Déflation pénale et déflation carcérale sont les deux faces d'une même pièce
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Ugo BernalicisChiffre
« nous avons une surpopulation en maison d'arrêt et qui est de 135 % »
- 0:30Ugo BernalicisChiffre
« 18000 personnes qui sont en détention provisoire soit 40% de l'occupation des maisons d'arrêt »
- 2:00Ugo BernalicisFait
« on incarcère trop »
- 4:00Ugo BernalicisFait
« le covin nous aura fait la démonstration que en libérant davantage nous n'avons pas eu comme corollaire une explosion de la délinquance dans le pays »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
monsieur le ministre mes chers collègues merci pour cette commission d' enquête visant à identifier les dysfonctionnements et manquements de la politique pénitentiaire française puisque effectivement on a un état de l'art et de la science à un instant t qui regroupe tous les éléments en un seul et même document pas de grande nouveauté dans le document puisque nous nous y attachons à plombs à visiter les prisons pour un certain nombre de collègues depuis le début de la mandature et les thématiques étaient bien identifiés évidemment le premier élément qui vient à l'esprit de tout à 5,1 et la surpopulation carcérale qui est le coeur du dysfonctionnement principal de n'importe quelle politique pénitentiaire puisque vous ne pouvez rien faire à partir du moment où vous êtes trois dans une cellule plus un matelas au sol tout le reste vole en éclats point de réinsertion point d'activité pointe enfin bref tout ça n'a aucun sens évidemment alors qu'est ce que la surpopulation parce que j'entendais les chiffres ici ou là juste faire un petit rappel tout de même c'est que en réalité nous avons une surpopulation en maison d'arrêt et qui est de 135 % je dis bien sûr population en maison d'arrêt puisque ça n'a pas de sens de parler de surpopulation en centre de détention l'encellulement individuel idem pour les maisons centrales loin des 110 % de taux d'occupation sur le parc global où on mélange tout avec son ensemble ce qui ne permettait pas de voir la réalité et à l'intérieur de cela vous avez 18000 personnes qui sont en détention provisoire soit 40% de l'occupation des maisons d'arrêt 40% des personnes qui sont en maison d'arrêt sont en détention provisoire dans l'attenté de leur procès et je crois qu'il faut le marteler et le rappeler puisque on nous devrions en tirer un certain nombre de conclusions évidemment le milieu ouvert et toujours en grande difficulté les conseillers pénitentiaires d'insertion et probation même s'ils sont plus nombreux ne le sont toujours pas assez et ont toujours trop de dossiers devant jongler d'une mesure à l'autre et d'une personne à l'autre évidemment on a tout misé sur la détention sous surveillance électronique à domicile ce qui fait que nous n'avons pas de suivi particulier sur les personnes on a un bracelet c'est bon la mesure est exécuté on peut la mettre dans la statistique circulez ya rien à voir or il me semble que le sens de la peine ce n'est pas simplement d'avoir un bracelet aux prêts au pied mais justement tout ce qu'il convient de faire autour dans le suivi de la personnes placées sous main de justice un petit effort a été fait sur le travail d'intérêt général il faut le reconnaître même si la mesure a pas été suffisamment à mon sens utilisé par par les juridictions mais peut-être que ce sera davantage par la suite tout ça pour dire que quand même la politique pénitentiaire aujourd'hui à un coût exorbitant pour un taux de récidive quand même franchement élevés notamment quand on passe par la case prison oui je le dis on incarcère trou on incarcère trop non pas parce que dans d'autres pays on a incarcéré - ou d'ailleurs dans la plupart des autres on incarcère aussi davantage non mais juste parce que ça ne marche pas ça ne marche pas au vu de quoi de l'objectif qui est censé être le nôtre qu'on devrait tous partager c'est à dire la désiste ans c'est à dire en réalité de mettre en oeuvre tous les mécanismes possibles et inimaginables que la personne qui a été condamné ne recommence pas à commettre une infraction c'est bien ça le sens profond finalement de la politique pénitentiaire et alors il faudrait avoir des prisons ouvertes il faudrait avoir des prisons à taille humaine à la grande différence de ce que nous avons avec fleury mérogis qui peut faire la fierté de certains mais franchement c'est vraiment pas de quoi être fier d'avoir la plus grande prison d'europe qui ressemble plus à une usine pour tout le monde pour ceux qui travaillent et ceux qui sont incarcérés il faudrait des prisons qui soit davantage en ville et pas en périphérie urbaine c'est dire accessible accessible pour les familles pour les parloirs accessible pour les partenaires qui viennent là les associations d'éducation nationale mais aussi faire en sorte qu'il puisse y avoir des passerelles sur la semi liberté pour se réinsérer avec l'emploi localement et tout le tissu associatif évidemment il est de bon ton de rappeler que quand je dis qu'on incarcère trop le covin nous aura fait la démonstration que en libérant davantage nous n'avons pas eu comme corollaire une explosion de la délinquance dans le pays même si ça plaisait beaucoup à monsieur ciotti de le raconter qu'il y allait avoir une vague que la vague suivante ce serait celle de la délinquance il n'en a rien été évidemment la santé mentale reste un sujet majeur et nous manquons de psychiatres en détention et nous manquons de psychiatres dans le pays tout court et nous manquons d'hôpitaux psychiatriques public à la hauteur des enjeux ceci expliquant sans doute cela et il ya des tas de gens qui n'ont rien à faire en prison quand je vais visiter la prison de bonneville c'est pas la dernière que j'ai fait une des dernières où j'ai 14 % des gens qui sont là pour conduite en état d'ivresse en récidive bon d'ailleurs s'ils sont en récidive qu'est ce qui va se passer ils vont revenir est ce qu'on aura réglé le problème non enfin c'est bien ça l'objectif je vous le dis la distance on revient que ça ne fonctionne pas c'est pourquoi il faudrait à la fois une déflation pénale pour arriver une déflation carcéral il faudrait de la sorte supprimer les comparutions immédiates qui sont le premier fournisseur de peines de prison avoir des peines de probation autonome qu'on ne puisse plus prononcé des peines de prison de sa cause d'infraction et il faudrait mettre le paquet sur le milieu ouvert et je pense notamment au placement à l'extérieur qui mériterait de devenir un service public dans certains cas et je termine d'un mot à madame la présidente pour rappeler que tout de même quand on améliore les conditions de détention des autres on améliore les conditions de travail des ans la parole est à mme a
Ugo Bernalicis