« Mon objectif : ne jamais raisonner en augmentant les impôts. » | Édouard Philippe.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Tous. Bonjour Édouard Philippe, merci de nous accorder cet entretien exceptionnel sur BFM TV depuis Tourcoin ici même où vous avez participé aujourd'hui à la rentrée politique de de Gérald Armanin, le garde des saut qui vous a apporté son soutien il y a maintenant une dizaine de jours et tout à l'heure dans votre discours, vous avez expliqué que dans votre gouvernement ce sera avec des personnes qui ont l'habitude justement du commandement. Alors quelle place aura par exemple Gérald Darmanin dans cette campagne ?
Est-ce qu'il a les qualités pour être un bon premier ministre ? Oh là là ! Je je je vois votre enthousiasme, je le je je m'en félicite.
J'ai appris euh à ne jamais brûler les étapes. Euh j'ai insisté dans mon discours sur l'importance qu'il y avait, s'agissant des postes de responsabilité, à pouvoir disposer d'une expérience du commandement parce que les ministres, ce ne sont pas simplement des personnalités politiques, ce doit être des des patrons d'administration qui écoutent leurs directeurs, mais qui savent les commander, qui savent les motiver, qui savent en changer lorsque les choses ne vont pas. Euh donc euh voilà, j'ai j'ai insisté sur le fait que nous sommes dans une période où le l'expérience du commandement est utile euh et c'est ce que je veux réunir autour de moi.
Euh je je ne vais pas plus loin que ça. Il aura une place dans votre campagne, j'imagine. Je je j'ai considéré que compte tenu d'abord Gérald Armanin est membre du gouvernement et il est à sa tâche.
Aujourd'hui, nous sommes dimanche. Il a organisé cette réunion publique et je le remercie et j'étais très heureux de pouvoir y participer. Enfin, il est à sa tâche, il a beaucoup de beaucoup de travail.
J'ai j'ai indiqué parce que je crois que c'est vrai que l'élection présidentielle qui s'annonce va forcément impliquer une recomposition recomposition partisane probablement recomposition politique nécessaire pour qu'une majorité puisse se dégager après l'élection présidentielle compte tenu de son expérience compte tenu de ses qualités je pense qu'il aura un rôle central dans l'organisation de cette recomposition alors vous comme lui vous avez évoqué le fait que vous souhaitiez une immigration enfin une politique en matière d'immigration qui soit plus ferm très concrètement Est-ce que ça veut dire Édard Philippe que vous êtes favorable à un référendum sur l'immigration ? Oui ou non ? Vous vous parlez de référendum.
Référendum c'est pas une fin en soi. Ce qui compte c'est ce qu'on veut faire. Moi ce qui m'intéresse, c'est de dire que en effet on doit avoir une politique migratoire plus ferme au sens où elle doit permettre à la France de mieux maîtriser l'entrée et le séjour des étrangers qu'elle veut autoriser à rester ou qu'elle ne veut pas autoriser à rester.
Il y a un certain nombre de cas particulier. Je suis allé à Mayotte il y a une semaine pour dire que à Mayotte, il y avait une crise migratoire d'une intensité telle, d'une durée telle qui avait des des des conséquences tellement déstabilisantes pour le territoire maoré qu'il était impératif de fermer l'ensemble des vannes de l'immigration pour Mayotte. Je l'ai dit, je l'assume, je je crois vraiment qu'il faut le faire parce que la situation là-bas est devenue incontrôlable.
J'observe d'ailleurs monsieur Darray et je le dis parce que c'est intéressant que je ne suis pas le seul à dire ça. En Europe, la Pologne, h la Finlande, la Grèce, l'Italie dans des registres différents ont toutes indiqué et je crois qu'ils ont raison que lorsqu'une crise migratoire vient déstabiliser de façon exceptionnelle, nous devons pouvoir lever un certain nombre d'obligations qui pèent sur nous. Sur notre antenne, Jordan Bardella dit "Moi, je ferai un référendum sur l'immigration." C'est pas une bonne idée.
Non. Un référendum, ça permet d'adopter un texte. Ce qui est plus important, c'est de savoir ce qu'il y a dans le texte.
Voyez, c'est une façon d'adopter un texte. Moi, j'aime beaucoup les référendums, j'ai aucun problème sur les référend mais dire je fais un référendum, en fait, ça veut dire je faire adopter une loi. Bah ce qui compte, c'est ce qu'il y a dans la loi.
Bon et moi ce que je propose, c'est d'être beaucoup plus ferme s'agissant de Mayotte. Alors là, ça c'est vrai de d'interdire pendant la durée du quinquena qui commencera en mai prochain la possibilité de délivrer des titres de séjour quelle qu'en soit la raison à Mayotte ou d'instruire des demandes d'asile à Mayotte. Je propose aussi l'utilisation d'instruments qui existe aujourd'hui dans le droit communautaire parce que le le droit communautaire, l'Europe, la capacité de l'ensemble des États à agir en la matière est indispensable.
Il se trouve que l'Europe a décidé de la possibilité de créer des euh centres de retour dans des états tiers. Je propose que compte tenu de la crise maise, on installe le premier centre de retour dans un des pays de l'Afrique de l'Est. C'est ce que j'ai indiqué à Mayotte.
Ça pour Mayotte, est-ce que vous pourriez le faire pour le reste du territoire français ? Ces centres de retour, s'agissant du territoire national, la situation est différente de celle de Mayotte. Elle applique et elle appelle à mon avis une politique beaucoup plus ferme en matière migratoire mais elle est différente.
J'en donne deux exemples. Je ne veux pas interrompre la possibilité pour des étudiants étrangers de venir faire leurs études dans des établissements d'enseignement supérieur. Encore faut-il s'assurer que ils font effectivement leurs études, qu'ils disposent de suffisamment de moyens quand ils viennent s'installer étudier en France et que après leurs études, si nous ne voulons pas les garder pour des raisons professionnelles, ils rentrent chez eux.
Mais je pense qu'on va devoir continuer à délivrer des titres de séjour. De la même façon, nous allons continuer à devoir délivrer des titres de séjour en matière professionnelle parce qu'un certain nombre de compétences qui sont offertes et proposées par des étudiants pardon par des étrangers qui veulent s'installer en France me paraissent utiles pour le pays. Lorsque ce sont des médecins, des infirmiers, des aides soignants, des ingénieurs, lorsqu'il y a des compétences ou ou dans le monde agricole, nous devons les accepter.
En revanche, en revanche, je pense que pour le reste, nous devons être beaucoup plus fermes, y compris sur la façon dont est interprété euh les textes, dont sont interprétés, pardon, les textes en matière de regroupement familial. Je pense que en la matière, comme en matière de relation avec les pays d'origine, nous devons être infiniment plus fermes. Quit à engager un rapport de force avec certains États qui ne jouent pas le jeu.
Par exemple, bah j'ai indiqué que j'étais personnellement favorable à la dénonciation du traité de 1968 qui gère les conditions d'entrée et de séjour des ressortissants algériens en France. Paroupement familial, ça veut dire juste ça veut dire restreindre restreindre le regroupement familial. Je voudrais juste terminer.
Il s'agit pas de dire que nous sommes des adversaires ou des ennemis d'Algérie. Il s'agit pas de prendre une mesure qui serait euh euh motivé par une une haine ou une euh une adversité euh à l'égard de l'Algérie ou du peuple algérien. Il s'agit juste de constater que ce traité de 1968 qui est organisé sur l'idée que nous avons une relation particulière via l'histoire, c'est vrai, et de confiance est aujourd'hui appliqué par deux États qui sont dans une relation qui est extrêmement difficile.
Je ne vois pas pourquoi aujourd'hui les ressortissants [raclement de gorge] algériens qui voudraient rentrer en France seraient où il résidaiit seraient soumis à des conditions plus favorables que les autres étrangers. Je pense qu'on doit donc mettre un un instaurer une forme de bras de fer qui ne sera pas simplement française, il faut l'instaurer au niveau européen. J'insiste là-dessus.
Si vous voulez être plus ferme avec un état et qu'on est dans l'espace Schengen, c'est facile de contourner euh euh la France, de passer par l'Espagne, de passer par l'Italie et ensuite d'arriver en France. Donc c'est une politique européenne que je veux beaucoup plus ferme avec l'utilisation de tous les instruments qui sont aujourd'hui prévus par le droit communautaire. Vous évoquez aussi le fait qu'il faudra revoir un certain nombre d'aides sociales.
Est-ce que par exemple il faut revoir certaines aides sociales dont bénéficient les étrangers ? Faire en sorte qu'il n'en bénéficient qu'au bout d'un certain nombre d'années peut-être d'augmenter ce nombre d'années. Oui, c'est un c'est un exercice auquel on se livre assez régulièrement.
Quand j'étais premier ministre, on a regardé dans quelle mesure l'aide médicale d'État auquelle à laquelle pardon je suis attaché, vous ne la supprimerez pas. Non, je pense qu'il faut la conserver simplement. Il faut vérifier qu'elle ne donne lieu à aucun abus et qu'elle est bien maîtrisée.
Pourquoi est-ce que je ne la supprime pas ? Pour une raison assez simple. Un étranger en situation irrégulière qui se trouve en France et qui se trouverait devant un hôpital serait soigné.
Hm. Parce que les médecins, et c'est leur honneur, soigneront un ressortissant. Qu'ils soit en situation régulière ou irrégulière, ça me paraît évident et ça me paraît relevé de l'art logique.
Ça aura un coût, il faudra le prendre en charge. S'il n'y a pas d'aide médicale d'État, ce sera le déficit de l'hôpital. Ce sont deux caisses différentes.
Donc je préfère 1000 fois avoir une aide médicale contrôlée vérifier qui évite les abus, qui vérifie régulièrement qu'il n'y a pas de nouvelles filières qui se créent pour en bénéficier mais qui prévoit la possibilité parce que c'est l'intérêt général de ne pas laisser se développer des épidémies ou des questions de santé publique qui seraient trop critique. Est-ce que vous trouvez qu'il y a trop d'immigration légale en France ? Je en fait le sujet c'est que on confond tout en France.
On on confond l'immigration. illégal, l'immigration légale, les demandes d'asile, les demandes d'asile non instruites, les demandes d'asile rejetées. Bon, je pense qu'il y a trop d'étrangers en situation irrégulière en France.
Je pense qu'il est trop facile aujourd'hui, dès lors qu'on est en situation irrégulière, d'éviter le retour dans le pays dans lequel on devrait rentrer. Ça c'est un fait et je le constate à l'embolie d'un certain nombre de services publics notamment en Île-de-France, mais pas seulement, qui finissent finalement par fonctionner en étant presque submergé parfois par la question des des ressortissants étrangers en situation. Est-ce que vous seriez par exemple favorable Édouard Philippe à à la remise en place de ce qu'on appelle la double peine ?
C'estàd que des étrangers qui ont purgé leur peine en France ensuite soi renvoyés dans leur pays. Oui ou non ? Ah mais j'ai je n'ai personnellement jamais compris pourquoi elle avait été supprimée.
Elle a été supprimée il y a fort longtemps en en 2000. Je crois que c'était sous le gouvernement de de en tout cas sous la présidence de Nicolas Sarkozi. C'était un engagement qu'il avait pris.
Moi, je je considère que nous allons continuer à avoir besoin d'accueillir des ressortissants étrangers en France. Il faut pas s'en cacher. Bon, on en a besoin.
On doit choisir qui ? Ça doit se faire par une délibération et par une décision du parlement. Mais on doit choisir qui ?
On doit choisir quelle condition ? Et il me paraît évident que lorsqu'un étranger veut venir travailler en France, étudier en France, il doit respecter scrupuleusement toutes les règles qui s'appliquent en France. Et ceux qui se sont placés dans une situation de commettre des crimes sérieux n'ont aucune vocation à demeurer.
Quand bien même ils auraient eu un titre de jour, vous président, vous rétablir la nouvelle. Ça ça ne me pose aucun problème. Je pense qu'il faut être beaucoup plus ferme que ce que nous sommes aujourd'hui.
Je le dis parce que je le pense et je je connais peu de gens au fond aujourd'hui qui considèrent qu'il est de meilleure politique dès lors qu'on constate la situation d'un certain nombre de réguliers ou d'irréguliers qui commettent des infractions de leur faire subir une peine de prison puis ensuite de leur dire mais vous pouvez rester ici. Bah non. Quand vous faites cette proposition, quand vous faites vos propositions sur beaucoup dans beaucoup de pays démocratiques, ça se passe comme ça.
Ça se passe comme ça. Quand vous faites ces propositions, ça fait réagir notamment à droite ce midi à mon micro, Dominique de Villepin disait que vous faites le jeu de Marine Le Pen en disant ça et que vous sortez du cadre républicain. Vous répondez quoi ?
Mais je ne sors pas du cadre républicain, je voudrais simplement dire deux choses. D'abord, pas du tout, pas du tout. Je crois pas du tout.
Je je dis ce que je vois et je dis ce que je veux faire. Bon, je constate que ce que je propose est souvent mis en œuvre dans des États démocratiques européens, parfois dirigé par la gauche social-démocrate. Je je ne propose rien de plus que ce que le Danemark réalise.
Le Danemark, c'est un pays social-démocrate. Je crois pas qu'il soit sorti du cadre démocratique, ni du cadre européen. Plus dur, mais pas de référendum, vous l'avez dit parce que vous dites, ça n'a pas de sens.
Comment vous qualifiez cette proposition de Jordan Bardella ? Encore une fois, non mais vous la qualifiez comment ? Mais référendum, c'est c'est ni un totem ni un tabou.
Euh on peut tout à fait faire adopter des textes par référendum et euh je compte bien utiliser le référendum je compte bien utiliser le référendum dans les conditions dans lesquelles il est prévu par la Constitution. Vous savez qu'il y a deux il y a deux possibilités d'utiliser le référendum, l'article 11, l'article 89. Moi je je n'ai aucun problème à dire faisons des référendum lorsqu'ils sont autorisés par la Constitution.
Pourquoi pas sur l'immigration ? Mais mais parce que je ne sais pas le texte dont vous me parle. Si jamais un texte vous sur l'immigration, référendum, on verra de quel texte il s'agit.
Et je n'ai aucun problème dès lors qu'il est dans le champ de l'article 11. à choisir un référendum pour faire adopter un texte. Mais je je j'insiste, monsieur Darray, l'état de droit c'est pas c'est pas un truc qui qui existe quand on en a pas besoin.
L'état de droit, c'est notre règle collective. Il y a des conditions pour utiliser le référendum. Utilisons-le autant que nous le voulons en respectant strictement ses conditions et ne le détourne pas ne le détournons pas de son objet.
Il y aura des textes que je propose dont je proposerai l'adoption par référendum. Je l'ai déjà dit, ça ne pose aucun problème. Moi ce qui m'intéresse, c'est ce que proposent les autres s'agissant des dispositions qui sont contenues dans ces textes.
Très concrètement, vous avez fait des proposition aussi cette semaine en matière d'économie sur la la question de l'indemnisation du chômage ou la volonté de réduire un certain nombre d'arrêts de travail. Vous avez parlé de l'open bar des des arrêts de travail. Édard Philippe, vous saz franchement que tous ceux qui prennent des arrêts de travail, tous ceux qui sont parfois malades sont des profiteurs du système ?
Bien sûr que non. et la façon dont vous posez la question permet justement de ne pas la traiter. Pardon ?
Bien entendu que dans notre système social en France, on doit aider ceux qui sont malades. Personne ne remet ça en cause. Et d'ailleurs, ça n'est pas ce que j'ai dit.
J'ai dit que la progression des arrêts de travail, la progression du montant versé dans le cadre des arrêts de travail en quelques années est impressionnante. J'ai dit que dans beaucoup d'entreprises et parfois dans beaucoup d'administrations, on constatait un développement de l'arrêt de travail limite, de l'arrêt de travail de de confort parfois et que ces arrêts de travail, il déstabilisent l'organisation de l'entreprise ou de l'administration ou du service public. Il coûte cher à la collectivité.
Il donne souvent le sentiment à ceux qui alors même que ils peuvent venir travailler euh bah finalement ceux qui respectent pas complètement les règles, ceux qui considère que bon au fond on a un droit de tirage sur la sécurité sociale hein. Voilà, on va pas bien, on va voir son médecin, on dit vraiment je vais pas bien, il faut vraiment je vais avec la boule au ventre. Ah bon ?
B n'allz pas travailler. Que voyez-vous, on on perd au fond le sens de l'utilité fondamentale de cette sécurité sociale. Et c'est ça que j'ai voulu dire.
Et vous savez là encore, monsieur Lar, je propose des choses qui existent et qui existent dans des pays qui sont extrêmement attentifs au respect des des de l'intérêt des des salariés. La concentration des arrêts de travail sur les arrêts un peu plus longs plutôt que sur les arrêts un peu plus courts. C'est ce que fait l'Espagne depuis longtemps.
L'Espagne, ça fait plus de 10 ans qu'elle est gouvernée par un gouvernement de gauche. J'ai jamais entendu dire que elle était un pays dans lequel il y avait aucun droit. Vous souhaitez réduire l'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans de 18 à 12 mois.
Aujourd'hui, le taux de chômage, c'est 8,3 % en France. À la fin de votre ququena vous souhaitez qu'on soit à quel niveau de chômage ? Non, mais un indicateur, certains disent ça sera le plein emploi.
Vous avez un objectif quand même. Mais je je vais vous dire, monsieur Dars magiques. J'ai entendu certains dire "Moi, ce sera x % et puis à la fin du quinquena, il y aura plus personne dans la rue." Tout ça, ça existe.
Moi, je suis pas comme ça. Je pense que notre pays peut être plus compétitif, qu'il peut produire plus et mieux. Je pense qu'on peut faire baisser le taux de chômage.
Je me permets de vous faire remarquer, monsieur Daré, que entre 2017 et 2020, lorsque j'étais premier ministre, il a assez largement baissé qu'une des raisons, pas la seule pour laquelle il a baissé, c'est que le pays était plus attractif pour les investissements, que par ailleurs, nous avions mis en place une réforme ambitieuse de l'apprentissage et de la formation en alternance qui sont des sujets absolument essentiels pour entrer dans l'emploi. Absolument essentiel compte tenu du fort taux de chômage des plus jeunes et que ces éléments doivent nous permettre de réduire le chômage. Mais mais j'espère qu'il sera plus bas qu'aujourd'hui et plus bas que lorsque j'étais premier ministre.
Mais l'idée de dire je peux vous dire dans 5 ans ou dans 6 ans il sera à tel enfin je je le dis à à à nos téléspectateurs qui nous regardent si vous si vous croyez une seconde qu'un homme politique sérieux peut s'engager sur un taux de chômage à 5 ans, et bien malheureusement vous vous trompez. Ça n'existe pas. En revanche, je crois que nous pouvons prendre des mesures qui permettent de faire baisser le ch les Français.
Euh vous comme moi, on a reçu notre fiche d'imposition euh cet été. C'est quelque chose que les Français aussi dans cette campagne vont regarder. Payer des impôts, pourquoi pas ?
Mais à quoi ils servent ? Est-ce que vous dites pareil pendant mon quinquena les impôts déménages n'augmenteront pas ? Est-ce que c'est un engagement que vous prenez ?
Ah moi, j'ai dit clairement que je ne voulais pas qu'on parle d'augmentation d'impôts. Aucune augmentation d'impô. Il n aucune augmentation d'impôts.
Mon objectif c'est que on ne raisonne jamais par des augmentations d'impôts, mais toujours par une maîtrise de la dépense. Vous savez, en France, le réflexe traditionnel c'est il y a un problème, on a besoin de moyens supplémentaires. D'abord, parfois il y a un problème, on n pas besoin de moyens supplémentaires.
Il s'agit parfois de s'organiser différemment. Il s'agit parfois de faire des choix exactement comme ça se passe dans un foyer. Quand vous avez des problèmes financiers dans un foyer, bien sûr, vous pouvez essayer de gagner plus.
Bien sûr, parfois, vous essayez de vous réorganiser en choisissant des nouvelles priorités. pas de hausse d'impôt c'est un engagement vous prenez compte tenu du taux d'imposition qui prévoit en France je je crois vraiment que l'objectif c'est de faire en sorte que le taux global des impôts diminue par ailleurs à chaque fois qu'il faudra faire un choix et je le dis de façon claire notamment parce que je veux faire en sorte que notre pays produise plus et produise mieux je crois qu'il faudra privilégier les actifs et et les actifs d'aujourd'hui et notamment les actifs de demain. Nous devons faire en sorte que la population active française retrouve un intérêt financier. pas simplement financier d'ailleurs parce que le travail ça doit avoir un sens et pas simplement une rémunération mais retrouve un intérêt financier.
Donc si il faut privilégier, je pense qu'il faut privilégier les actifs mais nettoyer au carchè les finances publiques. C'est ce que dit Jardin Bardella. Vous allez faire ça peut-être de grâce de grâce.
Vous savez les gens qui qui s'engagent sur le carcher n'ont pas toujours les résultats qu'ils espèrent au moment où ils s'engagent. Donc moi je ne ferai pas cette déclaration. Je dis simplement que on peut remettre de l'ordre dans nos finances publiques.
On peut baisser le déficit. Il se trouve que lorsque j'étais premier ministre, il était à 3,4 lorsque nous sommes arrivés en 2017 et je l'ai laissé à 2,4. En 3 ans, nous avons baissé d'un point le déficit.
Moi, je m'engage à ce que lorsque je serai président de la République, le déficit de la France arrive à la fin du quinquena à 2 % et pour le coup, c'est un engagement que nous pouvons prendre parce que c'est une cible que nous maîtrisons si nous maîtrisons notre dépense. Quand on voit que Jordan Bardella justement veut faire des écomis, on va supprimer 120 taxes et impôts, 125 milliards d'euros d'économie d'ici 2032, c'est crédible. J'attends de voir.
J'entends monsieur Bardella dire cela. J'ai j'ai entendu Madame Le Pen, alors je sais qu'ils sont pas toujours sur la même ligne, mais j'ai entendu Madame Le Pen dire qu'elle présenterait le chemin de retour à l'équilibre. On va voir ce que je sais par que j'écoute madame Le Pen, c'est qu'elle propose une réforme de retraite qui coûte plus cher.
Donc elle propose dans sa réforme de retraite non pas de réduire le déficit mais de la croître en en consacrant 9 milliards de plus à la réforme des retraites. Je je pense que c'est une façon curieuse de rétablir l'équilibre des finances publes. Est-ce que vous parlez de justement de cette réforme des retraites qui a été suspendue aujourd'hui ?
C'est 62 ans et 9 mois. Très concrètement, alors vous allez peut-être pas nous le dire ce soir, mais à quel âge vous fixez ce départ de leur retrait ? Je le dirai.
Je le dirai pour l'instant. Vous le direz quand ? Je le dirai le moment venu.
Je le dirai parce qu'en ce moment, je suis en train de travailler avec un certain nombre de d'experts et que j'essaie de trouver le meilleur calibrage possible. Mais ceux qui vous disent "Vous êtes monsieur 67 ans, vous vous répondez quoi ?" Je leur dis que euh il n'y a aucune hypothèse, je leur dis un truc très simple.
Nous devons régler cette question des retraites. Nous devons la régler en expliquant que pour la régler, il faudra que chacun travaille un peu plus. Donc nous allons devoir travailler plus pour faire en sorte de régler cette question des retraites.
J'ai entendu là encore madame Le Pen expliquer qu'il suffisait de faire en sorte que le taux d'emploi des jeunes s'améliore. C'est c'est une proposition intéressante mais je crois qu'elle ne correspond pas à la réalité. Le taux d'emploi des jeunes en France, il est dans la moyenne européenne, il est pas satisfaisant, mais il est dans la moyenne européenne.
Ce qui est très inférieur en France à tous les autres pays d'Europe, c'est le taux d'emploi des seniors. La vérité c'est que nous devons faire progressivement à notre rythme, sans faire la même chose pour tout le monde. Ce que tous les autres pays d'Europe pour faire, c'est-à-dire travailler un peu plus longtemps.
Et nous devons en parallèle dès maintenant, même si ça produira un effet dans 15 à 20 ans, commencer à mettre en place un système de capitalisation obligatoire. indexer l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vise que propose Bruno Rotaillot. Bonne ou mauvaise idée ?
Mais c'est c'est tout à fait une bonne idée et et l'idée de dire une fois qu'on aura mis à l'équilibre le système, c'est-à-dire fais en sorte que les gens fait en sorte que le système soit équilibré, encore une fois pas parce que je serai animé par une obsession comptable, mais parce que c'est la situation de nos enfants dont il s'agit, euh on pourra très bien faire évoluer ces âge en fonction de l'espérance de vie. Ça ça il y a beaucoup de pays qui font ça, ça me paraît une très bonne solution. travailleer plus.
Ça peut passer évidemment par la question de l'âge de la retraite. Est-ce que ça passe aussi par les 35 heures ? Est-ce que oui ou non vous abrogerez les 35 heures, vous président ?
Moi moi je je pense qu'il faut se garder porter la même solution à toutes les organisations qu'elles soient entreprises. Il y a des grandes entreprises, il y a des petites entreprises, il y a des entreprises de service, des entreprises industrielles, il y a des administrations, il y a donc pas d'abrogation des 35 heur avec Édard Philippe. Je pense que faire les 35 heur était une erreur et les faire à peu près dans les mêmes conditions partout, c'était une grosse erreur.
Je suis pour donner le maximum de liberté dans l'entreprise pour la détermination. Et vous ne les supprimerez pas ? Non, parce que il y a déjà beaucoup d'entreprises qui ont trouvé une façon de s'organiser.
Je vais pas les supprimer, mais je veux donner au maximum la liberté à l'intérieur de l'entreprise euh euh pour trouver la meilleure façon et le meilleur moment où on commence à déclencher les heures supplémentaires. Parce qu'au fond, aujourd'hui la question des 35 heures, c'est quand est-ce qu'on déclenche les heures supplémentaires ? Quand on vous entend ces propositions sur l'immigration, sur l'économie, est-ce que ça y est, Édouard Philippe c'est à droite toute la campagne ?
Écoutez, moi je suis un candidat et un homme de droite qui considère que la seule façon de gagner et la seule façon de faire avancer le pays, c'est de rassembler la droite et le centre. Alors, la droite, c'est varié. Vous avez des conservateurs, vous avez des libéraux, vous avez des euh goistes, vous avez des démocrates chrétiens, vous avez le centre.
Tout ça donne une grande diversité mais cette diversité c'est une donnée, c'est un fait et je pense même que c'est une vous assumez un coup de barre à droite. Je j'ai toujours dit que j'ai vous vous souvenez peut-être de la déclaration que j'ai fait sur le péron de Matignon, le premier jour où je suis rentré à Matignon, j'ai dit que j'étais un homme de droite. Bon, je le suis toujours et simplement je pense que pour gagner et pour faire avancer le pays, il faut que l'espace politique de la droite et du centre soit en mesure de se rassembler.
Et c'est ce à quoi je travaille en en essayant par des propositions aussi d'une certaine façon par des initiatives de rassembler l'ensemble de ceux qui s'inscrivent dans cet espace politique de la droite et du centre. Alors parmi ceux qui s'inscrivent dans dans cet espace politique, il y en a un qui a été premier ministre aussi, il s'appelle Gabriel Atal. Pas plus tard que cet après-midi, il juge que c'est lui qui incarne la rupture et que vous faites campagne avec des idées d'il y a 20 ans.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? C'est une campagne présidentielle. Il y a toujours un petit peu de d'agitation, d'enthousiasme, de fébrilité.
Euh vos idées, ce sont des des idées d'il y a 20 ans. Écoutez, moi je vais pas rentrer dans ce dans cette espèce de de multiplication de d'agitation. Euh peut-être peut-être d'ailleurs qu'il y a 20 ans, j'aurais agi comme ça.
Euh ce que je sais, c'est que ce que je propose aux Français, c'est de faire de l'école une grande ambition nationale, une grande priorité. Euh bah je suis pas sûr que ce soit une idée d' nécessité d'aujourd'hui et ça m'intéresse plus de discuter de ce qu'on fait pour l'école qui est essentiel pour notre pays. Si si on n pas une école qui fonctionne mieux, on sera pas plus grand, plus prospère, plus puissant demain.
Donc il faut que aucun des grands problèmes d'ailleurs de la France ne se réglera si on a une école qui fonctionne moins bien demain. Donc il faut y consacrer des moyens, j'en ai proposé. Il faut y consacrer des transformations, j'en ai proposé.
C'est plus intéressant de parler de ça. Petite parenthèse justement sur l'école vous évoquez Eric Setil, maire de Nice, il dit "Je vais mettre des mas avec le drapeau français dans toutes les écoles. On fera un levé de drapeau dans les écoles.
Ça pourrait être pris au niveau national." B vous savez, je pense que il y a trois axes principaux à mettre en œuvre si on veut améliorer le fonctionnement de l'école. Le premier, c'est mettre le paquet sur les petites classes.
Je je j'insiste là-dessus, revenir au travail, au mérites, à l'excellence, à l'exigence et notamment dans les petites classes. C'est indispensable. Donc il faut mettre le paquet là-dessus.
C'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'on doit ramener de la sérénité, de la dignité dans l'école. J'ai proposé de beaucoup mieux payer les professeurs pour attirer des professeurs, des professeurs qui ont envie d'exercer ce métier pour changer leur carrière parce que je pense que c'est indispensable.
Et puis j'ai proposé de faire confiance à la communauté éducative, de donner de la liberté à l'école. Et dans certaines écoles, peut-être que le projet éducatif sera sera d'utiliser ou pas l'uniforme, sera d'utiliser ou pas le ma couleur. Je je propose encore une fois, monsieur Darré, de faire confiance à la communauté éducative mais de ramener la sérénité dans l'école.
Ça passe, je l'ai dit, par un système permettant de faire respecter le règlement. C'est pas des idées d' ans Gabriel Atal d'ici, vous êtes un peu entre les lignes un homme du passé. D'ailleurs, il dit vous c'est plus du tout le favori Édouard Philippe parce que certes, on l'a vu dans notre sondage du jour, vous vous qualifiez au second tour mais vous êtes battu par Marine Le Pen.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je lui réponds qu'il a beaucoup de talent Gabriel. Il y a d'ailleurs beaucoup de gens qui ont beaucoup de talent à droite et au centre et qu'à la fin nous allons devoir nous rassembler.
Donc je propose que chacun d'entre nous dirige ses traits sur nos adversaires, sur Madame Le Pen qui a un projet dangereux pour le pays, sur monsieur Mélenchot qui propose des choses qui sont, [grognement] je ne sais pas très bien les qualifier tellement elle me elles me paraissent folles pour le pays. Et et que par notre travail de fond, nos propositions, nous constations les endroits où il y a des convergences, où au fond nous ne sommes pas en désaccord, voire même assez largement en accord. Je pense que c'est plus important dans le débat public, plus important dans l'effort de rassemblement que les petites attaques.
Je ne me livre à aucune attaque sur personne dans le camp de la droite et du centre qui devra être rassemblé. Et c'est l'obligation, la responsabilité que je me fixe. Vous avez vu que ses proches ont dit "Si jamais Edd Philippe se rallie à nous, on lui rembourse sa campagne." Je je voilà, vous pouvez me poser 10 questions pour essayer d'aviver les Moi, je ne les commande pas, je ne les formule pas.
L'important, monsieur Darray, c'est qu'à la fin la droite et le centre soient rassemblés sous peine de ne pas être présent au deuxème tour et de laisser les Français avoir à choisir entre Madame Le Pen et monsieur Mélenchon. C'est le risque Gabriel Atal. C'est le risque prend Gabriel Atal avec ses propos.
Toute personne qui sortira de cette volonté de rassemblement, de cette absence de responsabilité exposerait les Français. Mais je fais confiance à Gabriel pour être responsable. Je fais confiance à tous ceux qui s'inscrivent dans le la droite et le centre.
Et pour ma part, je serai responsable. Il y en a un autre effectivement qui lui est plus à droite, c'est le président des Républicains qui est candidat. Il s'appelle euh Bruno euh Bruno Rotaillot.
Euh est-ce que finalement vous feriez pas mieux de construire cette alliance avec Bruno Rotaillot plutôt qu'avec Gabriel Atal ? Qu'est-ce que vous lui dites à Bruno Rotaillot ? Mais monsieur Daré, le rassemblement, il doit aller de la droite au centre.
Il s'agit pas de savoir s'il faut s'entendre avec l'un ou avec l'autre. Il s'agit de se rassembler tous. C'est c'est de ça dont il s'agit.
Et notre électorat, il est pas prisonnier des appartences partisanes. Il y a beaucoup de gens qui euh euh se sentent peut-être en temps normal plus près des républicains et qui ont voté pour le président de la République parce que ils considérait que dans la compétition de 2022 ou de 2017, c'était le mieux placé et peut-être inversement demain. Je ne me sens pas prisonnier des appartences partisanes. le dit et je l'ai dit de façon constante à la droite conservatrice à la droite libérale à la droite démocrate chrétienne à la droite gauliste, à la droite sociale que nous avons un impératif nous rassembler quoi Bruno rejoins-moi je dis travaillon ne ne perdons pas le contact regardons ce que chacun propose et voyons le moment venu comment être les mieux placés pour convaincre les Français pourrait être dans votre gouvernement Bruno Rotaillot mais mais tous ceux qui à droite et ils sont nombreux au centre et ils sont nombreux ont du talent en vocation à participer au redressement de la France.
Comment imaginer l'inverse ? Vous vous sentez plus proche de Gabriel Atal ou de Bruno Retaillovo ? Je me sens proche de moi et j'essaie d'être moi-même et de proposer dans cette campagne [rires] ce que je crois utile, parfois pas populaire mais nécessaire pour le pays.
Et je vois bien que à droite et au centre et parfois au-delà il y a des talents, des idées dans lesquelles je me retrouve complètement ou dans lesquelles je suis à à à très peu de choses près et que nous pouvons travailler ensemble. Et et pardon monsieur Lar, mais je voudrais quand même dire que tout ça c'est très intéressant mais on a déjà travaillé ensemble. Gabriel Atal a été membre de mon gouvernement, Bruno Retaillot a été ministre de François Baïou.
Vous voyez, c'est pas des continents séparés par des barbelés. À quel moment il faudra qu'il y ait plus qu'un seul candidat ? Pour vous, c'est à quel moment ?
Ben, il y a un moment où sera trop tard. Alors, est-ce que le plus tôt sera le mieux ? Sans doute, moi j'ai toujours dit qu'il me semblait que le moment où où on constaterait où il faudrait constater cette cette capacité de rassemblement et prendre ses responsabilités, c'était quelque part entre novembre et février.
Février, ça me paraît tard pour tout vous dire et novembre ça me paraît inespéré. Bon ben voilà, ce sera quelque part à ce moment-là. Si vous étiez le moins bien placé, vous vous retireriez.
J'ai toujours dit que l'ensemble des candidats de la droite et du centre devrait faire acte de responsabilité, liberté d'expression, responsabilité des choix. Bah voilà. Donc si c'est pas vous et je suis un des responsables de la loité du S.
Donc je m'inclus dans cette obligation. Vous retireriez donc je m'inclus dans cette obligation. Si jamais personne réussit à se mettre d'accord, il y en a qui mettent des propositions sur la table. encore ce matin dans la tribune dimanche François Baïou dit "On fait une primaire vote par internet fin janvier qui va de ceux qui disent ni Lfi ni Rassemblement national.
Est-ce que vous pourriez participer à une telle primaire ? Je je vois beaucoup de gens évoquer la la primaire et j'ai l'impression que à chaque fois qu'ils évoquent la primaire, ils parlent de de choses différentes. Certains disent il faut la faire avant euh très tôt, d'autres le disent, il faut le faire à la fin euh de la campagne.
Certains disent qu'elle doit aller euh de la droite euh conservatrice jusqu'au centre et encore d'autres disent qu'elles doivent aller de la droite conservatrice jusqu'à la gauche. Reconnaissez que ça n'est pas la même chose. Certains disent il faut absolument une primaire mais je vous préviens si je la gagne pas il est hors de question que je soutienne ceux qui l'auront gagné B.
On se demande pourquoi on fait une primaire et puis d'autres disent il est hors de question que je fasse une primaire. Un mot le même le jour même pardon mais je crois que c'est le même jour j'ai entendu le président des républicains dire que il n'était pas opposé à une primaire. Absolument.
Le jour même un membre des républicains éminent Xavier Bertrand a expliqué qu'il était candidat ou qu'il serait candidat. J'ai pas bien compris. enfin qu'il était candidat mais qu'il ne se soumettrait pas à la primaire.
Je pardon mais c'est pas totalement cohérent mais vos deux concurrents mais néanmoins amis Édouard Philippe Gabriel et je vais vous dire monsieur Daré si vous avez la gentillesse de me laisser terminer je vais vous dire la primaire c'est un formidable exercice pour insister sur les divisions et sur les différences moi je pense que notre responsabilité c'est d'insister sur ce que nous avons en commun c'est en tout cas comme ça que je vais faire ma campagne. Eux disent qu'ils n'ont pas peur d'une primaire. Est-ce que vous avez peur d'une primaire ? pas exactement peur des élections.
En mars dernier, je me suis présenté aux élections municipales Avrais. J'avais des sondages qui n'étaient pas bons. Je me suis pas dérobé.
Je j'aime bien les élections. Sinon, je serai pas candidat à l'élection présidentielle. Mais est-ce qu'on peut se dire qu'au-delà du process, ce qui compte c'est le fond ? si on pouvait systématiquement revenir au fond, ce qui est parfois difficile dans les entretiens qu'on a parce que reconnaissez avec moi, monsieur Darré, que les journalistes politiques ou les responsables politique adore la petite phrase sur le process, la petite phrase sur la psychologie, la petite phrase sur la tactique et peine parfois à déceler ce qui compte pour les Français.
Je voudrais qu'on revienne à ça. Est-ce que est-ce que vous m'autorisez à dire que je préférais qu'on parle de sujets de fond que de sujets de tactique qui me paraissent moins important Et alors juste pour que justement les Français puissent se faire leur avis, si on organise sur BFM un débat entre Gabriel Atal, Bruno Rotaillot et vous-même, est-ce que vous y participeriez ? Moi, j'ai débattu avec François Hollande, j'ai été à la reff j'aime bien les débats.
Je veux simplement que nos débats permettent d'insister sur ce qui converge plutôt que sur ce qui diverge. Et vous feriez un débat avec Bruno Rotaillot et Gabriel. Je je leur parle régulièrement, j'ai du respect pour eux.
Mais je encore une fois le le D'ailleurs, c'est amusant, vous me dites eux mais pourquoi pas les autres ? Encore une fois, nous ne parlons jamais de la même chose. Donc moi ce que je avec eu oui ou non moi ce que je vous propose oui ou non je n'en sais rien.
Moi ce que je vous propose monsieur Larré c'est qu'on se concentre sur le fond, qu'on expose des positions, qu'on qu'on dise ce qu'on veut faire, qu'on dise pourquoi on pense que ce que font les autres ne paraît pas réalisable. Ça me paraît plus intéressant. Vous avez vous assumez évidemment votre passage à à Matignon.
Bien sûr, Bruno Rotillo dit son problème, c'est qu'il va jamais réussir à se décontaminer du macronisme. Comment vous dites aux français "Oui, j'ai été au côté d'Emmanuel Macron. Oui, j'ai gouverné à Maton et pourtant je peux transformer le pays." Comment ça peut être crédible aux yeux des Français ?
Je je d'abord oui, j'ai été premier ministre de 2017 à 2020. J'ai été premier ministre parce que le président de la République qui venait d'être élu par les Français s'était engagé à mettre en œuvre un programme qu'il m'a demandé d'être premier ministre. J'ai accepté et j'ai mis en œuvre pendant 3 ans le programme sur lequel il s'était engagé.
Je pense que c'est pas quelque chose d'antidémocratique. Il y a des choses que nous avons faites dont je suis fier. Il y a des choses que nous avons faites en nous trompant.
Je l'assume. Je considère pas avoir tout bien fait. Bien sûr, vous savez, les gens qui font tout bien, c'est en général les gens qui font pas grandchose.
Donc bien sûr que il y avait des choses sur lesquelles on aurait pu être meilleur. Mais enfin, je ne veux pas non plus passer sous silence le fait que pendant les 3 ans où j'ai étemier ministre, nous avons baissé les déficits, monsieur Dar. Le nombre d'investissements en France a augmenté, le chômage a baissé, la fiscalité a baissé, la réforme de l'apprentissage a permis la multiplication du nombre d'apprentis en France.
Je considère que il y a un certain nombre de décisions que nous avons prises qui ont été bien faites. En Nouvelle-Calédonie, j'ai organisé un référendum qui s'est passé dans des conditions de tranquillité et de sérénité qui a été noté qui ont été noté pardon par tout le monde. Nous avons recentralisé le RSA à la Réunion, recentralisé le RSA en Guyane.
Ça compte sont des décisions que que que je crois bonnes et et qui ont été mises en et plein d'autres choses encore. Il y a des choses qui ont été moins bien faites. Il y a des choses sur lesquelles on s'est trompé.
Je je l'assume. Moi, j'ai jamais prétendu tout faire bien, mais quand la crise Covid est arrivée, j'ai dit ce que je savais, ce que je ne savais pas et nous avons fait face. Bon, est-ce que à partir de là, ça m'interdit de continuer à avoir une idée sur ce qu'il faut faire en France ?
Est-ce que à partir de là, on me dit "Ah bah c'est bon, vous avez été de 2017 à 2011, maintenant vous vous taisez, vous n'avez plus le droit à rien dire, vous ne pouvez plus vous présenter, vous ne pouvez plus avoir d'avis sur ce qu'il faut faire pour le pays." Bien sûr que non. Et donc je considère qu'aujourd'hui en 2026 et à partir de 2027 et bien notre pays il doit prendre les mesures qui lui permettront d'être plus puissant et plus prospère.
Ça me paraît indispensable. La priorité c'est l'école. Ensuite c'est la compétitivité et la réforme du modèle social.
Enfin c'est la justice. Nous avons un énorme problème en matière de justice parce que la justice est maintenant perçue par nos concitoyens comme le maillon le plus faible de la chaîne sécuritaire. Et puis nous avons des enjeux considérables.
Comment nous adapter ? Comment adapter nos villes, notre pays, notre appareil productif, notre agriculture à la transformation climatique ? Elle est là.
C'est plus quelque chose qui vient, c'est quelque chose qui est là, qui a des conséquences tangible. Comment est-ce qu'on finance ces investissements ? Comment est-ce que on cesse des choses qui correspondaient à des préoccupations d'avant pour consacrer des moyens à des préoccupations de demain ?
Comment est-ce qu'on prépare nos enfants au monde qui vient ? C'est beaucoup plus important. ces propositions que vous mettez sur la table sans critiquer celle de Bruno Rabal pourquoi ce serait justement vous le mieux placé dans ce bloc central pour être le meilleur président demain mais je je proposition je dis ce que je pense ils disent ce qu'ils pensent et les Français écoutent et au fur et à mesure de c ce qui est fascinant c'est que tout le monde voudrait que la campagne n'ait pas lieu.
Ben moi je veux que la campagne ait lieu. Je veux pouvoir dire un certain nombre de choses. Je veux pouvoir entendre ce que dit Bruno Rotaillot, ce que dit Gabriel Atal, ce que disent d'autres également parce que il y a des choses qu'il proposent qui sont intéressantes.
Je je franchement j'ai jamais compris Guillaume d'arré les gens qui vous disent vous avez travaillé avec Gabriel Atal, vous avez travaillé avec Bruno Rota bon mais alors maintenant tout ce qu'il propose c'est pas bien. Sûr que non, il y a des choses qui vont proposer qui sont très intelligentes et dont il faut s'inspirer. Puis il y a des choses que je vais proposer avec lesquelles ils seront en accord.
Il faut pas qu'ils oublient de le dire parce que à la fin on aura vocation à travailler ensemble. Si vous pensez qu'il y a une formation politique aujourd'hui toute seule, que ce soit l'élèr ou Renaissance ou Horizon ou le modem, enfin bref, une formation politique unique de cet espace politique qui peut gagner à elle seule la présidentielle et à elle seule la majorité absolue à l'Assemblée nationale après la présidentielle, et ben vous vous trompez. Donc on a on a vocation à travailler ensemble.
Mais commençons commençons au lieu de au lieu de nous regarder en chien de faillance et parfois nous critiquer ce qui n'est encore une fois pas le l'objectif que je me suis fixé. On voit que sur la la question du fond, ce qui est absolument majeur, c'est la question de l'éducation, la question économique, on voit les divergences parfois avec Bruno Rotaillot et Gabriel Atel. Mais ce qu'on voit aussi, même s'il faut rester très prudent avec les sondages, c'est que la grande favorite aujourd'hui s'appelle Marine Le Pen.
Dans votre discour tout à l'heure, vous ne l'avez pas cité nommément qu'est-ce qui fait qu'aux yeux des Français et des électeurs du BROC central, vous seriez le mieux placé pour Batte Marine Le Pen et être élu président ? Écoutez, aujourd'hui, les sondages la désignent la grande favorite. Elle est très haut, très tôt.
C'est un fait, on pas raconter le contraire. euh elle va faire campagne et la campagne va justement servir à ça à savoir pour l'ensemble des de nos concitoyens pour qui ils vont aller voter. Moi ce que j'observe dans ce que dit madame Le Pen, c'est que il y a en réalité encore beaucoup de flou.
On voit bien que sur la ligne économique, elle est écartelée ou en tout cas traversée par une différence que madame Le Pen et monsieur Bardella est denier mais mais qui est au fond assez clair. On voit bien que madame Le Pen en proposant cette réforme des retraite qui est en fait un retour en arrière, qui va aggraver la situation, qui fait croire aux Françaises et aux Français que nous pouvons rester prospère alors même que nous ne faisons pas l'effort de travailler plus longtemps comme il est fait partout en Europe. Je pense que les Français voient bien que derrière cela, il y a un danger.
J'ajoute une chose. Madame Le Pen dit beaucoup que pour financer son programme, elle va revenir sur la part de financement versé par la France à l'Union européenne. Mais moi, j'attire l'attention de tout le monde, hein.
Si la France ne respecte pas ses obligations à l'égard des partenaires européens, tout ça peut se traduire par des choses qui iront très mal au niveau communautaire, au niveau européen. Moi, je suis partisan et fervant partisan de préserver l'Union européenne. Mais quand vous entendez des appels à la désobéissance civile, si Marine Le Pen est élu, vous respecterez le scrutin.
Non, mais vous avez entendu cette semaine éid enf je suis presque offusqué, monsieur Dar que vous me posiez la question. La démocratie, c'est pas quand vous gagnez. Si le scrutin se passe dans des conditions, et je suis certain qu'il se passera dans des conditions absolument remarquables d'organisation parce que les élections en France sont bien organisées, parce que les maires font attention à ce que les élections sont bien organisées parce que le ministère de l'intérieur les élections sont bien organisées en France.
Les français vont trancher. Qu'est-ce que ça veut dire de dire aux Français on respecte les élections mais simplement si c'est nous qui gagnons. Voilà.
Si elle est élue, elle sera élue, hein. Alors, je dis pas que ça posera pas des problèmes de fond, mais que ça veut dire par respecter le résultat des élections ? Vous réfléchissez beaucoup à l'exercice du pouvoir, ça je le sais.
Vous avez beaucoup travaillé travaillé là-dessus. Quelques éléments, vous avez parlé tout à l'heure des des élections législatives qui auraient lieu après avec une sorte de confédération. Ça veut dire quoi ?
Il y aurait un nouveau parti. Vous voulez créer un nouveau parti ? Tout le monde sous la même étiquette.
Non, je je dis que nous ne pouvons pas euh espérer gouverner euh le pays après l'élection présidentielle si nous restons dans l'état d'organisation actuelle, c'est-à-dire au fond la désorganisation et que donc il est temps de prendre une initiative et il sera temps de réorganiser, de recomposer, c'est ce que j'appelle la recomposition, euh l'espace politique qui va de la droite conservatrice jusqu'au centre de façon à ce qu'il puisse être organisé et donc s'entendre sur sur ce qu'il y a à faire et et sur comment est-ce qu'on le met en œuvre dans la nouvelle majorité. J'insiste là-dessus parce que même si l'élection présidentielle est en pour le 2e tour en mai, même si il est probable que l'élection législative ait lieu en juin parce que il faudra dissoudre l'Assemblée après l'élection présidentielle, tout ça va venir vite et nous ne pourrons pas obtenir une majorité absolue si nous restons divisés, si nous nous regardons en chien de faillance et si nous considérons que dans le camp de la droite et du centre, nous avons des adversaires. Ça ne marchera pas.
Président, est-ce que vous vous engagez à faire un seul mandat ou pas ? Certains disent au moins en un seul mandat quand on n'est pas candidat à un deuxième, on fait ce qu'on a à faire. L'expérience m'a montré que c'est le genre de question auxquelles il faut répondre à la fin du mandat plutôt qu'au début.
On peut avoir un avis, je recommande vivement à de ne pas le formuler trop tôt. Dans votre tête, vous allez pas nous donner son nom, mais vous savez déjà qui vous nommerez Matignon si vous êtes élu président de la République. Je là aussi, il y a quelque chose de d'indécent et puis de pas raisonnable à à à évoquer ces sujets aussi loin de l'élection.
Euh mais lorsque vous vous préparez à présider, vous vous posez forcément cette question. Je me la pose, j'avance et j'ai des idées, je vous le confirme. Est-ce que c'est important par exemple que ce soit une femme ?
Il y a eu que deux femmes à Matignon. Est-ce que vous dites oui c'est important qu'une femme soit ma première ministre ? C'est important qu'il y ait un bon premier ministre et je connais des femmes qui seraient d'excellents premier ministres.
Valérie PC par exemple. C'est vrai. [rires] J'essaye.
Je connais des femmes qui seraient d'excellents premier ministres. Euh pour terminer, est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron votera pour vous ? Édouard Philippe, j'en sais rien, je ne présume de rien et je pense que le président de la République actuelle euh euh participera à l'élection présidentielle dans le secret du vote et il fera bien ce qu'il veut et voilà.
Comment vous qualifiez l'état de vos relations aujourd'hui ? Elles sont elles sont lointaines euh lointaines lorsque nous parlons, nous nous parlons toujours de façon très cordiale, mais j'ai pas vocation à entrer en en relation fréquente avec le président de la République. Il est très occupé et et vous voyez, moi aussi.
Merci beaucoup d'avoir été notre invité pour cet entretien exceptionnel sur BFM TV.
Édouard Philippe