme stratégie. Votre regard. Bah moi je je rebondis sur ce que disait Yël et le livre de Patrick Martin. Si le MEDEF s'inquiète aujourd'hui de la jeunesse et de l'état de la jeunesse, c'est aussi parce qu'on a une jeunesse qui est en train de faire ses sessions
qui par exemple ne veut plus. Alors, je je globalise que tout le monde ne soit pas en train de se dire que les jeunes ne veulent plus travailler, mais on voit dans pas mal de secteurs des jeunes qui disent "Bah moi, je vais travailler un temps puis arrêter puis m'y remettre, j'ai plus envie de m'investir comme 40 ans dans la même boîte, ça paraît plus sacrifier sa vie, le rapport au patron, sacrifier sa vie au travail pour permettre une ascension sociale, c'est plus c'est plus leur sujet. On a une jeunesse qui fait ses sessions parce que elle vote de moins en moins. Là, les sondages que vous nous montriez montrent le contraire, mais est-ce que euh ça n'est pas temporaire ? On a une jeunesse qui est en train de se dire "Nous, on va se débrouiller toute
seule. Euh les politiques ne s'occupent plus de nous, les plus âgés ne s'occupent plus de nous. Donc on va se débrouiller seul et on va travailler quand on veut." Et ça c'est mortifère en effet. Paradoxel, c'est que ça veut dire aussi avec une peut-être c'est pas péjoratif dans ma dans ma bouche he mais une inculture économique de l'économie telle qu'elle fonctionne. C'estàd qu'aujourd'hui si vous dites le travail n'est plus la valeur absolue tacte mais dans ce cas-là ne vous attendez pas à financer un modèle social généreux et un état providence à la française. Ça n'est pas compatible. C'est ce que dit Gabriel Atal. Il faut travailler plus pas forcément en en nombre d'heures par semaine mais en nombre de gens qui travaillent.