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Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 20 juin 2024 142 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Direct n°15 - François Asselineau répond à vos questions

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 18 %Attaque 60 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 13:09OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre suppléante Fleur Nguyen ? Quelles sont les spécificités d'une campagne électorale visant des Français établis hors de France ? Pourquoi cette circonscription plutôt qu'une circonscription d'outre-mer ?

  • 43:11FerméeRéponse directe

    À combien estimez-vous le coût de votre campagne dans la 11e circonscription des Français expatriés ? Et pensez-vous que les comptes du mouvement pourront y subvenir sans recours à l'emprunt ?

  • 52:43FerméeRéponse partielle

    Pour les législatives, le ministère de l'Intérieur vous est-il classé divers droite souverainiste, alors que pour les élections européennes, vous étiez classé en divers ?

  • 54:13OuverteRéponse directe

    La rumeur circule qu'en cas de chaos ou de menace grave après les élections législatives, Macron pourrait mettre en œuvre l'article 16 de la Constitution. Que pensez-vous de cette hypothèse ?

  • 1:17:42OuverteÉludée

    Que pensez-vous de la candidature sous la bannière RN de votre ancien poulain, Charles-Henri Galois, dans la première circonscription de la Nièvre ?

  • 1:27:46OuverteRéponse directe

    Comment un président peut-il se réjouir de la dissolution et prendre du plaisir à mettre le bazar ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:42PrésentateurFait
    « Macron a piétiné les délais prévus par le code électoral, qui normalement devrait prévoir un minimum de 4 semaines entre le dépôt, la date limite de dépôt des candidatures et le premier tour de scrutin. »
  • 17:01PrésentateurFait
    « Il y a 577 sièges et 577 élections différentes. Et il y a un facteur qui est très important à avoir à l'esprit. C'est le facteur du député sortant. »
  • 19:00PrésentateurChiffre
    « Dans cette circonscription, Asie-Océanie, nous avons obtenu 3,3%, c'est-à-dire quand même 3 fois notre score national. »
  • 29:33PrésentateurChiffre
    « En Russie, où les Français de Moscou et de Saint-Pétersbourg cumulés m'ont accordé à 18,2% de leur suffrage. »
  • 38:15PrésentateurFait
    « Le Royaume-Uni est le deuxième investisseur international en Australie, après les États-Unis d'Amérique, avec 22% des investissements, beaucoup plus que tous les pays de l'Union européenne. »
  • 41:56PrésentateurFait
    « Les spécialistes... Parce qu'on a des jeunes traders français qui sont là-bas. Ils savent très bien à quel point l'euro est menacé. »
  • 50:03PrésentateurChiffre
    « Au moment des européennes, la liste macroniste a fait 14,7% des suffrages. La liste de Mme Maillet, comme il y avait 50% à peu près d'abstention, ça veut dire que M. Macron a obtenu 7,5% des inscrits. »
  • 59:18PrésentateurFait
    « Il y avait une menace grave et immédiate. Il y avait un putsch qui avait été fait par 4 généraux qui entraient en rébellion. »
  • 1:55:04PrésentateurFait
    « Un chef d'État, c'est quelqu'un qui doit gérer une nation et qui doit se préoccuper de l'intérêt du plus riche jusqu'au plus pauvre. »
  • 1:59:58PrésentateurChiffre
    « L'Argentine était un des pays les plus riches... Un des 10 ou 12 pays les plus riches du monde en 1930 ou, je crois, en 1950 »
  • 2:06:00PrésentateurChiffre
    « nous avons apporté 95%, pour pas dire 99,9%, de toute l'analyse sur les questions européennes »
  • 2:13:30PrésentateurFait
    « Les personnalités que les médias vous mettent en avant sont des gens qui sont dans leurs mains »

Temps de parole

  • Présentateur93 %
  • ?4 %
  • Auditeur3 %

≈ 30,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

12:10
Présentateur

Notre rendez-vous, je crois que

12:11
Locuteur

c

12:11
Présentateur

'est le numéro de ce rendez-vous hebdomadaire. Je vous prie de m'excuser de ne pas l'avoir fait hier mercredi, puisque j'étais l'invité, le grand invité de Paul-Marie Couteau sur Radio Courtoisie. Vous m'y avez peut-être entendu. Et je vais répondre tout de suite à vos questions. L'actualité est suffisamment riche et fournie pour que ça m'évite de faire de longs développements. Et je suppose que nous allons balayer pas mal de sujets, notamment évidemment sur la situation politique nationale et aussi

12:42
Locuteur

sur

12:43
Présentateur

les élections législatives et sur ma candidature

12:47
Locuteur

dans

12:49
Présentateur

la 11e circonscription des Français établis hors de France. Alors,

12:53
Locuteur

Lucas,

12:54
Présentateur

j'écoute ta première question.

13:09
Auditeur

Tous mes encouragements pour votre candidature aux élections législatives. Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre suppléante Fleur Nguyen ?

13:18
Locuteur

Quelles

13:19
Auditeur

sont les spécificités

13:20
Locuteur

d

13:21
Auditeur

'une campagne électorale visant des Français établis hors de France

13:24
Locuteur

?

13:24
Auditeur

Qu'est-ce qui orientait votre candidature vers cette circonscription plutôt qu'une circonscription d'outre-mer ? Merci.

13:32
Locuteur

Il

13:33
Présentateur

faudra parler un petit peu moins près du micro, parce que j'ai l'impression que ça fait un petit peu de bruit. Bon,

13:38
Locuteur

ben

13:38
Présentateur

là, il y

13:39
Locuteur

a

13:39
Présentateur

toutes les questions à la fois. Donc... Alors, Fleur Nguyen, un certain nombre de personnes la connaissent, c'est une adhérente de l'UPR depuis de nombreuses années, qui, comme son nom l'indique, est d'origine vietnamienne, qui a d'ailleurs vécu au Vietnam pendant une partie de sa vie, pendant quelques années, qui est une militante hors pair, qui a été notamment restauratrice, consultante, et qui était disponible pour être suppléante. Alors évidemment, elle porte un intérêt tout particulier vers l'Asie, et elle est particulièrement fidèle à l'UPR.

Elle a, si j'ose dire, une opiniâtreté toute vietnamienne pour défendre la souveraineté et l'indépendance de sa patrie d'adoption, comme l'exemple de l'histoire du Vietnam le lui enseigne, parce que le Vietnam est quand même

14:35
Locuteur

un

14:36
Présentateur

tout petit pays qui a réussi

14:37
Locuteur

à

14:38
Présentateur

se soustraire à l'impérialisme américain dans les années 70. Il y a une longue tradition, très longue tradition, d'ailleurs,

14:46
Locuteur

au

14:46
Présentateur

Vietnam de souveraineté et d'indépendance nationale contre tous ceux qui ont voulu, d'ailleurs, mettre la main sur ce pays,

14:52
Locuteur

que

14:52
Présentateur

ce soit la Chine, que ce soit la France, que ce soit les États-Unis.

14:58
Locuteur

Voilà.

14:58
Présentateur

Donc je fleure à toute ma confiance. En plus, c'est une personne tout à fait sympathique. Je suis très heureux qu'elle ait accepté en quelques heures, en fait, en quelques jours, d'être ma suppléante. Alors pourquoi est-ce que je me suis présenté dans cette description ?

15:15
Locuteur

D

15:16
Présentateur

'abord, nous ne souhaitions pas... Enfin moi, je ne souhaitais pas que nous nous présentions. J'ai déjà eu l'occasion, assez législative de façon générale, j'ai déjà eu l'occasion d'expliquer le pourquoi du comment. Le pourquoi, c'est que Macron a décidé, comme ça tout attraque, de faire cette dissolution. Nous, nous n'étions pas dans le secret. Très probablement, le Rassemblement national était au courant. Mais nous,

15:39
Locuteur

nous

15:39
Présentateur

n'étions pas du tout dans le secret. Deuxièmement, donc, Macron a piétiné les délais prévus par le code électoral, qui normalement devrait prévoir un minimum de 4 semaines entre le dépôt, la date limite de dépôt des candidatures et le premier tour de scrutin, ce qui n'a pas du tout été le cas. Donc on a une campagne extraordinairement réduite, puisque le premier tour est le 30 juin. C'est-à-dire que nous sommes aujourd'hui le 20 juin.

16:07
Locuteur

C

16:07
Présentateur

'est-à-dire que dans 10 jours a lieu l'élection. Et en fait, comme c'est un dimanche, ça veut dire que la campagne se termine dans 8 jours. Donc c'est extraordinairement bref. Alors... Donc moi, je ne pensais pas le faire. Mais on a eu une conversation très approfondie au bureau politique qui a eu lieu, où cette idée a été émise par une personne du bureau politique. Et nous avons réfléchi. On a demandé, en fait, l'avis

16:36
Locuteur

des

16:37
Présentateur

membres du bureau politique, qui ont trouvé que c'était bien quand même de ne pas être totalement absent et qu'à titre symbolique, le président soit présent. On a dissuadé un certain nombre de nos adhérents, quelques-uns –

16:49
Locuteur

il

16:49
Présentateur

y en avait 2 ou 3 – qui souhaitaient se présenter à leurs frais, parce qu'on sait qu'ils auraient très probablement été battus, parce que les élections législatives sont très difficiles, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, parce qu'en fait, il y a 577

17:04
Locuteur

sièges

17:05
Présentateur

et 577

17:07
Locuteur

élections

17:08
Présentateur

différentes. Et il y a un facteur qui est très important à avoir à l'esprit. C'est le facteur du député sortant. Voilà. C'est-à-dire que si vous avez un député sortant qui est

17:17
Locuteur

très

17:18
Présentateur

apprécié, très implanté, très connu, qui a rendu beaucoup de services à ses administrés, quelle que soit son étiquette, il aura un avantage, même si les grandes données nationales sont à l'encontre de son étiquette. Voilà. Donc il est difficile, lorsqu'on est un mouvement politique comme le nôtre, où nous n'avons pas de député sortant, de faire une différence. On l'avait vu en 2017, où nous avions été déçus par le score obtenu aux élections législatives après ma présidentielle. Moi, je pensais... À l'époque, je ne connaissais pas toutes les arcanes de la politique. Je n'avais pas toute cette expérience.

Je pensais que dans la mesure où on avait fait près de 1% des suffrages, on ferait à peu près près de 1% aussi

18:02
Locuteur

des

18:02
Présentateur

suffrages aux élections législatives. Et pas du tout. On était tombé à 0,67%. Et ça, ça se révèle

18:09
Locuteur

souvent

18:10
Présentateur

exact. Et ceci au profit de partis politiques qui sont d'ailleurs très implantés. Je le signale parce que

18:17
Locuteur

je

18:18
Présentateur

pense que nous allons avoir des surprises lors des prochaines élections législatives. Et qu'il n'est pas du tout certain, par exemple, que le Rassemblement national va avoir le même score pour les législatives que celui qu'il a obtenu pour les élections européennes, qui ont un profil d'élection tout à fait différent.

18:41
Locuteur

Donc

18:41
Présentateur

il a été décidé par le bureau politique que je me présenterai. Et la suggestion était justement d'aller dans cette circonscription. Pourquoi celle-ci ? Pour plusieurs raisons.

18:49
Locuteur

D

18:49
Présentateur

'abord parce que c'était l'une des circonscriptions où nous avons fait les meilleurs scores. Il y a des circonscriptions où nous avons fait les scores

18:58
Locuteur

encore

18:59
Présentateur

meilleurs, notamment en Martinique ou en Guyane, où on a frisé les 4%. Là, dans cette circonscription, Asie-Océanie, nous avons obtenu 3,3%, c'est-à-dire quand même 3 fois notre score national. Donc ça, c'est un premier point. Deuxième point, parce que c'est une circonscription sur laquelle je l'ordre depuis des années, parce qu'elle correspond profondément à une partie de ma personnalité. Je suis toujours passionné pour cette zone Asie-Océanie depuis ma tendre enfance.

19:31
Locuteur

J

19:32
Présentateur

'ai été chef du bureau Asie-Océanie au ministère des Finances. Et donc j'ai bien connu notamment les négociations des protocoles d'aide au développement à toute une série de pays de cette région, de l'Inde à l'Indonésie, du Vietnam au Cambodge, de la Thaïlande à la Malaisie, etc., du temps où il y avait encore des protocoles d'aide au développement.

19:54
Locuteur

Et

19:54
Présentateur

puis ensuite, j'ai été aussi chargé du commerce extérieur, à accompagner des ministres et des présidents dans l'ensemble de cette zone. Et puis j'ai été ensuite, auprès du ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette, chargé notamment de la zone Asie-Océanie. Ce qui fait que ça a renforcé ma connaissance

20:16
Locuteur

de

20:17
Présentateur

cette zone où je connais quand même... J'ai connu beaucoup de chefs d'État, de chefs d'État, de chefs de gouvernement. Et je suis allé dans beaucoup de pays de cette zone. Une zone immense, d'ailleurs, qui comporte 49 pays.

20:27
Locuteur

Ça

20:27
Présentateur

va de Saint-Pétersbourg aux îles Fidji et du détroit de Béring jusqu'au détroit d'Hormuz. Donc c'est vraiment une zone considérable. 49 États. Bon, il y a quelques États où il y a, à mon avis, très très peu de Français. Ça doit être moins de 10 personnes, moins de 5, peut-être. Je pense à des petits États, des micro-États du Pacifique Sud, comme Nauru, Nioué ou la République des États fédérés de Micronésie, Khosraï, Yap, etc. Des États que pratiquement personne ne connaît. Et puis il y a en revanche des États où là,

20:59
Locuteur

il

20:59
Présentateur

y a beaucoup de Français expatriés. Je pense par exemple à l'Australie, à la Chine, au Japon, à Hong Kong, Singapour, l'Inde, etc. Donc cette attirance et cette connaissance que j'ai de cette zone m'a donné envie plus peut-être d'y aller que dans une autre séance réplique. Troisièmement, aller outre-mer. Oui, ça m'aurait bien plus d'aller outre-mer. Mais là, on tombait dans des problèmes locaux. Et j'eusse été évidemment considéré comme parachuté, ce qui eût été le cas. Alors que dans cette zone Asie-Océanie, bien sûr, je suis « parachuté », entre guillemets, mais pas plus que quiconque, finalement. Puisque les responsables qui se présentent, enfin les candidatures qui se présentent...

J'ai vu qu'il y a des candidats qui sont... Il y en a un à Hong Kong, il y en a un à Bangkok, etc. Un à Séoul, très bien. Mais en fait, bon,

21:55
Locuteur

ben

21:55
Présentateur

ils sont à Hong Kong,

21:56
Locuteur

ils

21:56
Présentateur

sont à Séoul, ils sont à Bangkok. Mais c'est une zone où ils comportent des Français. Ils sont à Saint-Fétersbourg, à Téhéran, à Jakarta, à Wellington, aux Nouvelle-Zélandes, à Souva aux îles Fidji, à Colombo au Sri Lanka, etc. Donc c'est pas parce que vous habitez dans une des villes de cette immense et presque la moitié de la Terre que vous avez une légitimité particulière pour vous occuper des Français qui sont à l'autre bout, qui sont à 5 000 ou 10 000 km de chez vous. Entre Saint-Pétersbourg et Wellington,

22:31
Locuteur

il

22:31
Présentateur

doit bien y avoir 10 000 km. Bon. De ce point de vue-là, j'estime qu'il vaut mieux pour les Français qui sont expatriés à avoir comme député quelqu'un qui soit à Paris, justement, qui prenne, comme je l'ai pris, l'engagement de me rendre très régulièrement dans la zone, une zone que par ailleurs je connais archi par cœur, puisque je suis allé dans les deux tiers de ces 49 États. Mais il vaut beaucoup mieux pour eux avoir un député qui soit à Paris, qui connaisse aussi les arcanes des ministères, qui sache tirer les sonnettes au ministère des Affaires étrangères,

23:12
Locuteur

au

23:12
Présentateur

ministère des Finances, au ministère de l'Intérieur, et j'en passe, qui ait une certaine visibilité. C'est beaucoup plus intéressant pour eux que d'avoir... Si vous êtes un Français résident à Moscou, vous vous fichez pas mal que vous ayez un député qui habite à Bandar-Séry-Bakawan, dans le sultanat de Brunei. Ça vous en fichez complètement. Donc il vaut beaucoup mieux avoir un député qui soit présent sur place à Paris, dans la mesure où ce député donnera du relief

23:40
Locuteur

à

23:41
Présentateur

la candidature. De ce point de vue-là, j'ai regardé évidemment qui était le député actuel. C'est un député... Cette circonscription a été créée

23:49
Locuteur

avant...

23:50
Présentateur

Jadis, il n

23:51
Locuteur

'y

23:51
Présentateur

avait pas de député pour les Français établis hors de France. Ça a été une invention qui a été prise par Nicolas Sarkozy. Et le premier député de cette zone a été Thierry Mariani, qui à l'époque était à l'UMP. Après, il est parti au Front National. Thierry Mariani était quelqu'un... Je crois savoir. J'ai eu des témoignages qui se déplaçaient beaucoup, qui étaient quand même très actifs, tout en étant basés à Paris.

24:16
Locuteur

En

24:17
Présentateur

2017, il y a eu la vague macroniste.

24:21
Locuteur

Et

24:21
Présentateur

Mariani a été battue par une dame, qui s'appelle Mme Genetet, qui est médecin et qui a été médecin pendant 5 ans à Singapour et puis qui, depuis, est revenue en France et à Paris. Elle avait l'étiquette Macron. Elle s'était fait prendre en photo avec Macron sur sa profession de foi. C'est l'essentiel de la communication avec les électeurs. Et évidemment, comme c'était la vague Macron, elle a été élue. Elle a été élue avec 54% des suffrages au premier tour. Mais comme il y avait eu moins de 25% des inscrits, ça ne valait pas. Il fallait un deuxième tour. Elle a été élue avec 71% des suffrages au deuxième tour

25:01
Locuteur

en

25:02
Présentateur

2017. Et puis en 2022, elle s'est représentée. Elle a été réélue, mais cette fois-ci avec une chute très considérable de ses voix, à la fois parce que Macron

25:14
Locuteur

avait

25:15
Présentateur

quand même beaucoup déçu déjà en 5 ans, et puis à la fois parce qu'elle-même avait beaucoup déçu. Alors elle a eu

25:22
Locuteur

au

25:23
Présentateur

premier tour 34% des suffrages contre 54, 20 points de moins.

25:27
Locuteur

Et

25:27
Présentateur

elle a été élue au deuxième tour avec 61% des suffrages.

25:30
Locuteur

Là,

25:31
Présentateur

pour les élections européennes, la liste de Mme Valérie Ayer a fait 24%. Donc c'est plus qu'au niveau national. Donc il y a une majorité... Il y a une plus grande majorité de macronistes, si j'ose dire, un plus grand pourcentage de macronistes dans l'ensemble de cette zone qu'en France. Mais vous voyez que la dégragolade est considérable. Mme Genetel, je ne sais pas si vous savez... Moi, je n'en avais jamais entendu parler, en fait, avant de me préoccuper de cette zone. Zéro. Voilà.

J'ai rencontré certains électeurs de la zone, certains de nos adhérents, d'ailleurs, que j'ai rencontrés depuis quelques jours, qui sont de passage à Paris, et qui m'ont tous confirmé que cette dame est totalement transparente. Je crois qu'elle appartenait à la Commission de la Défense nationale, la Commission de la Défense. Je crois qu'elle est tout à fait dans la ligne.

26:29
Locuteur

Elle

26:29
Présentateur

est très, très pro-OTAN. Elle est tout ce qu'il faut. très, très macroniste. Mais on n'en a jamais entendu parler. Il suffit de comparer un autre député des Français établis hors de France, qui est M. Meyer Habib, qui représente la Méditerranée orientale, et notamment les Français qui vivent en Israël. Meyer Habib, qu'on soit pour ou qu'on soit contre, c'est quelqu'un qui a crevé l'écran et qui est vraiment connu pour être le député d'une autre.

26:55
Locuteur

Moi,

26:55
Présentateur

l'ensemble des Français qui vivent en Europe orientale, puisque cette zone comporte la Biélorussie, l'Ukraine et la Russie, et puis également les républiques du Caucase, comme la Géorgie ou l'Arménie ou l'Azerbaïdjan, et puis toutes les républiques d'Asie centrale, jusqu'à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande, personne, jamais personne... Enfin je ne sais pas. Je prends à témoin les gens qui m'écoutent.

27:21
Locuteur

Jamais

27:22
Présentateur

personne n'a entendu parler de l'action de cette députée. Donc je me suis dit... Vous connaissez quand même mon énergie. Vous connaissez quand même... J'ai quand même une notoriété sur Internet. Je peux être assuré que si les Français m'élisaient dans cette circonstance,

27:38
Locuteur

eh

27:38
Présentateur

bien on entendrait parler. On entendrait parler de moi. On entendrait parler de ce que j'ai à dire. Et également, je défendrais évidemment, bec et ongle, le désintérêt des Français qui sont établis dans cette zone. Donc c'est quand même une des raisons tout à fait importantes aussi de me présenter. Il y a encore d'autres raisons de me présenter dans cette élection.

27:57
Locuteur

C

27:57
Présentateur

'est que... Et je réponds à une autre question. C'est que... Enfin je crois qu'elle m'a été posée. Je sais plus. Sur les questions de financement,

28:04
Locuteur

c

28:04
Présentateur

'est que

28:05
Locuteur

compte

28:06
Présentateur

tenu des délais... Il y a des délais qui sont absurdes, en fait. À part faire une profession de fouet des bulletins de vote et faire des vidéos... J'ai commencé à faire des vidéos qui vont être diffusées. Je n'ai pas concrètement les moyens matériels de faire une tournée électorale dans ces 49 États. C'est impossible, en fait. Et puis une fois qu'on est sur place, on

28:29
Locuteur

va

28:29
Présentateur

pas y passer 3 heures. On peut pas passer 3 heures à Bangkok, 3 heures à Singapour, enfin outre la fatigue générale. Ça serait ridicule. Donc en fait... Et je ne suis pas le seul, d'ailleurs. Les candidats ne font pas de campagne. Ce sont des campagne très particulière. Et donc ça veut dire aussi que les dépenses sont évidemment limitées, limitées simplement à la fabrication de bulletins de vote qui sont beaucoup beaucoup moins chers que pour les européennes, puisque c'est les petits bulletins de vote traditionnels, avec le nom du candidat et de la suppléante, en noir sur fond blanc. Et puis je crois qu'il y a 6 ou 8 bulletins par planche. Donc ça coûte beaucoup beaucoup moins cher. Voilà.

Donc c'est une élection qui coûte également moins cher. Voilà. Alors une fois que j'aurai dit tout ça, ben je dis que ce sont un peu les raisons qui m'ont poussé à faire ça. Et puis aussi, évidemment, le score que nous avons obtenu, qui a été donc de 3,3%, j'ai dit, au niveau de la zone entière, mais avec quand même des beaux résultats. Évidemment, le plus spectaculaire,

29:32
Locuteur

c

29:33
Présentateur

'est

29:33
Locuteur

en

29:34
Présentateur

Russie, où les Français de Moscou et de Saint-Pétersbourg cumulés m'ont accordé à 18,2% de leur suffrage. C'est quand même tout à fait considérable. Et puis j'ai dépassé, je crois,

29:47
Locuteur

11

29:47
Présentateur

,5%. J'ai fait 11% chez les Français qui sont installés en Biélorussie. Mais j'ai fait aussi des scores tout à fait significatifs en Thaïlande, où je crois que nous sommes à 5 ou 6%. Je sais que, par exemple, dans le nord de la Thaïlande, à Chiang Mai, on a dépassé les 8%. On a fait au Cambodge 6 ou 7%, 6% aux Philippines, etc., etc. Donc, eh bien donc, tout ceci est de bonne alloi. Parce qu

30:17
Locuteur

'à

30:19
Présentateur

priori, les pourcentages dont je parle, il y avait 38 listes. Et c'était des listes qui se concurrençaient. Alors là, ce ne sont plus des listes. Ce sont des personnes, chacune avec ses particularités. Voilà. Donc cette fois-ci, il n

30:34
Locuteur

'y

30:34
Présentateur

aura pas la liste Bardella, la liste Maréchal, la liste Aubry, la liste Ayer, la liste Glucksmann et la liste Asselineau. Là, cette fois-ci, il y aura François Asselineau et puis donc Mme Genetel, qui est la députée sortante, et puis une série de candidats qui sont des individualités et qui n'ont pas, évidemment, le retentissement des listes nationales pour les élections européennes. Voilà. Alors la particularité de ces élections,

31:01
Locuteur

c

31:01
Présentateur

'est qu'encore une fois, ce sont des élections à l'étranger très particulières, puisque donc en fait, il n'y a pas

31:08
Locuteur

comme

31:09
Présentateur

une élection, je ne sais pas, dans la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis ou dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne, eh bien là, vous avez tout simplement une circonscription absolument considérable, qui est artificielle et qui regroupe des Français dont les intérêts sont extrêmement diversifiés, qui sont souvent, pas toujours, mais soit des expatriés travaillant dans les grandes entreprises, soit du corps enseignant, soit des particuliers ou des retraités, mais aussi beaucoup parmi eux sont souvent des binationaux ou des Français ou des Françaises qui se sont mariés, qui ont un conjoint ou une conjointe du pays en question. Donc ce sont des intérêts extraordinairement diversifiés.

31:57
Locuteur

Et

31:57
Présentateur

là, de ce point de vue-là, je voudrais conclure ce petit point sur 2 choses. C'est qu'il ne faut pas oublier qu'un député, il a en fait

32:04
Locuteur

2

32:05
Présentateur

caractéristiques, si l'on peut dire. D'abord, un député français, on l'appelle le député de la nation. Ça, c'est très important. Normalement, on n'est pas député d'une circonscription. C'est une facilité de langage que l'on utilise. Normalement, on dit député de la nation. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que les 577 députés, quelles que soient leurs circonscriptions, qu'ils soient élus du 16e arrondissement de Paris ou bien des toits motos en Polynésie française ou bien qu'ils soient élus des Français établis hors de France, par exemple en Amérique du Sud ou encore dans les Alpes de Maritime ou dans le Massif central, eh bien ils sont tous égaux, finalement, en droit, puisqu'ils participent au vote

32:49
Locuteur

des

32:49
Présentateur

lois.

32:50
Locuteur

Et

32:51
Présentateur

donc c'est eux qui établissent théoriquement la politique de la nation. Je dis théoriquement, puisque comme vous le savez,

32:56
Locuteur

beaucoup,

32:57
Présentateur

beaucoup, beaucoup de nos lois ne sont plus désormais que des simples transpositions des directives européennes. Et c'est d'ailleurs l'un des problèmes essentiels de la France, c'est que la démocratie est partie. Mais néanmoins, néanmoins, un député de la nation, eh bien c'est quelqu'un qui peut porter une politique nationale, qui doit porter une politique nationale. Donc ça, c'est le premier aspect des choses. Le deuxième aspect d'un député, c'est qu'il est aussi

33:22
Locuteur

député

33:24
Présentateur

de sa circonscription, même si officiellement ça n'est pas le cas. C'est perçu comme ça par les électeurs. Et les électeurs entendent bien que leurs députés leur donnent un coup de main pour les aider. Alors ça va être par exemple, je ne sais pas, dans tel département de métropole, certains vont attendre de leurs députés qu'ils obtiennent la création, je ne sais pas, d'une rocade ou d'un passage autoroutier. Ou au contraire, qu'ils obtiennent que le député fasse annuler ce projet. Eh bien ils attendent de leurs députés qu'ils aient, je ne sais pas, une meilleure desserte aérienne. Voilà. Donc les électeurs de la circonscription attendent ce genre de service

34:06
Locuteur

de

34:07
Présentateur

leurs députés. Donc voilà, il y a les deux choses à la fois.

34:11
Locuteur

Qu

34:11
Présentateur

'est-ce que ça donne s'agissant de cette élection dans la 11e circonscription

34:15
Locuteur

des

34:17
Présentateur

Français établis hors de France, donc qui va de l'Europe orientale, l'Asie et l'Océanie ? Mais il y a les deux choses.

34:22
Locuteur

Et

34:23
Présentateur

ce que je propose aux Français qui vivent sur place,

34:27
Locuteur

c

34:28
Présentateur

'est de mettre mon expertise, ma connaissance de l'ensemble de cette zone

34:32
Locuteur

à

34:33
Présentateur

leur service. Et je crois avoir une légitimité vraiment réelle et sérieuse, et beaucoup plus importante que beaucoup d'autres candidats, puisque justement je connais presque tous, pas tous, mais je connais tous les grands pays. Voilà. Quand je dis que je connais, c'est que non seulement j'y suis allé comme touriste, mais aussi pour beaucoup d'entre eux, j'ai eu affaire aux autorités locales ou aux autorités nationales, y compris

34:57
Locuteur

en

34:58
Présentateur

Russie, y compris en Inde, y compris en Asie du Sud-Est, y compris en Extrême-Orient, y compris en Océanie. Et donc cette connaissance-là que j'ai, plus la connaissance que j'ai des rouages administratifs et politiques parisiens, je le mets à la disposition des Français qui sont expatriés. Pour eux, je pense qu'ils

35:16
Locuteur

peuvent

35:18
Présentateur

difficilement avoir un candidat qui peut davantage les servir justement du fait de cette expérience.

35:23
Locuteur

Et

35:23
Présentateur

puis il

35:24
Locuteur

y

35:24
Présentateur

a l'autre aspect des choses, c'est en tant que député de la nation. Et là, ce que je propose, eh bien c'est d'être le porte-parole de tous les Français qui veulent qu'il y ait un débat sur la sortie de l'UE, la sortie de l'euro, la libération de l'OTAN, l'arrêt de la posture agressive de la France en Ukraine contre la Russie, etc. C'est-à-dire que ça va au-delà, finalement, des seuls Français qui sont dans cette zone. Il y a à peu près 100 000 Français

35:56
Locuteur

qui

35:56
Présentateur

sont inscrits sur les listes électorales dans cette zone. Mais ça intéresse des millions de Français. Or,

36:04
Locuteur

comme

36:04
Présentateur

vous le savez, selon toute probabilité, c'est même quasiment certain, depuis le RN jusqueuse et y compris à l'extrême-gauche et au nouveau Front populaire. Nous avons affaire à des candidats à la députation qui sont tous, absolument tous,

36:22
Locuteur

pour

36:23
Présentateur

rester dans l'UE, pour rester dans l'euro, pour rester dans l'OTAN, ou qui sont contre la Russie, qui sont pour le soutien à l'Ukraine, y compris le soutien militaire et en argent. C'est notamment, notamment – et j'insiste – le cas du RN, puisque le RN s'est aligné totalement, mais totalement sur le narratif officiel européiste et otanien.

36:52
Locuteur

Alors

36:53
Présentateur

moi, je me tourne donc vers les Français qui sont dans cette zone en leur disant «

36:57
Locuteur

Vous

36:58
Présentateur

avez la possibilité, finalement, d'envoyer un député, le seul député qui pourra développer ce discours ». Alors je vais pas dire que je vais obtenir le Frexit, bien sûr. Si je suis député, je serai un député sur 577. Mais au moins, je serai député. J'aurai une écharpe bleu-blanc-rouge. Et ça me permettra de faire valoir dans les médias, notamment, eh bien que je suis un député en faveur du Frexit. Voilà. Et qui milite depuis 10 ans pour le Frexit. Donc c'est quand même formidable. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser... Si j'ai fait des bons scores dans cette zone, d'ailleurs, c'est pas pour rien.

Si notre liste a fait des bons scores dans cette zone, c'est parce qu'ils sont dans une zone qui est globalement la zone de plus forte croissance au monde. Et ils sont les premiers à pouvoir constater à quel point la France est en train de disparaître.

37:48
Locuteur

Ils

37:49
Présentateur

sont les premiers... Je pense par exemple aux Français. Il y a 21 000 Français qui sont inscrits en Australie.

37:55
Locuteur

Mais

37:56
Présentateur

quand on est en Australie, eh

37:58
Locuteur

bien

37:58
Présentateur

on voit bien que le Royaume-Uni, après le Brexit, n'a pas sombré, n'a pas disparu dans l'espace-temps. Il voit bien... Je regardais les statistiques. Le Royaume-Uni est le deuxième investisseur international en Australie, après les États-Unis d'Amérique, avec 22% des investissements, beaucoup plus que tous les pays de l'Union européenne. Il voit bien aussi, vu d'Australie, mais vu de toute la zone, on voit bien que le Royaume-Uni, post-Brexit, s'est hissé au rang de 4e exportateur mondial de biens et de services devant la France. Donc on voit bien depuis cette zone que le Royaume-Uni

38:33
Locuteur

est

38:34
Présentateur

très présent et peut-être même encore plus présent que lorsqu'il était dans l'Union européenne. Par ailleurs, lorsque vous habitez... Lorsque vous êtes Français vivant en Corée du Sud, il doit y avoir une cinquantaine de millions d'habitants.

38:48
Locuteur

Mais

38:48
Présentateur

vous vivez à Taïwan, vous vivez à Hong Kong, à Singapour, mais aussi en Thaïlande, etc. Enfin

38:56
Locuteur

vous

38:57
Présentateur

êtes dans des pays qui sont souverains et indépendants,

39:01
Locuteur

et

39:01
Présentateur

qui ont un taux de croissance phénoménal,

39:04
Locuteur

et

39:05
Présentateur

qui sont

39:05
Locuteur

plus

39:06
Présentateur

petits que la France.

39:07
Locuteur

Le

39:08
Présentateur

processus de construction européenne n'est imité de nulle part ailleurs dans le monde, et en particulier pas dans cette zone. Donc les Français qui vivent en Corée du Sud, ou qui vivent à Taïwan, ou qui vivent à Singapour... Singapour, c'est un État-nation qui fait partie des Nations unies.

39:24
Locuteur

C

39:24
Présentateur

'est un État lui tout seul qui est grand comme la moitié de l'île de France, dont le niveau de vie, dont le PIB par habitant est supérieur au PIB français, qui a un taux de croissance très largement supérieur à la France, et qui par ailleurs a une diplomatie rayonnante localement. Donc les Français qui vivent dans cette zone, ils se rendent bien compte que si la clé de l'avenir,

39:45
Locuteur

c

39:45
Présentateur

'était de faire des grands États, des grandes fédérations d'États-nations, eh bien ça serait le cas partout, et notamment en Asie, ce qui n'est pas le cas. L'ASEAN, qui a été lancée dans les années 1967, je crois de mémoire, n'a pas du tout la vocation de faire comme l'UE, de transformer ça en un État fédéral. Les peuples d'ailleurs de la région s'y refuseraient avec la dernière énergie. Donc vous n'avez pas du tout au sein de l'ASEAN, de

40:11
Locuteur

l

40:11
Présentateur

'Association des Nations du Sud-Est Asiatique, vous n'avez pas du tout une commission de Kuala Lumpur, par exemple, qui est la capitale de la Malaisie,

40:20
Locuteur

qui

40:20
Présentateur

serait l'équivalent de la commission de Bruxelles et qui ferait des directives pour les Vietnamiens, les Indonésiens ou les Birmans. Ça n'existe pas. C'est même impossible à imaginer. Voilà. Donc tous les Français qui vivent dans la zone se rendent bien compte, en fait, de la réalité de la situation. Et ils voient bien aussi... Par exemple, quand on est en Chine,

40:38
Locuteur

ils

40:38
Présentateur

voient bien aussi que la France... Certains fabricants, par exemple, d'automobiles français à Wuhan... Il y a une alliance entre, par exemple, Citroën et son partenaire chinois Dongfeng.

40:51
Locuteur

J

40:51
Présentateur

'y étais allé avec Jacques Chirac visiter l'usine à Wuhan dans le centre de la Chine. Ben, ils voient bien, les Français qui vivent en Chine, que notre 1er concurrent, ce sont... C'est Demler-Benz, par exemple. Donc il n'y a pas du tout de solidarité européenne. C'est absolument faux. Il y a au contraire des solidarités franco-chinoises contre des solidarités sino-allemandes ou italo-chinoises. Donc vu d'Asie, j'ai la chance d'y avoir vécu, d'avoir vécu au Japon, de parler un petit peu le japonais, d'avoir vécu longtemps. J'ai la chance d'avoir été pendant de très nombreuses reprises dans l'ensemble de cette zone.

Eh bien, je peux vous dire que le discours que je tiens est un discours qui est tout à fait... Qui paraît tout à fait raisonnable. Voilà. Alors j'en aurai terminé ici. Je pense que c'est une zone où l'on voit bien aussi notamment les gens qui travaillent sur les marchés financiers à Hong Kong, à Singapour, à Sydney, à Tokyo. Les spécialistes... Parce qu'on a des jeunes traders français qui sont là-bas. Ils savent très bien

41:53
Locuteur

à

41:54
Présentateur

quel point l'euro est menacé. Ils suivent très bien ce qui se passe en ce moment sur les marchés financiers internationaux. Ils savent très bien que la Banque centrale européenne a dû intervenir pour essayer de limiter le spread, c'est-à-dire la différence de taux d'intérêt entre les obligations du trésor allemand... Enfin de la Bundesbank qui est les obligations asimales du trésor français. Ils savent très bien qu'en ce moment, les événements qui se déroulent en France politique inquiètent la planète entière. Et ils savent très bien que l'euro est extraordinairement fragile. Tout ceci, ils le savent très bien.

Et donc ils savent aussi que ça vaut la peine d'avoir quelqu'un comme moi qui porte cette parole au Parlement français pour essayer d'obtenir qu'un débat... Des débats approfondis aient lieu, mais pas seulement au Parlement. C'est aussi incésable pour me permettre d'être invité dans les médias en tant que député de la nation et pour pouvoir tout faire pour imposer ce débat. Voilà. Je crois que j'étais assez exhaustif

42:58
Locuteur

pour

42:59
Présentateur

cette question. Excusez-moi d'avoir été un peu long, mais ça peut être répondu à d'autres questions qu'il y avait ensuite. Je ne sais pas.

43:07
Locuteur

—

43:07
Auditeur

Alors il y avait une question. Vous avez à moitié répondu. Une question de Thierry.

43:11
Locuteur

À

43:12
Auditeur

combien estimez-vous le coût de votre campagne dans la 11e circonscription des Français expatriés ? Et pensez-vous que les comptes du mouvement pourront y subvenir sans recours à l'emprunt ?

43:21
Locuteur

—

43:21
Présentateur

Non, non, non. C'est quelques milliers d'euros.

43:27
Locuteur

C

43:27
Présentateur

'est vraiment très très peu. Ça n'a rien à voir avec la campagne pour les élections européennes. Les élections européennes, c'est une campagne où il a fallu faire, je le rappelle, 108 millions de bulletins de vote format A4. On a tiré des millions de professions, même si on n'a pas eu suffisamment d'argent pour en tirer 48 millions et les envoyer à tous les électeurs. Il a fallu faire des centaines de milliers d'affiches. Il a fallu faire des déplacements un peu partout, louer des salles, etc., etc. Donc ça a été une somme très très importante. Ça n'a rien à voir. Comme je l'ai dit, ça va durer. Ça a duré 8 jours, 9 jours. Et c'est essentiellement... J'ai fait tirer l'équivalent...

Je crois qu'il y a eu de mémoire... Il y a 100 000... Je ne sais plus combien d'inscrits. Enfin on a dû tirer quelque chose comme 110 000 bulletins de vote x 2, puisqu'on les envoie aussi à chaque électeur. Et on a fait tirer quelque chose comme 110 000 professions de foi. Donc vous voyez, ça n

44:29
Locuteur

'a

44:29
Présentateur

strictement rien à voir, sachant que

44:31
Locuteur

les

44:32
Présentateur

frais de transport sont payés par l'État. C'est l'État qui collationne pour ces circonscriptions les bulletins de vote et les professions de foi,

44:42
Locuteur

ce

44:42
Présentateur

qu'on appelle les circulaires électorats, pour chacune de ces circonscriptions à l'étranger, qui les envoient. Voilà. Donc il y a vraiment... Rassurez-vous, c'est quelques milliers d'euros, mais moins, nettement moins que 10 000 €. Ça doit être de l'ordre de 3 000, 4 000 €. Voilà. C'est d'ailleurs une des raisons aussi qui permet de faire cette campagne à coûts relativement réduits. Alors je voudrais aussi dire au passage qu

45:06
Locuteur

'il

45:08
Présentateur

va être difficile que je sois élu.

45:11
Locuteur

Je

45:11
Présentateur

ne m'illusionne pas. C'est-à-dire qu'ayant fait 3,3 % avec la liste, arriver à dépasser 51 % au deuxième tour, c'est pas évident.

45:24
Locuteur

Mais d

45:25
Présentateur

'une part, il ne s'agit plus de listes concurrentes. Il s'agit de personnalités concurrentes. Deuxièmement, depuis les élections européennes, il s'est passé quelque chose d'incroyable. Enfin comme disent les Britanniques, une semaine, c'est très long en politique. Il s'est passé quoi depuis dimanche lors des élections européennes

45:45
Locuteur

? Il

45:47
Présentateur

s'est passé que le même jour, on a eu l'explosion en plein vol de 2 partis politiques français et non des moindres,

45:52
Locuteur

les

45:53
Présentateur

Républicains et reconquêtes qui se sont pulvérés dans l'atmosphère.

45:58
Locuteur

Ce

45:58
Présentateur

qui fait d'ailleurs qu'au passage, je vois que dans cette circonscription, il y a un candidat reconquête et un candidat reconquête dissident qui d'ailleurs a été, je crois, chassé de reconquête. Je vois que les Républicains, je sais pas très bien dans quel ordre ils sont. Ils sont un peu en ordre dispersés. Donc voilà. Il s'est passé des choses considérables, en fait, en quelques jours. Qui d'ailleurs, vu d'Asie, c'est encore plus que vu de France. Les gens ne comprennent absolument plus rien. Ils ont le sentiment – qui est un sentiment d'ailleurs exact – que la scène politique française, c'est une espèce de marigot absolument putride. Bon.

Par ailleurs, les Français qui ont pu voter pour le Rassemblement national, ils ont vu que le Rassemblement national, M. Bardella, tous les jours, il annonce qu'il y a telle ou telle mesure qu'il ne mettra pas en œuvre. Donc tous les jours, il se rapproche un petit peu plus de Gabriel Attal. Il fait le même programme. Donc les Français, vu de l'étranger, se disent « Attendez, on nous prend pour des billes ». C'est ce que pensent aussi un certain nombre de Français qui sont en métropole. Et puis les Français qui sont là-bas, ils n'ont pas forcément très envie de voir... Glucksmann avait fait la liste. Glucksmann avait fait un score tout à fait significatif, je crois, à l'époque.

Pour les Européennes, Mme Valérie Ayer avait fait 24. M. Glucksmann avait fait 16. Mme Maréchal avait fait 9-10, c'est-à-dire plus que son score national. En revanche, M. Bardella

47:26
Locuteur

avait

47:27
Présentateur

fait 9, 3 fois moins que son score national. C'est-à-dire que vu d'Asie, d'Océanie et d'Europe orientale, le Rassemblement national ne fait pas recette. Bon, il fait plus de voix que nous. Mais nous, on fait 3 fois plus qu'au niveau national. La liste Bardella a fait 3 fois moins qu'au niveau national. Bon. Donc les gens qui ont voté pour la liste Glucksmann, je suis pas forcément sûr qu'ils aient envie de voter pour une liste et un candidat du nouveau Front populaire qui intègre LFI ou le NPA, qui, notamment sur les questions concernant Gaza et la Palestine, ont des positions... Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles sont inconciliables.

48:09
Locuteur

Et

48:09
Présentateur

d'ailleurs réciproquement. Donc tous ces événements montrent qu'on ne sait pas ce qui peut arriver lors de ces élections.

48:17
Locuteur

C

48:17
Présentateur

'est, j'espère, le moment que je lance ici un appel. C'est que par ailleurs, il y a eu une abstention énorme. Il y a eu en gros, je crois, quelque chose comme 19% ou 20% de participation, donc 80% d'abstention. Et donc la mobilisation ou non des électeurs va peut-être aussi pouvoir changer la donne. Donc il n'est pas totalement exclu

48:44
Locuteur

qu

48:45
Présentateur

'à la surprise générale, je puisse me faufiler en arrivant par exemple en deuxième position et donc être qualifié pour le deuxième tour.

48:52
Locuteur

Et

48:53
Présentateur

je suis assez persuadé que si j'étais au deuxième tour face à la candidate de Macron, eh bien j'aurais, je pense, des chances d'être élu. Ça serait vraiment... Parce que les Français qui sont dans cette zone, ils savent très bien que cette candidate a été finalement très peu active.

49:10
Locuteur

D

49:10
Présentateur

'ailleurs, au passage, je note... J'ai vu sa profession deux fois. Je vois que lors... En 2017, il y avait... Et en 2022,

49:19
Locuteur

il

49:19
Présentateur

y avait Macron partout. Là, Macron a disparu. Elle s'est fait prendre en photo avec Gabrielle Attal. C'est-à-dire que la députée sortante, la grande macroniste, en fait, elle a honte

49:30
Locuteur

de

49:30
Présentateur

Macron. Elle n

49:31
Locuteur

'est

49:31
Présentateur

pas la seule, d'ailleurs. La grande majorité des députés macronistes se représentent en gommant tout à fait toute référence à Macron, même parfois d'ailleurs à la majorité présidentielle. On peut d'ailleurs le comprendre, puisqu'en fait, la majorité présidentielle, c'est une plaisanterie sinistre. Je rappelle qu'au moment des européennes, la liste macroniste a fait 14,7% des suffrages. La liste de Mme Maillet, comme il y avait 50% à peu près d'abstention, ça veut dire que M. Macron a obtenu 7,5% des inscrits. Il faut bien comprendre qu'au moment des élections européennes, il y a quand même 92,5% des Français qui se sont refusés à aller glisser dans l'urne un bulletin en faveur de Macron.

Donc on peut plus parler de majorité présidentielle. On peut même plus parler de minorité présidentielle. On peut parler de désastre présidentiel. Donc c'est vraiment très très petit. Et donc cette députée sortante, j'ai vu sa profession de foi, exit Macron, il n'en est plus question. Voilà. Donc c'est une façon de faire de la politique qui montre qu'en fait, c'est beaucoup d'opportunisme, tout simplement. Voilà. Alors bien entendu, je ne suis pas bête. Je sais aussi qu'il y a des lourdeurs, des inerties dans les comportements électoraux. Et il n'est pas certain, bien sûr, que je puisse arriver à franchir le deuxième tour.

Ce que nous espérons, c'est quand même à ce moment-là d'avoir un score significatif. Et ça, ça sera intéressant de voir aussi le score que l'on fera, parce que l'intérêt aussi de ces élections... Et c'est aussi une des raisons pour lesquelles je suis allé dans cette circonscription. C'est que nous avons affaire à des Français

51:16
Locuteur

qui

51:18
Présentateur

sont moins prisonniers des médias mainstream

51:20
Locuteur

nationaux.

51:22
Présentateur

Ils les regardent par Internet ou par satellite, je ne sais pas. Mais ils ne regardent pas que ça.

51:27
Locuteur

Ils

51:28
Présentateur

sont dans des pays où ils regardent d'abord les informations de leur propre pays, s'ils en parlent la langue, notamment. Et puis ils sont aussi sur Internet. Ils font des recherches sur Internet pour avoir des avis divergents. Donc les peuples, les populations, plus exactement, qui sont... Plus elles sont éloignées de Paris, moins elles sont sensibles aux médias parisiens. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on a eu des bons résultats... Enfin des bons à notre échelle. En tout cas, les meilleurs résultats de notre liste ont été obtenus chez les Français expatriés ou chez les Français d'outre-mer.

Et en métropole, les meilleurs résultats que nous avons obtenus sont dans les zones rurales, assez éloignées des grands centres urbains, et les plus mauvais résultats dans les centres urbains. Voilà. Donc ce que nous espérons, c'est qu'à tout le moins, je fasse un score qui permettrait de montrer notamment à l'ARCOM, au CSA, que l'influence de notre mouvement politique ne se résume pas aux 1,02% que nous avons obtenus aux élections européennes du 9 juin dernier.

52:35
Locuteur

— Alors

52:41
Auditeur

une question d'Adrien.

52:43
Locuteur

Pourquoi

52:44
Auditeur

pour les législatives, le ministère de l'Intérieur vous est-il classé divers droite souverainiste,

52:50
Locuteur

alors

52:51
Auditeur

que pour les élections européennes, vous étiez classé en divers ?

52:54
Locuteur

—

52:54
Présentateur

Alors je n'ai pas du tout cette information. Donc je ne sais pas. On va vérifier ce point. Est-ce que c'est bien le ministère ou est-ce que c'est pas ?

53:04
Locuteur

Parce

53:05
Présentateur

que par ailleurs, les médias, les journaux, évidemment, quand ils parlent de nous, dès qu'il s'agit de nous présenter sous un jour qui n

53:15
Locuteur

'est

53:15
Présentateur

pas exact, le font. Le nombre de fois où le journal Le Monde nous met divers droits, etc., alors que c'est faux, nous avons toujours été classés en divers. Il faudrait être vraiment d'une mauvaise foi du type du journal Le Monde pour ne pas avoir remarqué, par exemple, que notre dernier de liste aux élections européennes, Pierre-Yves Colombat, était un sénateur apparenté communiste, enfin bon, et auparavant apparenté socialiste. Bon. Donc tout ceci... Alors je ne sais pas. On va regarder. Mais je suis pas sûr que ce soit une bonne information. Si c'était une bonne information, on y mettra bon ordre en appelant le ministère de l'Intérieur en espérant qu'il daignera ne pas montrer de façon...

Ne pas tordre encore une fois la présentation.

54:04
Locuteur

Alors

54:04
Auditeur

une question de Franck. Bonjour. La rumeur circule qu'en cas de chaos ou de menace grave après les élections législatives, Macron pourrait mettre en œuvre l'article 16 de la Constitution.

54:17
Locuteur

Que

54:17
Auditeur

pensez-vous de cette hypothèse

54:19
Locuteur

? Oui.

54:23
Présentateur

C'est une rumeur qui a circulé il y a 3-4 jours. Et puis Macron lui-même l'a démenti. Mais enfin bon, lorsque Macron dément quelque chose, c'est presque plus inquiétant que s'il le confirmait. Bon, je ne sais pas. L'article 16... Alors l'article 16, c'est un article de la Constitution. Ça me permet de chercher peut-être...

54:46
Locuteur

L

54:47
Présentateur

'article 16...

54:48
Locuteur

On

54:48
Présentateur

va retrouver à quoi ça ressemble

54:51
Locuteur

son

54:53
Présentateur

texte exact.

55:10
Locuteur

Alors

55:10
Présentateur

je retrouve effectivement... L'article 16... Parce que je préfère revenir comme je ne le connais pas par cœur. L'article 16 dit ceci. Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire

55:27
Locuteur

ou

55:28
Présentateur

l'exécution de ses engagements internationaux

55:32
Locuteur

sont

55:33
Présentateur

menacés d'une manière grave et immédiate,

55:37
Locuteur

et que

55:39
Présentateur

le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu,

55:43
Locuteur

le

55:45
Présentateur

président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances

55:49
Locuteur

après

55:50
Présentateur

consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

55:58
Locuteur

Il

55:58
Présentateur

en informe la nation par un message.

56:00
Locuteur

« Ces

56:02
Présentateur

mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels,

56:08
Locuteur

dans

56:09
Présentateur

les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission.

56:14
Locuteur

Le

56:14
Présentateur

Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.

56:19
Locuteur

Le

56:19
Présentateur

Parlement se réunit de plein droit.

56:21
Locuteur

L

56:22
Présentateur

'Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels. Après 30 jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi

56:32
Locuteur

par

56:33
Présentateur

le président de l'Assemblée nationale, le président du Sénat, 60 députés ou 60 sénateurs

56:38
Locuteur

au

56:39
Présentateur

fin d'examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies.

56:44
Locuteur

Il

56:45
Présentateur

se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen

56:50
Locuteur

et

56:51
Présentateur

se prononce dans les mêmes conditions au terme de 60 jours d'exercice

56:54
Locuteur

des

56:55
Présentateur

pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée ».

56:59
Locuteur

Alors

57:00
Présentateur

si j'ai bien compris ce que je viens de vous lire, que vous avez en mémoire maintenant comme moi, il faut donc que les institutions soient menacées ou que

57:09
Locuteur

l

57:09
Présentateur

'indépendance française soit menacée. Ça, c'est le moins qu

57:12
Locuteur

'on

57:12
Présentateur

puisse dire. L'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux,

57:17
Locuteur

il

57:18
Présentateur

faut que ça soit menacé de manière grave et immédiate. Mais il faut aussi que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics soit interrompu. Et à ce moment-là, le président de

57:27
Locuteur

la

57:27
Présentateur

République peut prononcer ce qu'on appelle ce fameux article 16, c'est-à-dire ce qu'on appelle les pouvoirs spéciaux, etc.

57:35
Locuteur

Alors

57:35
Présentateur

c'est d'ailleurs pas préciser exactement ce que sont, en quoi consistent ces pouvoirs spéciaux.

57:39
Locuteur

On

57:40
Présentateur

croit comprendre que le président de la République décide à la place du gouvernement se substituer à tout. Mais comme c'est déjà un petit peu le cas en définitive de la lecture de la Constitution par les derniers présidents de la République, notamment depuis l'adoption du quinquennat, et alors sous Macron, Premier ministre,

57:57
Locuteur

c

57:57
Présentateur

'est zéro. Gabriel Attal, c'est quoi ? C'est même pas un directeur de cabinet. Enfin c'est un porteur de valise. Il est d'une inconsistance et d'une transparence totale, en fait, Gabriel Attal. Pour ceux qui ont connu les débuts de la Vème République, qui ont connu des personnalités comme Georges Pompidou, enfin c'est incroyable. C'est incroyable de voir ce que M. Gabriel Attal. C'est pas un Premier ministre. C'est un sous-fifre. Enfin c'est un larbin. C'est un larbin de Macron. Alors il n'en demeure pas moins que cet article 16

58:35
Locuteur

a

58:35
Présentateur

toujours été un petit peu tenu en suspicion, notamment par la gauche. Rappelez-vous que François Mitterrand avait écrit

58:42
Locuteur

un

58:43
Présentateur

livre qu'il s'appelait, en parlant de la Vème République, le coup d'État permanent. En réalité, cet article 16 n'a été mis en tout et pour tout en œuvre qu'une seule fois

58:51
Locuteur

depuis

58:51
Présentateur

l'adoption de la Constitution de la Vème République en 1958. Cette seule et unique fois, ça a été en 1962, au moment du putsch des généraux d'Alger.

59:01
Locuteur

Et

59:01
Présentateur

De Gaulle avait donc fait un discours resté célèbre. Il mettait en œuvre l'article 16. Il prenait lui-même directement la conduite des opérations. Mais il faut reconnaître qu

59:10
Locuteur

'à

59:10
Présentateur

l'époque, il y avait une menace grave et immédiate. Il y avait un putsch qui avait été fait par 4 généraux qui entraient en rébellion. C'était une manœuvre sédicieuse en rébellion contre les autorités de la République. C'est-à

59:24
Locuteur

-dire

59:24
Présentateur

que l'ensemble de l'Algérie pouvait basculer dans les mains d'une partie de l'armée qui est entrée en rébellion contre le gouvernement français.

59:32
Locuteur

Et

59:32
Présentateur

donc qu'il y avait une menace grave et immédiate. Et il y avait effectivement d'autres conditions qui doivent être réunies. C'est que ça empêche le fonctionnement normal des pouvoirs constitutionnels.

59:43
Locuteur

Alors

59:44
Présentateur

en quoi Macron pourrait-il utiliser cet article 16

59:47
Locuteur

?

59:50
Présentateur

On suppute sur la suite des événements.

59:53
Locuteur

Il

59:54
Présentateur

faudrait qu'il y ait une espèce d'effondrement de l'autorité du gouvernement, qu'en fonction des résultats de ces élections anticipées, on n'arrive pas à avoir un gouvernement stable. Je ne sais pas. Ce n'est pas impossible. À mon avis, ce n'est pas forcément le scénario le plus probable. Maintenant, qui va pouvoir deviner le scénario le plus probable ? Moi, je n'en sais rien. Actuellement, en gros,

1:00:20
Locuteur

on

1:00:21
Présentateur

peut dire qu

1:00:22
Locuteur

'il

1:00:22
Présentateur

y

1:00:22
Locuteur

a

1:00:22
Présentateur

une majorité de commentateurs

1:00:25
Locuteur

qui

1:00:26
Présentateur

estiment que c'est le Rassemblement national avec son alliance avec LR, qui devrait arriver en premier. C'est assez vraisemblable. Remporter la majorité, c'est une autre affaire.

1:00:40
Locuteur

Parce

1:00:40
Présentateur

que si le Rassemblement national plus les supplétifs de M. Ciotti dépassent effectivement les 287 députés, ils auront la majorité absolue. Et à ce moment-là, a priori, il

1:00:54
Locuteur

n'y a

1:00:54
Présentateur

pas photo. Il semble que ce serait M. Bardella, 28 ans sans aucune expérience professionnelle ni politique ni de rien, n'ayant jamais rencontré de sa vie le moindre chef d'État et de gouvernement pour des négociations. Enfin bon, bref, il paraît dire que ce serait lui le Premier ministre, le sauveur de la France. Donc ça, c'est la version où le Rassemblement national, plus les supplétifs de LR obtiennent la majorité. Bon. Mais c'est possible que ça ne soit pas du tout le cas. D'ailleurs, j'ai vu des sondages qui montrent que le RN est plutôt, semble-t-il, sur un léger réfrittement et qu'au contraire, le nouveau Front populaire est plutôt sur une croissance. Il n

1:01:37
Locuteur

'est

1:01:37
Présentateur

pas inventé. Il suffit de regarder les sondages. Alors vous me direz, les sondages, il faut en tenir... Mais quand même, sur le terrain, on voit. Voilà, ici ou là, des échos de presse. On voit par exemple... Il y a eu énormément, paraît-il, de... Comment dirais-je ? De procurations qui ont été... Un nombre incroyable de procurations qui ont été signées. Voilà. Donc il est possible... Il est possible

1:02:02
Locuteur

que

1:02:02
Présentateur

le RN plus la partie ciotiste, si j'ose dire, de LR

1:02:07
Locuteur

arrivent

1:02:08
Présentateur

en premier. Mais j'ai vu des simulations. Ils pourraient avoir, mettons, 190 ou 200 sièges,

1:02:14
Locuteur

ce qui

1:02:14
Présentateur

serait évidemment une forte progression. Actuellement, ils ont 88 députés. Donc si j'en avais 190 demain,

1:02:21
Locuteur

ce

1:02:22
Présentateur

serait plus qu'un doublement de leurs députés. Mais enfin, en 190, on est encore loin des 287 nécessaires pour avoir la majorité. Pareil pour le nouveau Front populaire. Moi, je ne sais pas. Ils peuvent aussi avoir... faire un score du style, je ne

1:02:39
Locuteur

sais

1:02:39
Présentateur

pas, mettons, 190 aussi, ou 180. Mettons, 200, allez, pour le rassemblement... 200, mettons, pour le RN plus célèbre, et 180 pour le nouveau Front populaire. Ça fait donc 380. Et il

1:02:54
Locuteur

y

1:02:54
Présentateur

a 587 au total. Et donc, on pourrait avoir... 207, en fait, 207 députés, qui seraient finalement encore plus importants, qui seraient le reste. Vous auriez Horizon, vous auriez les Renaissance, ou vous auriez... Je ne

1:03:15
Locuteur

sais

1:03:15
Présentateur

pas quoi. Donc on n'est pas du tout... Il n

1:03:17
Locuteur

'est

1:03:17
Présentateur

pas du tout exclu que ces élections se soient par une assemblée en 3 morceaux. Voilà. Alors qu'est-ce qu'il arrivera dans toutes ces situations ? Je n'en sais rien. Mon avis personnel,

1:03:30
Locuteur

c

1:03:31
Présentateur

'est qu

1:03:31
Locuteur

'on

1:03:31
Présentateur

n

1:03:31
Locuteur

'est

1:03:31
Présentateur

pas au bout de nos surprises. Voilà. D'ailleurs, je ne suis pas certain que la coalition du nouveau Front populaire va durer très longtemps. Voilà. Ça peut ne durer que quelques jours,

1:03:46
Locuteur

puisqu

1:03:46
Présentateur

'il y aura un troisième tour après le deuxième tour, une fois que les députés auront été élus. C'est comment constituer une majorité

1:03:54
Locuteur

? Est

1:03:55
Présentateur

-ce que quelqu'un, ici, est prêt à se faire couper la main, à être sûr et certain que, par exemple, l'attelage entre M. Glucksmann et M. Poutou ou M. Mélenchon va durer très longtemps

1:04:08
Locuteur

?

1:04:10
Présentateur

Est-ce que M. Hollande, quand il est allé là-dedans, n'a pas en fait prévu, avec M. Macron, d'être son prochain Premier ministre ? Tout est possible, hein, politique. Voilà. Et donc on pourrait très bien, après le deuxième tour, que les Français qui ont voté pour le nouveau Front populaire, découvrent que celui-ci se désagrège tout de suite, et puis que vous avez toute une partie de socialistes modérés, si j'ose dire, qui, avec Glucksmann, rallient les députés macronistes, et également une partie des députés LR qui ne seraient pas allés au Rassemblement national. Pourquoi pas, hein, en définitive ? Il n

1:04:48
Locuteur

'est

1:04:48
Présentateur

même pas exclu, d'ailleurs, qu'au Rassemblement national, qu'il y

1:04:51
Locuteur

ait

1:04:51
Présentateur

certains députés LR qui rallient au Rassemblement national, qui, se drapent dans la nécessité de faire don de leur personne à la France, disent « Ben finalement, ils laissent tomber l'ERN pour faire partie de cette majorité

1:05:05
Locuteur

».

1:05:05
Présentateur

Que n'achèterait-on pas avec les vanités humaines ? Que n'achèterait-on pas en promettant n'importe quel sous-secrétariat d'État à n'importe qui ? Voilà. Donc à mon avis, le pire n'est jamais sûr, comme on dit, et donc il n'est pas totalement exclu que

1:05:19
Locuteur

ces

1:05:20
Présentateur

élections, que cette montagne accouche d'une souris, ou d'une grosse souris. C'est-à-dire en fait que Macron arrive, avec des morceaux divers et variés, à constituer une espèce de parti de tous ceux qui refusent les extrêmes. D'ailleurs, notez bien que c'est la petite musique que l'on entend. Tous les jours, maintenant, on a cette petite musique. J'ai vu par exemple que c'est la petite musique de M. Bayrou, qui dit qu'il faut avoir un bloc qui refuse les extrêmes. C'est la petite musique de Fantomas. J'ai vu que M. Édouard Philippe accléronne à qui veut l'entendre qu'il faut absolument constituer un bloc central. Peut-être d'ailleurs M.

Édouard Philippe se verrait-il bien revenir au gouvernement. On a donc comme ça... J'ai vu aussi l'apparition assez inattendue, j'avoue, de M. Jean-Marc Ayrault qui rallie le nouveau Front populaire comme François Hollande.

1:06:19
Locuteur

C

1:06:19
Présentateur

'est quand même très extraordinaire. Voilà. On va pas me dire que François Hollande va rester des années... Et Jean-Marc Ayrault non plus. Mais François Hollande va pas rester des années liées au NPA de Poutou ou même à Mélenchon. Je ne le vois pas du tout. Je vois que c'est un mariage

1:06:37
Locuteur

factice,

1:06:38
Présentateur

en définitive, et qui aura une durée de vie, à mon avis, limitée. Voilà. De la même façon qu'on a vu arriver M. Dominique de Villepin, qui lui aussi dit la même chose. Alors je vois encore moins bien un mariage durable entre Poutou et puis Mélenchon d'un côté, et puis Dominique de Villepin et de l'autre. On voit pas très bien ça. En revanche, je vois bien effectivement une fracturation

1:07:08
Locuteur

du

1:07:09
Présentateur

nouveau Front populaire et pourquoi pas une fracturation aussi de RN, LR. D'ailleurs, au passage, c'est une des grandes spécialités, si j'ose dire, du Front national ou de RN. C'est qu

1:07:19
Locuteur

'ils

1:07:19
Présentateur

sont toujours... Quand ils ont obtenu des postes de députés, que ce soit au Parlement européen ou au Parlement français, il y a eu toujours, toujours, toujours une perte en ligne, c'est-à-dire qu'il y a eu des députés qui sont partis, qui ont quitté leur groupe. Je pense que c'est le calcul de Macron, en fait. Je pense qu'il va essayer, après le deuxième tour, tirant les enseignements du scrutin, il y aura des coups de fil. On dira, écoutez, cher ami, vous avez toujours eu les qualités éminentes pour être secrétaire d'État aux anciens combattants. A l'évidence, la France a besoin de vous. Et donc c'est ainsi qu'on va pouvoir essayer d'attirer dans ces filets quelque chose.

Moi, je vois ça comme ça. Alors évidemment, peut-être que je me trompe. Peut-être qu'on va avoir un raz-de-marée du RN et LR. À ce moment-là, il pourrait y avoir des troubles à l'ordre public. Si j'ai bien lu, il y a des gens qui anticipent avec crainte qu'il y ait un Premier ministre, que ce soit M. Bardella, qui soit Premier ministre au moment des Jeux olympiques. Alors il y a des théories extravagantes du style, là, les banlieues vont s'enflammer. Je ne sais pas. Voilà. Tout est possible, bien entendu.

1:08:30
Locuteur

Mais

1:08:30
Présentateur

bon. Moi, je trouve qu'il y a là-dedans beaucoup, beaucoup, beaucoup de comédia della arte. Vous connaissez mon point de vue. Je rappelle encore une fois que le coup de faire barrage au... Comment dirais-je ? À l'extrême droite, au fascisme, etc.,

1:08:49
Locuteur

Ça

1:08:49
Présentateur

me fait quand même doucement rigoler, parce que je rappelle des faits absolument objectifs. C'est que le RN, dans l'Assemblée qui vient d'être dissoute, détenait rien moins que deux postes de vice-président de l'Assemblée nationale. C'est tout à fait éminent. C'était M. Sébastien Chenu et M. Hélène Porte qui étaient l'un et l'autre vice-président de l'Assemblée nationale, du Rassemblement national. Et ils avaient obtenu ces postes parce que c'étaient les députés macronistes qui avaient voté pour eux avec les députés du Rassemblement national. Enfin je ne l'ai pas inventé. Tout le monde peut aller le vérifier.

Donc maintenant, on vient nous faire « Oh là là, c'est le drame, c'est l'épouvante, ils sont au bord du pouvoir ».

1:09:32
Locuteur

Mais c

1:09:33
Présentateur

'est incroyable qu'on prenne les Français pour des cons à ce point-là. Et ce sont des gens qui, à la buvette de l'Assemblée nationale, se tapent sur la main dans le dos. Bon.

1:09:42
Locuteur

Donc

1:09:42
Présentateur

tout ça, c'est de l'artifice. D'ailleurs, comme j'ai eu l'occasion de le dire, M. Bardella, il dit la même chose que M. Macron que M. Attal sur quasiment tous les sujets. On l'a vu au cours des derniers jours. Il a abandonné... Enfin reporté au calende la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. Il a abandonné l'idée d'interdire le port du voile dans l'espace public. Il a abandonné l'idée de réformer les retraites comme il s'y était engagé. Enfin bon, bref, etc., etc. Il a confirmé la nécessité d'apporter son soutien à l'Ukraine qui ne doit en aucun cas être battue. Mais c'est quoi la différence, en fait

1:10:20
Locuteur

?

1:10:21
Présentateur

Donc on entretient comme ça. C'est un petit peu pour la galerie, en réalité. Voilà. Pendant ce temps-là, les vrais et grands sujets, d'ailleurs, ne sont pas abordés dans ces élections législatives. C'est absolument tragique et dramatique. Les vrais et grands sujets, c'est la dette française qui est en train de partir dans le mur. C'est l'annonce qui a été faite par la Commission européenne

1:10:43
Locuteur

que...

1:10:44
Présentateur

Enfin ça n

1:10:45
Locuteur

'a

1:10:45
Présentateur

pas encore été fait. Mais dans les jours qui viennent, la France va faire l'objet de la mise en œuvre de la procédure dite pour déficit excessif. C'est-à

1:10:55
Locuteur

-dire

1:10:55
Présentateur

qu'il va y avoir des injonctions de la Commission européenne de couper dans les dépenses de l'État.

1:10:59
Locuteur

Ce

1:11:00
Présentateur

qui veut dire que tous les programmes... Le programme du nouveau Front populaire, là, qui a prévu des dépenses pour 280 milliards d'euros... Mais c'est vraiment se moquer du monde.

1:11:11
Locuteur

Ils

1:11:11
Présentateur

veulent rester dans l'UE et dans l'euro. Donc ils sont obligés... Ils sont contraints par leurs engagements même. Ils sont contraints d'obéir aux injonctions venant de la Commission européenne, qui va leur dire... Au contraire, non seulement il va pas falloir faire de dépenses, mais il va falloir en couper tous azimuts. D'ailleurs, ça s'applique également au Rassemblement national et à tous les autres partis politiques. Donc ça, c'est le grand sujet, en fait. Bon, je vois les médias qui sont là à dire... Ils demandent « Alors quelle est votre politique pour les retraites ? ». Alors il y a le nouveau Front populaire qui dit « On va baisser à 60 ». Il y a Bardella qui a dit...

Je sais pas ce qu'il a dit. Il connaît rien. Il a dû citer l'affiche McKinsey, 60, 62, 64, je sais pas quoi. Mais tout ça,

1:11:54
Locuteur

c

1:11:54
Présentateur

'est parlé pour ne rien dire, puisque ce sont des marionnettes. C'est la Commission européenne.

1:12:00
Locuteur

C

1:12:00
Présentateur

'est le rapport des grandes orientations des politiques économiques. Chaque année qui est défini par la Commission européenne, ça s'empile année après année. Et donc il y a des contraintes qui sont fixées à la France depuis maintenant plusieurs années de porter progressivement l'âge du départ à la retraite –

1:12:16
Locuteur

pour

1:12:16
Présentateur

ne parler que de ça

1:12:17
Locuteur

–

1:12:18
Présentateur

à 67 ans.

1:12:20
Locuteur

Et

1:12:20
Présentateur

lorsque Macron est passé à 64, il n'a fait qu'une partie du chemin. Partie du chemin, d'ailleurs, que M. Édouard Philippe se propose de faire à la suite, puisque lui, dans son programme, le programme de Horizon, il a dit justement qu'il fallait porter l'âge du départ à la retraite à 67 ans. Là aussi, aller vérifier si ce que je dis est vrai ou est faux. C'est vrai. Voilà. Et d'ailleurs, au passage, il se murmure dans les couloirs de Bruxelles qu'en près 67 ans, il s'agirait de passer à 70 ans. C'est ça, les contraintes de la construction européenne. C'est ça, les contraintes des traités européens. C'est ça, les contraintes de notre appartenance à l'euro. Et de tout ceci,

1:13:00
Locuteur

il

1:13:00
Présentateur

n

1:13:01
Locuteur

'est

1:13:01
Présentateur

pas question. De la même façon qu'il n

1:13:02
Locuteur

'est

1:13:02
Présentateur

pas question des tensions dont je parlais tout à l'heure, je crois, quand j'ai parlé de l'Australie, des tensions qu'il y a sur les marchés financiers internationaux en ce moment sur les taux d'intérêt demandés sur la dette française, et que la BCE est en train d'essayer de calmer le jeu. Il est bien évident

1:13:17
Locuteur

que

1:13:18
Présentateur

si M. Bardella ou si M. je sais pas qui, M. Mélenchon, ou M. Ruffin, ou Mme Clémentine Hautin, ou M. Rousset, puisque toutes ces personnes ont fait savoir qu'elles étaient disponibles pour être Premier ministre en cas de victoire du Nouveau Front populaire, il faut bien comprendre que toutes ces personnes... Il faudrait qu'elles filent d'où ?

Parce que si d'aventure, il y avait quelqu'un qui commençait à vouloir mettre en œuvre tel ou tel aspect du programme, par exemple du Nouveau Front populaire, je ne sais pas, pour taxer les grandes fortunes, pour remettre en cause un petit peu la libre circulation des mouvements de capitaux, ou pour dépenser des sommes folles du budget de l'État, etc., allant à l'encontre exact des instructions fixées par la Commission européenne, ce Premier ministre serait immédiatement convoqué à Bruxelles pour explication. Nous ne sommes plus un pays indépendant. Il faut quand même que les Français le contraignent. Nous sommes devenus un pays sous tutelle. Et cette tutelle va s'aggraver.

Et donc si, par exemple, je connais des gens de gauche, leur raisonnement des gens de gauche, c

1:14:29
Locuteur

'est

1:14:29
Présentateur

de dire « Oui, mais alors on leur fera un bras d'honneur, on le fera quand même ». Ah oui, très bien. Mais il faut quand même réfléchir le coup d'après dans ces jeux d'échecs. Qu'est-ce qui va se passer à ce moment-là ? Ce qui se passera à ce moment-là, c'est que la Banque Centrale Européenne dira « Très bien, c'est comme ça que vous voyez les choses ». Très bien. La BCE ne va plus racheter sur les marchés secondaires les obligations assimilaires du Trésor. Vous n'allez plus pouvoir financer le déficit de l'État que vous êtes en train de creuser. Vous n'allez plus pouvoir le financer avec les taux d'intérêt actuels.

1:14:58
Locuteur

Ça

1:14:59
Présentateur

veut dire quoi ? Ça veut dire que dans les jours, dans les heures et les jours qui suivraient ça, vous verriez les taux d'intérêt sur la dette française à 10 ans qui bondiraient d'une façon exceptionnelle, ruinant la France. Bah vous verrez que Mélenchon, il les aura à zéro. D'ailleurs, il les a à zéro, puisqu'il propose pas de sortir de l'UE ni de l'euro. Il est déjà pieds et poings liés à l'oligarchie, comme tous ces gens de Bardella à Mélenchon. Tous, tous, tous, tous, tous, ils ont accepté cette vassalisation.

1:15:27
Locuteur

C

1:15:27
Présentateur

'est pour ça que nous entrons dans une zone vraiment très très grave économiquement, politiquement, socialement, diplomatiquement, militairement, etc., mais aussi

1:15:39
Locuteur

une

1:15:40
Présentateur

zone de très grand danger pour la France, mais aussi une zone aussi de... J'allais dire un mot biblique d'Apocalypse. Apocalypse, en grec, c'est du grec ancien.

1:15:51
Locuteur

Ça

1:15:52
Présentateur

veut dire enlever ce qui est caché. Calypsten, c'est Calypso, la nymphe Calypso. C'est justement... Ça veut dire c'est ce qui est caché. Apocalypse,

1:16:00
Locuteur

c'est

1:16:01
Présentateur

la révélation. C'est le dévoilement de ce qui est caché. C'est ça, le vrai nom de l'Apocalypse. L'Apocalypse de Jean dans la Bible, c'est ça. C'est pas comme... Dans le sens commun, on croit que l'Apocalypse, c'est la fin du monde. Non. Étymologiquement, l'Apocalypse, c'est révéler ce qui était caché. Eh bien je pense qu'il va y avoir une révélation aux Français de ce qui leur est caché depuis des années et des décennies même. C'est que les Français n'ont plus... Ont perdu leur démocratie. Voter à droite ou à gauche ne sert plus à rien puisque nous sommes sous tutelle. Voilà ce qui va se passer au cours des mois qui viennent. Vous imaginez évidemment

1:16:40
Locuteur

que

1:16:41
Présentateur

le capital de sympathie que nous avons et qui est très considérable... J'ai eu l'occasion de le dire. Il y a une grande différence entre les résultats dans les urnes qui ont été vraiment désastreux, enfin très décevants par rapport à ce que nous espérions. Mais en revanche, nous avons une notoriété... Moi, je le vois dans la rue.

1:17:02
Locuteur

Je

1:17:02
Présentateur

suis sans arrêt arrêté par des gens qui me disent « Vous êtes formidable. Mais vous avez voté pour nous ».

1:17:06
Locuteur

Ils

1:17:06
Présentateur

me disent « Non ». Il faudrait peut-être un peu mettre en corrélation ce que vous dites avec votre vote. Mais sans doute, il était encore un peu tôt. Voilà. Parce que changer de vote, c'est quelque chose qui est difficile pour beaucoup de gens. Il y a une espèce d'inertie électorat.

1:17:23
Locuteur

Mais

1:17:23
Présentateur

il va bien y avoir un moment où de plus en plus de Français vont comprendre

1:17:27
Locuteur

que

1:17:28
Présentateur

la vérité, c'est ce que je dis depuis 17 ans et demi.

1:17:31
Locuteur

Une

1:17:42
Auditeur

question d'Édouard. Bonjour, M. Asselineau. Que pensez-vous de la candidature sous la bannière RN de votre ancien poulain, Charles-Henri Galois,

1:17:52
Locuteur

dans

1:17:53
Auditeur

la première circonscription de la Nièvre ? En vous remerciant chaleureusement, force et honneur à l'UPR.

1:18:01
Locuteur

Vous

1:18:02
Présentateur

voyez que j'en pense. Voilà. Je vais pas

1:18:06
Locuteur

m

1:18:07
Présentateur

'abaisser à dire ce que j'en pense. Tout le monde se fait une opinion.

1:18:11
Locuteur

En

1:18:11
Présentateur

tout cas, ce que je vois, c'est

1:18:13
Locuteur

que...

1:18:13
Présentateur

Je vais citer ici un proverbe qui m'est cher, que vous m'avez sans soin entendu dans ma bouche, et qui est ce proverbe issu de l'histoire de la philosophie du droit de Hegel, ce philosophe allemand qui est écrit vers 1817-1811, qui a cette fameuse phrase que j'ai déjà citée 50 fois. « La chouette de Minerve prend son vol à la tombée de la nuit ». Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Minerve, c'est la déesse de l'intelligence pour les anciens romains, Athéna pour les Grecs. Et que ce soit Athéna ou Minerve, c

1:18:45
Locuteur

'est

1:18:45
Présentateur

la même déesse de l'intelligence. Elle a pour particularité d'avoir un animal fétiche qui est la chouette. Et pourquoi la chouette ? Parce que la chouette, c'est un oiseau

1:18:54
Locuteur

qui

1:18:54
Présentateur

voit la nuit, qui voit ce que les autres ne voient pas. Voilà. Et donc la phrase de Hegel « La chouette de Minerve prend son vol à la tombée de la nuit », ça veut dire qu

1:19:05
Locuteur

'on

1:19:06
Présentateur

commence à comprendre ce qui s'est passé

1:19:08
Locuteur

à

1:19:09
Présentateur

la tombée de la nuit, c'est-à-dire à la fin du jour, c'est-à-dire lorsque les événements se sont produits.

1:19:14
Locuteur

Et

1:19:15
Présentateur

donc on voit bien, en réalité, dans la démarche personnelle de ce monsieur, on voit bien... On comprend mieux

1:19:22
Locuteur

les

1:19:24
Présentateur

tenants. On commence à mieux comprendre

1:19:26
Locuteur

les

1:19:27
Présentateur

tenants et les aboutissants des événements qui sont survenus en 2020 dans notre mouvement politique,

1:19:32
Locuteur

avec

1:19:33
Présentateur

les attaques diffamatoires dont j'ai été l'objet, avec la tentative de putsch.

1:19:39
Locuteur

Il

1:19:40
Présentateur

y avait tout un réseau qui était derrière, qui consistait à vouloir

1:19:43
Locuteur

tuer

1:19:44
Présentateur

l'UPR.

1:19:45
Locuteur

Voilà.

1:19:46
Présentateur

C'est de ça qu'il s'agissait.

1:19:47
Locuteur

Il

1:19:48
Présentateur

s'agissait exactement de torpiller l'UPR. Voilà. Et puis bon, ça ne s'est pas passé comme les putschistes le rêvaient. Certains d'entre eux, d'ailleurs, étant de bonne foi. D'ailleurs, on en voit certains qui reviennent. Et moi, j'ai été élevé avec les enseignements évangéliques, les enseignements chrétiens. C'est le retour du fils prodigue à des gens qui ont pu être abusés de bonne foi. Ça peut arriver, bien sûr. Qui ne s'est jamais trompé dans sa vie ? Bon. Mais il y avait derrière tout ça un véritable réseau de gens qui avaient décidé, en fait, de torpiller l'UPR. Voilà. C'est pas le seul. Je vois d'ailleurs que... Vous connaissez mes analyses sur M. Philippot. Je vois d'ailleurs que M.

Philippot, qui avait fait des alliances et qui donnait des leçons d'alliance avec les uns et les autres, avait fait alliance avec ce monsieur qui, entre-temps, avait créé un parti, un groupuscule qui s'appelait Génération Frexit.

1:20:42
Locuteur

Et

1:20:42
Présentateur

M. Philippot expliquait qu'il était là, l'alliance des souverainistes.

1:20:46
Locuteur

Mais

1:20:46
Présentateur

M. Philippot, alors, excusez-moi de le dire, il a été lui aussi trahi dans des grandes largeurs. Dans des grandes largeurs ! Puisque les gens qui avaient rallié Philippot, là, il y a quelques jours encore... Vous avez dedans M. Dupont-Aignan. M. Dupont-Aignan, qui a passé une alliance secrète

1:21:03
Locuteur

avec

1:21:04
Présentateur

RN et Reconquête, puisque M. Dupont-Aignan se présente dans sa circonscription de l'Essonne à hier. Et comme par hasard, il n'y a pas face à lui de candidat du RN ni de Reconquête.

1:21:19
Locuteur

Voilà.

1:21:19
Présentateur

En revanche, il y a un candidat des Républicains Wauquiez, des Républicains maintenus, qui est contre lui, qui est le président du Conseil départemental. Ce qui, à mon avis, le laisse dans une situation difficile. Mais ça veut dire qu'en fait, M. Dupont-Aignan, il n'avait absolument pas du tout envie d'être dans cette alliance, dont d'ailleurs il avait été parti, puisqu'il avait dit justement qu'il ne ferait pas partie... qu'il n'était pas sur les Européennes. Il avait déjà claqué la porte au nez de M. Philippot. Là, on voit que M. Gallois, eh bien, fait pareil, en fait. Il avait d'ailleurs entre-temps changé le nom de Génération Frexit en l'appelant en reprenant le contrôle. Voilà.

Ce qui veut dire qu'il a aussi trahi les gens qui lui ont fait confiance, qui ont pensé qu'il était pour le Frexit, que nenni, puisque maintenant, il se répand sur les ondes de sa petite chaîne en expliquant qu'il est, si j'ai bien compris, pour une autre Europe. Ben bon,

1:22:14
Locuteur

voilà.

1:22:14
Présentateur

Enfin c'est tout ça absolument minable. Et quant à M. Poisson, qui faisait la dernière partie de cet attelage, j'ai vu que le pauvre, il a essayé d'être embarqué dans le RNLA. Il s'est plaint sur Radio Courtoisie, justement, que sa candidature

1:22:32
Locuteur

n

1:22:33
Présentateur

'avait pas été acceptée. Bon. Voilà.

1:22:36
Locuteur

J

1:22:37
Présentateur

'en dirais pas plus. Je voudrais quand même dire quelque chose qui vraiment est important, me semble-t-il. C'est qu'il faut que les Français deviennent adultes, les électeurs,

1:22:46
Locuteur

et

1:22:46
Présentateur

qu'ils arrêtent de gober tout ce qu'on leur dit. Il faut quand même qu'ils exercent leurs neurones, leur discernement. Quoi ? Les gens me connaissent quand même. Ça fait 17 ans et demi, maintenant. 17 ans et demi. Vous vous rendez compte de la durée ?

1:23:01
Locuteur

Que

1:23:02
Présentateur

j'ai créé un parti politique

1:23:03
Locuteur

et

1:23:04
Présentateur

qui

1:23:04
Locuteur

n

1:23:05
Présentateur

'a jamais trahi

1:23:07
Locuteur

ses

1:23:08
Présentateur

promesses d'origine. Jamais. Parce que je ne suis pas comme ça. Je ne trahi pas. J'ai horreur de toute trahison. C'est-à-dire que j'ai créé un parti politique.

1:23:17
Locuteur

«

1:23:18
Présentateur

Je suis prêt », comme le disait De Gaulle dans son fameux discours du 18 juin 1942 à l'Alberthold, il disait « Je suis prêt. Nous sommes prêts à contresigner tel quel tout ce que nous avons fait depuis 2 ans », c'est-à-dire depuis le 18 juin 1940.

1:23:29
Locuteur

Mais

1:23:29
Présentateur

lui,

1:23:30
Locuteur

c

1:23:30
Présentateur

'était 2 ans. Moi, c'est 17 ans et demi. Je suis prêt à signer tel quel la charte fondatrice de l'UPR que j'avais rédigée et qui a été adoptée le jour du congrès fondateur, le 25 avril 2007. Voilà. Et depuis 17 ans et demi, nous avons tenu bon. Malgré tous les déversements, en fait, excusez-moi de saloperies qu'on a pu recevoir, pas seulement moi, mais aussi un certain nombre de nos proches, y compris d'ailleurs on a fait de moi le mec qui avait un melon extraordinaire et que je voulais faire d'alliance avec personne et c'est ça. Mais c'est pas vrai. L'UPR,

1:24:08
Locuteur

c

1:24:08
Présentateur

'est un mouvement qui est ouvert à tout le monde. Ce sont ceux qui n'ont pas voulu. Ce sont les autres qui n'ont pas voulu venir. C'est pas le contre. C'est moi qui avais écrit ça en premier. Y

1:24:17
Locuteur

a

1:24:17
Présentateur

des gens qui ont refusé de venir en craint leur propre truc. Et puis comme ça ne marche pas, après, ils disent que j'avais pas voulu d'eux. Mais c'est de l'inversion accusatoire. C'est d'ailleurs une des grandes maladies de cette époque. Est-ce qu'il faut que je rappelle ici que le 31 janvier 2020, j'avais rassemblé à Paris pour fêter le Brexit.

1:24:35
Locuteur

J

1:24:36
Présentateur

'avais rassemblé.

1:24:36
Locuteur

Il

1:24:36
Présentateur

y avait énormément, enfin beaucoup des responsables politiques intéressés. J'avais été venu à cette réunion. Tout le monde le sait. Tous les gens qui sont présents, tout le monde peut le voir. Il y avait à cette réunion M. Dupont-Aignan, M. Filippot, M. Kouzmanovitch, M. Cheminade,

1:24:55
Locuteur

M.

1:24:57
Présentateur

Jean-Frédéric Poisson, M. Dominique Jamais,

1:25:00
Locuteur

M.

1:25:01
Présentateur

Gilles Casanova. Je dois en oublier au passage. Il y avait même le directeur de cabinet du Comte de Paris. Personne n

1:25:10
Locuteur

'en

1:25:10
Présentateur

avait réuni autant de monde que moi, à cette époque.

1:25:13
Locuteur

Et

1:25:13
Présentateur

moi, je pensais benoîtement qu'ensuite, on allait essayer de bâtir une espèce de plateforme commune, mais pas du tout. Dans les semaines qui avaient suivi,

1:25:20
Locuteur

ils

1:25:20
Présentateur

avaient tous présenté et annoncé leur candidature à l'élection présidentielle. Sauf le directeur du cabinet du Comte de Paris. Mais voilà, M. Cheminade, M. Guzmanovitch, M. Dupont-Aignan, M. Filippot, tous, en fait.

1:25:38
Locuteur

En

1:25:38
Présentateur

tout cas, on voit maintenant,

1:25:40
Locuteur

avec

1:25:41
Présentateur

le temps... Ça,

1:25:42
Locuteur

c

1:25:42
Présentateur

'est une autre citation. Ça, c'est de Échil. C'est toujours l'Antiquité. C'est Échil qui a eu cette phrase terrible dans une de ses tragédies. Le temps révèle tout. C'est un bavard qui parle sans avoir été interrogé. Oui, le temps commence à tout révéler. Le temps commence à permettre de voir qui était fiable.

1:26:07
Locuteur

Et

1:26:07
Présentateur

toutes les personnes qui m'ont critiqué, justement... Mais j'avais raison, parce que je suis comptable des promesses que j'ai faites notamment à tous les gens qui ont adhéré à l'UPR. Imaginez que j'ai fait alliance et que des gens nous ont quittés,

1:26:22
Locuteur

mais

1:26:22
Présentateur

que je fasse alliance avec des gens qui, maintenant, filent au Rassemblement national, vont à la soupe pour défendre le contraire exact, puisque le Rassemblement national refuse toute idée de Frexit et est complètement aligné sur l'OTAN

1:26:33
Locuteur

et

1:26:34
Présentateur

tout à fait favorable à l'euro. Mais enfin,

1:26:36
Locuteur

c

1:26:36
Présentateur

'est d'une indignité. C'est d'une indécence extraordinaire.

1:26:41
Locuteur

Donc

1:26:41
Présentateur

voilà. Donc ceux qui, en fait, m'ont reproché de ne pas vouloir faire d'alliance... D'abord,

1:26:48
Locuteur

c

1:26:48
Présentateur

'est pas que moi. Tout ça est décidé avec le bureau politique de notre mouvement. D'ailleurs, nous le réunissons... On va le réunir samedi. On a une réunion du bureau politique et du Conseil national, justement, pour faire le point sur les élections qui arrivent. Donc je vous en reparlerai, notamment, probablement, mercredi prochain, pour le prochain direct. Mais voilà. Je vais dire... Personne ne peut dire

1:27:15
Locuteur

que

1:27:15
Présentateur

nous avons trahi la charte fondatrice. Personne à l'UPR ne peut dire qu'ils ont été trahis par notre mouvement politique, puisque nous sommes toujours dans la même ligne depuis 17 ans et demi. Allez voir les autres. Allez voir. Parmi tous les responsables politiques et tous les partis politiques qui sont sur la scène politique française, ceux qui peuvent en dire autant. Zéro. Il n'y

1:27:36
Locuteur

en

1:27:36
Présentateur

a pas un seul autre que nous.

1:27:46
Auditeur

— Alors une question de Michel. Bonsoir, président. Je reste extrêmement choqué de l'explication de Macron sur la dissolution. Entre guillemets, je prépare ça depuis des semaines et je suis ravi. Je leur ai balancé ma grenade dégoupillée dans les jambes. Maintenant, on va voir comment ils s'en sortent. Fin

1:28:06
Locuteur

de

1:28:07
Auditeur

guillemets. Comment un président peut-il se réjouir de la sorte et prendre du plaisir à mettre le bazar ?

1:28:13
Locuteur

Un

1:28:14
Auditeur

acte de plus qui vaudrait à lui seul une destitution

1:28:17
Locuteur

? Je

1:28:18
Auditeur

préconiserais plutôt la mise aux arrêts et internement pour longue durée en asile psychiatrique.

1:28:27
Présentateur

J'ai pas grand-chose à ajouter. Oui, je

1:28:29
Locuteur

suis

1:28:32
Présentateur

100%, 1000% d'accord avec cet internaute. Oui, c'est un scandale. C'est pas le premier. Mais ça en est un nouveau. Ça en est un nouveau. Parce que normalement, un chef d'État et un président de la République,

1:28:45
Locuteur

c

1:28:46
Présentateur

'est quelqu'un qui doit être là pour gérer la France en bon père de famille, voire loin, c'est-à-dire bien gérer les finances de l'État. M. Macron a ruiné la France. Deuxièmement, voir la paix, c'est-à-dire promouvoir la paix en France et dans le monde. M. Macron fait tout le contraire. Il passe son temps à jeter de l'huile sur le feu, notamment en Ukraine et en Russie, et a jeté de l'huile sur le feu en France. Il attise les tensions. Rappelez-vous tout ce qu'il a pu dire, les insultes, les injures qu'il a pu dire sur les gens qui étaient alcooliques dans le nord de la France. Les chômeurs, il n'avait qu'à traverser la rue pour trouver un métier.

Lorsque les personnes qui refusaient d'avoir une injection à RNM, il avait dit « J'ai envie de les emmerder ». Maintenant, effectivement, il dit « J'ai balancé une grenade découpillée ». Enfin, c'est incroyable. Ce type est maléfique, en fait. En fait, c'est le contraire exact

1:29:52
Locuteur

de

1:29:52
Présentateur

ce que doit être un chef d'État. Voilà. Vraiment, ce type est comme... J'ai vu que François Ruffin m'a dit « Ce type est taré ». D'ailleurs, maintenant, les gens se lâchent. Moi, j'ai fait une vidéo qu'il y a plus d'un an et demi, je crois. On a dépassé le million de vues, justement, sur la santé mentale de Macron. Je vois maintenant que tout le monde se lâche dans le monde entier. J'ai vu que Maria Zakharova, la porte-parole du Kremlin, a tenu des propos assez inédits, quand même, où elle a parlé justement de ça.

Elle a parlé des problèmes psychiatriques du président français, en disant que c'était la honte de la France et que la France n'avait pas connu de situation aussi honteuse depuis 1940 et la débat, et la collaboration. Malheureusement, elle a plutôt raison. Donc je pense qu'on a affaire à quelqu'un qui n'est pas en parfaite possession de ses moyens,

1:30:45
Locuteur

une

1:30:45
Présentateur

espèce de sale gosse, quelqu'un qui est d'un narcissisme absolument maladif, quelqu'un qui est,

1:30:54
Locuteur

à

1:30:54
Présentateur

mon avis, profondément anxieux sur son incompétence, parce que contrairement à une légende qui a été véhiculée par les médias en 2016-2017, ce type qui n'avait pas une bonne réputation à l'inspection des finances, je le sais, c'est un baratineur. Ça a toujours été un baratineur. Ce type a été vendu aux Français comme un type absolument avec un QI inimaginable, quelqu'un d'absolument génial. Non, pas du tout, en fait. C'est un mauvais politique. Il a été catapulté. Il a eu une fusée au-derrière pour simplement occuper la place qu'il occupe avec une véritable manipulation de l'opinion publique française. Et c'est ça, la vérité.

Mais finalement, c'est quelqu'un d'assez médiocre, en définitive, intellectuellement, et du point de vue de l'éthique et de la qualité intrinsèque de sa personnalité. Alors là, c'est vraiment... C'est atroce, en fait. La France est dirigée par quelqu'un qui n'aurait jamais, jamais dû dépasser... atteindre des fonctions de cette nature. Le scandale supplémentaire,

1:31:58
Locuteur

c

1:31:58
Présentateur

'est que... En fait, depuis 2018 que j'ai mis en ligne un dossier qu'il faudrait enrichir quasiment tous les jours pour justifier le lancement d'une procédure de destitution de Macron selon l'article 68 de la Constitution. Et je rappelle, depuis 2018...

1:32:13
Locuteur

Ça

1:32:13
Présentateur

avait quand même 6 ans, maintenant. Enfin 5 ans et demi. C'était en novembre 2018. Je rappelle que la prétendue opposition du RN, la prétendue opposition du PCF, du PS ou de LFI... Ils n'ont jamais lancé la procédure de destitution de Macron. M. Dupont-Aignan non plus, d'ailleurs. Il n'y

1:32:31
Locuteur

en

1:32:31
Présentateur

avait qu'un seul. C'était le député Franck Marlin qui avait bien voulu signer. Il fallait avoir 58 députés qui signent le document. Il n'y

1:32:39
Locuteur

en

1:32:39
Présentateur

avait qu'un seul qui l'avait fait. Voilà. Donc ça veut dire... Ça peut bien dire ce que ça veut dire. C'est-à-dire que nous avons des faux opposants.

1:32:45
Locuteur

Et

1:32:45
Présentateur

c'est dramatique, parce que ça veut dire que nous sommes... La France est dirigée par quelqu'un

1:32:50
Locuteur

qui

1:32:51
Présentateur

peut nous emmener dans le décor. Enfin tout et n'importe quoi, en fait. Alors c'est ce qui vient de se passer là. Alors il y a des gens qui se grattent la tête. Est-ce qu'il avait vraiment réfléchi ? Mais là, on apprend par des... J'ai vu ça dans les journaux. On apprend auprès de ses proches qu'il n

1:33:06
Locuteur

'y

1:33:06
Présentateur

a aucun plan. Aucun plan. Il n

1:33:08
Locuteur

'a

1:33:08
Présentateur

pas prévu l'après. Voilà. C'est une espèce...

1:33:11
Locuteur

C'est

1:33:11
Présentateur

comme un gamin, un sale gosse qui décide... Il a un jouet. Ben tiens, le jour de Noël, on lui offre un jouet. Tout le monde est content. Et puis là,

1:33:17
Locuteur

paf ! Pour

1:33:18
Présentateur

faire chier tout le monde, il casse le jouet, il casse la vaisselle et les fers en cristal qu'il y avait pour la table du Ray Léon, quoi. C'est à peu près ça.

1:33:26
Locuteur

Bon.

1:33:27
Présentateur

Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? Mais tant que les Français

1:33:30
Locuteur

n

1:33:31
Présentateur

'en tireront pas les conséquences... La conséquence à tirer, c'est quoi, d'ailleurs

1:33:34
Locuteur

? La

1:33:35
Présentateur

première conséquence qu'il faudrait tirer de ça, c'est assez simple. Ne plus jamais écouter les grands médias.

1:33:42
Locuteur

C

1:33:42
Présentateur

'est eux qui vous ont vendu

1:33:43
Locuteur

l

1:33:44
Présentateur

'image d'un Macron super génie, le Jupiter, le Mozart de la finance. On voit ce que c'est. Donc ne jamais croire les médias. Donc ce que les médias vous disent « Bardella, Premier ministre », mais est-ce que les Français se rendent compte que Bardella est une nullité

1:33:58
Locuteur

? Il

1:34:00
Présentateur

a 28 ans. Alors il est beau parleur. Très bien. Mais enfin, il a toutes les caractéristiques de l'escroc. Justement, le beau parleur, le type qui enfume tout le monde et qui vous escroque. Les Français n'ont pas de discernement.

1:34:15
Locuteur

C

1:34:15
Présentateur

'est pas possible, quoi. Voilà. Alors on va avoir des Français... On dit « Ah bah oui, Bardella, Bardella ». Les Français sont comme des zombies. Allez voter Bardella, y compris des gens qui suivent tout ce que j'ai pu dire.

1:34:28
Locuteur

J

1:34:29
Présentateur

'en ai rencontré un certain nombre de gens. Ou pour Mme Marion Maréchal. Voilà.

1:34:35
Locuteur

Ah

1:34:35
Présentateur

oui, mais vous avez voté pour qui ? Ah, j'ai voté par Maréchal. Je vous adore. Mais pourquoi ?

1:34:41
Locuteur

Ah

1:34:41
Présentateur

bah parce que quoi

1:34:43
Locuteur

? Ils

1:34:44
Présentateur

savent pas. Voilà. Parce que les médias leur ont mis ça dans la tête. Parlons d'ailleurs... Tiens, arrêtons de parler de Bardella. Parlons de Mme Maréchal. Bon. Il s'est passé quoi, là ? Vous avez peut-être suivi. Je sais pas si vous avez suivi ce qui vient de se passer, là, au cours des 48 dernières heures.

1:34:59
Locuteur

Il

1:34:59
Présentateur

vient de se passer

1:35:00
Locuteur

que

1:35:01
Présentateur

Viktor Orban, le chef de gouvernement hongrois, finalement, n'a pas trouvé d'accord avec Mme Meloni, qui s'est fait élire avec Fratelli l'Italia dans le groupe ECR, c'est-à-dire les Européens conservateurs et réformistes.

1:35:20
Locuteur

C

1:35:20
Présentateur

'est le groupe de Meloni, c'est-à-dire des altères européistes qui critiquent l'Europe. Mais enfin, ils soutiennent l'Ukraine. Ils condamnent la Russie. Ils veulent rester dans l'OTAN. Ils soutiennent l'euro. Ils soutiennent... Donc ils sont simplement... Il y a des petites critiques ici ou là. Voilà. Mais on reste dans l'UE. Bon. Eh bien les gens qui ont voté pour la liste Marion Maréchal, ils ont eu 5 députés.

1:35:49
Locuteur

Au

1:35:49
Présentateur

bout de 48 heures, sur les 5, il y en a pauvre 4 qui ont disparu. Il n'y a plus que Mme Knaffot, qui est une proche de M. Zemmour, qui est restée, qui va d'ailleurs...

1:36:00
Locuteur

Elle

1:36:00
Présentateur

est toute seule maintenant. On sait pas où elle est. Elle va être en non-inscrite sans doute.

1:36:03
Locuteur

Mais

1:36:04
Présentateur

les 4 autres, c'est-à-dire Marion Maréchal, Mme Trochu, M. Pelletier et M. Nicolas Baie, qui sont les 4 députés zémouriens, mais qui en fait étaient dans la connivence avec Mme Maréchal, eh bien ils vont au groupe ECR. Mme Maréchal, comme je l'avais annoncé d'ailleurs, a réussi son coup. Elle va se retrouver avec son mari

1:36:28
Locuteur

au

1:36:28
Présentateur

sein de ce groupe ECR. Donc pour le couple, c'est sympa. Ils vont gagner en gros 25 000 € par mois à eux deux. C'est quand même plutôt sympathique. Bon. Mais il n'a rien se passé.

1:36:38
Locuteur

Et

1:36:38
Présentateur

ils sont même pas dans le groupe d'Orban. Rappelez-vous quand même

1:36:42
Locuteur

tout

1:36:44
Présentateur

ce qu'on a pu vous raconter sur l'idée, Mme Maréchal elle-même, qu'il allait y avoir une nouvelle majorité, que la droite revenait au pouvoir au sein de l'Europe, que l'Europe allait être entièrement modifiée avec une nouvelle majorité.

1:37:00
Locuteur

C

1:37:00
Présentateur

'est vrai ou c'est pas vrai ? C'est vrai. C'est ça qu'ils ont dit. C'était un mensonge de A

1:37:05
Locuteur

à

1:37:05
Présentateur

Z.

1:37:06
Locuteur

Voilà.

1:37:07
Présentateur

De Asselineau à Zemmour. C'est ça, la vérité. C'était un mensonge. Je l'ai claironné. Je l'ai dit 50 fois. Non, il

1:37:14
Locuteur

y

1:37:14
Présentateur

a des gens qui m'ont dit... J'ai vu parfois des trolls qui disent « Ah, vous êtes jaloux

1:37:17
Locuteur

».

1:37:19
Présentateur

Jaloux.

1:37:21
Locuteur

Ça,

1:37:22
Présentateur

ça me fait mal.

1:37:22
Locuteur

C

1:37:22
Présentateur

'est quand ça fait 17 ans et demi que je dis aux Français la vérité et la réalité.

1:37:28
Locuteur

Ah

1:37:28
Présentateur

non.

1:37:29
Locuteur

Voilà.

1:37:29
Présentateur

Alors les gens, ils ont voté. Voilà.

1:37:31
Locuteur

Il

1:37:31
Présentateur

se passe quoi maintenant ? Il se passe que Zemmour,

1:37:34
Locuteur

c

1:37:34
Présentateur

'est terminé. Reconquête a explosé.

1:37:37
Locuteur

On

1:37:37
Présentateur

sait plus du tout où ils en sont.

1:37:39
Locuteur

Que

1:37:39
Présentateur

Mme Maréchal, elle a fait son petit truc dans son coin. Donc elle se retrouve avec son époux pendant 5 ans à avoir 25 000 € par mois.

1:37:48
Locuteur

Ils

1:37:48
Présentateur

vont soutenir une Europe. Enfin rien, quoi. Il va rien se passer du tout. J'ai expliqué 50 fois qu'on pouvait pas modifier l'Europe.

1:37:55
Locuteur

Et

1:37:55
Présentateur

ils sont même pas avec Orban. Quant à la fameuse majorité qui allait changer en Europe, là aussi, c'est du pipeau. Je vous le signale, parce que ça n'a pas été beaucoup dit quand même, qu'il est certain qu'effectivement, les mouvements eurocritiques ont progressé au niveau de l'Europe entière, mais dans des proportions très différentes, selon les partis. Et le groupe PPE, le groupe pivot, le groupe central, où il y a Mme von der Leyen, par exemple, eh bien a progressé aussi. Ce sont les gens... C'est le Parti social

1:38:27
Locuteur

démocrate

1:38:29
Présentateur

européen, les partis socialistes en Europe qui a baissé. Donc en fait, le PPE n'a pas du tout perdu la main. Bien au contraire. C'est le premier groupe. Et donc il y a des tractations en ce moment. J'avais eu l'occasion de dire que les jours de Mme von der Leyen, la présidence de la Commission européenne étaient comptés. Il semble quand même qu'elles soient revenues en grâce, parce que justement, il y

1:38:49
Locuteur

a

1:38:49
Présentateur

eu ce résultat inattendu, qui est le groupe PPE qui a fait finalement bien meilleure figure qu'on ne le pensait. Cela étant, ils ne sont pas réussis à se mettre d'accord. Donc l'hypothèse Mario Draghi, qui doit à mon avis être dans les coulisses, n'est pas totalement enterrée, parce que là-dedans, c'est comme dans la Rome des Borgias. C'est-à-dire que ça doit y aller avec des dagues, des coups de poignard dans le dos et puis des bagues qu'on ouvre avec du poison qu'on verse dans un verre de vin. C'est à peu près l'atmosphère qu'il y a à Bruxelles. Mais au passage, il ne va rien se passer.

Et franchement, ça me fait énormément de peine par rapport à tout l'effort que nous avons collectivement consacré à l'Union populaire républicaine, tous nos militants, tous nos adhérents qui sont allés sur les marchés, qui de nuit ont collé des affiches, ont distribué des tracts. Ça me fait de la peine par rapport aux milliers de gens qui nous ont donné parfois 10 €, 5 €, parfois 7 500 €, et souvent 30 €, 36 € pour adhérer, etc., pour avoir cette dépense de 1 million d'euros que nous aurions pu récupérer si on avait dépassé 3 %, ça me fait mal au cœur de penser que nous avions raison, que encore une fois, tout ce que j'avais dit se révèle tout de suite. C'est là. C'est tout de suite.

1:40:11
Locuteur

Les

1:40:12
Présentateur

Français peuvent le constater tout de suite,

1:40:14
Locuteur

que

1:40:15
Présentateur

j'avais raison, que nous avions raison, que rien ne va changer du tout. Mais rien du tout. Je l'avais dit d'ailleurs, si Bardella, si on n'a pas de députés, 48 heures après, je l'ai dit dans la réunion publique, les journaux qui annoncent ces résultats des européennes auront été oubliés. Ça servira à emballer les oeufs sur le marché. Je croyais pas si bien dire. Plus personne ne parle des européennes. Pendant 3 mois, on a présenté, on a parlé aux Français, on a farci la tête des Français. Rappelez-vous les projets d'autre Europe, les huit grands candidats qui étaient seuls invités sur tous les plateaux, etc., etc. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui

1:40:52
Locuteur

? Rien. On

1:40:55
Présentateur

est retombé dans le truc... Jusqu'à le prochain coup, c'est dans 5 ans. Et dans 5 ans, ça va recommencer. Et les Français ne comprennent toujours pas. Moi, je suis effondré, en fait, de voir... Depuis 17 ans et demi, je fournis aux Français un appareil analytique critique qui leur permet de tout comprendre. J'utilise et nous utilisons les mots les plus simples possibles pour décrire ce qui se passe. Depuis 17 ans et demi, toutes nos analyses, toutes nos prévisions sont révélées exactes.

1:41:33
Locuteur

La

1:41:34
Présentateur

France est en train de s'effondrer. L'euro menace explosion. La guerre est aux portes de l'Europe, etc. Et les gens sont quand même allés voter parce qu'ils avaient entendu que l'opposant à Macron,

1:41:46
Locuteur

c

1:41:46
Présentateur

'était Bardella et Mme Maréchal. Elle allait changer la majorité en Europe.

1:41:50
Locuteur

Bon.

1:41:52
Présentateur

Bref. Autre question.

1:41:59
Locuteur

— Une

1:41:59
Auditeur

question de Fonzi.

1:42:01
Locuteur

Pouvez

1:42:02
Auditeur

-vous expliquer le principe de l'ex monétae à nos concitoyens ? Je m'y chine à expliquer le Frexit autour de moi. Et je constate que le retour aux Français est vraiment le point sensible. La raison est toute simple. La majorité de nos concitoyens est complètement nulle dans le domaine monétaire.

1:42:20
Locuteur

— Oui,

1:42:21
Présentateur

c'est vrai. Mais la raison est encore plus simple que ça. C'est que les Français, ils répètent ce qu'ils entendent à la télé. Voilà. Donc je conseille à cet internaute, lorsque les gens commencent à dire « Rien, vous vous rendez compte qu'il se passe si on abandonne l'euro, si on prend le franc », je lui conseille de répondre deux choses. Est-ce que vous savez ce qui va se passer si on reste dans l'euro

1:42:43
Locuteur

?

1:42:46
Présentateur

Réponse zéro. Les gens n'ont aucune idée de ce qui est en train de se passer sur les marchés financiers et sur les marchés monétaires internationaux. Rien. Rien.

1:42:58
Locuteur

Rien. Un

1:42:59
Présentateur

jour, quand l'euro va exploser, ils disent « Ah ben personne ne nous l'avait dit ». Si, si, si. Nous, on l'avait dit. Simplement, nous sommes cachés.

1:43:07
Locuteur

La

1:43:07
Présentateur

deuxième chose que je conseille aussi, c'est de dire aux personnes qui vous disent « Vous vous rendez compte ? Qu'est

1:43:13
Locuteur

-ce qui

1:43:13
Présentateur

va se passer ? Si on sort de l'euro, c'est impossible », etc. Il faut leur demander pourquoi vous n'avez pas eu la même peur lorsqu'on a abandonné le franc pour entrer dans l'euro

1:43:21
Locuteur

? Parce

1:43:24
Présentateur

que c'était quand même... Le franc, c'était la monnaie de la France depuis des siècles, avec des hauts et des bas. J'ai déjà expliqué dans ma conférence sur l'histoire de France qu'on a eu le franc en 1360 pour obtenir la libération du souverain, c'est-à-dire de Jean II, qui avait été... Jean Lebon, qui avait été prisonnier à la deuxième bataille de Poitiers en 1356, qui avait été embarqué par les Anglais. Je renvoie à ma

1:43:44
Locuteur

conférence

1:43:45
Présentateur

sur l'histoire de France. Donc pour récupérer la souveraineté de la France, à commencer par son monarque, par son souverain, les Français s'étaient cotisés, avaient payé une rançon qui avait été frappée en or avec le franc à cheval. C'est la première apparition de la pièce de franc. Et puis après,

1:44:00
Locuteur

ça

1:44:00
Présentateur

avait disparu sous la monarchie suivante, la monarchie absolue, et c'est réapparu avec le franc germinal. Bon, ça fait quand même des dizaines et des dizaines d'années que la France avait le franc.

1:44:11
Locuteur

Et

1:44:11
Présentateur

puis d'un seul coup, on dit « On abandonne le franc, et on va avoir l'euro

1:44:16
Locuteur

». Et

1:44:18
Présentateur

pourquoi les Français n

1:44:18
Locuteur

'ont

1:44:18
Présentateur

pas eu peur à ce moment-là

1:44:19
Locuteur

? La

1:44:22
Présentateur

bonne réponse, c'est tout simplement parce que tous les médias leur avaient dit « Vous allez voir un truc, mais un truc extraordinaire ». Il va y avoir plus de croissance, plus d'emplois, le bonheur assuré, fini les crises monétaires, fini les attaques sur le franc. Ça va être fantastique. On va exporter d'une façon mirobolante. Il va y avoir la paix en Europe. L'Europe va redevenir le centre du monde, etc., etc., etc., etc.,

1:44:48
Locuteur

etc.

1:44:48
Présentateur

Enfin relisait tout ce qu'a pu... Relisait le bêtisier de Maastricht, qu'avait rédigé Jean-Pierre Chevènement, et dans lequel il avait retenu des citations avec les références pendant la campagne sur référendum sur Maastricht. Enfin c'était, comme il le dit, une théodicée, une espèce d'apparition divine, en fait, qu'est-ce que c'était cet euro. C

1:45:11
Locuteur

'est

1:45:11
Présentateur

pour ça que les Français, ils ont dit « On va prendre l'euro ». Si on leur avait dit... D'ailleurs certains le leur avaient dit.

1:45:17
Locuteur

Si

1:45:17
Présentateur

on leur avait dit ce qui allait vraiment se passer, c'est-à-dire que la France, avec cette monnaie qui intègre l'économie allemande, qui intègre l'économie irlandaise, qui intègre des pays dont la monnaie est structurellement beaucoup plus forte que la monnaie française, que cette monnaie serait structurellement trop chère pour la compétitivité de l'économie française, et qu'elle contribuerait au cours des années suivantes à détruire l'économie française, détruire l'industrie, augmenter le chômage, etc., etc.,

1:45:46
Locuteur

à

1:45:46
Présentateur

nous ruiner.

1:45:48
Locuteur

Mais

1:45:48
Présentateur

si on avait dit ça aux Français, et si tous les médias leur avaient dit, ils auraient dit « Oh, jamais, jamais, jamais l'euro

1:45:53
Locuteur

». Voilà. Il

1:45:55
Présentateur

faut que les gens comprennent que l'euro nous ruine. D'ailleurs, il y avait eu ce think tank, je crois britannique ou allemand. C'est peut-être même allemand, plutôt. C'est allemand, c'est ça ? Vous avez peut-être les références, qui a fait des études très calées sur savoir ce que l'euro, au bout de 15 ans, avait apporté et écouté aux différentes nations de la zone euro. On s'apercevait que le plus grand bénéficiaire, c'était l'Allemagne, et que la France, de mémoire, c'était sur les 10 ou 15 ans de l'euro, chaque Français avait été pénalisé de 58 000 €.

1:46:33
Locuteur

Je

1:46:34
Présentateur

vous renvoie à cette analyse faite par des économistes qui ont essayé de voir combien nous a coûté l'euro. Voilà. Donc c'est ça qu'il faut dire aux gens. Alors par ailleurs, la lex monétae, puisque c'était une des questions qui émanait de ça à terre d'autres, vous savez ce que ça veut dire ?

1:46:48
Locuteur

C

1:46:49
Présentateur

'est du latin, la loi de la monnaie. Ça veut dire tout simplement que, si on a des crédits

1:46:56
Locuteur

ou

1:46:57
Présentateur

des dettes, eh bien lorsqu'il y a un changement de monnaie, ces crédits ou ces dettes sont immédiatement transformés dans la nouvelle monnaie. Point barre. C'est aussi simple que ça. D'ailleurs, les Français ont pu le mesurer

1:47:09
Locuteur

lorsqu

1:47:10
Présentateur

'on est passé du franc à l'euro. C'est-à-dire que c'est arrivé le 1er janvier 2002. En fait, l'euro était entré dans les échanges interbancaires le 1er juillet 1999. Mais il a fallu attendre le 1er janvier 2002 pour que, d'un seul coup, l'euro arrive sous forme de pièces et de billets. Ça a été... On a pendant un mois et demi eu la double circulation des francs et des euros, rappelez-vous, du 1er janvier 2002 jusqu'au 17 février. Je crois que ce même,

1:47:43
Locuteur

ça

1:47:43
Présentateur

avait été avancé au 1er février, parce qu'en fait, l'échange avait été plus rapide que ça.

1:47:47
Locuteur

Et

1:47:48
Présentateur

puis si vous aviez des crédits ou si vous aviez des dettes, ça avait été transformé en euros, avec un taux de change 6,55957 francs. 6,55957 francs pour 1 euro. Voilà. Eh bien si on revient aux francs, si on crée un nouveau franc, plus exactement, nous, on a prévu d'avoir un nouveau franc qui sera au même cours que l'euro, pour éviter les effets de calcul et d'arrondi. Eh bien ça veut dire que du jour au lendemain à la seconde près, le jour où on aura recréé le franc, eh

1:48:21
Locuteur

bien

1:48:21
Présentateur

vos crédits et vos dettes seront libellés en francs.

1:48:25
Locuteur

Et

1:48:26
Présentateur

on a prévu pendant 48 heures d'avoir une conversion au taux de 1 pour 1. Et puis ensuite, eh bien le franc nouveau vivra de sa propre vie. Et donc je ne prends personne en traître. Je l'ai toujours dit, le franc

1:48:41
Locuteur

se

1:48:42
Présentateur

dépréciera

1:48:43
Locuteur

par

1:48:44
Présentateur

rapport au dollar, d'environ une quinzaine de pourcents. Voilà. Avec des inconvénients, avec des avantages énormes et des inconvénients.

1:48:55
Locuteur

Les

1:48:56
Présentateur

inconvénients, ce sera que les produits importés coûteront 15% plus cher. Ah oui. Donc évidemment, ça coûtera 15% de plus cher en hydrocarbures. Mais je rappelle que le prix de l'hydrocarbure à la pompe, c'est la partie que l'on paye aux producteurs avec la TVA et avec le taux de change, est une des composantes, simplement, du prix final. Puisqu'après, il

1:49:20
Locuteur

y

1:49:20
Présentateur

a des tas de taxes, la taxe sur les produits pétroliers, etc. Donc 15% plus cher. On a déjà vu bien pire. Je rappelle que l'euro, depuis 2002, il est baissé jusqu'à 0,85 pour 1 dollar. C'est-à

1:49:37
Locuteur

-dire

1:49:37
Présentateur

que l'euro était très bas. Et puis après, l'euro est monté à 1,60 dans les années 2008. Donc il a fait des yo-yos considérables, augmenté quasiment de plus ou moins 100%. Voilà.

1:49:57
Locuteur

Les

1:49:57
Présentateur

Français, on ne les a pas tenus. Ils n'ont pas été effarés parce qu

1:50:01
Locuteur

'on

1:50:01
Présentateur

leur en a pas parlé. Voilà. Donc si on adopte le nouveau franc, le nouveau franc perdra à peu près, par rapport au court pivot de l'euro vis-à-vis du dollar,

1:50:11
Locuteur

à

1:50:11
Présentateur

peu près 15%. Donc nos importations seront grevées. Ça sera un peu plus cher. Les Français paieront un peu plus cher s'ils vont à l'étranger. Donc il y

1:50:22
Locuteur

aura

1:50:22
Présentateur

peut-être moins de Français qui iront passer des vacances à l'étranger. Il y

1:50:25
Locuteur

en

1:50:25
Présentateur

aura encore. Mais ça coûtera 15% plus cher. Mais en revanche,

1:50:29
Locuteur

nos

1:50:30
Présentateur

exportations

1:50:30
Locuteur

vaudront

1:50:31
Présentateur

15% moins cher. Et un séjour en France vaudra 15% moins cher. C'est-à-dire qu'on verra quoi ? On verra une augmentation considérable de l'activité dans les services, services hôteliers, services de tout ce qui est le tourisme, l'entrée dans les musées, dans les monuments, etc. Avec 15% de touristes... Enfin pas 15%, mais il y aura des touristes en plus parce que notre monnaie sera... Les séjours en France seront un peu moins chers. Et puis nos exportations seront dynamisées d'une façon extraordinaire avec 15%. Donc on exportera plus. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on embauchera. Et si on embauche, ça veut dire que le taux de chômage va diminuer.

Et si le chômage diminue, il va se passer quoi ? Il va y

1:51:12
Locuteur

avoir

1:51:12
Présentateur

un rééquilibre de ce qu'on appelle les comptes sociaux. C'est-à-dire qu'il y

1:51:15
Locuteur

aura

1:51:15
Présentateur

moins de déficit des comptes sociaux pour payer justement les chômeurs. Donc l'économie est un système où tout se tient. Donc il faut pas juger d'un seul coup sur un seul ou tel sujet. Tant de l'économie, tout se tient. Voilà. Et donc il y a des effets positifs et des effets négatifs. Mais surtout, à partir du moment où la France aura retrouvé sa monnaie nationale, ça veut dire que c'est elle-même qui décidera de ses politiques nationales. C'est elle-même qui fixera ses taux d'intérêt.

1:51:44
Locuteur

C

1:51:44
Présentateur

'est elle-même qui aura une politique de taux de change. La Banque de France aura une politique de taux de change pour avoir une monnaie qui soit toujours compatible avec notre économie. Ça redonnera aux Français leur démocratie. Puisqu'actuellement, je l'ai dit tout à l'heure et j'y reviens, les gens qui se disent « Ouh là là, mais sortir de l'euro », ce sont des gens qui ne comprennent pas, en fait, ce que c'est qu'une monnaie.

1:52:07
Locuteur

Ils

1:52:07
Présentateur

ne comprennent pas qu'en fait, quand ils disent ça, en fait, ils condamnent la France à être une dictature. C'est d'ailleurs le cas.

1:52:14
Locuteur

Nous

1:52:14
Présentateur

sommes en fait une dictature qui ne dit pas son nom, puisque là, je vois... Ça me fait mal au cœur aussi. Ça, je vois sur les réseaux sociaux, sur Internet. Je vois des gens de gauche qui sont là, qui s'enflamment pour le programme du nouveau Front populaire en disant « C'est extraordinaire. On va avoir une retraite à 60 ans. C'est interdit par l'UE

1:52:33
Locuteur

». Et

1:52:35
Présentateur

on va avoir... On va faire... On va dépenser, etc. Ça n'est pas possible dans le cadre de l'UE.

1:52:42
Locuteur

Ils

1:52:43
Présentateur

n'arrivent pas à le comprendre, en fait. Ou alors, quand ils le comprennent, ils disent « Bon, non, on le fera quand même ». Mais ils ne comprennent pas les mesures de rétorsion dont je parlais déjà tout à l'heure. Voilà. C'est le drame. Et le drame, c'est qu'en fait,

1:52:56
Locuteur

les

1:52:56
Présentateur

médias sont tenus par une oligarchie de milliardaires,

1:52:59
Locuteur

que

1:53:00
Présentateur

les milliardaires ont tout à fait intérêt à rester dans l'UE, puisque c'est la libre circulation des mouvements de capitaux. C'est ça qui fait qu'ils sont milliardaires. Voilà. Donc si vous étiez milliardaire, vous gagneriez des millions et des millions et des centaines de millions, justement, grâce à cette libre circulation des mouvements de capitaux, qui vous permet d'aller installer une usine au Bangladesh pour payer les gens à des prix de misère, pour importer ça en France, maximiser vos profits, et ensuite, par un jeu d'écriture, vous dégagez vos profits au Luxembourg ou aux Bahamas, si vous ne payez pas d'impôts en France. C'est comme ça qu'ils deviennent milliardaires.

Donc c'est la libre circulation des mouvements de capitaux. C'est inscrit dans le traité de Maastricht

1:53:34
Locuteur

et

1:53:35
Présentateur

dans l'acte unique de 1986. Donc il est bien évident que les milliardaires, ils n'ont pas du tout envie que quelqu'un comme moi leur donne la parole, parce que ce que je dis moi, c'est ce qui permettrait justement

1:53:46
Locuteur

d

1:53:47
Présentateur

'obtenir ce que souhaitent les Français. Les Français, ils souhaitent quand même qu'il n'y ait pas des disparités sociales et extravagantes. Ils ne souhaitent pas avoir quelques dizaines de multimilliardaires. J'ai déjà dit, le patrimoine de M. Bernard Arnault, c'est 200 000 millions d'euros. Est-ce qu'on vous rendez compte de ce que c'est ? Ce sont des puissances supérieures à des puissances étatiques. C'est d'ailleurs... Il

1:54:11
Locuteur

faut

1:54:11
Présentateur

voir comment c'est géré justement en Russie, en Chine, etc. C'est-à-dire que ce sont des... Alors ce sont des dirigeants qui ont la main ferme, mais qui ont empêché que des puissances privées prennent le pas sur la puissance collective. C'est le grand débat de notre époque. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Le grand débat de notre époque, le grand combat de notre époque en Occident, c'est qu'est-ce qui va l'emporter entre des puissances privées,

1:54:35
Locuteur

des

1:54:36
Présentateur

Bill et Melinda Gates, des... Comment dirais-je...

1:54:40
Locuteur

des

1:54:40
Présentateur

Bourla, le Pfizer, des Elon Musk, etc., des gens qui ont bâti des milliards...

1:54:46
Locuteur

Ou

1:54:46
Présentateur

des Bernard Arnault, des François Pinault, des Patrick Drahi, des gens qui ont bâti des dizaines de milliards d'euros de fortune ou de dollars de fortune, et qui veulent prendre le pouvoir pour leur propre pomme

1:54:59
Locuteur

au

1:55:00
Présentateur

détriment des États-nations. Mais les États-nations... Un chef d'État, c'est quelqu'un qui doit gérer une nation et qui doit se préoccuper de l'intérêt du plus riche jusqu'au plus pauvre.

1:55:12
Locuteur

Donc

1:55:13
Présentateur

il faut bien comprendre que ceux qui veulent la fin des États, la péremption des États-nations,

1:55:18
Locuteur

qui

1:55:19
Présentateur

nous guettent avec la construction européenne, où chaque jour, chaque mois ou chaque année qui passe, les États-nations perdent des prérogatives, c'est vraiment le truc à abattre, il faut tout privatiser, etc. Au bout du compte, les États-nations, c'est quand même ce qui protège les plus pauvres, les plus fragiles, de nos concitoyens. Ça détruit le lien social à l'intérieur d'une nation. Ça favorise la montée exponentielle de la violence et jusqu'à la guerre civile. On le voit d'ailleurs aux États-Unis.

1:55:49
Locuteur

Ça

1:55:49
Présentateur

en train d'arriver chez nous.

1:55:51
Locuteur

C

1:55:51
Présentateur

'est ça, les grands débats de notre époque, qui sont évidemment

1:55:54
Locuteur

complètement

1:55:55
Présentateur

passés sous silence. Voilà. Je m'arrête parce que je vois que le temps passe et je fais des réponses un peu trop longues. Autre question

1:56:01
Locuteur

? —

1:56:04
Auditeur

Alors ça va être une dernière question.

1:56:07
Locuteur

On

1:56:07
Auditeur

va voyager un

1:56:08
Locuteur

peu. — Il y en a encore

1:56:08
Présentateur

une ou deux, peut-être ?

1:56:09
Locuteur

Non. — Une

1:56:15
Auditeur

question de Juju PR.

1:56:17
Locuteur

«

1:56:17
Auditeur

Que pensez-vous de Ravier Milei en Argentine ?

1:56:21
Locuteur

Souscrivez

1:56:22
Auditeur

-vous à la thèse de Nicolas Stoker, qui semble penser qu'il serait dans la main de la CIA ?

1:56:27
Locuteur

Merci

1:56:28
Auditeur

d'avance

1:56:29
Locuteur

». — J

1:56:34
Présentateur

'aime beaucoup Nicolas Stoker. J'aime bien. Je pense qu'il n'a pas forcément tant. C'est pas s'avancer d'ailleurs énormément que de considérer que la CIA, que les services de renseignement et d'influence américains jouent un rôle particulièrement présent dans toute la sphère occidentale, comme on dit, c'est-à-dire dans les deux Amériques, Amérique du Nord et Amérique du Sud. Je le rappelle, c

1:56:56
Locuteur

'est

1:56:56
Présentateur

la fameuse doctrine Monroe du président des États-Unis, Monroe, qui se situe dans les années... Je sais plus exactement, 1825, par là. C'est la fameuse édiction, justement, de la doctrine Monroe. Certains ont appelé ça l'isolationnisme américain.

1:57:13
Locuteur

C

1:57:13
Présentateur

'est pas du tout de l'isolationnisme.

1:57:15
Locuteur

La

1:57:15
Présentateur

doctrine Monroe consiste à dire que l'ensemble du continent américain nord et sud,

1:57:20
Locuteur

c

1:57:20
Présentateur

'est la propriété, si j'ose dire, des États-Unis d'Amérique. Du moins, c'est là que c'est leur libre jeu et que les Européens ne peuvent plus y mettre les pieds. Alors certains ont appelé ça l'isolationnisme. Non, non. Les latinos américains n'appellent pas ça l'isolationnisme. Ils appellent ça l'inspiralisme américain. La doctrine Monroe, c'est ça. C'est pas le truc qui se referme sur les seuls États-Unis d'Amérique. Non, non. C'est une volonté de piloter, en fait, l'ensemble des Amériques.

1:57:49
Locuteur

Donc

1:57:49
Présentateur

toute l'histoire de l'Amérique latine et de

1:57:54
Locuteur

l

1:57:54
Présentateur

'Amérique du Sud est émaillée d'interventions américaines depuis des décennies,

1:58:01
Locuteur

en

1:58:01
Présentateur

fait, depuis 150 ou 200 ans. Il n

1:58:04
Locuteur

'y

1:58:04
Présentateur

a que ça, en fait. Donc le fait que M. Milley soit arrivé au pouvoir en Argentine, un peu, paraît-il, à la surprise générale... Bon. Le fait que ce soit un ultra-ultra-libéral... Bon. On voit qu'en tout cas... Moi, ce que je vois, c'est que pour l'instant, en matière internationale, c'est qu

1:58:23
Locuteur

'il

1:58:23
Présentateur

faut toujours regarder les questions internationales pour se faire une idée sur la personnalité profonde d'un chef d'État. Voilà. Moi, ce que je vois, en tout cas, c'est que l'Argentine de M. Milley a endossé complètement le narratif américain que sur des différents théâtres d'opération,

1:58:44
Locuteur

que

1:58:44
Présentateur

ce soit sur l'Ukraine, que ce soit au Moyen-Orient, etc. Donc M. Milley est en fait tout à fait proche des intérêts américains. Alors est-ce que c'est vraiment un agent de la CIA ? J'en sais rien. Enfin en tout cas, fondamentalement, c'est ça. Le type est d'ailleurs un petit peu particulier. Mais enfin, c'est un peu aussi une

1:59:01
Locuteur

caractéristique

1:59:03
Présentateur

locale des Argentins. Il est un magnifique pays. J'ai eu l'occasion d'aller à Buenos Aires. J'étais même descendu jusqu'à Ushuaïa, qui, avant d'être un gel-douche procédé par... Comment il s'appelle ? Nicolas Hulot, l'ancien ministre de l'Écologie. Vous savez que c'est lui qui a créé cette ligne de gel-douche qui s'appelle Ushuaïa. En fait, c'est une ville de la terre de feu. Bon, bref, je m'égare. L'Argentine est un pays magnifique.

1:59:35
Locuteur

Mais

1:59:35
Présentateur

il a eu, au cours du siècle écoulé, des dirigeants avec Péron, avec le péronisme, avec ensuite la période des militaires. Il a eu souvent des dirigeants assez excessifs, en fait, et jusqu'à une ruine complète de l'économie. L'Argentine était un des pays les plus riches... Un des 10 ou 12 pays les plus riches du monde en 1930 ou, je crois, en 1950. Et puis maintenant, c'est un pays qui traîne des problèmes de dette, d'endettement, d'inefficacité absolument considérable. C'est triste, en fait, ce qui est arrivé à ce pays. Enfin je pense, en effet, que M. Millet n'est pas arrivé totalement... Ça n'a pas forcément totalement surpris les services américains.

2:00:23
Locuteur

— Alors

2:00:33
Auditeur

une question de Charles-Alexandre. — Bonjour, M. Asselineau. Avec tous ces retournements de veste et ces législatives anticipées, on se demande ce que vont devenir les mandats obtenus lors des européennes.

2:00:47
Locuteur

Les

2:00:48
Auditeur

élus des européennes qui obtiendront un mandat pour les législatives vont-ils cumuler les mandats

2:00:54
Locuteur

?

2:00:55
Auditeur

Leurs mandats seront-ils transmis au suivant sur les listes

2:00:58
Locuteur

? — Alors

2:01:00
Présentateur

non. Ça dépend des législations des différents pays. Mais en France, on a une législation qui ne permet pas

2:01:08
Locuteur

d

2:01:09
Présentateur

'être à la fois député européen

2:01:11
Locuteur

et

2:01:12
Présentateur

d'être député national. Et naguère encore, on pouvait choisir... Si par exemple vous étiez député européen et que vous faisiez élire député national, je crois qu'il y avait un mois pour faire son choix entre les deux mandats. Désormais, ça n'existe plus, puisque maintenant, il faut obligatoirement prendre le dernier mandat pour lequel vous avez été élu.

2:01:35
Locuteur

Donc

2:01:35
Présentateur

ça veut dire que s'il y a des candidats aux élections... Enfin des personnes qui ont été élues

2:01:43
Locuteur

comme

2:01:45
Présentateur

députés européens et qui se présentent maintenant

2:01:48
Locuteur

aux

2:01:49
Présentateur

législatives en France et qui sont élus aux législatives en France, eh bien elles abandonneront leur poste au niveau européen. Voilà. Alors si elles abandonnent leur poste, si elles démissionnent de leur poste, eh

2:02:03
Locuteur

bien

2:02:03
Présentateur

c'est tout simple. C'est prévu que ce soit

2:02:05
Locuteur

le

2:02:06
Présentateur

suivant de la liste qui, oui, succède.

2:02:11
Locuteur

Donc

2:02:11
Présentateur

si c'est par exemple, je ne sais pas, un parti qui aurait huit députés européens et puis il y en a deux qui démissionnent, eh bien ça veut dire que c'est plus de 1 à 8, mais c'est le 9e et le 10e sur la liste entre pour remplacer les deux qui sont partis.

2:02:27
Locuteur

— Alors

2:02:41
Auditeur

une question de Paula.

2:02:44
Locuteur

—

2:02:44
Auditeur

Bonjour,

2:02:45
Locuteur

monsieur.

2:02:45
Auditeur

—

2:02:45
Locuteur

Je n'entends

2:02:45
Auditeur

pas.

2:02:46
Locuteur

—

2:02:47
Auditeur

Et là ? — Oui.

2:02:48
Locuteur

—

2:02:48
Auditeur

Bon, une question de Paula. Bonjour, monsieur. Pour les prochaines échéances, par exemple 2027, peut-on imaginer une seule force sur le plan politique qui regroupe plusieurs partis politiques pour sortir la France de ce système ?

2:03:03
Locuteur

Ce

2:03:03
Auditeur

regroupement serait apolitique en apparence, derrière un logo ou un inconnu, autour d'une règle à laquelle tous doivent adhérer.

2:03:12
Locuteur

La

2:03:12
Auditeur

victoire d'abord, l'élection ensuite. Merci d'en juger de la faisabilité ou non.

2:03:23
Locuteur

— Je

2:03:23
Présentateur

ne sais pas très bien ce que je peux répondre à cette question. C'est toujours le même sempiternel problème des alliances. Voilà. J'ai eu l'occasion d'ailleurs de le dire. En 2014, aux élections européennes de 2014, il y avait une seule liste qui proposait le Frexit. C'était celle que j'avais présentée. Bien.

2:03:45
Locuteur

En

2:03:45
Présentateur

2019, nous n'étions plus tout à fait seuls, puisqu'il y avait M. Dupont-Union, qui n

2:03:50
Locuteur

'a

2:03:50
Présentateur

jamais vraiment, d'ailleurs, proposé la sortie de l'UE. Ça,

2:03:53
Locuteur

c

2:03:53
Présentateur

'est encore un bon finbon qui était là, qui... Bon. Et puis il y avait la liste de M. Philippot, qui, lui, en revanche, s'était mis sur le créneau, comme on dit, en termes de marketing. Plutôt que de nous rejoindre, avait décidé de créer sa liste.

2:04:08
Locuteur

Et

2:04:08
Présentateur

puis là, c'était en 2019. Et puis là, en 2022, il y en avait. Ça pousse comme les champignons après la pluie. C'est puisqu'il y avait M. Dupont-Aignan, donc, comme je l'ai dit, avait décidé de ne pas faire alliance avec M. Philippot, de ne pas se présenter. M. Philippot avait trouvé une alliance avec M. Gallois, avec M. Poisson. Mais il y a eu d'autres listes qui se sont présentées. Il y a eu la liste de M. Lalanne et Dieudonné, qui, d'ailleurs, s'étaient déjà présentées – j'ai fait une erreur – en 2019. Oui, c'est ça, en 2019. Il y a eu la liste de M. Kuzmanovitch. Il y a eu la liste de M. Husson. Il y a eu la liste de... La 38e liste, je crois. Il y a eu la...

Je n'ai pas bien compris qui c'était, d'ailleurs. Une 38e liste, mystérieusement ajoutée. Il y a eu la liste aussi d'un certain M. O'Haraud, des communistes pour la sortie de l'UE. Donc ça veut dire qu'en Ontario, il y avait 6 à 7 listes, alors qu'il ne disait pas toutes la même chose. La liste de M. Kuzmanovitch ne propose pas la sortie de l'UE. Lui, c'est un autre truc. C'est « Il faut détruire l'UE de l'intérieur ». Voilà. Bon. Chacun y va de son truc. Bon.

2:05:32
Locuteur

Voilà.

2:05:32
Présentateur

Au passage, je note... Je note que toutes ces listes qui ont refusé, en fait, de faire alliance, de rejoindre le parti qui s'est créé le premier sur cette posture, sur cette analyse, non seulement nous sommes les premiers, nous avons apporté 95%, pour pas dire 99,9%, de toute l'analyse sur les questions européennes. Les GOPE, l'analyse des traités, article par article, bien comprendre qu'en fait, il n

2:06:08
Locuteur

'y a

2:06:08
Présentateur

pas de subvention européenne, qu'on paye plus, etc. Enfin, tout ce que j'ai apporté personnellement et le parti que j'ai créé depuis 17 ans, 95% de l'appareil analytique, c'est nous qui l'avons apporté, programmatique. Donc toutes ces listes qui sont apparues après, en fait, ce sont des gens qui s'installent à leur compte pour leur propre compte, en fait. C'est pas autre chose. Ça n'a rien de grandiose. Et que l'on ne vienne pas me dire que je ne veux pas faire alliance, puisqu'ils ne veulent pas faire alliance les uns avec les autres. À la limite, s'il y avait une autre liste qui avait drainé à elle tout le monde, mais pas du tout. C'est pas du tout comme ça que les choses se sont passées.

Donc on voit la multiplication des pains. C'est comme dans les Évangiles. Bon. C'est un peu fatal. Il faut avoir un peu de fatalisme.

2:06:50
Locuteur

Parce

2:06:50
Présentateur

que d'abord, nous sommes le peuple gaulois. Bon. Avec les tribus gauloises qui se boufflent le nez. Je connais bien d'autres zones géoculturelles. Par exemple, le Japon où j'ai vécu. Je reviens à

2:07:02
Locuteur

ce

2:07:02
Présentateur

que je disais au tout début de ce direct. Au Japon, il y a une pression

2:07:07
Locuteur

du

2:07:07
Présentateur

groupe, dans la mentalité japonaise, qui est qu'on essaye de ne pas sortir du lot. On essaye au contraire de trouver un consensus tout de suite. Voilà. Celui qui sort du lot se fait mal voir.

2:07:20
Locuteur

Enfin

2:07:20
Présentateur

ils sont presque mal à l'aise face à ça. Donc vous mettez 50 Japonais dans une salle en disant écoutez, voilà, je veux que je repasse dans une heure. Il faut que vous ayez bâti, je sais pas, un programme d'action. Vous repassez une heure après. Personne ne m'ouvre. Tout le monde s'est bien mis en ordre. Tout le monde a fait le truc. Avec des Gaulois, vous faites ça. Vous repassez deux heures après. Tout le monde s'engueule, etc. Il y a des camps qui se sont créés. Bon, c'est comme ça. De Gaulle parlait de ce malheureux génie de la division des tribus gauloises. Bon. Ça veut dire que dès qu'une idée est dans l'air du temps, eh bien elle suscite

2:07:58
Locuteur

des

2:07:59
Présentateur

émules, des successeurs, des plagières, des épigones, etc. Des gens qui se disent « En fait, je vais me lancer à mon tour sur ce truc-là ». Voilà. Bon, il

2:08:10
Locuteur

n'y

2:08:10
Présentateur

a pas que pour ce qui concerne la remise en cause de notre appartenance à l'UE. Ça a été la même chose, par exemple, sur les questions écologiques. Il y a un nombre maintenant de partis, de sous-partis, de groupuscules qui se mettent sur le créneau de l'écologie, l'écologie au centre, l'écologie au milieu, l'écologie à gauche ou à droite ou en bas, verte, rouge, violette, etc. Chacun y va de son truc. Voilà. C'est un petit peu triste. Un petit peu triste parce que

2:08:39
Locuteur

tout

2:08:42
Présentateur

ceci, évidemment, fragilise l'ensemble. Et si toutes ces personnes, plutôt que de faire chacun tirer chacun à UE-Adias, avaient depuis des années rallié notre mouvement, on serait certainement plus forts. Mais enfin, on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif. Moi, je ne peux pas faire en sorte que M. Lalanne vienne à l'UPR. Je ne peux pas faire en sorte que M. Kouzmanovitch vienne à l'UPR. Non, pas du tout. Ils ne le veulent pas. Ils ne veulent pas d'ailleurs non plus aller chez M. Philippot, lequel ? Philippot ne veut pas venir chez moi, etc. Bon. Au total, c'est le temps qui va dégager tout ça.

D'ailleurs, notez bien au passage que c'était la même chose, en fait, qui s'était produit un petit peu pendant la Résistance française.

2:09:26
Locuteur

J

2:09:26
Présentateur

'avais lu un livre assez incroyable dans la collection « La vie quotidienne, autant d'eux ». C'est une collection. Vous avez « La vie quotidienne, autant de Louis XIV », « La vie haute quotidienne, autant des croisades », etc. C'est la vie quotidienne des Français libres à Londres. Voilà. J'ai découvert... Ça a été rédigé par quelqu'un qui avait rallié le général de Gaulle à Londres. J'ai découvert ce que j'ignorais. C'est qu'à Londres, il y avait des factions à l'intérieur de la France libre, y compris des factions anti-gaullistes. Il faut quand même le faire. Il y avait des gens

2:10:00
Locuteur

qui

2:10:01
Présentateur

étaient allés à

2:10:01
Locuteur

Londres,

2:10:02
Présentateur

qui étaient à la France libre et qui passaient leur temps à dégueuler sur Charles de Gaulle, qui était quand même le père fondateur du truc. Voilà. Et d'ailleurs, les Américains avaient ensuite tout fait pour empêcher de Gaulle d'arriver au pouvoir en promouvant des faux opposants. Ça avait été notamment le fameux épisode du général Giraud, qu'ils avaient mis dans les pattes de Gaulle après avoir tenté de mettre dans les pattes de Gaulle l'amiral d'Arland. Voilà. Donc c'est toute une histoire qu'il faut comprendre. Comme d'ailleurs, dans les années 1951-52, il y avait un type qui s'était opposé de Gaulle, qui était barachin. Donc c'était un phénomène barachin.

Tout le monde a oublié qui c'était. Mais enfin voilà. Donc il faut garder un peu le calme des vieilles troupes. Et puis surtout, moi, j'appelle les gens

2:10:47
Locuteur

à

2:10:48
Présentateur

faire preuve de discernement. Voilà.

2:10:50
Locuteur

Le

2:10:50
Présentateur

discernement. Parce qu'au fond,

2:10:52
Locuteur

vous

2:10:52
Présentateur

avez... Normalement, les gens,

2:10:54
Locuteur

ils

2:10:54
Présentateur

ont dans leur fort intérieur une petite musique, quand même, qui leur dit... Parmi toutes les offres politiques, quelle est celle qui m'inspire le plus confiance

2:11:05
Locuteur

? Qui

2:11:06
Présentateur

est parmi tous les responsables celui qui a le plus d'expérience

2:11:11
Locuteur

?

2:11:12
Présentateur

Qui est celui qui est le plus compétent ? Qui est celui qui a blanchi sous le harnais, qui a vu des tas de choses ? Et quel est celui qui m'apprend le plus ? Quel est celui dont les propositions sont toujours cohérentes

2:11:25
Locuteur

? Voilà.

2:11:26
Présentateur

Et quel est celui qui ne change pas d'avis

2:11:28
Locuteur

? Parce

2:11:29
Présentateur

que je vois... Je vais pas citer des noms ici. Ça va être encore pris en mauvaise forme. Enfin je vois qu'il y a quand même

2:11:34
Locuteur

des

2:11:35
Présentateur

gens qui changent à toutes les élections. C'est un programme nouveau. Enfin c'est incroyable. C'est incroyable. Donc c'est ça, que les Français doivent avoir à l'esprit. C'est-à-dire que, avant de jeter leur dévolu, qu'ils regardent tout ça et puis qu

2:11:48
Locuteur

'ils

2:11:48
Présentateur

se disent « Mon âme est conscience ». Eh ben voilà. Celui qui me paraît le plus digne de confiance, le plus digne d'occuper la fonction, c'est un tel et pas tel autre. Voilà.

2:12:05
Locuteur

Oui,

2:12:05
Présentateur

ben écoutez, merci à tous. Je pense qu'il y a eu beaucoup de questions quand même. Je me suis efforcé. Bon, parfois je suis un petit peu long. Mais

2:12:12
Locuteur

j

2:12:13
Présentateur

'essaie toujours d'apporter le maximum d'informations, de précisions. Voilà. Ce que je voudrais dire, c'est qu'il faut pas perdre du tout espoir. Bien sûr que je suis le premier. Ça fait quand même 17 ans et demi que je porte ma croix. Je suis le premier à regretter amèrement le résultat que nous avons obtenu, qui n'est pas à la hauteur de ce que nous espérions. Bon, c'est dit. Mais ce que je vois aussi, c'est que, comme je le disais tout à l'heure, notre capital de notoriété, de sympathie, d'influence sur la société française

2:12:47
Locuteur

ne

2:12:48
Présentateur

cesse de progresser.

2:12:50
Locuteur

Et

2:12:50
Présentateur

il y a peut-être

2:12:51
Locuteur

toute

2:12:52
Présentateur

une série d'itinéraires initiatiques qui fait que le peuple français doit baver, en baver, encore plus en baver et se faire malmener, se faire trimballer d'un média à un autre jusqu'au moment où peut-être ils finiront par comprendre, lorsque tout s'effondrera, en qui ils pouvaient avoir confiance et en qui ils ne devaient pas avoir confiance. Je veux dire, les Français, normalement, les 7 ans passés avec Macron devraient quand même, aux yeux de

2:13:21
Locuteur

la

2:13:22
Présentateur

grande majorité des Français, devraient quand même être un signal rouge. Ne jamais faire confiance à ce que vous disent les médias. Attention, attention ! Les personnalités que les médias vous mettent en avant sont des gens qui sont dans leurs mains. C'est ça que les Français... Quand les gens votent Bardella, ils devraient se dire « Je vote merde, je vote pour un nouveau Macron

2:13:42
Locuteur

». C

2:13:44
Présentateur

'est ça que les Français devraient se dire. Pareil pour Ruffin. Je suis désolé de le dire. Les gens qui sont catapultés devant les médias, c'est qu'ils servent les intérêts de l'oligarchie du système. Voilà.

2:13:57
Locuteur

Qu

2:13:57
Présentateur

'est-ce que je peux dire d'autre ?

2:13:59
Locuteur

Maintenant,

2:14:00
Présentateur

les Français vont avoir ce pour quoi ils ont voté. Voilà. C'est-à-dire que là, on est dans la mouise. La situation est

2:14:07
Locuteur

très

2:14:08
Présentateur

grave, notamment du point de vue économique, financier, monétaire, politique. On va vers des convulsions. La seule chose que je peux vous dire,

2:14:18
Locuteur

c

2:14:18
Présentateur

'est que – je l'ai déjà dit, je crois, je ne sais plus où – j'ai cité

2:14:22
Locuteur

une

2:14:23
Présentateur

citation qui figure sur une médaille frappée par Mazarin, qui, dans les années 1650 et

2:14:31
Locuteur

quelques...

2:14:33
Présentateur

Mazarin, qui avait des qualités et des défauts, mais qui était un des grands commis de l'État après Richelieu, dont la jeunesse de Louis XIV faisait l'objet de critiques innombrables qu'on appelait les mazarinades. Et donc il avait frappé une médaille qui... Où on voit un roc

2:14:53
Locuteur

au

2:14:54
Présentateur

milieu d'un océan démonté, des vagues démontées. C'est sur la verre, on a le portrait de Mazarin. Et au revers, on a justement ce roc au milieu de l'océan. Et il y a marqué autour une formule en latin qui a été inventée par l'Académie des inscriptions et belles lettres qui avaient été créées dans cet objectif-là, justement, par Richelieu. Et cette citation, c

2:15:20
Locuteur

'est

2:15:20
Présentateur

« quam frustra et murmure quanto ».

2:15:23
Locuteur

C

2:15:23
Présentateur

'est-à-dire tant de critiques et malgré tant de critiques et tant de murmures, sous-entendu, je reste le roc. Voilà. Le roc, c'est nous. C'est l'UPR.

2:15:34
Locuteur

C

2:15:34
Présentateur

'est-à-dire que

2:15:35
Locuteur

nous, il

2:15:36
Présentateur

n

2:15:36
Locuteur

'y

2:15:36
Présentateur

aura pas... Vous découvrez pas un jour comme ça que par une nuit sans lune, je me suis fait embaucher par le Rassemblement national ou par tel ou tel, et que j'ai passé par pertes et profits tout ce en quoi je crois, tout ce pour quoi je me bats depuis 17 ans et demi. Et il viendra certainement un jour où les Français se diront « En fait, le seul qui ne nous a jamais trahis, qui a toujours dit la réalité, c'est Asino et c'est l'UPR ». Je voudrais d'ailleurs à ce propos revenir. Ça me fait un petit point que je n'ai pas beaucoup apprécié. J'ai été invité par la chaîne de télévision Omerta, qui m

2:16:11
Locuteur

'a

2:16:11
Présentateur

demandé ce que nous ferions au moment des élections, et qui a travesti ma pensée dans le titre, en disant que j'appelais à voter pour RNLR. C'est pas du tout ce que j'avais dit. J'avais dit d'ailleurs – ça n'était qu'une première réaction – mais nous allons avoir une position du bureau politique qui est du Conseil national. Donc on la précisera. J'avais dit que comme en 2022, au premier tour, chacun fait ce qu'il veut, et qu'au deuxième tour, eh bien la consigne générale, ça sera de tout faire pour battre Macron.

2:16:41
Locuteur

Je

2:16:41
Présentateur

dis consigne générale parce qu'il y

2:16:43
Locuteur

aura

2:16:43
Présentateur

certainement quelques cas. Il y a 577 circonscriptions. Et il y aura quelques cas où, évidemment, nous n'apporterons pas notre suffrage, par exemple à quelqu'un qui aurait voulu tuer l'UPR, si vous voyez ce que je veux dire. Bon. Mais en règle générale, eh bien on demandera aux gens de voter selon leur conscience.

2:17:02
Locuteur

Pour

2:17:02
Présentateur

une raison d'ailleurs très simple.

2:17:04
Locuteur

Moi,

2:17:04
Présentateur

je respecte toujours les gens qui sont venus à l'UPR. Il y a à l'UPR une majorité de gens de droite, voire très à droite.

2:17:11
Locuteur

Mais

2:17:12
Présentateur

on a aussi des gens de gauche, voire très à gauche. Bon. Il y a chez nous des personnes qui, pour rien au monde, ne voteront pour le nouveau Front populaire. Bon. Mais il y a aussi chez nous des personnes qui, pour rien au monde, ne voteront pour l'ERN.

2:17:26
Locuteur

Et

2:17:26
Présentateur

comme moi, je suis respectueux de nos adhérents, eh bien ce que je leur dis, c'est-à-dire que vous aurez... Nous, notre conseil général, s'ils osent dire, c'est de voter en votre âme et conscience, mais surtout, surtout, de tout faire pour chasser Macron au plus vite du pouvoir parce que cet homme est extraordinairement nocif. Voilà. Et donc j'en reviens à ce que je disais.

2:17:49
Locuteur

Voilà.

2:17:50
Présentateur

Qu'il pleuve, qu'il vente, etc. Malgré tous les défauts, toutes les contrariétés, tous les échecs que nous avons subis, nous sommes là et bien là comme un roc au travers de l'océan. Vous savez, c'est une citation de Winston Churchill, je crois, qui disait que le succès consiste à aller d'échec en échec jusqu'à la victoire finale.

2:18:14
Locuteur

Merci

2:18:14
Présentateur

de m'avoir écouté. Vive la France. Vive l'UPR. Et j'ai un petit mot tout particulier pour toutes celles et tous ceux qui ont à cœur que nous puissions nous maintenir. Nous manquons d'argent. Nous avons... On est maintenant à 92% de l'objectif que nous nous étions fixés. Il nous manque encore de l'argent. Donc à votre bon cœur. Et il faut absolument qu'on finisse de payer les frais monstrueux que nous avons engagés pour les européennes. Et parce qu'un certain nombre de Français ont gratis pris nos analyses, mais n'ont pas jugé nécessaire de nous donner ce petit coup de main qui était de... On ne demandait même pas l'argent, mais au moins de voter pour nous. Nous ne l'ont pas fait.

Eh bien nous nous retrouvons dans cette situation où nous avons une impasse budgétaire. Donc voilà. Adhérez. Faites-nous des dons. C'est encore tout à fait d'actualité. Et puis la deuxième chose que je voudrais dire aussi, c'est que pour toutes celles et tous ceux d'entre vous qui m'écoutez, qui résidez en zone Europe orientale, Asie-Océanie, dans cette 11e circonscription, mobilisez-vous pour nous. J'ai eu l'occasion d'expliquer pourquoi tout à l'heure. Et parmi tous ceux à qui je parle, il

2:19:20
Locuteur

y

2:19:20
Présentateur

en a peut-être aussi

2:19:21
Locuteur

qui

2:19:22
Présentateur

ont un frère, une sœur, un neveu, une nièce, des parents, des cousins, etc., qui vivent expatriés. Moi, c'était mon cas il n

2:19:31
Locuteur

'y

2:19:31
Présentateur

a pas très longtemps encore. J'avais l'un de mes neveux qui vivait en Australie. Eh bien à tous ceux-là, je leur dis, intervenez auprès de vos parents. Dites-leur de se mobiliser. Parce que

2:19:41
Locuteur

ça

2:19:42
Présentateur

sera... C'est assez peu probable que je puisse être élu député. Mais

2:19:47
Locuteur

il

2:19:48
Présentateur

y a quand même un petit espoir, parce qu'il y a peu de votants. Et s'il y avait vraiment une mobilisation des votants pour élire le député Asselineau, qui serait le seul et unique à porter la voix du Frexit à l'Assemblée nationale, il faut tout faire pour que ce soit le cas. Voilà. Songez-y. Intervenez, mobilisez autour de vous pour cette élection. Donc le

2:20:14
Locuteur

7

2:20:14
Présentateur

février... Je dis n'importe quoi. C'est plus...

2:20:18
Locuteur

C

2:20:18
Présentateur

'est le 30 juin. Voilà.

2:20:20
Locuteur

Le

2:20:20
Présentateur

30 juin. Bon, ça va être fatigué. Le 30 juin et le 7 juillet prochain. Merci de m'avoir écouté.