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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 22 septembre 2025 52 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsDéfense

Jean-Philippe Tanguy : "Sébastien Lecornu doit rompre avec le macronisme !" (France Info)

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 52 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:05OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez vraiment envie d'un compromis avec Lecornu ?

  • 2:16RelanceRéponse directe

    Voter la censure avec LFI dans dix jours est-ce possible pour le RN ?

  • 3:28RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est vraiment le bon positionnement pour le RN de replonger la France dans une nouvelle crise ?

  • 4:51OuverteRéponse directe

    De qui parle Marine Le Pen en évoquant des alliances possibles ?

  • 5:51OuverteRéponse directe

    C'est qui ? Laurent Wauquiez ? LR ? Reconquête ?

  • 6:48OuverteRéponse directe

    Vous en pensez quoi de la taxe Zuckman ? Est-ce que taxer les ultra-riches c'est du militantisme ou de la justice fiscale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:17Locuteur non identifiéFait
    « Il faut être honnête. C'est vrai qu'il y a assez peu de chemin où la Macronie qu'incarne M. Lecornu est capable de se réformer elle-même. »
  • 1:27Locuteur non identifiéFait
    « La stabilité, ce n'est pas le maintien au pouvoir de la politique d'Emmanuel Macron. »
  • 3:49Locuteur non identifiéFait
    « Il n'y a pas de stabilité dans les politiques. »
  • 11:53Locuteur non identifiéChiffre
    « Entre 15 et 30 milliards d'euros de dividendes qui au lieu d'être réinvestis dans l'économie réelle viennent en effort sur la spéculation. »
  • 22:24Locuteur non identifiéChiffre
    « Il y a entre 500 000 et 800 000 clandestins dans notre pays. »
  • 29:25Locuteur non identifiéFait
    « Nous sommes encore dans les lendemains du pogrom du 7 octobre. »
  • 29:25PrésentateurFait
    « nous sommes encore dans les lendemains du pogrom du 7 octobre, de ces attaques meurtrières épouvantables contre Israël, revendiquées par le Hamas et d'autres organisations proches d'elle dans cette dérive meurtrière et complètement antisémite. »
  • 30:06PrésentateurFait
    « Il est affaibli militairement, évidemment, dans sa capacité à mener des opérations. Mais politiquement, je crains qu'il ne soit pas assez faible. »
  • 30:20PrésentateurFait
    « l'OLP n'est que l'ombre de l'elle-même. »
  • 31:00PrésentateurFait
    « C'est illégal et donc c'est l'occasion de rappeler qu'il y a... Non mais c'est choquant. »
  • 31:16PrésentateurFait
    « M. Macron a complètement changé d'avis, il les a complètement laissés tomber. »
  • 31:42PrésentateurFait
    « Sacrifier les Français de confession juive attachés à l'intégrité d'Israël, c'est honteux. »
  • 31:52PrésentateurFait
    « Ce qui, dans les deux cas, est un calcul de Machiavel, de pacotille et complètement indigne d'un président de la République. »
  • 33:20PrésentateurFait
    « On a connu ça, malheureusement, dans notre pays, au moment où l'attentat de Nanterre, par exemple, où un forcené avait pénétré dans un conseil municipal et avait tiré sur des innocents. »
  • 35:20PrésentateurFait
    « Nous, ça nous paraît des incidents, dans le sens où ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas réagir. »
  • 35:25PrésentateurFait
    « Des MIG-31, c'est un incident ? J'ai vu les cartes des passages, ça a des provocations en l'occurrence. »
  • 37:55PrésentateurFait
    « Elisabeth Borne une bonne à rien »
  • 37:57PrésentateurFait
    « Michel Barnier un faux cil »
  • 38:00PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron qu'il savait solliciter les aspirations homo-érotiques d'un certain nombre de cadres de la banque Rothschild »
  • 39:22PrésentateurFait
    « vous commencez à travailler pour au service de Nicolas Dupont-Aignan et puis bon, vous ralliez Marine Le Pen aujourd'hui »
  • 46:03PrésentateurChiffre
    « depuis 2008 le PIB par habitant en France stagne »
  • 49:07PrésentateurPromesse
    « c'est la baisse de la TVA sur l'énergie de 20 à 5,5 et la baisse de la TVA sur les produits de la nécessité de 5,5 à 0% »
  • 50:15PrésentateurChiffre
    « le Rassemblement National a été les seuls à insumer un effort de 95 milliards d'euros d'économie structurelle »

Temps de parole

  • Présentateur66 %
  • Présentateur 215 %
  • Présentateur 312 %
  • Présentateur 46 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour et bienvenue Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Madame Ben Saïd, merci pour votre invitation. Merci de l'avoir accepté. A mes côtés, pour vous interviewer, je salue mes confrères, consoeurs, Alix Bouillaguet de France Télévisions. Hello Alix. Bonjour Alexandra, bonjour à tous. Bonjour. Grâce à vos questions, nous allons en apprendre plus sur l'homme politique. Oui, Jean-Philippe Tanguy, c'est un CV impressionnant, une ascension éclair, la tête pensante du RN, le moine soldat de Marine Le Pen, c'est aussi un style indéniable. Ça sera la séquence « Qui êtes-vous, Jean-Philippe Tanguy ? » et on verra ça tout à l'heure. Je salue Abel Mestre du journal Le Monde, également en plateau.

Bonjour Abel. Bonjour Alexandra, bonjour tout le monde. Bonjour. Vous, c'est la séquence France 2027. Les grandes questions qui seront au cœur de notre débat pour la présidentielle ce matin. Abel, vous mettez en lumière la question... Du pouvoir d'achat. Ce fut l'un des marqueurs de la campagne 2022 de Marine Le Pen. Qu'en sera-t-il en 2027 ? Mais tout de suite, Jean-Philippe Tanguy, l'actualité. Dans le feuilleton que nous vivons collectivement, il y a un scénario où des forces politiques parviennent à s'entendre sur une non-censure de Sébastien Lecornu à Matignon. Au Rassemblement National, vous l'avez vu, deux heures. C'était mercredi. Est-ce que vous avez vraiment envie d'un compromis ?

Pas à n'importe quel prix, c'est sûr. Et même, il faut être honnête. C'est vrai qu'il y a assez peu de chemin où la Macronie qu'incarne M. Lecornu est capable de se réformer elle-même, tant et si bien qu'il y a une rupture dans la politique qui est menée. La stabilité, ce n'est pas le maintien au pouvoir de la politique d'Emmanuel Macron. Ça, c'est ce qu'ils essaient de faire croire. Mais cette stabilité, c'est l'effondrement des comptes publics, on l'a vu, la reprise de la désindustrialisation, une immigration qui n'est pas contrôlée, l'effacement de la France, de la scène internationale dans son rôle traditionnel. Vous avez peu d'espoir.

Ce que j'entends, c'est que franchement, là, vous dites que le chemin n'existe quasiment pas. Oui, mais c'est vrai que le chemin n'existe quasiment pas. On ne va pas mentir aux électeurs. Je pense que Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont pas menti non plus à Sébastien Lecornu quand ils l'ont rencontré, d'après les interviews qu'ils ont données après cet entretien et ce matin chez vos collègues de la presse écrite. Donc, la balle est dans la main de M. Lecornu. C'est lui qui a accepté d'être Premier ministre. C'est sans doute qu'il avait des projets pour la France.

Et c'est surtout Emmanuel Macron qui choisit de ne pas résoudre la crise politique par une dissolution qui serait quand même le moyen le plus convenable par rapport à la gravité de la situation. Voter la censure avec LFI dans dix jours au moment de la déclaration de politique générale, est-ce que c'est possible pour le Rassemblement national ? Oui, c'est possible parce que que ce soit avec LFI ou les autres, ça n'a pas d'importance. La question, c'est ce qu'on pense qu'une autre solution est meilleure pour la France et pour les Français. Et c'est ce que nous avons pensé à de nombreuses reprises.

Pourquoi depuis un an, nous n'avons pas voté huit motions de censure sur celles qui étaient proposées ? C'est parce que la dissolution n'était constitutionnellement pas possible. C'est-à-dire qu'une partie de la gauche voulait renverser le gouvernement de François Béroud sans solution institutionnelle. Et donc, renverser pour renverser n'a pas beaucoup de sens. Et est-ce qu'on peut renverser, soit pour éviter le pire, par exemple le budget de M. Barnier qui prévoyait 4 milliards de taxes sur l'électricité, la désindexation des retraites, le non-remboursement de beaucoup de médicaments, là, on a voulu éviter le pire.

Mais la réforme des retraites, par exemple, sur laquelle la gauche avait fait une censure, c'était absurde, puisque le renversement de M. Béroud n'aurait pas remis la retraite à 62 ans. Donc c'était un mensonge. Mais Jean-Philippe Tanguy, vous êtes ce parti qui dit, Jordan Bardella, il est créé au patron, il dit nous sommes le parti de la stabilité politique. Marine Le Pen, ce matin, dans le journal du dimanche, elle dit nous sommes le seul parti à défendre la Vème République. Là, on replongerait dans une nouvelle instabilité. Est-ce que c'est vraiment le bon positionnement pour le Rassemblement National ?

Est-ce que vous n'auriez pas cette responsabilité-là de replonger la France dans une nouvelle crise, de nous enfoncer dans la crise ? Non, parce qu'en fait, la crise, elle est là. C'est-à-dire que le poids politique des gouvernements est si faible qu'en fait, vous pouvez avoir une apparence, une illusion de stabilité à Matignon. Mais il n'y a pas de stabilité dans les politiques. Vous voyez, par exemple, le taux d'emprunt, l'écart de taux d'emprunt avec l'Allemagne, le fameux spread, qui fait un peu l'appui et le beau temps sur notre capacité à nous endetter à bas coût, en fait, a augmenté depuis la dissolution d'Emmanuel Macron. Il se réduit, il l'augmente avec les péripéties.

Mais le vrai choc, il a eu lieu avec ces dissolutions. Et donc, cette instabilité choisie par Emmanuel Macron avec une campagne législative, je le regrette, qui ne s'est pas faite sur le fond, mais uniquement sur une hystérie, pour ou contre le Rassemblement National, venant de toutes parts. Et à la fin, une fois que l'écran de fumée est retombé, tout le monde se rend compte, y compris une partie de nos adversaires, qu'ils n'avaient rien à proposer pour le pays. Alors, vous dites, on pourrait arriver à la stabilité. Si on fait une dissolution, vous imaginez peut-être que le Rassemblement National puisse accéder à Matignon.

En tout cas, Marine Le Pen, elle dessine ce scénario, ce matin, dans son interview, et elle accepte pour la première fois, elle dit, on pourrait accepter d'aller à Matignon sans majorité absolue, avec une majorité relative, qu'on chercherait alors à renforcer, y compris avec ceux qui nous insultent. Éclairez-nous, Jean-Philippe Tanguy, de qui, à qui vous faites ce signal politique ? De qui parle-t-elle Marine Le Pen ? Avec qui vous pourriez nouer des alliances ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, lors des dernières élections, il faut bien dire que tout le monde nous a insultés pour faire barrage et pour garder des postes.

Donc, par définition, comme vous voulez rassembler, quand vous ambitionnez, comme Marine Le Pen, de diriger pour l'intérêt général, comme l'avait fait le général de Gaulle quand il est revenu au pouvoir, il a beaucoup pardonné le général de Gaulle à des gens qui avaient été très durs avec lui, qu'il avait traité quelques semaines ou quelques mois auparavant de dictateurs ou de fascistes en herbe. Et puis après, ils avaient fait, évidemment, avec le seul qui était capable de retablir la situation. Donc, c'est le parallélisme avec Marine Le Pen. Il est évident, il saute aux yeux. Donc, il y a des gens de bonne volonté avec des capacités dans toutes les forces politiques.

Allez, soyons un peu plus cas. Je vous êtes beaucoup plus direct. J'allais finir à ma phrase. Et donc, naturellement, comme l'a fait le général de Gaulle, c'était plutôt dans les forces de droite ou de centre-droite. Naturellement, je ne vois pas aujourd'hui des personnalités de gauche. Je le regrette parce que dans le passé, Marine Le Pen avait pu attirer un certain nombre de souverainistes de gauche. Bon, il faut dire qu'électoralement, il ne leur reste pas beaucoup pour venir nous aider. Mais c'est quoi ? C'est Laurent Wauquiez ? C'est qui ? C'est LR ? Est-ce que c'est Reconquête ? Est-ce que c'est Sarah Knafo ?

C'est-à-dire que ce sera beaucoup des personnalités individuelles, finalement, parce que LR comme parti n'existe plus. Je pense que vous êtes des observateurs et observatrices attentives de la situation politique. Quand LR dit qu'on vote quelque chose, en fait, il y a trois positions de vote, voire plus. Ils disent oui, c'est non. Parfois, l'abstention, ils ne sont pas là, ils votent avec les pieds. Donc, en fait, faire des accords d'appareil, ça n'existe presque plus. Ce sera forcément des bonnes volontés, plutôt des bonnes volontés de droite ou de centre-droite, mais enfin, on ne sait jamais.

S'il y a des souverainistes de gauche, des gens de la gauche républicaine qui veulent participer à un gouvernement de redressement national, Marine Le Pen a toujours dit que la porte leur serait ouverte. En tout cas, je vais vous dire, vu la crise, ce qu'il faut surtout, c'est des gens compétents, qui ont des compétences, des valeurs à apporter, plutôt, comment dire, que des accords d'appareil qui, à mon avis, n'ont plus grande valeur. Une dernière question d'actualité parce que je vois mes collègues mourir d'envie d'ouvrir le dossier économie. Vous êtes le monsieur économie du Rassemblement National. Il y a quelque chose qui est au centre du débat, c'est cette taxe Zuckman.

On a Bernard Arnault qui, au Sunday Times, qualifie l'économiste Gabriel Zuckman de pseudo-universitaire et de militant d'extrême-gauche. Vous en pensez quoi, vous, Jean-Philippe Tanguy ? Est-ce que taxer les ultra-riches, vouloir le faire, c'est du militantisme ou bien de la justice fiscale ? Je pense qu'on peut avoir un débat avec M. Zuckman ou d'autres sans, comment dire, les attaquer personnellement. Le problème de la taxe Zuckman, je trouve qu'elle est intellectuellement très faible.

C'est-à-dire, quand on connaît les travaux qui sont faits sur la justice fiscale ou l'accroissement des inégalités de revenus et de patrimoine depuis l'ouverture des marchés dans les années 80 ou 90, marchés de capitaux et la mondialisation malheureuse, dire que l'aboutissement de cette réflexion, c'est qu'on prend les plus riches, ceux qui ont 100 millions, plus de 100 millions de patrimoine et on met une taxe de 2%, ça me paraît quand même une solution très simpliste, un peu un slogan. Donc moi, il est là, mon débat. Mais sur Bernard Arnault, quand vous entendez Bernard Arnault, comment vous qualifiez ça ? Est-ce que vous êtes... Vous vous dites... Mais pourquoi il le dit ?

Parce que Bernard Arnault, avec cette taxe, il devrait aller à la perception avec un chèque d'entre 1 et 2 milliards d'euros. Et en fait, on voit bien que ce n'est pas crédible. Est-ce qu'on imagine ? Parce qu'en fait, on dit que c'est 1800 foyers qui seraient concernés par cette taxe. Bon, la base de travail est très faible. Mais en réalité, ça se concentrerait sur une douzaine de personnalités extrêmement fortunées, effectivement, avec un capital monumental. Et il est évident que ces personnes ne resteraient pas en France et ne paieraient jamais cette taxe.

Donc en fait, ce qui est dommage, c'est qu'il y a des propositions dans le débat politique, en particulier l'impôt sur la fortune financière ou d'autres taxes sur la spéculation, taxes sur les rachats d'actions, sur les cires dividendes, sur les surprofits qu'a proposé Marine Le Pen depuis 2022 avec Jordan Bardella. Malheureusement, je constate que ça n'a jamais été au centre des débats et on n'a pas eu beaucoup d'échanges intellectuels sur ces propositions, c'est dommage. Contrairement à la taxe Zuckman qui est partout, au 20h, dans toutes les presses, partout, depuis deux semaines parce que les socialistes ont choisi de le mettre dans l'actualité.

Alex Boyaguet, je trouve que techniquement, c'est faible. Jean-Philippe Tanguy, on a le sentiment à vous écouter que vous n'êtes pas pour la taxe Zuckman, mais expliquez-nous pourquoi le Rassemblement National a voté la taxe Zuckman en commission à l'Assemblée Nationale, mais c'est abstenu lors de la discussion de l'hémicycle. Pourquoi cette volte-face ? Est-ce que c'est parce que 75% des sympathisants RN adhèrent tout simplement à la taxe Zuckman ? Est-ce que vous êtes mal assis ? Non, il y a 18 mois de différence entre le sondage et les positions de vote. Donc, je ne suis pas encore Mme Irma. J'aimerais bien, ça m'aiderait beaucoup en politique.

Je ne peux pas deviner ce que vont penser mes électeurs. Non, mais c'est très simple. C'est la question de Mme Betzaïd. C'est la justice fiscale. Nous ne voulons pas laisser le monopole de la justice fiscale à la gauche puisque nous avons des propositions. On essaie de les faire entendre depuis deux ans. Je regrette effectivement qu'on en parle. Mais c'est incohérence à l'Assemblée Nationale. Pourquoi en commission vous faites quelque chose et en débat vous faites autre chose ? Non, ça, il faut vraiment... Moi, j'invite vraiment les commentateurs de la vie politique à faire attention à ça. Vous pouvez avoir des positions. Moi, je les explique, ces positions.

Donc, tout le monde peut reprendre les prises de parole. Nous avons voté en commission et nous avons voté contre en commission. La loi, comment dire, elle s'était problématique pour aller en séance. En tout cas, les amendements tombaient tous pour faire de la technique parlementaire. Et en séance, il y avait suffisamment de voix de gauche et surtout les centristes et LR avaient complètement disparu. Donc, on pouvait envoyer la loi au Sénat juste avec une abstention. Donc, c'est pour ça. Ce n'est pas qu'on a changé de... D'ailleurs, je le dis devant tout le monde, devant la représentation nationale avant de voter. Je l'explique, c'est cette position.

Nous ne voulions pas tuer le débat sur la justice fiscale. Et donc, vous n'avez pas changé d'avis ? Non, mais justement, parce que le Rassemblement National, Marine Le Pen et Jordan Bardella veulent un débat sur la justice fiscale. Ce n'est pas le racket, ce n'est pas rajouter des taxes aux taxes, mais aujourd'hui, les classes moyennes paient proportionnellement à leur patrimoine et leurs revenus plus que les 1% de plus riches. Donc, ça, c'est anormal. C'est une anomalie technique, c'est une anomalie morale. Il faut la régler par un débat de qualité. Et c'est pour ça qu'on a...

Et c'est un peu, si vous voulez triste, ce n'est pas vous, mais je vois les adversaires de gauche qui savent, les députés qui étaient présents, que nous ne sommes abstenus pour faire vivre le débat et qui, au lieu de reconnaître que le Rassemblement National protège le débat démocratique et ne fait pas dans le sectarisme, on nous l'envoie en pleine figure. Je trouve que c'est un peu minable. Question d'Abel Mestre. Ce n'est pas une manière aussi de botter en touche pour vous parce qu'on a l'impression qu'une sorte de grand flou. Vous n'allez pas au bout. Vous parlez de justice fiscale, mais on fait une justice fiscale sans taxer vraiment les riches. En fait, on veut ménager tout le monde.

Est-ce que ce n'est pas un risque aussi pour vous de perdre vos électeurs ? Non, mais pas du tout. Sincèrement, le programme de Marine Le Pen, il est régulièrement mis en accusation par une certaine presse et à chaque fois, on le reconfirme. C'est-à-dire qu'on nous accuse de ne pas y croire et c'est le même programme. Donc Marine Le Pen, vous le savez, vous l'a suivi depuis longtemps à Libération, a toujours défendu des mesures sur le patrimoine des plus aisés. Je ne suis pas Libération. Ah pardon, excusez-moi. Le monde. Excusez-moi, excusez-moi. De mémoire, a toujours proposé des mesures de justice fiscale.

Ça nous a d'ailleurs toujours été reproché par une certaine droite, en particulier les Zemmouriens. Toujours. On est très lourdement attaqués là-dessus. C'est nous qui avons mis dans le débat public français en premier la question des rachats d'actions. C'est quand même selon les années entre 15 et 30 milliards d'euros de dividendes qui au lieu d'être réinvestis dans l'économie réelle viennent en effort sur la spéculation, viennent pour renforcer des cours de bourse qui sont déjà à un niveau historique très élevé. On a mis ce débat au centre du débat et après, c'est attribué à la gauche.

Donc franchement, il y a une forme d'injustice quand même dans la contribution intellectuelle que Marine Le Pen a eue sur la justice fiscale depuis des années parce qu'on est toujours soupçonnés de je ne sais quelle insensité. Le programme n'a jamais changé. C'est juste que c'est un programme de justice fiscale, ce n'est pas un programme de lutte des classes qui vise à taper sur les riches parce qu'ils sont riches. C'est juste comment on fait pour que ce soit juste et aussi économiquement efficace. Je le regrette, mais il y a un rapport de force économique. Est-ce que je peux vous parler de cet impôt sur la fortune financière ?

Donc si on comprend bien, les trois quarts de vos sympathisants électeurs sont pour la taxe Zuckman. Vous dites, non, il y a quelque chose qui serait beaucoup mieux, ça serait l'impôt sur la fortune financière. Il y a plusieurs sujets quand même. Il y a d'une part que votre impôt sur la fortune financière, il rapporterait combien ? Quelques milliards alors que la taxe Zuckman aurait un très fort rendement. Et il y a un autre sujet qui est que si on décortique la technique, le riche propriétaire immobilier qui ne crée rien pour l'économie ne paiera rien et que celui qui a des actions, qui investit par définition dans les entreprises, il va être taxé.

Est-ce que ça, c'est de l'efficacité économique ? Oui, je pense que c'est de l'efficacité économique. Alors, ce n'est pas tout le patrimoine immobilier qui serait protégé, c'est la résidence principale ou la résidence unique parce que vous savez, ça fait 30 ans qu'on a l'anecdote de la maison à l'île de Ré familiale qui fait que vous avez des gens qui ne vivent pas dans leurs biens familiaux et ce bien familial était taxé. Donc, la résidence unique qui est un concept qui a été inventé par Marine Le Pen permet de protéger le patrimoine immobilier familial. C'est très particulier. Par contre, les actions qui sont vraiment des actions d'investissement, de prise de risque, elles sont exonérées.

Dans l'IFF, c'est les 75% sur les PME, PMI, des actions de PME, de PMI et c'est, comment dire, les biens professionnels. Aujourd'hui, investir dans les actions sur les grands marchés, les grands indices, c'est rarement de l'investissement. C'est dans l'outil productif. C'est une espérance de rentabilité. Ce qui ne fait pas, ce n'est pas mauvais, mais il ne faut pas faire croire que c'est un investissement dans l'économie réelle. Quand vous achetez des actions de total, ça ne définit pas le montant d'investissement de total dans l'économie réelle. On est dans un autre monde. On peut le regretter d'ailleurs. Moi, je le regrette.

Et d'ailleurs, quand vous dites que le rendement de l'IFF est entre 3 et 5 milliards, c'est-à-dire moins qu'au maximum comme l'ISF, mais moins qu'ISF disposition que vous avez donnée, l'IFI. Mais le rendement de la taxe Jussmane, d'ailleurs, ce n'est pas que moi, c'était dans Le Monde pour le coup, une tribune, qui l'établit aussi entre 5 et 5 milliards. Et franchement, c'est vraiment merlant l'enchanteur. C'est-à-dire faire croire qu'il y a une poule aux œufs d'or qui serait cachée dans un placard de Bercy où ça fait 30 ans que personne, y compris les socialistes, quand ils étaient au pouvoir et que leur ennemi était la finance, il y a 15 milliards cachés quelque part.

On entend Jean-Philippe Tanguy parce que là, on se perd un tout petit peu dans les chiffres. Non, on ne se perd pas. Juste revenir d'un mot sur la philosophie. Le fait que les socialistes financent 90% de leur programme par une taxe unique, excusez-moi, c'est merlant l'enchanteur. On a entendu votre point de vue sur la taxe Jussmane, mais juste sur la philosophie quand même de cette IFF, impôt sur la fortune financière, vous dites que ça rapporterait 3 milliards. Alors, l'Institut Montaigne, lui, parle plutôt de 2 milliards. Si je compare avec l'IFI d'Emmanuel Macron, l'IFI, c'est 2,2 milliards. Donc, grosso modo, votre impôt ou celui d'Emmanuel Macron, c'est à peu près pareil.

Non, c'est en net. Même l'Institut Montaigne, c'est en net. Or, l'ISF, le bon vieil ISF, a apporté 5 milliards. Est-ce que ça ne veut pas dire que vous êtes finalement comme Emmanuel Macron à vouloir épargner les plus riches ? Non, non, pas du tout sincèrement. Même l'Institut Montaigne, c'est en net de l'IFI. Donc, ce n'est pas... IFFI, impôt sur la fortune financière, immobilière, pardon, qu'a maintenu Emmanuel Macron. Là, on est dans les acronymes. Voilà, mais c'est un plus peu proche de ce qu'a dit Mme Bessaïd. C'est vrai que nous serions dans l'étiage de l'ancien ISF. Mais donc, vous faites comme Emmanuel Macron, quoi, si je résume. Non, ben, il l'a supprimé, Emmanuel Macron, l'ISF.

Non, on faisait comme ont fait les gouvernements des années 80 jusqu'à l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. C'est ça, l'enjeu. Mais pourquoi il y a une réalité... On avance sur les dépenses. Non, mais derrière, il y a quoi ? Il y a un vrai débat sur les rapports de force aujourd'hui économiques. Moi, je regrette ce monde de la mondialisation financière où les plus riches et les plus grandes fortunes peuvent se balader dans le monde entier sans difficulté. Ils peuvent optimiser leurs revenus par rapport à celles et ceux qui n'ont pas ce privilège exorbitant. Alors, vous êtes un peu un militant d'extrême-gauche comme Gabriel Ducman. Mais il y a toujours eu une part...

Vous trouvez qui est d'extrême-gauche ? D'ailleurs, on nous qualifie et moi en particulier généralement d'extrême-gauche ce qui n'a aucun sens puisque moi, je suis gaulliste et comme disait le général de Gaulle, on ne fait pas la politique de la France à la corbeille, c'est-à-dire selon les volontés de la bourse. Je regrette ce monde tel qu'il a été construit en particulier, il faut bien le dire, par les sociodémocrates. C'était Dominique Troscane, c'était les grandes heures, si je puis dire, des sociotraîtres. Ce monde, il est comme ça. Il faut faire avec et malheureusement, si on fait la taxe Ducman, ce sera au détriment de la France et il n'y aura pas le rendement. Voilà, je le dis.

Moi, j'aimerais bien pouvoir faire une justice fiscale verticale depuis notre République et imposée au monde entier. Malheureusement, on est dans un rapport de force avec beaucoup de pays qui choisissent d'être des parasites fiscaux et ça, c'est un vrai problème, y compris des démocraties qui font volontairement le choix, non pas de la justice fiscale, mais de piquer du fric à leurs voisins. Alors, parlons des dépenses toxiques. Ça, c'est le vocabulaire de Marine Le Pen que vous voulez couper. D'ailleurs, est-ce qu'il y a un chiffre ? Parce que 44 milliards, c'est le chiffre de François Bérou, 22 milliards, c'est le chiffre des socialistes. Vous, vous avez quel chiffre pour le budget 2026 ?

Nous avons le chiffre de François Bérou. Il faut faire, c'est un montant d'économie qui avait été donné par la Cour des Comptes, par le Haut Conseil des Finances Publiques. En fait, il s'agit de faire quoi derrière ? Il s'agit... Donc, vous voulez... Non, je vous entends bien. Vous voulez faire également, le Rassemblement National, une quarantaine de milliards d'économies, 44 milliards d'économies. C'est-à-dire qu'il faut faire sous 5 ans entre 100 et 120 milliards d'économies pour stabiliser la dette. Et encore en stabilisant la dette, il y aura encore des intérêts d'emprunt qui augmenteront. La France est vraiment dans une situation financière très difficile.

On est dans une situation proche de l'Italie et ce n'est pas folichant. Alors, on coupe sur la contribution à l'Union Européenne. Question directe. On met 27 milliards. Est-ce que vous ne craignez... La construction européenne, l'Europe, ce n'est pas seulement un projet comptable. C'est un projet politique. Est-ce que vous ne craignez pas qu'en disant « Give me my money back » on se retrouve avec des mesures, des retours de bâton. Par exemple, pour les agriculteurs, on est les premiers bénéficiaires de la PAC. Non, parce qu'en est, on est les deuxièmes contributeurs avec l'Allemagne.

Tous les pays contributeurs en dehors de l'Irlande qui se paient sur la bête en étant un parasite fiscal ont un rabais. Et la France, les gouvernements français n'ont pas, comment dire, négocié à égalité avec l'Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, c'est le rabais absolument incroyable. C'est dommage, voilà. Mais derrière, il y a quoi ? Ce n'est pas Merle-en-Chanteur comme les socialistes. Il faut annuler, effectivement, un certain nombre de programmes européens qui nous paraissent contraires aux votes des Françaises et des Français. Voilà, continuer à financer l'élargissement dans les Balkans ou vers la Turquie ou la Moldavie ou l'Ukraine.

Je parle de l'élargissement, pas de la lutte contre la Russie. Alors que les Françaises et les Français, dans tous les sondages et dans tous les votes, ne veulent plus d'élargissement. Mais on est dans le club des 27. Donc là, vous dites, on reprend notre argent et puis on est contre la politique choisie par les 27. Mais excusez-moi, cette politique d'élargissement, c'est-à-dire qu'il y a toujours au sein des institutions de l'Union Européenne, ça fait aussi consensus à gauche d'ailleurs, un agenda contraire au vote des citoyens, y compris si on considère qu'il y a une démocratie européenne.

D'ailleurs, personne n'assume aujourd'hui, dans le débat aux élections européennes, c'était seulement il y a un an, est-ce que vous avez entendu des gens défendre l'élargissement au Balkan ou à la Turquie ? Personne. Alors pourquoi on continue à financer cela ? Ça, c'est pour l'Europe. Non, mais il y a une représentation internationale des Français. On était sur des dépenses. Oui, mais c'est des dépenses derrière. Si on fait des économies sur l'Europe. On peut aller sur le sujet de l'immigration ou là aussi, Alix Bouillaguet, vous voulez ?

C'est vrai que dans vos pistes d'économie, il y a donc l'immigration, mais quand vous regardez ce que les immigrés reçoivent du budget et ce qu'ils rapportent en impôts et cotisations, c'est vrai que toutes les études qui sont sérieuses là-dessus sont totalement affirmatives. C'est à peu près neutre. Donc contrairement à ce que vous dites, le coût de l'immigration, c'est autour de zéro. Donc vous pointez du doigt un mâle qui n'en est pas un. Déjà, on ne pointe pas, les immigrés ne sont pas un mâle, ce sont des êtres humains et des personnes, mais le phénomène de l'immigration, étudié par l'OCDE puisque c'est cette étude qui fait référence, il y a un détail dedans.

Il y a l'immigration qualifiée, c'est l'immigration au sein de l'Union Européenne par exemple, c'est les Américains, les Japonais ou des personnes qui viennent de pays pauvres qualifiés. D'ailleurs, on pille les ressources intellectuelles de ces pays au passage. Eux, ils rapportent évidemment. C'est sûr qu'un médecin à l'hôpital français, il rapporte plus qu'il ne coûte à la France puisqu'on n'a même pas payé sa formation. Mais la masse de l'immigration aujourd'hui en France, elle est non qualifiée. Et d'ailleurs, elle ne travaille pas. Le taux de chômage des étrangers est bien supérieur aux nationaux. Bon, mais au global, comme dit Alizou Yaghi, ça fait zéro. En plus, ça fait zéro.

L'OCDE dit ça. Non, mais ce n'est pas une bonne moyenne. Oui, mais si on gardait que l'immigration qualifiée en Amben Saïd comme d'autres pays, eh bien la contribution de l'immigration serait très positive. Mais aujourd'hui, il y aurait beaucoup aux finances publiques et vous avez une masse d'immigration non qualifiée qui coûte beaucoup aux finances publiques. Or, nos mesures, contrairement à ce qu'on nous dit à chaque élection, elles ne visent pas à expulser les médecins, les infirmières ou les ingénieurs qui viennent travailler en France. On coupe quoi ? Un exemple ? Par exemple, les étrangers au chômage depuis six mois. Ils ne doivent pas rester sur le territoire.

Nous ne sommes pas, y compris d'ailleurs les Européens. Nous ne sommes pas voués à entretenir des personnes qui n'ont pas leur utilité sur le territoire, leur utilité professionnelle. Et sur les 500 000 étrangers légaux qui ont eu un visa l'année dernière, il y en a 50 000 qui ont eu un visa de travail. Et on nous parle d'une immigration choisie. Ça ne correspond pas à la réalité. Après, il y a les étudiants, le familial... N'est-ce pas ? Première raison, c'est les étudiants. Deuxième, c'est le regroupement familial.

Il y a un tri à faire entre les étudiants qui font vraiment des études et des étudiants qui ont un visa d'études et qui font autre chose dans notre pays et qui n'ont pas vocation à rester. Question d'Abel Mestre. François Bayrou, vous voulez limiter l'aide médicale d'État. Est-ce que vous pensez que c'est suffisant ou est-ce qu'il faut aller plus loin ? Alors déjà, ça a disparu depuis que M. Lecornu, le décret, a été mis à la poubelle. Alors, c'était une toute petite réforme. Il faut aller plus loin. Mais en fait, il faut un principe. Si vous êtes clandestin... Excusez-moi, là, vous le réclamez à nouveau ? Oui, bien sûr qu'on le réclame. Ah oui, on le réclame à nouveau.

Donc la suppression ou la limitation ? La transformation en une aide médicale d'urgence. C'est-à-dire qu'évidemment, nous soignons les étrangers en situation régulière qui arrivent aux urgences, qui ont des maladies graves, des maladies dangereuses pour eux ou pour la communauté nationale. Par contre, il n'y a pas de soins de confort ou des soins qui ne sont pas des urgences vitales. Voilà, c'est tout simple. De toute façon, la vraie politique derrière, c'est quoi ? C'est lutter contre les clandestins. Parce qu'évidemment, derrière, ce n'est pas la ME seulement. C'est pourquoi il y a entre 500 000 et 800 000 clandestins dans notre pays qui n'ont pas leur place dans notre pays.

Et faire appliquer la loi, c'est quand même républicain. Et les gens le supportent, y compris d'ailleurs, je peux vous le dire, parce qu'on le voit beaucoup en Ile-de-France et évidemment, on est sur le terrain, des étrangers en situation régulière qui ne comprennent pas pourquoi ils ont moins de droits, même eux, que les clandestins, les immigrants en situation irrégulière. L'immigration côté politique, c'est aussi cette pétition dont on a beaucoup entendu parler, celle de Philippe de Villiers pour exiger un référendum sur l'immigration. Du côté du Rassemblement national, Louis Alliot, le maire de Perpignan, et Julien Audoux, le député, l'ont signé.

Il y a aussi Éric Ciotti, il y a également Éric Zemmour, chez les Républicains, Laurent Wauquiez. Et vous, est-ce que vous pourriez adhérer à un texte qui parle explicitement, pour le coup, de grand remplacement ? Nous sommes en train de changer de peuplement, d'art de vivre. Est-ce que vous êtes d'accord sur le fond avec cette pétition qui parle de la fin de la France ? C'est une pétition qui s'inscrit dans les demandes qu'a fait le Rassemblement national depuis des années. Mais si on ne signe pas le texte si Marine Le Pen demande aux députés de ne pas signer le texte, ce n'est pas parce qu'on est contre. Julien Audoux l'a fait ? Oui, mais la consigne officielle et systématique...

Il a fait une bêtise ? Il n'a pas besoin de nous pour se justifier. Mais la consigne sur toutes les pétitions, c'est de ne pas signer. Pourquoi ? Parce qu'on est des responsables politiques, on est des élus, et donc par définition, si on signe une pétition d'un tiers, d'un tiers politique ou d'un tiers syndical ou d'une organisation, on n'est pas maître de l'avenir de cette pétition. Et donc, un homme politique, une femme politique, une organisation politique, elle doit être maîtresse de ce qu'elle fait et de ce à quoi elle s'engage du début à la fin. C'est pour ça aussi qu'on est très prudent sur les manifestations. Vous organisez beaucoup de pétitions ? Oui, internes, effectivement.

Les pétitions internes, oui. Mais externes, tout de suite, c'est sûr. Et vous voyez bien, si demain, Philippe de Villiers prend des positions qui ne sont pas celles du Rassemblement National sur d'autres sujets, on pourrait être lié à lui. Bon, sur la longue durée, Philippe de Villiers, c'est un souverainiste. Sur le fond du texte ? C'est un souverainiste de peuplement, d'art de vivre, parler de la fin de la France. Est-ce que vous, ce sont vos mots ? Est-ce que c'est votre vision de la France ? Celle de Philippe de Villiers ?

Marine Le Pen et Jordan Bardella ne se sont jamais associés au concept de grand remplacement qui désigne, comment dire, une espèce de complot, de volonté organisée de substituer une population par une autre sur une base raciale qui ne correspond absolument pas, comment dire, à la conception qu'a le Rassemblement National de la population française.

En revanche, l'immigration de masse, si elle est incontrôlée, si elle se fait de manière complètement désordonnée et subie, évidemment, l'origine culturelle et le destin culturel du continent européen va changer, tout simplement, parce que les immigrés sont des êtres humains, donc ils viennent avec leur culture, leur civilisation, leur croyance, et évidemment, ils n'ont pas envie de s'oublier au passage, et donc si vous avez des populations très importantes, il va y avoir une influence culturelle, c'est évident, mais ce n'est pas lié à un grand emplacement organisé volontaire.

En fait, le paradoxe, c'est qu'en utilisant le concept de grand emplacement, nous donnons beaucoup de crédit à nos adversaires politiques, comme s'ils avaient les moyens d'organiser quelque chose, alors qu'en fait, ils subissent, ils sont lâches, ils sont faibles, et d'ailleurs aux élections, ils dénoncent leur propre politique migratoire avant de la continuer.

avec cette pétition, on voit aussi qu'il y a une sorte de petit milieu qui s'organise, sûrement contre vous, enfin contre le Rassemblement National, la presse Vincent Bolloré, Éric Zemmour, une partie de LR, est-ce que vous craignez cette concurrence qui pourrait vous dépasser par la droite, parce qu'on voit bien, vous avez bien expliqué vos réticences à reprendre le concept de grand remplacement, est-ce que ça fait partie de vos préoccupations pour 2027 ?

Sincèrement non, écoutez, nous on pense qu'on a une antériorité sur le sujet de l'immigration, de la souveraineté d'une manière générale, et que les Françaises et les Français nous ont bien identifiés, et surtout je ne suis pas inquiet, parce qu'en fait, je pense que ça correspond à ce que veulent au fond civilisationnel français, la civilisation au croisement des humanités, de l'héritage des humanités antiques, de nos racines chrétiennes, de la révolution et des lumières, je pense que ça correspond à la conception universaliste française, à savoir contrôler ses frontières, contrôler le destin et là où on veut arriver, assimiler les populations qui font le choix de s'installer dans notre pays, reconnaître la grandeur de la civilisation, mais que toute, comment dire, toute ambiguïté racialiste ou ce genre de choses ne correspond pas du tout à ce que veulent une très grande majorité de Français, et c'est d'ailleurs aussi l'erreur d'une petite partie de la gauche qui malheureusement devient de plus en plus grande et se nourrit aussi de, comment dire, des mauvaises pensées d'une partie de l'humanité.

Une toute dernière question sur l'économie, Jean-Philippe Tanguy, avant de passer à l'international, pendant que vous parliez, là, à l'instant, dans ma tête, j'étais en train de faire les calculs, vous dites que vous voulez 44 milliards d'économies comme François Bayrou, mais vous demandez aussi la retraite à 60 ou 62 ans, c'est à peu près 37 milliards, vous dites que vous ne voulez pas augmenter les impôts, quand vous voulez faire l'impôt sur les fortunes financières, vous dites que ça va être redistribué immédiatement, ça ne boucle pas financièrement ?

Si, si, ben écoutez, on vous représentera, de toute façon, pour le projet de Marine Le Pen en 2027, le bouclage financier, mais c'est vrai que ce sont des choix de société importants. Mais pourquoi vous ne le faites pas là ? Pourquoi vous ne montrez pas là que vous voulez arriver sous les 3% de déficit ? Ben, on l'a fait pour l'année dernière. Là, on va représenter un contre-budget qui, comment dire, caractérise ces 44 milliards d'économies. Vous le savez bien parce que je vous écoute dans une autre émission économique de très grande tenue, j'invite tout le monde à écouter. Les 37 milliards sur les retraites, c'est à terme. Il ne faut pas les trouver l'année dernière.

Vous savez bien que c'est une estimation de déficit à terme et là, nous, on met aussi beaucoup sur la croissance. C'est-à-dire que vous avez deux types de dépenses à prévoir. Vous avez des dépenses comptables, effectivement, les dépenses de l'État. Il ne faut pas trop compter sur la croissance parce que c'est ça.

Par contre, sur les retraites, il faut quand même, si évidemment, on abandonne tout espoir sur la productivité et sur notre capacité à faire travailler plus jeunes les Français, à accompagner les aînés pour qu'ils ne soient pas au chômage jusqu'avant la retraite et aussi les personnes en situation de handicap qui représentent une force de travail compétente dans notre pays qui est sous-utilisée à leur détriment et pour leur malheur, c'est sûr qu'on ne pourra pas financer les retraites. Mais nous, notre projet, c'est que tout le monde contribue et il y a beaucoup de forces de travail en France qui n'est pas utilisée.

28:30
Invité

Question politique sur France Inter.

28:34
Présentateur

La section internationale, la séquence internationale, on va parler maintenant de l'État de Palestine, Alix Bouillaguet. Oui, on sait que le Rassemblement national a toujours été favorable à une solution à deux États, c'est-à-dire un État israélien et un État palestinien. Pourquoi être opposé aujourd'hui à la reconnaissance de l'État de Palestine ? Vous dites que c'est une affaire de timing. Mais quand on regarde ce qui se passe depuis des dizaines d'années sur ces territoires, on sait qu'il n'y a jamais de bon timing pour une guerre qui dure depuis une dizaine d'années, des dizaines et des dizaines d'années, vous voyez. La France reconnaît demain officiellement à l'ONU l'État de Palestine.

Mais vous avez raison, Alix Bouillaguet, de dire effectivement dans ce conflit, il y a rarement eu des périodes favorables à cette reconnaissance. Mais là, c'est une période très défavorable. Tout simplement parce que malheureusement, nous sommes encore dans les lendemains du pogrom du 7 octobre, de ces attaques meurtrières épouvantables contre Israël, revendiquées par le Hamas et d'autres organisations proches d'elle dans cette dérive meurtrière et complètement antisémite. Et que le reconnaître maintenant, c'est une forme de prime.

J'imagine que le président de la République ne l'envisage pas comme ça, mais c'est ressenti par beaucoup d'Israéliens et d'amis d'Israël et de Français de confession juive comme cela, comme une reconnaissance que la violence et la violence terroriste peut amener à un gain politique. C'est un des arguments de Marine Le Pen qui dit effectivement que le futur État palestinien ne soit pas dominé ou contrôlé par le Hamas. Mais est-ce que vous ne pensez pas qu'aujourd'hui, le Hamas n'a jamais été aussi faible ? Malheureusement, je le regrette, mais je pense qu'il n'est pas... Il est affaibli militairement, évidemment, dans sa capacité à mener des opérations.

Mais politiquement, je crains qu'il ne soit pas assez faible. Et surtout, au-delà du Hamas, c'est les autres forces politiques palestiniennes qui sont faibles. Voilà, l'OLP n'est que l'ombre de l'elle-même. Et malheureusement, la capacité de force, pas laïque, parce qu'il ne faut pas confondre la France et les territoires palestiniens, mais en tout cas, de force politique capable de mener une politique d'intérêt général, pacifique, sont dans un État extrêmement... d'une très grande faiblesse. Voilà, et plus personne n'écoute M. Abbas et ses amis. Et je le regrette.

Jean-Philippe Tanguy, il y a une polémique aujourd'hui en France parce que des mairies veulent brandir, hisser le drapeau palestinien sur leur fronton le jour où l'État français va reconnaître officiellement, je viens de le dire, à l'ONU l'État de Palestine. Est-ce que cette polémique vous paraît vraiment justifiée ? Est-ce que c'est choquant que le jour où l'État fait un geste, une mairie en fasse un autre ? Parallèle ? Écoutez, c'est illégal et donc c'est l'occasion de rappeler qu'il y a... Non mais c'est choquant. Je vous demande votre conviction. Non mais moi je suis choqué pour la raison que je vous ai donnée. Ce n'est pas parce que M.

Macron est bien au contraire, puisque c'est aussi pour ça que les Français de confession juive sont très en colère, c'est que M. Macron a complètement changé d'avis, il les a complètement laissés tomber. Il faut dire les choses comme elles sont. Et je crains pour des calculs électoraux qui sont minables du début à la fin. C'est-à-dire croire qu'on a des Français aujourd'hui dans notre pays qui vont voter soi-disant par intérêt confessionnel et ne plus dire qu'ils vont voter par l'intérêt national en mettant la reconnaissance de la Palestine dans la balance. C'est honteux. Sacrifier les Français de confession juive attachés à l'intégrité d'Israël, c'est honteux. Et dans la balance, M.

Macron semble croire que les Français de confession juive font entre 0,5 et 1% de la population et les autres feraient plus de pourcentages. Ce qui, dans les deux cas, est un calcul de Machiavel, de pacotille et complètement indigne d'un président de la République. Abel Mestre, les Etats-Unis, autre chapitre. Oui, sur l'hommage aujourd'hui rendu à Charlie Kerr, cet influenceur d'extrême droite qui a été assassiné le 10 septembre, Louis Alliot sera en Arizona pour cet hommage. Pourtant, il y a eu un hommage vendredi à Paris où le RN n'était pas présent à part par deux députés mais apparentés à votre groupe. Le parti aussi faisait bruyamment état de son soutien en 2016 pour Donald Trump.

Aujourd'hui, c'est beaucoup plus discret. Est-ce que le RN est MAGA ? Non, non, non, non, non. On n'est même pas FAGA parce que ce serait encore du franglais. C'est-à-dire FAGA ? Oui, ce serait... Non, j'ai dit n'importe quoi. Ce serait MAFA. Non, ce serait MFA. Bon, bref. C'est n'importe quoi. Bon, il faut l'a compris en tout cas. Est-ce que vous y seriez allé ? En Arizona, est-ce que vous aviez envie d'y aller pour soutenir Charlie Kerr ? Non, mais je... Pour rendre hommage. Non, mais moi, évidemment, je soutiens toutes les familles, tous les proches dont la famille a été victime d'un assassinat politique.

Et je pense, enfin, je ne comprends même pas qu'il y ait des gens qui mettent une nuance ou, comment dire, il y a besoin de se justifier, de soutenir quelqu'un qui a été atrocement assassiné. La violence politique aux Etats-Unis et la liberté des armes à feu fait une société extrêmement violente. Il y a, je crois, une représentante démocrate qui avait été assassinée aussi il y a un ou deux ans. Et c'est terrible. Voilà, c'est une société de violence. On a connu ça, malheureusement, dans notre pays, au moment où l'attentat de Nanterre, par exemple, où un forcené avait pénétré dans un conseil municipal et avait tiré sur des innocents. Voilà, c'est un traumatisme pour tout le monde.

Louis Alliot, juste un mot quand même, il justifie son déplacement en disant que Charlie Coeur qui a marqué les esprits par le symbole qu'il est devenu. Moi, je vous pose la question, le symbole de quoi ? Du grand remplacement que ce militant conservateur dénonçait, de son opposition à l'avortement, à l'homosexualité considérée comme une maladie, à des femmes qui doivent rester à la maison et ne surtout pas prendre de contraceptifs parce que ça les mettrait en colère. Qu'est-ce que vous venez faire là-bas, en fait ? Je crois que c'est juste un soutien contre la violence politique.

On pense que les femmes doivent être à l'Élysée, donc c'est loin de cette conception si vous voulez effectivement être au grade. Mais bon, je veux dire, M. Kirk serait un militant d'extrême-gauche, j'aurais exactement la même position. C'est pour ça que j'ai parlé du drame de Nanterre qui concernait... Et Louis Alliot serait allé à un hommage à un militant d'extrême-gauche ? Mais si on avait été invité, je pense que nous y serions allé, madame.

C'est aussi ça la différence, c'est que nous, si on a invité un hommage dans ma circonscription, et je pense que c'est le cas de tous les députés Rennes, si malheureusement il devait y avoir des violences politiques et qu'un adversaire politique de gauche était concerné, moi je serais le premier à venir défendre sa liberté. Moi, vous savez, je suis voltairien. Alors je sais que, comment dire, la citation est sans doute apocryphe, mais voilà, je battrais pour la liberté des autres. Et la liberté, je mourrais pour la liberté des autres, c'est-à-dire des opinions contraires aux miennes. Cet esprit voltairien français, il devrait faire consensus.

Je regrette aujourd'hui qu'on ait besoin de se justifier, de refuser un attentat politique contre quelqu'un. On parle de la Russie, Jean-Philippe Tandie ? On a quand même une actualité là, avec ces incursions d'avions russes en Estonie. Demain, il y aura une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Il y a eu des drones en Pologne, des drones présumés russes aussi en Roumanie. Est-ce que là, on en est encore à parler d'incidents comme le faisait Marine Le Pen en début de semaine ? Mais il faut établir à l'effet. Nous, ça nous paraît des incidents, dans le sens où ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas réagir. Des MIG-31, c'est un incident ?

J'ai vu les cartes des passages, ça a des provocations en l'occurrence. Marine Le Pen, vous le savez, parlait des drones. Mais si vous voulez, le but, c'est d'établir les faits, de défendre la souveraineté évidemment des frontières de nos alliés, de l'OTAN et nos alliés européens sans aucune concession et d'établir un rapport de force avec la Russie mais d'éviter l'escalade à la guerre. Je me souviens qu'il y avait un missile au début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui avait un missile qui était tombé sur le territoire polonais. Toute la presse européenne s'était emballée vers une escalade à la guerre et puis finalement ce missile visiblement n'était pas celui qu'on pensait.

Donc moi je ne sais pas. Donc moi j'attends que les faits soient établis mais il faut qu'ils soient clairement établis et que des mesures correspondant à la gravité des faits soient prises. Et nous il est évident que nous sommes des souverainistes des patriotes. Il est évident que la Russie sous aucun prétexte ne peut franchir les frontières terriennes ou ariennes de nos alliés. Jean-Philippe Tanguy vous êtes sur France Inter l'invité de questions politiques c'est le moment du qui êtes-vous d'Alex Bouillaguet on va tenter de mieux vous connaître.

36:38
Invité

On a fait tomber deux fois un gouvernement parce que justement ils augmentaient les impôts Madame Lambret donc évidemment qu'il ne faut pas augmenter les impôts aux hausses d'impôts même sur les plus riches Mais non mais parce qu'encore une fois moins de riches ça ne fait pas moins de...

36:49
Présentateur

J'ai une part féminine mais quand même On va essayer de mieux vous connaître en effet là c'était Laure Lavalette pas du tout le bon son je pense que là le bon son est dans les tuyaux

37:00
Invité

Alors alors alors j'avoue Monsieur Tanguy s'il vous plaît Je vous en prie collègue de gauche Monsieur Tanguy Monsieur Tanguy s'il vous plaît

37:16
Présentateur

Donc ce silence un silence pour la France déclamé en phase à la tribune de l'Assemblée nationale c'est le 21 juin 2022 alors c'est vraiment 100% vous Jean-Philippe Tanguy on va parler de votre parcours mais avant ça vous êtes avant tout un style indéniable votre voix vos formules qui claquent le sens du verbe ça vous a même valu le prix du député de l'année en 2024 par le trombinoscope c'est une institution parlementaire mais est-ce que vous n'en regrettez pas certaines quand même de vos formules Elisabeth Borne une bonne à rien Michel Barnier un faux cil ou lorsque vous dites d'Emmanuel Macron qu'il savait solliciter les aspirations homo-érotiques d'un certain nombre de cadres de la banque Rothschild est-ce que vous les assumez toutes ?

J'assume tout et c'est pour ça que je m'excuse parfois parce que si vous excusez sans assumer ce n'est pas des vraies excuses donc pour ce qui est de Michel Barnier je m'étais excusé et pour ce qui est de M. Macron aussi d'ailleurs Mais ceux qui vous aiment disent qu'effectivement vous êtes un créatif vous êtes le bosseur du Rassemblement National vous êtes devenu l'homme de confiance de Marine Le Pen ceux qui vous aiment un tout petit peu moins disent que vous êtes certes un collaborateur précieux mais parfois je cite un dangereux foutrac exalté sans filtre ça va vite dans votre tête quitte à partir en vrille au risque d'apparaître comme un roquet est-ce que vous vous entendez ?

Il faut toujours faire attention à ne pas être la caricature de soi-même c'est sûr donc sans doute moi je ne m'admire pas dans le miroir je ne m'écoute pas parler mais bon c'est vrai que je préfère prendre ce risque sacrifier la sincérité donc moi j'essaie d'être sincère dans mon combat et voilà je pense que je suis plutôt heureux de ne pas m'être trahi ça arrivera peut-être un jour vous serez là pour me le dire j'espère vous avez un CV brillant oui une ascension fulgurante aussi vous êtes diplômé de Sciences Po Paris de l'ESSEC vous avez été salarié d'Alstom ténéritrique pardon j'étais chez les méchants ténéritrique vous commencez à travailler pour au service de Nicolas Dupont-Aignan et puis bon vous ralliez Marine Le Pen aujourd'hui est-ce qu'on peut dire que vous êtes un moine soldat auprès de Marine Le Pen la cheville ouvrière notamment sur les questions économiques et de l'énergie je ne suis pas seul mais moi si Marine Le Pen estime que je suis un moine soldat au service de son combat j'en serais fier parce qu'elle elle-même a beaucoup sacrifié pour nos idées pour la cause nationale une femme courageuse qui a vécu beaucoup d'épreuves vous voyez par exemple moi si j'étais avec monsieur Dupont-Aignan c'est que je pensais que jamais Marine Le Pen ne romprait avec la ligne politique de son père je pensais que c'était impossible je me suis complètement trompé et cette femme a prouvé que c'était une femme d'état qui pensait à la France donc vous êtes quand même on peut le dire le plus mariniste des marinistes est-ce que le plan B comme Bardella c'est moins votre tasse de thé est-ce que vous êtes moins en phase avec lui humainement et politiquement mais pas du tout parce que Jordan Bardella procède de Marine Le Pen et du marinisme c'est elle qui l'a repéré lui a fait confiance il s'est engagé pour Marine Le Pen je trouve que cette division est très artificielle voilà bon par exemple par la petite histoire je connais Jordan Bardella depuis très longtemps nous sommes amis depuis très longtemps je l'ai même connu avant Marine Le Pen donc pour vous plan A, plan B c'est super Jordan Bardella 2027 à l'Elysée c'est aussi bien que Marine Le Pen il y a un plan A qui est Marine Le Pen elle est innocente de ce qu'on lui reproche elle arrivera à prouver son innocence dans une justice qui respecte les institutions de la République donc je n'ai aucun doute sur le plan A et moi c'est vrai que je ne me projette pas sur d'autres plans parce que Marine Le Pen est dans un combat judiciaire elle prouvera son innocence et on doit l'accompagner dans cette démarche et dans ce combat votre profil diplômé revendiquant Gaulis qui n'est pas issu du serail du Rassemblement National fait beaucoup penser à celui de Florian Philippot est-ce que parfois vous craignez d'avoir le même destin ?

Écoutez vous savez il faut toujours rester modeste dans tout moi avec monsieur Dupont-Aignan aussi j'ai appris à me battre pour des idées en faisant des scores très modestes et pourtant je pense qu'on disait aussi des choses très intéressantes avec monsieur Dupont-Aignan donc vous savez moi je suis à mon poste à mon combat et c'est vrai que j'essaie de ne pas penser à ma petite histoire personnelle on verra bien vous savez on est peu de choses moi je me souviens d'une très bonne citation de Bertrand Delanoé le socialiste en 2001 pendant la campagne de Paris il y avait monsieur Lang qui pensait qu'il était très connu qu'il allait tout écraser face à monsieur Delanoé et Delanoé disait vous savez nous sommes peu de choses et j'ai dit nous pas moi on le médite là-dessus Jean-Philippe Tanguy vous nous laissez sans voix ce dimanche on vous a demandé pour terminer le portrait de l'homme politique que vous êtes de venir avec une carte blanche et vous avez choisi de parler d'industrie plus spécifiquement les législatives ça approche quand même d'une usine qui est dans votre circonscription à Bernaville oui bon il ne faut pas me témoigner de dire j'en parle pas parce que c'est législative mais parce que c'est 68 familles et 10 familles avec des intérimaires dites nous qui ils sont c'est la société française de génoplastique et à Bernaville qui est une industrie qui travaillait pour le luxe qui a vraiment un savoir-faire extrêmement rare c'est ce qui permet au plastique qui fait les capuchons de parfum d'être métallique d'être en or en argent d'être si beau et aussi de représenter le patrimoine et le savoir-faire français à travers le monde malheureusement à cause du prix de l'électricité des normes de la concurrence chinoise cette entreprise se ferme du jour au lendemain on essaie de trouver une solution mais au-delà de ça c'est aussi les mensonges sur la réindustrialisation pourquoi ?

parce qu'en fait tous les rapports le disent y compris M. Luanzi qui vient de la gauche en fait l'État parle beaucoup mais se désengage de toutes les PME PMI ETI c'est à dire qu'on est obsédé par les grands projets par exemple les usines de batterie je ne sais Insect ETI entreprise de taille intermédiaire donc l'État est obsédé par les très grands projets ce qu'on appelle les flagships donc c'est ces navires amiraux qui font beaucoup de une et comment dire ne s'intéressent pas au cycle intermédiaire mais la question c'est quand même que pouvez-vous faire ?

je veux dire la question doit se poser les audits parce que Whirlpool ça a fermé tout le monde y est allé y compris Marine Le Pen ça a fermé oui mais enfin avec beaucoup de mensonges et il y a des gens qui étaient à Whirlpool qui ont connu 5 employeurs différents en 5 ans parce que l'État les trimballer faisait n'importe quoi donc le fait que l'État ne s'intéresse pas aux entreprises de taille intermédiaire aux petites industries parce qu'ils trouvent que c'est ringard que se dépasser c'est lamentable et cette entreprise elle peut avoir des repreneurs et moi je ne veux pas qu'on la ferme sans chercher un repreneur parce qu'il y a le destin des salariés la moyenne d'âge c'est 49 ans donc ce sera très difficile pour eux de retrouver un emploi si le site n'est pas préservé Bernaville est une petite commune rurale assez isolée et puis c'est le pouvoir d'achat derrière aussi pourquoi ?

parce que quand vous travaillez dans votre commune quand vous pouvez aller à pied dans l'usine où vous travaillez vous ne prenez pas la voiture il y a l'enjeu écologique mais il y a le pouvoir d'achat c'est 200 à 300 euros d'économiser par mois donc quand vous êtes à 1500 euros le fait d'avoir une usine à proximité de votre lieu de travail ça change la vie ça change le confort de vie et ça change le pouvoir d'achat et il faut trouver une solution évidemment pour que la industrie continue mais c'est sûr que ce n'est pas glamour et qu'il faut que les services de l'Etat arrêtent de vouloir couper des gros rubans sur des grosses usines avec des gros projets et s'intéressent aux projets modestes et aux compétences qui sont déjà chez nous plutôt que d'aller essayer d'en créer des nouvelles

44:17
Invité

Jean-Philippe Tanguy

44:23
Présentateur

vous parliez du pouvoir d'achat excellente transition avec la séquence France 2027 d'Abel Mestre oui exactement Marine Le Pen avait fait du pouvoir d'achat son axe principal ou un de ses axes principaux de la campagne de 2022 vous venez d'en parler ça reste encore dans le discours du Rassemblement National cependant vous êtes absent des mobilisations en tant que parti bien sûr des mobilisations sociales que ce soit le 10 septembre hors cadre aux syndicaux et partis d'air ou du 18 septembre à l'appel de l'intersyndical et dans le même temps vous déployez énormément d'efforts pour séduire le patronat français comment vous pouvez espérer concilier à la fois ce mouvement pour rassurer le patron et garder le pouvoir d'achat au centre de votre discours moi c'est relativement simple c'est à dire qu'en fait c'est la production la capacité de produire ensemble et sur le territoire qui est le premier critère pour améliorer les salaires sur la longue durée améliorer la productivité et pouvoir vivre de son travail si on n'arrive pas à produire en France si les entreprises n'arrivent pas à produire en France on peut parler de pouvoir d'achat il n'y aura rien il n'y a pas de chèque magique il n'y a pas d'allocation magique il n'y a pas de subvention magique l'argent ne vient que d'une poche celle des contribuables soit les familles soit les entreprises voilà donc pour moi il n'y a pas de contradiction vous avez la gentillesse de rappeler que je m'inscrivais dans la lignée du général de Gaulle c'était toute la politique du général de Gaulle c'était dépasser la lutte des classes par le travail par la participation des salariés par l'intéressement des salariés au profit des entreprises donc pour moi tout ça va ensemble produire en France et répartir la richesse avec justice ça avance mais on ne peut pas répartir une richesse qui n'est pas produite ou qui est en déclin et vous savez que depuis 2008 le PIB par habitant en France stagne et ça je regrette que lors des différentes élections on n'ait pas parlé de ce sujet parce que compter le PIB en valeur absolue ça n'a aucun intérêt c'est le PIB par habitant c'est la richesse par habitant qui compte donc quand le PIB par habitant il stagne depuis bientôt 20 ans évidemment le pouvoir d'achat il s'effondre et aucune allocation aucun chèque ne peut résoudre cette question sauf par l'endettement et donc la boucle est bouclée et j'aurais préféré que M.

Bayrou explique ça plutôt de dire que c'était la faute des français Malgré tout on a l'impression quand même qu'au rassemblement national il y a deux discours il y a le discours que vous venez de tenir qui est celui de Marine Le Pen aussi plus populaire plus préoccupée par les questions sociales et celui de Jordan de Mardella plus pro-business plus libéral vous avez deux leaders qui peuvent être potentiellement deux candidats à l'élection présidentielle pas forcément concordamment mais l'un ou l'autre est-ce que si Jordan de Mardella était le candidat du rassemblement national en 2027 la question du pouvoir d'achat aurait la même place qu'en 2022 ?

Non mais j'en suis persuadé ne serait-ce que parce que Jordan de Mardella même par sa vie personnelle c'est lui qui le dit donc c'est pas un secret la mère de Jordan de Mardella avait un petit revenu mère solo même si son père évidemment l'aidait également donc je pense que Jordan de Mardella est complètement conscience par sa vie et le sens de son engagement que les fins de mois difficiles même quand vous travaillez dur et que vous êtes une mère solo c'est fondamental dans la vie mais vous assumez les deux tonalités mais il y a différentes tonalités moi j'espère enfin je pense que économiquement dans un programme c'est dur à rejoindre je pense qu'aussi il y a vraiment un procès qui est un peu une classe aux sorcières sur ça parce que par exemple on a sorti le programme économique du Rassemblement National pour prouver que c'était faux c'est Jordan de Mardella qui l'a présenté avec votre serviteur à ses côtés et puis même après qu'on ait montré que c'était le même programme de Jordan et de Marine on nous dit que c'est toujours pas le même programme donc je pense aussi qu'il y a une volonté de nos adversaires politiques de toujours vouloir inventer des divisions qui n'existent pas et je comprends qu'ils soient jaloux qu'on est les deux plus populaires dirigeants en France d'ailleurs si les électeurs oui à l'instant évidemment madame vous avez raison mais comment dire et je pense que si les électeurs voyaient une si grande différence vu que nous faisons 70% chez les ouvriers 60% chez les employés s'ils ne voyaient pas que Jordan de Mardella était sur le pouvoir d'achat je crois qu'ils ne seraient pas aussi populaires à l'instant François-Xavier Bellamy le numéro 2 des Républicains dit que Marine Le Pen n'a pas renoncé à son programme qui s'aligne souvent sur celui du NFP et bien c'est pitoyable de la part de M.

Bellamy qui s'inscrit dans la doctrine sociale de l'Église d'être venu enfin une espèce de comment dire de larbin du grand capital et des puissances de l'argent parce que quand on se prétend avoir s'inscrire dans les valeurs stoïciennes chrétiennes de la civilisation française on n'est pas là à caricaturer les positions économiques et à essayer d'être toujours du côté des forces de l'argent moi j'invite M.

Bellamy plutôt que de faire la morale comment dire sur les questions de mœurs au monde entier à faire la morale un peu à ceux qui oublient la doctrine sociale de l'Église je crois que l'argent n'est pas au centre des valeurs chrétiennes j'ai gardé ça quand même de mon éducation catholique Faisons un peu de politique fiction imaginons que le candidat ou la candidate du Rassemblement National gagne la prochaine présidentielle en 2027 quelles seront les premières mesures urgentes pour le pouvoir d'achat des Français ?

Ah bah c'est la baisse de la TVA sur l'énergie de 20 à 5,5 et la baisse de la TVA sur les produits de la nécessité de 5,5 à 0% c'est un mouvement indispensable il y a une crise de la consommation il y a une forme de déconsommation on le voit dans notre pays les Français épargnent parce qu'ils ont peur que leur pouvoir d'achat soit confisqué donc au-delà de la justice fiscale il faut envoyer un signal aux Françaises et aux Français de consommer à nouveau et de ne pas épargner davantage qu'il ne faut rationnellement mais on voit bien aujourd'hui et ils ont raison d'ailleurs depuis que les Françaises et les Français ont conscience qu'il va falloir payer la dette qu'ils épargnent parce qu'ils sentent bien qu'avec les macronistes ou la gauche c'est eux qui vont payer la facture d'ailleurs François Béroux l'avait dit on peut au moins lui reconnaître d'avoir dit la vérité justement mais vous promettez plus de pouvoir d'achat mais si vos mesures font par exemple exploser les taux d'intérêt et le coût du crédit est-ce que ce n'est pas finalement les classes moyennes et populaires qui vont finir par payer la facture ?

Je ne vois pas pourquoi nos mesures feraient exploser le coût du crédit au-delà de la politique de la Banque Centrale Européenne qui est indépendante je ne vois pas pourquoi nos mesures au contraire ce qu'il faut c'est présenter le Rassemblement National a été les seuls à insumer un effort de 95 milliards d'euros d'économie structurelle aujourd'hui on a entre 100 et 120 milliards malheureusement vu la situation nous on joue quatre sur table d'ailleurs à l'époque moi j'avais rencontré pour Jordan Bardella un certain nombre d'investisseurs et de représentants des marchés pour les rassurer et leur expliquer notre plan il n'y avait pas eu spécialement de retour que ce soit par exemple l'agence Reuters que j'avais rencontré qui est assez en lien ou Bloomberg qui sont assez en lien avec les marchés financiers ils n'avaient pas exprimé d'inquiétude particulière sur le programme du Rassemblement National par contre pendant que M.

Le Maire qui était ministre de l'économie et des finances qui au lieu de rassurer les marchés faisait le tour des plateaux pour dire que c'était une catastrophe et qu'il a alimenté comment dire l'hystérie et donc a renchéri le coût de la dette là c'est un vrai problème de responsabilité politique peut-être qu'un jour si les hommes politiques paient tout au parti de la facture qu'ils causent et le mal qu'ils causent aux français peut-être qu'ils se calmeront un peu Jean-Philippe Tanguy cette émission touche à sa fin si vous voulez bien on va se lancer dans une séquence vrai ou faux je vous pose une question je dis une affirmation vous dites vrai ou faux ça va vite l'ancien insoumis François Ruffin est un bon député de la Somme vrai ou faux ?

Faux vous vous déplacez quasiment toujours avec un sac de sport vrai ou faux ?

51:21
Locuteur non identifié

Vrai

51:21
Présentateur

Gabriel Zuckman est un militant d'extrême gauche comme le pense Bernard Arnault vous êtes d'accord vrai ou faux ? Non Au Rassemblement National liste candidat si tout le monde est prêt voire ou se prépare aux législatives vrai ou faux ? Vrai Vrai pardon excusez-moi Marine Le Pen serait une meilleure candidate à la présidentielle que Jordan Bardella vrai ou faux ? Vrai mais il le pense lui-même Vous avez déjà menti sur votre CV vrai ou faux ?

Malheureusement c'est vrai pour rentrer c'est vrai au Japon j'étais serveur je m'ennuyais tellement que j'aurais fait croire que j'étais diplômé pour rentrer chez Itachi je m'excuse Monsieur Bellamy je l'irais à confesse La justice fiscale imposerait de taxer les plus gros héritages et ce débat-là c'est une vraie ligne de fracture au sein du RN vrai ou faux ? Faux mais grâce à la deuxième partie Si Marine Le Pen est définitivement condamnée en appel vous voulez une loi d'amnistie vous l'écrirez vrai ou faux ? Faux