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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 15 septembre 2021 28 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiTransportsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Rien n'est possible sans les travailleurs - Soutien aux Transdev

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:44Invité politiqueFait
    « ils ont tellement tiré au cordau les conditions de travail qu'ils ont plus de personnel. »
  • 10:17Invité politiqueFait
    « La concurrence ne règle absolument rien dans les trois/4 du temps sur toutes les situations de monopole. »
  • 14:27Invité politiqueFait
    « De quoi payer des actionnaires, c'est tout. Ça ne rapportera rien. »
  • 21:06Invité politiqueFait
    « Ça a commencé à l'Union européenne, faut nommer l'endroit, le lieu, l'adresse à l'Union européenne. C'est là qu'ils ont voté les paquets ferroviaires pour privatiser le transport public. »
  • 21:50Invité politiqueChiffre
    « 2021, bus de grande couronne. 2025 bus parisien et petites couronnes. 2030 les tramouet 2040 les R. »
  • 22:34Invité politiqueChiffre
    « 4e paquet ferroviaire européen en 2014 »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon99 %

≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Jean-Luc Mélenchon

Ne soyons pas ramolis comme aujourd'hui et la société transdv. Soyons dur comme une roche et pas comme des malabar. C'est eux les malabars, c'est eux les pâtes à modeler. Force à vous mes collègues, je vous aime. [acclamation] Oui, bonjour. Donc euh je suis cheminot à Sudraille avec quelques collègues, on est venu parce qu'on s'identifie dans votre lutte mais c'était pas venu. Je suis pas venu pour vous dire ça. Je suis venu pour vous dire parce que ce matin avant d'arriver, je me dis qu'est-ce que je il y a quand même Mélenchon qui vient, qu'est-ce que je viens qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter qui change de d'habitude ?

Et je regardais, il suffit de de googeliser et le maire de Carrière Suspoissi donc c'est de l'autre côté de de Paris, il expliquait voilà il y a un appel d'offre parce que pourquoi on est là ? Il y a eu des appels d'offre et qu'on fait les entreprises, elles ont fait du moins 10 an social. Et ben à carrière sur Poissie, c'était avant Transdèv, c'est passé Kolis, ils ont changé de casquette. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Un peu comme chez vous, ils ont fait du moins social et résultat des courses, c'est un bordel [cri] depuis le 1er août. Il manque de personnel. L'entretien, il est mal ou il est pas le fait. Donc résultat des courses comme chez vous.

Résultat des courses qu'on essaie de venir expliquer pourquoi les usagers doivent être solidaires. Parce que la conséquence directe de tout ça, à force de gratter sur les conditions de travail, à force de gratter sur les salaires, c'est quoi la conséquence de tout ça ? et qu'ils arrivent plus à embaucher.

Et quand vous arrivez plus à embaucher et que de toute façon les bus, les métros pour l'instant, ils sont pas tous automatiques, et ben résultat vous retrouvez comme un con à galérer sur votre station parce qu'il y a pas de bus, parce que qui s'appelle Transv, qui s'appelle Keolis ou qui s'appelle RATP développement, ils ont tellement tiré au cordau les conditions de travail qu'ils ont plus de personnel. Voilà pourquoi faut être solidaire de cette mobilisation. Oui, évidemment, c'est galère. [cri] Ouais. [acclamation] Oui, évidemment, c'est galère d'attendre son bus parce que les collègues sont en grève. La question, elle est pas là.

La question, elle est si tu attends aujourd'hui, vaut mieux attendre aujourd'hui pendant 10 jours voire même un mois de mobilisation que [cri] pendant des années d'avoir une qualité de service sont ravés parce qu'ils auront tellement [cri] revié sur les conditions de travail qu'ils auront plus personne qui ira tirer des bus. Parce que je peux vous dire desbus c'est la galère des amplitudes de 14h la gestion des voyageurs et si en plus vous les payez à coup de lance-pierre et ben la conséquence de tout ça c'est qu'ils arrivent plus à recruter qu' a plus de bus. Voilà ce qu'on est venu dire. Alors encore une fois bravo. Chapeau votre lutte.

Alors je sais qu'on le dit à chaque fois elle est exemplaire mais là pour le coup c'est vrai elle est exemplaire. Continuez vous avez du souffle et vous nous donnez du souffle. Merci. [acclamation] Merci [applaudissements] merci.

3:03
Non speech

[applaudissements]

3:05
Jean-Luc Mélenchon

Je vais juste rajouter un petit dernier truc. Vous savez que pour Cois tout le monde a participé. Merci à CGT, merci à tous ceux qui ont participé. Je vais pas citer tout le monde mais merci. Donc les gars, si vous avez un souci et les gars, tout confondu hein, il y a pas d'étiquette, il y a rien du tout. Si vous avez un souci, vous venez nous voir, nous les élus de VLP. Merci. Merci. [acclamation] Euh Julien, tu viens ? Arnaud, tu es par là. On est plusieurs, on est plusieurs élus de l'agglomération ici du groupe de la gauche et des écologistes à l'agglomération MelinV. On est venu déjà vous soutenir. Évidemment, on vous soutient.

Évidemment, on a essayé aussi de faire valoir le combat que vous portez à la GLO. Pour l'instant, c'est le silence absolu. On nous a les gars, on va aller à l'ago. On à l'ag le 27 septembre, on l'a suggéré, il y a un conseil communautaire et on pense que ce serait une bonne idée d'être là effectivement avant le conseil communautaire. Voilà, bravo à vous. On est avec vous, on est derrière vous et et continuez quoi.

4:14
Non speech

[applaudissements]

4:23
Jean-Luc Mélenchon

[acclamation] Bon, j'espère que ça soit utile que je vienne. Ça fait un petit coup. Ça fait Ah, j'étais bien reçu. Je voulais vous remercier. J'y suis sensible, vous savez. Euh ma longue vie de militant, j'ai commencé tôt hein, comme quelques ans ici, euh m'a appris ce que c'est que une lutte. Et je sais que la première des choses qu'il y a à dire à propos d'une lutte, c'est que c'est dur parce que évidemment le bourgeois, il regarde ça de loin et pour lui les gens qui sont dans la rue se promènent. Euh la grève bah il bosent pas. Voilà, ils ont cette vision là de de ceux qui travaillent et qui font 100 % de la réalité dans laquelle nous vivons.

S'il y a pas du travail humain, il y a pas d'électricité, il y a pas de chauffage, il y a pas d'immeuble, il y a pas de route, il y a pas il y a rien. Mais il l'oublient parce que ils ont l'impression que ça va tout seul quoi. Et alors un jour il y a pas de bus. Alors comment il y a pas de bus ? qui est des bus, ça leur paraît aussi naturel que le printemps, l'hiver, l'automne. Et tout d'un coup, il réalise que pour qu'il y ait des bus, bah faut qu'il y ait des gens qui les astiquent, qui les entretiennent, qui montent dedans, qui les conduisent, qui est tâch de tenir les horaires et mais la vérité c'est que quand la lutte commence, elle est dure.

Et la première chose que je vais vous dire, je sais pas pourquoi tu dis tout le temps les gars, on me dit qu'il y avait une fille aussi là qui était là. E venez, venez madame, comme ça ça va un peu rééquilibrer là. Venez, venez. Je sais pas qui vous êtes, moi je m'occupe pas de ça. Euh voilà, mais je vous connais chacun. Je sais qui vous êtes et comment ça se passe. Alors, la première chose que je vais vous dire, soyez solidaire de vos portees-paroles. Aidez-les, ne les laissez pas tout seul. Vous savez, quand on marche devant, les autres vous ont poussé devant parce qu'on est tous comme ça, hein. Alors, il y en a un ou il y en a une qui a la langue bien pendue.

Alors, il sait pas comment il se retrouve devant. Et après, des fois, ça dure toute la vie. Euh toute la vie bah on dit "Ah bah c'est elle tiens après la dernière fois elle a dit un truc ah c'était bien allez bien c'est toi qui cause." Bon et les gens qui sont devant c'est les souvent des syndicalistes. Faut aussi dire les choses comme elles sont et des fois vous avez pas toujours été si réglo que ça avec les syndicalistes. C'està dire que le reste du temps hein et puis tout d'un coup ça va mal. Alors là on va chercher le syndicaliste. Et le syndicaliste, lui tous les jours il se lève et il se demande qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire.

Et tout le monde lui dit "Bon alors qu'est-ce qu'on fait ? encore pas réglé. Dis donc, tu es quand même toi qui est syndicaliste. Alors, ça fait 3 jours que ça dure, ça fait bref la pression, elle est là. Déjà ceuxlà, faut les protéger, faut les entourer, faut leur faire de la fraternité parce que tout ce qui va chaud au cœur aide à tenir à se tenir debout. La deuxième chose, je le sais, c'est la difficulté à la maison parce qu'il y aura pas la paye parce qu'elle va être amputée et ça ça fait marronner comme on disait avant, ça tourne dans la tête, ça vous bouffe hein. Est-ce que j'ai bien fait ? Est-ce que j'ai pas bien fait ?

Maintenant, j'ai commencé quelque chose, j'ai une dignité, je vais pas arrêter. Donc je continue avec les copains. Mais à la maison, ça passe plus ou moins bien hein. Donc c'est dur. Ce que je voulais vous dire, c'est que c'est bien qu'il y a une caisse de grève et puis nous on y participera le groupe des parlementaires insoumis. On mettra aussi notre merci. Alors ouais parce que d'abord on a besoin que vous gagnez mais je vais encore dire un mot sur les aspects humains de la lutte. Après bon, il vous envoie du papier pour vous faire peur et il faut dire ce qui est ça fait peur. Faut pas dire ça fait pas peur si ça fait peur. Et pourquoi elle a raison de vous dire de vous en parler ?

Parce que sinon chacun reste dans son coin avec son papier et il a peur tout seul. Tandis que quand on est plusieurs à avoir peur, on a plus peur. C'est humain. C'est comme ça. Si vous vous y mettez à plusieurs, vous avez plus peur. Si vous êtes tout seul, vous avez peur. Et c'est normal d'avoir peur quand on est tout seul. On est fort parce qu'on est nombreux. Et la dernière chose sur ces aspects humains, c'est l'opposition quand ils essayent d'opposer les usagers à ceux qui font la grève. Alors ça, bon vous vous le prenez dans la tête, moi ils me font marrer. Il manque pas de souffle quand même. Quand même il manque pas de souffle parce que alors à votre avis c'est qui les usagers ?

C'est pas eux hein. Ils montent pas dans les bus qui c'est qui monte dans les bus ?

vos épous, vos épouses, familles, les gens de la SNCF qui veulent privatiser, ceux de DF qui veulent privatiser, euh les gens qui vont au boulot tous les matins et qui payent ça de plus en plus cher pour le transport et cetera, ils osent venir dire "Ah mais c'est vous qui nuisez aux usagers, c'est pas vous qui nuisez aux usagers, c'est eux toute la vie, toute l'année, toute la journée, tous les mois, tous les ans, ils passent leur temps à traiter la masse humaine des Françaises, des Français, tous ceux qui sont là comme un bétail qu'on peut peler et peler et peler encore parce que quelle est la limite à l'exploitation ? Quelle est quelle est-elle sur le plan économique ?

Est-ce qu'il y en a une ? Et ben je vais vous dire, il y a qu'une limite à l'exploitation, c'est la résistance à l'exploitation. Si vous résistez pas, il vous pelle encore et s'il en reste un petit bout, il vous le parent aussi.

9:31
Non speech

[applaudissements]

9:32
Jean-Luc Mélenchon

Par conséquent, ça c'est en général les luttes. Après, il y a celle-ci comme on est là. Alors, il faut il faut qu'on redise des choses euh qui doivent être dites. Le service privé sur des situations de fait de monopole ne sert à rien. Ce n'est pas une bonne chose d'avoir de la concurrence sur par exemple une ligne de bus. Ça sert à quoi ? Mieux vaut avoir un bon service de bus régulier qui circule bien. Et pour que ça circule bien, faut du bon matériel. Faut des gens qui soient pas crevés au volant, ni plus dans la réparation. Donc la qualité du service va dépendre du service, pas de la concurrence.

La concurrence ne règle absolument rien dans les trois/4 du temps sur toutes les situations de monopole. Or, le transport, qu'est-ce que vous voulez ? Quand vous avez une voie de chemin de fer, ça sert à rien d'en faire deux, on est d'accord ? Donc quelle peut-être la différence ? Vous demandez ça aux copains de de Sudra, j'ai fait des trucs avec eux aussi. Quelle est la différence ? Bah c'est qu'il paye moins les gens. Donc ils sont censés demander moins. Ce n'est pas vrai. Ils vous disent la concurrence va baisser les prix. Ce n'est pas vrai. Ce n'est jamais [grognement] vrai.

Ils ont privatisé le gaz et c'est augmenté de plus de 50 % en 10ant ils ont privatisé une partie de l'électricité, ça coûte plus cher et cetera et cetera.

virgule et comme a dit le camarade tout à l'heure et ça marche moins bien nécessairement ça marche moins bien parce que là encore quelle est la résistance à l'exploitation s'il y en a une et ben vous résistez et ben sinon vous supprime un gars ou une fille et puis l'autre fait le travail de deux et voilà résultat c'est le chaos comme l'a décrit le camarade tout à l'heure c'est le chaos et dans les pays où ils ont tout privatisé parce qu'ils se croyaient plus intelligents que tout le monde et ben ça a donné qu'il y a plus rien qui marche et donc l'Angleterre est obligée de renationaliser le transport.

L'Écosse a décidé de renationaliser le transport parce que ça ne marche que si c'est un monopole bien géré. Et un monopole bien géré, il faut le rappeler, c'est un monopole dans lequel les travailleurs sont heureux de vivre. Si vous mettez des gens malheureux partout, il y a rien qui fait bien. On le sait bien parce qu'on est que des êtres humains. Pardon, on s'excuse hein. On est que des êtres humains. On a des affections, on a des problèmes dans notre vie et notre vie ça compte et ça compte jusque dans notre tête quand on est au boulot. Il faut pas croire que ça s'arrête que alors c'est vrai que quand on est au boulot, on pense au boulot mais il y a tout ça derrière.

Donc, les gens ont le droit d'avoir une vie humaine, c'est-à-dire d'être des êtres humains avec tout ce qui est dans la vie et la tête d'un être humain. Les travailleurs qui sont heureux à leur poste de travail, et ben il faut un meilleur travail. et être heureux à son poste de travail, c'est ce que la plupart des gens cherchent à obtenir. Parce que quel que soit le travail qu'on fait et il n'y a pas de 20 travail, il y a pas de travail inutile, et bien tout le monde quelle que soit la nature son travail, même s'il est dur, même si souvent il est ingrat, et ben on aime faire bien son travail.

Moi, j'ai jamais rencontré des masses de gens qui se qui étaient des tiroir au flanc et qui euh espéraient rien ou faire tout de travers. C'est pas vrai, ça existe pas. Il peut y avoir des fois un phénomène, un énergumen par-ci par-là, mais c'est pas comme ça que ça se passe. Je me rappelle d'un copain, il m'a raconté que il passait sa journée à ajuster des pièces. Bon, c'était pas un boulot super gratifiant, hein. Il fallait arriver pile poil au même truc, il faisait toujours le même geste et cetera. Et je lui disais "Mais comment tu supportes ça ?" Il me dit, "Il y avait toujours un peu de liberté de création personnelle.

Il y avait un coup de main et ça me plaisait d'avoir ce coup de main pour que ça sorte pile poil alors que c'était pas fameux au point de départ. Et puis il m'a dit "Je vais te dire un truc, tu vas rigoler." Il me dit "Tu sais le moment que j'aimais bien, c'est le soir parce que le soir je balayais autour de mon établi et c'est moi qui décidait comment je balayais." Alors on a rigolé tous les deux hein parce que lui rigolait. Il m'avait dit ça pour me faire marrer mais pour me faire comprendre parce que bon moi je suis un intellectuel, je j'ai jamais fait aucun travail de cette nature.

Je peux pas le savoir si on me le raconte pas, si on me dit pas comment ça se passe comment je vais le savoir. Et il a bien fait, il m'a rendu un peu plus connaisseur et compr capable de comprendre ce qu'est le le travail. Donc 2è leçon, les travailleurs heureux, ça marche mieux. 3è leçon, le système privé, ça marche pas. N'ayez pas de doute là-dessus. Alors là, dans votre cas, c'est une pantalonade de première grandeur parce que où est la concurrence là-dedans ? J'ai lu, on dit "Oui, mais la boîte, elle proposait deux fois plus de C'est pas vrai, c'était dans le l'appel d'offre.

Donc tout le monde, la SNCF aussi a proposé non ce qu'il fallait pour eux et puis en plus le prix il baissera pas puisque c'est la région qui le fixe." Donc qu'est-ce que c'est que cette histoire ? juste fait pour persécuter les gens et leur pomper dans le sang. De quoi payer des actionnaires, c'est tout. Ça ne rapportera rien. Ça fera pas rouler un bus plus vite à supposer qu'il faille les faire rouler plus vite. Bon, ça changera rien sauf ça. Ça va changer que ça. La capacité à prendre. Et qu'est-ce qu'ils font ? C'est justement qu'ils introduisent le privé. Alors, il y a déjà plusieurs régions qui ont introduit du privé par-ci, par là.

Et puis après, il y a des il y a d'autres décisions qui vont qui vont arriver. Je vous en dis un mot dans un instant. Alors, ça c'est le tableau et quand vous vous commencez votre votre bataille, vous entrez, vous ouvrez un cycle et c'est très important ce que vous faites parce qu'ils reçoivent un signal. Le signal qu'il reçoivent, c'est que tout n'est pas permis dans ce pays, que il y a une classe ouvrière, il y a des travailleurs et qui sont capables de se défendre. Et pour moi qu'on a vu quand même quelques-unes, je vois la jeune génération, je vois sa composition sociale bien sûr, je vois que il y a de plus en plus souvent des femmes comme celle-ci.

Ça veut dire que la population qui autrefois était beaucoup plus séparée homme-femme y compris dans les luttes, il y avait des luttes de femmes et pas que des petites mais dans des métiers comme les vôtres, ça se voyait moins. Et ça veut dire que la population elle s'unifie autour de la condition des salariés, de leur revendication, des problèmes qu'il y a. Et donc ça aussi dans la famille c'est mieux parce que quand on se parle homme-femme mari épouse épouse Marie et ben on parle de la même chose parce qu'on a une expérience commune de la vie et ça ça renforce la solidité du camp du travail dans la lutte.

Bon je vais pas parler 2 heures mais je voulais vous dire tout ça parce que il faut qu'il y en ai un qui le dise parce que sinon on le dit pas. Alors, évidemment, vous criez très fort, vous applaudissez, vous m'avez fait un accueil magnifique, mais on pourrait croire que tout le reste, ça existe pas. On pourrait croire que vous avez pas dû surmonter la peur. On pourrait croire que vous avez pas dû surmonter la difficulté à la maison que vous rencontrez. Et moi, je veux quelqu'un le dise parce que vous vous le direz pas et c'est normal par pudeur parce qu'on aaime pas montrer ce qu'on ressent.

Et il faut qu'il y en ait qui le disent pour que ceux qui nous écoutent, ils comprennent que tous les êtres humains ont droit à la même dignité, au même respect, qu'il y a pas une tâche dans la vie qui est inutile, il y a pas un gars ou une fille qui bosse pour rien. Ça n'existe pas. Leur monde ne fonctionnerait pas une seule minute sans la contribution du monde du travail. Alors, le dernier mot, il est forcément en politique. Moi, je suis un militant en politique. Je veux changer le monde. Je veux changer la France. Et je sais que pour le faire, je vais pas le faire avec ceux qui profitent parce que ils ont pas envie que ça change. Tout leur profite, c'est incroyable.

Même la pandémie, ils sont encore plus riches à la sortie qu'à l'entrée. On a tous perdu quelque chose sauf eux, hein. Non seulement ils ont gagné, mais ils sont enrichis et d'une manière spectaculaire. Donc on peut pas compter sur eux pour se dire "Ah là, mais dans quoi dans quel dans quel péin on a fouré l'humanité ?" C'est eux qui l'ont fait puis ça leur profite. Donc ils se disent "Bah tout va bien, tu as qu'à faire pareil machin truc hein, soyez audacieux." Puis vous avez l'autre président qui vient et qui dit à vos gosses rêvez d'être milliardaire. Bah c'est immoral de c'est comme un rêve, c'est immoral. Moi, j'ai jamais rêvé d'argent. Je sais pas si vous rêvez d'argent.

Est-ce que dans un rêve, vous le notez hein, parce que c'est important si vous vous êtes vu une nuit où vous, on rêve de tout, on rêve d'amour, on rêve de c de là, mais de fric. J'ai jamais rencontré quelqu'un qui m'a dit "Moi cette nuit, j'ai rêvé, j'ai rêvé que je faisais un chèque." Personne rêve de ça. Et l'autre, il voudrait qu'on rêve d'être milliardaire. Vous êtes un jeune et vous vous dites "Waouh, je vais être milliardaire." Pourquoi faire ? Moi, je connais des gars qui veulent être ou des filles qui veulent être ingénieurs, qui veulent être architectes, qui veulent être tout ce que vous voulez se rendre utile aux autres. Mais milliardaire, ça sert à rien.

C'est un parasite un milliardaire. Il est milliardaire parce que il a beaucoup pris aux autres. C'est donc complètement immoral. Alors, comment me v embarquer à parler des rêves ? Bon, c'est parce que ça compte. Donc, je dis moi je suis un militant politique. Il y en a parmi vous hein aussi des gens qui pensent la politique, mais les autres aussi il faut y penser et on va pas tourner autour du pot. Là, dans 6 mois, on a un rendez-vous. On est tous, écoutez, à ce moment-là, on est tous égaux. On tire le rideau et ton petit bout de papier, tu l'as et le patron, il a un petit bout de papier. point final comme toi ce jour-là, c'est fini.

Il peut être milliardaire, toi, tu as un bulletin et lui aussi. Et si tu viens avec tes potes, tu en as deux ou trois pour le même et lui est toujours tout seul parce que personne peut le blairer. Donc, il est obligé d'inventer des histoires pour se trouver des amis. Alors, il faut pour se trouver des amis, il désigne des ennemis. Alors, quand il en trouve pas, bah il en invente. Les musulmans, ceci, cela. Enfin bon, faut bien qu'il trouve des ennemis quoi. Alors ça ça leur fait des copains de haine et nous on a des copains de fraternité. On vient avec nos copains de fraternité pour mettre des bulletins de vote de fraternité.

C'est on va changer le monde, on va partager, on va arranger les choses, on va le faire tous ensemble. Enfin tous les trucs se moquent de nous mais nous on croit qu'à ça hein. [applaudissements] De toute façon, hein, ils peuvent faire les malins tant qu'ils veulent. Mais quand l'autoroute est sous la flotte hein, qui sa qui va nettoyer ? Qui sait qui va réparer ? Et eux, ils peuvent être riches ou ce qu'ils veulent. Avoir la plus grosse bagnole du monde. Elle roule pas plus que les autres parce qu'il y a de la flotte partout. Et qui c'est qui l'a mis la flotte ? C'est eux.

C'est eux qui ont tout détraqué, tout pourri, tout rendu tordu, transformé la Méditerranée en une bouilloire parce que progressivement c'est ce qui est en train de se passer. Donc ils se prennent de la flotte maintenant comme tout le monde. Alors ils vont, vous allez voir ce qu'ils vont faire maintenant. Ils vont vivre à part. Peut pas être avec nous, pas être dans la gadou, pas être dans le machin et cetera. C'est ça qu'ils sont en train de faire. Ils ont déjà leur quartier le reste. Donc les amis, faut qu'on arrête cette folie. Parce que nous autres là, tous comme vous êtes, vous avez pas le choix. Vous dépendez les uns des autres et puis ça vous déplaît pas, ça vous déplaît pas.

On est on n'est pas malheureux de d'être avec les copains, les amis dans ce monde là qu'on veut faire l'emporter. Là, on parle de transport, vous allez voir là, je redescends l'escalier, on parle de transport. Qu'est-ce que vous croyez que tout ça était possible ? Pourquoi ? Parce que Jupiter est sorti des nuages et a jeté la foudre. Non, ça a été possible parce qu'ils l'ont voté.

Donc vous avez le droit quand même et moi j'ai le droit de vous poser la question, vous avez quand même le droit de vous demander qui c'est qui a voté ça pour pas recommencer à retourner à voter pour eux parce que la jolie cravate, le beau parler je sais pas quoi hein, c'est eux qui nous ont mis dans cette situation qui vous ont mis dans cette situation où ça a commencé à l'Union européenne, faut nommer l'endroit, le lieu, l'adresse à l'Union européenne. C'est là qu'ils ont voté les paquets ferroviaires pour privatiser le transport public. où elle est maffiche parce qu'après j'oublie les dates. Ça a commencé, moi j'y étais pas à ce moment-là, c'était en 2007.

Alors alors les verts, ils ont voté contre. Où elle est passée la verte ? Bon et ben ils ont voté contre, c'est bien les cocos, ils ont voté contre, c'est bien. Et qui c'est qui a voté pour l'UMP et le PS ? Ah tiens, alors la prochaine fois qu'il y en a un qui arrive ici où il y en a une, vous lui demanderez comment ça se fait ? C'était une erreur. C'est sans doute une erreur parce qu'après le coup d'après, la même loi de 2007, elle arrive au Parlement en 2009. C'était monsieur Sarkozi à ce moment-là qui était président. Qui c'est qui a voté ? Et ben là, les Coco, ils ont voté contre. Nous, on a voté contre. Les SOS aussi. Alors, un coup, il vote pour, l'autre après il vote contre, hein.

Et ben voilà, vous avez tout compris. Et l'ure ennemi c'est la finance. C'est pas fini parce que là, je vous parle de ce qui s'est passé avant. Donc vous pouvez dire "Bon, tu vas pas nous embêter pendant 100 ans, le passé c'est le passé, faut savoir tourner la page." Ben pourquoi pas ? Alors l'ouverture à la concurrence 2021, bus de grande couronne. 2025 bus parisien et petites couronnes. 2030 les tramouet 2040 les R. Vous comprenez ? pour qu' le gars de la de la gare de Lyon viennent dire qu'on était tous dans la même barque ou le même train si vous voulez parce que c'est vrai, c'est la même chose.

Pour les trains de voyageurs réseau SNCF, tu diras si j'ai dit une bêtise hein, tu leur diras après. 4e paquet ferroviaire européen en 2014, j'y étais. D'accord. Alors moi, j'étais assis au bout de mon de mon rang de de front de gauche et puis après, il y avait le parti communiste portugais. Alors là, on a voté, j'ai voté contre. Les coco ont voté contre. et les socialistes et les républicains et ben ils ont voté pour.

Et quand monsieur Macron a ramené la loi en 2018 à l'Assemblée nationale, parce qu'il faut bien qu'on vote à l'Assemblée nationale, et ben à ce moment-là, les macronistes évidemment comme un seul homme, une seule femme, tous les robots qui sont, ils ont tous voté pour ainsi que les autres de droite. Et puis là, cette fois-ci et bien et les cocos euh nous et les sauces on a voté contre, mais eux ils ont voté contre après avoir voté pour. Donc non, mais ils ont le droit.

Ils ont le droit, mais vous vous avez le droit aussi de demander à des gens de voter toujours pareil et que c'est pas la peine d'aller autoriser un truc au niveau européen pour ensuite aller voter contre quand vous épouez plus rien au niveau national. Moi je vous dis tout ça parce que j'ai pas envie d'être gentil, c'est trop sérieux. Il y en a marre des doubles langages. Il y en a marre des gens qui viennent vous dire que vous prenez, je pense au macroniste, que vous prenez les usagers en en otage et c'est eux qui fichent la pagaille. C'est eux qui vous ont mis dans cette situation. C'est eux qui agresseent tout le monde.

Il y en a marre de tous ces doubles langages, de cette soi-disante bienveillante pour le peuple qu'ils ont et qui en réalité est une marque de plus de la brutalité du mépris qu'ils ont pour les gens. Voilà. Alors après, je vous dis pas pour qui il faut voter. Moi, je sais pour qui je vais voter. Si vous avez confiance, demandez-moi, je vous dirai. Mais je veux respecter votre diversité d'opinion. Il y a mes camarades communistes qui eux ont leur candidat. Donc je veux pas faire le malin qui tire la table à lui hein. Je le ferai pas. Mais je vais vous dire, mettez pas des bulletins de vote pour l'adversaire et surtout par-dessus tout, mêlez-vousen.

Ne laissez pas cette affaire se faire sans vous parce que vous allez en trouver des beaux esprits pour dire "On s'en fiche euh oui tout ça c'est une mascarade blabla, c'est tous les mêmes. Alors toi tu t'es usé la peau à faire le boulot et à la sortie on te dit vous êtes tous les mêmes. Hein ? Bon alors je gagne bien ma vie." Ouais ben tu gagnes bien ta vie. De quoi tu te mêles ? Quoi ? Faut être pauvre pour défendre les pauvres. On peut pas avoir un cœur quel que soit son revenu. Je parle pas pour moi. Il y a pas une personne humaine qu'on essaiera pas de convaincre. Il y a pas une personne qu'on essaiera pas de convaincre.

Et ceux qui sont mieux dans la vie que les autres, leur devoir c'est de s'occuper de ceux qui vont pas bien, pas de s'occuper que d'eux-mêmes. La morale, comme disait Balasco, c'est pas profite et tais-toi. Si tu vas bien, ta ceux qui vont pas bien comme tu le fais dans ta famille, comme tu le fais avec tes gosses, comme tu le fais avec les voisins que tu connais quand tu les aimes bien parce que des fois tu les aimes pas bien. Mais oui, voilà. Et comme on est là, être tout le temps pour soi-même et pour les autres. Bon, je suis venu avec mes copains parce que ils avaient envie de vous voir aussi. Il y a Mathilde Panu mais vous la connaissez tous. C'est la vice-présidente du groupe Insoumi.

25:56
Non speech

[applaudissements]

25:58
Jean-Luc Mélenchon

Il y a euh le rouquin le plus célèbre de France, Adrien Cathénin. Alors après, je vais en oublier à tous les coups. Julie Garnier. [acclamation]

26:11
Non speech

[applaudissements]

26:15
Jean-Luc Mélenchon

[acclamation] [applaudissements][acclamation] Tu as bien fait le boulot. Et puis Farida Amradie. Bon après, il y en a peut-être d'autres que j'ai oublié hein, faut pas m'en vouloir. On oublie toujours des gens. Faut jamais faire ça. Vous autres là, si vous êtes un jour amené à parler en public, commencez pas une liste, vous ratez toujours quelqu'un. Et après, bon voilà, nous on a été euh on avait envie d'être là. Je vous je vous parle franchement parce que quand je vois vos têtes euh je vois en tout cas la France comme moi je l'aime. La vous savez celle de Jeanferra peut-être j'ai entendu la chanson Ma France hein.

Comme on est là et nos petits euh qui vont faire la la France de demain et ben il faut on sait que le monde qu'on prépare c'est nous qui le faisons. Si on fait rien, il y aura rien. Si on se bat pas, ils vous dépouilleront tant qu'ils peuvent. Et avant nous, les aînés ont fait le travail. Je pense à la résistance, à toute la longue série des luttes. Jamais rien n'a été acquis dans la vie autrement que par la lutte des travailleurs. Aucun progrès n'a été acquis autrement que par la lutte des travailleurs. Leur visage simple et humble, leurs mains usées, leur corps parfois usés, d'autrefois leur esprit ou leur ner.

Tout ça a été donné non seulement pour faire ce monde dans lequel nous vivons, les choses qui nous entourent, mais surtout les règles du jeu qui font que chacun dorénavant dans ce pays devait avoir droit au respect et à la considération, à la dignité et que partout sur tous les hôtels de la patrie est écrit la devise républicaine qui s'adresse à tout le monde, quelle que soit sa religion, quel que soit son genre, quel que soit son âge, quelle que soit sa condition sociale. Liberté, égalité, fraternité. Merci monsieur. [applaudissements][acclamation]