Nicolas Dupont-Aignan invité d'Ecorama
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:49OuverteRéponse directe
Est-ce que la réponse au terrorisme ne doit pas être coordonnée et européenne avec plus de coopération entre les services de renseignement et de police ?
- 2:10FerméeRéponse partielle
Concrètement, vous demandez quoi ? Des crédits ?
- 5:19RelanceÉludée
L'assignation à résidence préventive des fichiers S, assignés à résidence, n'est pas envoyés à Kerguelen ou en Guyane ? Ça ne vous suffit pas ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Il y a une part de naïveté, c'est ce que disait Michel Sapin, à propos des autorités belges face au phénomène de radicalisation islamiste.
- 7:02FerméeRéponse directe
Vous pensez que c'est l'alpha et l'oméga ?
- 7:49OuverteRéponse directe
Frontex, dans ces cas-là, si c'est à l'échelle européenne, on peut renforcer les moyens de police, l'agence Frontex.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40Invité politiqueFait
« Celui qui le dit serait un démagogue et un menteur. »
- 2:02Invité politiqueFait
« La France est le seul pays avec l'Angleterre qui investit dans la défense et qui agit. »
- 4:13Invité politiqueChiffre
« Le gouvernement parle de 250 en France. »
- 5:08Invité politiqueFait
« Quand on est en état de guerre, quand il y a eu la guerre avec le Japon des Américains, ils ont arrêté préventivement X japonais aux Etats-Unis. »
- 10:06Invité politiquePromesse
« J'ai proposé une mesure simple. Recruter 10 000 postes administratifs. »
- 12:58Invité politiqueChiffre
« 70% des gens sont mensualisés en France. »
- 14:48Invité politiqueChiffre
« 500 000 travailleurs qui viennent de l'étranger. »
- 16:17Invité politiqueChiffre
« Première épargne du monde. 16%. »
- 16:46Invité politiquePromesse
« Pour 40 milliards d'euros de revaloriser de 10% le salaire net. »
- 17:17Invité politiqueChiffre
« Sécurité sociale sur la santé. Carte vitale. Les fraudes à la carte vitale. On considère 5 milliards. »
- 17:33Invité politiqueChiffre
« 5 milliards, ça fait 10. Et 20 milliards sur la grande fraude fiscale. »
- 20:01Invité politiquePromesse
« Quand vous investissez en France, vous payez deux fois moins d'impôt sur les sociétés. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Présentateur19 %
- ?9 %
≈ 63,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sanctions immédiates tous les jours en direct sur Boursorama.
C
'est la première interview politique 100% interactive. Nous sommes en direct midi passé de quasiment 14 minutes sur Boursorama. Nous sommes sur Internet. Vous avez la main, vous êtes l'arbitre, vous êtes entretien. Je vous poserai la question dans les prochaines minutes. Vous nous direz si vous êtes ou pas, c'est vous qui voyez, convaincu par les propos de Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
Bonjour à
vous. Merci à
vous
d'être là. Président de Debout la France, député de l'Essonne. Vous publiez France, lève-toi et marche
aux
éditions Fayard. L'actu la plus brûlante, c'est évidemment Bruxelles qui a été visée par le terrorisme islamiste. C'est l'Europe, on comprend bien, qui est dans la ligne de mire de Daesh.
Est
-ce que la réponse justement au terrorisme, elle ne doit pas être coordonnée et européenne avec plus de coopération entre les services de renseignement et de police
?
Bien sûr.
Bien
sûr. Mais la vraie question, c'est est-ce qu'un jour, on va enfin prendre les mesures qui s'imposent
? C
'est-à-dire qu'on va attendre combien de morts
pour
changer de braquet
? C
'est ça la vraie question. Ne dites pas que rien n
'a
été fait. Non, mais on a toujours un temps de retard. Toujours. Parce qu'on n'a pas pris la...
La
situation est très curieuse. Le gouvernement nous dit, et tout le monde le dit, on est en état de guerre. D'accord ? Tout le monde le dit.
Et
on ne prend pas les mesures qui vont avec un état de guerre.
C
'est-à-dire qu'on est en parole en guerre
et
pas en acte. Et ce décalage est saisissant. Alors attention, personne ne peut dire
qu
'il y
a
un risque zéro et qu'on peut empêcher des kamikazes de se faire sauter n'importe où. Celui qui le dit serait un démagogue et un menteur. En revanche, on a quand même un retard à l'allumage, si je peux me permettre de m'exprimer ainsi. Il y a deux mesures fondamentales.
Est
-ce que les Européens, un jour, vont assumer leur effort de défense
et
être adultes
?
Je parle là vis-à-vis de la France. La France est le seul pays avec l'Angleterre qui investit dans la défense et qui agit.
Concrètement, vous demandez quoi ? Des crédits ?
Que les crédits soient mutualisés
? Mais même pas. Il n
'y a
pas besoin de tout ça. Rentrons pas dans des usines à gaz qui ne servent à rien, qui ne marchent pas. Il y a simplement qu'il
y a
des pays adultes comme l'Allemagne et comme d'autres
qui
devraient quand même, à un moment, se poser des questions. Pourquoi la France est seule au Mali ? Pourquoi la France est seule en Centrafrique ? Pourquoi
la France ? Non,
mais il ne rentre pas dans des trucs qui n'existeront jamais. Mais ça, c'est des mythes. Mais non, mais la défense commune, il faut un pouvoir politique commun. Ce n
'est
pas ça que je demande.
Je demande des choses.
Envoyer des
troupes.
Des coopérations.
Il
y
a l'OTAN. Il y a l'OTAN. L'OTAN est où ? Au lieu d'emmerder l'Ukraine, pardonnez-moi, et la Russie en Ukraine. À quoi sert l'OTAN ? Est-ce qu'on va laisser un État islamique de 50 000 personnes, 50 000,
au
cœur de l'Irak, multiplier les attentats dans le monde ?
On
n'a pas réagi vis-à-vis de l'État islamique. Est-ce qu'on continue les accords avec la Turquie qui sont scandaleux
?
C'est-à-dire que l'Europe se couche vis-à-vis de ceux qui l'attaquent. Se couche devant ceux qui l'attaquent. Et concrètement, il faudrait
savoir...
Ça, c'est le premier point. Et le deuxième point, concrètement, ça veut dire qu'il faut utiliser les armées qu'on a pour mettre hors d'État de nuire Daesh, l'État islamique. Ça veut dire des vrais bombardements. Ça veut dire couper la vente du pétrole, qui n'est pas vraiment coupée. Des camions citraines continuent.
On bombarde
quand même Raqqa.
Mais on
bombarde 100 fois moins
que
ce qu'on a bombardé au Kosovo. 100 fois moins en chiffres. On n'a pas vraiment interrompu l'achat de pétrole. On a une politique ambiguë. On ne veut pas choisir entre l'Arabie Saoudite, le Qatar et de l'autre côté l'État islamique. On est dans des ambiguïtés permanentes au Moyen-Orient. On n'a pas rompu avec la Turquie qui joue un double jeu dévastateur. Et puis, on va lui donner de l'argent. Si
on rompt avec tous ceux qui
mènent un
double jeu, on rompt avec tout le monde. Non, mais il
y a
un moment où il faut avoir un ennemi. Combien d'attentats faudra-t-il attendre pour qu'on décide vraiment d'abattre l'État islamique ? Premier point. Deuxième point. On a un ennemi de l'intérieur. Cet ennemi de l'intérieur, ce sont des djihadistes qui sont de retour de Syrie. Le gouvernement parle de 250 en France. En fait, c'est sûrement plus.
Ils
sont où, ceux-là ? On ne les arrête pas préventivement. J'ai proposé, tout le monde s'est moqué de moi.
La
Guyane, puis après,
Kerguelen. Mais
qu'importe le lieu. Ce que j'ai dit, c'est
que la République... On ne peut pas les
enfermer sur le sol,
sur le continent. Non, il faut les éloigner
le plus loin possible. Il faut les couper de leur communication. Il faut les isoler vraiment.
Il
faut les arrêter préventivement. C'est ce qu
'elle avait fait. Ils sont aujourd
'hui, ils sont les
250.
Mais ils sont en liberté. Certains ont des procédures judiciaires. Certains sont dans des prisons en France, dans des états de promiscuité ahurissant. Et tout ça pour une raison très simple.
C
'est que juridiquement, on ne veut pas franchir le pas de l'arrestation
préventive.
Les Américains, après les attentats du World Trade Center, ont fait Guantanamo.
On
peut critiquer Guantanamo sur la manière dont ils l'ont fait, sur l'absence de contrôle judiciaire, sur des excès. Mais ils ont pris des mesures. Quand on est en état de guerre, quand il y
a
eu la guerre avec le Japon des Américains, ils ont arrêté préventivement X japonais aux Etats-Unis. Et puis après, ils les ont libérés petit à petit. Si on n'est pas capable d
'arrêter préventivement... L'assignation, ce qu'on
propose la droite, l'assignation à résidence préventive des fichiers S, assignés à résidence, n'est pas envoyés à Kerguelen ou en Guyane ? Ça ne vous suffit
pas ? Je ne
demande pas d'envoyer tout le monde au Kerguelen ou au Bagne. Je dis qu'il y en a des très dangereux, qui sont identifiés, qu'on est sans liberté. Parallèlement, qu
'il
y
ait
des assignations à résidence,
bien évidemment
préventives.
Pour ceux qui sont fichiers S. Mais c
'est
indispensable.
Alors, fichiers S, vous ne pouvez pas assigner à résidence tous les fichiers S. Donc,
il
ne
faut
pas tomber dans l'excès inverse. Mais si vous n'arrêtez pas préventivement des gens connus des services de justice qui peuvent passer à l'acte, mais vous aurez des dizaines d'attentats meurtriers, à combien de morts
les
pouvoirs politiques européens réagiront ? C'est ça la vraie question.
Il
y
a
une part de naïveté, c'est ce que disait Michel Sapin, à propos des autorités belges face au phénomène de radicalisation
islamiste. Parce que Michel
Sapin, oui, il
y a
une part de naïveté, mais pas seulement des autorités belges, des
autorités
françaises. Je ne pense pas qu'on ait beaucoup de leçons à donner quand on voit l'état de notre pays. Voilà. Ça ne veut pas dire qu'on ne
peut
pas se permettre des leçons sur les autres, mais il faut un peu de modestie quand on a été incapable d'agir à temps.
En
même temps, Manuel Valls, ce
matin,
je crois que
c
'était sur Europe
1, a
admis que nous aussi, nous avons des quartiers sous l'emprise, des trafics de drogue et de salatistes. Mais, cher
monsieur, on a dit ça. Ah, voilà. Le gouvernement
et
Manuel Valls, d'une manière générale, portent des constats assez lucides.
Qui
mettent tout
le
monde d
'accord.
Mais qui ne sont jamais suivis d
'actes.
Quand j'ai vu
Manuel Valls,
et je le raconte dans mon livre, quand j'ai vu Manuel Valls et le président de la République au lendemain des terribles attentats de Paris, je leur ai parlé des deux points fondamentaux. L'éloignement des djihadistes, le contrôle des frontières nationales. Je raconte dans mon livre
les
réponses du président de la République. Il ne croit pas aux frontières nationales.
Vous
pensez que c'est l'alpha et
l
'oméga ? C
'est fondamental. Certains disent que c'est illusoire de croire qu'on empêchera les attentats si on contrôle les frontières,
qu
'on ferme les frontières. C'est
fondamental. Qui trouveront toujours un sourire
pour passer. Alors, si on en arrête tout, on va se coucher, on ne fait rien. C'est l'état général mental de ce gouvernement. C'est-à-dire, on parle et on n'agit pas. Bien évidemment, je ne
vais
pas vous dire que le contrôle des frontières va résoudre tous les problèmes. C'est absurde. En revanche, il faut multiplier les haies. Et quand on voit le parcours de ces djihadistes, quand on voit le parcours, on s'aperçoit bien que comme il n'y a pas de frontières européennes contrôlées et qu
'il n'y a
plus de frontières nationales, nous sommes la zone du monde qui est la plus vulnérable. Je ne vais pas vous dire qu'il y
a
zéro risque. Je vais vous dire qu'il faut réduire les risques. C'est quand même la base de tout gouvernement.
Frontex, dans ces cas, là, si
c
'est à l'échelle européenne, on peut renforcer les moyens de police,
l'agence Frontex.
Qu'on le dit, ça fait 20 ans qu
'on
le dit.
Ça fait 20 ans qu'on le
dit.
On ne le fera pas.
Ils
ne peuvent pas le faire. Parce qu'il n
'y a
pas d'autorité unique. Ça n'existe pas. Alors, on peut passer notre vie à rêver le monde.
Tous
les pays ont des frontières nationales. Vous croyez qu'Israël s'en sortirait, que le Maroc s'en sortirait, tous ces pays, s'ils n'avaient pas leurs frontières nationales ? Donc, il
faut
arrêter le rêve, la naïveté. Récapitule, frontières nationales bouclées, éloignement des djihadistes dangereux, assignations à résidence, préventives, bien évidemment. Et guerre totale contre l'État islamique.
Tant qu'on ne fera pas ça...
Le
fichier PNR, là, le fichier qui recense l'identité
des passagers en Europe
européen dans les avions... Très bien, mais le temps qu'il soit mis en place, il y aura eu 40 attentats.
Parce
que vous ne pouvez pas agir quand il n
'y a
pas la structure pour agir. Donc, très bien, il faut multiplier les réductions de risques.
C
'est tout. C'est du bon sens, tout ce que je demande
depuis... Mais ça fait des mois que je demande ça. C'est
si évident, pourquoi est
-ce
que ce n
'est
pas appliqué ? Parce qu'ils ont un blocage mental.
Je
l'ai vu, je le raconte dans mon livre. Lisez mon livre, ça sera une bonne action. Et vous verrez, je raconte ce blocage mental de nos dirigeants. Parce qu'en fait, ils ont créé ce système. Ils sont responsables de ce désarmement moral militaire. Et donc, ils ne peuvent pas remettre en cause leur logiciel. C'était exactement
la même chose. On est en état de guerre,
nous dit encore une fois Manuel Valls.
Mais oui, mais
ils n'en tirent aucune conséquence pratique. J'ajoute un dernier point. J'ai visité les forces armées à Lille qui s'occupent du plan Sentinelle. Il faut quand même savoir qu'ils sont à bout.
Ils
sont à bout parce qu'on a tellement supprimé de postes de militaires pendant 5 ans, Sarkozy, Hollande,
qu
'aujourd'hui, pour assurer Sentinelle, les troupes ne s'entraînent plus.
Donc,
ça
veut dire qu'il y
a
des moyens à dégager aussi.
C'est intéressant parce que, hier, un responsable français de l'antiterroriste a confié à
l
'AFP sous couvert d'anonymat en disant « 2015 a été évidemment difficile, je crains que 2016 ne soit terrible. Il n'y
a
jamais eu autant d'arrestations, mais impossible de tous les arrêter tant les services sont submergés. »
Bien
sûr. Donc, il y
a
cette idée, encore une fois, des moyens encore.
J'ai proposé une
mesure simple. Recruter 10 000 postes administratifs, parce que ça, on peut les recruter tout de suite, pour remettre sur la voie publique les 10 000 policiers et gendarmes qui, aujourd'hui, sont dans des bureaux à remplir des papiers.
On parle du renseignement aussi. Non,
mais
attendez.
Ce n
'est
pas le
fait
d'avoir des gens qui patrouillent,
on ne
peut
pas fouiller tout le monde. Non,
mais
attendez. Si vous dégagez déjà 10 000 personnes, vous soulagez les militaires, vous leur permettez de reprendre leurs entraînements. Sentinelle est une très bonne chose, mais qui n'est pas durable. Les troupes sont à bout.
On
n'a pas compris qu'on est en état de guerre avec un ennemi extérieur et un ennemi intérieur. Ça veut dire qu'il faut revisiter tous nos schémas de pensée.
Ça
veut dire qu
'il
faut investir dans l'état régalien. Ça veut dire que c'est des années de travail.
Mais
on est encore très loin vraiment des moyens à mettre en œuvre. J'insiste là-dessus. Et je suis inquiet parce que le gouvernement et les gouvernements européens sont encore plus largués que les autres. Ils ne prennent absolument pas la mesure du danger.
Est-ce
qu'il faut aussi être inquiet quand on apprend qu'avant de mourir, le chef présumé du commando qui a frappé Paris en novembre, Abdelhamid Abaoud, que l'on voit ici, a confié être entré en France avec 90 autres hommes, syriens, irakiens, français, allemands, anglais.
Et
voilà, la liberté des frontières, c'est extraordinaire. Voilà le monde qu'on a créé de naïveté. Donc, quand je vous dis contrôle des frontières et éloignement des djihadistes, c'est quand même la République. Enfin, la République, ça va se défendre au 19e siècle, au 20e siècle, la 3e République. Et nous, nous avons une incapacité à concevoir le combat.
Parce
que c'est des pays qui ont vécu, qui sont sortis de l'histoire pendant des années. Et qui, aujourd'hui, sont pris à revers par des gens qui veulent nous tuer. Et quand vous avez des ennemis qui veulent vous tuer, il
y a
un moment, il faut réagir. Voilà.
Alors,
également, on passe à l'actualité économique. Maintenant, Nicolas Dupont-Aignan, avec cette grande réforme, nous dit Michel Sapin, à partir du 1er janvier 2018. Je vois froncer les sourcils. Le prélèvement à la source. On a envie de savoir ce que vous pensez aussi en termes d'économie. Est-ce que c'est une vraie réforme fiscale pour vous ? Parce qu'on ne simplifie rien là-dedans.
Rien du tout. Vous continuez à faire votre déclaration. En fait, c'est un moyen pour l'État de prendre toujours plus d'argent chez les Français de manière indolore. Il
n'y
a pas de hausse d'impôt.
Et
de préparer... Ah oui, mais ça sera beaucoup plus simple d'augmenter les impôts
une
fois que ce sera fait directement de manière indolore par la feuille de paix. Et derrière la tête de M. Sapin et de tous les autres et de Bercy, il y a la fusion de la CSG et de
l
'impôt sur le revenu. C'est ça qui est derrière. Et donc, je suis totalement hostile à cette réforme
parce
que le prélèvement à la source,
d
'ailleurs,
il
existe... J'ai vu un de mes militants, moi je veux le dire, qui travaille aux impôts et qui me disait en fait, le prélèvement à la source, il existe déjà pour tous les gens qui sont mensualisés.
C
'est juste. Et donc, on nous raconte n'importe quoi. 70% des gens sont mensualisés en France. Donc, il n
'y a
qu'à finir la mensualisation. Il n'y
a
pas besoin de cette usine à gaz. On va surcharger les entreprises. Les entreprises vont connaître les salaires et les revenus des gens, ce qui n
'est
pas très souhaitable. Ça va compliquer les choses, mais derrière ça... C
'est normal qu
'une entreprise sache que...
Elle sait
déjà le salaire des gens avec
qui lui
verse un salaire. Mais
les revenus ne sont pas liés
à les salaires. On n'a pas à savoir. les
autres revenus. Et
quel
intérêt ? Non, l'intérêt derrière, c'est de matraquer un peu plus les Français et surtout de fusionner la CSG et l'impôt sur le revenu.
Êtes-vous pas convaincu par les propos de Nicolas Dupont-Aignan ? Midi passé de 27 minutes en direct sur Boursoir. Vous pouvez voter convaincu
ou
pas. La loi travail, version 2, corrigée, est-ce qu'elle vous semble plus satisfaisante ? Parce que le curseur a été un peu rééquilibré.
On
a vu, les associations patronales sont un vent debout, furieuses. Elles ont peur que ce soit encore plus détricoté lors du passage devant vous, devant les parlementaires. Cette loi,
elle
est
finie. Je vais vous dire pourquoi. Cette loi, d'abord,
elle
ne cible pas ce qu'attendent nos entreprises, les PME notamment.
Il
y avait un portât
sur le sentiment
économique,
le droit de
maintenu bon. Mais
je
ne suis hostile à cette loi parce que cette loi ne répond pas aux besoins de simplification. Rien. Elle va complexifier la vie des entreprises en créant des éternels combats et conflits dans les entreprises. Les entreprises ont besoin d'unité, de simplicité. On va créer des systèmes à géométrie variable qui vont favoriser les très grandes entreprises. Ça, c'est vrai. Donc, en fait, les grandes entreprises vont être favorisées une fois de plus dans notre pays. Les PME, rien. Par ailleurs, rien sur le RSI pour les artisans et les commerçants. Rien sur les travailleurs détachés. Très bon, on cache investigation hier à France 2.
Ça
fait 4 ans, je le dis. On en
parle
aussi. Oui, fondamental. Donc, rien sur la
concurrence loyale. Rien sur les charges. C'est pas comme ça
qu'on réduit le chômage par 2 aussi.
Vous plaisantez ?
500 000 travailleurs
qui viennent de l'étranger. 500
000. 300 et 500. Et c'est pas considérable
?
Tout le monde s'étonne. Personne ne comprend pourquoi la croissance repart et que l'emploi diminue. C'est très simple.
Dans quel secteur d'activité ?
Bâtiments, principalement, artisans, commerçants. Le nombre de petites entreprises qui font faillite à cause des travailleurs détachés.
Et
on nous casse les pieds avec la loi El Khomri. On a le même débat.
Il n'y a rien de
bien. Il n
'y a
rien de bien dans la loi El Khomri. Même le patronat trouve que finalement, encore une fois, sur les licenciements économiques, ça clarifie les motifs.
Mais c'est
curieux d'ailleurs, un pays,
c
'est curieux quand même, comme notre pays qui ne se préoccupe que de prendre acte du déclin. Je crois que le rôle d'un Premier ministre d'un gouvernement c'est de favoriser les embauches. Alors, est-ce que notre pays
ne doit pas
débattre ? Une nouvelle prime à l'embauche, 4
000 euros. Ce
que
vous
croyez que c
'est
parce qu'il
y
a 4 000 euros que les entreprises ont... La seule moyen, c'est baisser les charges d'un côté...
Salarial, dit-vous. Alors, j'ai ma
proposition choc.
Baisse de charges salariales, en quoi est-ce que le patronat est concerné là-dedans
?
En quoi ça aide à l'embauche ou baisser le salaire
net
?
Est-ce que vous croyez pas... On consomme plus,
c
'est ça. On consomme plus. Il faudrait peut-être s'occuper un jour du carnet de commandes. J'ai vu des entreprises, le lendemain de ma déclaration présidentielle, j'ai été dans une entreprise qui produit français, dans le textile, dans l'aube. Tous les chefs d'entreprise que j'ai rencontrés m
'ont
dit on peut nous réduire toutes les charges de la terre, nous donner toutes les primes pour licencier. Nous, notre boulot, c'est plutôt de créer
de l'emploi et de vendre. Pour embaucher, pour
licencier, pour embaucher. Oui, pour embaucher. Notre boulot, c'est de créer de l'emploi. Nous, ce qu'on attend aujourd'hui, c'est un carnet de commandes. L'économie France est à l'arrêt. Il n'y a plus de confiance. Les gens épargnent beaucoup. Première épargne du monde. 16%. Première épargne du monde. Est-ce qu'il n
'y
a pas de temps
de
se préoccuper de la relance, de valoriser le travail ? Quand je dis baisser les charges salariales, ça veut dire quoi ? Je veux revaloriser 10% le salaire net. Vous savez ce qui se passe ?
Tous les économistes vous diront... Tous les
économistes se sont trompés depuis 30 ans dans
notre pays et ont conduit la France.
Les patrons sont très sympathiques, mais ils volent des carnets de commandes. Le boulot d'un homme politique, c'est de créer de l'emploi. Je propose... Écoutez au moins la proposition. Pour 40 milliards d'euros. De revaloriser de 10% le salaire net. Ça ne pèsera pas sur les patrons. Les patrons, ils veulent des salariés motivés qui gagnent leur vie. Ces salariés vont consommer. Ces salariés vont relancer l'activité. On va accroître la différence entre l'assistanat et
le travail.
C
'est 40 milliards d'euros. C'est 40 milliards d'euros.
Financés comment ? Financés par les baisses des charges, par la réduction de l'assistanat dans notre pays,
les abus, les fraudes. Il y a pour
40
milliards
d
'euros. Oh
oui. Sécurité sociale sur la santé. Carte vitale. Les fraudes à la carte vitale. On considère 5 milliards. Les fraudes
au
RSA, à l'aide médicale à
l
'étranger, le délai de carence que je veux mettre pour les étrangers qui arrivent sur notre sol, 5 ans sans prestations sociales avant de travailler. 5 milliards,
ça
fait 10. Et 20 milliards sur la grande fraude fiscale. La grande fraude fiscale. Oui, la fraude à la TVA, les escroqueries à la TVA, la Belgique a réussi à les éradiquer. La France, ça nous coûte 30 milliards. On peut en récupérer 15. Il y a de quoi, je peux vous assurer, faire des économies dans notre pays. Et
ça coûterait au
patron. Ça ne coûte rien au patron. Ça relance l'activité. Ça revalorise le travail. Et
on achète
des produits qu'on importe. Ça dépend quelle politique vous menez. Mais dans mon
projet politique de Debrou la France, non, qui est déjà gigantesque. Alors on
s'arrête. On va se coucher. On licencie tout le monde.
Et
on a un pays en déclin. Malthusien. Regardez ce qui s'est passé. La valeur travail. Si vous ne récompensez pas la valeur travail, quand on gagne 1500 euros bruts, on est à combien ? 1160 euros net.
On
a laissé augmenter considérablement les charges sur les salariés.
Il
faut baisser les charges sur les entreprises. Ça a été fait. 50 milliards. Je propose 40 milliards sur les salariés. Et pourquoi pas sur la dépense publique ?
Pourquoi on ne
va
faire
aussi un... Mais c'est la
dépense publique que je propose de réduire. Indirectement, oui.
40
milliards de dépenses publiques en moins. Je propose de lutter contre les abus et les fraudes. Les abus de l'assistanat. Et de revaloriser le travail.
Mais
on ne s'en sortira pas si on ne le fait pas.
Et
les chefs d'entreprise ont besoin d'avoir des salariés motivés qui consomment. Car on peut faire toute la politique de l'offre. S'il n
'y a
plus de consommation, on fait quoi ? Il faut marcher
sur deux
jambes.
Les deux.
Politique de l'offre, politique de la
demande. La France par a dit des entrepreneurs. C'est une grande
question, 2016, dans tous les pays du monde. Regardez le débat aux Etats-Unis. Il
y
a un
vrai débat là-dessus.
Vous
avez raison.
C'est
juste, même la BCE a
dit...
Je suis en avance. Il y a une question. Elle, c'est plus l'investissement que la demande. Mais elle parle aussi de l'investissement.
Mais il y a de l
'investissement. Excusez-moi. J'ai vu des chefs d'entreprise, je les connais. Ils investissent, il y a des commandes.
Mais
est-ce qu'on va arrêter cette politique malthusienne de technocrates qui ne connaissent pas l'économie ? Il faut baisser les charges, oui, des entreprises. Il faut arrêter la concurrence déloyale. Mais il faut aussi relancer la demande. Sinon,
on
va tous se coucher et on ferme tout. Et on fera des lois El Khomri
à
perte de vue. Ce sont des gens qui vivent dans le déclin.
Ils
ne vivent pas dans la projection dans l'avenir. Et pendant ce temps-là, la Chine,
en
faisant marcher la planche à billets, investit dans la science,
rachète nos entreprises... On peut aussi marcher la planche à billets en
zone euro. Oui, sauf pas pour investir.
Ce
qui
est quand même gênant. Ça,
c
'est un vrai sujet aussi. Oui. Vous souhaitez transformer la France en paradis des entrepreneurs. La mesure choc, c'est quoi
?
Division par deux de l'impôt sur les sociétés.
Ah. Pour les... Attendez la suite. Ah oui, conditionner à quoi
?
Investissement des bénéfices sur le sol français.
Quand
vous investissez en France, vous payez deux fois moins d'impôt sur les sociétés. Quand vous délocalisez...
Sur la part des
investissements que vous faites,
vous avez le droit... Les bénéfices
réinvestis.
Ça se passe aux Etats-Unis dans certains états.
Ils l'ont fait. Je ne
vais
pas inventer. Une entreprise investie en France, elle a un super bonus fiscal. Une entreprise délocalise, on n
'a
pas de raison de l'aider. Et c'est la différence avec le CICE.
Parce
qu'entre nous, faire des réductions de charges à la grande distribution, aux banques et à la poste,
je
ne
vois
pas l'intérêt. Franchement, ils ne
vont
pas délocaliser leur supermarché ni les bureaux de poste.
A priori, non. Vous êtes le candidat pour 2017 le plus optimiste.
Vous
voyez déjà au second tour, vous pêchez par excès de confiance, Nicolas Dupont-Aignan. Je veux
réveiller nos
concitoyens. Les instituts de sondage vous placent entre 4 et 5%.
C'est déjà pas mal. C
'est déjà pas mal.
Mais il faut
faire 10 fois
plus.
Non.
Déjà, d'être au second tour, ça serait pas mal.
Ce
que je dis,
ça
fait 20 ans qu'on recycle les mêmes.
A
la primaire UMP, vous avez des gens qui ont gouverné ensemble pendant 20 ans. Alain Juppé et Nicolas Sarkozy étaient respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint du RPR en 1993.
Est
-ce que leur bilan est si magnifique ?
La
dette a explosé, l'immigration a explosé, la pauvreté a explosé, les emplois sont partis. Est-ce que leur bilan...
Mais Bruno Le
Maire, Bruno Le Maire.
Bruno Le Maire a été ministre de ses gouvernements. Eux a accepté tous les choix. Est-ce que ces gens sont si extraordinaires pour que les Français votent éternellement pour eux ?
Nous sommes au seul pays au monde. C'est
pas des nouvelles têtes. Les gens qui n'ont pas été aux commandes. Pas seulement. Qui ont un programme différent.
Parce
que si c'est pour avoir le même projet, vous pouvez renouveler les têtes. C'est sympathique. Mais ça ne change pas grand-chose. Donc moi, je pose la question aux Français. Et pendant toute ma campagne, je vais leur mettre sous le nez la réalité.
C
'est que nous sommes le seul pays au monde qui recycle. Vous, si vous êtes mauvais, si le chef d'entreprise fait faire faillite à sa entreprise, en général,
on ne le reprend pas.
Il n'y
a
jamais de sanction en politique. Jamais. Est-ce que ça va continuer ou est
-ce
qu
'on
va changer ? C'est la seule question que je pose. Et puis après, je propose un projet original, différent.
Il
plaît ou il ne plaît pas.
Mais
au moins qu
'on
me laisse le présenter. Et qu
'on
soit à égalité sur la ligne de départ.
On finit là-dessus. Qu'est-ce qui arrange vos affaires ? Que ce soit Nicolas Sarkozy ou plutôt Alain Juppé qui l'emporte ?
On
dit que... Chacun ses défauts. Oui, mais si à Juppé, il n
'y a
pas Bayrou, donc Bayrou, ça pourrait vous arranger. Parce qu'une partie du vote Bayrou, c'est aussi un
vote Dupont
-Aignan. Cette cuisine-là, vous la faites.
Non, enfin oui et non. Ce que je veux vous dire, c'est
que... En tout
cas, mon objectif principal, ce sont les 25 millions de Français qui s'abstiennent.
Qui
n'en peuvent plus de cette vie politique. Ce choix dramatique, soit on continue avec des incapables, soit on passe au Front National. Est-ce qu'on n
'a
pas le droit d'avoir un autre choix
?
Est-ce qu'un jour, on va avoir un vrai scrutin présidentiel
de
confrontation de projets ? Et est-ce qu'on peut rêver un jour de voter par adhésion
? Est
-ce qu
'on
peut rêver de ça ? Et non pas par rejet.
Moi,
c'est mon rôle. J'apporte ça. Après, c'est aux Français de dire ça les intéresse, ça ne les intéresse pas. Mais après, il ne
faut
pas venir se plaindre,
après
2017,
si
on retombe, hibernatus, retour 93, et on continue éternellement.
France, lève-toi et marche aux éditions Fayard, signé Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essone, président de Debout la France. 74% des internautes sont convaincus par vos propos. Voilà. Écoutez, il
n
'y
a
plus qu'à voter. 74%, ça fait un bon score.
C
'est un trop bon score.
Il faut voir.
Allez, au revoir, merci.
Au
revoir.
Nicolas Dupont-Aignan