Nicolas Dupont-Aignan, 1er à répondre aux automobilistes - Sud Radio - 40 millions
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:53OuverteRéponse directe
Est-ce que vous confirmez que vous allez revenir sur la privatisation des radars automatiques mobiles ?
- 3:11OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes prêts aujourd'hui à déclarer la fin de la guerre contre les automobilistes ?
- 4:28OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la multiplication des radars sur nos routes ?
- 5:55RelanceRéponse directe
Vous dites un sursis pendant 3 mois. Or, aujourd'hui, si je perds mon point, si je n'ai pas eu d'infraction dans les 6 mois qui suivent, je le récupère.
- 7:31OuverteRéponse directe
Ce sursis sur le point, ce n'est peut-être pas un premier pas d'expérimentation vers une responsabilisation ?
- 8:52OuverteRéponse directe
Proposition de supprimer le permis à points et de rétablir le permis à vie, avec un contrôle médical tous les deux ou trois ans.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:59Invité politiqueFait
« Je ne sais pas parce qu'il y a l'élection présidentielle. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Je pense qu'il faut arrêter la guerre sourde, secrète mais bien réelle des pouvoirs publics contre les automobilistes. »
- 2:25Invité politiqueFait
« David Cameron a prononcé cette phrase, il a déclaré la fin de la guerre aux automobilistes. C'était ces mots précisément. »
- 2:38InvitéFait
« Vous savez que je me batte là-dessus depuis des années, dix ans maintenant. »
- 4:40Invité politiqueFait
« L'Angleterre, qui est le numéro 1 de la sécurité routière, a mis en place une marge de tolérance en plus de cette marge technique. »
- 4:45Invité politiqueChiffre
« Et en plus, depuis 2011, ce même pays a désactivé 54% des radars fixes sur son territoire et donc figure dans le top 3 de la sécurité routière. »
- 4:56Invité politiqueFait
« La France est le seul pays d'Europe à retirer des points et à punir d'une amende les petits excès de vitesse entre 0 et 10 km heure. »
- 5:06InvitéPromesse
« Le sursis sur le point retiré en dessous de 10 km heure. »
- 5:11InvitéFait
« Vous avez par exemple dépassé de 6 km heure. Vous avez un point de retiré, mais il est en sursis. »
- 6:33InvitéChiffre
« C'est que vous avez des millions de gens qui conduisent sans permis, sans assurance. »
- 6:59InvitéFait
« Mais mettre les radars pour faire du fric, totalement inutile. »
- 7:09InvitéPromesse
« Il faut maintenant arrêter cette privatisation des radars. »
- 10:01InvitéPromesse
« Je veux rétablir un service national de 3 mois pour tous les jeunes filles et jeunes garçons de France. »
- 10:46InvitéChiffre
« 90% des pertes de permis sont liées à des pertes cumulées de 1 point. »
- 13:18InvitéFait
« C'est aberrant parce que ça défavorise les plus modestes. »
- 15:15Invité politiqueFait
« Cette étude disait que dans un cas d'accident sur deux, le mauvais état et l'entretien routier jouaient un rôle. »
- 16:05InvitéPromesse
« Je renationalise les autoroutes. »
- 18:17Invité politiquePromesse
« Je suis le seul aussi candidat à la présidentielle à dire très clairement que je ne verserai plus les 8 milliards d'excédents que la France verse à nos concurrents. »
Temps de parole
- Invité52 %
- Nicolas Dupont-Aignan18 %
- Présentateur13 %
- Auditeur6 %
- Auditeur 25 %
- ?4 %
- Invité 23 %
≈ 18,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, ça roule, 10h, 11h30. Laurence Perrault, Pierre Chasseret.
Et
nous sommes ensemble jusqu'à 11h30, juste après, vous savez que vous avez rendez-vous avec In Vino, l'émission des vins sur Sud Radio. Et puis, tout de suite, nous allons avoir le plaisir de vous donner la parole à vous aussi, 0826 300 300, si vous voulez poser des questions à notre invité. Car en l'honneur des 12 questions des automobilistes au candidat à
l
'élection présidentielle, Pierre, nous recevons Nicolas
Dupont-Aignan. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Pierre Chasseret.
Alors juste avant, effectivement, d'avoir vos réponses, puisque nous vous avez accepté de répondre à toutes nos questions concernant les usagers de la route, Nicolas Dupont-Aignan, un point sur le sujet en compagnie de Gaspard.
40 millions d'automobilistes, votre association Pierre ne cesse d'innover. Après avoir donné votre numéro de téléphone pour lutter contre la privatisation des radars, vous avez décidé de vous adresser directement au candidat à la présidentielle en janvier. Vous lanciez une enquête auprès des Français pour retenir les questions à leur poser. A 45 jours du premier tour, vous avez adressé à tous les candidats les 12 questions sollicitées par les Français afin de connaître leur position sur les sujets liés à l'automobiliste. Toutes les questions qui vous concernent le plus seront donc posées aux candidats. Fiscalité des carburants, multiplication des radars, fermeture des voies.
Ils devront répondre à toutes vos attentes en vous apportant des solutions précises et concrètes.
Et vous avez évidemment vous aussi la possibilité de rencontrer le premier invité qui a accepté pour le premier, un peu d'être le parrain de cette série d'interview, Nicolas Dupont-Aignan. 0,826 300 300. On parle bien évidemment jusqu'à 11h30 uniquement de ce qui concerne la route Pierre
puisque
c
'est
sa roule sur Sud Radio.
Exactement et je voulais vous dire merci Nicolas Dupont-Aignan, je vais commencer comme ça parce que vous avez été le premier candidat à la présidence de la République à m'appeler directement pour me dire en effet ce que tous les automobilistes considèrent comme scandaleux aujourd'hui, la privatisation des radars automatiques mobiles. Eh bien vous avez été le premier à dire que vous alliez revenir dessus. Est-ce que vous nous confirmez cela au micro de Sud Radio ce matin ?
Oui bien évidemment et ce que je voudrais dire c'est que je ne
sais
pas parce qu'il
y a
l'élection présidentielle. Vous connaissez mon combat, je l'ai mené à toutes les élections régionales, notamment en Ile-de-France. Je pense qu'il faut arrêter la guerre sourde, secrète mais bien réelle des pouvoirs publics contre les automobilistes. Eh
bien vous
parlez de cette guerre et ça c'est
important parce que vous savez que c'est les mots qu'a prononcé David Cameron en Angleterre en 2009. Je ne savais pas oui. Et voilà. David Cameron a prononcé cette phrase, il a déclaré la fin de la guerre aux automobilistes. C'était ces mots précisément.
Bah écoutez,
parce que c'est une guerre multiple, ça va de la privatisation des péages et du racket sur les autoroutes. Vous savez que je me batte là-dessus depuis des années, dix ans maintenant. C'est bien évidemment le racket fiscal, c'est ensuite les fermetures absurdes de voies sur berge à Paris. Maintenant les radars qui ne sont pas au bon endroit, parce que moi je ne suis pas au style quand il y
a
un endroit très dangereux.
J
'en ai mis un dans ma ville dont j'en sais quelque chose, il y
a
eu un mort et il a failli avoir une petite fille blessée à un endroit.
La ville de bière dans l'Essonne. Là ça se
justifie. Mais mettre les radars pour faire du fric, totalement inutile. Et je propose une mesure révolutionnaire, c'est mon sursis. Alors on va en parler.
Déjà avant tout du coup je vous pose cette question. C'était la première de notre questionnaire. Est-ce que vous êtes prêts aujourd'hui à déclarer la fin de la bière contre les
automobilistes ? Mais bien sûr,
ça fait des années que je le dis. Donc on
ne peut pas me suspecter de changer. Mais pourquoi vous utilisez le
mot guerre ? Est-ce que vous n'y allez pas un peu fort ?
Parce que tout est fait pour, j'allais dire un gros mot, embêter les automobilistes. Mais si c'était utile, le résultat de ces mesures, c'est beaucoup de temps perdu, de gâchis. C'est beaucoup d'argent perdu et c'est ensuite plus de pollution. Donc qu'on ne nous dise pas que c'est pour l'environnement. Ce n
'est
pas vrai. Ce n
'est
pas vrai. Et ce sont les plus modestes, ceux qui bossent, qui sont les plus pénalisés. Et je propose des mesures qui peuvent réconcilier l'automobile et l'environnement. Je ne suis pas... Vous voyez, on est toujours caricaturé. On a l'impression qu'on est des gros beaufs et qu'on veut polluer. Non. D'ailleurs, on n'est pas toujours utilisateur de l'automobile. Il n
'y
a pas d'un côté les méchants automobilistes et de l'autre les bons piétons. On est tous piétons, utilisateurs du bus, du métro, du RER et de
l
'automobile. Donc est-ce qu'on peut sortir de ce crivage stupide qui empoisonne la vie
des Français tout simplement au quotidien ? Alors il y a quelque chose qui empoisonne la vie des Français. C'est notamment cet objet qui est très décrié. Peut-être qu
'il
faut se poser des questions pour essayer de le rendre plus populaire. C'est possible. Les autres pays européens ont réussi à le rendre populaire. C'est le radar. Alors aujourd'hui, il existe une marge technique sur les vitesses constatées par les radars automatiques. L'Angleterre, qui
est
le numéro 1 de la sécurité routière, a mis en place une marge de tolérance en plus de cette marge technique. Et en plus, depuis 2011, ce même pays a désactivé 54% des radars fixes sur son territoire et donc figure dans le top 3 de la sécurité routière. Que pensez-vous de la multiplication des radars sur nos routes, sachant que la France est le seul pays d'Europe à retirer des points et à punir d'une amende les petits excès de vitesse entre 0 et 10 km heure ?
C'est pourquoi je propose une mesure très simple. Le sursis sur le point retiré en dessous de 10 km heure. C'est-à-dire, vous avez par exemple dépassé de 6 km heure. Vous avez un point de retiré, mais il est en sursis. C'est-à-dire qu
'il
n'est pas vraiment retiré. Et si vous n'avez pas d'infraction pendant 3 mois, on fait sauter le retrait de points. Alors, ça veut dire qu'on responsabilise, on dit attention, mais ça peut être par inadvertance. Si vous n
'en
refaites pas pendant les 3 mois, vous n'aurez pas de points à retirer. C'est une mesure qui permet d'être pédagogue sans taper sur tous les usagers qui, à un moment ou à un autre, peuvent avoir un excès de 3 km heure, de 6 km heure. Je trouve que
c
'est une mesure très intelligente. Je le dis pourquoi ? Parce qu'elle ne vient pas de moi. C'est un militant de mon parti qui m'a soufflé ça il y a 6 mois à Montauban. Et
je lui
dis, c'est génial,
on va le reprendre.
Excusez-moi de vous couper la parole
sur cette radio.
Vous dites un sursis pendant 3 mois. Or, aujourd'hui, si je perds mon point, si je n
'ai
pas eu d'infraction dans les 6 mois qui suivent, je le récupère.
Non, ce n
'est
pas la même chose. Non, ce n
'est pas la même chose.
C'est pour ça que je pose la question.
Si vous faites une
deuxième infraction dans les 6 mois, du coup, il part pour 3 ans ce point. Donc là,
ce n'est pas la même chose. C'est pour ça que je préférerais reposer la question que ce
soit
clair. C'est-à-dire
que
c
'est beaucoup plus simple. Ça responsabilise chacun et ça permet d'éviter ces retraits de permis liés à de toutes petites infractions, notamment sur les professionnels de la route, qui est un drame. Et il faut quand même s'interroger sur ce système de retrait de points débiles. C'est que vous avez des millions de gens qui conduisent sans permis, sans assurance. Vous avez des chauffards dangereux. Et ceux-là, on ne les tape jamais, si je
peux me permettre. 150
000 cas de non-assurés sur les
routes de France. Mais c'est
dramatique. Alors, l'État se trompe de priorité. Moi, je raconte toujours cette histoire. Il y avait un endroit dangereux dans ma ville. Je demande à l'État de mettre un radar à cet endroit dangereux. Ils viennent en grand aéropage avec le directeur de camion et du préfet. Et ils me mettent le radar sur le seul endroit pas dangereux de la ville.
Pour
faire du fric. Mais
comment on l'explique ? Donc j'ai bien compris,
c'est une affaire de fric. C'est tout. Tout le reste, c'est de la littérature.
Ils
n'en ont rien à faire. Donc, il faut maintenant arrêter cette privatisation des radars. Il faut arrêter, vous savez qu
'ils
sont privés d'ailleurs, les radars sur le bord des routes. C'est des entreprises qui font du fric avec ça. C'est l'État qui fait du fric avec ça. Rien pour la sécurité routière. La vraie sécurité routière, c'est d'être sévère avec les vrais chauffards, les dangers publics, ceux qui ne roulent sans assurance, ceux qui n'ont plus de permis depuis 15 ans, et puis de laisser vivre les automobilistes. Point. C'est du bon sens.
Est-ce que
ce sursis sur le point, ce n
'est
peut-être un premier pas d'expérimentation vers une responsabilisation et peut-être un test ?
S'il y a moins d'accidents malgré cette mesure, d
'ailleurs, on continue. Mais bien sûr. Il faut changer le système. Je suis le seul d'ailleurs à le proposer, je l'insiste là-dessus.
Pourquoi ? Parce que vous êtes un vrai passionné de la route et des gens qui l'empruntent
? Parce que vous pensez que c'est...
Je n
'ai
jamais compris comment on pouvait prendre des mesures stupides. Je n
'ai
jamais compris. Vous savez, c'est comme les voies sur berge pour les parisiens. Il y a plus de pollution. Mais enfin, c'est quand même dément. Et il n
'y
a personne sur les voies sur berge en plein hiver, à 5 heures de l'après-midi, en semaine. Bon.
Alors, on
va continuer d'en parler avec vous. Nicolas Dupont-Aignan, premier invité, candidat à la présidentielle avec le mouvement Debout la France. Et sur Sud Radio, ça roule. Et vous pouvez vous aussi poser vos questions et rencontrer Nicolas Dupont-Aignan. Sur ça roule jusqu'à 11h30 0826 300 300.
Et
Nicolas Dupont-Aignan, jusqu'à 11h30 ce matin dans sa roule sur Sud Radio, puisque votre association 40 millions d'automobilistes, Pierre, pose 12 questions des automobilistes aux candidats à l'élection présidentielle. Et on vous remercie de nouveau, Nicolas, d'avoir été le premier à nous dire oui. Alors, dans quelques instants, on retrouve Nicolas Dupont-Aignan. Place aux auditeurs également.
Oui, Nicolas Dupont-Aignan, le premier, sans doute, parce qu'il avait des choses à dire et qu'il n
'a
pas peur de répondre aussi aux automobilistes qui nous appellent sur Sud Radio.
0826 300 300, vous avez la parole.
Bonjour Janine. Oui, bonjour. Alors, moi, j'aurais une proposition à faire, une double proposition d'ailleurs, à M. Nicolas Dupont-Aignan.
C
'est premièrement de supprimer le permis à points et de rétablir le permis à vie, comme il était avant. Et par contre, d'obliger tous les automobilistes à passer un contrôle médical tous les deux ou trois ans pour vérifier s'ils sont aptes ou non à conduire. Ça, c'est ma première proposition. La deuxième,
c
'est de faire du permis de conduire de voiture, un diplôme d'État, et d'obliger tous les élèves qui sont en seconde à prendre des cours de code et des cours de conduite dans les lycées sur des simulateurs de conduite comme on fait pour les pilotes d'avion.
C'est une des questions de 40 millions d
'autoroutistes.
De leur donner un diplôme probatoire, et quand ils seront majeurs, qu'ils auront 18 ans, on les oblige à passer des heures de conduite réelles sur route et autoroute avant de leur donner le permis définitif.
Ce
qui coûterait peut-être moins cher que le prix du passage du permis de conduire qui est actuellement obligatoire pour travailler. Je ne parle pas ici évidemment des permis spécialisés, de poids lourd, etc. Mais le permis de base,
il
faut le faire passer dans les lycées.
Réponse de Nicolas Dupont-Aignan sur Sud Radio ce matin.
Alors
moi j'ai une autre idée mais qui est un peu pareille. De même esprit, je veux rétablir un service national de 3 mois pour tous les jeunes filles et jeunes garçons de France. Et dans ce service national, on leur permettra de passer le permis de conduire.
Ce
qui permettra à tous les jeunes français d'avoir une formation générale. Alors ça ne veut pas dire que les auto-écoles mourront puisqu'elles travailleront pour le service national.
On
trouvera un système. Mais ça veut dire que vous avez tout à fait raison madame. Le système d'aujourd'hui est complètement aberrant, coûteux et laisse passer vraiment beaucoup de problèmes. Alors sur le permis à vie, c'est une vraie question. C'est une vraie question.
Annuler le permis à point ?
Mais 90% des pertes de permis sont liées à des pertes cumulées de 1 point. Donc avec ma mesure, je vide quasiment le permis à point de sa substance sur les choses pas graves. Et je garde sur les choses graves. Parce
que je pense
que,
si vous
voulez madame, le début des points n'était pas idiot si c'était gardé pour les choses graves. Vous comprenez ? Donc je pense qu'il faut un compromis sur cette affaire. Déjà, faisons ma mesure et on verra ce que ça donne. Et je pense qu'à ce moment-là, on comprendra que vous n'avez pas tort.
Et merci Janine d'être intervenue sur Sud Radio. Vous pouvez faire comme Janine, 0826 300 300. On vous souhaite un bon week-end. Alors,
on parlait de formation et notamment du simulateur de conduite qu'on pourrait faire intervenir dans le cadre de la formation automobile. C'est vrai que le simulateur permet de réduire le nombre d'heures passées en auto-école. Est-ce que c'est une solution ? L'innovation, la technologie, les applications connectées,
est-ce que tout
ça ?
Bien sûr que c'est une solution énorme. Et il faut qu'on passe à la vitesse supérieure. Il faut aussi aider les auto-écoles d'une certaine manière. Ce sont des professionnels utiles. Moi, je ne veux pas les sacrifier. En revanche, je veux que chaque Française, chaque Français, ait la possibilité par le service national de le faire. Moi, je l'ai fait dans ma ville. Dans ma ville, j'offre la moitié du prix du permis de conduire en échange d'un travail d'intérêt général. Les jeunes qui le volent font 15 jours d'activité pour la mairie. C'est génial. Oui, ça marche très bien. J'ai à peu près 200 jeunes chaque année qui en profitent, la moitié des jeunes.
C'est-à-dire qu'ils sont aux espaces verts, ils sont à la jeunesse, ils sont dans tous les services municipaux. 15 jours, ça leur paye la moitié. Et j'ai négocié avec les auto-écoles du secteur un permis moins cher. Ce qui fait que les jeunes dans ma ville payent le permis quasiment rien s'ils ont envie de travailler parce que je ne donne jamais rien sans contrepartie.
Ça, c'est bien parce que c'est le don de l'effort.
Donnant, donnant.
Non, puis ce n
'est
pas que donnant,
donnant. Non, mais au sens noble, ils sont très contents. C'est ça, c'est savoir qu'on n'a
rien sans rien.
Exactement. C'est exactement ça. Et c'est
tellement simple. Vous savez, ce que je voudrais dire à ceux qui m'écoutent, un peu de bon sens, et on réglerait pas mal de problèmes dans
notre pays.
Oui,
question 6 de cette 12 questions des automobilistes au candidat à l'élection présidentielle qui nous permet de vous recevoir, Nicolas Dippon-Aignan sur Sud Radio, sur le diesel.
La
question numéro...
La question 6,
Laurence, on
l'a passée déjà.
Non,
la question 4, le diesel qui représente 65% des parcs automobiles français.
Oui. Aujourd'hui, d'un point de vue purement fiscalité, est-ce qu'on peut, par exemple, quand je vois la ville de Paris qui met des restrictions de circulation en disant aux gens, vous roulez pas ?
C'est aberrant parce que ça défavorise les plus modestes. Alors, on habite de plus en plus loin, on habite de plus en plus loin et on ne peut plus accéder. Et au nom de quoi ? Alors, je propose, attention, un plan dans mon programme présidentiel pour remplacer les 10 millions de véhicules les plus polluants avec un bonus fiscal supplémentaire qui permettra notamment aux gens qui ont moins de moyens d'accélérer le renouvellement de leur flotte.
Il faut d'abord
renouveler la flotte avant d'interdire de circuler. Est-ce que c'est une prime à l'achat du véhicule d'occasion plus récent ? Ça peut aussi valoir pour le véhicule d'occasion plus récent parce qu'on n'a pas toujours les moyens de se payer un véhicule propre. Et je vais vous dire, moi, à la mairie, on achète souvent des véhicules d'occasion récentes, ça coûte moins cher, et
puis des véhicules
électriques.
Ce
qui ne sont pas mauvais et qui marchent bien. Ah non,
mais
c'est très sympa, le véhicule électrique. Le problème, c'est son coût et
l'autonomie. Mais l
'autonomie va progresser à terme. De toute façon,
il
va y avoir des changements extraordinaires dans les années futures. Il faut accélérer la mutation, mais il ne
faut
pas interdire. C'est une mesure d'inégalité. Si vous n'avez pas les moyens, vous ne pouvez plus circuler sur autoroutes. Vous savez, je me bats. Vous avez vu l'étude monstrueuse. Si vous êtes d'une catégorie sociale défavorisée, vous avez plus de risques d'avoir un accident mortel sur des routes secondaires.
C'est une évidence.
Parce qu'aujourd'hui, les autoroutes sont réservées aux gens qui ont de l'argent.
Quand
j'ai les tronçons les plus chers, mais c'est du délire. Sans Artenay, 20,55 euros pour 137 kilomètres. Donc, qu
'est
-ce qui se passe ? On prend les nationales
ou les
départementales. Et les nationales sont mal entretenues. Les nationales qui sont maintenant des départementales sont mal entretenues. Question
numéro 11. C'est fou. Je suis trop bavard. On va en
parler. Il
y a une réalité, c
'est que le réseau routier français se dégrade. Point. C'est une réalité. Tout le monde le sait. La seule étude, Nicolas Dupont-Aignan, sérieuse, crédible, qui met un lien, un trait d'union entre sécurité routière et dégradation du réseau routier, elle date de 1995. On n'en a fait aucune depuis.
Mais
évidemment. Et cette étude disait que dans un cas d'accident sur deux, le mauvais état et l'entretien routier jouaient un rôle. Mais vous savez
pourquoi ils veulent pas qu
'il
y
ait
d'études ? Puisque tous les gouvernements, ça a commencé avec le gouvernement de droite, ça a continué avec la gauche. Là, ils viennent à nouveau de signer un accord pour favoriser ces entreprises de travaux publics qui sont propriétaires des autoroutes. Ils vont encore leur donner la capacité d'augmenter les tarifs en échange soi-disant d'investissements qui ne sont pas vraiment faits. Donc, vous avez des gouvernements depuis 20 ans qui sont dans la main des sociétés d'autoroutes et qui, bien évidemment, ne veulent pas montrer que le trafic se dévie vers les routes départementales
et qu'elles ne sont pas entretenues à la mesure. Est-ce qu'on pourrait imaginer, par exemple, dans votre programme, que dans la fiscalité carburant, qui est déjà très haute sur les Français, on attribue déjà sur ce qui existe, une part, à l'entretien
du réseau routier ? Oui, mais j'ai
mieux. Je renationalise les autoroutes. C'est une affaire hyper rentable. C'est sûr. C
'est
hyper rentable pour l'État. Ça sera amorti en 5 ans. Et au bout des 5 ans, une fois qu'on a remboursé leur achat des autoroutes, eh bien, on supprimera une part des péages sur les autoroutes amorties et on pourra affecter ce profit qu'actuellement ont les autoroutes privées, soit l'entretien des routes nationales, soit de nouvelles routes. On verra comment on gère ça.
Allez, il nous reste à peine 4 minutes avant de remercier Nicolas Dupont-Aignan d'être venu nous rejoindre sur Sud Radio pour Saroule. Bonjour Didier
!
Oui, bonjour. Laurence, pardon.
Oui, c
'est ça Didier. Très rapidement, votre question Didier.
Alors bon, écoutez, pour les autoroutes, c'est assez scandaleux. Donc, je dirais à la limite, il faut doubler les prix comme ça, il n
'y
aura plus que les certaines élites. Alors, on parle des gouvernements. Pour moi, ce ne sont pas des gouvernements, ce sont des portes-serviettes. En fait, il faudrait multiplier par 2, 3, 4 les parkings, c'est-à-dire détruire les vieux immeubles, les vieux marchands de sommeil, etc. Et faire rentrer l'argent, non pas chez Vinci et ses actionnaires qui se goinfrent et qui se moquent de loups midi, matin, soir. Et ça permettrait à engranger de l'argent dans les villes, maintenir les commerces au centre. Parce que là, on favorise les grandes surfaces qui font partie aussi de ces gens qui nous gouvernent.
Alors, Didier, excusez
-moi, comme on a parlé effectivement avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan de sa position par rapport aux autoroutes, est-ce que vous avez une autre question ?
Non, mais je pense avoir compris.
Il y a
des
choses qu'on voit aussi en Espagne, en Italie, ils ont des glissières. C'est l'Europe qui les a aidés. C'est-à
-dire,
on aide les pauvres à la belle Europe, là. Et nous, dans les montagnes, il y a des glissières. On n'a pas de glissières, etc. Les feux rouges ne sont pas synchronisés. Les dos d'âne et les ronds-points, il y en a 10 fois trop. Bien sûr, les ronds-points, ça amène des valises de billets. Enfin,
c
'est le BTP. Les valises de billets, les ronds-points sont surévaluées. Corruption et compagnie. Voilà.
Bon,
alors
Didier, je crois avoir compris un petit peu. Alors, sur les glissières, en effet, le niveau de sécurité qui est demandé par l'Europe est maintenu. Par exemple, en Italie, c
'est
vrai qu'en France, nos glissières de sécurité, les rails qu'on voit sur le côté des routes, ne sont pas toujours au niveau. Alors, moi, je suis
le seul aussi candidat à la présidentielle à dire très clairement que je ne verserai plus les 8 milliards d'excédents que la France verse à nos concurrents. Et je récupère cet argent, alors pas seulement pour des travaux, mais pour augmenter les petites retraites. Parce que c'est un scandale. On donne 8 milliards par an pour nourrir nos concurrents. C'est quand même délirant. Mais je reviens sur la voiture. Avec un peu de bon sens,
quantité
de mesure, et je réponds quasiment, je vais vous répondre sur les 12 questions. On a quand même
bien avancé.
Bien avancé. On peut changer la vie des automobilistes sans gêner les piétons et les usagers de bus et tout en protégeant l'environnement. Oui, c'est ça. Ce n
'est
pas incompatible. J'insiste là-dessus. Ce
n'est pas
incompatible. Je vous l'offre, Nicolas Dupont-Aignan. Je dis toujours un automobiliste, c
'est
un piéton qui n
'est
pas encore garé.
Exactement.
Très bonne celle-là.
Alors, il est 11h27. Il nous reste à peine 2 minutes. On a pratiquement évoqué toutes ces 12 questions, Pierre.
Je voudrais qu'on parle la dernière des politiques urbaines. Voilà. Qui pensez-vous, Nicolas Dupont-Aignan, de ces villes qui décident, comme à Paris, de fermer des voies de circulation régionales, les voies sur berge, sans aucune concertation ni offrir de solutions alternatives aux usagers ? Il
crée
les pires embouteillages. D'ailleurs, vous allez aujourd'hui dans toutes les grandes métropoles de province. C'est ingérable. Je n
'ai
que des embouteillages, donc de la pollution. J'avais proposé pour Paris une mesure simple. À la rigueur, j'avais dit, on interdit le week-end, les voies sur berge, pour que les gens se promènent le samedi et le dimanche. Oui. Et on le fait à partir du mois d'avril jusqu'au mois de novembre. Mais quel est l'intérêt, encore une fois, en plein hiver, de surcharger les quais, le boulevard Saint-Germain de pollution, les poussettes sont dans la pollution, des embouteillages, des millions d'heures de perdus, des millions d'heures de perdus pour rien. Rien. L'idéologie, le sectarisme.
Nicolas Dupont-Aignan, vous, président de la République, qu'est-ce que vous faites, la première mesure pour les 40 millions d'automobilistes ? Renocéanisation
des péages pour pouvoir les baisser, suppression des radars privés. Je mets fin à la privatisation, mais pas seulement embarquée. Oui, ceux
sur
les bords de route, il y en a ras-le-bol, mais enfin, c'est le retour du Moyen-Âge. Je rétablis l'État au service du peuple. Ce n
'est
pas la même chose, et notamment les automobilistes, je mets fin à la guerre. On signe la trêve et on réconcilie les automobilistes qui
sont des Français comme les autres. Alors Nicolas Dupont-Aignan, je ne
vous
laisse qu'un seconde, parce qu'on a eu la chance de vous avoir pendant presque 20 minutes à l'antenne de Sud Radio, mais je ne vous vois pas beaucoup dans les autres médias. C'est quoi ce délire ?
Eh bien, je dis aux Français, arrêtez de vous laisser manipuler par les sondages qui sont totalement truqués. Et quand je vois que TF1 refuse de m'inviter le 20 mars, parce qu'aujourd'hui, certaines chaînes ont choisi leur candidat. Et bientôt, vous savez, il n'y
aura
plus qu'un candidat
de
M. Macron, qui est conseillé par M. Minc, d'ailleurs le président des autoroutes, d'une société d'autoroutes. C'est-à-dire qu'on est dans un pays où quelques médias veulent décider qui sera candidat. C'est un scandale. Moi, j'ai mes signatures, on est très peu nombreux.
J'estime qu'on doit pouvoir participer.
Et
c'est bien dommage, parce que quand j'entends ça, j'ai envie que tous les Français soient au courant de votre programme pour les automobilistes.
Merci beaucoup Nicolas
Dupont-Aignan. Vous avez vu que Sud Radio, elle...
Nicolas Dupont-Aignan